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25 avril 2020

IA - TECH : 25 Technologies pour booster l’économie post confinement

Le magasine Forbes propose aujourd’hui une liste prévisionnelle des technologies à mettre en œuvre pour booster l’économie de sortie de confinement (lien ici). Pour le magasine, il ne fait aucun doute que, malgré la crise terrible qui frappe le monde, cette décennie va mettre en œuvre des avancées technologiques permettant de compenser, rattraper voire rayer l’effet désastreux du confinement pour une reprise économique drivée par les technics.
Voici les 25 nouvelles technologies, dont bon nombre sont déjà de la compétence des ingénieurs diplômés de l’ENSC (voir plus de détail, lien ici).
  1. L’intelligence artificielle (au programme de toutes les années, plus parcours de 3eme année, et chaire ENSC/IBM autour de Watson) ;
  2. L’Internet des objets (IoT) ;
  3. Les technologies portables et l’humain augmenté (au programme de toutes les années et parcours de 3ème année) ;
  4. Le Big data et l’analyse augmentée (voir le DU Big data et statistiques pour l’ingénieur) ;
  5. Les environnements intelligents (au programme de deuxième année) ;
  6. Les Blockchains et la protection de registres ;
  7. Le cloud et la technologie de pointe (au programme) ;
  8. La réalité augmentée (idem) ;
  9. Les jumeaux numériques ;
  10. Le traitement du langage (au programme) ;
  11. Les interfaces vocales ;
  12. La vision artificielle et la reconnaissance faciale (en collaboration avec l’Institut d’optique, antenne de Bordeaux) ;
  13. Les robots et cobots (spécialité de 3ème année) ;
  14. Les véhicules autonomes (équipe de recherche avec l’IFSTTAR) ;
  15. La 5G ;
  16. La génomique et l’édition génétique ;
  17. La co-créativité homme-machine et le design augmenté (en collaboration avec les écoles de Condé) ;
  18. Les plateformes numériques ;
  19. Les drones et les véhicules aériens sans pilote (projets de 2eme année avec les simulateurs de la plateforme technologique) :
  20. La cybersécurité ;
  21. Les ordinateurs quantiques (au programme de la chaire ENSC/IBM) ;
  22. L’automatisation des procédés robotiques (cf. l’option de 3ème année) ;
  23. La personnalisation de masse et les micromoments ;
  24. Les impressions en 3D et 4D ;
  25. La nanotechnologie et la science des matériaux.
Voici une liste qui semble déjà bien remplie à l’ENSC, et qui donne plein d’idées pour collaborer avec l’ENSEiRB-MMK, l’Ecole de chimie (ENSCBP), l’Ecole des biotechnologies (ENSTBB), l’IOGS, et l’Institut Mines Telecom, dans un projet de rapprochement à reprendre par la nouvelle équipe de direction.

21 septembre 2017

IA : eXplainable Artificial Intelligence - XAI

David Gunning, expert de la DARPA, a récemment promu une note sur l'eXplainable Artificiel Intelligence.
Le "deep learning" ou "apprentissage profond par machine" est un des domaines central d'application de l''Intelligence Artificielle. Les progrès en la matière ont permis de développer des systèmes autonomes qui collectent, analysent, regroupent et synthétisent des informations (perception), élaborent et stabilise des règles de représentation et de décision (apprentissage), et proposent ou prennent eux-mêmes des décisions (action). malheureusement, ces systèmes se heurtent au mu de la "confiance numérique" et mobilisant chez les humains des sentiments de méfiance, voire de défiance, conduisant dans les cas extrêmes de paranoïa à des déclarations intempestives de grands industriels du numérique sur la menace de l'IA sur l'avenir de l'humanité.
En fait, il est fort probable que cette "défiance numérique" soit relative à une forme d'incapacité des machines et systèmes à expliquer leurs processus, analyses et décisions ainsi que leurs propositions ou actions aux hommes avec lesquels ces machines sont sensées collaborer.
Les grands domaines régaliens de l'Etat, les services publics ainsi que de nombreuses entreprises privées sont aujourd'hui confrontés de plus en plus à de tels systèmes collaboratifs (HAT pour Human Artificial Teaming, ou MMS pour Man Machine Symbiosis). Ils sont de plus en plus nombreux, et de plus en plus performants, tout en échappant de plus en plus à la compréhension rationnelle. Il devient donc urgent de traiter d'un nouveau domaine de l'IA qui est connu chez les anglo-saxons court l'acronyme de "XAI" pour "Explainable Artificial Intelligence".
La XAI sera essentielle lorsque les futurs opérateurs de dispositifs amplifiés vont être amenés à à comprendre et gérer efficacement une nouvelle génération de smart machines.
Pour cela, le programme XAI doit s'attacher à  des modèles plus explicables et compréhensibles, tout en maintenant un niveau élevé de performance, tant en précision qu'en rapidité et ciblage de l'efficacité, notamment prédictive (gaming), pour permettre l'établissement d'une confiance dans les artéfacts et leurs actions.
Les modèles explicables doivent s'inspirer et éventuellement être combinés aux techniques d'IHM, en valorisant les dimensions UX User eXperience) et KX (Knowledge eXchange). Cette préoccupation doit évidemment être prise en compte dès la conception des systèmes, alors qu'aujourd'hui, ce sont des patch explicatifs ou de convivialité qui sont surajoutés aux dispositifs existants.

24 novembre 2015

IA : Vers une augmentation de la vision infrarouge pour tout le monde.

Des chercheurs de l'Université de Cambridge et du MIT (Massachusetts, USA) et du laboratoire de recherche de l'Armée de Adelphi (Maryland, USA) ont publié  dans Nano Letters (ici) les résultats d'une recherche montrant l'utilisation du graphème pour créé un capteur thermique qui ne nécessite pas de système de refroidissement et permet ainsi d’intégration des détecteurs à infrarouges flexibles et transparents des supports eux-mêmes transparents ou translucides.
La voie est donc ouvert à équiper par de tels composants les écrans des afficheurs de contrôle, ceux des ordinateurs, des smartphones et des tablettes, mais également les pare-brises des cockpits d'avions, de trains, ou d’automobiles.
Les chercheurs ont obtenu ces capteurs thermiques en combinant des thermopiles au graphène et un Mems (Micro Electro-Mechanical Systems) à base de silicium, ainsi capable de traiter le signal thermique et le convertir en un signal électrique, en en faisant un capteur pour les imageurs thermiques. Les performances du système permettent d'envisager des procédés d'imagerie ainsi que la détection de la détection de corps à signature thermique.
Les auteurs envisagent à moyen terme des applications pour les parebrises des automobiles pour augmenter la perception, notamment en situation nocturne en temps réel, sans entraver la visibilité, ainsi que des applications pour l’inspection et le contrôle des matériaux ou pour les sciences de la vie.
Ref : Nano Lett., 2015, 15, 11, 7211–7216.

20 février 2014

IA : Un gant pour commander les machines.

Fujitsu a mis au point un gant connecté pour remplacer les tablettes et autres smartphones dans certains métiers de terrain.
Le constructeur Fujitsu a mis au point un gant de contrôle pour objets connectés. L’appareil est équipé d’un lecteur de tag NFC (Communication en champ proche) pour  communiquer avec les machines compatibles NFC.
Six gestes permettent d'envoyer des ordres (haut, bas, gauche, droite, rotation à droite, rotation à gauche) à un dispositif technologique à proximité, ce qui peut par exemple être un téléphone portable qui renvoie à distance les informations..
Pour Fujitsu, la vocation du gant est de remplacer les tablettes ou autres appareils de commande utilisés dans certains métiers, tels que les machines industrielles ou de chantier, voire des robots…
Le but est à terme de coupler le (ou les) gant(s) à des équipement d’affichage (displays) comme des lunettes intelligentes (Google Glasses, HUD ou HMD). 
La présentation officielle du gant est prévue le 24 février 2014 lors du Mobile World Congress de Barcelone.
Info Fujitsu (ici).

05 novembre 2012

IA - SHS : La voiture du Futur par Toyota.


Voici à quoi ressembleront les voitures dans le futur pour Toyota

Voiture conviviale, virtuelle, autonomes, iiMo est le concept de la voiture du futur.

Toyota présente ici son concept-car de voiture intelligente du futur dévoilé au 27ème salon international automobile de São Paulo (lien).
info issue de Tom's Guide.

23 octobre 2012

IA - SHS : Un monde sans humains (Arte)

ARTE a proposé mardi dernier, 23 octobre 2012, un film documentaire de Philippe Borrel.
"Un monde sans humains"

Pour tous les élèves ingénieurs de l'ENSC, en prolongement de la conférence du 20 septembre 2012 à l'ENSC : "2025 - où, comment, pourquoi ?" de David Angevin et Bernard Claverie.

Relai de ARTE : 
Depuis une quinzaine d'années, l'accélération du progrès technique a permis de réaliser des prouesses impensables. Refaire marcher des personnes amputées grâce à une prothèse bionique ou passer un entretien professionnel face à un robot ne relève plus de la science fiction. La technologie est partout. Elle régit nos rapports sociaux et va s'immiscer jusque dans nos corps. Mais jusqu'où laisserons-nous encore aller nos machines ? C'est cette question récurrente, à l'origine de nombreuses oeuvres utopiques, que pose ici Philippe Borrel.

52min - Diffusé le 23-10-12 à 20:53 - replay

A ne pas rater, la rediffusion sur Arte :

Samedi, 27 octobre 2012, 16h05
Jeudi, 22 novembre 2012, 11h00

Ecouter l'émission de France-Inter du 20 octobre 2012, sur "Un monde sans humain" - lien.

30 juin 2012

IA - SHS : La mort du minitel

Le Minitel est mort ce soir !
30 juin 2012
Pour Larousse, c'est un "Terminal d'interrogation vidéotex diffusé par l'Administration de La Poste." Il s'agit de l'abréviation de "Médium interactif par numérisation d'information téléphonique", et c'est Bernard Marti qui en fut le père au Centre commun d'études de télévision et télécommunications de Rennes (CCETT). Il y coordonna les travaux à l’origine du Minitel , supervisés par Jean-Paul Maury, alors directeur du projet "Annuaire Électronique et Minitel" de 1979 à 1985 (voir vidéo).
Véritable fait de société, le Minitel a été développé par le Ministère des Postes et Télécommunications  (P&T) et utilisé en France dans les années 1980 et 2000, avant d'être supplanté par l'Internet. Il désigne à la fois le solide appareil en plastique qui équipait chaque possesseur d'une ligne téléphonique, et l'ensemble du service Vidéotex ainsi que le réseau associés.
C'est en 1978 que le président Giscard d'Estaing reçu des mains de Simon Nora et Alain Minc un rapport sur l'informatisation de la société. Celui-ci va être à l'origine d'une véritable révolution technologique, dite "télématique" (association informatique et télécommunications), qui incitait à la connexion de terminaux permettant la visualisation de données informatiques stockées dans des ordinateurs à travers les réseaux de téléphoniques. Le réseau vidéotex utilisant les lignes téléphoniques fut lancé en 1978 et rendu public à l'Intercom 79 de Dallas (Texas-USA), annonçant pompeusement "le déclin de l'ère du papier" (voir "Minitel story").
En service pour l'annuaire éléctronique en accès gratuit (36-11), il a donné naissance au commerce et aux services en ligne (36-12, 36-13, etc.), à la vulgarisation de l'astrologie, à la communication associative et aux forums en ligne, jusqu'aux services de messagerie rose et aux sites de rencontre avec le fameux 36-15 (voir notre post).
Une page d'histoire se tourne...
Voir l'émission de la deuxième chaine française du 21 décembre 1983 (source INA) sur l'annuaire électronique et les services Minitel de l'époque.
Idem JT première chaine du 19 mai 1978 (source INA) sur le rapport Nora-Minc.

04 juin 2012

BIO - IA - SHS - TECH : Journées HE2N à l'ENSC

Les journées annuelles du "Human Engineering Expertise Network" (HE2N) se tiendront les 13 et 14 juin 2012 à l'ENSC (le 13) et au centre de recherche THALES Avionics du Haillan (le 14 juin)..
Organisées par le laboratoire commun HEAL*, les journées feront le point sur l'ensemble des travaux des thèses financées dans le cadre du réseau (le 12), portant sur des domaines aussi variés que la multimodalité dans les interfaces de collaboration, les aptitudes de localisation de sources sonores virtuelles, les contraintes des visuels de casque see-through, l'anticipation et la préparation cognitive en mission, la gestion de la charge mentale ou de la charge attentionnelle par les opérateurs, le contrôle cognitif dans le pilotage; et présenteront des travaux en cours. Elles offriront également des conférences d'actualité sur la vision des couleurs en visée tête haute (HUD) et les interfaces homme-machine post-wimp (IHM/post-Windows-Icons-Menus-Pointing devices), des démonstrations en "gestion de mission", "IHMPA", "HUD couleur", et des débats et échanges avec les spécialistes du développement industriel et des chercheurs de HEAL (GUY 1&2, wrap-up et Finex).
* Laboratoire commun ENSC/THALES - Human Engineering for Aerospace Lab. (en partenariat avec l'IMS - UMR-5218 et le GIS Albatros).

20 mai 2012

IA - TECH : HUD pour voiture - la réalité augmentée sur le pare brise

Pioneer propose un nouveau dispositif d'affichage tête haute (HUD - head-up display) qui permet de projeter des informations utiles sur le pare brise de la voiture. Les informations sont disponibles directement devant le pilote, sans qu'il ait besoin de baisser la tête vers le bas, pour suivre ses cadrans de vitesse, ses alarmes ou son GPS. Les informations routières issues de la voiture (comme la vitesse, le guidage GPS, etc.) et de l'environnement (comme les limitations de vitesse, les axes routiers, les conditions de circulation, la fluidité du trafic, etc.), sont directement vue alors que le conducteur ne quitte pas la route des yeux. Ce module, nommé Cyber Navi, affiche les images via un projecteur attaché à la visière. Pour calculer les estimations de distances, une caméra frontale est fixée sur le rétroviseur central. Et bien sûr, la luminosité est ajustée automatiquement en fonction de l'environnement. Tout ceci est disponible ... au Japon, et doit faire l'objet de plusieurs améliorations sur lesquelles planches déjà les ingénieurs de Pioneer. Voir le film de présentation.

15 novembre 2011

IA : Google laboratoire du futur.

Le New York Times vient de révéler dans son édition du 13 novembre 2011 (lien) l'existence à Montain-View (juste entre Stanford et Sunnyvale, en plein coeur de la Silicon Valley) d'un laboratoire secret, baptisé Google X, où de nombreux projets futuristes et technologiques sont en train de voir le jour.
Ce laboratoire du futur développe théoriquement et/ou pratiquement des projets pensés par les cerveaux "maison" : voitures drones (déjà révélé par Google), robots, ampoules télécommandées, ascenseurs spatiaux, etc., concernant tous l'interface homme-machine, la robotique, la domotique, et l'intelligence artificielle.

08 novembre 2011

IA : Un chien d'aveugle en dur.

La firme NSK du japon vient de développer le NR003, qui est un chien robotique destiné aux aveugles.
Ce prototype de "dogbot" se présente comme une quadrupède, dont le malvoyant saisi une anse de collier, et qui est doté d’un capteur Kinect.
Kinect est un néologisme issu de kinetic et connect. Ce capteur est bien connu du monde du jeu vidéo depuis 2007, année de sa commercialisation. Il s'agit d'un périphérique de la console de jeux vidéo Xbox 360, qui permet d'interagir avec elle sans utiliser de manette ou de clavier, directement grâce à une caméra et un capteur sonore. La caméra utilise des techniques d’interaction développées par PrimeSense, et elle permet la reconnaissance d’image et de mouvement. Kinect permet ainsi d’interagir par commande vocale ou par geste.
Le capteur permet au robot-guide d’identifier des obstacles et de les franchir avec plus ou moins de rapidité.
NSK envisage de doter son dogbot d'un système de commandes vocales et de le doter d’un GPS permettant une géolocalisation interactive.
Le robot est actuellement en phase prototype, et bien peu adaptable à une utilisation fluide des déplacements des malvoyants. Néanmoins, on peut saluer la performance et prévoir des développements qui permettent d'espérer des dogbots en remplacement des chiens d'aveugles les prochaines années. Bien qu'il ne faille plus lui "apprendre le trottoir" ni lui servir sa "gamelle", restera cependant à savoir si les relations avec ce tas de ferraille seront aussi conviviales qu'avec un vrai "meilleur ami de l'homme".
Voir une vidéo (lien).

06 octobre 2011

BIO - IA : Cybersinges – des hybrides contre le handicap.

L'équipe de Miguel Nicolelis, du Duke University
Center for Neuroengineering de Caroline du Nord (USA) a testé pour la première fois avec succès une interface brain-computer-brain (BMBI) chez deux singes. Grace à un implant fixé dans le cerveau des singes, les animaux ont appris, sans bouger leur propre corps, à mouvoir un bras avatar et à sentir des objets (virtuels également) (voir la vidéo).
L'implant électronique a été fixé dans le cortex moteur. C'est donc exclusivement par la pensée que les singes bougent le bras virtuel, et ont appris en retour et sentir la texture des objets qu'ils touchent ainsi, à travers des signaux électriques envoyés dans leur cerveau.
L'enjeu d'une telle étude est la conception de puces permettant à terme à des patients paraplégiques de contrôler un exosquelette couvrant le corps entier, et qui pourrait ainsi mouvoir les membres paralysés via l'implant, tout en leur permettant en retour des sensations tactiles, voire kinestésiques, envoyées sous forme électrique à l'implant.
Cette étude a été publiée dans la revue Nature du 5 octobre 2011 (résumé), et relayée par le Guardian (lien).

03 octobre 2011

IA - SHS : Le Web contextuel.

Le Web devient "user-centric", il prend aujourd'hui en compte l’utilisateur et son contexte comme une seule entité anthropotechnique. C’est en tout cas le but du "User-Context-Module" (Module Utilisateur contextuel) que des chercheurs de l'Ambiant Intelligence Laboratory de l’université de Singapour proposent d'intégrer dans les architectures Internet. L'objectif est évidemment d'améliorer l’expérience utilisateur, mais également d'ajuster les réseaux et les applications selon des besoins et des ressources, en fonction du terminal utilisé, de l’endroit où il se trouve, du réseau disponible, et surtout des attentes potentielles de l'usager. C'est-à-dire selon le contexte.
Cette conception d'architecture et de fonctionnement repose sur les sciences cognitives, et sur la façon dont les informations sont représentées et traitées par les sujets. Or la pensée humaine est "sensible" au contexte et à son environnement, et prend les bonnes décisions en fonction de ceux-ci. Pour parvenir à ce type d’intelligence, l’architecture idéale doit savoir séparer l’hôte, son adresse, le nom de l’utilisateur final, les données et les périphériques réseau, et les manipuler de manière individuelle. Le module proposé, User-Context Module, a pour but d’intégrer des informations pertinentes de contexte.
Le Module se divise en trois sous-systèmes : le Context Interface, le Context Model, et le Contrôleur. Le premier interagit directement avec l’utilisateur final, son identité, ses préférences, et son environnement, sa localisation... Le deuxième recueille des informations sur le modèle de contexte, données abstraites sur le statut de l’utilisateur, son comportement sur le réseau. Le Contrôleur interagit directement avec les couches réseau et l’infrastructure, pour ajuster automatiquement les protocoles ou les paramètres capables d’optimiser les performances du réseau, et ainsi offrir une meilleure expérience à l’utilisateur.

17 juin 2011

TIC : Texture des écrans tactiles

Affiner les sensations de la texture des écrans tactiles pour donner à l'utilisateur l'impression de toucher une surface de rugosité ou d'adhérence différente permet de favoriser les interactions sans regarder l'écran, est le projet d'un groupe de chercheurs canadiens de l'université de British Columbia, américains de la Northwestern University, et néo-zélandais de l'université de Canterbury.
Les chercheurs s'intéressent aux frictions programmables, qui permettent de paramétrer un caractère "adhérent" ou "rugueux" de l'écran. C'est un système de vibration qui donne l'illusion d'une différence de texture.
Le principe repose sur une superposition de deux couches et d'une série de capteurs. La première couche est une dalle LCD classique et la seconde est composée d'actionneurs piézoélectriques, qui sont des micro-éléments convertissant un signal électrique en signal mécanique. Des capteurs de position installés le long de l'écran permettent de repérer les mouvements des doigts sur la première couche. Ce dispositif permet de créer un "calque d'air" invisible entre le doigt et l'écran, actionné et modifié sous le doigt par les vibrations à hautes fréquences des actionneurs piézoélectriques.
Ce dispositif, appelé T-Pad (Tactile Pattern Display), a été présenté le 11 mai 2011 à la ACM Conference on Human Factors in Computing Systems à Vancouver (Canada) - résumé.
Selon les auteurs, le réglage d'un réveil qui s'effectue par un défilement vertical des heures et minutes sur un iPhone est facilité par des frictions qui s'accroissent au fur et à mesure que l'utilisateur fait glisser sont doigt sur l'écran, en fonction de la vitesse à laquelle il fait tourner la roue de réglage et de la proximité de l'heure cible. La sensation de glissement ou de dureté améliore l'interaction. Les utilisateurs semblent préférer ce type de toucher qui permet plus de réalisme, en favorisant la sensation tactile plus intuitive que le contrôle visuel.

Accès à l'article ACM.

08 mars 2011

IA : IBM passe la frontière de la cognition ouverte.

"Watson" est un superordinateur de la firme IBM. Il associe la puissance matérielle (quantitative) à la puissance logicielle (qualitative).
Au  plan matériel, Watson dispose d'un système d'exploitation GNU-Linux, composé de 10 racks contenant chacun 9 serveurs Power 750 montés en réseau.  Chaque serveur possède 32 coeurs qui peuvent gérer un total de 128 tâches en parallèle. "Watson", qui compte donc au total 2 880 coeurs pouvant effectuer 11 520 tâches en parallèle, possède une mémoire vive de 15 000 Go (gigaoctets) et une puissance totale de 80 Tflop (téraflops). À titre comparatif, Deep-Blue, vainqueur en 1966 de Kasparov aux échecs, (n')avait (qu')une puissance totale de 1 Tflop.
Au plan logiciel, les chercheurs de IBM ont développé la suite logicielle "IBM DeepQA" capable d’analyser le langage et les connaissances humaines dans des contexte ambigu et de développer ses connaissance par apprentissage. 
"Watson" vient de gagner très facilement, le 16 février 2011 à Cluster-City (Californie), la finale du jeu télévisé "Jeopardy", jeu très populaire aux USA, qui consiste à trouver une question à partir d'une réponse, constituée de mots clés et d'indices délivrés par un présentateur. Ce jeu existe depuis 1964 et fait appel aux connaissances des joueurs dans de multiples domaines (histoire, géographie, politique, art, littérature, technologie, sport, etc.). L'ordinateur s'est qualifié en gagnant 77147$ contre les deux autres finalistes Ken Jennings et Brad Rutter (lien Jeopardy), qui comptaient chacun plus de 100 victoires, et qui se sont respectivement qualifiés pour seulement 24000 et 21600$.
Selon les chercheurs, c'est la capacité de "Watson" après un entraînement intensif à maîtriser les finesses des association et de la compréhension des mots et des concepts dans un contexte sémantique changeant et subtil, qui a permis à "Watson" de gagner sur ses concurrents humains. Il sait analyser les questions, les contextualiser, maîtriser son immense base de données sans s'y noyer, rassembler des indices, les étudier, les classer et ordonner les propositions qui ont le plus de chances d'être les bonnes.
Le fait qu'une machine ait vaincu les meilleurs candidats humains à un jeu ouvert, au contraire des échecs qui sont circonscrits à une série finie de solutions potentielles, est une première manifestation d'une cognition artificielle. Les applications sont évidemment immenses en matière d'utilisation et d'exploitation des bases de données ouvertes telles que le Web.
On attend évidemment la généralisation de tels outils logiciels sur des machines de plus en plus puissantes, afin d'attendre des niveaux d'analyse et de synthèse que seuls les superordinateurs de prochaine génération pourront mener à bien, dépassant les simples capacités naturelles des humains pour les tâches de connaissance et d'aide à la décision en situation ambigüe, et pour le développement du progrès social et scientifique des prochaines années. 
Reste à l'homme à apprendre à vivre avec des machines plus performantes que lui sur le plan cognitif, changeant le mode des relations anthropotechniques dans ce domaine, comme cela a été le cas avec l'industrialisation robotisée dans le siècle dernier. En retour, ces progrès permettent d'espérer mieux comprendre le mode naturel de pensée en testant les hypothèses reposant sur les différents modèles de la psychologie ou des neurosciences, que celles-ci soient cognitivistes, connexionnistes ou composées. 

27 février 2011

IA : Un écran géant en 3D sans lunettes

L'Institut National Japonais des Technologies de l'Information et de la Communication (NICT) a annoncé le 25 janvier 2011 avoir développé en coopération avec JVC Kenwood un écran 3D géant sans lunettes, de 2,5m de haut sur 4,5m de large.

Cet écran est aujourd'hui capable de diffuser 50 images simultanément. Les développeurs cherchent à augmenter le nombre d'images diffusées et à agrandir le champ de visibilité des images, pour l'instant restreint à 1,3m de large et à une distance de 5,5m. L'objectif du NICT et  de JVC Kenwood est d'élargir l'expériences au milieu réel sous deux ans. Les créneaux commerciaux visés pour un tel écran serait principalement les écrans publicitaires, le cinéma et la visualisation industrielle.
Voir le communiqué du NICT.

19 janvier 2011

DIV : des iPhones pour les robots chirurgiens

En Allemagne, l'hôpital de Merheim expérimente l'utilisation d'interface mobiles (iPod touch) pour contrôler le mouvement de machines utilisées par les chirurgiens pour les opérations. Le dispositif embarqué sert à la fois à la manipulation de l'appareil et à la transmission d'images. Il remplace ainsi d'imposants et coûteux systèmes qui demandaient aux médecins de se déplacer constamment dans la salle d'opération, et concentrent sur un seul appareil la commande et l'image permettant la décision.
L'iPod touch est à la fois plus simple à utiliser (maniabilité, poids, proximité immédiate, information...) et moins cher (50 000 € environ avec les logiciels et les dispositifs wifi de commande, contre 200 000 € avec les appareils traditionnels). Il permet surtout au chirurgien de ne pas se déplacer, les ordres étant envoyés sans fil.
L'expérience semble concluante tant pour l'efficacité que pour la satisfaction et le confort des chirurgiens. On peut penser qu'elle sera amenée à se développer d'autant que la formation à l'utilisation de l'iPod est inutile vu l'usage des smartphones de ce type dans la vie courante des praticiens.

15 septembre 2010

IA - SHS : IHM'10 - Luxembourg

L'Université du Luxembourg, le CRP Henri Tudor et l'AFIHM organisent 



le 21 septembre de 17h30 à 21h00

rue du Fort Niedergrünewald, Kirchberg, Luxembourg  

La Nuit des démonstrations
 est organisée au coeur de la conférence francophone sur l’Interaction Homme-Machine (IHM), manifestation annuelle de la communauté des IHM, qui a pour but de promouvoir et de diffuser les connaissances et les savoirs du domaine, ainsi que des domaines concourants.
Session phare d'IHM'10, cette soirée sera l'occasion de présenter une trentaine d'innovations sur les IHM autour de tables tactiles, de claviers virtuels, de logiciels sensibles au contexte, de logiciels pour l'apprentissage, de la télévision interactive et bien d'autres encore. Elle permettra également de faire le lien entre le monde de la recherche et le monde professionnel, les professionnels et industriels étant invités à y participer. 


Programme 

  • 30 stands de démonstrations sélectionnées par le comité de programme pour leur représentativité de la recherche académique et de l'innovation industrielle,
  • des stands d'expositions
  • des posters portant sur les recherches de doctorants et les communications informelles.
Formulaire d'inscription / info@ihm10.lu / www.ihm10.lu

02 septembre 2010

IA : Cockpit 3.0

La grande révolution du cockpit 3.0 (le nom donné par Thales au cockpit de 2030) sera la place qui y sera donnée à l'homme. Au lieu de se voir confier des tâches que peuvent réaliser des automatismes, il sera aidé dans ses décisions, analyses et actions par des interfaces intuitives.
Voir l'article de Air & Cosmos du 27 août 2010 - lien.