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27 décembre 2022

ETH : Les nouveaux obscurantismes : l’Express fait le point !


Pour alimenter le débat, entre science et culture :


Des idéologues "scientistes" se parent d’une stature "sérieuse" pour justifier leurs thèses racistes et antiféministes. Les scientifiques ripostent.
De plus en plus, militants, étudiants et même universitaires contestent des connaissances fondamentales en sciences, et notamment en biologie..
Du créationnisme, en passant par l’eugénisme et jusqu’à l’ultra-féminisme, la théorie de l’évolution a maintes fois été dévoyée.
De la négation de la binarité sexuelle à celle des différences comportementales et cognitives entre hommes et femmes, l’idéologie antinaturaliste, qui voit dans le "genre" un choix à la carte, domine.
Négation des différences entre les sexes, disqualification de Darwin, décolonisation de la médecine… Un nouvel obscurantisme a pris ses quartiers en France.
Sexes biologiques, "décolonisation" de la science, Darwin... Le célèbre biologiste, professeur émérite à l’université de Chicago, appelle à ne pas confondre science et idéologie.



23 avril 2020

BIO : Ne nous plaignons pas des pangolins - Pour une vision écoépidémiologique.

Ne nous plaignons pas des Pangolins ni des chauves-souris, véritables souches à virus (voir ici). En effet, dans leur chronique pour une approche globale de la santé, les responsables de 14 organismes de recherche et d’universités fédérés par Allenvie (voir ici) précisent que les analyses génétiques du Sars-CoV-2 le rattachent au groupe des Betacoronavirus, et notamment montrent sa proximité avec le virus RaTG13, isolé sur une chauve-souris de la province chinoise du Yunnan,  à 60 kilomètres de Kunming, dans le sud-ouest de la Chine (77 % d’identité avec le Sars-Cov-2). Ils précisent qu’un virus encore plus proche a été récemment isolé chez le pangolin malais, qui peut infecter les cellules humaines (de 90% à 96%, voire 99 % d’identité avec le Sars-Cov-2 selon les publications - ici - et - là - ou encore - là - pour une revue), alors que le RaTG13 ne le peut pas. Cela suggère que le Sars-Cov-2 est issu d’une recombinaison entre deux virus différents, l’un proche de celui de la chauve-souris et l’autre plus proche de celui du pangolin (plus de précisions, voir ici).  L'épidémie de Sras qui a démarré en 2002 touchant 8000 personnes était déjà dû à un virus similaire qui s'était développé chez ces mammifères dans une grotte reculée de la province du Yunnan,. Il était alors passé à l'humain par l'intermédiaire de la civette masquée, un petit mammifère carnivore.

« Une première leçon de ce constat sur les origines probables du virus est qu’il ne servirait à rien d’éradiquer les pangolins, ni les chauves-souris. Les virus de cette famille courent à travers toute la biodiversité des mammifères, laquelle comporte de nombreux porteurs sains », rappellent les scientifiques. Il est d’ailleurs absurde de « penser que la biodiversité représente un danger potentiel puisqu’elle héberge de nombreux pathogènes » et, bien que contre intuitif, c’est « tout le contraire ». En effet, d’une part « une grande diversité d’espèces hôtes potentielles ou effectives limite la transmission des virus par un effet de dilution » (voir l’explication ici d’un effet de dillution rencontré dans plus de 70% des cas), et d’autre part, « la diversité génétique propre à chaque espèce contribue à faire émerger des résistances de l’hôte à son pathogène, et donc limite aussi sa transmission ». Une récente étude d’une équipe de l’University of South Florida à Tampa (Floride, USA), publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (Pnas), et portant sur une méta-analyse de 202 études d’interactions hôtes/pathogènes, dont 47 espèces parasitaires n’affectant que les animaux et 14 touchant aussi l’homme, montre que l’hypothèse de l’effet de dilution n’est en rien une exception, mais semble au contraire la règle. Les organismes pathogènes feraient en effet plus de ravages lorsque le nombre d’espèces décroît dans le milieu (voir ici le débat). De nombreux travaux scientifiques récents montrent ainsi que de la qualité de la biodiversitédépend la qualité de la santé, d’où le concept de One Health, et que l’éradication des espèces vecteurs supprime l’effet de dillution et aggrave la situation sanitaire humaine.
La biodiversité amoindrit en effet les ravages causés par un parasite, et ce dans tous les contextes écologiques : microparasitee (virus, bactéries, champignons, etc.) ou macroparasites (vers nématodes, trématodes, etc.), cycles de vie soit plus ou moins complexes implicant un nombre plus ou moins grand d’espèces hôtes, et cela aussi bien pour les espèces animales (agriculture, chasse, médecine vétérinaire) ou l’homme (médecine humaine). C’est ainsi que « le déclin de la biodiversité qui, en réduisant les populations d’hôtes et, ce faisant, la probabilité d’apparition des résistances, augmente les risques de transmission des pathogènes et l’émergence des maladies associées ». Donc pour se protéger des virus, protégeons les souches à virus car, plus nombreux elles sont, plus elles nous protègent, pour peu qu’on les laisse tranquilles. Et là, et un second problème.
Voici le scénario que les auteurs de la tribune rapportent et qui a amené à la diffusion du virus. Alors que les chauves-souris et les pangolins n’ont aucune raison d’être en contact direct entre eux, et très peu de chances d’être en contact directement rapproché avec les hommes, c’est le fait de les chasser et de les concentrer sur des marchés qui a permis « le passage de la chauve-souris au pangolin, puis du pangolin aux humains ». Ainsi le coronavirus de la chauve-souris qui n'est pas transmissible à l'homme a bénéficié de la proximité des chauves-souris captives en contact avec des pangolins eux-mêmes captifs au même endroit. Deux hypothèses, soit il s'agit d'une mutation du virus de la chauve-souris àpar le passage par le pangolin, soit plus probablement il s’agit d’une chimère entre deux virus préexistants, qui a acquis des propriétés  de capacité à pénétrer les cellules humaines (voir ici).
Alors que ces espèces animales sont strictement protégées, et que leur commerce est évidemment interdit, on constate que la consommation de leur viande et l’incorporation de certaines parties (ailes, écailles…) dans les préparations de médecine traditionnelle asiatique sont les raisons principales de cette hécatombe, et de l’augmentation des contacts avec les humains. Il y a là, évidemment des raisons traditionnelles, mais elles sont amplifiées par de véritables trafics mafieux probablement en réponse à des effets de mode et de défiance de la médecine moderne au bénéfice des nouvelles industries des médecines alternatives, ainsi que des remontées des croyances et d’un mouvement global mondial de négation et de refus de la science.
Les conséquences de ce constat sont multiples, avec en premier lieu la mise en œuvre de politiques résolues ; c’est « une nécessité de santé publique » alertent les signataires de la chronique du Monde. Il faut d’urgence limiter « les activités humaines qui appauvrissent directement la biodiversité ». Cela ne se fera pas sans entreprendre une éducation globale des populations, de manière transculturelle, et surtout sans une revalorisation de l’image de la science (qui n’est pas bien aidée par les batailles de chiffonniers ni les pratiques individualistes de chercheurs maintenus en concurrence par des systèmes compétitifs d’appels d’offres ou d’évaluation de carrière). C'est à ce prix qu'un effort international de lutte contre les mafias pourra être efficace, par la chasse à l’institutionnalisation des comportements à risque et à la chute des demandes de marché noir, en engageant dès les plus jeunes âges de scolarisation au respect de logiques naturelles de préservation de la biodiversité.
Nous en sommes malheureusement encore loin, y compris dans notre pays.

11 avril 2020

BIO : Plasticité compensatoire favorable facilitant une fonction cognitive.

La plasticité cérébrale n’a pas fini de nous interroger et l’on la sait caractérisée par de multiples facteurs. Ainsi semble-t-il que cette plasticité soit opérante en terme compensatoire, lors d’atteintes cérébrales de supports réputés nécessaires à l’expression d’une fonction cognitive, mais à la condition que cette atteinte intervienne avant un âge spécifique à chacun des systèmes, pendant une sorte de « fenêtre de plasticité ». Au-delà de cette période, la compensation est difficile, voire impossible. Le cas d’une jeune américaine interroge cependant les scientifiques et pose à la fois des problèmes de compréhension de cette plasticité mais également sur sa signification biologique, notamment au niveau de son intérêt évolutionnaire.
Cette jeune patiente, aujourd’hui âgée de 14 ans, est née sans hémisphère gauche. En fait, l’hémihydranencéphalie telle qu’elle est décrite dans les cas publiés dans la littérature médicale, montre que les enfants concernés naissent avec deux hémisphères mais que l’un d’eux est détruit dans les premières mois de vie. Cette atteinte provoque des handicaps et toute une série de déficits que l’on étudie précisément avec des tests spécialisés. Ici, les parents se sont appercus du problème vers l’âge de 7 mois, suite à des problèmes moteurs et de préhension réflexe unilatérale. À 10 mois, l’IRM cérébrale montrait déjà l’absence totale d’hémisphère gauche, l’hémisphère droit étant de volume normal. L’examen neurologique révélait un déficit moteur de la main droite et du membre inférieur droit, une suppression de la vision du champ visuel droit des deux yeux. Depuis, la jeune fille est devenue gauchère, incapable d’établir des substitutions sensori-motrices suffisantes (hémiparésie droite et champs visuels droits déficitaires des deux yeux).
Au plan étiologique, l’hémisphère cérébral gauche ne s’est donc pas développé et a même involué du fait d’une occlusion de l’artère carotide gauche survenue très tôt au cours du développement. Pour rappel, le système carotidien est constitué de l’artère carotide commune, issue pour l’hémisphère gauche de l’aorte, puis se divise en deux artères. La branche carotidienne externe irrigue l’ensemble de la face et du scalp, l’artère carotide interne concerne le cerveau antérieur, notamment le système cortical, les yeux, l’oreille interne... C’est de cette branche interne dont ils s’agit dans le cas cité, l’hémisphère non développé ayant été remplacé par du liquide céphalo-rachidien. Il faut rappeler que, dans la très grande majorité des cas, sauf chez de très rares gauchers dits purs, les fonctions langagières sont supportées par l’hémisphère gauche, tant en ce qui concerne la production phasique (aire de Broca) que la compréhension (aire de Wernicke). Les principales pathologies du langage sont d’ailleurs les conséquences d’atteintes de l’hémisphère gauche. Le test de Wada est spectaculairement démonstratif de la relation étroite des territoires et fonctions du langage avec l’irrigation carotidienne interne (injection intra-carotidienne interne d’amytalsodium).
Une équipe de neuropsychologues et neurologues ont pu suivre cette jeune patiente de l’âge de 14 mois jusqu’à aujourd’hui, soit sur près de 13 ans. Les résultats ont été publiés le 29 février 2020 dans la revue Cortex par une équipe multicentrique de Californie, Iowa et Illinois.
Les données relevées se sont affinées avec l’âge et l’acquisition des performances et des compétences langagières et cognitives, en même temps qu’étaient étudiées par IRM la structure et l’activité de l’hémisphère droit. Les chercheurs se sont notamment interessé à la connectivité au sein de la substance blanche et ont pu repérer comment les réseaux se sont organisés au cours du développement. Les examens d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) ont permis d’étudier la localisation de l’activité cérébrale pendant les tests de langage, permettant d’étudier à la fois les zones corticales impliquées mais également les faisceaux de substance blanche de l’hémisphère droit associés au traitement du langage. Toutes ces données ont été référées à celles des enfants normaux et plus particulièrement à celle de son jeune frère, pour la proximité génétique et le milieu d’évolution, ainsi qu’avec celles relatives à 3 cas d’enfants ayant été victimes d’un accident vasculaire cérébral périnatal.
Si pendant la période préscolaire, la fillette a d’abord présente un retard d’acquisition du langage, notamment en vocabulaire et en syntaxe, elle a ensuite acquise tout au long de sa scolarité des compétences langagières décrites comme remarquables. Certaines des dimensions du langage sont supérieures à la normale pour son âge, d’autres sont exceptionnellement élevées, en phonologie et décodage des mots, dépassant constamment les compétences des enfants n’ayant pas d’anomalie de développement. Ces performances posent d’ailleurs le problème d’existence de facteurs limitants chez les sujets normaux dont se serait affranchi le cerveau unilateralisé, alors que pourtant les trois enfants ayant subi un AVC gauche en période périnatale n’ont pas rattrapé leur retard. 
Les compétences en raisonnement spatial, en calculs de difficulté croissante, en mathématiques ou en tâches de complétion de dessin sont préservées, et sont mêmes pour certaines au dessus de la moyenne.
Les études neurofonctionnelles (IRMf) montent une substitution des fonctions habituellement latéralisées à gauche sur l’hémisphère droit, et le volume des fibres longues de la substance blanche (faisceau arqué) connectant à des zones impliquées dans le traitement du langage dans l’hémisphère droit est plus important que dans l’hémisphère droit ou gauche d’enfants normaux.
Les auteurs émettent l’hypothèse que la plasticité cérébrale est donc à examiner selon la fonction substituée, la patiente n’ayant pas récupéré ses fonctions motrices. Ils pensent que l’acquisition des performances préservées a été même favorisée par des processus dont il faudra faire la part entre les rôles respectifs de la génétique, de l’environnement enrichi dans lequel vivent ses deux enfants, et de causes purement neuro-pathologiques.
Il serait intéressant de resituer le cas de cette meilleure aptitude liée à une levée d’inhibition par l’hémisphère manquant, dans le cadre de la logique du bénéfice biologique, ainsi que de comprendre l’intérêt évolutionniste d’une telle inhibition dans un intérêt adaptatif. Pourquoi un sujet serait-il handicapé dans un état normal par rapport à une pathologie habituellement considérée comme délétère pour l’espèce, sauf dans un cas favorable à l’évolution, ce qui n’est pas le cas ici. Il est important d’examiner la question de l’utilité adaptative de cette meilleure performance de manière compensatoire du handicap d’autres fonctions. 
Ces résultats vont néanmoins dans le sens d’une distinction de fonctions au sein de l’encéphale, et d’une différence des processus de compensation selon cette distinction. La cognition est donc plus à considérer comme un ensemble de fonctions, supportées habituellement par des systèmes neuronaux, mais que d’autres peuvent ou non compenser de manière spécifique pour chacune d’elles.
Quoi qu’il en soit, cette étude montre l’extrême pouvoir d’adaptation du cerveau en évolution chez l’enfant et ses capacités à transférer sur d’autres structures des capacités de support de fonctions nécessaires à une vie quotidienne adaptée de la manière la plus performante au bénéfice de l’expression de ces fonctions.

L : gauche. Séquences IRM. Coupes coronales, axiales et sagittales. Patiente de 14 ans (C1). Asaridoua SS, et al. Cortex. 29 Feb 2020.

Asaridou SS, Demir-Lirab OC, Goldin-Meadow S, Levine SC, Small SL. Language development and brain reorganization in a child born without the left hemisphere. Cortex. Available online 29 February 2020

20 décembre 2018

IA : Pour une histoire naturelle de l’intelligence artificielle.

L’actualité et les succès informatiques de l’Intelligence Artificielle ainsi que les performances toujours plus spectaculaires des machines numériques, calculateurs et robots, amènent certains spécialistes de l’IA à la présenter et la faire considérer par le grand public comme un domaine spécifique, à part de ceux de la cognition ou de ses productions artefactielles. Ce statut singulier, qui mobilise les milieux socio-économiques comme les artistes et certains penseurs transhumanistes, ne peut pourtant pas être conçu sans référence à l’homme, à sa pensée et à sa puissance d’instrumentation, mais aussi et plus largement à sa place dans le monde du vivant. 
Bernard Claverie propose ici un article, dans le numéro spécial « Le devenir-cyborg du monde » de la revue « Figures de l’art »  (numero 35), coordonné par Bernard Lafargue et Bernard Andrieux, montrant comment la métaphore d’une IA toute puissante peut être ramenée au problème global de la valeur biologique des intelligences, et combien l’IA gagnerait à s’inscrire dans une vision intégrée, saine et évolutive de l’intelligence naturelle.
Lien de téléchargement de l’article (ici).

24 octobre 2018

IA - BIO : Construtif - numéro spécial NBIC

« Constructif » est le « Laboratoire d'idées » de la Fédération du bâtiment, abordant les grandes questions posées à la société moderne. Constitué  en « espace de débat, d'analyse et d'échange d'expériences », il souhaite éclairer les cadres et les décideurs du monde du bâtiment dans leur réflexion sur les grandes questions du champ économique et social.


Le numéro 42, paru en novembre 2015, aborde la question des « nouvelles limites du vivant » et propose une série d’articles sur les NBIC. On y retrouvera un article sur « l’homme réparé ou augmenté - le prix de l’anormalité » (lien).

11 mars 2018

BIO - SHS : Ne pas dire "non" est une histoire de dégoût ou d'autorité.

Vous savez dire non ? Vous avez de la chance ! Certains en sont incapables...
Pourquoi donc certaines personnes peuvent affirmer leur désaccord et d'autres pas ? C'est la question que se sont posée des scientifiques du laboratoire de neurosciences sociales de l'Institute of Cognitive and Clinical Neurosciences de la Monash University (Melbourne), et de l'école de psychologie de l'University du Queensland (St Lucia) en Australie.
Les scientifiques, qui ont publiés leurs résultats dans Frontiers in Human Neuroscience, ont tenté de trouver une explication à ce phénomène bizarre : pourquoi certaines personnes ne peuvent-elles littéralement pas dire "non" ou entrer dans une forme d'opposition à autrui ? Ils ont étudié par imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) les zones du cerveau en activité chez des patients souffrant d'un trouble léger consistant à ne jamais oser affirmer leur opinion propre et à adopter systématiquement celle des autres. Que se passe-t-il lorsque on leur demande toutefois de se forcer à se dépasser et à imposer leur pensée en déclarant leur propre opinion contradictoire ?
Les régions les plus stimulées dans une telle condition expérimentale sont apparues au niveau du cortex préfrontal médian, supposées impliquées dans le langage, la mémoire de travail, et le raisonnement. Mais, à la différence des témoins, une autre zone est concernée : le cortex insulaire qui est stimulé à ce moment-là. Il correspond à un territoire dont l'activité est habituellement associée au dégoût, à la dépendance et qui semble impliquée dans les processus de prise de conscience. Ces deux régions interagissent chez les patients et provoquent un stress intense. Ainsi, lorsqu’une personne qui ne sait ou ne peut pas dire non est amenée à refuser une opinion, son cerveau génère un message d’anxiété, et elle se comporte comme si elle ne se sentait pas autorisée à penser par elle-même. Les personnes souffrant de ce problème se retrouvent alors dans une situation critique, car elles se sentent obligées d’être conformes à ce que pensent les autres, y compris à l’encontre de leur propre intérêt, ce dont elles ont néanmoins conscience.
De toute façon, être en désaccord n’est jamais une partie de plaisir, et ne facilite pas les bonnes relations sociales… Mais encore moins pour ces personnes qui, selon les chercheurs, se retrouvent en situation de "stress mental intense", dans une situation difficile et anxiogène. La solution, pour elles, serait alors de fuir les situations dans lesquelles elles risqueraient d'entrer en désaccord. Ou bien, l'idéal trouvé par certains est encore plus efficace : obliger les autres à adopter leurs idées.

13 février 2018

BIO : Le sandwich pollutant.

Dans un article publié ce mois-ci, l’Association britannique du sandwich (BSA) rend compte d'une étude de l'université de Manchester, publiée dans la revue Sustainable Production and Consumption.
Cette étude révèle que la consommation annuelle des sandwichs consommés au Royaume Uni serait responsable de l’émission de près de 10 tonnes de CO2, ce qui équivaut à l’utilisation de 8,6 millions de voitures sur un an. Cette consommation serait de 11,5 milliards de sandwichs par an, dont la moitié étant préparée à la maison et l'autre achetée dans le commerce. Elle génèrerait en moyenne 9,5 millions de tonnes d'équivalent CO2.
En cause, la production, la transformation, leur emballage, leur transport mais surtout la conservation au frais des sandwichs. Cclle-là, dans les grandes surfaces représente ainsi jusqu'à 25% de leur empreinte carbone. L'étude estime que cette empreinte pour un seul sandwich est équivalente en moyenne à celle d'une voiture roulant pendant 19 km. 
Cette catastrophe écologique pourrait être réduite de 50% en modifiant d'une part les recettes, d'autre part l'emballage et le recyclage des déchets, et enfin en repoussant simplement leur date de péremption. Ainsi, la BSA estime que prolonger la durée de conservation des sandwichs en assouplissant les dates de consommation pourrait permettre d'économiser au moins 2.000 tonnes de déchets par an. 
Le plus écologique serait de célèbre "jambon-fromage" fait à la maison.
Voir ici (pdf).

18 août 2017

TECH : Techno hype - Gartner publie son cycle 2017.


L’institut de conseil et d'études technologiques Gartner est l'un des grands observateurs et analystes mondiaux de l'évolution des technologies. Il a théorisé au début des années 2000 les étapes de maturité et d'adoption de ces technologies innovantes qui semblent suivre une dynamique particulière appelée "cycle du hype". Ce cycle correspond ni plus ni moins à une courbe logistique bien connue en biologie cybernétique pour traiter de l'homéostasie ("processus opposants" de Sokoloff), que les experts de Gartner ont redécouvert ou en s'en inspirant pour l'appliquer aux évolutions technologiques. Le peu de publications sur le sujet de la part de Gartner laisse planer l'ambiguïté sur ces quelque 110 cycles proposés (payants), mais chacun sait que la science est un éternel renouvellement!

Mais qu'est-ce que veut dire "hype" ?
Littéralement, on peut traduire par "branché", "dans le coup",  "dans le vent". A l'origine, le terme vient du monde anglo-saxon de la couture et désigne le "battage" ou le "tapage médiatique", promu par certains médias à un moment donné (articles, reportages, éditoriaux, émissions tv, photos de starts portant de la "hype", etc.). Certains préfèrent la notion d’avant-gardisme suscitant d'abord une certaines méfiance, voire un refus, mais arrivant à percer grâce au battage et à la réputation des adeptes. Les trucs "hype" se diffusent par le "buzz".
Gartner observe ce qui est à la mode, participe par ses observations au tapage et fait donc le buzz. A force de répétition et de pouvoir de conviction, l'institut a imposé son cycle et en fait même commerce, en le protégeant probablement auprès de juriste qui n'ont jamais rien lu en biologie. Le buzz fait son effet, et le monde industriel et des technologies suivent la mode : en techno, et bien évidemment en électronique ou informatique, il faut être branché ! Sinon ça s'arrête et il faut rebooter...

Voyons de plus près : selon Gartner, chaque technologie innovante suit la dynamique de la "hype" (ou du "hype", comme l'on veut). Les technologies qui survivent passent par le phénomène "hype" théorisé en cinq stades. Ces étapes sont "déposées par Gartner" et correspondent à la perception de l'avancée de ces technologies par les experts et les industriels, et à leur popularité auprès du public.
Ce chemin traverse donc successivement les étapes de l'enthousiasme du début (innovation trigger), des attentes irrationnelles (peak of inflated expectations), du désenchantement ou de la désillusion (trough of disillusionment), du retour en lumière (slope of enlightenment), puis de la mise en productivité vers le succès (plateau of productivity).
D'après Gartner, qui se garde bien de publier les données sources sur lesquelles il s'appuie pour valider cette uniformité de parcours, toutes les technologies qui ont réussi telles que l'internet, le cloud, le big data, la 3G, le smartphone et les tablettes, etc. ont emprunté cette dynamique et ont franchi a leur propre vitesse les différentes étapes du cycle "hype".
Chaque été, l'Institut Gartner publie son édition annuelle, en précisant les états d'avancement et les délais nécessaires avant leur adoption à grande échelle pour chaque technologie potentiellement d'avenir.

L'an passé, Gartner indiquait par exemple le 16 aout (2016), les états suivants :
- enthousiasme pour la poussière intelligente, l'impression 4D et l'ordinateur quantique ;
- attente irrationnelle pour la blockchain, la maison connectée et les véhicules autonomes ;
- désillusion pour l'internet des objets, le machine learning et la réalité augmentée ;
- illumination pour la réalité virtuelle, le contrôle gestuel et l'impression 3D.
Ce 15 aout 2017, Gartner a publié (lien) :
- enthousiasme pour la poussière intelligente, l'impression 4D, l'homme augmenté et les BCI ;
- attente irrationnelle pour les robots intelligents, le machine learning, le deep et le smart learning ;
- désillusion pour les véhicules autonomes, la blockchain et la réalité augmentée ;
- illumination pour la réalité virtuelle.

En fait, Gartner indique trois tendances fortes.
1/ - L'intelligence artificielle généralisée (partout), avec l'IA générale mais aussi le deep et le machine learning, la poussière intelligente, les véhicules autonomes, l'informatique cognitive, les drones commerciaux, les interfaces de conversation, les robots et espaces de vie et de travail intelligents ...
Ces technologies suscitent les attentes les plus fortes que ce soit de la part du public, des experts ou des industriels.
2/- Les technologies d'immersion, avec l'impression 4D (objets qui peuvent changer de forme), les brain-computer interfaces, l'homme augmenté par les systèmes technologiques, et qui restent à des phases d'enthousiasmes. La réalité virtuelle, la réalité augmentée, les nanotubes électroniques ou la maison connectée sont plus proches de la maturité.
3/- Les plateformes digitales avec la 5G, la blockchain, l'internet des objets, l'informatique quantique, les systèmes neuromorphiques, le edge computing ...
Ces technologies sont chargées d'espoir et doivent pouvoir révolutionner le monde des usagers des technologies.
Voir le tableau synthétique ici (lien).

Tout cela est très "hype" ... On verra bien.

10 janvier 2017

BIO - SHS : Petit traité de l'espace - Conférence de Michel Denis


Rencontre avec Michel Denis à la Librairie Georges de Talence
Mercredi 18 janvier à 18h

Michel Denis est directeur de recherche émérite au CNRS. Ses travaux ont porté sur le rôle de l’image mentale dans la cognition humaine et plus spécialement sur la construction d’images mentales à partir du langage. Ses intérêts se sont étendus par la suite à la cognition spatiale, notamment au rôle de l’image et du langage dans l’élaboration des connaissances spatiales, ainsi qu’à la construction de systèmes d’aide verbale à la navigation. Avec ses collègues du CEA, il a mené les toutes premières études françaises sur l’imagerie mentale utilisant des techniques d’imagerie cérébrale fonctionnelle. Il a mené également des travaux utilisant la réalité virtuelle dans l’étude des processus responsables de la construction des connaissances spatiales.

Michel Denis a publié Petit traité de l’Espace aux éditions Mardaga (2016).
"Tout être vivant inscrit son activité dans l’espace. Environnements proches accessibles à notre vue, environnements lointains, villes, continents... Nous explorons l’espace en le traversant, mais aussi en écoutant les descriptions qui nous en sont faites, en étudiant cartes, atlas ou supports numériques. Nous mémorisons des itinéraires, nous comparons des distances, nous retrouvons notre point de départ après un long trajet. Nos capacités de raisonnement nous permettent d’imaginer des raccourcis, de créer de nouveaux parcours, en un mot, de manifester notre adaptation à l’environnement. Les technologies numériques étendent cette capacité en offrant à l’individu de nouvelles formes d’assistance au déplacement. Ces dispositifs sont particulièrement utiles pour les personnes souffrant de déficits visuels ou encore d’atteintes neurologiques spécifiques.
Quelles capacités mentales l’individu doit-il mobiliser lorsqu’il est confronté à l’espace ? Quelles fonctions cérébrales met-il en œuvre ? La psychologie et les neurosciences jouent un rôle primordial pour répondre à ces questions, comme en témoignent plusieurs chapitres de ce livre. Mais un ouvrage consacré à l’espace doit aussi donner leur place à d’autres disciplines concernées par la question : la géométrie, la géographie, l’urbanisme, l’architecture, la peinture, le cinéma, etc. Les sciences du langage participent elles aussi à ce concert scientifique, lorsqu’elles analysent la manière dont l’art littéraire est mis au service de la description de l’espace. Enfin, les systèmes d’aide à la navigation, la robotique, la réalité virtuelle constituent des domaines privilégiés d’application des connaissances touchant à la représentation de l’espace.
L’espace est donc au carrefour de nombreuses disciplines. Pour la première fois, un ouvrage de synthèse révèle la manière dont chacune apporte son éclairage à la compréhension des conduites de l’être humain au sein de son environnement." (source Mardaga)
Lien vers le site de l'éditeur (ici).
La rencontre sera animée par Bernard Claverie, directeur de l'ENSC.

La Librairie Georges et le Café de Georges. 300, cours de la libération. TALENCE
0556046800 / www.librairiegeorges.com 

23 mars 2014

BIO, IA : Convergence NBIC - après l'homme augmenté, voici la plante augmentée.

Une publication dans la revue Nature ouvre la perspective des plantes hybrides augmentées.

Les nanotubes de carbone appartiennent à la famille des fullerènes. Cette molécule composée exclusivement de carbone, est très résistante et dure. Ces nanocomposants, jusqu’à 100 000 fois plus minces qu’un cheveu, permettent en outre une excellente conductivité électrique et une conductivité thermique très efficace. 
leurs propriétés confèrent donc une utilité à la fois structurelle (solidité, taille, résistance ...) et fonctionnelle (conduction, température ...).
On sait que les nanotubes de carbone sont de très bons fertilisants pour faire pousser les plantes. Les mécanismes étaient jusqu'ici mal expliqués et restent l'objet de recherches afin de déterminer des modes d"absorption.
Des scientifiques ont poussé l'expérience plus loin en se libérant de la question, en essayant de produire directement une hybridation entre un type de cresson habituellement utilisé dans la recherche de physiologie végétale, arabidopsis thaliana, et des nanotubes de carbone à paroi simple (SWNT). Une équipe composée des chercheurs du Dpt. of Chemical Engineering du MIT (Cambridge-Massachusetts), du Dpt. of Chemical Engineering du California Institute of Technology (Pasadena-)aliforme), et du Dpt. of Biochemistry de la Dumlupinar University (Kutahya-Turquie) a réussi à transformer une plante en un hybride augmenté. 
Ils ont ainsi réussi à insérer des nanotubes de carbone dans l'enveloppe lipidique des chloroplastes, c'est-à-dire les cellules chargées de transformer la lumière et le dioxyde de carbone en énergie et en sucre. Les nanotubes de carbone ont été recouverts d’ADN, puis glissés dans les membranes des chloroplastes de la plante. Pour quantifier le mécanisme, les chercheurs ont utilisé un colorant qui change de couleur lorsqu’il absorbe des électrons. Les particules chargées étant produites pendant la photosynthèse, plus la photosynthèse est importante, plus le changement de couleur est donc visible. L'équipe a montré que l'hybridité permet de tripler la production d’énergie par la plante. Les SWNT sont particulièrement sensibles aux gammes proches de l'infrarouge. 
L'application pourrait permettre de cultiver des plantes dans des espaces peu ou mal éclairés, sous des latitudes peu propices ou sous des abris, mais également de promouvoir des matériaux biomimétiques pour la détection de la lumière et/ou la chaleur. 
Les résultats montrent également que les nanotubes de carbone sont capables de détecter le monoxyde d’azote dans l’environnement. Cette propriété est également très importante puisqu'elle permet d'envisager l'utilisation de telles plantes hybrides pour réduire le dioxyde de carbone de l’atmosphère et ainsi promouvoir des environnements assainis. 
Cette avancée majeure, qui est passée inaperçue du monde des technologistes, a été publiée dans "Nature materials" le 16 mars 2014 (lien). 

 Ref : J.P.Giraldo et al. (2014). Plant nanobionics approach to augment photosynthesis and biochemical sensing. Nature Materials 13, 400–408.

19 février 2014

BIO - SHS : Les émotions sont stables dans les cerveaux.

Une publication dans PLoS ONE rapportant des travaux associant le Center for Cognitive Brain Imaging et le Department of Social and Decision Sciences de Carnegie Mellon (Pittsburgh, Pennsylvanie), tend à montrer que tous les humains utilisent les mêmes aires cérébrales lorsqu’ils activent leurs émotions.
Les chercheurs ont demandé à des sujets explorés en imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) de reproduire mentalement neuf émotions de base : peur, colère, joie, tristesse, dégoût, bonheur, envie, honte, désir. Le traitement des données recueillies a montré une étroite correspondance interindividuelle de l'activité cérébrale pour chaque émotion.
  Les résultats suggèrent une structure stable de représentation neuronale de l'émotion. Le modèle de systématicité des activations neuroniques suggère même aux auteurs la possibilité de produire dans le futur une prédiction de la réaction émotionnelle à un stimulus particulier.
Lien vers la publication : Kassam KS, Markey AR, Cherkassky VL, Loewenstein G, Just MA (2013) Identifying Emotions on the Basis of Neural Activation. PLoS ONE 8(6): e66032. doi:10.1371/journal.pone.0066032

07 décembre 2013

BIO - SHS : La forme du cerveau et l'intelligence future.

Une étude menée par des chercheurs du Laboratoire de psychologie du développement et de l’éducation de l'enfant du CNRS et du centre NeuroSpin, viennent de montrer que la structure du cerveau avait une influence sur les capacités cognitives des enfants préscolaires.
Ainsi un certain type d'asymétrie entre les deux hémisphères cérébraux pouvait expliquer en partie les performances intellectuelles d'enfants de 5 ans sur une tâche qui permet de mesurer le contrôle cognitif. Les enfants dont les deux hémisphères sont asymétriques au niveau du cortex cingulaire ont de meilleurs résultats sur certaines tâches cognitives. L'hypothèse avancée par les scientifiques pour expliquer ces performances est que l'asymétrie des hémisphères droit et gauche correspond à une plus grande latéralisation et donc à une plus grande spécialisation de chacun d'entre eux. Une telle variabilité anatomique entre individus n'interviendrait que pour 20 % dans les résultats cognitifs constatés. Le reste, c'est-à-dire l'essentiel des performances intellectuelles enregistrées, dépendrait de l'ensemble des facteurs environnementaux, éducatifs et sociaux.
La publication sent le souffre : on peut alors imaginer que les enfants pourraient avoir des besoins pédagogiques différents en fonction des spécificités anatomiques de leur cerveau. Une porte ouverte sur une certaine forme de sélection, non plus au faciès, mais pire encore, à la forme de son cerveau. Laissez trainer cette idée chez certains anciens politiques et ils proposeront des programmes scientifiques de détection de l'adaptation sociale ou scolaire chez les jeunes enfants.
Voir la publication (lien).

06 décembre 2013

BIO : De l'ADN humain de 400.000 ans.

Une partie de l'ADN d'un être humain vieux de 400.000 ans a été reconstituée àpartir d'un os découvert sur le site préhistorique espagnol d'Atapuerca, rapporte la revue Nature du 4 décembre 2013 (lien). 

Le plus ancien génome humain séquencé jusqu'alors était âgé de 70.000 à 80.000 ans et appartenait à une fillette membre d'un groupe d'hommes de Denisova, cousins de Neandertal et de l'humain moderne.

Les auteurs, dont Juan-Luis Arsuaga, directeur du Centre pour la recherche sur l'évolution et le comportement humain de Madrid (Espagne) et Svante Pääbo, directeur de l'Institut Max Planck d'anthropologie évolutionniste de Leipzig (Allemagne), de cette étude publiée par Nature ont développé une technique pour exploiter l'ADN ancien détérioré. Un échantillon de deux grammes de poudre d'os provenant d'un fémur retrouvé dans une des cavernes du site appelé « Gouffre des os » et mis au jour à Atapuerca en Espagne, a permis de reconstituer l'ADN mitochondrial d'un hominidé. Cet ADN mitochondrial existe en de multiples exemplaires et se transmet exclusivement par la lignée maternelle, ce qui est très utile pour retracer l'évolution d'une espèce au fil du temps.
La comparaison de cet ADN avec celui des néandertaliens, des dénisoviens, des humains modernes et d'autres primates a montré que l'hominidé d'Atapuerca est plus lié aux hommes de Denisova, que l'on retrouve en Sibérie et en Océanie, qu'à Néandertal, auquel il emprunte pourtant certains traits physiques, et donc que l'origine des néandertaliens et de humains modernes est plus complexe qu'attendu.

04 décembre 2013

BIO - SHS : Hommes/Femmes - des cerveaux différents.

Une recherche publiée dans la revue américaine PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America) montre que les cerveaux des hommes et ceux des femmes sont connectés de façon différente.
L'équipe des chercheurs, dirigée par Ragini Verma, professeur de radiologie à la faculté de médecine de l’Université de Pennsylvanie, a comparé les cerveaux de 521 femmes et 428 hommes en bonne santé et âgés de neuf à vingt-deux ans. 
Le résultat de cette étude montre des connexions intracérébrales différentes entre hommes et femmes. Ces différences de connectivité cérébrale permettent de comprendre pourquoi les hommes excellent dans certaines tâches et les femmes dans d'autres. Elles aident à fournir une base neuronale potentielle expliquant les femmes sont supérieures aux hommes pour la capacité d'attention, la mémoire des mots et des visages ainsi qu'aux tests d'intelligence sociale alors que les hommes sont meilleurs en capacité et vitesse de traitement de l'information.
Ceux-ci présentent en effet une plus grande connectivité neuronale entre le devant du cerveau, siège de la coordination de l'action, et l'arrière où se trouve le cervelet, important pour l'intuition. Les images montrent aussi un grand nombre de branchements dans chacun des deux hémisphères cérébraux facilitant les échanges d'informations entre les centres de la perception et ceux de l'action. Ils sont ainsi en moyenne plus aptes à apprendre et à exécuter une seule tâche, comme faire du sport ou toute autre tâche spécifique.
Les femmes quant à elles ont des connexions développées entre l'hémisphère droit, siège de la capacité d'analyse et de traitement de l'information, et l'hémisphère gauche, centre de l'intuition. Elles ont une mémoire supérieure et une plus grande intelligence sociale qui les rendent aptes à mieux exécuter de multiples tâches et à trouver des solutions pour le groupe.
Cette recherche vient confirmer l'existence d'une base neurologique à la différence comportementale entre les sexes.