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25 avril 2020

IA - TECH : 25 Technologies pour booster l’économie post confinement

Le magasine Forbes propose aujourd’hui une liste prévisionnelle des technologies à mettre en œuvre pour booster l’économie de sortie de confinement (lien ici). Pour le magasine, il ne fait aucun doute que, malgré la crise terrible qui frappe le monde, cette décennie va mettre en œuvre des avancées technologiques permettant de compenser, rattraper voire rayer l’effet désastreux du confinement pour une reprise économique drivée par les technics.
Voici les 25 nouvelles technologies, dont bon nombre sont déjà de la compétence des ingénieurs diplômés de l’ENSC (voir plus de détail, lien ici).
  1. L’intelligence artificielle (au programme de toutes les années, plus parcours de 3eme année, et chaire ENSC/IBM autour de Watson) ;
  2. L’Internet des objets (IoT) ;
  3. Les technologies portables et l’humain augmenté (au programme de toutes les années et parcours de 3ème année) ;
  4. Le Big data et l’analyse augmentée (voir le DU Big data et statistiques pour l’ingénieur) ;
  5. Les environnements intelligents (au programme de deuxième année) ;
  6. Les Blockchains et la protection de registres ;
  7. Le cloud et la technologie de pointe (au programme) ;
  8. La réalité augmentée (idem) ;
  9. Les jumeaux numériques ;
  10. Le traitement du langage (au programme) ;
  11. Les interfaces vocales ;
  12. La vision artificielle et la reconnaissance faciale (en collaboration avec l’Institut d’optique, antenne de Bordeaux) ;
  13. Les robots et cobots (spécialité de 3ème année) ;
  14. Les véhicules autonomes (équipe de recherche avec l’IFSTTAR) ;
  15. La 5G ;
  16. La génomique et l’édition génétique ;
  17. La co-créativité homme-machine et le design augmenté (en collaboration avec les écoles de Condé) ;
  18. Les plateformes numériques ;
  19. Les drones et les véhicules aériens sans pilote (projets de 2eme année avec les simulateurs de la plateforme technologique) :
  20. La cybersécurité ;
  21. Les ordinateurs quantiques (au programme de la chaire ENSC/IBM) ;
  22. L’automatisation des procédés robotiques (cf. l’option de 3ème année) ;
  23. La personnalisation de masse et les micromoments ;
  24. Les impressions en 3D et 4D ;
  25. La nanotechnologie et la science des matériaux.
Voici une liste qui semble déjà bien remplie à l’ENSC, et qui donne plein d’idées pour collaborer avec l’ENSEiRB-MMK, l’Ecole de chimie (ENSCBP), l’Ecole des biotechnologies (ENSTBB), l’IOGS, et l’Institut Mines Telecom, dans un projet de rapprochement à reprendre par la nouvelle équipe de direction.

14 décembre 2017

DIV : Vers la fin de l’égalité devant Internet.

Le président Barack Obama avait en 2015 confirmé la règle de « neutralité du net », garantissant à tous un Internet libre et ouvert. L’Internet était alors considéré comme un bien public, au même titre que le réseau téléphonique, et les règles de neutralité et d’égalité s’y appliquaient donc selon le même principe.
Or, ce jeudi 14 décembre 2017, le gendarme américain de l’Internet, la Commission fédérale des communications, a fait voler en éclats le principe d’égalité de traitement et d’accès des connexions : désormais les opérateurs US feront ce qu’ils veulent (lien). Ralentir la vitesse de connexion pour accéder à certains sites, l’augmenter pour certains autres, seront possibles selon des logiques techniques, commerciales ou ... idéologiques. Ainsi, et c’est l’argument principal motivant cette mesure libérale , les réseaux sociaux qui génèrent le plus de trafic pourront être ralentis. Mais tout sera également permis, comme facturer des suppléments pour garantir des vitesses et des performances préservées.
Si ce principe est pour l’instant circonscrit aux USA, l’Europe étant préservée, notamment en France grâce à la Loi de 2016 pour une République numérique, certains n’ont évidemment pas attendu pour relancer l’idée. Ainsi le PDG d’un grand opérateur national déclare incontournable l’obligation de créer un Internet à plusieurs vitesses, avec évidemment une oreille attentive de certains nouveaux politiques ...

18 août 2017

TECH : Techno hype - Gartner publie son cycle 2017.


L’institut de conseil et d'études technologiques Gartner est l'un des grands observateurs et analystes mondiaux de l'évolution des technologies. Il a théorisé au début des années 2000 les étapes de maturité et d'adoption de ces technologies innovantes qui semblent suivre une dynamique particulière appelée "cycle du hype". Ce cycle correspond ni plus ni moins à une courbe logistique bien connue en biologie cybernétique pour traiter de l'homéostasie ("processus opposants" de Sokoloff), que les experts de Gartner ont redécouvert ou en s'en inspirant pour l'appliquer aux évolutions technologiques. Le peu de publications sur le sujet de la part de Gartner laisse planer l'ambiguïté sur ces quelque 110 cycles proposés (payants), mais chacun sait que la science est un éternel renouvellement!

Mais qu'est-ce que veut dire "hype" ?
Littéralement, on peut traduire par "branché", "dans le coup",  "dans le vent". A l'origine, le terme vient du monde anglo-saxon de la couture et désigne le "battage" ou le "tapage médiatique", promu par certains médias à un moment donné (articles, reportages, éditoriaux, émissions tv, photos de starts portant de la "hype", etc.). Certains préfèrent la notion d’avant-gardisme suscitant d'abord une certaines méfiance, voire un refus, mais arrivant à percer grâce au battage et à la réputation des adeptes. Les trucs "hype" se diffusent par le "buzz".
Gartner observe ce qui est à la mode, participe par ses observations au tapage et fait donc le buzz. A force de répétition et de pouvoir de conviction, l'institut a imposé son cycle et en fait même commerce, en le protégeant probablement auprès de juriste qui n'ont jamais rien lu en biologie. Le buzz fait son effet, et le monde industriel et des technologies suivent la mode : en techno, et bien évidemment en électronique ou informatique, il faut être branché ! Sinon ça s'arrête et il faut rebooter...

Voyons de plus près : selon Gartner, chaque technologie innovante suit la dynamique de la "hype" (ou du "hype", comme l'on veut). Les technologies qui survivent passent par le phénomène "hype" théorisé en cinq stades. Ces étapes sont "déposées par Gartner" et correspondent à la perception de l'avancée de ces technologies par les experts et les industriels, et à leur popularité auprès du public.
Ce chemin traverse donc successivement les étapes de l'enthousiasme du début (innovation trigger), des attentes irrationnelles (peak of inflated expectations), du désenchantement ou de la désillusion (trough of disillusionment), du retour en lumière (slope of enlightenment), puis de la mise en productivité vers le succès (plateau of productivity).
D'après Gartner, qui se garde bien de publier les données sources sur lesquelles il s'appuie pour valider cette uniformité de parcours, toutes les technologies qui ont réussi telles que l'internet, le cloud, le big data, la 3G, le smartphone et les tablettes, etc. ont emprunté cette dynamique et ont franchi a leur propre vitesse les différentes étapes du cycle "hype".
Chaque été, l'Institut Gartner publie son édition annuelle, en précisant les états d'avancement et les délais nécessaires avant leur adoption à grande échelle pour chaque technologie potentiellement d'avenir.

L'an passé, Gartner indiquait par exemple le 16 aout (2016), les états suivants :
- enthousiasme pour la poussière intelligente, l'impression 4D et l'ordinateur quantique ;
- attente irrationnelle pour la blockchain, la maison connectée et les véhicules autonomes ;
- désillusion pour l'internet des objets, le machine learning et la réalité augmentée ;
- illumination pour la réalité virtuelle, le contrôle gestuel et l'impression 3D.
Ce 15 aout 2017, Gartner a publié (lien) :
- enthousiasme pour la poussière intelligente, l'impression 4D, l'homme augmenté et les BCI ;
- attente irrationnelle pour les robots intelligents, le machine learning, le deep et le smart learning ;
- désillusion pour les véhicules autonomes, la blockchain et la réalité augmentée ;
- illumination pour la réalité virtuelle.

En fait, Gartner indique trois tendances fortes.
1/ - L'intelligence artificielle généralisée (partout), avec l'IA générale mais aussi le deep et le machine learning, la poussière intelligente, les véhicules autonomes, l'informatique cognitive, les drones commerciaux, les interfaces de conversation, les robots et espaces de vie et de travail intelligents ...
Ces technologies suscitent les attentes les plus fortes que ce soit de la part du public, des experts ou des industriels.
2/- Les technologies d'immersion, avec l'impression 4D (objets qui peuvent changer de forme), les brain-computer interfaces, l'homme augmenté par les systèmes technologiques, et qui restent à des phases d'enthousiasmes. La réalité virtuelle, la réalité augmentée, les nanotubes électroniques ou la maison connectée sont plus proches de la maturité.
3/- Les plateformes digitales avec la 5G, la blockchain, l'internet des objets, l'informatique quantique, les systèmes neuromorphiques, le edge computing ...
Ces technologies sont chargées d'espoir et doivent pouvoir révolutionner le monde des usagers des technologies.
Voir le tableau synthétique ici (lien).

Tout cela est très "hype" ... On verra bien.

02 août 2017

BIO - TECH : Mercredi noir pour le Monde.

Alors que le ministre français de l'environnement (ministre de la transition écologique et solidaire) appelle, dans une tribune publiée ce mercredi 2 août 2017 sur le site du Journal Le Monde, les citoyens à un "sursaut" pour la planète, l'humanité a franchit, sans réellement s'en préoccuper, le "Jour du dépassement".
C'est à partir de cette date que l'ONG Global Footprint Network (Oakland, Californie, USA) a déterminé que l'humanité vit "à crédit" en ce qui concerne les ressources de la Terre. Le "jour du dépassement de la Terre" est chaque année calculé sur la base de quelque 15000 paramètres économiques et environnementaux fournies par les Nations Unies. Ainsi, la comparaison entre empreinte écologique de l’homme, exploitation des ressources naturelles, biocapacité de la Terre à absorber les gaz à effet de serre et reconstituer les ressources dépensées, montre aujourd'hui une dette cumulative de plus de 70% par an. Et celle dette augmente tous les ans selon une logique exponentielle.
Le jour du dépassement de la Terre intervient donc tous les ans de plus en plus tôt. Les causes sont notamment celles d'une incohérence des constantes de temps. Le temps économique est de plus en plus bref, appelé en cela à la performance par les gestionnaires, manageurs, commerçants et autres apôtres de la performance marchande. C'est oublier que les temps biologiques, géologiques et écologiques restent les mêmes, immensément longs, sans réelle possibilité de comparaison.
L'homme coupe ainsi les arbres à un rythme nettement plus élevé que celui de leur croissance, que l'on ne sait pas biologiquement accélérer. Il prélève plus de poisson qu'il ne peut s'en reproduire naturellement et qu'on ne sait en élever de manière compensatoire. Il rejette d'avantage de carbone que les forêts et océans ne peuvent en absorber, sans aucune solution connue ou pouvant être raisonnablement mise en œuvre, et ainsi de suite.
Aujourd'hui, il faudrait 1,7 Terre par an pour répondre aux besoins économiques de l'humanité et aux ambitions toujours plus élevées des compagnies maritimes, aériennes, ferroviaire , automobiles, à ceux de leurs usagers, aux ambitions économiques des firmes industrielles, bancaires, commerciales et de communication, et aux besoins de consommateurs de plus en plus exigeants qui ne voient pas pourquoi, eux, devraient se priver face au luxe toujours plus insensé de la vie des riches de plus en plus riches.
Les conséquences de cette situation de surconsommation effrénée sont, pèle mêle selon l'ONG, une crise de l'eau avec l'acidification des océans et la pénuries en eau potable, une crise de la terre avec l'érosion des sols et l'accumulation des déchets, une crise du vivant avec la déforestation et le déclin de la biodiversité, une crise de l'atmosphère avec l'élévation de la concentration de CO2 et le phénomène le Niño, etc. 
 Face à cette catastrophe annoncée dans l'indifférence générale, les réfugiés se pressent aux portes des nations et grandes puissances qui s'arment et perfectionnent leurs moyens de sécurité, de défense, mais aussi de conquête des territoires, espaces maritimes et autes lieux terrestres de ressources résiduelles. La course à l'armement accompagne celle de la conquête spatiale ; il faudra bien chercher des ressources ailleurs ... ou s'en aller. 
 Dans ce paysage noir, la technologie devient première et, phénomène nouveau, s'impose à l'économie alors qu'elle lui était jusqu'ici secondaire. Selon le ministre, "la transition écologique est en train de faire ses preuves" avec des énergies renouvelables de moins en moins chères et leur production de plus en plus performante, vers "un avenir sans énergies fossiles". Le monde du transport va "tripler l’offre de véhicules électriques d’ici à 2020". La biodiversité est aujourd'hui protégée par la Loi "et l’agriculture biologique décolle". Si, selon le ministre, "de nouveaux choix de société sont en train de naître", accompagnés d'une prise de conscience nécessitant et menant à "une détermination politique" sans concession, c'est au niveau international que le problème se pose de manière critique, avec des grandes puissances qui ne jouent pas et ne joueront probablement pas, on le sait aujourd'hui, le jeu de la solidarité, et des peuples en devenir qui ne comprendraient pas qu'on leur interdise ce que l'occident s'est autorisé lui-même depuis des siècles en menant l'humanité dans cet impasse. Il faudra bien en sortir ... par la mort et ce n'est pas gai pour le futur de l'humanité, par la décroissance et c'est un combat perdu d'avance sauf pour quelques illuminés du retour à la campagne, ou par la science et la technologie, et il serait temps, Mister M, d'y "mettre le paquet!".

18 mars 2017

IA - SHS : Des robots tueurs ... des cols bleus.

Daron Acemoglu est professeur d'économie au Massachusetts Institute of Technology où il est titulaire de la "chaire Charles P. Kindleberger". il vient de publier, avec l'un de ses doctorants aujourd'hui assistant à la Boston University, Pascual Restrepo, l'une des études les plus détonantes sur l'emploi et la robotisation aux États Unis.
En mai 2016, les deux scientifiques publiaient des travaux de thèse selon lesquels l'apparition des robots dans un secteur se traduirait par une création d'emplois qualifiés. Ils formulaient alors l'hypothèse que ces nouveaux emplois "recycleraient" d'anciens métiers, notamment manuels, et que la transition avait tout lieu d'être bénéfique à la fois sur le nombre d'emplois, la qualification des personnes et leur niveau de rémunération.
Dans une publication datée du 17 mars 2017 (ici), les deux scientifiques reviennent sur leurs prévisions et constatent à partir d'observations chiffrées de l'emploi industriel aux États-Unis entre 1990 et 2007, que la robotisation a indéniablement eu un effet négatif sur l'emploi et les salaires.
Ainsi, la création d'emplois liés à la robotisation est loin de compenser la perte des postes d'ouvriers, et, si les robots créent des postes, pour leur maintenance, leur gestion opérationnelle et dans le domaine économique à la fois pour leur investissement, leur maintien et leur amortissement, le meilleur gain de productivité pour l'industriel réside dans la suppression de main-d’œuvre.
Selon leur étude, les robots ont supprimé quelque 670 000 postes sur la période considérée, avec un taux évalué à 6,2/1000 postes disparus pour chaque robot industriel. Comme le développement et l'installation de ces robots sont entrés dans une logique de l'exponentiel dans laquelle l'évolution de la robotisation dépasse largement le temps nécessaire aux humains pour se former et augmenter leur expertise, nous sommes donc littéralement aujourd'hui au-delà d'un point de singularité où la disparition des emplois va s'accélérer. De manière concourante, et contrairement à toutes les autres prévisions, la robotisation a entraîné les salaires vers le bas. Une baisse de 0,7 % constatée sur le strict domaine de l'étude des chercheurs s'explique selon eux par la baisse du besoin de main-d’œuvre, l'augmentation du nombre des chercheurs d'emploi, et la baisse de demande sur le marché du travail. Cela entraînerait alors des effets cumulatifs tels que la baisse du niveau de consommation dans le bassin d'emploi et donc celle de l'attractivité générale et des services.
Cette constatation alarmante apparaît alors que, après une première période de robotisation commencée dans les années soixante pour la substitution des tâches simples, de manutention puis opérationnalisation mécanique, instrumentale puis plus récemment agricole, une seconde période s'ouvre avec une ouverture du domaine robotique à des tâches de haute qualification : diagnostic, finance, loi, médecine, biologie, chirurgie, commerce en ligne, livraison par drones, etc. Le constat était jusqu'ici politique, avec un rapport de la commission européenne recommandant de taxer la productivité des robots au même titre que celui des opérateurs humains. Le débat est entré dans le domaine politique français avec des déclarations récentes de certains candidats à la présidence de la République. Le débat prend, à notre sens, beaucoup trop de temps par rapport à la logique de l'exponentiel à laquelle est soumise la robotisation. Force est donc de constater que cette publication apporte un regard objectif à un domaine en débat, ou les convaincus d'une paupérisation des emplois s'opposent aux partisans d'une libération du travail ou à ceux du toujours plus de revenus pour soi au détriment de ceux qui donc s'appauvrissent en même temps. Le débat n'est pas nouveau, il a été connu pour toutes les périodes de l'industrialisation, de l'époque de Ludd aux récentes grandes crises qui sont à l'origine de la surprise des dernières élections présidentielles américaines.

Peut-être serait-il utile de ramener un peu de raison dans ces débats de chiffonniers politiques en redonnant quelques crédits aux scientifiques pour voir ce qui se passe réellement en France et en Europe dans le domaine.

13 juin 2016

TECH : Des drones de transport maritime sur une mer sans hommes.


L’équipe Ocean Blue d’Alesund (Norvège), équipe de R&D de Rolls-Royce, et des chercheurs d'un consortium academique associant plusieurs université finlandaises (Tampere University of Technology, VTT Technical Research Centre de Finland, Åbo Akademi University, Aalto University, University of Turku) et un cluster maritime associant Rolls-Royce, NAPA, Deltamarin, DNVGL et Inmarsat, ont réalisé un ensemble allant de la construction à l'exploitation en passant par la navigation de prototypes de drones de transport maritime (voir annonce).
De tels "navires fantômes" seraient plus sûrs, en assurant une plus grande sécurité aux marins, en faisant accompagner leurs navires par une flotte entièrement autonome, ou même permettre à des capitaines restant à terre de commander à distance leurs cargos depuis un centre de contrôle. Ils seraient également moins chers à la construction et moins polluants. Le but principal reste cependant financier, avec une une économie estimée à 375 milliards de dollars, selon l’entreprise. Ils pourront ainsi être déployés dans des régions inhospitalières telles que la mer Baltique ou pour les ,nouvelles routes du grand nord. 
Si le problème technologique semble en passe d'être résolu, les dimensions humaines et socio-économiques ne le sont pas. Ainsi, es syndicats représentant le million de marins concernés s’opposent à ce projet, d’après le vice-président de l’innovation maritime de l’entreprise, Oskar Levander. De même, les compagnies maritimes, les ports, mais également les assureurs et les organismes de réglementation doutent de la réalisation du projet à court terme. 
Pour Océan Blue, les cargos fantômes seraient complètement chargés de conteneurs. Le pont et les autres systèmes dévolus à l’équipage (habitat, génératrices d'électricité, chauffage et climatisation, eaux courantes et usées, réserve alimentaires et cuisines, etc.) seraient supprimées et remplacés par une quantité plus importante de marchandises, minimisant les les coûts et augmentant les recettes. Ces drones seraient ainsi 5 % plus légers et consommeraient 12 à 15 % en moins de carburant. L'absence d’humains à bord supprime les risques de santé et de sécurité (accidents, tempêtes, piraterie…). 
Rolls-Royce et son consortium se place ainsi dès aujourd'hui en leader dans une compétition maritime à vocation de transport qui pourrait bien bouleverser l’industrie et l'économie maritime.
Voir la galerie de photos des vaisseaux et salles de contrôle du programme "ship intelligence" (ici).

17 mars 2016

IA : La Corée du Sud dans les starting-blocks de l'Intelligence Artificielle.

Jeudi 17 mars 2016 - Séoul. 
A l'issue de la série de matchs qui a opposé le champion du monde de Go Lee Sedol et la machine AlphaGo de Google (voir ce blog), le gouvernement sud-coréen a annoncé son intention de faire de la Corée du Sud  un des pays majeurs de l'Intelligence Artificielle. Face aux multiples critiques publiques contre le gouvernement dans le fait que la Corée du Sud reste un outsider dans la préparation de la 4eme révolution industrielle, celui-là a annoncé officiellement un investissement de 1 milliard de Won (quelque 760 millions d'euros) dans le but de stimuler l'industrie de l'IA en Corée d'ici 2020.
Les firmes Samsung LG Electronics, SKT, KT, Naver, Hyundai seront de la partie avec un investissement de 3 milliards de Won chacune.
Au programme, un centre de recherche pour la R&D de l'IA, commun avec ces majors de l'électronique, de l'informatique, de l'industrie... 
Pour ce qui est des chiffres, le marché mondial de l'intelligence artificielle a été estimé à 165 milliards de dollars US en 2016. La Corée du Sud n'y représente que moins de 3,5%. L'entreprise consiste donc à doter le pays des moyens de hisser la Corée du Sud à un niveau international de compétitivité, et comme l'espère les dirigeants sud coréens, juste derrière, voire au niveau des leaders américains.
Lien : Wonhap News Agency (ici).

02 avril 2015

DIV : Plantez des arbres ...

Il est considéré comme une substance nuisible et polluante, conséquences du gaspillage anthropique des ressources naturelles. Responsable des trois quarts des conséquences de l'effet de serre et du réchauffement climatique, le CO2 est l'objet de toutes les guerres écologiques.
Pour tenter de régler le problème, ou pour le moins de le limiter, les nations s'organisent dans deux directions : minimiser la production de CO2, et c'est le cas de l'Europe qui représente 10 % des émissions mondiales de CO2. Elle a annoncé, le 6 mars 2015, lors de la conférence de Paris sur le Climat, son engagement de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030 d'au moins 40 % par rapport à 1990. Les États-Unis, qui représentent 12 % des émissions mondiales, ont annoncé leur intention de les réduire de 26 à 28 % en 2025 par rapport à leur niveau de 2005. La Chine, responsable de plus du quart des émissions, s’est engagée pour sa part à les stabiliser en 2030. L'effort est bien mince mais encourageant puisque, il y a deux semaines l’Agence internationale de l’énergie a annoncé que les émissions mondiales de CO2 liées à l’utilisation de l’énergie s’étaient stabilisées en 2014 alors que la croissance mondiale augmenter de 3 %. Il est donc possible, selon l’AIE, que nous soyons au début du découplage entre croissance économique et émissions de CO2.
Autre piste favorisant ce découplage global, l'Union internationale de conservation de la nature (UICN) a annoncé il y a quelques jours qu'une quinzaine de pays avaient pris l’engagement à Bonn (Allemagne) de restaurer plus de 60 millions d’hectares de forêts, pour atteindre 150 millions d’hectares à l’horizon 2020. On sait en effet que les arbres absorbent et piègent le CO2 pour fabriquer du bois. Les forêts sont donc des immenses pièges à CO2, mais également d'immenses réserves de cette substances que certains commencent à penser à valoriser. Pour donner une idée du processus de captation, les forêts absorbent actuellement plus de 20 % des émissions humaines CO2, soit entre 4 et 12 tonnes de CO2 selon les espèces par hectare de forêt dense.
Mais la replantation n'est pas une solution uniquement écologique. Elle est aujourd'hui pour certains considérée comme un moyen de stockage pour le futur industriel, alors que le CO2 commence tout juste à être lui-même considéré comme un futur moyen d'innovation et de richesse. Il fait en effet l'objet de toutes les attentions pour les propriétés liées à son recyclage industriel et à sa valorisation de plus en plus efficace.
Une équipe de l'Université de Harvard a annoncé, début février qu’il était possible de produire du carburant uniquement à partir d’eau, de CO2 et d'énergie solaire (Lien Ici). La méthode consiste d'abord à briser des molécules d’eau pour en libérer l’hydrogène en utilisant l’électricité solaire et un catalyseur à base de cobalt, puis à transformer cet hydrogène ainsi obtenu en carburant à base d'alcool isopropylique (alcool à friction). Ce carburant liquide est plus facile à manipuler, à stocker et à transporter et assure un niveau de sécurité permettant de laisser rapidement envisager la substitution de l'hydrogène comme carburant futur.
Le laboratoire américain de recherche navale (NRL) a quant à lui développé une technologie permettant à un modèle réduit d'avion de voler uniquement avec du carburant produit à partir du CO2 et de l'hydrogène connus dans l'eau de mer (Lien  Ici). Le procédé repose sur un processus d'électrolyse qui permet leur transformation en un hydrocarbure proche du kérosène qui peut-être utilisé directement dans les moteurs de navires et d'avions actuels. le but est de permettre à la Marine de produire son propre carburant à partir du CO2  à l’horizon 2025.
En France, le CEA et le CNRS travaillent sur des enzymes bactériennes qui transforment naturellement le CO2 en acide formique, qui est un composé à forte valeur énergétique (Lien Ici).
On est donc peut-être en train d'assister également à la transformation du statut du CO2 de mal polluant en nouveau moteur potentiel très prometteur d'innovation et de richesse. Et les meilleurs stocks de CO2 pour cette nouvelle économie potentielle, ce sont les arbres ...

25 mars 2015

DIV : Semaine de l'Industrie - La CCI de Bordeaux fait la promotion dela filière industrielle en Gironde.

Dans le cadre de la 5ème édition de la Semaine de l'Industrie qui se tient du 30 mars au 5 avril 2015, la CCI de Bordeaux organise une série de réunions, colloque et rencontres avec la mise en avant de 5 produits girondins, leaders sur leur marché, sous la marque "Fabriqué chez nous en Gironde".
Programme en pièce jointe et plus d'infos ici.

19 juin 2014

26 décembre 2013

DIV : Les chiffres de la recherche.

Une excellente source d'information remise à jour en cette fin d'année par les experts du bureau des études statistiques du Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche :

Voir le lien ici.

06 décembre 2013

BIO - SHS : Le nombre de cas de démence va exploser.

Le nombre de personnes dans le monde souffrant de démence dans le monde, 44 millions aujourd'hui, dont la maladie d’Alzheimer, va tripler d’ici 2050, pour atteindre 135 millions. selon le rapport d’Alzheimer Disease International (ADI) publié à l'occasion du G8 organisé à Londres à ce sujet le 11 décembre 2013 (lien).
« C’est une épidémie mondiale, et ça ne fait qu’empirer : si l’on se projette dans le futur, nous voyons que le nombre de personnes âgées va connaître une énorme augmentation », déclare Marc Wortmann, directeur exécutif d’ADI. « Il est essentiel que l’Organisation Mondiale de la Santé fasse de la démence une priorité, afin que le monde soit préparé à faire face à cette situation ».
L’étude d’ADI souligne que la démence, notamment la maladie d’Alzheimer, est l’un des plus gros défis de santé publique, précisant que l’ampleur de cette épidémie avait été sous-estimée dans son précédent rapport de 2009, en particulier pour l’Asie et l’Afrique sub-saharienne.
Ce sont 32% des malades concernés qui vivent actuellement dans les pays du G8, 62% vivent dans des pays à revenus moyens et bas. Or, selon ADI, la proportion de malades vivant dans ces pays s’élèvera à 71% en 2050, avec un déplacement du "fardeau de la démence" vers les pays les plus pauvres. 
Actuellement, la moitié des malades habitant les pays du G8 sont diagnostiqués, et seulement moins de 10% de ceux qui vivent dans des pays aux revenus moyens et bas.
Le rapport conseille de développer une recherche clinique et fondamentale dans tous les pays, et d'intensifier les actions préventives dont on connait déjà l'intérêt dans la prévention de la démence : lutte contre le tabac, contre l’obésité, contre l’hypertension et le diabète, et la promotion de l’activité physique et de l’exercice du cerveau.
En effet, selon ADI, la majorité des états est très mal préparé au problème de la démence (lien). 13 pays seulement ont mis en place des programmes nationaux de prévention et de soins, alors que les coûts évalués sont d'à peu près 1% du PIB mondial, et que l'expansion de la démence va faire exploser ces coûts, posant des problèmes économiques et des tensions mondiales jusqu'ici complètements sous estimés.
Dans ce contexte d'explosion des nombres de personnes atteinte de démence, le G8 dementia summit réunira les responsables mondiaux des sociétés de lutte contre la démence autour des autorités sanitaires des pays du G8 comme rencontre de la dernière chance, alors que déjà certains ouvrent le débat de l'euthanasie (lien), comme c'est le cas aujourd'hui en Belgique (lien).

05 décembre 2013

DIV : Deuxième édition de l’observatoire KPMG des universités et écoles : ce n'est que le début des déficits !

La deuxième édition de l’observatoire KPMG des universités et écoles vient d'être publiée.
KPMG est le premier groupe français d’audit, de conseil, d’expertise comptable et de commissariat aux comptes. Il dispose d'un secteur d'études et de services "Education, Formation & Recherche". 
KPMG confirme que derrière l’apparente stabilité de l’évolution des indicateurs, les contraintes budgétaires ne font que grandir, et que les universités et écoles vont être confrontées à des difficultés croissantes.
Le coût moyen d'un étudiant est environ 7.000€ pour une université et 22.000€ pour une école. Le taux d'encadrement moyen, lui, est évalué à 5 enseignants pour 100 étudiants à l'université, et 11 pour 100 en école.
Si l'observatoire ne donne pas de chiffres sur les spécificités de chaque établissement, et en dépit de la taille de l'échantillon (14 universités et 10 écoles d'ingénieurs interrogées), l'analyse des données permet néanmoins de mieux cerner au niveau macroéconomique les enjeux financiers de l'enseignement supérieur.
Côté écoles d'ingénieurs, les besoins en fonds de roulement sont plus dégradés que dans les universités : la trésorerie y est absorbée par la gestion des contrats de recherche et des partenariats. Mais les choses se détériorent dans les universités. 
Le nombre d’universités qui connaissent des contraintes budgétaires fortes ne cesse d'augmenter, r et 19 prévoient d’ailleurs d’être dans le rouge sur l’exercice 2013. Plusieurs écoles dans l'échantillon de KPMG sont aussi à trésorerie zéro cette année. De la même manière, une trésorerie positive ne doit pas faire illusion, car l’observatoire KPMG note que plusieurs universités enregistrent un taux d’amortissement de leurs biens mobiliers très élevé (supérieur à 70%), ce qui signifie qu’ils sont très anciens et vont devoir être renouvelés. Or un parc vieillissant pose problème alors que la tendance actuelle pour diversifier les sources de recettes est à développer les contrats de recherche", remarque le directeur associé de KPMG. 
Les dotations globales de fonctionnement sont de plus en plus contraintes, les universités et écoles vont donc devoir affronter une hausse mécanique de leurs dépenses pour répondre aux exigences de mise aux normes et de diverses obligations réglementaires. KPMG n'est guère rassurant sur ce point. La faiblesse actuelle des recettes provenant des droits d’inscription est très problématique. Elles ne représentent que 0,9% à 4,9% des ressources des universités 0,2% et 7,6 % des écoles. 
La seule solution est que les établissements doivent accroitre leurs ressources propres de manière autonome.

Les principaux ratios de gestion des universités et écoles en France
Ratios moyens
Universités
Ecoles et instituts
Dotation de l’Etat/total des recettes
82%
68%
Budget moyen par étudiant
De 4.200 à 12.200 euros
De 13.000 à 35.000 euros
Masse salariale/Total des dépenses de fonctionnement
78%
66%
Taux d’encadrement moyen des étudiants
5 enseignants pour 100 étudiants
11 enseignants pour 100 étudiants
Taux d’amortissement du patrimoine
70%
55%
Superficie moyenne par étudiant (nombre de m2 par étudiant)
9m2
30m2

02 décembre 2013

DIV : La R&D en France et dans le Monde - quelques chiffres

Dans le Monde 

  • 12 000 000 chercheurs dans le monde (chiffre doublé en 15 ans)
  • 15 000 articles scientifiques/jour
  • 110 000 revues scientifiques
  • 1 000 000 de brevets/an, 9 000 000 brevets actifs
  • 1 000 Milliards € de R&D/an

2 innovations sur 3 sont rejetées par la société
Rangs mondiaux : Suisse (1), Singapour (2), Finlande (3), Allemagne (4), USA (5), Suède (6), Hong Kong (7), Pays bas (8), Japon (9), Royaume Uni (10), Chine (29)

En France
250 000 chercheurs (60% privé, 40% public) dont 30 000 doctorants
Effort de R&D par branches d’activité

  1. Services 19%
  2. Automobile 16%
  3. Pharmacie 11%
  4. Aéronautique et spatial 10%
  5. Chimie 5%
  6. Electronique 5%

Dépense Intérieure de recherche et développement

  • DIRD = 45 Md€ soit 2,2% du PIB
  • DIRD des entreprises = 29 Md€ (dont 2,3 Md€ de fonds publics)
  • DIRD des administrations = 16 Md€

Production scientifique = 6ème rang mondial
PIB = 5eme puissance mondiale
Richesse par habitant = 18ème rang
Ventes à l’Export = 3% des exportations mondiales

Innovation = 11ème rang (European Innovation Scoreboard)
Compétitivité = 23ème (World Economic Forum)
Infrastructures = 4ème
Ecole de commerce et de gestion = 5ème
Enseignement supérieur scientifique = 15ème
Incitation fiscale à l’investissement = 137ème
Relations patrons salariés = 135ème
Prélèvements obligatoires = 134ème
Poids de la réglementation = 130ème

21 novembre 2013

TECH : Le Wifi et Internet en vol.

C'est le 14 novembre 2013 que la Commission Européenne a annoncé que l'utilisation des smartphones, tablettes et e-readers étaient autorisée durant les phases de décollage et d’atterrissage à travers tous les pays d’Europe. La même commission a donné le lendemain l’autorisation aux compagnies aériennes de déployer les réseaux 3G et 4G dans leurs avions.

Que va-t-il se passer ? Les compagnies restent maître à bord et qui décideront ou non de proposer le service téléphonie et internet dans leurs avions. Supposons qu'après une période de réticence, la pression des usagers et la compétition marchande vont inciter les compagnies à évoluer. Gageons que cette autorisation sera d'ailleurs rapidement un argument de vente et de concurence.

Néanmoins, bien que les 3G et 4G offrent une rapidité pour le partage des données, la Wi-Fi et le partage de données en vol limiteront cette vitesse et cette capacité à un usage limité.
Plusieurs entreprises, telles que T-Mobile par exemple, travaillent sur le développement de nouvelles technologies qui pourraient se connecter directement aux réseaux LTE habituels, contournant les contraintes satellitaires pour faciliter une connexion plus rapide lors des voyages sur terre, baissant ainsi les coûts à attendre de ces possibilités internet en vol.

31 janvier 2013

IA : Intel facebook - le baiser du futur.


Intel et Facebook s'allient pour développer les serveurs photoniques de demain

Intel et Facebook s'allient pour développer les serveurs photoniques de demain.
Intel vient de s'allier avec Facebook pour concevoir la prochaine génération de serveurs utilisés pour stocker les bases de données. Dans le cadre de cette collaboration, ces entreprises ont également dévoilé un prototype construit par Quanta Computer qui repose sur une nouvelle architecture innovante utilisant des modules photoniques.
Selon Justin Rattner, responsable de ce projet chez Intel, "Cette nouvelle architecture photonique, basée sur large bande passante de 100 Gbps, va sensiblement améliorer la capacité des réseaux, tout en diminuant leur consommation d'énergie et leur maintenance."
Cette nouvelle architecture est l'aboutissement de plus de 10 ans de recherche pour concevoir des composants en silicium à base de dispositifs photoniques, qu'il s'agisse de lasers, de modulateurs et de détecteurs, et pour articuler de manière plus efficace électronique et photonique.
La photonique sur silicium, qui remplace l'électron par le photon, est une nouvelle approche qui devrait permettre de transporter bien plus rapidement, à moindre coût et avec moins d'énergie, les énormes quantités de données numériques qui transitent sur le Net.
Autre avantage, l'intégration de la photonique sur silicium, bien qu'elle représente un vrai saut technologique, se fait progressivement et à partir de silicium bon marché. Elle ne requiert pas de nouveaux substrats rares et coûteux.
Grâce à cette évolution, les entreprises et administrations gérant de gros serveurs et centres de données pourront éliminer les goulets d'étranglement qui ne permettent pas d'utiliser pleinement les ressources de l'Internet. Elles pourront également assurer à long terme évolutivité de leurs systèmes et réseaux, tout en réduisant leurs coûts de construction et d'entretien.
Relai d'article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

19 mai 2012

DIV : Vers l'entreprise numérique augmentée. AIM 2012.


AIM 2012
17° colloque international de l'Association Information et management
Séminaire DSI - Sessions professionnelles

"Neotechnologies pour l'entreprise numérique augmentée"
Atelier Session 51, Mardi 22 mai de 17h00 à 18h30 
amphi Gabriel - Palais de la Bourde - Bordeaux

Et si l'entreprise, au-delà de ses interfaces homme-machine tirait profit des technologies d'augmentation dans ses systèmes d'information ? C'est la question centrale de cet atelier dont les intervenants sont des spécialistes (academs et professionnels) de l'augmentation et au cours duquel, à partir de la présentation d'approches et de dispositifs d'augmentation correspondant à l'approche "historique" de la démarche, on tentera de faire émerger des pistes pour l'élargissement de son champ d'action et son application à des territoires beaucoup moins "conventionnels".

Intervenants
Thierry Barbier, ingénieur (ancien élève de l'Ecole Polytechnique et de l'Ecole des Télécommunications). S'oriente très tôt vers la production cinématographique : ancien directeur de production pour Sogitec (images de synthèse), Ex Machina (3D-relief, Imax, rides, pour les parcs d’attractions et parcs à thème), ancien directeur effets spéciaux numériques de Ex Machina. Il est actuellement associé fondateur de AmaK, producteur exécutif spécialiste des formats spéciaux, notamment le relief, chef de projet du projet B3D (réalité augmentée pour la culture à Bordeaux).
Christophe Bey, pilote de chasse, ingénieur. S'oriente vers le facteur humain et les limites et contraintes humaines en situation de vol extrême et en mission opérationnelle : ancien spécialite facteur humain de l'Armée de l'Air, ancien instructeur pilote sur Mirage 2000 puis Rafale. Actuellement enseignant-chercheur associé à l'Ecole Nationale Supérieure de Cognitique (facteur humain et technologies cognitives) et au laboratoire IMS (UMR CNRS 5218) à Bordeaux.
Jean-Louis Blouin, ingénieur (ancien élève de l'INSA de Toulouse et de l'IAE de Bordeaux), chef d'entreprise.
Après avoir participé à la direction de plusieurs entreprises, telles que Hennson International, Sopha Bioconcept, il a fondé JLB Vision, a été chargé de mission pour Capgemini, et a cofondé en Aquitaine l'entreprise i2S Innovative Imaging Solutions (Vision intelligente, imagerie, gestion de connaissance ...) dont il est le directeur général. Fondateur et premier président d'Alphanov (centre de transfert de technologie pour la photonique), il préside
le pôle de compétitivité Optique Lasers Aquitain "Route des Lasers" et l'Adeiso (Association pour le Développement de l'Electronique et de l'Informatique dans le Sud-Ouest).
Bernard Claverie, professeur des universités, directeur-fondateur de l'Ecole Nationale Supérieure de Cognitique (ENSC, Institut Polytechnique de Bordeaux). Il est membre du laboratoire IMS (UMR-CNRS 5218 à Bordeaux), membre du comité de direction de l'Institut des Sciences de la Communication du CNRS (ISCC-Paris), coanimateur pour le groupe programmatique 4 (usages, contenus, connaissances) de l'Alliance nationale Allistène (Alliance pour les sciences du numérique) auprès du Ministère de la recherche. Il est l'auteur de nombreux travaux de psychophysiologie et d'ouvrages sur la cognitique et l'augmentation de l'humain par les technologies numériques.


Programme de la session (lien).http://www.aim2012.bem.edu/

24 novembre 2011

DIV : Batelle pointe le recul de la France en investissement de R&D.

Le conseil européen affichait en 2000 l'objectif de faire de l’Europe “l’économie de connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du Monde”.
Cette stratégie de Lisbonne, véritable engagement européen vers l’avenir, s’accompagnait d’objectifs précis, dont la volonté de développer la recherche et développement (R&D), décrite comme seule source d’innovation et de croissance sur le long terme. La stratégie de Lisbonne a été développée au cours de plusieurs Conseils européens postérieurs et repose sur trois piliers :
Un pilier économique qui vise à transformer l'économie européenne en une économie compétitive, dynamique et fondée sur la connaissance.
Un pilier social qui doit permettre de moderniser le modèle social européen grâce à l'investissement dans les ressources humaines et à la lutte contre l'exclusion sociale.
Un pilier environnemental, ajouté lors du Conseil européen de Göteborg en juin 2001, qui attire l'attention sur le fait que la croissance économique doit être dissociée de l'utilisation des ressources naturelles.
Cet objectif était chiffré : les états s'engageaient à atteindre en 2010 un taux d'investissement -public et privé- total dans la R&D égal à 3% du PIB européen (objectif dit de Barcelone) et un taux d'emploi de 70% (proportion de la population européenne en âge de travailler qui occupe un emploi).
Cette règle unanime des 3% était jugée comme largement accessible en comparaison des autres pays développés. L'espoir était au rendez-vous, le développement scientifique était programmé, et d'ailleurs réaffirmé en 2005 par le Conseil Européen (chapitre 11 du rapport de mars 2005).
Même si la stratégie de Lisbonne a été revue à la baisse par les Etats, il convient de regarder les dépenses de R&D de manière relative entre eux. Ainsi la France se situait en 1993 au 5e rang mondial en pourcentage de la richesse nationale consacré à la recherche. Le rapport annuel de la société Battelle montre que le pourcentage de dépenses en R&D de la France est descendu sous la barre symbolique des 2% depuis 2010 (2% en 2009, 1,9% en 2010, 1,9% en 2011). La France se retrouve en 6ème place en valeur absolue dans le classement mondial en termes d’investissement en R&D pour 2011, alors qu'elle était encore 5ème en 2009. Elle se retrouve surtout mal placée en investissement relatif au PIB, bien loin des 3%, et 13ème derrière Israel (4,2%), le Japon et la Suède (3,3%), la Finlande (3,1%), la Corée du Sud (3%), les Etats-Unis (2,7%), l'Autriche (2,5%), le Dannemark (2,4%), l'Allemagne, Taiwan, la Suisse, l'Islande et Singapour (2,3%).
Bien entendu, toutes les bonnes raisons et justifications des politiques en charge sont au rendez-vous ! reste que la recherche française s'appauvrit, loin des engagements et du but fixé des 3%.
Voir le rapport Battelle 2009.
Voir le rapport Battelle 2011.
Voir l'ensemble des tableaux de la R&D en Europe/OCDE.

22 novembre 2011

DIV : 40 propositions des ingénieurs pour réindustrialiser la France !

Depuis trop longtemps négligés dans le débat public, méconnus des politiques plus prompts à valoriser les diplômés des écoles de commerce, de politique ou autres plus que de conception ou de production, régulièrement malmenés par des universitaires rêvant de dissoudre les écoles dans des universités pour conjurer leur propre décrépitude, et parfois victimes d'une nouvelle engeance de manageurs-dépaysateurs, les ingénieurs et scientifiques entendent profiter des campagnes électorales de 2012 pour faire valoir leur voix.
C'est sous la forme d'un livre blanc que les ingénieurs et scientifique de France ont regroupé 40 propositions pour réindustrialiser la France.
Le Livre blanc vient d'être envoyé aux candidats à la présidentielle et aux parlementaires.
Il fera l'objet de rencontres et débats jusqu'aux élections législatives, relayés par de grands médias comme L'Usine Nouvelle.
Les sujets n'y manquent pas : Fukushima, Mediator, PSA, Investissements d'avenir... C'est l'actualité qui guide les questions et les propositions pour lesquelles la science et l'ingénierie est au centre des réponses.
Selon L'Usine Nouvelle : un vrai travail d'ingénieurs, méthodique et mesuré. cela change de certains discours et sa lecture ferait certainement du bien à certains candidats ... pour peu qu'ils le veuillent ou le puissent, dans les quelques mois prochains qui s'annoncent fort mouvementés.
Lire le livre blanc (.pdf).

13 novembre 2011

IA - SHS : L'Opendata s'ouvre aux entreprises.

L'opendata correspond à la fois à un processus et à un mouvement récent qui consistent pour certaines administrations, telles que par exemple les villes de Paris, San-Francisco, New-York, Toronto ou Bordeaux, les gouvernements des USA, britanique, du Piémont italien, ou de la, France notamment avec Etalab, et secondairement pour certaines entreprises utilisatrices et productrices de données, telles que par exemple Kéolis à Rennes, à les mettre librement à disposition pour pouvoir les étudier, les croiser notamment avec d'autres données locales, les synthétiser, de créer de nouvelles applications innovantes ou de nouveaux usages, etc. (voir le blog de la fabrique digitale).
L’intérêt de cette ouverture est de favoriser les innovations de rupture et, par conséquence, de permettre une aide au développement social et économique. Dans cette perspective, les entreprises sont principalement utilisatrices des données initialement fournies par les institutions, mais elles deviennent également elles-mêmes sources de données ouvertes. La culture a mis du temps à pénétrer (et du temps à pénétrer encore aujourd'hui) les institutions ; elle est loin d'avoir convaincu les chefs d'entreprises toujours soucieuses de confidentialité, souvent dans l'illusion du secret compétitif. Pourtant, d'après les spécialistes, l’opendata est un nouveau moyen d’engagement, de développement et de partenariat des organismes administratifs et des entreprises entre-elles.
Voir une présentation pédagogique sur Slideshare (lien).
En partenariat avec la SNCF, le Groupe La Poste, Suez Environnement, le Groupe POULT, Bluenove, l'un des leaders des services d'open-innovation et d'innovation de ruptures, publie son livre blanc «Open Data : quels enjeux et opportunités pour l’entreprise?»
Le livre est disponible au téléchargement ici (lien).
Le livre blanc est préfacé par Carlo Ratti, directeur du MIT Senseable City Lab., sous le titre «L’Open Data: quels enjeux et opportunité pour l’entreprise?», ainsi qu'en 4ème de couverture un texte de Martin Duval, CEO de Bluenove.