11 février 2012

IA - SHS : Google et les problèmes mondiaux.

Google a rendu public ce lundi 6 février 2011 le projet We Solve For X. 
Son but est de proposer des solutions aux problèmes majeurs actuels de la planète comme, entre autres, le climat, la pollution, l'agriculture, le cancer, la guerre... 
We Solve For X invite les scientifiques, inventeurs, étudiants, experts, à partager leurs idées. Le projet est relativement simple sur le principe et implique 3 facteurs :
  • un problème réel ("huge problem"), qui revêt une dimension mondiale en concernant par exemple des milliards de personnes.
  • une solution radicale ("radical solution"), qui pourrait régler le problème efficacement, sans contrainte de réalité, au risque d'être hypothétique ou recourir même à la science-fiction.
  • une technologie de pointe ("breakthrough technology"), qui pourrait rendre réalisable cette solution a priori théorique.
We Solve For X est donc une sorte de laboratoire virtuel, de forum d'experts, dans lequel quiconque rassemblerait ces 3 critères pourrait ajouter sa pierre à l'édifice de la science et de la technologie, un peu sur le principe des conférences TED.
Vidéo de présentation. Le projet a déjà de nombreux contributeurs (voir) :  Nicholas Negroponte et l'apprentissage personnalisé, Daphne Preuss et la productivité agricole, Rob McGinnis et le problème de la rarefaction de l'eau, Omri Amirav-Drory qui propose de créer des outils de vie synthétique, Mary Lou Jepsen qui souhaite voir nos rêves en vidéo, Mir Imran et la distribution automatique de médicaments ... Présentation par "HuffPost Tech".

01 février 2012

SHS : Le travail à l'épreuve du numérique

Une étude, commanditée par Dell et Intel auprès de TNS Global Research (lien), montre que les nouvelles technologies ont participé à l'évolution des méthodes de travail au niveau mondial.
Portant sur l'interrogation de 8 360 employés, elle fait ressortir des tendances clés en ce qui concerne l'économie française (sur 550 interrogés français).

Les résultats concernent les comportements des employés face aux nouvelles habitudes de travail, les nouvelles approches quant à la mesure de la productivité, l'innovation à l'initiative des employés, le fossé entre employeurs et employés, aussi bien qu'entre générations.
Ainsi 69% des employés français souhaitent pouvoir bénéficier de l'interopérabilité de leurs appareils personnels et professionnels ; 48% pensent essentiel d’avoir leur mot à dire sur les décisions informatiques ; 28% des travailleurs en situation de dépendance hiérarchique s’attendent à une surveillance de leurs emails d’ici 10 ans.
L'équipement informatique, la liberté de choix en matière de technologies et la motivation des collaborateurs sont étroitement liées ; les PME devancent les grandes entreprises en favorisant la créativité des employés en matière d'innovation.
L’étude révèle également, au niveau mondial, que les pays émergents adoptent plus rapidement la consumérisation. Les entreprises en Chine (59 %), au Brésil (50 %) et au Mexique (57 %) devancent largement le Royaume-Uni (27 %), la France (28 %) et les États-Unis (29 %) en ce qui concerne la liberté de choix des technologies accordée au personnel. Les employés au Mexique (83 %) et au Brésil (76 %) se montrent plus optimistes face aux évolutions des méthodes de travail induites par les nouvelles technologies et Internet par rapport aux Britanniques (43 %), aux Français (44%) et aux Américains (46 %).
Le télétravail suscite moins l'enthousiasme des employés que leur souhait de bénéficier d'une certaine flexibilité au niveau de leurs horaires de travail (61 %), et un tiers des personnes interrogées (à l'échelle mondiale) estime que le télétravail "sape l'esprit d'équipe sur le lieu de travail" (soit 47% des +55 ans et 25% des 18-24 ans en France).
Plus de 60 % des employés souhaitent que l'on évalue la qualité de leur travail plutôt que leurs heures de présence. Ainsi moins des 2/3 des employés estiment pouvoir accomplir leurs tâches quotidiennes dans le cadre d'horaires classiques de type 9-17h.

Voir l'étude "Involving Workforce : Evolution de la technologie et des usages en entreprises" (dans Slideshare).
Présentation YouTube.

27 janvier 2012

IA : 1 bit pour 12 atomes.

Des chercheurs d’IBM viennent de publier, dans la revue Science, avoir repousser les limites de la miniaturisation informatique en stockant un bit (0 ou 1) sur 12 atomes. La densité potentielle de codage est donc largement supérieure à celle des disques durs actuels qui requièrent un million d’atomes par bit (lien). La démarche habituelle consiste à miniaturiser les couts et les tailles des composants, tout en augmentant leur densité et leur efficacité. Cette évolution "descendante" est confrontée à terme à des limites physiques. Les équipes d'IBM ont donc décidé d'adopter une démarche inverse, dite "ascendante", qui part du plus petit élément disponible, l’atome, pour monter jusqu'à atteindre une capacité de stockage minimale, un bit. Le futur, exploitant une forme particulière de magnétisme, l'antiferromagnétisme, permet d'espérer des nanostructures stockant ainsi beaucoup plus d'information sur un même espace. C'est à l’aide d’un microscope à effet tunnel que les chercheurs ont réussi à regrouper 12 atomes stockant un bit pendant plusieurs heures à basse température, et sans affecter les atomes voisins. Les ferro-aimants ne pouvaient jusqu'ici être réduits à des dimensions atomiques en raison de l’effet de leur champ magnétique sur les atomes voisins. En-dessous de 12 atomes, les effets quantiques qui se manifestent aux échelles nanoscopiques déstabilisent le dispositif, expliquent les chercheurs, qui semblent avoir atteint un seuil. Compte rendu de IBM (avec film commentaire). Article de synthèse dans "Sciences et Avenir".

22 janvier 2012

DIV : Les Français et la science.

A l’occasion des Journées Annuelles d’Ethique des 20 et 21 janvier 2012, à la Maison de la Chimie de Paris, le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) a rendu public le résultat d'une enquête de BVA sur la perception par les Français de la science et de son rôle au sein de la société. Selon cette étude réalisé les 2 et 3 décembre dernier sur un échantillon de 1 016 personnes de plus de 15 ans, les Français sont favorables aux avancées de la sciences, mais se disent mal informés et souhaitent qu'elle soit contrôlée. Les Français semblent favorables au développement de la science, notamment dans les domaines du traitement du cancer ou du fonctionnement de l'organisme. Ainsi 84% d'entre eux approuvent la recherche génétique, avec 67% favorables à la recherche sur l'embryon, mais 83% sont opposés au clonage humain, en étant par exemple défavorables à la modification du patrimoine génétique ou contre la maîtrise des caractéristiques physiques et mentales des enfants avant la naissance. Les recherches sur la biométrie ou le contrôle d’identité sont accueillies, malgré leur caractère polémique, de manière favorable par 2 Français sur 3. Si 90% des personnes interrogées sont favorables aux recherches portant sur la compréhension des mécanismes du cerveau., 71% souhaitent imposer des limites à la science et la majorité (53%) se sent mal informée, notamment sur les enjeux éthiques (seulement 15% se sentent tout à fait informés). Cette avis et ce soutien à la science n’empêche pas les Français de s’opposer à certaines pratiques jugées dangereuses et/ou contraires à l’éthique. il convient d’imposer des limites à la science pour 7 Français sur 10. Comme le rappelle le CNE, "OUI à la recherche scientifique, NON à la science-fiction". Ces limites doivent être posées par des publics légitimes, que ce soient des scientifiques (pour 49% de personnes interrogées) ou par des comités réunissant religieux, scientifiques, intellectuels et élus (pour 44%).

02 décembre 2011

IA - SHS : Données publiques - suite ...

Dans la suite des deux récentes chroniques (1) et (2), la question de la réutilisation des données publiques est posée par Internet Actu.
sic : Alors que le 6 décembre 2011 devrait enfin ouvrir EtaLab, le portail de données publiques de l'Etat français (plus de 2 ans après l'initiative américaine Data.gov), nous vous proposons de faire un rapide point sur "l'open data", ce mouvement d'ouverture des données publiques, qui vise à rendre accessible, dans un format lisible tant par les humains que les machines, des ensembles de données publiques. A quoi cela sert-il ? Qui cela sert-il ?A l'heure où de nombreuses collectivités territoriales françaises ont commencé à développer des portails d'informations et à libérer des jeux de données, il est tant de revenir sur les enjeux de la réutilisation des données publiques tant pour l'action publique que pour le simple citoyen.

28 novembre 2011

BIO : L'EEG repousse les limites de l'état végétatif.

C'est la question qui hante les cliniciens et les proches des patients comateux : existe-t-il une conscience ches les patients plongés dans des états végétatifs chroniques (EVC) ?
Campons le tableau. Un sujet est alité, immobile, sans mouvement volontaire, sans réponse aux stimulations extérieures. Peut-il nous entendre, peut-il penser alors que toute communication vers l'extérieur lui est impossible ? Cette absence totale de réponse volontaire et reproductible au Monde est-elle le signe d'une absence de vie intérieure cognitive et affective ?
La neurologie l'affirmait jusqu'ici. Mais le 3 février 2010, une équipe belge et britanique publiait sur le site du New England Journal of Medicine, une recherche montrant que, parmi 21 patients en EVC, l’IRM fonctionnelle avait mis en évidence chez 4 d'entre eux une activité cérébrale structurée. Il y avait donc une conscience élaborée en dehors de tout signe extérieur, et la pensée est dissociée de la capacité comportementale. Cette découverte remettait alors en cause la définition clinique des états végétatifs chroniques et posait la question de l'attitude clinique et legale (definition de la mort) en preconisant la recherche systématique d’un tel état de conscience chez les sujets en EVC.
Cependant, tant pour des raisons économiques que d'accès aux dispositifs de détection, et que pour des raisons d'incomatibilité clinique (métal intra corporel par exemple), il est difficile de tester en IRM fonctionnelle tous ces patients. La même équipe vient de décrire dans le Lancet du 10 novembre 2011 une nouvelle méthode ambulatoire basée sur l'EEG (électro-encéphalographie) de détection d’une réponse cérébrale adaptée et hors motricité à des commandes verbales simples.
Les auteurs ont proposé à 16 patients en EVC (contre 12 témoins sains) un protocole demandant de répondre à des ordres simples tels que bouger la main et un orteil. Dans 3 cas et alors que le dossières l'examen cliniques ne permettaient pas de différencier les patients ou de prévoir des états de conscience, les sujets ont pu produire des répondes EEG différentiées.
Outre la confirmation des résultats IRMf par l'EEG, l'etude permet d'envisager de tester facilement tous les patients et ainsi de modifier la prise en charge des patients "conscients" et surtout d'envisager des dispositifs électroniques permettant d'établir une communication avec çes patients, en court-circuitant la motricité volontaire.
Voilà probablement du travail pour les cogniticiens et les spécialistes de l'IMS.
La question reste de savoir comment aborder le cas des patients qui ne seront pas positifs au test, car rien ne on permet de penser qu'ils ne sont pas conscients, comme rien ne nous le permettait il y a quelques temps à propos des patients concernés par cette étude, et que pourtant la neurologie considéraient comme en état désespéré. La technologie électronique ne permet que de repousser la frontière clinique, elle ne modifie pas la réalité de l'emmurement? Mais elle permet d'augmenter l'homme contraint, au delà de son incapacité comportementale "totale".
Cruse, D, et la. (2011) Bedside detection of awareness in the vegetative state : a cohort study. Lancet, mise en ligne le 10 novembre 2011 (DOI:10.1016/S0140-6736(11)61224-5).

26 novembre 2011

BIO : Des cellules programmables pour de multiples fonctions.

Une équipe interdisciplinaire de biologistes, chimistes et informaticiens, travaille sur une solution permettant de créer des cellules re-programmables, à l'image du fonctionnement d'un ordinateur, afin de créer un système d'exploitation biologique. Ce projet est baptisé "Towards an Universal Biological Cell Operating System".
Le consortium associe l'Université de Nottingham (chef de file) et l'Université d'Edinburgh(UK), les Universités d'Etat d'Arizona, du Michigan, les Universités de Californie à Santa-Barbara et à San-Francisco, l'Université de New York, le Massachusetts Institute of Technology (USA), le Centro Nacional de Biotecnologia espagnol et l'Institut Weizmann pour la Science (Israël).
Ce projet de biologie synthétique associe les principes de la biologie avec des principes de l'ingénierie. Le but est de programmer des cellules bactériennes, qui seront capables d'exécuter ce programme. Autrement dit, il s'agit de créer un système d'exploitation pour des cellules biologiques.
Actuellement, lorsqu'on veut créer des organismes pour capturer per exemple du carbone relâche dans l'air suite à la combustion de pétrole, ou pour transformer l'arsenic polluant des rivières, ou pour des traitements synthétiques sur le corps humain, les biotechnologistes doivent sélectionner des souches et les transformer en fonction des buts à atteindre. Le projet vise à permettre de programmer, puis de reprogrammer des micro-organismes grâce à cet OS biologique (software), et ceci à partir d'une même souche de cellule utilisée comme hardware (par exemple la bactérie E. coli.
Inspirée du fonctionnement des systèmes d'exploitations des ordinateurs, qui sont capables d'assurer plusieurs fonctions sur le même matériel, les scientifiques envisagent, sur le même principe, de reprogrammer un groupe de cellules afin d'exécuter une action précise. Cette méthode pourrait permettre de créer de nouvelles entités vivantes qui n'existent pas dans la nature à ce jour, une nouvelle forme de vie à fonctionnement universel. Les perspectives sont envisagées dans la création de nouveaux médicaments adaptés aux besoins précis d'un patient particulier, de créer de nouvelles sources de nourriture ou d'énergie, de dépolluants, de capteurs de carbone ou de purificateurs d'eau alimentaire.

24 novembre 2011

DIV : Batelle pointe le recul de la France en investissement de R&D.

Le conseil européen affichait en 2000 l'objectif de faire de l’Europe “l’économie de connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du Monde”.
Cette stratégie de Lisbonne, véritable engagement européen vers l’avenir, s’accompagnait d’objectifs précis, dont la volonté de développer la recherche et développement (R&D), décrite comme seule source d’innovation et de croissance sur le long terme. La stratégie de Lisbonne a été développée au cours de plusieurs Conseils européens postérieurs et repose sur trois piliers :
Un pilier économique qui vise à transformer l'économie européenne en une économie compétitive, dynamique et fondée sur la connaissance.
Un pilier social qui doit permettre de moderniser le modèle social européen grâce à l'investissement dans les ressources humaines et à la lutte contre l'exclusion sociale.
Un pilier environnemental, ajouté lors du Conseil européen de Göteborg en juin 2001, qui attire l'attention sur le fait que la croissance économique doit être dissociée de l'utilisation des ressources naturelles.
Cet objectif était chiffré : les états s'engageaient à atteindre en 2010 un taux d'investissement -public et privé- total dans la R&D égal à 3% du PIB européen (objectif dit de Barcelone) et un taux d'emploi de 70% (proportion de la population européenne en âge de travailler qui occupe un emploi).
Cette règle unanime des 3% était jugée comme largement accessible en comparaison des autres pays développés. L'espoir était au rendez-vous, le développement scientifique était programmé, et d'ailleurs réaffirmé en 2005 par le Conseil Européen (chapitre 11 du rapport de mars 2005).
Même si la stratégie de Lisbonne a été revue à la baisse par les Etats, il convient de regarder les dépenses de R&D de manière relative entre eux. Ainsi la France se situait en 1993 au 5e rang mondial en pourcentage de la richesse nationale consacré à la recherche. Le rapport annuel de la société Battelle montre que le pourcentage de dépenses en R&D de la France est descendu sous la barre symbolique des 2% depuis 2010 (2% en 2009, 1,9% en 2010, 1,9% en 2011). La France se retrouve en 6ème place en valeur absolue dans le classement mondial en termes d’investissement en R&D pour 2011, alors qu'elle était encore 5ème en 2009. Elle se retrouve surtout mal placée en investissement relatif au PIB, bien loin des 3%, et 13ème derrière Israel (4,2%), le Japon et la Suède (3,3%), la Finlande (3,1%), la Corée du Sud (3%), les Etats-Unis (2,7%), l'Autriche (2,5%), le Dannemark (2,4%), l'Allemagne, Taiwan, la Suisse, l'Islande et Singapour (2,3%).
Bien entendu, toutes les bonnes raisons et justifications des politiques en charge sont au rendez-vous ! reste que la recherche française s'appauvrit, loin des engagements et du but fixé des 3%.
Voir le rapport Battelle 2009.
Voir le rapport Battelle 2011.
Voir l'ensemble des tableaux de la R&D en Europe/OCDE.

22 novembre 2011

DIV : 40 propositions des ingénieurs pour réindustrialiser la France !

Depuis trop longtemps négligés dans le débat public, méconnus des politiques plus prompts à valoriser les diplômés des écoles de commerce, de politique ou autres plus que de conception ou de production, régulièrement malmenés par des universitaires rêvant de dissoudre les écoles dans des universités pour conjurer leur propre décrépitude, et parfois victimes d'une nouvelle engeance de manageurs-dépaysateurs, les ingénieurs et scientifiques entendent profiter des campagnes électorales de 2012 pour faire valoir leur voix.
C'est sous la forme d'un livre blanc que les ingénieurs et scientifique de France ont regroupé 40 propositions pour réindustrialiser la France.
Le Livre blanc vient d'être envoyé aux candidats à la présidentielle et aux parlementaires.
Il fera l'objet de rencontres et débats jusqu'aux élections législatives, relayés par de grands médias comme L'Usine Nouvelle.
Les sujets n'y manquent pas : Fukushima, Mediator, PSA, Investissements d'avenir... C'est l'actualité qui guide les questions et les propositions pour lesquelles la science et l'ingénierie est au centre des réponses.
Selon L'Usine Nouvelle : un vrai travail d'ingénieurs, méthodique et mesuré. cela change de certains discours et sa lecture ferait certainement du bien à certains candidats ... pour peu qu'ils le veuillent ou le puissent, dans les quelques mois prochains qui s'annoncent fort mouvementés.
Lire le livre blanc (.pdf).

IA : L'année Turing

À l'occasion du centenaire de la naissance de Alan Turing, plusieurs actions vont être menées au cours de cette année 2012.
La revue Philosophia Scientiæ publiera un volume spécial, prévu pour mars, comportant une sélection d'articles en rapport avec trois thématiques : 
1. Histoire des sciences : L'œuvre de Turing dans l'histoire de la logique mathématique
2. Philosophie de la logique : L'œuvre  de Turing du point de vue de la philosophie de la logique
3. Logique mathématique, informatique fondamentale: L'influence actuelle de l'œuvre de Turing en logique mathématique.
Du 2 au 6 juillet 2012 se tiendra à Birmingham (Royaume Uni) la réunion conjointe de l'AISB (The Society for the Study of Artificial Intelligence and Simulation of Behaviour) et de l'IACAP (The International Association for Computing and Philosophy) consacrée à Turing.
De nombreuses autres initiatives seront signalées ici au fil des mois prochains.
L'année Turing est coordonnée par le Turing Centenary Advisory Committee (TCAC).

20 novembre 2011

DIV : Mystères chinois ...

(40.452107,93.742118), (40.458148,93.393145) pour un rectangle ou un carré rainurés, ou même des carrés en carré (ici) ;
(40.458679,93.31314) pour les douze cadrans d'une forme spirale ;
(40.452107,90.85693359375) pour de grands bassins ...!

Tapez ces coordonnées dans Google-Map ...
C'est la liste que Gizmodo publie en posant la question "mais que fait la Chine dans son désert" dans son billet du 13 novembre 2011 ?
Quelles sont ces gigantesques structures construites et couvertes parfois de voitures détruites, ou striées d'immenses bandes tirées au cordeau ? Et que sont ces aérodromes doubles et lumineux, à pièces déportées (40.488966,93.50004), ces immenses piscines côtoyant des tours similaires à celles d'une usine nucléaire, ou ces alignements de stries parallèles sur des kilomètres et des kilomètres (44.711336, 93.529494) ?
C'est à n'y rien comprendre, vu d'en haut, sauf que la Chine construit dans l'immensité du désert, des structures elle-mêmes démesurées, dont l'occident ignore tout ... mais que Google voit ...

19 novembre 2011

DIV : Encore trop vite pour la lumière ...

La polémique sur les particules qui semblent avoir dépassé la limite de la vitesse de la lumière, et que nous annoncions le 23 septembre dernier, n'est pas prête de s'arrêter.
Une nouvelle expérience organisée entre le Cern et l'Italie a encore une fois montré que les neutrinos avaient clairement dépassé la vitesse de la lumière, éliminant une source d'erreurs potentielles dans les premières mesures. Ces neutrinos ultraluminiques mettent à mal une nouvelle fois la théorie de la relativité restreinte.
faut-il revoir la physique ?

15 novembre 2011

IA : Google laboratoire du futur.

Le New York Times vient de révéler dans son édition du 13 novembre 2011 (lien) l'existence à Montain-View (juste entre Stanford et Sunnyvale, en plein coeur de la Silicon Valley) d'un laboratoire secret, baptisé Google X, où de nombreux projets futuristes et technologiques sont en train de voir le jour.
Ce laboratoire du futur développe théoriquement et/ou pratiquement des projets pensés par les cerveaux "maison" : voitures drones (déjà révélé par Google), robots, ampoules télécommandées, ascenseurs spatiaux, etc., concernant tous l'interface homme-machine, la robotique, la domotique, et l'intelligence artificielle.

13 novembre 2011

IA - SHS : L'Opendata s'ouvre aux entreprises.

L'opendata correspond à la fois à un processus et à un mouvement récent qui consistent pour certaines administrations, telles que par exemple les villes de Paris, San-Francisco, New-York, Toronto ou Bordeaux, les gouvernements des USA, britanique, du Piémont italien, ou de la, France notamment avec Etalab, et secondairement pour certaines entreprises utilisatrices et productrices de données, telles que par exemple Kéolis à Rennes, à les mettre librement à disposition pour pouvoir les étudier, les croiser notamment avec d'autres données locales, les synthétiser, de créer de nouvelles applications innovantes ou de nouveaux usages, etc. (voir le blog de la fabrique digitale).
L’intérêt de cette ouverture est de favoriser les innovations de rupture et, par conséquence, de permettre une aide au développement social et économique. Dans cette perspective, les entreprises sont principalement utilisatrices des données initialement fournies par les institutions, mais elles deviennent également elles-mêmes sources de données ouvertes. La culture a mis du temps à pénétrer (et du temps à pénétrer encore aujourd'hui) les institutions ; elle est loin d'avoir convaincu les chefs d'entreprises toujours soucieuses de confidentialité, souvent dans l'illusion du secret compétitif. Pourtant, d'après les spécialistes, l’opendata est un nouveau moyen d’engagement, de développement et de partenariat des organismes administratifs et des entreprises entre-elles.
Voir une présentation pédagogique sur Slideshare (lien).
En partenariat avec la SNCF, le Groupe La Poste, Suez Environnement, le Groupe POULT, Bluenove, l'un des leaders des services d'open-innovation et d'innovation de ruptures, publie son livre blanc «Open Data : quels enjeux et opportunités pour l’entreprise?»
Le livre est disponible au téléchargement ici (lien).
Le livre blanc est préfacé par Carlo Ratti, directeur du MIT Senseable City Lab., sous le titre «L’Open Data: quels enjeux et opportunité pour l’entreprise?», ainsi qu'en 4ème de couverture un texte de Martin Duval, CEO de Bluenove.

IA - SHS : Le RAT de l'ombre a-t-il été découvert ?

Qui est le RAT de l'ombre ? C'est la question que se pose la société de surveillance et sécurité informatique mondiale McAfee qui vient de révéler l'existence de la plus grande entreprise de piratage informatique de l'histoire.
En cinq ans, au moins 72 gouvernements, ONG, et autres organisations institutionnelles comme les Nations Unies, le Comité Olympique International, l’Agence mondiale antidopage, l'Agence américaine pour  l’énergie, les gouvernements des Etats-Unis, de Taïwan, de l’Inde, de la Corée du Sud, du Vietnam et du Canada, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, ainsi qu’une multitude de sociétés, des spécialistes de la défense aux entreprises de High-Tech ... ont été attaqués et victimes d'effractions au cours de ces 5 ans.
McAfee suppose, sans la nommer, qu’il y a une seule «entité étatique» derrière ces attaques. D'autres experts, relayés par la presse, désignent plus explicitement un grand état asiatique en pleine progression mondiale. Ces attaques baptisées « Operation Shady RAT » ou « Opération RAT de l’ombre », (RAT étant l’acronyme de « Remote Access Tool » ou « Outil d’accès à distance ») ont pu être liées les unes aux autres par le fait qu’elles ont été découvertes via les archives d’un serveur de « commande et contrôle » examiné par McAfee au début de l'année 2009.
Une carte des attaques est disponible sur le site de Reuters.
Dans le cas des Nations Unies, les hackers ont pénétré dans le système informatique du secrétariat de l’organisation à Genève, ils y sont restés cachés pendant presque deux ans et y ont tranquillement consulté des informations confidentielles. D'autres effractions ont été plus rapides, surement par manque d'intérêt des contenus.
Lire le rapport McAfee "Shady Rat" (.pdf).

12 novembre 2011

DIV : 7 merveilles de la nature.

A l'instar du classement des "7 nouvelles merveilles du Monde", établies sur le principe des "7 merveilles du monde antique" (établies par Philon de Byzance), et avant le classement des "7 villes merveilleuses", ou "Wondercities", le classement des "7 merveilles de la Nature" a été publié par la fondation suisse New7Wonders.
Par ordre alphabétique, les plus beaux endroits du monde seraient, parmi 28 finalistes :
Pourquoi pas, et à quand, les "7 merveilles de la littérature", les "7 merveilles de l'art", "7 merveilles de la sciences " et les "7 merveilles de la technologie" ? Encore un peu d'imagination, Monsieur Werber !

11 novembre 2011

DIV : C'est le moment "1" à la minute près.

Il est onze heures onze, ce vendredi 11 novembre 2011.
Autrement dit ou, pour l'occasion, écrit : 11/11/11 11:11
Rendez vous l'an prochain, dans 13 mois et 71 minutes de plus ... ou dans un siècle exactement !

09 novembre 2011

IA - SHS : Du sérieux dans les jeux - Revue d'Intelligence Artificielle.

La Revue d’Intelligence Artificielle (RIA) publie ous la direction de Jérome Dupire, Jean-Marc Labat et Stéphane Natkin, un numéro spécial sur les "Serious Games".
Dans ce domaine, la France accompagne le mouvement international avec les américains, canadiens, anglais, allemands ou japonais. L'activité du domaine est d'ailleurs loin d'être négligeable, représentant un réel enjeu économique.
Intitulé "Jeu sérieux, révolution pédagogique ou effet de mode ?", RIA propose 6 articles questionnant les enjeux et problèmes soulevés par les serious games.
Au sommaire :
Du jeu sérieux au jeu utile - Introduction - par Jérome Dupire, Jean-Marc Labat et Stéphane Natkin;
Les sciences cognitives jettent un pont entre éducation et jeux sérieux - par Elena Pasquinelli;
Evaluation d’un jeu sérieux pour l’apprentissage de la programmation - par Mathieu Muratet, Patrice Torguet, Fabienne Viallet et Jean-Pierre Jessel;
Usage d’un jeu sérieux dans l’enseignement secondaire. Modélisation comportementale et épistémique de l’apprenant - par Eric Sanchez;
Améliorer la motivation dans les environnements d’apprentissage basés sur le jeu - par Thibault Carron et Jean-Charles Marty;
Techniques d’adaptation dans les jeux ludiques et sérieux. Etat de l’art - par Nadia Hocine, Abdelkder Gouaïch, Ines Di Loreto et Lylia Abrouk;
Authenticité d’un jeu sérieux. Modèle pour la conception et l’analyse - par Celso Gonçalves, Marie-Caroline Croiset, Muriel Ney, Nicolas Balacheff, Claudine Schwartz et Jean-Luc Bosson.
Accéder à la présentation du volume (.pdf).
Se procurer le numéro (lien).

08 novembre 2011

IA : Un chien d'aveugle en dur.

La firme NSK du japon vient de développer le NR003, qui est un chien robotique destiné aux aveugles.
Ce prototype de "dogbot" se présente comme une quadrupède, dont le malvoyant saisi une anse de collier, et qui est doté d’un capteur Kinect.
Kinect est un néologisme issu de kinetic et connect. Ce capteur est bien connu du monde du jeu vidéo depuis 2007, année de sa commercialisation. Il s'agit d'un périphérique de la console de jeux vidéo Xbox 360, qui permet d'interagir avec elle sans utiliser de manette ou de clavier, directement grâce à une caméra et un capteur sonore. La caméra utilise des techniques d’interaction développées par PrimeSense, et elle permet la reconnaissance d’image et de mouvement. Kinect permet ainsi d’interagir par commande vocale ou par geste.
Le capteur permet au robot-guide d’identifier des obstacles et de les franchir avec plus ou moins de rapidité.
NSK envisage de doter son dogbot d'un système de commandes vocales et de le doter d’un GPS permettant une géolocalisation interactive.
Le robot est actuellement en phase prototype, et bien peu adaptable à une utilisation fluide des déplacements des malvoyants. Néanmoins, on peut saluer la performance et prévoir des développements qui permettent d'espérer des dogbots en remplacement des chiens d'aveugles les prochaines années. Bien qu'il ne faille plus lui "apprendre le trottoir" ni lui servir sa "gamelle", restera cependant à savoir si les relations avec ce tas de ferraille seront aussi conviviales qu'avec un vrai "meilleur ami de l'homme".
Voir une vidéo (lien).

06 novembre 2011

IA - SHS : Du Web 1 au Web 5 - le 3, ça coince.

Du Web 1.0 au Web 5.0, le passage au Web 3.0 n'est pas celui que l'on attendait.
Lire la chronique de Jean-Marie Le Ray (lien), expert du monde web, sur l'excellent site "presse citron" et sur "humain sémantique".