01 décembre 2015

DIV : Le plus grand champ photovoltaïque d'Europe ...

Les sociétés françaises Neoen, Eiffage et Schneider Electric ont inauguré ce 1er décembre 2015, à Cestas, près de Bordeaux, la plus puissante centrale photovoltaïque d’Europe.
Près d'un million de modules sur plus de 250 hectares de surface permettent de fournir 300 MW, soit le tiers de la production réalisée par une tranche de centrale nucléaire ou par 150 éoliennes pour alimenter l'équivalent de 240.000 familles en électricité.
C'est en Aquitaine ... à Cestas.
Lien (ici et là, ou là).

24 novembre 2015

BIO - IA : Des nanorobots pour vaincre la résistance aux antibiotiques.


La société parisienne Eligo Bioscience est une start-up fondée in mai 2014 par des scientifiques de l'INRIA et de la Rockefeller University ainsi quet du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Cette jeune entreprise innovante vient de lever 2,4 millions d'euros (lien) pour développer une principe de bio-robotique de synthèse contre les bactéries résistantes aux antibiotiques (voir ce blog).
Les antibiotiques s'attaquent sans distinction aux bonnes et aux mauvaises bactéries et sont de moins en moins efficaces face à des bactéries de plus en plus résistantes. Pour contrer cette double déficience, une piste thérapeutique inspirée des virus qui s'attaquent aux bactéries consiste à retourner le système immunitaire des bactéries contre elles.
Une solution nanotechnologique consiste à ne plus utiliser les virus, mais simplement leur enveloppe ou «capside». Cette capside comporte des ciseaux moléculaires capables de découper l'ADN des bactéries. Ces ciseaux sont guidés par un petit brin d'ARN que l'on peut changer selon les microbes visés. Ainsi, une solution guidée par un brin d'ARN correspondant au gène d'une bactérie présentant une résistance donnée ne découpera que l'ADN qui porte ce gène. Cette technologie, dite CRISPR, s'inspire de la nature, en retournant le système immunitaire des bactéries contre elles. De cette façon, les bactéries nocives ou même résistantes sont attaquées de manière spécifique, tout en tirant parti du microbiote sain. Ainsi la concurrence entre les bactéries est préservée et la pression de l'environnement appliquée par les bactéries bénéfiques facilite l'arrêt de l’infection. Ces petit "nano-robots" biologiques sont supérieurs aux antibiotiques et ouvrent la voie à une perspective de thérapie de biologie de synthèse étendue reposant sur un procédé général contrôlé qui doit permettre de produire facilement de nouvelles capsides en fonction des différentes maladies.
La technologie d’Eligo Bioscience est envisagée dans différentes zones du microtome en médecine humaine, vétérinaire ou même en agriculture. Pour l’homme, les applications sont dans un premier temps envisagées pour les microbiomes cutané, buccal, vaginal ou intestinal.
Voir également ce post (lien).

BIO : La première plante bionique est ... une rose

Une équipe du Laboratoire d'Electronique Organique (lien) de l’université Linköping (Suède) a réussi à produire une première plante hybride en insérant l'ensemble des composants d’un circuit électronique à l'intérieur d'une rose. Cette rose bionique se comporte comme un circuit électronique et la couleur des feuilles peut changer grâce à un courant électrique.
La publication parue le 20 novembre 2015 dans Science Advances permet d'espérer des pistes d'applications potentielles dans l'alimentation de piles à combustible par photosynthèse ainsi que le contrôle de la croissance des végétaux par implants électroniques.

DIV : Bientôt un supersonique civil avec une technologie Airbus.

Il n’y a plus d’avion civil de transport supersonique depuis l'accident du Concorde en 2003.
La société américaine Aerion Corporation (Reno, Nevada, USA) annonce la création prochaine de l’Aerion AS2, un avion qui volera à Mach 1,5. Cet avion d'affaire d'une cinquantaine de mètres de long pour 18 d'envergure de 18 mètres sera construit avec une technologie apportée par Airbus (voir).
Conçu pour voler à une vitesse maximale de Mach 1,5, soit un peu plus de 1 830 km/h (et Mach 1,2 en vitesse de croisière), l’AS2 sera doté de trois acteurs de 16 000 livres de poussée chacun (7,25 tonnes). Le rayon d'action estimé sera de 4 750 miles nautiques (soit près de 8 800 km) pour une charge de 8 à 12 passagers (voir les caractéristiques techniques). Prévu pour des vols d'essai en 2021, l'AS2 devrait ainsi mettre Paris à quelque 4 heures et demi de New-York.
Une commande de 20 exemplaires a été signée le 18 novembre dernier par la société américaine spécialisée dans l'aviation d'affaire Flexjet. Le prix de vente de l’AS2 est d’environ 100 millions de dollars.
Voir l'annonce de l'achat (ici).
Voir le film du projet (ici). 


IA : Vers une augmentation de la vision infrarouge pour tout le monde.

Des chercheurs de l'Université de Cambridge et du MIT (Massachusetts, USA) et du laboratoire de recherche de l'Armée de Adelphi (Maryland, USA) ont publié  dans Nano Letters (ici) les résultats d'une recherche montrant l'utilisation du graphème pour créé un capteur thermique qui ne nécessite pas de système de refroidissement et permet ainsi d’intégration des détecteurs à infrarouges flexibles et transparents des supports eux-mêmes transparents ou translucides.
La voie est donc ouvert à équiper par de tels composants les écrans des afficheurs de contrôle, ceux des ordinateurs, des smartphones et des tablettes, mais également les pare-brises des cockpits d'avions, de trains, ou d’automobiles.
Les chercheurs ont obtenu ces capteurs thermiques en combinant des thermopiles au graphène et un Mems (Micro Electro-Mechanical Systems) à base de silicium, ainsi capable de traiter le signal thermique et le convertir en un signal électrique, en en faisant un capteur pour les imageurs thermiques. Les performances du système permettent d'envisager des procédés d'imagerie ainsi que la détection de la détection de corps à signature thermique.
Les auteurs envisagent à moyen terme des applications pour les parebrises des automobiles pour augmenter la perception, notamment en situation nocturne en temps réel, sans entraver la visibilité, ainsi que des applications pour l’inspection et le contrôle des matériaux ou pour les sciences de la vie.
Ref : Nano Lett., 2015, 15, 11, 7211–7216.

23 novembre 2015

BIO : Des chiens, des vaches et des chevaux clonés pour une production commerciale.

L'Agence Chine Nouvelle annonce que la société Sinica, filiale de Boyalife Group, entreprise spécialisée dans l'utilisation et la culture de cellules souches et la médecine régénérative, et l’entreprise sud-coréenne Sooam Biotech spécialisée dans le clonage des chiens, ont signé le 20 novembre 2015 un accord la Zone de développement économique et technologique de Tianjin. La ZDETT ou TEDA (Tianjin Economic-Technological Development Area) est située dans le  District de Tanggu à Tianjin. C'est la plus importante zone de libre-échange de la République populaire de Chine, placée sous la tutelle du gouvernement chinois, qui accueille aujourd'hui plus d'entreprises étrangères que Shanghaï.
L'investissement de 200 millions de yuans (soit près de 30 millions d’euros), prévoit le développement d'un centre de production d'animaux clonés, comportant en outre un laboratoire de clonage et une banque de gènes.
Le but est de construire le plus grand site mondial de clonage d’animaux, avec pour projet une production commerciale en série de chiens policiers, des chevaux de course, et de vaches à viande pour l'agriculture chinoise. La production devrait démarrer l’an prochain avec 100 000 embryons de bovins pour atteindre à terme une production prévue d'un million d'animaux par an.
lien : http://www.boyalifegroup.com/english/news31.htm

04 septembre 2015

IA : Valeo teste sa première voiture autonome à Bordeaux.


Après l'expérimentation du Salon CES de Las Vegas (Nevada, Etats-Unis) en janvier, c'est Bordeaux qui voit les premières voitures autonomes Valeo circuler en ville. Cette "démo-car", véritable laboratoire roulant gavé d'électronique et d'intelligence artificielle, embarque une caméra associée aux logiciels Mobileye.

Ce 4 septembre 2015, au matin, en pleine heure de pointe, la Golf noire "Cruis4U" change de voie juste avant de prendre le pont d'Aquitaine, sur la rocade de Bordeaux (Gironde). Elle se cale ensuite sur la voiture devant elle pour rouler sans l'intervention du conducteur qui, obligation légale imposée, reste prêt à intervenir au poste de pilotage.
C'est Guillaume Devauchelle, directeur de l'innovation et du développement scientifique
chez Valeo, Jean-François Tarabbia, direccteur R&D, et Pédro Moreno Lahore, ingénieur en charge du développement du véhicule autonome qui coordonnent l'expérimentation.
Si le prototype est pour l'heure dédié à la conduite sur autoroute, entre 80 et 130km, c'est pour des ambitions plus larges, vers une réelle et complète autonomie à atteindre à terme.
Des expériences à suivre ... en attendant que les juristes fasse évoluer leur textes à l'horizon 2017.

21 juin 2015

DIV : Guy Boy nommé Dean of the School of Human-Centered Design, Innovation and Art - FIT

Notre collègue et ami Guy Boy vient d’être nommé Dean de la nouvelle School of Human-Centered Design, Innovation and Art du Florida Institute of Technology (FIT), à Melbourne (Florida - USA), à partir du 1er août 2015.
Le FIT se trouve au sein de la "Space Coast" de la Floride, un des lieux de la technologie américaine, à moins d'une heure du NASA Kennedy Space Center de Cap Canaveral et du centre Orlando.
Le FIT est un des meilleurs organismes de formation technologique gardant le soucis de l'interdisciplinarité et de la compétence généraliste de ses étudiants. Il a développé un centre de recherche sur le Design centré sur l'homme (HCDI).
La nouvelle école dirigée par le Professeur Boy associe dans une politique scientifique et culturelle commune plusieurs départements, dont les technologies et les arts, pour un nouveau collège entièrement dédié à l’innovation et au design thinking : une nouvelle approche globale du system engineering, telle que celle développée au d.school de Stanford ou au MIT Media Lab.
A suivre ...

21 mai 2015

DIV : Séminaire européen "Technologies Duales"

SEMINAIRE EUROPEEN SUR LES POLITIQUES REGIONALES EN MATIERE DE TECHNOLOGIES DUALES

11-12 juin 2015
Aerocampus Aquitaine
1 route de Cenac - 33360 Latresne

Pour soutenir les PME liées à la défense et faciliter leur accès aux marchés européens, la Commission européenne organise avec Aquitaine Développement Innovation un séminaire sur les technologies duales.
Le séminaire porte sur l'échange d'expériences entre quatre régions :
Andalousie (Espagne), Aquitaine (France), Bretagne (France) et Podkarpacie  (Pologne)
et sur les opportunités d'internationalisation (étude de cas). Une séance de réseautage réunissant des représentants des PME de chaque région est aussi proposée.
Lien vers le programme (ici).
Lien vers l'annonce (là).

08 mai 2015

IA : Différence entre science et politique.

Le roi indien Shirham, grand politique, reçu un jour le grand vizir Sissa Ben Dahir, brillant mathématicien, pour le remercier d'avoir inventé le jeu qui amusait tant le roi : les échecs.
Le roi demanda au vizir ce qu'il souhaitait comme cadeau? Le vizir fit alors une étrange demande : il demanda du blé ; mais une quantité particulière.
Il demanda qu'on place ainsi sur la première case un grain de blé, puis sur la seconde le double (2 grains de blé) puis sur la troisième encore le double (4 grains de blé), et ainsi de suite sur chaque case de l'échiquier.

Le roi réfléchi et avant d'accepter demanda conseil à ses mathématiciens.

Voici à peu près ce que ceux-là lui répondirent :

Sur un échiquier, on place un grain de blé sur la première case.
Puis on en place 2 sur la 2ème, puis 4, puis 8, puis 16, et ceci jusqu'à la 64ème case.
Soit un total T :       T =  1 + 2 + 4 + 8 + 16 + ... + 2^63
Progression géométrique  :      T = (2^63 x 2 – 1) / (2 – 1)  = 2^64 – 1

Que vaut concrètement cette quantité de grains de blé disposée sur les 64 cases de l'échiquier ?
2^64 – 1  = 1,8 10^19 = 8 446 744 073 709 551 615 = 193 707 721 x 761 838 257 287
C'est le "Nombre de Mersenne". Il est non premier.

Cette quantité peut être évaluée à un volume de 9 10^12 m3.
Cela dépasse encore aujourd'hui la récolte totale de blé faite jusqu'ici sur la Terre entière.
À raison de 5 millions de grains par baril de blé, il faudrait 4 mille milliards de barils.
Si la production mondiale actuelle est à peu près de 2 milliards de barils par an, il faudra 2 000 ans pour en venir à bout.
Une telle quantité de blé couvrirait toute la surface de la Terre sur une hauteur de 2,5 cm (1/20 de cubit).
Avec une taille minimale estimée de 2 millimètres d'épaisseur par grain, le chiffre représente a minima une longueur de 4 années-lumière (al) de grains entassés les uns sur les autres et de plus de 10 al pour des grains mis bout à bout (1 al = 10^16 m = 10^19 mm).

Le roi réfléchit ... et accepta ... à condition que le vizir compte les grains lui même ...

(Histoire : c'est l’érudit musulman Ibn Khallikan squi emble être, en 1256, le premier à débattre de l’histoire du Grand Vizir Sissa Ben Dahir. Cette histoire fût reprise par Dante Alighieri qui la mentionne dans "Le Paradis" de la "Divine Comédie", pour décrire l’abondance des lumières célestes : « Il y en avait tant que leur nombre croissait aussi rapidement que le nombre de grains sur un jeu d’échecs »).

28 avril 2015

SHS : Vers la fin des services centraux !!!

Enfin, une étude qui prend en compte l'avenir déjà en marche dans l'ensemble du monde occidental :
France Stratégie (Commissariat général à la stratégie et à la prospective), en partenariat avec la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) ont publié en 2014 le rapport prospectif "Les métiers en 2022".
Riche d'enseignements, le rapport pointe la disparition des services centraux dans un France bien retard par rapport aux pays de l'OCDE dans la reforme des organisation pour le "Power to the Edge".
Même les armées de l'OTAN ont abandonné le centralisme administratif, avec les hiérarchies absurdes héritée de la "Guerre Froide" et qui ont montré leurs limites dans les différents conflits de la fin du siècle et encore plus dans ceux du début de celui-ci.
Télécharger le rapport (lien)

20 avril 2015

DIV : De quelle laïcité parle-t-on ?

La revue "Sciences humaines" propose, dans un article de Régis Meyran, un inventaire de sept familles de laïcité. Il reprend une classification proposée par Jean Baubérot, sociologue et historien auteur de l'étude "Les Sept Laïcités françaises" (MSH, 2015), dont les quatre premières étaient déjà discutées dès 1905 (date de la Loi française de séparation des églises et de l'Etat).

Laïcité antireligieuse : 
Courant représenté par le député socialiste Maurice Allard. Il s'agit ni plus ni moins que d'une lutte contre l'Église «  qui est un danger politique et un danger social. ». Cette position est celle suivie par Charlie Hebdo ou, selon l'auteur, correspond à celle de Michel Onfray, auteur du Traité d’athéologie (Grasset, 2005). 

Laïcité gallicane : Courant défendu par le député radical Émile Combes. La religion est tolérée lorsqu'elle est sous contrôle de l’État. La liberté de conscience est acceptée, mais elle relève de l’intime. Elle ne doit pas empiéter sur l’espace public. Cette position est aujourd'hui défendue par le Grand  Orient de France et est soutenue par le courant républicain et par les partisans de l’interdiction du voile dans les lieux publics. Selon l'auteur, la loi de 2004 sur les signes religieux dans les écoles publiques s’inscrirait dans ce courant, et le président de la République, Jacques Chirac, avait soutenu alors cette loi tout en s’affichant contre les racines chrétiennes de l’Europe (cf. Laïcité identitaire).
Laïcité libérale et individualiste  : 

Courant majoritaire de 1905, qui a donné lieu à la Loi. L’État est indifférent aux groupements religieux et fait appel à la liberté de conscience personnelle. Cette position se retrouve aujourd’hui à La Libre Pensée, laquelle défend les signes religieux ostensibles à l’université et dans les lieux publics. 
Laïcité inclusive et accommodante : 

Courant défendu par Aristide Briand et Jean Jaurès, qui voulaient donner les églises (appartenant à l’État depuis la Révolution) aux institutions religieuses, considérées comme des intermédiaires nécessaires entre les individus et l’État. 
Ces positions se retrouvent aujourd’hui à la Ligue 
de l’enseignement. La prise en compte des caractéristiques des religions amené à proposer, par exemple, 
des repas de substitution dans les cantines scolaires. 

Laïcité concordataire d’Alsace-Moselle : 

Cette situation est héritée de l'histoire puisque, en 1905, l’Alsace-Moselle était administrée par l'Allemagne qui l'avait annexée de 1871 à 1919. La Loi de 1905 ne s'y applique pas pour cause de non rétroaction. L’ancien système « concordataire » a donc été maintenu. Certains politiques actuels souhaiteraient le voir étendu 
à l’ensemble national. 

Laïcité ouverte  : 

C'est la position défendue par les institutions religieuses, notamment catholiques. Elle défend une « utilité sociale » des religions. Cette position alimente aujourd'hui le mouvement contre le mariage pour tous. L’Église catholique et certains mouvements voudraient ainsi inclure dans 
la laïcité la « loi naturelle » de la famille.
Laïcité identitaire  : 

C'est la nouvelle position défendue lors de son quinquennat par Nicolas Sarkozy, en promouvant une « laïcité positive »). Elle est aujourd’hui défendue par la droite et l’extrême droite qui se réfèrent aux valeurs du christianisme comme « repères » de la Nation et entendent valoriser les «racines chrétiennes » de la France. Cette position entend poser des limites aux manifestations religieuses, notamment de l’islam.


19 avril 2015

BIO : La subtile chimie des rythmes - La protéine C pour le coeur.

Des chercheurs américains de l'Université du Maryland ont publié dans la revue Science leurs résultats montrant que le rythme cardiaque était régulé par une protéine qui lui permet de maintenir son rythme. 
Le coeur ne doit pas avoir trop de décalage dans son rythme, cependant, il doit accélérer ou ralentir selon notre activité. Le modèle n'est pas automatiquement réglé, et le temps qui sépare 2 battements, pour un rythme cardiaque à situation constante, reste lui aussi légèrement variable. Cette variabilité constitue en fait un facteur de normalité.
Les chercheurs ont montré que la myosine-binding protein C (la protéine C) permet aux fibres musculaires du cœur de travailler en parfaite synchronie. Si le calcium agit comme un déclencheur du rythme cardiaque, en activant des protéines qui elles-mêmes vont déclencher la contraction de sarcomères, des protéines fibreuses  composant les cellules du muscle cardiaque, lles molécules de calcium ne sont pas réparties uniformément sur toute la longueur de chaque sarcomère. Elles sont en fait libérées à partir des extrémités, alors que les sacomères se contracte pourtant de manière uniforme.
C'est la protéine C qui intervient en sensibilisant certaines parties du sarcomère au calcium, de manière à ce que leur milieu se contracte autant que les extrémités, en dépit d’une moindre concentration en calcium. La protéine C permet ainsi aux sarcomères de se contracter de manière uniforme synchrone.
Des défauts de protéine C entraînent alors des arythmies graves, pouvant déclencher la mort subite, et le rôle qui vient d'être découvert ouvre des perspectives quant à des traitements des arythmies en régulant l'activité de la protéine C.
Previs M.J., Prosser B.L., et al., Myosin-binding protein C corrects an intrinsic inhomogeneity in cardiac excitation-contraction coupling. Science Advances - 20 Février 2015 : Vol. 1, no. 1, e1400205.

09 avril 2015

DIV : Raccourcir les missions martiennes.

Selon un communiqué publié le 30 mars, l'agence américaine pour l'espace (NASA) annonce son programme NEXTStep (Next Space Technologies for Exploration Partnerships), destiné à soutenir douze entreprises pour le développement d'un programme de voyage spatial Terre-Mars en 39 jours.
La compagnie texane l'Ad Astra Rocket (AAR Company) est à l’origine de VASIMR, une fusée à propulsion magnéto plasmique à impulsion spécifique variable, c'est-a-dire un moteur ultra-perfectionné permettant de propulser des objets déjà placés dans l'espace à des vitesses jusqu'ici jamais atteintes. Le projet de la NASA qui fait l'objet d'études depuis 2009, permettrait des durées de voyage extrêmement courtes par rapport aux 6 à 8 mois prévus aujourd'hui.
Voir le lien : Huffington Post

02 avril 2015

BIO : Transformer les procédures cognitives pour la commande hybride.

Les publications concernant les performances des membres et des mains artificiels ne se comptent plus. Le domaine de l'hybridité est à la mode et c'est un domaine d'espoir pour toutes les personnes souffrant de handicap ou d'amputation. Ce post n'est pas pour rendre compte d'une énième performance des équipes bio-médico-mécaniciennes qui font un travail remarquable dans beaucoup de pays.
L'équipe du professeur Oskar Aszmann, de l'Université de Vienne, a développé une main bionique. Elle a été greffée entre avril 2011 et mai 2014, chez trois hommes victimes de graves accidents qui avaient endommagé leur plexus brachial. Ce réseau de nerfs situé au niveau du cou commande le mouvement des membres supérieurs. Ces blessures rompent définitivement le lien entre le réseau de la commande nerveuse et les membres, provoquant une paralysie.
Le progrès majeur de l'équipe d'Azmann est d'avoir recréé une transmission complète du signal neurologique jusqu'à la main bionique, en greffant dans les avants bras de ses patients des muscles prélevés dans leurs cuisses, puis des nerfs provenant d'une autre zone de la moelle épinière que le plexus brachial.
et tout cela a pu marcher grâce à, un entraînement cognitif de plusieurs mois avant leur amputation, que les patients ont pratiqué, d'abord en commandant une main virtuelle représentée en vidéo, puis en s'exerçant sur une main hybride attachée à leur véritable main. La fonction récupérée est presque aussi bonne qu'avec une greffée et ne nécessite plus la prise, pendant toute la vie, de médicaments immunosuppresseurs très puissants.
Selon Aszmann, dans le cas de la perte d'une seule main, la reconstruction bionique hybride avec entraînement cognitif a plus de bénéfices de performance et de confort d'usage que la greffe et n'a pas d'effet biologique secondaire.
voir le lien The Lancet

DIV : Plantez des arbres ...

Il est considéré comme une substance nuisible et polluante, conséquences du gaspillage anthropique des ressources naturelles. Responsable des trois quarts des conséquences de l'effet de serre et du réchauffement climatique, le CO2 est l'objet de toutes les guerres écologiques.
Pour tenter de régler le problème, ou pour le moins de le limiter, les nations s'organisent dans deux directions : minimiser la production de CO2, et c'est le cas de l'Europe qui représente 10 % des émissions mondiales de CO2. Elle a annoncé, le 6 mars 2015, lors de la conférence de Paris sur le Climat, son engagement de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030 d'au moins 40 % par rapport à 1990. Les États-Unis, qui représentent 12 % des émissions mondiales, ont annoncé leur intention de les réduire de 26 à 28 % en 2025 par rapport à leur niveau de 2005. La Chine, responsable de plus du quart des émissions, s’est engagée pour sa part à les stabiliser en 2030. L'effort est bien mince mais encourageant puisque, il y a deux semaines l’Agence internationale de l’énergie a annoncé que les émissions mondiales de CO2 liées à l’utilisation de l’énergie s’étaient stabilisées en 2014 alors que la croissance mondiale augmenter de 3 %. Il est donc possible, selon l’AIE, que nous soyons au début du découplage entre croissance économique et émissions de CO2.
Autre piste favorisant ce découplage global, l'Union internationale de conservation de la nature (UICN) a annoncé il y a quelques jours qu'une quinzaine de pays avaient pris l’engagement à Bonn (Allemagne) de restaurer plus de 60 millions d’hectares de forêts, pour atteindre 150 millions d’hectares à l’horizon 2020. On sait en effet que les arbres absorbent et piègent le CO2 pour fabriquer du bois. Les forêts sont donc des immenses pièges à CO2, mais également d'immenses réserves de cette substances que certains commencent à penser à valoriser. Pour donner une idée du processus de captation, les forêts absorbent actuellement plus de 20 % des émissions humaines CO2, soit entre 4 et 12 tonnes de CO2 selon les espèces par hectare de forêt dense.
Mais la replantation n'est pas une solution uniquement écologique. Elle est aujourd'hui pour certains considérée comme un moyen de stockage pour le futur industriel, alors que le CO2 commence tout juste à être lui-même considéré comme un futur moyen d'innovation et de richesse. Il fait en effet l'objet de toutes les attentions pour les propriétés liées à son recyclage industriel et à sa valorisation de plus en plus efficace.
Une équipe de l'Université de Harvard a annoncé, début février qu’il était possible de produire du carburant uniquement à partir d’eau, de CO2 et d'énergie solaire (Lien Ici). La méthode consiste d'abord à briser des molécules d’eau pour en libérer l’hydrogène en utilisant l’électricité solaire et un catalyseur à base de cobalt, puis à transformer cet hydrogène ainsi obtenu en carburant à base d'alcool isopropylique (alcool à friction). Ce carburant liquide est plus facile à manipuler, à stocker et à transporter et assure un niveau de sécurité permettant de laisser rapidement envisager la substitution de l'hydrogène comme carburant futur.
Le laboratoire américain de recherche navale (NRL) a quant à lui développé une technologie permettant à un modèle réduit d'avion de voler uniquement avec du carburant produit à partir du CO2 et de l'hydrogène connus dans l'eau de mer (Lien  Ici). Le procédé repose sur un processus d'électrolyse qui permet leur transformation en un hydrocarbure proche du kérosène qui peut-être utilisé directement dans les moteurs de navires et d'avions actuels. le but est de permettre à la Marine de produire son propre carburant à partir du CO2  à l’horizon 2025.
En France, le CEA et le CNRS travaillent sur des enzymes bactériennes qui transforment naturellement le CO2 en acide formique, qui est un composé à forte valeur énergétique (Lien Ici).
On est donc peut-être en train d'assister également à la transformation du statut du CO2 de mal polluant en nouveau moteur potentiel très prometteur d'innovation et de richesse. Et les meilleurs stocks de CO2 pour cette nouvelle économie potentielle, ce sont les arbres ...

30 mars 2015

SHS : France Design Education promulge son "Manifesto".

Dix écoles de design françaises viennent de signer ce 26 mars 2015 un manifeste "pour un design plus humaniste" face aux évolutions de notre monde, et pour défendre la conception française du design.
Le designer doit remettre l’humain au centre des conceptions, redonner le sens du beau à l’innovation, et promouvoir un design plus humaniste, qui pourrait être l’image de marque d’un vrai savoir-faire français : le Design by France !
Ce texte, intitulé Manifesto, a été signé par les écoles de France design éducation (FDE). Il a pour ambition de stimuler le débat sur la responsabilité du designer et donc des écoles qui les forment, face aux défis d'un monde ouvert, changeant, foisonnant et complexe.
Le document regroupe les signatures de l'Ecole Boulle, l'Ecole Estienne, l'Ecole Supérieure des Arts Appliqués Duppere, l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et Métiers d’Arts Olivier de Serres (ENSAAMA), l'Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD), l'Ecole nationale supérieure de création industrielle (ENSCI-Les Ateliers), l'Ecole Supérieure d’Art et Design St-Etienne (ESADSE), l'Ecole Supérieure de design, d’art graphique et d’architecture intérieure (ESAG Penninghen), les Gobelins école de l’image, Kedge Design School, l'École de design Nantes Atlantique, Rubika (ISD), Strate Ecole de Design et The Sustainable Design School (The SDS).
Le Manifesto (ici).

IA - SHS : La liste des FabLabs

Qu'est ce qu'un FabLab industriel ?
Un endroit pour tester des machines de découpe laser ou des imprimantes 3D, pour réaliser un prototype, pour évaluer la validité d'un projet, sa fiabilité, sa viabilité en le testant.
Ces ateliers de fabrication numérique se multiplient autour de projets d’ouverture aux employés, aux chercheurs, aux élèves des écoles d'ingénieurs ... Les entreprises s’intéressent à cette nouvelle approche en y voyant l'opportunité de gagner le nouvel élan d’innovation et de redonner un coup de jeune à la R&D centrée sur l'usager ou l'utilisateur. Au sens strict, une structure doit respecter la charte internationale des FabLab pour être considérée comme telle. Au point de vue grammatical, FabLab reste invariable ou s'accorde en nombre, il y a deux écoles.
 IT Industrie & Technologies a recensé, pour l'exemple, quelques structures françaises qui participent au mouvement des "makers" :
Les FabLabs :

  • "corporates" (liste ici) ; 
  • "industriels" (liste ici) ; 
  • "académiques" (liste ici) ; 
  • "indépendants" (liste ici). 

IT nous fait profiter également des 10 termes clefs des FabLabs :

FabLab.
Plate-forme de prototypage rapide d’objets physiques smart (intelligents) ou non. Au départ, en 2001, il s'agissait d'un module de formation qui permettait aux étudiants de maîtriser l’utilisation des différentes machines à commande numérique disponibles dans le laboratoire du Center of Bits and Atoms du MIT.
Mais depuis le concept a évolué avec des FabLabs ouverts aux grand public comme aux professionnels se sont d’abord créés au nord de l'Europe (Pays-Bas, Norvège, Grande Bretagne), et en en France depuis 2011. Ils intéressent les designers, les électroniciens, les robotisions ou même les bricoleurs et autres amateurs cherchant à réaliser des projets par eux-mêmes ou en collaboration sans pouvoir les réaliser sur leur lieu de travail ou même chez eux. On y trouve des découpeuses laser, des fraiseuses numériques, des défonceuses numériques, des découpeuses vinyles et des imprimantes 3D  pour plastique ou même métal.

Empowerment. 
Concept qui veut exprimer le fait d'être acteur plutôt que consommateur. Dans le FabLab , on est invité à reprendre soi-même en main les technologies pour être « auteur » des nouveaux produits des nouvelles technologies.

Prototypage rapide.
Un FabLab regroupe un ensemble de machines à commande numérique de niveau professionnel, mais standard et financièrement accessible. Par exemple, on trouve des machines à découpe laser capables de produire des structures 2D et 3D, des machines à sérigraphie pour fabriquer des antennes et des circuits électroniques, des imprimantes 3D pour fabriquer rapidement les pièces manquantes ou cassées, et cela dans divers matériaux… Le tout est de permettre de produire rapidement et sans trop de contraintes pour corps aux idées.

Do It Yourself (DIY). Fais-le toi-même : 
La créativité individuelle et porteuse de plus de conscience et de responsabilité sociale. Le « Faire soi-même » fait partie des modèles d’innovation typique des bricoleurs de « garage » à l’image de Steve Jobs et Steve Wozniak ayant développé leur premier ordinateur dans un garage.

Do It With Others (DIWO). Fais-le avec les autres : 
L’espace du FabLab, comme l’arrivée d’Internet, permet de mettre en relation les bricoleurs et favorise le travail collaboratif. On ne le fait même plus « soi-même », mais avec les autres, l’apprentissage par les pairs étant encouragé dans les FabLab, chacun apportant ses champs de compétence (électronique, découpe du bois, couture, etc.).

User Innovation.
Les pratiques des « makers » de tous poils font partie de ce que l’économiste Von Hippel appelle l’innovation ascendante (user innovation). Selon lui, il y aurait deux à trois fois plus d’innovation de la part des consommateurs qu’il n’y en a dans l’industrie. Lors de l’émergence d’un marché, il existe très peu d’utilisateurs, ce qui donne peu de raisons d’innover au fabricant, mais beaucoup aux utilisateurs.

Open Lab. 
Lors des journées « Open Lab », l’accès au FabLab est gratuit et ouvert à tous, en échange de la republication et de la documentation des projets développés dans des licences libres de type creative commons ou autres.

Failure is always an option . L'échec est toujours une option : 
Faire par incrémentation, par erreurs successives...est vivement encouragé. Si vous demandez au fab manager de vérifier votre conception numérique, il devrait sûrement vous répondre « teste, tu verras bien ». L’apprentissage se fait en testant ses idées, par itération, et permet de sortir de l’approche logico-déductive.

Fab Manager.
C’est la personne à tout faire du FabLab. Elle s'occupe de la gestion des ateliers et du public et maîtrise aussi bien  le software, le hardware que les process permettant d’utiliser le FabLab.

Fab Academy.
La Fab Academy est une offre de formation en ligne et distribuée, avec travaux pratiques dans les FabLab, pour maîtriser les mécanismes, applications et implications de la fabrication numérique.

27 mars 2015

DIV : 9ème colloque de la FRESCO


Le 9ème Colloque des Jeunes Chercheurs en Sciences Cognitives (CJC-SC) se tiendra du 3 au 5 juin 2015 à Compiègne.
FRESCO fédération
FRESCO fédération
Fédération Française des Étudiants et Jeunes Chercheurs en...
Colloque des Jeunes Chercheurs en Sciences Cognitives
Colloque des Jeunes Chercheurs en Sciences Cognitives
La Fresco de vous annoncer que le 9ème Colloque des Jeunes Chercheurs en Sciences Cognitives (CJC-SC) se tiendra les 3, 4 et 5 juin 2015, à l'Université Technologique de Compiègne ont de plaisir 

DIV : Soutenance de thèse de Olivier Chator - 27 mars 2017

Olivier Chator soutiendra sa thèse le 27 mars 2015 à 14h30.
Titre : Système Multi-Agents centré sur les Compétences

Lieu de soutenance : 
Conseil Général de la Gironde, 
amphithéâtre de l'immeuble Gironde, 
1 Esplanade Charles de Gaulle - Bordeaux.

Résumé de la thèse :
Parmi toutes ses missions, le Conseil Général de la Gironde (CG33) concrétise ses politiques de Développement Durable à travers des projets sur tout le territoire Girondin. Un constat issu des retours d’expérience terrain s’impose : les projets sont de plus en plus complexes, et requièrent la collaboration de nombreux acteurs publics et privés qui se connaissent mal. Ils nécessitent l’articulation de compétences spécifiques et interdépendantes qui n’existent pas chez un acteur unique. Quel que soit le secteur d’activité professionnelle, la connaissance, l’identification et le partage optimal de compétences est au cœur même de la réussite de projets. Une réponse dite « classique » pourrait consister à réaliser simplement une base de données où les compétences et acteurs seraient des objets statiques. Cette solution ne répond pas à notre souhait de construire un système dynamique et apprenant. Nous proposons dans nos travaux de construire un système informatique collaboratif, accessible en ligne, reposant sur la définition d’ « agents compétence » (AC). Ces agents évoluent au sein d’une architecture de type multi-agents. Notre SMA est de type « évènementiel », les agents y évoluent grâce aux interactions avec les utilisateurs humains du système.

Jury :
Jean-Marc Salotti - ENSC Bordeaux-INP,  directeur de thèse
Luigi Lancieri - Université des Sciences et Technologies de Lille,  rapporteur
Jean-Louis Ermine - Telecom Management ParisTech', rapporteur
Vincent Liquète - Université de Bordeaux, examinateur
Pascal Salembier - Université de Technologie de Troyes, examinateur
Pierre-Alexandre Favier - ENSC Bordeaux-INP, examinateur