14 avril 2011

DIV : Les chercheurs en entreprise.

La dernière note d'information du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (ministère de tutelle des universités, des établissements de recherche publique tels que le CNRS, et de la Commission des titres d'ingénieur, instance d'habilitation des écoles d'ingénieurs privées comme publiques de tous les ministères) fait le point sur les "chercheurs en entreprise".
Basée sur l'étude des grands indicateurs du Bureau des études statistiques du Ministère, cette publication montre la forte progression de la recherche & développement dans l'entreprise. Cette enquête balaie certaines idées et rétablit quelques réalités marquantes dans la marche vers l’objectif de Lisbonne de 2005 : 3 % du PIB investis dans la recherche & développement, dont les deux tiers financés par les entreprises (ref).
En premier, l'importance majeure de la recherche en entreprise : en 2007, elle représente au moins la moitié du personnel de la recherche en France. L'ensemble des effectifs des établissements publics de recherche est donc probablement aujourd'hui largement minoritaire.
Les chercheurs, qui sont définis comme "scientifiques et ingénieurs travaillant à la conception ou à la création de connaissances, de produits, de procédés, de méthodes ou de systèmes nouveaux", auxquels s'ajoutent évidemment ceux qui assument les "responsabilités d’animation des équipes de chercheurs",  sont pour plus de 50% issus des écoles d'ingénieurs ; ce qui revient à dire que les écoles d'ingénieurs forment plus d'un quart des chercheurs du pays. La formation doctorale, bien qu'en progression, reste confidentielle en entreprise (environ 10%, sauf pharmacie) pour une catégorie de personnels principalement jeunes : plus de la moitié a moins de 40 ans, et même moins encore dans les secteurs des services d’ingénierie, d'informatique, ou manufacturier du verre (moins de 35 ans). Plus de la moitié des chercheurs concernés est originaire de l'Union européenne, un cinquième de l'Afrique et un dixième de l'Asie.
La note distingue trois catégories de chercheurs en entreprise. Ceux affectés à la recherche fondamentale pour "l’analyse des propriétés, des structures, des phénomènes physiques et naturels, en vue d’organiser en lois générales, au moyen de schémas explicatifs et de théories interprétatives, les faits dégagés de cette analyse". La recherche appliquée vise quant à elle "à discerner les applications possibles des résultats d’une recherche fondamentale ou à trouver des solutions nouvelles". Le développement expérimental "effectué au moyen de prototypes ou d’installations pilotes", pour "la production de nouveaux matériaux, dispositifs, produits, procédés, systèmes, services", ou en vue d'amélioration, est le domaine le plus important. C'est dans les deux derniers domaines que se concentrent la grande majorité des chercheurs, la recherche fondamentale étant principalement effectuée par le public.
Six secteurs de recherche emploient près des deux tiers de ces chercheurs, en produisant 63% des dépenses intérieures de recherche des entreprises. Les secteurs concernés sont par ordre de grandeur ceux de l'électronique, de l'informatique et de l'automobile, chacun pour plus de 10% ; ceux de l'aéronautique, l'instrumentation de mesure et radio-détection, et la pharmacie représentent chacun plus de 8%. Viennent ensuite celui des machines et équipements de chimie pour 5%, puis ceux des machines et appareils électriques, des services d’ingénierie, des services de transport et communication, ou de l'énergie, ce dernier secteur étant proche des 3%.
Les femmes ne sont qu'un cinquième de l'effectif, et ceci de manière stable depuis dix ans. Elles sont majoritairement plus jeunes que les hommes, et travaillent pour un quart d’entre elles dans le secteur pharmaceutique, avec une grande proportion de docteurs. Hors pharmacie, la recherche en entreprise est donc principalement effectuée par des ingénieurs hommes dont les carrières évoluent rapidement vers d'autres responsabilités.
En effet, autre fait marquant, la recherche en entreprise n'est pas une activité de carrière comme c'est le cas dans le public, mais plus un passage pour des jeunes ingénieurs et diplômés. Ils représentent plus de 8% des cadres avant 40 ans, et seulement moins de 5% après 45 ans. Cette tendance est pourtant moins marquée dans les grandes entreprises de plus en plus investies dans la recherche amont, et où les profils de carrière ressemblent de plus en plus à ceux du public.
Une série de pierres, donc, dans le jardin des ces derniers, qui imaginent trop souvent être les seuls détenteurs de l'avenir de la recherche française, et beaucoup d'espoir pour nos ingénieurs diplômés, sur lesquels reposent de plus en plus le futur de la R&D pour des carrières de plus en plus attractives.
Télécharger le dossier (pdf).

13 avril 2011

DIV : La valorisation du rôle de l'ingénieur dans la société vue par l'ISAE_EC

L’ISAE - Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace - est issu de la réunion des deux écoles toulousaines SUPAERO et ENSICA.
L'ISAE Executive Club est un cercle de dirigeants issus des deux écoles toulousaines qui, depuis deux ans, s'est érigé en cercle de pensée et ambitionne de jouer un rôle significatif dans la vie socio-économique et politique et apporter des réponses aux questions et enjeux de la société.
Dans une première action fort médiatisée, le Club publie un Livre Blanc proposant de "Réinventer le métier d'ingénieur pour en valoriser le rôle dans la société". Ce rapport consacré à la valorisation du rôle de l'ingénieur dans la société, a été présenté le 5 avril 2011 à l'occasion d'une conférence de presse. Il défini trois champs d’action prioritaire pour rénover les études et la profession d'ingénieur :
l’ouverture internationale,
le développement de l’innovation et de l’entrepreneuriat,
la métamorphose du métier d’ingénieur lui-même.
A l'occasion d'une rencontre du club avec le Club Montaigne, Educpros.fr propose une chronique commentée des différentes propositions dans chaque domaine.

11 avril 2011

DIV : Formation des ingénieurs et international.

L'Institut Montaigne pour une ouverture à l'international des formations d'Ingénieurs.
Lre le rapport de février 2011 (lien),

08 avril 2011

DIV : Les technologies clés pour 2015

Le ministère de l'Economie et des Finances vient publier l'étude « Technologies clés 2015 ».
Le document pointe, dans les grandes lignes, les technologies à suivre en matière de développement numérique.
http://www.industrie.gouv.fr/tc2015/

IA - SHS : Une jolie histoire d'Internet.

Une animation utile pour comprendre l'évolution, du batch à l'Internet d'aujourd'hui.

lien : http://vimeo.com/2696386.

01 avril 2011

DIV : 35 ans ...

1er avril 1976 - la jeune firme Apple est fondée par Steve Jobs, Steve Wozniak et Ronald Wayne à Cupertino, dans la Silicon valley.

DIV : Deux ans !

Il y a deux ans, tout-rond !

... l'IdC rejoignait le nouveau grand établissement créé à Bordeaux pour réunir les écoles d'ingenieurs du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche ...

L'Institut Polytechnique de Bordeaux a aujourd'hui 2 ans ...

... Bon anniversaire, et longue vie à l'IPB !!!

INFO : Du nouveau chez les anciens.


On connaissait le site de l'association des anciens de l'ENSC (ex IdC) "AdCog".
On suivait avec intérêt le blog ou les comptes sur réseaux sociaux (facebook, twitter...) de certains d'entre eux.
On assistait en ligne à leurs réunions parisiennes, diffusées auprès des jeunes élèves ingénieurs et des vieux enseignants ;-)
On pourra désormais suivre le "BAC".

Le BAC, c'est le "p’tit nouveau de l’AdCog". Créé le 11 février dernier, le Blog des Anciens de la Cognitique se veut le lieu de contact et d’expression des anciens élèves de l’ENSC.
Au programme, news, témoignages, interviews, réflexions sur la cognitive, le métier d'ingénieur, et la vie des anciens et de l'AsCog.
Bravo, et longue vie au BAC !

30 mars 2011

DIV : Bordeaux doté d'un IHU.

Dans la suite des informations sur le programme Investissements d’avenir financé par les 35 milliards du Grand emprunt, un appel à projets portant sur la création d’Instituts hospitalo-universitaires (IHU) a été lancé l’an dernier. Les IHU ont pour mission de développer, dans un domaine thématique identifié, la recherche translationnelle en amplifiant les liens entre recherche fondamentale et applications cliniques et industrielles. Chaque IHU associe ainsi une université, un établissement de santé et des établissements de recherche autour d’un programme d’excellence (en matière de soins, de formation, de recherche et de valorisation).
Bordeaux est l'un des six IHU retenus dans le cadre du programme. L'IHU LIRYC de Bordeaux concerne la cardiologie, notamment les troubles du rythme cardiaque et les fibrillations ventriculaires responsables de la mort subite. Coordonné par Michel Haïssaguerre, le projet est porté par l'université Bordeaux-II au nom du PRES Université de Bordeaux, l'Inserm et le CHU de Bordeaux 
Le jury international a classé ex-aequo en catégorie A les 3 dossiers de Bordeaux et Pitié-Salpétrière (deux dossiers parisiens), juste derrière ceux de Necker (Paris) Strasbourg et Marseille (premiers ex aequo).
Ces six lauréats se partageront une enveloppe globale de 350 millions d’euros, dont 45 millions d'euros pour Bordeaux. Six autres dossiers classé en catégorie B recevront une aide ponctuelle pour une enveloppe globale de 35 millions d'euros ; ce sont ceux de Villejuif, Saint-Louis, et Garches en région parisienne, et ceux de Lyon (deux dossiers) et Nantes.
(voir également l'annonce des IDEX).

29 mars 2011

DIV : Un blog à suivre ...

Le blog de LC Capital, fond de financement de l'innovation, alimenté par Jean-Marie Chauvet (#), administrateur historique de l'ENSC (ex IdC).
(lien) - fil RSS.

27 mars 2011

IA : Du nouveau dans le muscle.

Une équipe de chercheurs bordelais de l'Unité CNRS « Chimie et biologie des membranes et des nanoobjets » (CNRS/Université de Bordeaux), dirigée par Ivan Huc, et une équipe chinoise du Beijing National Laboratory for Molecular Sciences, ont réalisé le premier piston moléculaire capable de s'auto-assembler. Ces recherches sont une avancée technologique importante dans la conception de moteurs moléculaires : un tel piston pourrait par exemple servir à fabriquer des muscles artificiels ou à créer des polymères à la rigidité contrôlable.
Gan, Q., Ferrand, Y., Bao, C., Kauffmann, B., Grélard, A., Jiang, H., Huc, I.  (2011). Helix-Rod Host-Guest Complexes with Shuttling Rates Much Faster than Disassembly. Science. 311, 1172, 4 mars 2011.

26 mars 2011

DIV : Bordeaux préselectionné comme "initiative d'excellence" - IDEX

Le projet d’Initiative d’excellence "IDEX-Bordeaux" fait partie des 7 projets présélectionnés par le jury international des Investissements d'Avenir.
Un communiqué officiel de la Ministre de l'Enseignement Superieur et de la Recherche l’a annoncé samedi 26 mars 2011 (lien).

L'IDEX correspond au dispositif d’investissement d’avenir le plus important, reconnaissant l’excellence scientifique et pédagogique du site universitaire et son potentiel de développement. Sur 7 milliards d'euros du grand emprunt consacrés aux Idex, l'IDEX-Bordeaux en espère 1 milliard. Débute lundi la phase de discussion de chacun des projets présentés dans le programme, pour un arbitrage final du Premier ministre, sur proposition du Commissaire général à l'investissement, cet été entre juillet et septembre 2011.

La France des IDEX
Prochaine étape : l'Institut de recherche technologique OPTIMAL et l'Institut hospitalo-universitaire LYRIC (à suivre).

7 IDEX - initiatives d'excellence (lien).
52 ÉQUIPEX - équipement d'excellence (lien).
100 LABEX - laboratoires d'excellence (lien).

24 mars 2011

IA - SHS : Appel d'offre PEPS interdisciplinaire INFO-SHS.

Les instituts INS2I et INSHS du CNRS lancent un appel à Projets Exploratoires Pluridisciplinaires (PEPS), pour favoriser les recherches à l’interface des sciences informatiques et des sciences humaines et sociales.
Un PEPS est un projet de recherche exploratoire qui rassemble plusieurs chercheurs de disciplines (ou sous disciplines) différentes des deux instituts, et qui doit permettre de faire émerger des collaborations et renforcer des synergies existantes, susceptibles de produire des concepts ou des produits originaux par une fertilisation croisée des approches des différentes disciplines.
Le champ thématique couvre l'ensemble des domaines de recherche susceptibles de renforcer l’interaction entre les deux instituts, en particulier :
  • l’intelligence ambiante: problèmes techniques et sociétaux posés par la capture, l’intégration et la sécurisation de données ambiantes ; les modalités d’interaction dans un environnement pervasif et ubiquitaire ; l’interaction de ces environnements avec l’internet du futur, les applications originales (maison intelligente, aide à l’handicap, surveillance médicale…) ;
  • le document numérique : technologies de numérisation, techniques de restauration numérique des anciens manuscrits, enjeux de la préservation des documents numériques, tatouage, annotation et indexation des documents numériques, visualisation et exploration de documents ;
  • le traitement automatique du langage (écrit et parole): traduction automatique, constitution de ressources linguistiques, interaction avec le Web et les bases de données.
La durée des projets est de deux ans maximum et leur financement limité à 10k€ par an.
Les deux instituts souhaitent soutenir des réalisations concrètes comme :
  • une maquette ;
  • un nouveau logiciel ;
  • des développements fondamentaux à l'interface de l'informatique et des shs.
Le chef de projet doit appartenir à une UMR et gérera les crédits pour l'ensemble de la collaboration.
Les crédits de personnel ne seront pas couverts.
Les propositions doivent parvenir avant le 4 Avril 2011 à minuit (4 pages maximum).

SHS BIO : Une pierre dans le jardin des réductionnistes pharmacologues.


Peut-être une nouvelle pierre dans le jardin des réductionnistes pharmacologues. Tout n'est donc pas si simple ...
C'est en tout cas ce que laisse penser une étude, curieusement passée sous silence, menée par une équipe interdisciplinaire grenobloise dirigée par Laurent Bègue du Laboratoire Interuniversitaire de Psychologie (EA4145), avec la contribution du Service de santé des armées et du Laboratoire de sciences cognitives de Grenoble, qui a comparé un groupe de personnes consommant une boisson qu'elles croyaient alcoolisée et un autre groupe de personnes consommant une boisson alcoolisée qu'elles croyaient non alcoolisée.
Les résultats montrent que les comportements agressifs sont coorélés à la quantité d'alcool que les personnes croient avoir ingérée alors que les personnes, mêmes fortement alcoolisées, qui croient être sobres s'abstiennent de développer des comportements négatifs.
Article (pdf) : Bègue, L., Subra, B., Arvers. P., Muller, D., Bricout, V., Zorman, M. (2009). A message in a bottle: Extrapharmacological effects of alcohol on aggression. J. Exp. Social Psychology, XLV, 1, 137-142.

22 mars 2011

DIV : L'ENSC labellisée EURO-ACE.

Le label européen EUR-ACE est le plus haut label européen de qualité des écoles d'ingénieur diplômé habilitées par la CTI (Commission des Titres de l'Ingénieur).
Délivré par l'ENAEE (European Network for Accreditation of Engineering Education), qui rassemble différentes agences d’accréditation des formations d’ingénieurs d’Allemagne, de Grande-Bretagne, du Portugal, d’Irlande, de Russie, de Turquie et de France, il est réservé aux écoles qui satisfont au plus haut niveau d’exigence. 
Les étudiants d’une formation labellisée EUR-ACE sont assurés de posséder, une fois diplômés, un ensemble de compétences et de connaissances conformes aux standards européens. Ce label facilite la mobilité étudiante ; un élève ingénieur qui désire effectuer un semestre ou un an à l’étranger peut choisir un programme EUR-ACE hors de l’Hexagone. Il pourra également se prévaloir de suivre un cursus labellisé pour appuyer sa candidature dans une université étrangère, ou pour valoriser sa candidature auprès des recruteurs.
L'ENSC, habilitée par la CTI pour 6 ans (durée maximale de reconnaissance) , vient d'être labellisée EUR-ACE du 1er septembre 2011 au 31 août 2017.

21 mars 2011

DIV : Les logiques incompatibles d'un projet unique.

Dans la série des échanges qui président au projet d'un établissement universitaire unique à Bordeaux, et afin de contribuer au débat, voici une présentation d'un modèle, issu de l'excellent site "Educavox", explicatif des différences de positions entre différents porteurs du projet,
Une chronique de Jean-Claude Sallaberry sur les "logiques de justifications" dans l'éducation (lien) rappelle ainsi que les "ordres de grandeur" des justifications opérées par les acteurs sociaux correspondent, selon Boltanski et Thèvenot (1991), à des "logiques" de justification sous la forme de diverses "cités". Ces auteurs ont ainsi décrit la cité inspirée, la cité domestique, la cité de l’opinion, la cité civique et la cité industrielle. Derouet (1992) a repris cette classification pour l'appliquer à l'Education Nationale. Il n'observe que trois des "logiques", qu’il nomme "natures". Chacune de ces logiques correspond à des valeurs fondamentales des acteurs, et leur sert de système de référence.
  1. Nature civique : la valeur centrale est l’universalité du savoir. Accéder au "savoir" exige travail et même ascèse, justifiant la sélection, les choix correspondant à la position des "républicains".
  2. Nature domestique : la personne est au centre des valeurs, un peu comme on la considère dans la famille ; l’action du système de formation est alors en continuité avec l’éducation familiale — cela impose de "placer l’élève au centre" ; les choix correspondant au point de vue des "pédagogues".
  3. Nature industrielle : la  valeur centrale est l’efficacité. Le souci de l’évaluation est ici central, celle des performances des élèves, mais aussi celle des enseignants et celle du système ; la position correspond au point de vue des "gestionnaires".
Ces trois “logiques“ apparaissent chronologiquement dans cet ordre. Chacune recouvre partiellement la ou les précédentes sans pour autant les annuler, puisque s'en inspirant et s'en revendiquant parfois pour partie.
Comme l'écrit J.C. Sallaberry, "Bien entendu, chaque système de référence permet la critique des valeurs ou actions défendues par les deux autres. Les trois étant généralement présents, les contradictions ainsi tracées participant du désarroi des acteurs et de l’aspect décadent de l’organisation".
On pourrait peut-être renommer ces trois logiques en :
  1. tendance "civique, élitiste et égalitaire", pour un savoir universel ;
  2. tendance "humaniste, attentive aux différences", pour des aptitudes individuelles ;
  3. tendance "libérale, évaluative et orientée vers l'excellence", pour des critères globaux compétitifs.
La première tendance est celle des facultés, celles qui forment et fournissent un savoir, sans s'occuper des débouchés ou des performances des acteurs. Elle a présidé à l'époque des chaires et des professeurs qui en étaient titulaires, des DEA et des doctorats d'Etat, es-Lettres, es-Sciences, en Médecine, Pharmacie ou Droit et Sciences économiques. La pédagogie est alors celle de l'infusion du savoir, des cours magistraux et des collaborateurs qui font les TP à des élèves évalués par concours ou examens terminaux. La seconde est plus particulièrement celle des écoles et des instituts professionnels, centrés autour de l'élève plus que de l'étudiant, avec un souci d'insertion et de pédagogie par projets, concrets et insérés dans la réalité socio-économique. La troisième est celle des universités orientées vers l'excellence, nouveau concept politique d'orientation pour l'accession aux classifications de Shanghai ou aux labels apportant visibilité internationale et crédits pour la recherche, et secondairement la formation.
Reste à savoir comment les acteurs peuvent vivre ces différences, convaincus d'une logique et soumis à une autre. Et comment aider ces acteurs à se situer dans des textes et des principes incompatibles entre-eux. Ainsi, comment resituer la première phrase de l'article premier du Code de l'Education (lien) "L'éducation est la première priorité nationale" en fonction de la compétitivité de recherche et de la valorisation des carrières sur les seuls critères de recherche ? Comment resituer la seconde phrase "Le service public de l'éducation est conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants" dans une logique quasi mercantile imposée par des restrictions budgétaires et des exigences de la compétitivité et de la valorisation ?
Tant de questions qui dépassent les hommes, peut-être demain broyés par un système qui échappera de plus en plus à l'enseignant, à l'étudiant et probablement au simple citoyen. Il est plus que tant que le législateur s'empare du problème et donne les orientations claires, communes à une société éclairée que nous souhaitons demain pour nos enfants.

Boltanski, L., Thevenot, L. (1991), De la justification — Les économies de grandeur. Paris : Gallimard.
Sallaberry, J.C. (2011). Conditions de la formation des maîtres. Paris : educavox.fr - Formation — www.educavox.fr
Code de l'Education. Paris : Dalloz.

20 mars 2011

DIV : Technologies clefs 2015.

Le ministère de l'industrie publie tous les 5 ans son étude prospective technologique sur les "technologies clés pour la compétitivité de la France" à l'horizon 2015. Elle présente 85 technologies qui trouvent leurs applications dans sept secteurs économiques.
  1. Chimie - Matériaux - Procédés.
  2. TIC (Technologies de l’information et de la communication).
  3. Environnement.
  4. Énergie.
  5. Transports.
  6. Bâtiment.
  7. Santé, Agriculture et Agroalimentaire.
On s'intéressera en cognitique, entre autres, aux technologies :
Chaque technologie clé identifiée est présentée dans une fiche avec une analyse du contexte, des enjeux, des tendances, de la position de la France, l'attrait du marché considéré et des éléments prospectifs.

19 mars 2011

SHS : Estime de Soi et réseaux sociaux.

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Une récente étude publiée dans Cyberpsychology, Behavior and Social Networking par Michael Stefanone du département de communication de l'Université d'État de New York à Buffalo, et ses collègues des universités du Texas et de Hawaï, montre que des jeunes femmes qui élaborent leur estime de soi de manière principale à partir de l'apparence partagent plus de photos en ligne sur Facebook et maintiennent de plus grands réseaux sociaux.
Un échantillon de plus de 300 hommes et femmes, de 23 ans en moyenne, a été soumis à un questionnaire mesurant les déterminants du sentiment de valeur personnelle. Différents aspects du comportement internaute ont été analysés, tels que quantité de temps passé à gérer son profil, nombre de photos partagées, taille du réseaux d'amis, promiscuité des comportements, etc.
Michael A. Stefanone, Derek Lackaff, Devan Rosen. Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking. January/February 2011, 14(1-2): 41-49. doi:10.1089/cyber.2010.0049.

16 mars 2011

SHS : Faut-il arrêter la survie assistée ?


Faut-il arrêter de maintenir en vie les patients en état végétatif ?

Les patients sans état de conscience sont-ils morts ou souffrent-ils ?
Les soignants accepteraient-ils de survivre dans de tels états dépassés ?
L'état végétatif est-il pire que la mort ?
etc.
Des questions fondamentales que le Journal of Neurology aborde en publiant les résultats d'une enquête d'éthique relatifs à l'état végétatif et à l'état de conscience minimale, soumise à 2 475 médecins et membres du secteur paramédical, à la suite de conférences et de congrès scientifiques et médicaux européens de 2007 à 2009.
Steven Laureys, responsable du Coma Science Group de l'Université de Liège, montre ainsi que  plus des deux tiers des professionnels interrogés jugent acceptable de stopper le traitement (nutrition et hydratation artificielles) des patients plongés dans un état végétatif chronique de plus d'un an, et seulement 28% à acceptent cette mesure lorsqu'elle s'adresse à des patients en état de conscience minimale résiduelle fluctuante, même associée à une incapacité de communiquer leurs pensées, et qui ressentent en outre la douleur physique. La première conclusion est qu'existe une distinction très nette entre état végétatif et état de conscience minimale, nécessitant de disposer de moyens nécessaires pour établir un diagnostic irréfutable. Or, les études actuelles montrent que le diagnostic clinique est probablement erroné dans plus de 30% (voire 40%) des cas. Pourtant, lorsqu'on demande aux soignants s'ils souhaiteraient, eux, être maintenus artificiellement en vie, seuls 18% d'entre eux l'accepteraient s’ils étaient en état végétatif et 33% pour l’état de conscience minimale chronique.
Une telle discordance statistique pourrait trouver son explication dans l'irréversibilité de la mort et, également, par crainte de poursuites judiciaires des familles. Comment alors tolérer du corps médical des orientations ou des décisions qu'il ne s'appliquerait pas à lui-même ? Est-il moral ou éthique de ne pas donner à ses patients ce dont on aimerait bénéficier ? L'éthique médicale n'est-elle pas là impactée de plein fouet ?
L’enquête montre également que les pays méridionaux sont beaucoup plus réticents que les nordiques à l'arrêt des traitements, les convictions religieuses apparaissant ici expliquer cette distinction géographique. De même, on observe une différence entre hommes et femmes, les premiers étant plus favorables à l'arrêt des traitements, comme d'ailleurs le sont plus les jeunes par rapports aux soignants d'un certain âge. Enfin, 80% des personnes jugent que l'état végétatif est pire que la mort pour la famille du patient, et 55% pour le patient lui-même.
Accès à l'article (lien).

14 mars 2011

IA : Une main robotique qui permet de sentir.

La Scuola Superiore Sant’Anna de Pise et l’Università Campus Biomedico di Roma (UCBM) avaient réalisé en 2008 une première mondiale en implantant la première main artificielle contrôlée par les nerfs du receveur. Grâce à ce dispositif, un jeune homme de 27 ans parvenait à apprendre des gestes complexes tels qu'écrire, verser de l'eau et sentir (kinesthésie) pour contrôler un mouvement, avec plus de 85 % de réussite.
Une nouvelle prothèse de main robotique a été développée par la même Sucola Superiore Sant’Anna (ARTS) dans le cadre du projet SmartHand, financé par l’Union européenne et qui regroupe cinq autres pays : Suède (LU, STL), Danemark (AAU), Irlande (TYN), Islande (OSS), Israël (TAU-NST). Cette nouvelle main robotique, dotée de quatre moteurs et d’une quarantaine de microcapteurs, permet aux patients amputés chez lesquels elle a été testée d’écrire, de mélanger et de verser de l’eau et de mettre en oeuvre des gestes beaucoup plus fins et précis que le premier prototype. lLs doigts artificiels sont également capables en retour de reconnaitre différentes textures. La prothèse est implantée sur le moignon avec des électrodes reliées aux muscles résiduels. Ceux-ci génèrent des signaux mio-électriques interprétés par le dispositif pour déclencher et adapter les mouvements. 
La commercialisation du dispositif devrait débuter d'ici 2013 pour moins de 100 dollars, alors que les prothèses actuelles coûtent au minimum 20 000 dollars. Cette robotique prothétique low-cost permet d'envisager un développement et une distribution généralisée, accessible notamment aux démunis et aux pays en voie de développement avec des aides plus favorables que celles d'aujourd'hui.

11 mars 2011

IA - SHS : Un "drone d'avatar" pour une présence virtuelle.

Dans la suite des expériences de déportation, une initiative intéressante a été mise en oeuvre au Texas.
Un robot aide un étudiant malade incapable d'aller en cours à cause d'une grave maladie à assister aux cours à distance, en étant présent au milieu de ses camarades pendant les enseignements, et aux inter-cours.
Vgo est un robot de téléprésence commandé par ordinateur. C'est en quelque sorte un avatar réel qui permet à cet étudiant alité d'être tout de même "présent" en cours grâce à cet étonnant petit robot mobile.
Fabriqué depuis juin 2010 par une filiale de Nashua, près de Boston, pour un prix de 5 000 dollars, celui-ci est équipé de caméras et micros, d'un écran vidéo. Il se déplace sur deux roues et dispose de six heures d'autonomie. Il est commandé à distance, via le reseau Wi Fi depuis un ordinateur et ses capteurs lui permettent de repérer des obstacles et de les éviter.
Ce système de drone humanoïde semble remporter un succès très intéressant, tant auprès du patient, qui explique ue sa vie a été transforme, mais égalamment avec les autres personnes qui développent des comportements spontanés de camaraderie avec lui.

BIO : Un œil bionique australien.

Le consortium Bionic Vision Australia (BVA), qui associe des partenaires privés et des universités australiennes, développe un oeil bionique. Cet implant composé de mille électrodes, est intégré derrière la rétine, au niveau du départ du nerf optique. Une minicaméra placée sur une paire de lunettes envoie des images simplifiées de l'environnement. Un microcalculateur convertit les images en signaux numériques et les envoie par connexion sans-fil à l'implant. Les signaux transmis au nerf optique sont ainsi naturellement conduits aux centres visuels corticaux qui donnent conscience au sujet d'une perception d'images.
Le consortium travaille sur deux prototypes. Le premier prototype donnera une vision ambulatoire aux patients qui souffrent d'une mauvaise perception des couleurs et du mouvement. Ils devraient ainsi être capables de mieux percevoir les contrastes, et de distinguer les objets de grande taille. Le second prototype devrait permettre aux malvoyants de percevoir les visages et de lire de gros caractères. La restauration de la vue correspondra à une échelle de 20/80.
Le projet est d'implanter le premier oeil bionique en 2012 et le second en 2013.
Affaire à suivre, donc.

10 mars 2011

SHS : Digital Human Modeling 2011 - Lyon

Le premier symposium sur la modélisation numérique de l’être humain "Digital Human Modeling" DHM-2011, organisé par le comité technique « simulation de l’humain et environnement virtuel » de l’association internationale d’ergonomie (IEA), se tiendra les 14-16 juin 2011 à Lyon (France).

Si l’évaluation de l’ergonomie d’un produit demande de construire des maquettes ou des prototypes, la modélisation numérique permet des coûts de conception réduit et une facilité d'emploi et de communication de maquettes virtuelles. Les maquettes numériques (DMU) et les mannequins numériques (DHM) peuvent également être facilement modifiés pour des tests prospectifs. Ils permettent d’aider les concepteurs à adapter le produit à l'usage.
Le mannequin numérique doit représenter au mieux un être humain, non seulement aux plans anthropométrique ou biomécanique, mais également en ce qui concerne le mouvement, la perception, l'adaptation environnementale, etc.
Le programme du symposium aborde les domaines suivants :
  • Anthropométrie et modélisation 3D du corps humain
  • Données fonctionnelles chez l’humain et leurs modélisations
  • Modèle biomécanique avancé de l’humain
  • Capture et reconstruction de mouvements
  • Simulation de posture et de mouvement
  • Biomécanique et inconfort
  • Démonstration de logiciels et applications
  • Réalité virtuelle et modèle numérique de l’être humain
  • Modèles mentaux/cognitifs et modèles intégrés
  • Personnes âgées, personnes handicapées, autres population spécifiques
  • Validation et vérification
  • Standardisation de modèles et protocoles

08 mars 2011

IA : IBM passe la frontière de la cognition ouverte.

"Watson" est un superordinateur de la firme IBM. Il associe la puissance matérielle (quantitative) à la puissance logicielle (qualitative).
Au  plan matériel, Watson dispose d'un système d'exploitation GNU-Linux, composé de 10 racks contenant chacun 9 serveurs Power 750 montés en réseau.  Chaque serveur possède 32 coeurs qui peuvent gérer un total de 128 tâches en parallèle. "Watson", qui compte donc au total 2 880 coeurs pouvant effectuer 11 520 tâches en parallèle, possède une mémoire vive de 15 000 Go (gigaoctets) et une puissance totale de 80 Tflop (téraflops). À titre comparatif, Deep-Blue, vainqueur en 1966 de Kasparov aux échecs, (n')avait (qu')une puissance totale de 1 Tflop.
Au plan logiciel, les chercheurs de IBM ont développé la suite logicielle "IBM DeepQA" capable d’analyser le langage et les connaissances humaines dans des contexte ambigu et de développer ses connaissance par apprentissage. 
"Watson" vient de gagner très facilement, le 16 février 2011 à Cluster-City (Californie), la finale du jeu télévisé "Jeopardy", jeu très populaire aux USA, qui consiste à trouver une question à partir d'une réponse, constituée de mots clés et d'indices délivrés par un présentateur. Ce jeu existe depuis 1964 et fait appel aux connaissances des joueurs dans de multiples domaines (histoire, géographie, politique, art, littérature, technologie, sport, etc.). L'ordinateur s'est qualifié en gagnant 77147$ contre les deux autres finalistes Ken Jennings et Brad Rutter (lien Jeopardy), qui comptaient chacun plus de 100 victoires, et qui se sont respectivement qualifiés pour seulement 24000 et 21600$.
Selon les chercheurs, c'est la capacité de "Watson" après un entraînement intensif à maîtriser les finesses des association et de la compréhension des mots et des concepts dans un contexte sémantique changeant et subtil, qui a permis à "Watson" de gagner sur ses concurrents humains. Il sait analyser les questions, les contextualiser, maîtriser son immense base de données sans s'y noyer, rassembler des indices, les étudier, les classer et ordonner les propositions qui ont le plus de chances d'être les bonnes.
Le fait qu'une machine ait vaincu les meilleurs candidats humains à un jeu ouvert, au contraire des échecs qui sont circonscrits à une série finie de solutions potentielles, est une première manifestation d'une cognition artificielle. Les applications sont évidemment immenses en matière d'utilisation et d'exploitation des bases de données ouvertes telles que le Web.
On attend évidemment la généralisation de tels outils logiciels sur des machines de plus en plus puissantes, afin d'attendre des niveaux d'analyse et de synthèse que seuls les superordinateurs de prochaine génération pourront mener à bien, dépassant les simples capacités naturelles des humains pour les tâches de connaissance et d'aide à la décision en situation ambigüe, et pour le développement du progrès social et scientifique des prochaines années. 
Reste à l'homme à apprendre à vivre avec des machines plus performantes que lui sur le plan cognitif, changeant le mode des relations anthropotechniques dans ce domaine, comme cela a été le cas avec l'industrialisation robotisée dans le siècle dernier. En retour, ces progrès permettent d'espérer mieux comprendre le mode naturel de pensée en testant les hypothèses reposant sur les différents modèles de la psychologie ou des neurosciences, que celles-ci soient cognitivistes, connexionnistes ou composées. 

07 mars 2011

BIO : De la vie dans le cosmos.

La Voie lactée est composée d'au moins 50 milliards de planètes, selon la NASA qui estime de plus qu'au moins 500 millions d'entre elles se situeraient dans des zones ni trop chaudes, ni trop froides, pouvant donc être favorables à l'apparition de la vie. 
Ces extrapolations effectuées grâce au télescope spatial Kepler viennent d'être présentés, dans le cadre de la rencontre annuelle de l'Association américaine pour l'avancement de la science AAAS-2011 qui s'est tenue à Washington du 16 au 21 février 2011, par l'équipe de William Borucki, astrobiologiste au centre de recherche Ames de la NASA.

SHS - BIO : Une zone de lecture visuelle chez les aveugles comme chez les voyants.


D'après les résultats d'une recherche publiée dans Current Biology par une équipe franco-israélienne conduite par Amir Amedi de l'Université hébraïque de Jérusalem, la portion du cerveau responsable de la lecture visuelle et braille n'est pas dépendante de l'intégrité du système visuel.

Ces résultats obtenus par imagerie cérébrale fonctionnelle chez des personnes aveugles ou voyantes, vont à l'encontre de la notion classique qui veut le cerveau soit divisé en régions spécialisées dans le traitement des informations qui arrivent d'un côte ou de l'autre. La zone du cerveau concernée par la lecture, l'est indépendamment de la forme des données sensorielles afférentes.
L'originalité de la tâche de lecture visuelle est qu'elle est d'invention récente - de seulement quelque 6000 ans - et celle du Braille de moins de 200 ans. Ces datations permettent d'évacuer toute hypothèse d'évolution et donc de formation d'un éventuel module cérébral dédié à la lecture visuelle. Donc si le cerveau était organisé à partir du traitement des informations sensorielles, la lecture du Braille dépendrait des régions dédiées au traitement tactile. Au contraire, la similitude d'activité chez les voyants et les non voyants le cerveau est en faveur d'une identification d'un fonctionnement cognitif de lecture (la tâche de lecture).
Les chercheurs suggèrent que la zone concernée (VWFA - visual word form area) représente une structure d'intégration multi-sensorielle qui relie des caractéristiques simples dans des descriptions de forme plus élaborées. Sa forte connectivité aux zones du langage permettent de relier la représentation lexicale perceptuelle à haut niveau et les composants liés à la langue de lecture.
Publication : lien - résumé

IA : Un véhicule électrique autonome.

L’entreprise française Induct va expérimenter à La Rochelle un véhicule électrique intelligent, Cybergo, transportant 6 à 8 personnes. Cette navette fonctionnera de façon autonome, sans chauffeur et sans pilotage extérieur, circulant en site propre grâce à quatre lasers positionnés aux quatre coins du véhicule.

IA : Un circuit imprimé en nanotubes de carbone.

Une équipe de chercheurs de l'école d'ingénierie de l'Université de Nagoya (Japon), en collaboration avec une équipe de chercheurs de l'école des sciences et technologies de l'Université d'Aalto (Finlande), a publié dans le dernier numéro de Nature Nanotechnology (6, 156–161, 2011) la fabrication sur un substrat plastique souple (voir image) un circuit imprimé en nanotubes de carbone.

Lien : résumé.

04 mars 2011

DIV : Bordeaux Business Week 2011

L'édition 2011 du Forum Recrutement BBW se tiendra du 14 au 17 mars 2011 à BEM (Talence).
Plus de 70 grandes entreprises ont recruté leurs stagiaires ou futurs collaborateurs parmi les élèves des 6 Grandes Ecoles de Bordeaux, qui participent au 1er forum de recrutement Grandes Ecoles d'Aquitaine.

Une semaine de rencontres et d'échanges
Cet évènement alterne conférences thématiques, ateliers débats avec les diplômés et recrutement, pour permettre aux futurs candidats de mieux appréhender le marché de l'emploi.
  • ARTS et METIERS - centre de Bordeaux
  • BEM - Bordeaux École de Management
  • ENITAB Ecole Nationale d'Ingénieurs des Travaux Agricoles de Bordeaux
  • ENSC Ecole Nationales Supérieure de Cognitique
  • ENSCBP Ecole Nationale Supérieure de Chimie Biologie et Physique
  • ENSEIRB/MATMECA Ecole Nationale Supérieure d'Electronique, Informatique, Radiocommunications, Modélisation Mathématique et Mécanique de Bordeaux
Accéder au programme.

Télécharger la documentation (pdf).

Liste des entreprises.

IA : Vers la frontière photonique du Tbit/s.

La photonique consiste à intégrer des fonctions optoélectroniques sur une puce micro-électronique.
La société américaine Infinera annonce un "prototype" traitant un flux d’information de 1 Tbit/s. Cette puce Infinera intègre les fonctions de 150 diodes laser, photodétecteurs, multiplexeurs de longueur d’onde, et autres composants, et combine 10 canaux à 100 Gbit/s.
La firme annonce une étape intermédiaire pour 2012 avec une génération de PIC à 500 Gbit/s qui combine cinq canaux à 100 Gbit/s. La génération à 1 Tbit/s est prévue pour être commercialisée assez rapidement.
Sur les PIC.

27 février 2011

IA : Un écran géant en 3D sans lunettes

L'Institut National Japonais des Technologies de l'Information et de la Communication (NICT) a annoncé le 25 janvier 2011 avoir développé en coopération avec JVC Kenwood un écran 3D géant sans lunettes, de 2,5m de haut sur 4,5m de large.

Cet écran est aujourd'hui capable de diffuser 50 images simultanément. Les développeurs cherchent à augmenter le nombre d'images diffusées et à agrandir le champ de visibilité des images, pour l'instant restreint à 1,3m de large et à une distance de 5,5m. L'objectif du NICT et  de JVC Kenwood est d'élargir l'expériences au milieu réel sous deux ans. Les créneaux commerciaux visés pour un tel écran serait principalement les écrans publicitaires, le cinéma et la visualisation industrielle.
Voir le communiqué du NICT.

25 février 2011

DIV : Projets franco-québécois en Sciences humaines et sociales de l'ANR

L’ANR lance un appel à projets franco-québécois en Sciences humaines et sociales en collaboration avec le Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture (FQRSC).
La date limite de candidature est fixée au 9 mars 2011.
 

DIV : l'ANR ouvre une boite à idées.

Les orientations de la programmation 2012 de l'Agence Nationale pour la Recherche (ANR)seront discutées comme chaque année au sein des comités scientifiques sectoriels, en vue de préfigurer les appels à projets lancés l’année suivante.
L'ANR ouvre une consultation électronique est donc pour faire remonter des idées nouvelles et orginales. Les réponses sont à adresser sous forme électronique avant le 11 mars 2011 à :
programmation2012@agencerecherche.fr
À vos claviers !

18 février 2011

DIV : Premiers pas sur Mars.

Les astronautes Diego Urbina (Italo-Colombien) et Alexandr Egorovich Smoleevskiy (Russe) sont les premiers hommes à avoir fait un "faux" pas sur Mars, le 14 février 2011. Ils sont ainsi les premiers à avoir marché sur Mars… pour de faux. Membres de la mission Mars-500 qui a débuté en juin 2010, ils ont avec 4 autres scientifiques été les pionniers enfermés pendant 520 jours dans un simulateur qui reproduit l’intérieur d’un vaisseau d'une mission martienne. En autarcie domplète dans 550m3, ils doivent renouveler l’air, recycler l’eau, gérer les subsistance, maintenir leur forme physique, et … se supporter.

Le 10 février 2011, trois d’entre-eux ont quitté le module principal pour un petit module qui leur donne accès au module martien, et deux d'entre eux ont enfilé des combinaisons soviétiques Orlan modifiées pour marcher "comme si c'était" sur Mars, par -60°C et sans oxygène extérieur.
L'expérience se terminera le 5 novembre 2011, soit 1 an et demi après le "faux" départ, pour une "fausse" arrivée sur Terre.
Site de la Mission et celui de l'ESA Mars-500.
Voir le film de la première sortie sur Mars à Moscou.

DIV : L'innovation européenne en panne.

Selon le tableau de bord de l'Union de l'innovation (TBUI) 2010 publié le 1er février par la Commission européenne, l'Europe n'arrive pas à combler l'écart avec ses principaux concurrents internationaux, les Etats-Unis et le Japon. Et si elle maintient son avance sur l'Inde et la Russie, force est de constater que le Brésil fait des progrès constants et que la Chine rattrape rapidement son retard. 

La Suède, le Danemark, la Finlande et l'Allemagne font partie des bons élèves (avec des performances dépassant de 20 % celle de la moyenne des 27). Les moins performants sont qualifiés d' « innovateurs modérés » ou « innovateurs modestes », comme la Bulgarie, la Lettonie, la Lituanie et la Roumanie. Les autres sont au mieux suiveurs. La France est onzième, à peine au dessus de la moyenne européenne (voir figure).

C'est dans la catégorie « activités des entreprises » que l'Union est en retard. C'est le cas notamment en termes de co-publications public-privé, de dépenses de R&D des entreprises et, par rapport au Japon, de brevets PCT (traité de coopération en matière de brevets).
De plus, l'Union produit moins de brevets à impact élevé (c'est-à-dire engendrant des revenus importants provenant de pays tiers) et ne se positionne pas sur les secteurs à croissance élevée (high-Tech, numérique et nanotechnologies).

Info-lien.
Rapport.

17 février 2011

IA : L'avenir est dans la puissance.

IBM a annoncé pour 2012 un supercalculateur, portant le nom de Mira, d'une puissance de 10 petaFLOPS (soit 10 puissance 16 opérations à virgule flottante par seconde). 
jusqu'ici, le plus puissant supercalculateur au monde était Chinois avec 2,6 petaFLOPS. On peut d'ailleurs s'attendre à 100 petaFLOPS d'ici 4 à 6 ans, et un ExaFLOPS vers 2020.
La logique est aujourd'hui en train de changer en IA. Les simulations (chimiques, météorologiques, nucléaires stratégiques ...) permettent d'avoir très rapidement un inventaire des possibles, pour la prévision. Pour la protection et le codage, ces puissances permettent de casser les communications protégées en rendant caduques des protections basées sur l'intelligence naturelle ou artificielle. Avantage concurrentiel ... les supercaculateurs coûtent de moins en moins cher.

12 février 2011

SHS : Des chiffres et des lettres.

Il n’y a pas de mathématiques sans langage. C'est ce que montre une étude menée au Nicaragua pour la thèse de Elizabet Spaepen de l'équipe de psychologie de Susan Goldin-Meadow de l'Université de Chicago.
Le travail a consisté à faire passer des tests à quatre sourds-muets nicaraguayens qui n’ont pas appris la langue des signes mais qui ont développé leur propre gestuelle pour communiquer avec leur entourage en dehors du système scolaire. Ils sont socialement bien insérés dans une société économique basée sur la valeur des choses et non sur des approximations. Leurs performances sont complètements différentes de celles deux sourds-muets comparables qui  connaissent la langue des signes et ont donc appris les suites numériques ou d'illettrés ayant appris à compter. l'étude est publiée dans les CR de la National Academy of Sciences des USA le 7 décembre 2010.
Les sourds-muets autodidactes ont une compréhension incomplète de la valeur numérique. Par exemple, lorsqu'ils manipulent de la monnaie, ils sont capables de dire que 20 est plus grand que 10 ou que 9 billets de 10 font moins qu’un billet de 100. Cependant cet apprentissage serait basé sur les couleurs et les formes des billets et non sur les chiffres. Ainsi, sur les chiffres abstraits, c'est-à-dire sans compensation, les problèmes sont manifestes et apparaissent des difficultés au-delà du trois. Par exemple, les sujets ne savent pas donner un nombre exact de jetons correspondant au nombre de fois où l’expérimentateur touche le dos de leur main, tout en conservant les effets de proportion (trois jetons pour quatre coups, quatre jetons pour six coups, etc.).
Cette étude rejoins les résultats obtenus par l'équipe de Peter Gordon de l'Université de Columbia qui avait observé que les Pirahã (une peuplade d'Amazonie), qui n’ont pas de mots au-delà de 2 si ce n’est pour dire "beaucoup". Ces indiens ont du mal à manier des quantités supérieures à 3 et l'étude avait conclu que le langage conditionne les capacités cognitives en arithmétique (voir le film). Une équipe mixte de l'Inserm et du CNRS (CR) avaient fait passer des tests aux Mundurucus (Amazoniens) qui ont des mots jusqu’à cinq. Aux tests d’approximation, ces indiens obtiennent des résultats comparables à des Français mais peuvent pas faire de calcul avec une valeur au-delà de cinq. Même en deçà de 5, les nombres sont utilisées de façon floue, un peu comme le terme "douzaine". Le mot 5 qui signifie également "main", est utilisé lorsqu'il y a entre 4 et 10 objets. Les indiens ne peuvent pas exécuter des opérations arithmétiques exactes avec des quantités ou des résultats supérieurs à 5 (impossible de calculer 4-3 ou 6-6),  mais disposent d'une capacité d'approximation comparable à celles des occidentaux qui leur sert de base à un calcul bien réel.
Ces résultats montrent que s'il existe une capacité arithmétique (approximation, quantification  globale, etc.) indépendante du langage, celui-ci est nécessaire dans la numération et donc dans l'opérationnalisation ultérieure des chiffres.

25 janvier 2011

DIV : Education scientifique.

L’association TRACES (Théories et réflexions sur l'apprendre, la communication et l'éducation scientifiques)  organise la 31ème édition des Journées internationales de l’éducation scientifique (JIES).
Les JIES 2011 se tiendront du 25 au 28 avril 2011 à Chamonix sur le thème de L'Idée de Nature dans la médiation et l'éducation scientifiques.


Lien.

IA : Les nouvelles technologies au Salon du CES 2011 à Las Vegas


Le Consumer Electronics Show (CES) qui s'est tenu du 6 au 9 janvier à Las Vegas, fait comme chaque année le point des nouvelles réalisations mondiales dans le domaine des terminaux électronique pour le grand public. Il s'agit d'un marché en croissance annuelle de 10%, qui devrait atteindre les mille milliards de dollars en 2011.

Les tablettes
Cette année, les tablettes sont en vedette avec plus de 80 modèles présentées. Tous les constructeurs experts sortent au moins une tablette. Asus en présente 4, Lenovo 2, puis viennent également sur ce segment de marché, Panasonic, RIM, Sony, LG, etc. La nouvelle tablette graphique Xoom de Motorola vise à concurrencer l’iPad d’Apple. Son écran tactile de 25,6 cm de diagonale et ses 32 Go de mémoire interne extensible sont complétés par une caméra frontale de 2 méga pixels et d’un autre vidéo de 5 Mpixels. La Xoom est compatible Wi-Fi, Bluetooth, 3G et elle est gérée par le système d’exploitation Android 3.0 de Google, lequel connaît un succès incontesté.

Les nouveaux postes de télévision
Les "Smart TV" interactives sont désormais présentes chez tous les constructeurs et dans tous les formats. Les contenus seront accessibles, promet-on, sur les ordinateurs, les tablettes et les petites "smart TV". Cisco associe sur son boîtier Videoscape, les programmes télévisuels et le Smartphone. Les Apple TV côtoient les Google TV et les produits de chez LG qui permettent de construire des associations compatibles, via un clavier tactile et un accès à Internet. L’utilisateur n’aura plus besoin d’agrégateur de bouquets de contenus. Le feu de paille de la télévision 3 D est-il terminé ? Non, selon Sony, qui dévoile toute une gamme d’équipements pour les images en relief (caméra, caméscope, appareils photographiques, etc.). Et la guerre se poursuit entre les partisans du relief avec lunettes ou sans lunettes.

Des accessoires originaux pour le foyer ou les loisirsLe CES présente des terminaux électroniques très originaux, comme un nouveau robot WheeMe, premier masseur intelligent au monde, réalisé par la société israélienne DreamBots. Une société japonaise présente un support mécanisé de 23 kg qui, avec le concours de harnais, aide les invalides à marcher. Divers robots, représentant des animaux de compagnie, sont proposés comme aides thérapeutiques pour des personnes dépendantes. Certains d’entre eux peuvent être dressés. D’autres robots se proposent d’accomplir des travaux ménagers, ou de faire les carreaux, etc. Des lunettes de ski incorporent une micro caméra pour filmer les performances. Un système de reconnaissance vocale permet de lire au conducteur les messages électroniques reçus. Un caméscope incorpore un projecteur, etc.

La 4G est présente au CES 
La 4G lance ses annonces commerciales. Comme les réseaux mobiles de technologie 4G sont sur le point d’être opérationnels, AT&T a fait connaître qu’il ouvrira bientôt une vingtaine de services en 4G. Sprint Nextel propose son terminal 4G, Evo 4G Shift, ainsi qu’une nouvelle version 4G de son BlackBerry Playbook de chez Research In Motion. Le haut débit mobile est sur le point d’envahir le monde. "T-Mobile USA" a rebaptisé son réseau en 4G, rien qu’en doublant le débit offert aux usagers. Un abus de confiance dans la terminologie du discours commercial qui irrite la concurrence. "Il y a donc du bruit sur la liaison de communication ! ». Et certains se plaignent : "Ce n’est pas parce que le CES est spécialisé en gadgets de toute sorte qu’il faut modifier les définitions acceptées en téléphonie mobile !" Il est vrai que le CES regorge en solutions de communications radioélectriques en haut débit. Il faut analyser combien de temps vont durer ces engouements. Selon ABI Research, la technologie LTE (Long-Term Evolution) devrait engendrer plus de 11 milliards de dollars en chiffre d’affaires en 2015. "Si le CES peut soutenir le lancement de l’expansion du LTE, pourquoi pas !" concluent les analystes. 

DIV : La relance américaine passe par les nanotechnologies.

Le cercle de réflexion de la "National Nanotechnologies Initiative", relayé par Nanowerk, a affirmé lors du "Nanotechnology Innovation Summit" qui s'est tenu les 8 et 10 décembre 2010 à Washington,  que la relance américaine ne peut passer que par les nanotechnologies
Seules, la technologie et l’innovation peuvent sauver l’Amérique et, à ce titre, la cible désignée est celle des nanotechnologies. Les applications potentielles de recherche dans le domaine des nanotechnologies ne cessent de toucher de nouveaux secteurs d’activité. 
Le Cercle constate en effet que si les experts et si les capitaux sont mobiles, la course en R&D devient mondiale et le choc risque d’être brutal entre les trois pôles économiques (Europe, Etats-Unis et Asie). Or, le budget fédéral (qui n’est pas encore voté) devrait être en baisse de 5 % et le pessimisme frappe l’investissement privé en capital risque. Des mesures d’ordre fiscales sont néanmoins espérées. La participation des chercheurs étrangers est freinée par les mesures américaines de lutte contre l’immigration et par l’ouverture de centres de R&D dans plusieurs pays en développement. 
Les ressources nécessaires à l’épanouissement de la R&D sont menacées par plusieurs facteurs, parmi lesquels on relève : la faiblesse du niveau moyen des étudiants, la désaffection des jeunes pour les carrières scientifiques, l’absence de formations multidisciplinaires et le retard par rapport à l’Europe dans la rédaction des normes Santé et Environnement. 
Parmi les applications possibles, certaines ont été classées prioritaires, en raison de leurs intérêts stratégiques. Parmi elles, figurent l’indépendance énergétique (production d’électricité, photosynthèse artificielle et stockage de l’énergie), purification de l’eau, mise au point d’une électronique à basse consommation avec des Memristors, la communication optique, l’ordinateur quantique, les NEMS (nanos MEMS), l’amélioration des diagnostics médicaux et des thérapeutiques prenant en compte les données génétiques de l’individu, etc. 
Dans cette liste de projets, la défense nationale n’est pas oubliée, associée au programme d’autoréparations. www.nanowerk.com/


19 janvier 2011

DIV : des iPhones pour les robots chirurgiens

En Allemagne, l'hôpital de Merheim expérimente l'utilisation d'interface mobiles (iPod touch) pour contrôler le mouvement de machines utilisées par les chirurgiens pour les opérations. Le dispositif embarqué sert à la fois à la manipulation de l'appareil et à la transmission d'images. Il remplace ainsi d'imposants et coûteux systèmes qui demandaient aux médecins de se déplacer constamment dans la salle d'opération, et concentrent sur un seul appareil la commande et l'image permettant la décision.
L'iPod touch est à la fois plus simple à utiliser (maniabilité, poids, proximité immédiate, information...) et moins cher (50 000 € environ avec les logiciels et les dispositifs wifi de commande, contre 200 000 € avec les appareils traditionnels). Il permet surtout au chirurgien de ne pas se déplacer, les ordres étant envoyés sans fil.
L'expérience semble concluante tant pour l'efficacité que pour la satisfaction et le confort des chirurgiens. On peut penser qu'elle sera amenée à se développer d'autant que la formation à l'utilisation de l'iPod est inutile vu l'usage des smartphones de ce type dans la vie courante des praticiens.

17 janvier 2011

DIV : Les élèves ingénieurs.

D'après le site du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, les effectifs d’élèves-ingénieurs ont progressé en passant de 57 653 en 1991 à 127 987 en 2010 (soit une augmentation de 112%), dont une moitié dans des établissements sous tutelle du MESR.
La progression du nombre d’élèves-ingénieurs étrangers, de 3 967 en 1999 à 14 659 en 2010, témoigne de l’attractivité des écoles françaises.
La situation générale des jeunes ingénieurs vis-à-vis de l’emploi est excellente, avec un taux d’insertion professionnelle d’environ 90% deux mois après l’obtention du diplôme. Près de 34% des diplômés sont recrutés par l’entreprise où ils ont effectué leur stage de fin d’études. 87% des diplômés d’écoles françaises travaillent en France. Près de la moitié des ingénieurs (47%) débutent dans une activité liée aux études ou à la Recherche & Développement.
La féminisation des effectifs des écoles d’ingénieurs reste faible (26%), mais le nombre de femmes a presque triplé en 20 ans. Les femmes ingénieurs s’orientent de plus en plus vers des filières dans lesquelles elles étaient peu présentes jusqu’à présent (en particulier le génie civil).
L’ouverture sociale des écoles d’ingénieurs permet d'accueillir un nombre de boursiers supérieur à celui des formations universitaires de niveau équivalent. Le nombre de boursiers dans les écoles d’ingénieurs est ainsi passé de 8 735 en 2007 à 14 573 en 2010, soit une augmentation de 60%.
Dans l’ensemble des écoles d’ingénieurs, moins d’un étudiant sur deux est issu d’une classe préparatoire. Les autres passent par une prépa intégrée ou par une admission sur titre après un IUT ou l’université. On assiste notamment au développement des cycles préparatoires à l’université.

09 janvier 2011

IA : Robot génétique adaptable à l'environnement et à la tâche.

Une équipe de recherche du Fraunhofer Institute for Manufacturing Engineering and Automation de Stuttgart, dirigée par Andreas Fisher, a présenté au salon Euromold qui vient de se tenir du 30 novembre au 3 décembre 2010 à Francfort, la création d'un robot constitués de pièces autonomes qui peuvent s'associer entre-elles en fonction de la tâche à accomplir ou des caractéristiques de l'environnement dans lequel il doit opérer.
Ce "robot génétique" est simplement composé d'une série de tubes de quelques dizaines de centimètres de longueur, maintenus et articulés ensemble par des rotules. Ces éléments peuvent s'organiser entre-eux en fonction d'un programme et selon de multiples configurations. L’ensemble peut devenir mobile à l’aide d’un soufflet dont certains tubes sont équipés. L'apport d'une telle conception est double.
D'une part la forme du robot n'est pas déterminée par un concepteur, mais par le robot lui-même pourvu d'un programme d'algorithme génétique. Le logiciel génère aléatoirement de multiples configurations d'assemblage des pièces. Il modélise le résultat obtenu et le confronte à un objectif attendu. Il peut alors sélectionner les meilleures solutions qui déterminent ainsi la forme et les performances de l'ensemble des pièces unifiées et donc du robot lui-même.
D'autre part, le robot est capable de trouver des solutions "bioniques" adaptées, que ses créateurs n'avait pas imaginées.
Le logiciel est issu des travaux sur l'autoréplication de machines, notamment ceux de Hod Lipson et Jordan B. Pollack qui ont développé le projet Golem au Département d'Informatique de l'Université Brandeis (Massachussetts).