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14 septembre 2026

Interdiction du smartphone au lycée : entre prudence cognitive et paradoxes d'usage !

Un récent article de Isabelle Castéra, interviewant Xavier Pommereau, psychiatre de l'adolescent à la clinique Béthanie de Talence, est paru dimanche dernier (13 septembre 2026) dans Sud-Ouest, sous le titre « L’usage du téléphone portable interdit au lycée : Quid de l’éducation au numérique pour les ados ? ». L'article fait également référence à un article de la même auteur paru le même jour sous le titre « Interdiction du portable : au lycée, le téléphone interdit, sauf quand il devient obligatoire ». 


Xavier Pommereau appelle à l’interdiction de l’usage du téléphone portable au lycée tout en déplorant l’absence de formation face aux effets pervers des plateformes.

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La généralisation de la « pause numérique » dans les lycées soumet le système éducatif à une tension pédagogique et organisationnelle complexe. D’un côté, l’évloignement des terminaux mobiles répond à des constats documentés en sciences cognitives, en neurosciences et en psychologie : réduction des distractions attentionnelles, prévention des comportements d'addiction aux écrans et amélioration du climat scolaire. 

Les données d'évaluations internationales (PISA, OCDE) pointent et mettent par ailleurs en évidence la corrélation négative entre surexposition aux écrans à des fins récréatives et performance cognitive ou la santé mentale des adolescents.

Toutefois, la mise en œuvre de cette interdiction au lycée révèle dcertaines limites majeures :

Le paradoxe des usages instrumentaux : 

Au quotidien, les lycéens font face à un double message institutionnel. Le smartphone est officiellement banni des espaces de vie scolaire, mais demeure en pratique sollicité pour des démarches administratives (accès à la restauration via QR code, outils d'authentification), l'identité numérique légale, des applications pédagogiques encadrées et l'accès à des outils documentaires ou d'IA nécessaires à la réalisation de certaines tâches auxquelles chaque lycéen est soumis.

L’absence d’auto-régulation et de formation critique

Comme le pointe Xavier Pommereau, s'il est légitime d'éloigner les jeunes des dynamiques captologiques des plateformes, l'interdiction stricte ne saurait tenir lieu d'éducation. En l'absence de dispositifs pédagogiques raisonnés visant à développer l’esprit critique face à la désinformation, et aux biais cognitifs, la lutte contre la dépendance numérique aux algorithmiques nocifs et la soumissions aux notifications intrusives, la capacité d'auto-régulation numérique des élèves à un âge critique d'exposition reste très significativement sous dimensionnée, voire absente dans de nombreux cas.

Pourtant, pour les auteurs, la régulation de l'outil numérique dépasse le seul cadre de la contrainte passive ou de l'interdiction pure et simple. L'effort pédagogique doit accompagner une nécessaire régulation, l'apprentissage à la prudence et à la sauvegarde des esprits en construction. Le cas échéant, la détection des personnes en difficulté et une aide psychologique doivent pourvoir être proposées. La régulation et le contrôle doivent s'accompagner d'une stratégie sociale cohérente, comprenant l'exemplarité des adultes, parents et professeurs, l'apprentissage formel de la "littératie numérique", et l'acquisition d'une "hygiène numérique".

Références pour aller plus loin : 

25 avril 2020

IA - TECH : 25 Technologies pour booster l’économie post confinement

Le magasine Forbes propose aujourd’hui une liste prévisionnelle des technologies à mettre en œuvre pour booster l’économie de sortie de confinement (lien ici). Pour le magasine, il ne fait aucun doute que, malgré la crise terrible qui frappe le monde, cette décennie va mettre en œuvre des avancées technologiques permettant de compenser, rattraper voire rayer l’effet désastreux du confinement pour une reprise économique drivée par les technics.
Voici les 25 nouvelles technologies, dont bon nombre sont déjà de la compétence des ingénieurs diplômés de l’ENSC (voir plus de détail, lien ici).
  1. L’intelligence artificielle (au programme de toutes les années, plus parcours de 3eme année, et chaire ENSC/IBM autour de Watson) ;
  2. L’Internet des objets (IoT) ;
  3. Les technologies portables et l’humain augmenté (au programme de toutes les années et parcours de 3ème année) ;
  4. Le Big data et l’analyse augmentée (voir le DU Big data et statistiques pour l’ingénieur) ;
  5. Les environnements intelligents (au programme de deuxième année) ;
  6. Les Blockchains et la protection de registres ;
  7. Le cloud et la technologie de pointe (au programme) ;
  8. La réalité augmentée (idem) ;
  9. Les jumeaux numériques ;
  10. Le traitement du langage (au programme) ;
  11. Les interfaces vocales ;
  12. La vision artificielle et la reconnaissance faciale (en collaboration avec l’Institut d’optique, antenne de Bordeaux) ;
  13. Les robots et cobots (spécialité de 3ème année) ;
  14. Les véhicules autonomes (équipe de recherche avec l’IFSTTAR) ;
  15. La 5G ;
  16. La génomique et l’édition génétique ;
  17. La co-créativité homme-machine et le design augmenté (en collaboration avec les écoles de Condé) ;
  18. Les plateformes numériques ;
  19. Les drones et les véhicules aériens sans pilote (projets de 2eme année avec les simulateurs de la plateforme technologique) :
  20. La cybersécurité ;
  21. Les ordinateurs quantiques (au programme de la chaire ENSC/IBM) ;
  22. L’automatisation des procédés robotiques (cf. l’option de 3ème année) ;
  23. La personnalisation de masse et les micromoments ;
  24. Les impressions en 3D et 4D ;
  25. La nanotechnologie et la science des matériaux.
Voici une liste qui semble déjà bien remplie à l’ENSC, et qui donne plein d’idées pour collaborer avec l’ENSEiRB-MMK, l’Ecole de chimie (ENSCBP), l’Ecole des biotechnologies (ENSTBB), l’IOGS, et l’Institut Mines Telecom, dans un projet de rapprochement à reprendre par la nouvelle équipe de direction.

07 avril 2020

BIO - SHS : Les relations étranges entre addiction aux jeux et dépression.


14 décembre 2017

DIV : Vers la fin de l’égalité devant Internet.

Le président Barack Obama avait en 2015 confirmé la règle de « neutralité du net », garantissant à tous un Internet libre et ouvert. L’Internet était alors considéré comme un bien public, au même titre que le réseau téléphonique, et les règles de neutralité et d’égalité s’y appliquaient donc selon le même principe.
Or, ce jeudi 14 décembre 2017, le gendarme américain de l’Internet, la Commission fédérale des communications, a fait voler en éclats le principe d’égalité de traitement et d’accès des connexions : désormais les opérateurs US feront ce qu’ils veulent (lien). Ralentir la vitesse de connexion pour accéder à certains sites, l’augmenter pour certains autres, seront possibles selon des logiques techniques, commerciales ou ... idéologiques. Ainsi, et c’est l’argument principal motivant cette mesure libérale , les réseaux sociaux qui génèrent le plus de trafic pourront être ralentis. Mais tout sera également permis, comme facturer des suppléments pour garantir des vitesses et des performances préservées.
Si ce principe est pour l’instant circonscrit aux USA, l’Europe étant préservée, notamment en France grâce à la Loi de 2016 pour une République numérique, certains n’ont évidemment pas attendu pour relancer l’idée. Ainsi le PDG d’un grand opérateur national déclare incontournable l’obligation de créer un Internet à plusieurs vitesses, avec évidemment une oreille attentive de certains nouveaux politiques ...

18 août 2017

TECH : Techno hype - Gartner publie son cycle 2017.


L’institut de conseil et d'études technologiques Gartner est l'un des grands observateurs et analystes mondiaux de l'évolution des technologies. Il a théorisé au début des années 2000 les étapes de maturité et d'adoption de ces technologies innovantes qui semblent suivre une dynamique particulière appelée "cycle du hype". Ce cycle correspond ni plus ni moins à une courbe logistique bien connue en biologie cybernétique pour traiter de l'homéostasie ("processus opposants" de Sokoloff), que les experts de Gartner ont redécouvert ou en s'en inspirant pour l'appliquer aux évolutions technologiques. Le peu de publications sur le sujet de la part de Gartner laisse planer l'ambiguïté sur ces quelque 110 cycles proposés (payants), mais chacun sait que la science est un éternel renouvellement!

Mais qu'est-ce que veut dire "hype" ?
Littéralement, on peut traduire par "branché", "dans le coup",  "dans le vent". A l'origine, le terme vient du monde anglo-saxon de la couture et désigne le "battage" ou le "tapage médiatique", promu par certains médias à un moment donné (articles, reportages, éditoriaux, émissions tv, photos de starts portant de la "hype", etc.). Certains préfèrent la notion d’avant-gardisme suscitant d'abord une certaines méfiance, voire un refus, mais arrivant à percer grâce au battage et à la réputation des adeptes. Les trucs "hype" se diffusent par le "buzz".
Gartner observe ce qui est à la mode, participe par ses observations au tapage et fait donc le buzz. A force de répétition et de pouvoir de conviction, l'institut a imposé son cycle et en fait même commerce, en le protégeant probablement auprès de juriste qui n'ont jamais rien lu en biologie. Le buzz fait son effet, et le monde industriel et des technologies suivent la mode : en techno, et bien évidemment en électronique ou informatique, il faut être branché ! Sinon ça s'arrête et il faut rebooter...

Voyons de plus près : selon Gartner, chaque technologie innovante suit la dynamique de la "hype" (ou du "hype", comme l'on veut). Les technologies qui survivent passent par le phénomène "hype" théorisé en cinq stades. Ces étapes sont "déposées par Gartner" et correspondent à la perception de l'avancée de ces technologies par les experts et les industriels, et à leur popularité auprès du public.
Ce chemin traverse donc successivement les étapes de l'enthousiasme du début (innovation trigger), des attentes irrationnelles (peak of inflated expectations), du désenchantement ou de la désillusion (trough of disillusionment), du retour en lumière (slope of enlightenment), puis de la mise en productivité vers le succès (plateau of productivity).
D'après Gartner, qui se garde bien de publier les données sources sur lesquelles il s'appuie pour valider cette uniformité de parcours, toutes les technologies qui ont réussi telles que l'internet, le cloud, le big data, la 3G, le smartphone et les tablettes, etc. ont emprunté cette dynamique et ont franchi a leur propre vitesse les différentes étapes du cycle "hype".
Chaque été, l'Institut Gartner publie son édition annuelle, en précisant les états d'avancement et les délais nécessaires avant leur adoption à grande échelle pour chaque technologie potentiellement d'avenir.

L'an passé, Gartner indiquait par exemple le 16 aout (2016), les états suivants :
- enthousiasme pour la poussière intelligente, l'impression 4D et l'ordinateur quantique ;
- attente irrationnelle pour la blockchain, la maison connectée et les véhicules autonomes ;
- désillusion pour l'internet des objets, le machine learning et la réalité augmentée ;
- illumination pour la réalité virtuelle, le contrôle gestuel et l'impression 3D.
Ce 15 aout 2017, Gartner a publié (lien) :
- enthousiasme pour la poussière intelligente, l'impression 4D, l'homme augmenté et les BCI ;
- attente irrationnelle pour les robots intelligents, le machine learning, le deep et le smart learning ;
- désillusion pour les véhicules autonomes, la blockchain et la réalité augmentée ;
- illumination pour la réalité virtuelle.

En fait, Gartner indique trois tendances fortes.
1/ - L'intelligence artificielle généralisée (partout), avec l'IA générale mais aussi le deep et le machine learning, la poussière intelligente, les véhicules autonomes, l'informatique cognitive, les drones commerciaux, les interfaces de conversation, les robots et espaces de vie et de travail intelligents ...
Ces technologies suscitent les attentes les plus fortes que ce soit de la part du public, des experts ou des industriels.
2/- Les technologies d'immersion, avec l'impression 4D (objets qui peuvent changer de forme), les brain-computer interfaces, l'homme augmenté par les systèmes technologiques, et qui restent à des phases d'enthousiasmes. La réalité virtuelle, la réalité augmentée, les nanotubes électroniques ou la maison connectée sont plus proches de la maturité.
3/- Les plateformes digitales avec la 5G, la blockchain, l'internet des objets, l'informatique quantique, les systèmes neuromorphiques, le edge computing ...
Ces technologies sont chargées d'espoir et doivent pouvoir révolutionner le monde des usagers des technologies.
Voir le tableau synthétique ici (lien).

Tout cela est très "hype" ... On verra bien.

13 février 2016

DIV : Les principes de la future loi sur le numérique.

Le projet de loi pour une République numérique (lien) est en chantier en France. Partant du principe que le numérique et ses usages sont à al base de la transformation de la société et de l'économie française, et plus largement de la reconstruction du lien social, le gouvernement français a propos en septembre dernier une grande consultation des acteurs et des citoyens pour une #LoiNumérique.
les grands principes de cette loi sont les suivants :
1. Neutralité du Net : Pas de discrimination possible par les opérateurs de l’accès au réseau en fonction des services. Ils ne pourront ainsi pas proposer un internet moins rapide à certains et un débit plus rapide à d'autres. Leurs offres techniques devront en tenir compte.
2. Portabilité des données : Les  prestataires de courriers électroniques devront assurer la migration des des données, des courriels ou des listes de contacts d’un utilisateur quand il souhaite changer de service ou de fournisseur d'accès.
3. Droit au maintien de la connexion : Chacun a droit au maintien de la connexion. Les personnes en difficulté de paiement pourront bénéficier d’un fond de solidarité universel qui se substituera à eux, et les fournisseurs seront dans l'obligation de maintenir leur accès le temps de l’instruction de leur demande d’aide.
4. Confidentialité des correspondances privées : Les correspondances électroniques privées seront protégées. Les courriels seront protégés au même titre qu'une courrier classique, et ne pourront pas être analysés par un service de courriel, sauf pour détecter des spams ou des virus, ou sur l'ordonnance d'un juge.
5. Droit à l'oubli des mineurs : L'effacement de données publiées lorsqu'une personne est ou était mineure sera assuré. La CNIL statuera dans un délai de 15 jours lorsqu'elle sera saisie.
6. Information des consommateurs sur les avis en ligne : Les sites d'avis en ligne devront indiquer si leur publication a fait l'objet d'une vérification. Chacun pourra ainsi évaluer le degré de crédibilité des avis disponibles en ligne.
7. Ouverture des données publiques : Les organismes publics, y compris les bailleurs sociaux, devront publier sur internet leurs bases de données. La puissance publique sera chargée de garantir la qualité et la mise à jour des "données de référence" telles que la base nationale des adresses et facilitera ainsi le travail des services publics de proximité (pompiers, urgences, etc.).
8. Accessibilité : Les administrations publiques devront préciser, sous peine de sanctions pécuniaires, leur niveau de conformité aux règles d’accessibilité numérique. Les grandes entreprises devront aussi proposer des services après-vente téléphoniques accessibles aux personnes en situation de handicap physique ou sensoriel.
9. Mort numérique : Chacun aura son droit et sera assuré du respecter de a volonté sur le devenir de ses informations personnelles publiées en ligne après sa mort.
voir le lien (ici).

15 mai 2014

iA -SHS : Le poids écologique de l'Internet.

Au lieu de lire ce message, pensez à l'environnement !!!

L'ADEME est l'organisme officiel français, créé en 1991, ayant pour mission la protection de l'environnement et la maîtrise de l'énergie en ce qui concerne les déchets, la pollution des sols, le transport, la qualité de l’air, le bruit, la qualité environnementale, l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Pour cela, l'ADEME s'appuie sur des expertises scientifiques et techniques pour proposer des conseil et accompagner les décideurs, et pour inciter et faciliter les choix favorisant des solutions respectueuses de l'environnement et les bonnes pratiques environnementales (site officiel de l'ADEME). 
Elle édite notamment le site "Réduisons vite nos déchets, ça déborde" (ici).
Depuis quelques années, l'ADEME s'est intéressée au prix écologique des TIC. Ainsi, elle propose un dossier "écocitoyens" sur la réduction de l'impact des usages de l'Internet et des courriels (ici) ou sur celui de l'usage des téléphones portables (ici).

L'ADEME a produit, avec la société "Bio Intelligence Service" une série d'études objectives de l'impact environnemental des usages quotidiens des TIC. Ce travail avait été relayé sur ce blog (lien interne) et a fait l'objet d'une nouvelle publication de sensibilisation en février 2014 (lien ici).
En mesurant l'impact de trois usages des TIC (mail, consultation, stockage) en termes d'émission de gaz à effet de serre (en équivalent CO2), d'épuisement potentiel des métaux (en équivalent fer) et d'épuisement potentiel de ressources fossiles (en équivalent pétrole), en prenant en compte la fabrication du matériel informatique (ordinateurs, disques et data centers), son usage, et la fin de vie des équipements, l'ADEME arrive à des conclusions inquiétantes (bilan ici).
Ainsi, le prix écologique de l'envoi d'un mail à une ou plusieurs personne, avec ou sans pièce jointe, celui des clics et des consultations Web telles qu'on peut les faire sans y penser en recherche documentaire, en jeu en ligne, ou en musardant simplement sur la toile, est quantifié et montre combien des quantités effarantes de tonnes CO2 par an sont ainsi dépensées dans le monde. Le "pompon" reviendrait aux clefs USB et aux connexions entre ordinateurs et clefs USB qui dépensent une quantité surprenante d'énergie. 
Toutes proportions gardées, et selon les statistiques de l'ADEME appliquées à l'ENSC,  une diminution de 10% de courriels de 10 Mo au sein de l'école, c'est à dire pour à peu près 200 personnes, permettrait de gagner plus de 15 tonnes équivalent CO2 par an, c'est-à-dire l'équivalent d'environ trente traversées aériennes transatlantiques. 

De nombreux rapports internationaux commencent à poser très sérieusement la question de l'impact des TIC sur l'environnement. Selon certains d'entre-eux, le numérique va faire exploser la consommation d'énergie mondiale dans la prochaine décennie avec à minima 4% de cette énergie, et selon certains jusqu'au double prévu d'ici à 2020.  
Au plan mondial, le film documentaire "Internet, la pollution cachée" (à voir ici), présenté en 2013 au festival international du film scientifique Pariscience, montre comment sans qu'on le sache vraiment des millions de kilomètres de cuivre ou de fibres optiques transportent les mails, les images et les musiques vers des milliers de data centers. Il révèle la face cachée de l'industrie silencieuse de l'Internet. Ainsi, d'après les réalisateurs du film, un mail envoyé entre deux voisins immédiats parcourt-il en moyenne 15.000 km alors qu'en une heure transiteraient quelque dix milliards d’emails dans le monde, pour une consommation d'à peu près 15 centrales nucléaires. Le stockage dans les data centers nécessite des quantités colossales d'énergie de refroidissement. Et les spécialistes commencent à s'inquiéter du boum du commerce en ligne qui produit beaucoup d’octets, comme d'ailleurs la publicité ciblée à laquelle on ne prête que peu d'attention et qui pourtant vient probablement imprimer sa trace infraconsciente dans le cerveau de l'internaute.
Sans revenir sur l'utilité évidente des TIC dans la lutte contre le changement climatique (surveillance satellitaire, télémédecine, rationalisation du travail et des déplacements, etc.) telle que peuvent le montrer des études internationales (voir par exemple ici), ni sur l'intérêt dans l'éducation et pour la culture de la jeunesse et des peuples, on ne peut que prendre conscience de la trace écologique très significative d'un usage facile et non raisonné de l'Internet, du mail et du Web, en incitant chacun de nous à diminuer ses connexions, ses clics et ses envois pour le bien de la planète. Voici par exemple de quoi reposer rationnellement l'intérêt des supports et des bibliothèques traditionnelles, ou de l'écriture et de la prise de note traditionnelles, dans un contexte qui n'est pas aussi simple qu'il apparaît, ou qu'on voudrait nous le faire croire.

21 novembre 2013

TECH : Le Wifi et Internet en vol.

C'est le 14 novembre 2013 que la Commission Européenne a annoncé que l'utilisation des smartphones, tablettes et e-readers étaient autorisée durant les phases de décollage et d’atterrissage à travers tous les pays d’Europe. La même commission a donné le lendemain l’autorisation aux compagnies aériennes de déployer les réseaux 3G et 4G dans leurs avions.

Que va-t-il se passer ? Les compagnies restent maître à bord et qui décideront ou non de proposer le service téléphonie et internet dans leurs avions. Supposons qu'après une période de réticence, la pression des usagers et la compétition marchande vont inciter les compagnies à évoluer. Gageons que cette autorisation sera d'ailleurs rapidement un argument de vente et de concurence.

Néanmoins, bien que les 3G et 4G offrent une rapidité pour le partage des données, la Wi-Fi et le partage de données en vol limiteront cette vitesse et cette capacité à un usage limité.
Plusieurs entreprises, telles que T-Mobile par exemple, travaillent sur le développement de nouvelles technologies qui pourraient se connecter directement aux réseaux LTE habituels, contournant les contraintes satellitaires pour faciliter une connexion plus rapide lors des voyages sur terre, baissant ainsi les coûts à attendre de ces possibilités internet en vol.

11 novembre 2013

IA : Encore une histoire de trous ... de serrure.

Les autorités américaines ont-elle essayé d'insérer dans le système d'exploitation Linux un accès secret permettant de contrôler ou d'espionner l'utilisateur à son insu ?

C'est la question qui a été posée à Linus Torvalds, le créateur de Linux, le troisième système d'exploitation des plus utilisés après Windows et OSX d'Apple, lors de la Linuxcon conference qui s'est tenue au mois de septembre 2013 à La Nouvelle-Orléans.


Voici sa réponse en vidéo : ici

Sa réponse a été très claire : mais il faut la voir !
Tout en lançant verbalement un non explicite, il a vigoureusement agité la tête de haut en bas pour affirmer le contraire. Un des membres du panel, assis à côté de lui à précisé : "rien dont je puisse discuter".
Il faut signaler que les lois du "pays des libertés" empêchent sous peine de poursuites fédérales pour trahison (n'ayons pas peur, les experts sont là !!!)  les entreprises et plus généralement les citoyens de révéler l'existence même d'une collaboration avec les services de renseignement américains.
Récemment, le New York Times, le Guardian et ProPublica avaient publié l'information selon laquelle plusieurs entreprises américaines, dont la liste reste non officielle, ont collaboré avec les services de renseignement pour contourner les mesures de protection des communications des citoyens et des entreprises. L'existence de ce type de procédés cachées, appelés back doors ("portes dérobées"), a fait l'objet des affaires Wikileaks et Snowden. (voir l'article dans ce blog).
Pourtant, les fonctionnalités cachées insérées dans un système informatique tel que Linux sont difficile à garder secrète. Le code source de Linux est ouvert et son développement collaboratif, c'est-à-dire que n'importe quel développeur qualifié peut y contribuer en étant contrôlé par la communauté. Toute modification malveillante doit donc être théoriquement détectée et corrigée, comme cela a déjà été le cas en 2003.
Reste donc à savoir ce que veut dire Torvalds. Le plus critique reste que même si l'existence de back doors dans Linux est directement improbable, ce que semble d'ailleurs nier son créateur, une immense partie de l'infrastructure d'Internet repose sur des technologies dérivant de Linux, qui elles ne sont pas contrôlées.
Affaire à suivre par les citoyens soucieux de clarté et du respect de leurs libertés, même par la NSA ...
Lire l'article du Monde Informatique : ici (attention, avant de cliquer, vous allez être repérés!   ;-).

07 septembre 2013

DIV : Pour comprendre comment la NSA pille vos données.

Depuis "l'Affaire Snowden", on sait comment les américains et leur agence de surveillance numerique NSA captent les informations des citoyens du Monde, allant jusqu'à déjouer le chiffrement des communications pour regarder par le trou de la serrure (lien).
Tout ce que vous écrivez, lisez, consultez, quand vous le faites, où vous le faites, et éventuellement avec qui vous le faites et ainsi scruté et, éventuellement analysé et exploité. Pas de doute que ce "post" a été repéré et que, trop tard pour vous, vous avez été également indexés, en toute illégalité (lien) par rapport à la Loi française, à la Réglementation européenne et la déclaration universelle des droits de l'Homme des Nations Unies de 1970, en toute immoralité par rapport aux traditions des lumières, et dans l'ignoble mécanisme pervers des voyeurs.
Rassurez vous, vous étiez très probablement déjà fichés, indexés, surveillés, et même pour certains suivis à la trace par ces voyous foulant au pied les droits de l'homme et du citoyen (cf. plainte déposée par la LDH et la FIDH).
Le Monde propose une cartographie fonctionnelle interactive permettant de mieux comprendre les deux méthodes principales ("back door" et "upstream") de la pieuvre digitale américaine (lien ici).
Que faire ? Rien ... ou pas grand chose ... Continuez à utiliser Internet en vous résignant à ce "mal nécessaire", et lorsque c'est vraiment important, faites confiance à la poste, avec du papier et des timbres, achetez des bouquins et des revues papier pour consulter les informations pertinentes pour votre vie, en allant au cinéma avec qui vous voulez, et sans que personne ne vous flique... Tout ceci est d'ailleurs d'un suranné du meilleur snobisme ... et si, en plus, ça peut emm... les malades du trou de serrure ...!

Nota Bene.
Infractions à la Loi Française : article 9 du Code civil, article L6-1, D98-5, R1-2-6, L32-1 et L32-3, du Code des Postes et communications électroniques, article 23 de la Loi 10 juillet 1991, article 100 du Code de procédure pénale, article 226-1 et suivants du Code pénal)
Infractions aux conventions européennes : article 8 et article 17 de la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales.
Infraction aux principes de la Déclaration universelle des droits de l'Homme des Nations Unies : article 12.


01 août 2013

DIV : L'outil de la NSA.

La NSA est l'agence de sécurité nationale américaine (NSA) dont les exactions en terme d'espionnage des citoyens du Monde entier ont été récemment dénoncées par plusieurs lanceurs d'alertes (lien) et des associations citoyennes de respect des libertés telles que l'ACLU, l'EFF ou la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (ici).
L'un de ses outils est aujourd'hui connu : XKeyscore
Selon des documents publiés le 31 juillet par le Guardian, ce programme permet d'accéder à l'historique de navigation et de recherche, aux contenus des e-mails, aux conversations privées sur Facebook, de tout utilisateur d'Internet. 

Selon le Guardian, la NSA considère XKeyscore comme son outil dotée de la "portée la plus grande" permettant d'analyser "quasiment tout ce que fait un individu sur Internet".

Une présentation détaillée de XKeyscore (lien).
Voir l'analyse du supplement Technologies du Monde du 31 juillet 2013 (lien), et celle de Radio Canada (lien).
Voir l'article initial du Guardian du 6 juin 2013 sur le programme PRISM (lien).

31 janvier 2013

TECH - IA : Google et l'intelligence.

Ray Kurzweil veut rendre Google intelligent...et serviable
Le célèbre futurologue et "pape" de l'intelligence artificielle, Ray Kurzweil, a été embauché par Google dans le but d'essayer de rendre "intelligente" la gigantesque base de données du géant numérique.
L'idée est de pouvoir associer et combiner toutes les informations contenues dans le réseau en s'inspirant de ce que fait le cerveau humain.
Kurzweil est en effet persuadé que, si l'on parvient à organiser et à exploiter de manière judicieuse cette montagne d'informations numériques, on pourra provoquer l'émergence d'une forme d'esprit et de "conscience" numérique, de la même façon que notre cerveau à produit l'émergence d'une conscience qui n'est pas réductible à la somme de ses composants structurels et possède sa propre logique et son autonomie.
Selon Kurzweil, une telle intelligence numérique pourrait rendre d'immenses services à ses utilisateurs en anticipant leurs demandes et besoins et en combinant de manière autonome des informations pour créer de la richesse cognitive.
Comme toujours,  Kurzweil est accusé par certains de naïveté et le moins que l'on puisse dire est que son projet est très ambitieux, certains diront présomptueux.
Mais Kurzweil a montré par le passé qu'il était un visionnaire étonnant et prolifique et son but est finalement moins utopique qu'il n'en a l'air. Qui aurait dit, il y a encore 20 ans, que l'ordinateur battrait le champion du monde aux échecs et même au "Jeopardy", comme l'ordinateur "Watson" d'IBM en 2011 !
Il ne reste plus qu'à souhaiter que ce futur "esprit" numérique se comportera mieux que "HAL3", l'ordinateur intelligent mais un peu perturbé de "2001, l'odyssée de l'Espace".
Relai d'article rédigé par Gaël Orbois pour RT Flash
MIT Technology Review

27 août 2012

DIV - IA : L'Internet en 10 ans.

Le site Bestedsites ("Best Education Sites") publie le 26 août une infographie "A decade later" qui met en perspectives les données du l'Internet en 2002 et celles de 2012.
En seulement 10 ans, beaucoup de choses ont changé dans notre univers numérique (nombre d'utilisateurs, réseaux sociaux, temps d'accès et de téléchargement ...).
Par exemple, de moins de 600 millions de personnes reliées à Internet il y a dix ans (cad moins de la moitié du nombre des inscrits à Facebook aujourd’hui), on est passé à un tiers de la population mondiale. En moyenne, les usagers utilisent le Web 50 fois plus longtemps par jour et le social networking est passé de 3 millions d'utilisateurs à 900 millions. Les vitesses de téléchargement d'une page ont été triplées alors que les contenus se sont complexifiés, avec un design amélioré ; et télécharger une chanson se fait 40 fois plus rapidement.
Le document propose également une liste de sources intéressantes et mentionne également les grands noms de l'Internet pour les deux périodes.
Voir l'infographie sur Bestedsites.

25 août 2012

DIV : Un cadre européen pour conserver l'information numérique.

Le problème du stockage et de la conservation de l'information numérique, par essence importante, labile et codée, est une préoccupation majeure de notre siècle. Il convient en effet de la protéger, de l'indexer et de la rendre accessible aux générations futures. C'est pourquoi un projet financé par l'Union Européenne a élaboré une architecture de référence afin de conserver l'information numérique et la rendre utilisable à l'avenir, quel que soit le lieu ou de la manière dont elle est enregistrée.
Un problème réside dans l'évolution technologique incessante, qui rend très vite obsolète à la fois les matériels de saisie, de stockage et de restitution, et les méthodes et formats dans lesquels l’information numérique est traitée. Pourtant, on sait que la prospérité des générations futures dépend de leur accès à l'information du passé.
Jusqu'ici elle a été assurée par la parole, les mythes, les chansons et le théâtre, le dessin, la gravure, l'art, la tradition, etc., et surtout l'écriture et plus récemment l'imprimerie. Aujourd'hui, l'ensemble de ce patrimoine tend à se numériser et l'ensemble de l'information nouvelle produite l'est, en quasi-totalité, de manière numérique.
Face à cette problématique critique, l’Union européenne a mis en œuvre le projet SHAMAN qui propose un cadre de conservation numérique de pratiquement n'importe quel format de données. Shaman signifie "être éclairé" en Tungus, dérivé lui-même du sanskrit Shramana (orthographié Chaman en français) et signifiant "détenteur des connaissances".
Ce projet collaboratif d'un consortium associant plusieurs sociétés et universités européennes vient de publier son rapport final, ayant atteint son objectif en fin 2011. Le travail de l'équipe du projet a consisté d'abord à analyser les pratiques et les préoccupations de ceux qui utilisent les méthodes de conservation des objets numériques dans une grande diversité d'organisations. Le but est de produire une solution qui simplifie le travail de conservation, notamment pour les institutions, entreprises et personnes pour lesquelles cette préservation ne fait pas partie des préoccupations ou exigences prioritaires.
L’architecture de référence du SHAMAN (SRA pour Shaman Reference Architecture) repose sur la technique du Grid Computing pour l'hébergement en raison de sa robustesse et de ses redondances. La technique du Cloud Computing n’a pas été retenue en raison de l’immaturité des technologies et de sa faible fiabilité face à des entreprises malveillantes. SHAMAN propose une vue holistique et unifiée de la préservation numérique autour de trois prototypes qui ont été testés respectivement par la Bibliothèque nationale allemande, dans un contexte industriel et dans les universités.
Le premier est à dominante méthodologique et montre que l’intégralité du cycle de vie numérique (création, montage, archivage, adoption et réutilisation) pourrait être appliqué aux livres, aux images et aux vidéos. Le deuxième est plus technologique en garantissant la conformité légale et améliorant la robustesse de sauvegarde. Le troisième est plus adapté au secteur de la science et de la santé qui génère un volume considérable et exponentiel de données toujours accessibles et réutilisables.
Selon les responsables du projet, il est probable qu’avec le développement de l’open data (ouverture des données) SHAMAN trouve facilement de nouvelles applications.

30 juin 2012

IA - SHS : La mort du minitel

Le Minitel est mort ce soir !
30 juin 2012
Pour Larousse, c'est un "Terminal d'interrogation vidéotex diffusé par l'Administration de La Poste." Il s'agit de l'abréviation de "Médium interactif par numérisation d'information téléphonique", et c'est Bernard Marti qui en fut le père au Centre commun d'études de télévision et télécommunications de Rennes (CCETT). Il y coordonna les travaux à l’origine du Minitel , supervisés par Jean-Paul Maury, alors directeur du projet "Annuaire Électronique et Minitel" de 1979 à 1985 (voir vidéo).
Véritable fait de société, le Minitel a été développé par le Ministère des Postes et Télécommunications  (P&T) et utilisé en France dans les années 1980 et 2000, avant d'être supplanté par l'Internet. Il désigne à la fois le solide appareil en plastique qui équipait chaque possesseur d'une ligne téléphonique, et l'ensemble du service Vidéotex ainsi que le réseau associés.
C'est en 1978 que le président Giscard d'Estaing reçu des mains de Simon Nora et Alain Minc un rapport sur l'informatisation de la société. Celui-ci va être à l'origine d'une véritable révolution technologique, dite "télématique" (association informatique et télécommunications), qui incitait à la connexion de terminaux permettant la visualisation de données informatiques stockées dans des ordinateurs à travers les réseaux de téléphoniques. Le réseau vidéotex utilisant les lignes téléphoniques fut lancé en 1978 et rendu public à l'Intercom 79 de Dallas (Texas-USA), annonçant pompeusement "le déclin de l'ère du papier" (voir "Minitel story").
En service pour l'annuaire éléctronique en accès gratuit (36-11), il a donné naissance au commerce et aux services en ligne (36-12, 36-13, etc.), à la vulgarisation de l'astrologie, à la communication associative et aux forums en ligne, jusqu'aux services de messagerie rose et aux sites de rencontre avec le fameux 36-15 (voir notre post).
Une page d'histoire se tourne...
Voir l'émission de la deuxième chaine française du 21 décembre 1983 (source INA) sur l'annuaire électronique et les services Minitel de l'époque.
Idem JT première chaine du 19 mai 1978 (source INA) sur le rapport Nora-Minc.

13 juin 2012

DIV : 4ème édition des Rencontres nationales du numériques.

L'édition 2012 des Rencontres nationales du numériques aura lieu le 5 juillet à Poitiers. Cross-media, communication digitale, réseaux sociaux… les dernières tendances en matière de TIC. Invité d’honneur : Joël de Rosnay, prospectiviste, cocréateur d’Agora Vox.

09 juin 2012

IA -SHS : La carte du Monde des sites les plus regardés sur le Web.


Voici une carte sans surprise publiée par Webempires à partir de chiffres extraits d’Alexa. Elle témoigne du combat planétaire entre Google et Facebook. Pourtant, elle montre une Asie qui résiste aux deux grands américains, avec des compagnies locales : Yandexen russe et Baidu en Chinois. Comme quoi le rouleau compresseur linguistique à laver les cerveaux de l'anglo-américain n'a pas encore totalement fait son oeuvre. L'Europe, évidemment, n'existe que derrière le géant Google.

En Amérique, au nord comme au sud, et en Europe (en gros l’occident démocratique proaméricain), c'est Google, en Afrique c'est Facebook, en Asie, les alternatives locales et une poche de résistance de Yahoo,  au Japon ... Bien entendu, tout ceci doit être interprété en fonction des conditions politiques, sociales et linguistiques. Du travail pour les sociologues des sciences de la communication.

Lien vers la carte du Monde (JPG).
Voir le palmarès Alexa des sites dans le Monde, par Pays (et en France), et par thématiques (notamment en sciences, sciences sociales, sciences cognitives, ingénierie et technologie.

09 mars 2012

IA - SHS : 30/06/12 - 36-15 ne répond plus !


COLLOQUE
Jeudi 05 avril 2012
Institut des sciences de la communication du CNRS
20 rue Berbier-du Mets, 75013 Paris (métro Gobelins)


Le 30 juin 2012, le réseau Transpac s’arrêtera, et le Minitel avec lui. 


Ce colloque reviendra sur les évolutions, continuités, ruptures entraînées par la pénétration rapide et massive dans le grand public de ce système interactif. Il s'agira de penser son appropriation, ses enjeux et les usages de cette technologie par ses différents acteurs : acteurs des télécommunications, monde professionnel, éditeurs de services, grand public... 
Si la genèse du Minitel et les premiers usages sont bien connus, il est nécessaire de replacer cette technologie de l’information et de la communication dans le temps long de l’histoire des médias et de l’innovation, des sciences de l’information et de la communication, de l’histoire des entreprises, etc.

08 mars 2012

DIV : Cloud et emploi.



C'est près de 190 000 emplois d'ici 2015 qui pourraient être créés en France dans le domaine en pleine expansion du cloud computing.
Il est vrai qu'à l'échelle mondiale, ce sont quelques 14 millions d'emplois qui seront générés par l'informatique dans les nuages, selon le cabinet d'études IDC, qui avait déjà identifié 10 tendances clefs.
Ces postes seront répartis au bénéfice de toutes les régions et de toutes les entreprises de toutes les catégories et de toutes les tailles.
Contrairement à l'idée reçue selon laquelle le "cloud computing" contribuerait à détruire des postes, il va plutôt être un facteur de création d'emplois dont 'il convient dès maintenant d'anticiper les besoins en hommes et en compétences, notamment une grande part à l'interface des STIC et des SHS.
Voir le rapport : IDC's Worldwide Cloud System Software Taxonomy, 2012.

03 mars 2012

SHS : Stresser sous le mail.


Les TIC, source de stress numéro un du salarié ! ! !
Quelles sont les répercussions du développement des technologies de l'information et de la communication (TIC) sur le contenu et l'organisation du travail dans les entreprises ?
Dans un rapport publié le 29 février, le Centre d'analyse stratégique (CAS) met en garde sur les risques psycho-sociaux qu'elles induisent, confirme les craintes de 2011, et émet pour 2012 des recommandations pour mieux les évaluer et les prévenir.

Quatre axes de réflexion dont feraient bien de s'inspirer les établissements universitaires, notamment ceux en charge des écoles d'ingénieurs ... histoire de montrer l'exemple aux futurs cadres et décideurs des entreprises ...

  • Les systèmes d'information sont avant tout des outils d'aide au travail et ils vont continuer à se développer.
  • Il faut former davantage les salariés à leur utilisation par un effort de formation continue.
  • Il est essentiel d'associer les "ressources humaines" dans la mise en oeuvre des projets.
  • Pour éviter les dérives, il faut développer des systèmes de régulation interne des usages des TIC.


Accès à la note de synthèse (ici).