04 octobre 2009

IA - SHS : La réalité continue.

La réalité continue ou comment utiliser le virtuel pour approcher la réalité au plus près ? Une présentation de la conférence hollandaise Picnic 2009 sur la créativité à l'ère des nouvelles technologies.
Alors que les interactions numériques sont perçues comme étant aussi réelles que celles que nous avons dans le monde analogique, le numérique peut-il nous aider à mieux comprendre le réel ? C’est tout l’enjeu de la "réalité continue", comme prolongement du réel ou Continuum de la Virtualité qu’évoque Paul Migram.

Suzanne Stefanac, directrice du Laboratoire de contenus numériques de l’Institut du film américain commence par évoquer Escape from City 17, une nouvelle série de science-fiction entièrement créée à partir de l’environnement 3D du jeu Half Life 2, dont les deux pilotes (l1re) ont coûté moins de 500 dollars à produire (hors temps des deux créateurs). Le Machinima (c’est-à-dire ces films ‘tournés’ dans un environnement virtuel 3D temps réel utilisant en général des moteurs de jeux vidéo) quitte le monde du bricolage pour fans de jeux en réseau pour celui de la création audiovisuelle professionnelle, estime-t-elle, et réinterroge l’avenir de la création et de la fiction.

Le ‘journalisme immersif.
Nonny de la Pena et Peggy Weil (voir le blog) sont chercheurs, artistes, réalisatrices et enseignantes. Elles cherchent à inventer un journalisme immersif, c'est-à-dire une production d’information réelle en exploitant les technologies nouvelles pour impliquer le spectateur dans l’appréhension d’une situation.

Gone Gitmo est le premier projet qu’elles évoquent. Il dérive d’un documentaire très critique de Nonny de la Pena sur le camp de prisonniers de Guantanamo, simplement intitulé Unconstitutional (Inconstitutionnel). Il n’était pratiquement pas possible aux journalistes d’accéder à la réalité du camp. Nonny de la Pena a proposé à Peggy Weil, qui travaille depuis des années sur les serious games, de construire un Guantanamo virtuel - et de produire des films à partir de cet univers ‘virtuel’, dont le but est d’approcher et de ressentir une réalité rendue inaccessible. Les utilisateurs peuvent se créer un avatar sur Second Life qui sera ensuite enlevé, puis emmené dans une reconstitution de Guanatamo (produite à partir de plans et de photos réelles) pour y vivre, à la première personne, la ‘vraie’ vie des détenus (voir la vidéo).

D’autres dispositifs complètent l’expérience. La visite du plan de la prison déclenche des séquences vidéos, parmi les rares qui viennent du Camp Delta. D’autres dispositifs d’interaction permettent de s’informer sur les (nombreux) droits humains et internationaux que Guantanamo viole, décrivent quelques situations individuelles de détenus, simulent des échanges avec des gardiens ou restituent les débats parlementaires relatifs à la fermeture (toujours repoussée) du Camp Delta.
IPsress Expérience : vous êtes détenu à Guantanamo

Image extraite d’Ipsress Expérience montrant un spectateur en place d’un détenu.

Un autre projet, The Ipsress Experience (voir la vidéo), se fonde sur les minutes de l’interrogatoire d’un détenu, publiées en vertu du Freedom of Information Act, dont l’administration Bush elle-même a reconnu qu’il avait été torturé. Le spectateur se retrouve dans la situation de la victime - même si les deux chercheuses ont choisi de ne pas montrer d’actes de torture. Cette fois, le dispositif utilise un casque de réalité virtuelle au travers duquel on se trouve projeté dans la salle d’interrogation, plié dans la position semi-accroupie dans laquelle les détenus étaient contraints de rester des heures durant. On entend un interrogatoire dans la salle d’à côté, et on peut supposer qu’il est violent… ‘On peut lire dans le journal que les prisonniers sont maintenus dans les positions les plus inconfortables, mais quand on voit son visage au-dessus d’un corps installé dans cette position, quand on entend ce qu’entendent les détenus, on comprend vraiment ce dont il s’agit’, explique Nonny Weil.



Enfin, le projet Walljumpers prend la forme d’un ‘jeu triste’, dans lequel on joue à franchir les murs qui marquent un nombre croissant de frontières du monde - sans toujours y parvenir. A nouveau, des informations, des cartes, des photos, donnent accès à de l’information journalistique et historique.

Augmenter la ville, à grande échelle
Antonio Camara, professeur à l’université Nouvlle de Lisbonne et fondateur d’Y Dreams (voir le blog) a présenté le projet de réalité augmentée de l’estuaire du Tage, aux abords de Lisbonne. Cet estuaire est le plus vaste d’Europe. Son entreprise se spécialise depuis longtemps sur la réalité augmentée en organisant des visites virtuelles de bâtiments modélisés en 3D. Elle travaille désormais à créer des objets imaginaires, créés par les gens, que l’on pouvait ensuite ‘voir’ dans l’espace de l’estuaire. Mais leur projet allait plus loin : il s’agissait d’une part de mettre les gens en relation et d’autre part, de rendre visibles les interactions entre les gens. Par ailleurs, des artistes ont été appelés à créer des oeuvres virtuelles, visibles dans l’espace au travers de dispositifs de réalité augmentée, comme cette borne qui permet de regarder la réalité augmentée de l’estuaire (ou de tout autres lieux).
L’équipe d’Y Dreams voudrait transformer l’estuaire en scène : en faire un immense écran sur lequel on peut projeter des images et des informations, en interagissant avec les bâtiments, les ponts, les bateaux qui passent. Comme le dit Antonio Camara, ‘le futur de la réalité augmentée est la très grande échelle’.
On peut tester leur amusante application Twitter de réalité augmentée !.
(Via Internet Actu).

02 octobre 2009

DIV : Un colloque sur la pensée complexe.

Colloque international francophone « Complexité 2010 »
LA PENSÉE COMPLEXE : DÉFIS ET OPPORTUNITÉS
pour l’éducation, la recherche et les organisations
Les 31 mars et 1er avril 2010 à Lille.
Ce colloque est organisé par :
· L’équipe CIREL-TRIGONE du Centre Interuniversitaire de Recherche en Education de Lille (CIREL) et le Département des Sciences de l’Éducation (CUEEP - Université de Lille 1).
· Le Réseau Intelligence de la Complexité qui regroupe l’Association pour la Pensée Complexe (APC) et le programme européen Modélisation de la CompleXité (MCX).
Il est placé sous le patronage d’Hervé BARREAU, Reda BENKIRANE, Pierre CALAME, Jean-Paul DELAHAYE, Jean-Louis LE MOIGNE, Edgar MORIN, Miora MUGUR-SCHACHTER et André de PERETTI.

Ce colloque fait suite au colloque La formation au défi de la complexité de Lille en 2003.
Intention générale : entendre et comprendre des expériences de la complexité en actes
La complexité apparaît dans toutes les affaires humaines, de l’éducation à l’organisation de la cité. Elle nous invite à redéployer l’éventail des facultés de l’esprit humain mis en rapport avec des formes diverses de sensibilités et de rationalités.
Aussi, penser et agir en complexité sollicite et/ou génère des conceptions qui demandent à être explicitées. Dès lors, il convient de les soumettre à des réactions critiques tout en interrogeant leurs légitimations pragmatiques, épistémiques, scientifiques, que ce soit dans l’éducation, la recherche et les organisations.
Il s’agit d’examiner des expériences de la complexité en s’ouvrant à différents champs disciplinaires ou professionnels pour rendre ces défis et ces opportunités reconnaissables et actionnables par des communautés scientifiques et/ou de pratiques.

informations : http://www.trigone.univ-lille1.fr/complexite2010
Boite au lettre du secrétariat du colloque : complexite2010@univ-lille1.fr

27 septembre 2009

BIO = Lève tard ou couche tôt ?

Couche-tard et lève-tôt: une comparaison des cerveaux. Une nouvelle étude par imagerie cérébrale pourrait aider à expliquer pourquoi certaines personnes sont plus en forme en début de journée tandis que d'autres le sont plus en soirée.
Christina Schmidt et Philippe Peigneux de l'Université de Liège et ses collègues rapportent que notre activité cognitive et notre capacité à nous concentrer sont influencées à la fois par la durée écoulée depuis notre réveil et le moment dans la journée car nos rythmes circadiens agissent en fonction de cycles jour-nuit. Les résultats suggèrent que les couche-tard peuvent en général rester éveillés plus longtemps que les lève-tôt avant d'accuser une fatigue mentale. Après 10 heures d'éveil, les lève-tôt ont présenté, comparés aux couche-tard, une baisse d'activité des zones du cerveau liées à l'attention. Ils avaient aussi plus sommeil et tendance à faire plus lentement leur exercice. Les zones du cerveau impliquées comprennent le siège du rythme circadien.
L'activité de cette région faisait diminuer la longueur où les volontaires restaient éveillés, c'est-à-dire augmentait la « pression du sommeil », ce qui suggère que la différence de comportement entre couche-tard et lève-tôt résulte en partie de l'interaction entre les régions du cerveau contrôlant la pression du sommeil et les rythmes circadiens.
Voir le résumé de l'article.

voir aussi :
Pourquoi certaines personnes sont des lève-tôt ?
La modification d'un gène pourrait expliquer pourquoi certains dorment moins.
Couche-tard ou lève-tôt : des causes biologiques au cœur de nos...

DIV : La guerre des mondes n'a pas eu lieu.

La guerre des mondes n'a pas eu lieu.
En 1938, Orson Welles a 23 ans. Metteur en scène de théâtre, il travaille notamment pour la station de radio CBS. Le 30 octobre, il y met en scène un « bulletin d'informations » basé sur La Guerre des mondes, le roman écrit par Herbert George Wells en 1898. L'émission débute par une série d'annonces évoquant des lumières détectées à la surface de Mars par les astronomes, puis la chute de météorites sur Terre. Ensuite les flashs d’information se succèdent, révélant que ces météorites sont en fait des vaisseaux martiens ; leurs occupants sèment rapidement la mort et la désolation sur leur passage — l’envoyé spécial de CBS sur place sera balayé en direct par le rayon mortel des Martiens après avoir diffusé les cris des premières victimes !
Lire la suite ... et en fin d'article, le dossier "extraterrestres" du Monde Diplomatique.

Voir également l'article de Pierre Lagrange selon lequel, le succès du roman « Da Vinci Code » ou de la série « X-Files », l’audience des allégations conspirationnistes sur les attentats du 11-Septembre ou quant à la réalité des premiers pas de l’homme sur la Lune, incitent à s’interroger sur la place des théories du complot dans l’imaginaire politique. Or, s’il est un thème qui a été constamment mêlé à ce registre, c’est bien celui des soucoupes volantes.

26 septembre 2009

IA - SHS : Robots - le blog ...

robots.net: "par Posteur (Publié Mer Aoû 19, 2009 2:02 pm)
http://robots.net/

Impossible de passer à coté de ce blog, rien que pour le nom de domaine.
Il s'agit d'un blog anglophone entièrement dédié à la robotique.
Ses trois rédacteurs sont des membres (ou ex-membres) de Dallas Personal Robotics Group (DPRG).
DRPG est un groupe de passionné de robotique existant depuis 1984.
Ils travaillent sur des projets commerciaux tel que le Roomba.
Avec une fréquence d'un article tous les 2-3jours, il couvre une grosse partie de l'actualité robotique.

Lien: http://robots.net/

IA : Qu'est ce qu'un robot ?

Qu'est ce qu'un Robot ?
Une définition intéressante sur le blog de Vie Artificielle :
La définition même du robot varie d’une organisation à l’autre. Vie Artificielle propose cette définition : peut être considéré comme robot, tout système qui intègre des capteurs et actionneurs, et opère de façon autonome ou semi autonome en coopération avec les humains.
Les recherches robotiques mettent en avant le concept d’intelligence et la capacité d’adaptation aux environnements imprévisibles.
Read Main Topic

Pourquoi certaines personnes sont des lève-tôt ?: "Une mutation génétique rare explique que certains n'ont besoin que de quatre à six heures de sommeil.
» Le tabou de la sieste au bureau blank"



(Via Le Figaro - Sciences.)

Pourquoi certaines personnes sont des lève-tôt ?

SHS - IA : De la prévisibilité des tendances de recherche.

De la prévisibilité des tendances de recherche sur le Web
Yoosi Matias, Niv Efron et Yair Shimshoni, chercheurs aux Google Labs d’Israël travaillent sur Google tendance de recherche, l’outil qui permet d’accéder aux pratiques de recherches des utilisateurs du moteur. Comme ils l’expliquent dans un billet sur le blog de Google Research, l’évolution de certaines requêtes sont très saisonnières, comme la recherche ‘ski’ liée à l’hiver, ou celles autour du basket-ball liée aux matchs. ‘Lorsque l’on regarde les tendances de l’ensemble du volume de recherches liées à des catégories particulières, on observe des habitudes régulières dans certaines catégories’… Des tendances assez prévisibles qui finissent même par se répéter d’année en année. Bien sûr, ceci n’est pas valable pour toutes les catégories : les tendances sont très irrégulières et difficiles à prévoir, notamment en ce qui concerne des requêtes liées à des évènements, des personnalités ou de l’information.
On comprend vite l’intérêt de pouvoir établir des estimations des tendances de recherches à venir, comme l’a montré le travail d’autres chercheurs de Google sur la grippe aviaire. Quelles sont donc les requêtes qui sont les plus prévisibles ? Quelles sont les thématiques les plus prévisibles et comment se fait la distribution de la prévisibilité entre les différentes catégories ?
A ce jour, le travail des chercheurs (.pdf) montre que :

  • plus de la moitié des requêtes les plus populaires de Google sont prévisibles sur une période de 12 mois, avec un taux d’erreur moyen de 12 % environ. Et à contrario, bien évidemment près de la moitié des requêtes les plus populaires ne sont pas prévisibles.

  • Certaines catégories sont particulièrement prévisibles (la santé, l’alimentation et la boisson, les voyages…), alors que d’autres le sont beaucoup moins (le divertissement, les communautés en ligne…).

  • Les tendances de requêtes agrégées par catégories sont plus prévisibles qu’isolées.

  • Il existe un lien évident entre la prévisibilité et la saisonnalité pour de nombreux types de requêtes.

  • L’intérêt est de montrer à la fois la réalité des requêtes et le niveau de prévision de la méthode utilisée, car tout se joue dans les écarts.


Comme souvent avec Google, le modèle a été jugé suffisamment pertinent pour qu’il soit dès à présent intégré à Google tendance de recherche. Quand vous faites une requête, vous pouvez désormais avoir accès aux prévisions de recherches sur ce terme pour les 12 prochains mois.
La requête ski dans Google trends avec les tendances à venir

Image : La requête ski dans Google Trends avec les tendances de requête à venir sur ce terme.


Comprendre la chaine alimentaire


L’algorithme de Google peut d’ailleurs servir à bien d’autres choses, comme le raconte Wired. Les scientifiques savent depuis longtemps que la chaîne alimentaire et les interactions entre espèces sont des éléments clefs dans la compréhension des facteurs qui président à l’extinction des espèces. D’où l’idée de Stefano Allesina, écologiste à l’université de Californie, et Mercedes Pascual de l’université du Michigan, d’adapter l’algorithme de Google, le célèbre PageRank, à la chaîne alimentaire, comme l’explique leur article publié dans PLoS. L’idée était de répondre à la question : quelle extinction d’espèce, dans un réseau alimentaire, pouvait conduire à la plus grande réaction en chaîne ?
L’algorithme de Google permet de prendre en compte les connexions entre espèces, mais aussi leur importance relative. ‘Ce que nous avons prouvé c’est que l’importance d’une espèce peut être connectée à la quantité de matière qui s’écoule d’eux’, explique Stefano Allesina. ‘Si une espèce mange beaucoup de choses et que beaucoup de choses la mangent, elle tend à être importante.’
La plupart des défenseurs de l’environnement concentrent leur action et leur étude sur une seule espèce. Or il faut tenir compte du fait que les espèces sont interdépendantes et qu’elles sont empêtrées dans un réseau d’interaction multi-espèces. Pour les écosystèmes sur le point de s’effondrer, comme les environnements marins mis en périls par la surpêche, Allesina affirme qu’une approche réseau pourrait faire toute la différence dans les politiques de préservation à mettre en place.

(Via Internet Actu : De la prévisibilité des tendances de recherche.

DIV : Une formation interdisciplinaire à la communication des sciences


Communication et Culture Scientifiques, Cognition, Société
Une formation interdisciplinaire à la communication des sciences

1er cours : mercredi 30 septembre 2009 de 17h à 19h
Salle Paul Lapie - ECOLE NORMALE SUPERIEURE - 29 rue d'Ulm - 1er étage
http://sites.google.com/site/courstraces/
* Peut-on apprendre à "vulgariser" ? Est-il possible de faire comprendre son sujet de thèse à sa grand-mère ?
* Quelles sont les convergences entre médiation scientifique et pratique artistique ? Sous quelles formes ?
* En quoi la communication scientifique bénéficie-t-elle de la compréhension des processus d'apprentissage et des relations Nature-Science-Technologie-Société ?
* Qu'est-ce qu'un clown de science ? Un conte scientifique ? Comment monter une conférence expérimentale ?
La formation C3S2 est organisée sous l'égide du Groupe Traces (Théories et Réflexions sur l'Apprendre, la Communication et l'Education Scientifiques) au sein du Département d'Etudes Cognitives de l'ENS, en partenariat avec Les Atomes Crochus et Paris-Montagne.

Elle est ouverte à tous : pour inscription - étudiants, enseignants, chercheurs, médiateurs et journalistes scientifique, formateurs...

1er volet (1er semestre) : Médiation et Communication Scientifiques - Thématique : La dialectique sciences et arts dans la culture scientifique
2e volet (2e semestre) : Savoirs - Apprentissages - Cognition - Société - Thématique : L'idée de Nature dans l'éducation scientifique
Toutes les dimensions de la communication des sciences et du partage de la culture scientifique y seront abordées : objectifs et outils, obstacles et bonnes pratiques, lieux d'exercice et réseaux d'acteurs, réflexions sur la science et la société... Le tout sous l'éclairage interdisciplinaire de l'épistémologie et de l'histoire des sciences, de la didactique et de la psychologie cognitive, de la sociologie et de la philosophie des sciences.
En savoir plus..


Groupe Traces : www.groupe-traces.fr
Département d'Etudes Cognitives : www.cognition.ens.fr
Les Atomes Crochus : www.atomes-crochus.org
Paris-Montagne : www.paris-montagne.org

BIO : Intelligence et curiosité.

Une étude de l'Université de Toronto et du Samuel Lunenfeld Research Institute du Mount Sinai Hospital a permis de découvrir un lien moléculaire entre l'intelligence et la curiosité. Ce travail met en évidence l'interaction de deux protéines dans le gyrus denté. Il s'agit de l'une des trois parties de l'hippocampe, connu pour jouer un rôle important dans la mémoire et la navigation spatiale.
Le capteur calcique neuronal-1 NCS-1, protéine connue pour affecter la mémoire des lombrics et liée chez les humains aux troubles bipolaires ou la schizophrénie, a été augmenté de 1,5 fois dans le gyrus denté de souris. Cette modeste surdose augmente la capacité des cellules du cerveau à changer leur façon de communiquer entre elles et donne aux souris une capacité de mémoire amplifiée pour des tâches complexes, ainsi qu'un accroissement significatif au comportement exploratoire. Par cette expérience, les chercheurs pensent avoir découvert la région du cerveau générant la curiosité et un modèle pour la façon dont l'activité cérébrale conduit à la curiosité.
Les chercheurs ont également observé que la curiosité et la mémoire spatiale ont été affaiblies lorsqu'un médicament, développé au Mount Sinai Hospital, a été injecté. Ce médicament empêche la protéine de NCS-1 de se connecter aux récepteurs dopaminergiques de type-2 situés dans le gyrus denté.
Ces travaux pourraient aboutir, à moyen terme, à l'élaboration de thérapies cognitives et à la conception de médicaments améliorant la cognition chez l'homme. Toutefois, aucune preuve à ce jour ne permet d'affirmer que favoriser la curiosité devrait favoriser l'intelligence et vice versa.
Cette étude a été publiée dans le journal Neuron le 10 septembre 2009.
Accès au résumé.

25 septembre 2009

IA : Robotique pour jeunes.

Le Conservatoire National des Arts et Métiers organise, le mercredi 7 octobre 2009, de14h30 à 17h, dans le cadre des ATELIERS DU MUSEE, une rencontre sur :
Automates Comment animer un tableau ? En utilisant des engrenages, des poulies... l’enfant manipule ces mécanismes et construit un moulin animé. L’atelier s’achève par la présentation du théâtre des automates.
• Pour les 7-12 ans
• Sur réservation préalable
• Contact : Service réservation, 01 53 01 82 75, musee-resa@cnam.fr
• Lieu : Musée des Arts et Métiers, 60 rue Réaumur, Paris IIIème.

DIV : Rencontres Innovation Compétitivité et Connaissance

La 5ème édition des Rencontres Innovation Compétitivité et Connaissance se tiendra les 7 et 8 octobre 2009, sous le Toit de la Grande Arche de La Défense, sur la thématique "Les nouveaux territoires de l'Information Professionnelle - Innovation, Gestion de crises, International, Prospective, Développement durable..."

Pendant deux jours, un cycle de conférences en accès gratuit permettra d'aborder concrètement la mise en place des projets, de rencontrer des spécialistes confrontés, au jour le jour, à la réalité du terrain de l'innovation, aussi bien sur les aspects organisationnels, culturels que technologiques.
Ces espaces sont conçus pour favoriser les dialogues et permettre d'interagir avec d'autres experts à la recherche de solutions opérationnelles et durables.
Accès au programme.
Pour plus d'infos : contact@icc2009.info

DIV : Evaluation au CNRS

Le rapport du groupe de travail sur la caractérisation des unités de recherche du CNRS est disponible à l'adresse suivante :

http://www.cnrs.fr/comitenational/doc/bilan/caracterisation.pdf

DIV : Web 2.0 et réseaux sociaux : comment protéger sa vie privée ?

Dans le cadre de ses "Rendez vous de l'information numérique", l'INFOthèque du Pôle Universitaire Léonard de Vinci organise une conférence gratuite le jeudi 1er octobre 2009 de 18h à 20h sur le thème : "Web 2.0 et réseaux sociaux : comment protéger sa vie privée ?"
Dans la lignée des blogs comme journal intime, les réseaux sociaux tant personnels que professionnels offrent un moyen privilégié de nouer de nouveaux contacts, de parler de sa vie, de soi, de se dévoiler.
Pourtant l'actualité ne manque pas de cas concrets dans lesquels ces mêmes informations sont utilisées à l'insu de l'internaute.
- Quels sont les véritables enjeux pour les sociétés ?
- Quels sont les risques et les précautions à prendre ?
- Quelles sont les notions juridiques à connaître régissant l'utilisation, la conservation et la transmission de ces mêmes données ?
C'est autant de questions auxquelles nous tâcherons d'apporter des éléments de réponse grâce à l'intervention de Frédéric Martinet, Directeur de la Business Unit Market & Competitive intelligence de SPOTTER et webmaster du site actulligence.
Après l'intervention se déroulera une table-ronde réunissant des professionnels de l'e-reputation et de la veille : Camille Alloing, Gautier Barbe, et Antoine Montoux, consultants et auteurs de blogs sur le sujet.

Cette conférence aura lieu le jeudi 1er octobre 2009 de 18h à 20h au Pôle Universitaire Léonard de Vinci (Paris La Défense).
Le nombre de places étant limité, il convient de s'inscrire au plus vite ! Inscription via Internet sur le site de l'infothèque.

05 septembre 2009

BIO - SHS : Les borderlines incapables de réguler les émotions

Les personnes souffrant d'un trouble de la personnalité limite (TPL), ou trouble borderline, sont physiquement incapables de réguler certaines émotions. C'est ce que montre une étude publiée dans la revue Biological Psychiatry du 15 septembre 2009, par Harold W. Koenigsberg et ses collègues de la Mount Sinai School of Medicine.
L'étude IRM montre que les TPL sont incapables d'activer les circuits neurologiques qui aident à contrôler les émotions.
Lorsque les personnes atteintes dessaient de contrôler et de réduire leurs réactions émotives à des scènes troublantes, le cortex cingulaire antérieur et des zones des sillons intrapariétaux, qui sont actives dans les mêmes conditions chez les personnes normales, sont inactives. Les personnes TPL ne sont pas capables d'utiliser ces régions du cerveau, ce qui peut expliquer pourquoi leurs réactions émotives sont si extrêmes.
Le TPL est souvent associé à d'autres problèmes psychiatriques, particulièrement le trouble bipolaire (psychose maniaco-dépressive), la dépression, les troubles anxieux, l'abus de substance et d'autres troubles de personnalité. Les bases biologiques de la perturbation des systèmes de contrôle émotif sont au coeur de la pathologie borderline, et étudier quelles régions du cerveau fonctionnent différemment chez les personnes atteintes de ce trouble peut conduire au développement de psychothérapies et de médicaments mieux ciblés, commente l'auteur principal.

03 septembre 2009

IA - SHS : Sommes nous multitaches ?

Trois articles de InternetActu :
- S'intéresser à l'attention
- Comment apprendre à maîtriser notre attention ?
- Peut-on mesurer les bénéfices de la distraction ?

DIV : Les TIC multitachent rendent-elles stupide ?

Manier plusieurs canaux d’information en permanence – internet, téléphone, télévision, etc.- n’est pas forcément profitable : surfer sur le web pendant une émission de télé, en répondant au téléphone, en blogant et envoyant des minimessages, en utilisant un jeu vidéo ...
Pour tenter de comprendre comment on peut gérer un flot important d’informations venant de médias différents, c'est-à-dire en multitâches, des chercheurs du CHIMe Lab. de l’Université de Stanford (Californie) ont comparé 262 étudiants dont certains habitués à manier plusieurs supports d’informations différents et d’autres qui le sont moins, lors de tests cognitifs pour vérifier la capacité à passer d’une activité à une autre ou à trier l’information.
Les résultats publiés dans les Proccedings of the National Academy of Sciences publiés cette semaine, par Clifford Nass et ses collègues, montrent que pour des capacités de mémoire ou de travail similaires, les individus les plus multitâches sont ceux qui obtient les moins bons scores aux test. Ils ont ainsi plus de difficultés à filtrer une information sans intérêt, à ignorer quelque chose qui va les distraire ou même à passer d’une activité à une autre. Ils sont moins capables de centrer leur attention et de résister à la distraction. Reste à savoir si ce manque de contrôle résulte de l'usage des médias ou s’il motive les étudiants à ce comportement.
Certaines études suggèrent que nous ne sommes pas naturellement multitâches : cf. téléphone et attention visuelle au volant (Steven Yantis). D’autres montrent que l'on peut s'entrainer à passer plus efficacement d’une activité à une autre : on pourrait donc s’exercer à être ‘multitâche’ même si le cerveau, lui, continue à réaliser une tâche après l’autre (Paul Dux).
Ces études posent le problème des effets délétères des nouvelles technologies sur nos capacités cognitives, comme semble le redouter l’écrivain américain Nicholas Carr (Google nous rend-il stupide ?, The Atlantic, 2008), qui s’inquiète des effets appauvrissant de l’internet sur notre capacité à lire et à penser en profondeur.

19 août 2009

BIO - SHS : Une piste biologique pour la schizophrénie.


Environ 70% des personnes atteintes de schizophrénie entendent des voix qui sont perçues comme provenant de l'intérieur même de la tête ou de l'extérieur. Dans 20 % des cas, ces hallucinations auditives sont résistantes au traitement par médicaments.
Des chercheurs du CEA-Inserm ont exploré les mécanismes cérébraux impliqués dans la localisation spatiale (intérieur ou extérieur) de ces hallucinations résistantes aux traitements. Leurs travaux sont publiés dans le Schizophrenia Bulletin.
Ils ont comparé des images de l'activité cérébrale chez 12 personnes souffrant d'hallucinations auditives d'origine extérieure, 15 personnes entendant les voix de l'intérieur et 20 personnes sans schizophrénie.
Cela a permis d'identifier une différence dans la région impliquée dans la localisation spatiale du son (cortex temporo-pariétal de l'hémisphère droit). Des méthodes d'analyse d'images 3D a ensuite permis de mettre en évidence une anomalie de la jonction entre deux sillons du cortex cérébral. Comparativement au groupe n'étant pas atteint de schizophrénie, chez le groupe qui entend des voix à l'extérieur de la tête la jonction est déplacée vers l'avant du cerveau alors que chez le groupe percevant les voix à l'intérieur, elle est déplacée vers l'arrière du cerveau.
Cette différence anatomique pourrait indiquer l'existence de déviations lors de la maturation du cerveau, durant le troisième trimestre de la grossesse.

16 août 2009

BIO : Sons et images partagent un code neural similaire.

Des chercheurs de l'Institut neurologique de Montréal et du BRAMS, sous la direction de Marc Schönwiesner, professeur de psychologie à l'Université de Montréal, expliquent dans l'édition en ligne de Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), comment le même code neural, dans le cerveau, permet de distinguer différents types de sons, comme la parole et la musique, et différentes images.
L'étude en imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF) a eu pour but de cartographier la façon dont le cerveau réagit à différents sons, et montre que le cerveau utilise la même stratégie pour coder les sons et les différentes images.

03 août 2009

IA : Technologie - vers de nouvelles mémoires

L'information pervasive dont dépend de plus en plus notre quotidien dépend de la conservation des données sur des supports de plus en plus nombreux et dispersés. Il existe 3 type de mémoires dites "non volatiles" : les mémoires magnétiques, consommatrices d'énergie, les mémoires flash, pour lesquelles les temps d'accès sont plus longs, les mémoires ferroélectriques, les plus rapides, mais avec lesquelles les informations stockées sont détruites lors de la lecture.
En collaboration avec des chercheurs de l'Université de Cambridge et du groupe Thales, une équipe de l'UMR 137 CNRS/Thales/Paris-Sud 11 est parvenue à marier la ferroélectricité et l'effet tunnel, montrant ainsi la faisabilité d'un nouveau type de mémoire ferroélectrique dont la lecture ne détruirait pas le contenu. Combinant ces deux phénomènes en utilisant comme isolant un matériau ferroélectrique, ces chercheurs ont réussi à y préserver la stabilité de l'information. Ceci permet d'envisager la simplification de l'architecture des mémoires ferroélectriques actuelles, avec pour perspectives une diminution des coûts, une augmentation de la densité de stockage ainsi que de la rapidité et une moindre consommation électrique.
A suivre.
Via MAEE.

02 août 2009

BIO - SHS : Perception du temps et hyperactivité adaptative.

Le temps paraît plus long pour les enfants ayant le trouble "déficit d'attention et hyperactivité" (TDAH), selon Katya Rubia et ses collègues du King's College de Londres.
Le TDAH est caractérisé par un manque de dopamine, dont le déficit est connu pour affecter la perception du temps.
Afin de savoir si cette perception erronée pouvait être une source des symptômes du TDAH, l'équipe a étudié les images de l'activité cérébrale (MRI) chez 12 garçons hyperactifs. Les auteurs ont constaté une moins grande activité dans le lobe frontal, les ganglions de la base et le cervelet, des régions du cerveau connues pour être cruciales dans la perception du temps.
Les sujets étudiés réussissaient par ailleurs moins bien à estimer le temps d'apparition d'objets sur un écran d'ordinateur, l'estimant plus long.
Sous traitement de Ritalin (ou Ritaline, méthylphenidate), qui augmente les niveaux de dopamine, l'activité cérébrale des enfants hyperactifs dans ces régions devenait identique à celle des enfants n'ayant pas le trouble. Le Ritalin améliore le fonctionnement de régions cérébrales qui sont importantes pour la perception du temps, conclut l' article publié dans un numéro spécial de la revue Philosophical Transactions of the Royal Society, qui est consacré à la perception du temps.
Une perception du temps, selon laquelle même de courtes périodes d'inactivité peut sembler longue et ennuyante pourrait causer les symptômes importants du TDAH. Parce que la recherche de nouveauté et les comportements risqués augmentent les niveaux de dopamine, les enfants ayant le TDAH pourraient alors devenir hyperactifs comme moyen d'adaptation, en s'auto-médicamentant en dopamine

BIO : Bonnes nouvelles pour l'été..


Le manque de lumière du soleil entraînerait une diminution de la performance mentale chez les personnes atteintes de dépression, selon une récente recherche publiée dans la revue Environmental Health (Santé environnementale).
Une équipe de l'Université d'Alabama à Birmingham a utilisé les données de météo de satellites de la NASA pour mesurer l'exposition à la lumière du soleil dans différentes régions des États-Unis. Ils ont étudié la prévalence de troubles cognitifs en utilisant des données concernant plus de 14000 personnes.
Les auteurs montrent, à partir de tests de mémoire à court terme et d'orientation temporelle, que chez les participants atteints de dépression, le temps nuageux est associé à une plus grande probabilité de troubles cognitifs.
Les auteurs font l'hypothèse que les mécanismes physiologiques qui sont à l'origine de la dépression saisonnière pourraient aussi être impliqués dans les effets de l'ensoleillement sur la fonction cognitive dans le contexte de symptômes de dépression. La luminothérapie, qui présente une efficacité pour la dépression saisonnière, pourrait aussi possiblement améliorer les fonctions cognitives. Ils rappellent que, en plus de réguler la sérotonine et mélatonine, la lumière affecte le débit sanguin du cerveau selon des recherches précédente.

24 juillet 2009

DIV : Assises du numériques 2009.


Les Assises du numérique 2009 se tiendront le 1er octobre 2009 à l'Université Paris-Dauphine.
Ces assises permettront de prendre de nouvelles initiatives de soutien à la croissance et à l’emploi fondées sur l’investissement et les usages numériques dans une vision délibérément stratégique de l’avenir de l’Internet et des opportunités que ses potentialités présentent pour la France.

Le Numérique pour la Relance Économique (08:50 - 10:00)
Le Très Haut Débit (THD) pour tous : A quelle échéance ? (10:05 - 11:15)
Internet et Aménagement Numérique du Territoire :
Quelles Impulsions Publiques pour les réseaux du futur ? (11:30 - 00:40)
La Green Technologie (13:50 - 15:00)
Les Grands Chantiers Internet Sociétaux (15:05 - 16:45)
Internet et Logiciels pour quels Nouveaux Usages ? (16:55 - 17:35)
La Culture Numérique peut-elle être Gratuite ? (17:35 - 18:40)

informations : http://assisesdunumerique.fr

16 juillet 2009

DIV : Création de l'Ecole Nationale Supérieure de Cognitique

L'Ecole Nationale Supérieure de Cognitique a été créée par arrêté du 23 juin 2009 du Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, publié au Bulletin Officiel ES&R du 16 juillet 2009.

L'Ecole devient l'une des 4 écoles internes de l'Institut Polytechnique de Bordeaux, grand établissement d'enseignement supérieur et de recherche de formation d'ingénieurs.
Les 4 écoles sont (ordre alpha) :
E.N.S.C. sur le site de Bordeaux-Carreire nord en mutation vers le site de Talence-Béthanie;
E.N.S.C.B.P. sur le site de Pessac-Campus;
E.N.S.E.I.R.B.-MATMECA sur le site de Talence-Campus;
E.N.S.T.B.B. sur le site de Bordeaux-Carreire sud.

L'E.N.S.C. succède de fait à l'Institut de Cognitique (IdC) et son directeur est nommé administrateur provisoire de la nouvelle entité.
Les instances de l'ENSC, Conseil d'Ecole, Président, VP, Directeur, directeurs adjoints, feront l'objet d'élections dont les dates seront précisées par l'Institut Polytechnique de Bordeaux.

L'E.N.S.C. participe au pôle d'excellence des technologies de l'information de Bordeaux avec l'IMS, le LaBRI et l'IMB, pour y représenter la dimension des usages des technologies, des interfaces et de la conception centrée sur l'Homme. Elle représente le pôle bordelais du projet de création de l'Unité CNRS "USR Ingénierie de la connaissance", labellisé par l'ISCC et l'INIST dans le cadre du projet de création de la Maison des Sciences de la Communication. Elle participe au GIS "Laboratoire commun" Thales-Université Bordeaux 1-IPB-CNRS-INRIA-ADERA, où elle représente le volet "facteur humain".
L'E.N.S.C. dispose de deux départements, un département "Cognitique et Ingénierie Humaine" (C.I.H.) et un département "Ergonomie des Systèmes Complexes" (E.S.C.). Les équipes d'enseignants-chercheurs, enseignants et doctorants de ces départements (CIH labellisée par l'ISCC dans le cadre du projet USR-IC, et ESC) sont accueillies par l'UMR 5218 IMS (en cours d'intégration ou d'accueil).

28 juin 2009

DIV : Un professeur d'ergonomie distingué.

L'Association Internationale d'Ergonomie vient de décerner l'Oustanding Educator Award à François Daniellou.
François Daniellou est professeur d'ergonomie à l'Ecole nationale Supérieure de Cognitique de l'Institut Polytechnique de Bordeaux, où il dirige le département d'ergonomie des systèmes complexes.
Cet award est une distinction internationale délivrée une fois tous les trois ans, "in recognition of outstanding contributions in the area of ergonomics education for having developed ergonomics education programs".
C'est la première fois que cet award revient à un francophone.

24 juin 2009

BIO : L'Homme et l'Outil.


L’homme fait corps avec l’outil, et son utilisation modifie la représentation du corps.
Inclure un objet dans sa perception spatiale permet à chacun de se brosser les dents sans miroir et sans pour autant se blesser le palais ou les dents.
Pour autant, les changements véritablement induits par l’utilisation d’un outil dans notre représentation corporelle – celle qui nous permet de savoir où est notre main sans avoir besoin de la regarder- ne sont pas précisément connus.
Une équipe dirigée parAlessandro Farnè (Inserm, Hospices civils de Lyon) a publié une étude comparant les mouvements effectués avec ou sans outil, grâce à des diodes éposées sur le bras et la main des volontaires pour mesurer précisément la vitesse et la course de leurs membres prenant un objet ou le pointant du doigt.
Après avoir utilisé une pince articulée pour prendre l’objet, les personnes ne font plus exactement le même geste avec leur bras, comme si leur bras était plus long, et sont un peu plus lents. Au repos, les chercheurs ont bandé leurs yeux et touché trois points sur le coude, le poignet et le bout du doigt. Le décalage entre cible avec et sans outil est très faible et passe inaperçu au quotidien. Les chercheurs en déduisent que la représentation du corps est modifiée, très rapidement, par l’usage de l’outil.
Via Psy-en-mouvement.

14 juin 2009

BIO - SHS : Les déboires de l'attention au siècle des TIC.

Sommes-nous multitâches ? (1/2) : Comment apprendre à maîtriser notre attention ?.
“Je veux que mes étudiants apprennent que l’attention est une compétence qui doit être apprise, pratiquée, et mise en forme : cette compétence doit évoluer si l’on évolue.
L’extension technologique de notre esprit et de notre cerveau par les puces et le net a apporté une réelle puissance à des milliards de personnes, mais même dans les premières années de cette connexion permanente, il est clair que même pour les technologues enthousiastes de mon acabit, cette puissance peut induire en erreur, fasciner et détourner ceux qui n’ont pas appris - à qui l’on n’a jamais enseigné - comment exercer un contrôle mental sur les outils qu’on utilise.” déclare Howard Rheingold, auteur des Foules intelligentes.

Sommes-nous multitâches ? (2/2) : Peut-on mesurer les bénéfices de la distraction ?.
Comment réinscrire les moments d’inattention dans un processus d’attention ? Toutes les expériences multitâches ne sont pas désastreuses explique le psychanalyste Yann Leroux. Le problème, explique le psychiatre Edward Hallowell, "c’est ce que que vous faites et ne faites pas si ces moments électroniques deviennent trop importants. Ce n’est pas que le jeu vidéo pourrit nos cerveaux, c’est ce que vous ne faites pas qui pourrit votre vie".

Via InternetActu.

13 juin 2009

DIV : La 3D sans lunettes.

Une nouvelle technologie permet de bénéficier de la 3D vidéo sans s'équiper de lunettes spécifiques.
Alors que les projections 3D nécessitent aujourd'hui des dispositifs constiuté de verres polarisés ou colorés en fonction du mode de projection, une nouvelle technique permet de regarder la télévision en 3D sans porter de lunettes. Issue de 2 projets financés par l'union européenne : HOLOVISION et OSIRIS.
Les systèmes prototypes permettent une résolution 10 fois supérieure à celle de la TVHD (100 Mpixel), pour un rendu de 25 images/secondes en 6 couleurs.
, et a été présenté à l'exposition des TIC 2008 à Lyon.

(Voir la vidéo lien.)

01 juin 2009

IA - SHS - BIO : La convergence NBIC.

Une série de trois articles proposés par "Internet Actu"sur La convergence des sciences entre sciences cognitives, nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l’information, plus connues sous l’acronyme NBIC, que l'on considère comme un nouvel horizon scientifique et technologique de ce XXIe siècle depuis le rapport commandité en 2002 par la National Science Foundation (NSF) et le Department Of Commerce (DOF) des USA. Ce rapport est intitulé "Nanotechnology, Biotechnology, Information technology and Cognitive science : Converging Technologies for Improving Human Performance". Il tente de dresser un panorama complet de l'état d'avancement des quatre technologies scientifiques les plus prometteuses pour l'avenir de l'Humanité et une road-map pour leur convergence ...

(1/3) - un choix de société, ou "si les cogniticiens peuvent le penser, les spécialistes de la nano peuvent le construire, les biologistes peuvent le développer et es informaticiens le contrôler".
(2/3) - la religion de la technologie, ou les débats idéologiques posés par la convergence.
(3/3) - une question politique plus que scientifique, ou les "nombreuses divergences d’interprétation de ce qu’est, ou non, la convergence".

Voir également "pourquoi nous intéresser au NBIC ?".

28 mai 2009

IA - SHS : Premières journées franco-québécoises d'Informatique cognitive.

Les premières journées franco-québécoises d'informatique cognitive, organisée en collaboration avec l'ISCC Aquitaine, par l'IdC (Institut de Cognitique) de l'IPB et le département d'informatique de l'UQAM, auront lieu à l'IdC à Bordeaux - domaine universitaire de Carreire - les 26 et 27 juin 2009.
lien ISCC.

16 mai 2009

BIO : Les bienfaits de la rêverie.

Une équipe canadienne, dirigée par Kalina Cristoff, vient de publier une étude (pdf), selon laquelle le cerveau est beaucoup plus actif lorsque le sujet rêve éveillé et laisse son esprit vagabonder, que quand il se concentre sur des tâches de routine. Cette étude suggère que la rêverie, qui peut occuper jusqu'à un tiers du temps d’éveil, est un état cognitif durant lequel les structures cérébrales dédiées à la résolution des problèmes complexes sont activées.
De là à déduire que pour résoudre des problèmes, il faille laisser son esprit vagabonder ...!

14 mai 2009

SHS : ISCC-Aquitaine - Partage des savoirs avec l'Afrique


L'Institut des sciences de la communication du CNRS - Pôle AQUITAINE - organise en partenariat avec Mollat, une TABLE RONDE, lundi 18 Mai 2009 à 18h 30, dans les salons de la Librairie Mollat, Rue Vital Carles à Bordeaux.
PARTAGE DES SAVOIRS AVEC l'AFRIQUE

Présentation : Anne-Marie LAULAN (ISCC)
Animation: Annie LENOBLE-BART (MSHA)
Avec la participation de Noble AKAM, AMAIN KIYINDOU, Bonaventure MVE'ONDO, Didier OILLO, Dominique WOLTON
Lien "pdf".

11 mai 2009

SHS : Un guide FH de l'ICSI

Le guide "Facteurs humains et organisationnels de la sécurité industrielle" de l'ICSI, à la rédaction duquel le Professeur François Daniellou a contribué, est disponible gratuitement sur le site internet de l'ICSI sous ce lien (pdf - 150 pages).
Le guide est destiné à servir de référence commune aux directions et responsables d'entreprise pour discuter du rôle des hommes et des organisations dans la prévention des accidents technologiques, et des conditions que cela suppose.
Bonne lecture.

BIO : Des neurones qui s'usent.

Les chercheurs du Cnrs ont publié dans Nature Neuroscience une étude montrant l’échec des greffes de neurones au delà du court-terme.
La greffe de cellules nerveuses embryonnaires est une technique expérimentale employée depuis une quinzaine d’années pour traiter des patients atteints de maladies neurodégénératives (parkinson, chorée de Huntington, …) ou ateint d'accident vasculaire cérébral. Dans les premiers temps la récupération des fonctions cérébrales est évidente, mais au bout de quelques mois elle a tendance à disparaître.
Cela est sans doute du à une propriété inattendue des nouveaux neurones qui naissent dans le cerveau adulte, pendant les douze premières semaines de leur vie, ces jeunes cellules sont particulièrement réactives aux excitations et présentent des capacités d’apprentissage accrues. Cette hypersensibilité disparaît ensuite, et les nouvelles cellules nerveuses, n’apportant plus aucune fonction particulière, retrouvent des propriétés similaires à ceux des autres cellules.
A suivre ...

IA : Le Rolly - baladeur convivial.


Un avenir musical convivial vu par Sony :
Preview du baladeur MP3/robot : le Rolly (lien via dailymotion) le robot musical facétieux !
Voir aussi : http://www.sonyinsider.com/2009/05/05/.

25 avril 2009

DIV : L'Université doit-elle jouer la concurrence ?

L'université doit-elle jouer la concurrence ?
Un débat a opposé, le 24 avril 2009, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et Jean-Baptiste Prévost, président de l'Unef.
Un débat organisé en partenariat par Libération et France Culture.
ECOUTER LE DEBAT.

24 avril 2009

DIV : Un site alimenté par les élèves de l'IdC.


Le site Le Cognitaire est un site web alimenté par les élèves de l'Institut de Cognitique de Bordeaux, et qui référence d'autres sites ayant un lien avec la spécialité "Cognitique".

IA : Des images pour les machines.

Les marqueurs visuels sont généralement des éléments destinés à être reconnus par les machines électroniques, comme les code-barres, les QR codes ou autres codes 2D.
Ces signes sont compréhensibles par un logiciel, mais restent incompréhensibles des humains.
Enrico Costanza et Jeffrey Huang du Laboratoire Media et Design de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne ont proposé, à l’occasion de la conférence Computer Human Interaction, de développer des marqueurs visuels qui puissent être utilisés et compréhensibles autant par les machines que par les humains. Ils les appellent les d-touch (voir également leur étude).
d-touch est un projet de marqueurs visuels lisibles par les machines et par les hommes, permettant à chacun de créer ses propres codes tout en restant visuels.
Voir la publication (pdf).
Via : Internet Actu.

09 avril 2009

BIO : Améliorer la vue au niveau du cerveau.

Peut-on améliorer la vue en modulant l'activité cérébrale ?
Elvire Vaucher, de l’École d'optométrie de l’Université de Montréal, a récemment montré que les neurones cholinergiques du cerveau jouent un rôle précis dans l'apprentissage et l'attention visuelle.
Ils ont notamment pour fonction d'accroitre l'intensité de la transmission nerveuse des neurones visuels.
(Via Techno-Science.)

06 avril 2009

DIV : Un réseau social pour les ingénieurs.

Le "réseau ingénieurs" est un réseau social dédié à la communauté des ingénieurs : écoles d’ingénieurs, associations d’anciens, BDE, projets d’élèves et recruteurs. 
Il permet de créer un profil, puis d'initier ou participer à des groupes et développez un réseau professionnel par centres d’intérêts. 

05 avril 2009

IA - SHS : Les affordances des Post-It.

Internet Actu publie un intéressant article sur les affordances dans l'environnement de travail quotidien, issu des travaux de David Karger, qui expliquent pourquoi le Post-It continuent à concurrencer les meilleurs ordinateurs. Ces travaux (.pdf) du Laboratoire d’informatique et d’intelligence artificielle (Csail)  et de l’équipe du Haystack (spécialisée dans la recherche sur la distribution, la gestion, l’analyse et l’accès à l’information), essayent de comprendre les raisons du succès des Post-It.

Accessibles, faciles à utiliser, ce sont des outils de bureaux affordants, c’est-à-dire qui suggèrent leur propre utilisation. Ils profitent de leur facilité d'usage, de leur possibilité de modification et de réutilisation, et de la capacité cognitive à se rappeler l’emplacement d’un objet dans un monde contextuel et en trois dimensions. Autant de choses que les ordinateurs ne peuvent réaliser avec autant de simplicité.
Karger et ses collègues ont étudié la façon dont on utilisait les Post-It pour élaborer un modèle ‘du cycle de vie de nos débris d’information’. Ils ont constaté que la première catégorie de Post-It qui entoure nos écrans est une liste de tâches à accomplir (1/5e des Post-It), les adresses de sites, les informations de contacts et les notes de réunion sont également très fréquents. Quelques Post-It contiennent des mots de passe et des informations pour s’identifier sur nos machines. Enfin, une petite part n’entrent dans aucune catégorie : calculs de salaire, schémas, mots dont il faut vérifier l’orthographe …

C'est la rapidité à prendre note qui motive d'abord l'utilisation des Post-It de préférence à un programme informatique, même pour un programme très simple censé faire la même chose comme Remember the Milk. Ainsi, ‘la moindre difficulté avec un outil peut dissuader de l’utiliser’, et certains utilisateurs préfèrent ainsi écrire une note sur un Post-It et le coller sur leur téléphone plutôt que de prendre le temps d’en transférer le contenu et le noter directement dans leur téléphone. Intégrer une information sur le système de gestion de note électronique du téléphone demande d’assigner une catégorie, de fixer une date … autant de chose que l’utilisateur ne veut pas avoir à gérer. De la même façon, on préfère souvent nos blocs papier à nos ordinateurs, car ils ne perdent pas de temps à démarrer.

Contrairement à ce que pensent les ingénieurs en informatique, les ethnologues des lieux de travail, pensent que si un programme n’est pas utilisé comme prévu, c’est la faute du programme et non pas de l’utilisateur. Victoria Belloti du Centre de recherche de Xerox de Palo Alto a ainsi remarqué que les tâches que nous inscrivons dans nos todolist ont moins de chance d’être réalisées rapidement, parce qu’en fait les autres occupations des employés (non écrites) sont souvent plus urgentes que celles qu’on y inscrit.
Pour Karger et son équipe, un bon programme est un programme qui n’a ni champs ni formulaires et qui permet à chacun d’écrire ou copier ce qu’il veut. Le mieux est ‘aucune interface’. Et pour appliquer leurs méthodes, l'équipe a développé List.it, un programme de prise de note extrêmement simplifiée (.pdf), ainsi qu’une autre version, plus complexe, Jourknow (voir une vidéo), qui associe chaque note à des informations contextuelles (par exemple le lieu, les personnes avec qui ont est - en prenant une simple photo via une webcam -, ou avec qui on est en train de tchater, etc. - voir un exemple), car on se souvient plus souvent du contexte que de l’information qu’on a noté.

Le Semantic Interoperability of Metadata and Information in unLike Environments développe sur cette base des environnements de travail originaux en s’intéressant notamment aux solutions pour faire communiquer entre elles des bases de données. 
Outre Piggy Bank, (voir article), on trouve Exhibit, un système qui mixe des données et permet de sélectionner les critères pour les afficher sur le web, comme le montre une page d’exemple qui permet de choisir le personnel du Csail selon les groupes auxquels il appartient, l’étage auquel il travaille ou son statut. Le système peut s’appliquer à des lois, à des drapeaux ou à un ensemble d'information (exemple sur les présidents américains). Autre exemple de réalisation, Facette, un outil pour optimiser l’usage de Delicious, le site de signets sociaux, comme l’explique en détail le ReadWriteWeb français.

Via Putting People First.
Via Internet Actu.

BIO : La conscience distribuée.

Les études des équipes de l'INSERM Salpêtrière montrent dans la revue PLoS Biology que la conscience est globalement distribuée sur l'ensemble du cerveau.
La conscience, cette connaissance de notre propre réalité, est le fruit d’une intense coopération entre toutes nos aires cérébrales. Une pierre dans le jardin des localisationnsites.
(Via Sciences et Avenir.)
Voir également Edelman.

BIO : Comment la ville nuit-elle à notre cerveau ?

La ville a toujours été le moteur de la vie intellectuelle, rappelle le journaliste spécialisé dans le domaine de la cognition, Jonah Lehrer, auteur de l’excellent Proust was a neuroscientist (Proust était un neuroscientifique) et du récent How we decide (Comment nous décidons) dans un article du Boston Globe. Reste que l’on sait encore mal comment elle agit sur notre cerveau.

La ville n’est pas propice à la concentration
Office building par Andrea CampiDes chercheurs américains et australiens commencent à montrer que le simple fait de vivre dans un environnement urbain à des effets sur nos processus mentaux de base. Après avoir passé quelques minutes dans une rue bondée, le cerveau est moins en mesure d’organiser les informations qu’il reçoit dans la mémoire, explique le psychologue du Laboratoire de neuroscience cognitive de l’université du Michigan, Marc Berman. A l’inverse, la nature serait un élément extrêmement bénéfique pour le cerveau : des études ont même démontré que des patients d’hôpital qui peuvent voir des arbres de leurs fenêtres se rétablissent plus rapidement que ceux qui en sont privés.
Alors que la majorité de la population réside dans les villes, les environnements de béton et d’automobiles auxquels nous sommes confrontés auraient des incidences sur notre santé mentale et physique, jusqu’à modifier la façon dont nous pensons. Les neuroscientifiques et les psychologues commencent à s’intéresser à l’aménagement urbain pour qu’il cause moins d’atteinte à notre cerveau. La plantation d’arbres en centre-ville ou la création de parcs urbains peuvent ainsi réduire de façon significative les effets négatifs de la vie urbaine. Quand on se promène en ville, notre cerveau, toujours à la recherche de menaces potentielles, doit gérer les multiples stimuli liés à la circulation et à la vie urbaine. La gestion de telles tâches mentales, apparemment anodines, a tendance à nous épuiser, car elle exploite l’un des principaux points faibles du cerveau : sa capacité de concentration. Une ville est si débordante de stimuli que nous devons constamment rediriger notre attention pour ne pas être distraits par des choses sans importance comme une enseigne clignotante ou des bribes de conversations. ‘L’esprit est comme un puissant super-ordinateur, mais le fait de prêter attention consomme une grande partie de sa puissance de traitement.’
La vie en milieu naturel en revanche ne nécessite pas la même quantité d’effort cognitif. En fait, les milieux naturels sont tout autant remplis d’objets qui capturent notre attention, mais qui ne déclenchent pas de réponse émotionnelle négative (contrairement à une voiture ou à une foule de piétons) ce qui fait que le mécanisme mental qui dirige l’attention peut se détendre en profondeur. Selon la dernière étude publiée par l’équipe de Marc Berman, deux groupes d’étudiants se sont promenés, les uns dans les rues animées les autres dans un parc et ont subis ensuite une série de tests psychologiques de mémoire et d’attention. Ceux qui s’étaient promenés en ville ont moins bien réussi les tests que ceux qui se sont promenés dans un parc.

Les stimuli de la ville épuisent notre capacité à nous auto-contrôler
La densité de la vie en ville n’influe pas seulement sur notre capacité à nous concentrer. Elle interfère également avec notre capacité à nous auto-contrôler. Lors d’une promenade en ville, notre cerveau est également sollicité par de nombreuses tentations consuméristes. Y résister nous oblige à nous appuyer sur le cortex préfrontal, la même zone que celle qui est responsable de l’attention dirigée et qui nous sert à éviter le flot de circulation urbain. Epuisé par la difficulté à gérer notre déambulation urbaine, il est moins en mesure d’exercer ses capacités d’auto-contrôle et donc nous rend plus enclins à céder aux tentations que la ville nous propose. ‘Je pense que les villes révèlent la fragilité de certaines de nos ‘plus hautes’ fonctions mentales’, explique Frances Kuo, directrice du Laboratoire du paysage et de la santé humaine à l’université de l’Illinois. ‘Nous prenons ces talents pour acquis, mais ils ont vraiment besoin d’être protégés.’ Des recherches ont montré que l’augmentation de la charge cognitive liée à la vie urbaine rend les gens plus susceptibles de choisir un gâteau au chocolat au lieu d’une salade de fruits. La ville subvertit notre capacité à résister à la tentation consumériste, avancent même certains spécialistes.
La vie urbaine peut aussi conduire à la perte de contrôle de ses émotions. Kuo et ses collègues ont montré que la violence domestique était moins fréquente dans les appartements avec vue sur la nature que ceux qui n’ont vue que sur le béton. L’encombrement, les bruits imprévisibles ont aussi des effets sur l’augmentation des niveaux d’agressivité. Un cerveau fatigué par les stimuli de la ville est plus susceptible de s’emporter. Mais les pelouses ne suffisent pas à notre bien-être. Dans un article récent, Richard Fuller, un écologiste de l’Université du Queensland en Australie, a démontré que les bénéfices psychologiques d’un espace vert sont étroitement liés à la diversité de sa flore. ‘Nous nous inquiétons beaucoup des effets de l’urbanisation sur les autres espèces’, dit Fuller, ‘mais nous sommes également touchés par elle.’
Quand un parc est bien conçu, il peut améliorer le fonctionnement du cerveau en quelques minutes. Comme le démontre l’étude de Marc Berman, pour améliorer notre attention et notre mémoire, se promener dans un environnement naturel peut être plus efficace que le dopage. ‘Compte tenu de la myriade de problèmes de santé mentale, qui sont exacerbés par la vie en ville, de l’incapacité de prêter attention au manque de maîtrise de soi, la question demeure : Pourquoi les villes continuent-elles de croître ? Et pourquoi, même à l’ère de l’électronique, est-ce qu’elles continuent d’être les sources de la vie intellectuelle ?’, s’interroge Jonah Lehrer. C’est parce qu’elles ont aussi l’avantage de concentrer les interactions sociales qui sont une des sources de l’innovation et de la créativité, expliquent les scientifiques de l’Institut de Santa Fe, sur le modèle de la réflexion que menait récemment Pekka Himanen sur la glocalité des réseaux d’innovation.
Nous ne retournerons pas à la campagne demain, mais peut-être pouvons-nous apprendre à construire des villes qui soient moins agressives et plus respectueuses des limites cognitives de notre cerveau.
(Via Internet Actu.)

03 avril 2009

SHS : Conférence "Facteurs humains et organisationnels de la sécurité industrielle"

A l'occasion de la publication de la première version du guide Facteurs humains et organisationnels de la sécurité industrielle, un état de l'art, dans la collection Les cahiers de la Sécurité Industrielle, l'ICSI et la FonCSI organisent un séminaire sur ce thème le Lundi 27 avril 2009 de 14h30 à 17h30 à l'ESCP-EAP (Amphi Gélis) - 79, avenue de la République Paris XI°.
Cette manifestation est organisée autour d'une conférence de François Daniellou (professeur d'ergonomie à l'ENSC - Institut Polytechnique de Bordeaux) et d'une table ronde réunissant des industriels, syndicalistes et chercheurs, membres du Groupe d'Echange de l'ICSI sur les "facteurs humains et organisationnels" ayant participé à la conception du document.
Le séminaire est ouvert et destiné à toutes les personnes intéressées par une meilleure prise en compte de l'homme et de l'organisation dans les pratiques et politiques de sécurité. Vous trouverez ci-joint le programme détaillé contenant toutes les informations utiles (modalités d'inscription, accès, etc.).
La participation est gratuite, mais une inscription est nécessaire. Le guide sera distribué aux participants.

PS : les Cahiers de la Sécurité Industrielle déjà parus sont consultables selon ce (lien).

Télécharger le programme.

31 mars 2009

BIO : Conférence : Les neurosciences intégratives et computationelles.


Conférence de Yves Frégnac, directeur de recherche au CNRS, le 7 avril 2009, dans le cadre de la série Les défis scientifiques du 21e siècle
Les neurosciences intégratives et computationnelles, l'interdisciplinarité des sciences face à la complexité du cerveau.

Une nouvelle vision du cerveau est de le considérer comme une hiérarchie emboîtée de niveaux d’organisation, du microscopique au macroscopique. Cette hiérarchie s’étend dans le domaine spatial des molécules, synapses, neurones jusqu’aux microcircuits, et aires corticales. Dans le domaine temporel, elle recouvre des processus dynamiques avec des constantes de temps de la microseconde à la durée de vie de l’organisme. Un des enjeux majeurs en neurosciences intégratives et computationnelles est d’extraire, à partir des liens entre ces différents niveaux, des mécanismes et modèles biophysiques d’intégration multi-échelle cohérents. Ce type d’analyse s’apparente à unmécano synaptique et neuronal, utilisant à la fois des informations discrètes (de type "tout ou rien", les potentiels d’action) et analogiques (potentiels gradués, comme le potentiel de membrane ou l’EEG).
Une approche phénoménologique de la complexité en neurosciences est de caractériser les processus d’intégration où le "tout" (à un niveau supérieur de la hiérarchie) ne se comporte plus comme la "somme des parties" (définies à un niveau inférieur). Ce concept, classique en physique des systèmes complexes, apparaît fondamental dans la compréhension de l’émergence de propriétés collectives qui sous-tendent les fonctions cognitives du cerveau.

Cette conférence démontrera les apports de l’interdisciplinarité, à l’interface mathématiques-physique-informatique-biologie, dans les progrès de la connaissance du cerveau. Elle soulignera la complémentarité des contributions obtenues par l’exploration électrophysiologique et par la modélisation et la généralisation d’algorithmes d’intégration et de plasticité. Les défis futurs, à la frontière des Sciences du Vivant, de l’Information et la Technologie, qui seront illustrés, sont :
1) comprendre les règles d’intégration et de plasticité neuronale responsables de la genèse de processus cognitifs ;
2) visualiser et simuler le fonctionnement dynamique du cerveau ;
3) lire le code neural et pallier à des déficits cérébraux par des interfaces hybrides cerveau-machine,
4) construire des plateformes artificielles de calcul qui s’inspirent de l’architecture fonctionnelle du cerveau.

Lieu : Grande salle des séances de l'Institut de France - 23 quai de Conti - Paris VIème - 7 avril 2009 - 14h30 à 16 heures.

25 mars 2009

DIV : Répartition mondiale des savants.


Géographie des savants
Le Monde Diplomatique publie une "Carte issue d'un ensemble publié dans le numéro 104 de Manière de voir, « La guerre des idées ».

Accès à la carte grand format : lien.
(Via Le Monde diplomatique.

IA - BIO - SHS : 10 technologies émergentes.


10 technologies émergentes 2009: "

Comme chaque année, la Technology Review, vient de sélectionner ses 10 technologies émergentes 2009 : au programme logiciels intelligents, machines biologiques, nouvelles batteries et mémoires ‘révolutionnaires’…
(Lien : Internet Actu.)

DIV : création de l'Institut Polytechnique de Bordeaux

Conseil des ministres du 25 mars 2009

Création de l’Institut polytechnique de Bordeaux

La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a présenté un Décret créant l’Institut polytechnique de Bordeaux.

Cet établissement fusionne au sein d’une seule structure six écoles d’ingénieurs existantes : deux écoles indépendantes (l’école nationale supérieure de chimie et de physique de Bordeaux et l’école nationale supérieure d’électronique, informatique et radiocommunications de Bordeaux) et quatre écoles internes des universités Bordeaux I et Bordeaux II.

Constitué sous la forme d’un grand établissement, l’Institut polytechnique de Bordeaux a vocation à renforcer la lisibilité des formations d’ingénieur et la visibilité nationale et internationale des formations et des activités scientifiques du site bordelais.

Les statuts du nouvel établissement mettent en œuvre les principes de responsabilité et d’autonomie, prévus par la loi du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités.

Lien : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/gouvernement/conseils_ministres_35/conseil_ministres_25_mars_1431/creation_institut_polytechnique_bordeaux_63047.html