28 octobre 2011

SHS : D'Alembert s'interroge sur les pratiques du numérique.

Le Centre Interdisciplinaire d'Étude de l'Évolution des Idées, des Sciences et des Techniques d'Alembert (CIEEIST) de l'Université Paris Sud organise son séminaire annuel autour des notions de Nouvelles pratiques et cultures du numérique dans les sciences et les technologies.
Le séminaire aborde l'émergence de ces nouvelles pratiques et cultures dans la production du savoir scientifique, sa validation et sa circulation, sous l'influence des récentes évolutions du numérique en particulier afférentes à Internet.

Au programme :

  • Modification de la manière de construire et partager le savoir.
  • Science participative, apprentissage collaboratif.
  • Les observatoires virtuels.
  • Nouveaux modes de publication scientifique, de validation et d'accès.
  • Logiciel libre, ressources libres, données libres.
  • Les mathématiques à l'heure du numérique.
  • Les changements dans les mathématiques appliquées.
  • Nouvelles problématiques et mise en réseau des données en physique des particules.
  • Web sémantique, web social.
  • Enseignement et apprentissage des sciences
  • Biologie et numérique.
  • Visualisation de données.

Renseignements - programme (pdf).

SHS : Nouveaux usages d’Internet, nouvelle gouvernance pour l’Etat

Colloque : Nouveaux usages d’Internet, nouvelle gouvernance pour l’Etat
Lundi 7 novembre 2011 de 8h30 à 13h
Amphithéâtre Boris Vian - Grande Halle de la Villette, 211 avenue Jean Jaurés - Paris XIXème.
L'Open Data est l'un des thèmes phares qui sera abordé lors de cet évènement en présence de nombreuses personnalités et en collaboration avec Etalab.
Programme du colloque (lien).

IA : Le guépard dévore les données.

Jubatus est le nom scientifique du guépard (Acinonyx jubatus). C'est aussi le nom d'une nouvelle technologie d'analyse en temps réel de très gros volumes de données développé par Nippon Telegraph and Telephone (NTT), l'un des leaders japonais des technologies de l'information connu récemment pour avoir doublé la vitesse et détenir le record de transmission par fibre optique, et par Preferred Research, la branche R&D de Prefered Infrastructure, une entreprise japonaise d'informatique et télécom du Hongo Campus de l'Université de Tokyo.
Classiquement, les systèmes d'analyse de données reposent sur un traitement séquentiel "par lots" (batch). Un tel type de traitement n'est pas assez efficace pour les applications massives temps-réel, puisque le batch demande à un serveur d'attendre que toutes les données précédemment reçues soient traitées avant de commencer sa propre analyse.
Les systèmes précédents qui traitent de ce problème d'"explosion des données" sont par exemple Hadoop [1], un framework de développement communautaire supporté par Yahoo!, permettent de diviser des données en clusters selon un procédé de type MapReduce (système conçu par Google) et de les proposer indépendemment à différents serveurs.
Le principe de Jubatus est une analyse continue "distribuée" entre les serveurs. Pour surmonter le problème de la communication entre les serveurs, Jubatus agrège de manière particulièrement flexible des résultats intermédiaires (appelé MIX). Au lieu d'effectuer une comparaison des résultats d'analyse uniquement à la fin de chaque itération, le système optimise le moment où cette opération sera réalisée de façon à augmenter la productivité de chaque serveur et la rapidité de début de calcul. Le système repose sur une architecture dite "pluggable" : les moteurs et modules d'analyse disposent d'interfaces communes. Ils peuvent alors être simplement utilisés comme "briques logicielles".
L'objectif de Jubatus est clairement l'analyse temps réel des informations Internet, avec des projets sur l'étude et la catégorisation instantannée des messages des réseaux sociaux types à des fins de filtrage ou de "recherche floue", dans la détection immédiate de tentatives terroristes ou de cyber-attaques.
Le framework sera prochainement mis à disposition du public en open-source, avec l'espoir ouvertement affirmé de créer une communauté d'utilisateurs

IA : Définition du Cloud Computing par le NIST (USA)

Mandaté par le Congrès américain via le Federal Information Security Management Act (FISMA 2002), notamment pour établir des standards et des directives dans le domaine de l'informatique à l'attention des agences fédérales américaines, le National Institute for Standards and Technology (NIST) a publié en septembre 2011 un rapport de définition finale du Cloud Computing (Informatique dans le nuage) et les recommandations pour le CC (lien).

Le cloud computing possède 5 caractéristiques essentielles :

  1. un service en libre-service à la demande;
  2. accessible sur l'ensemble d'un réseau;
  3. avec une mutualisation des ressources;
  4. rapidement élastique (adaptation rapide à une variation du besoin);
  5. et mesurable (mesure et affichage de paramètres de consommation).

Le NIST distingue 3 niveaux de service :

  1. le logiciel en tant que service (Software as a Service - SaaS) - par exemple un usager "loue" un logiciel de comptabilité, en ligne, à la demande, chez un prestataire externe;
  2. la plateforme en tant que service (PaaS) - une solution externe qui propose une suite logicielle et les outils d'intégration et de suivi, tels qu'un serveur web (Linux+Apache+MySQL+Php);
  3. l'infrastructure en tant que service (IaaS) - la totalité de l'infrastructure (ressources matérielles) est externe, par exemple une capacité de stockage et une capacité de calcul à la demande sur un réseau.

Le CC possède 4 modèles hiérarchiques de déploiement :

  1. le nuage privé (au sein d'une même organisation);
  2. le nuage communautaire (réservé à une communauté);
  3. le nuage public (ouvert au grand public);
  4. le nuage hybride (composition de plusieurs types de nuages).

Ce processus de standardisation implique un grand nombre d'institutions d'Etat et une large partie du secteur privé économique, administratif et industriel. La prochaine étape des travaux prévus est celle de l'élaboration des normes, notamment en termes d'échange de données, et celle des méthodes pour éviter le "lock-in" (emprisonnement) et des méthodes de sécurité.
Ce rapport sera présenté et discuté lors du prochain "Cloud Computing Forum & Workshop IV" qui se tiendra du 2 au 4 novembre 2011 à Gaithersburg (Maryland - USA).

Accès au rapport du NIST (pdf).

20 octobre 2011

IA : Colloque "Ingénierie numérique" : ruptures et technologies émergentes

Le Colloque Ingénierie Numérique «Entre ruptures technologiques et progrès économique et sociétal» est organisé par le pôle de compétitivité parisien des contenus et services numériques "Cap Digital".
Il se tiendra au Conseil Économique, Social et Environnemental à Paris (Palais d’Iéna) le vendredi 25 novembre 2011.
Ce colloque permettra de croiser les approches technologiques, économiques et sociétales, à propos des avancées et ruptures de certaines technologies-clé du numérique (virtualisation, immersion-3D, modélisation et simulation, masses de données), ainsi que des opportunités et des conditions de leur mise en œuvre à partir de l’expérience de quelques grands secteurs industriels (transports, chimie-matériaux, industries agro-alimentaires).
Organisé sous forme de tables rondes thématiques, le colloque fait intervenir chercheurs et industriels, grands groupes et PME, acteurs des pôles de compétitivité.
MATIN : Ruptures et technologies émergentes : virtualisation et immersion 3D, modélisation et simulation, masses de données ;
APRES-MIDI : Contribution des ruptures technologiques à l’activité industrielle : Secteurs des Transports, de la Chimie et des Matériaux, et Agro-alimentaire.

SHS : Les réseaux sociaux en débat.

L’Institut de Recherches Economiques et Sociales sur les Télécommunications (IREST) organise une réunion-débat sur les réseaux sociaux le jeudi 8 décembre 2011 de 18:00h à 20h à Telecom ParisTech (46, rue Barrault 75013 Paris).

Les réseaux sociaux : Quelles pratiques ? Quels usages ?
Débat animé par Anne-Marie Laulan (professeur émérite à l'Université Bordeaux 3),
avec : Alexandre Coutant (Université de Franche-Comté et ISCC), Bruno Salgues (Institut Télécom), Thomas Stenger (Université de Poitiers et ISCC), Jean-Michel Vergne (BlueKiwi Software).

infos et réservation en ligne (lien).

IA - SHS : Culture numérique - le réseau.

Culture Numérique est un réseau de chercheurs issus de différents domaines scientifiques, qui s'intéressent aux problématiques posées par les usages des technologies du numérique.
Culture Numérique organise chaque année le Colloque scientifique "Ludovia", lors de la dernière semaine d'août,
à Ax les thermes (Ariège).
Accès au site (lien).

DIV : Infuser les idées - un blog à suivre ...

L’Infusoir est le blog de Mélodie Faury, qui s'illustre aussi dans le Portail "Science et société" et "les atomes crochus". Elle le présente ainsi :
Une approche réflexive sur des sciences ? Faisons infuser nos idées… Mettons dans notre théière quelques pincées de réflexion, trois grammes de bioéthique, un zeste de politique, un parfum d’avenir ; en prendrez-vous une tasse ?
Un point de départ : questionner ma discipline d’origine, la biologie moléculaire et cellulaire.
Qui m’emmènera bien plus loin, aux croisements de l’histoire, de l’épistémologie, de la philosophie et de la sociologie des sciences… avec toujours au centre la question des relations entre sciences et société.
Pour une approche réflexive de la science, où communication scientifique, notamment via la vulgarisation, et culture scientifique auront certainement un place de choix.

IA - SHS : "Big Brother" impossible à arrêter !

"Surtout les réseaux sociaux, planétaires avec des ramifications infinies, et la géolocalisation, invisible et irréversible. Il est prévu qu'un jour les nanotechnologies soient utilisées dans les systèmes d'information. On se retrouvera alors avec des milliers, voire des millions, de puces RFID [de radio-identification, NDLR] invisibles à l'œil et disséminées partout à l'initiative du secteur public ou privé. On regrettera bientôt l'idée du bon vieux Big Brother, visible et ventripotent. Avec ces milliers de "nano-Brothers" invisibles qui se promènent partout dans la nature, on sera alors face à un phénomène irréversible. Les systèmes d'informations verront et entendront à distance. Nous n'aurons plus jamais la certitude absolue d'être seul, et serons toujours entendu, vu, surveillé... C'est absolument insupportable !"
Déclaration de Alex Türk, sénateur du Nord et président démissionnaire de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), dans le Nouvel Obs (lien).

Voir également sur ce sujet : Tous fichés ... (Nouvel Obs)

19 octobre 2011

SHS - BIO - IA : pour une définition de l'interdisciplinarité

Séminaire Intersciences
Centre François Viète
Université de Nantes

28 octobre à 14h

Édouard Kleinpeter de l'Institut des Sciences de la Communication du CNRS.
«Pour une définition de l’interdisciplinarité»
http://www.sciences.univ-nantes.fr/cfv/

16 octobre 2011

DIV : Les dimensions de l'univers physique.

En musique, pour comprendre les dimensions physiques, de l'immensité du cosmos aux espaces les plus fins de la matérialité, le site "The Scale of thé Universe" donne à voir la physique sous un jour amusant.

15 octobre 2011

IA : Anatomie du Web

La société Telegeography récolte et analyse depuis plus de vingt ans les données du marché des télécommunications pour en donner des illustrations compréhensibles, en déduire les grandes tendances, et donner des conseils aux entreprises et organismes du secteur.
Telegeographie vient de publier la carte interactive des câbles sous-marins et des infrastructures gigantesques qui sous-tendent notamment le Web mondial.
D’autres schémas sont également publiés, tels que celui de la morphologie du net.
Voir la carte interactive (lien).

07 octobre 2011

DIV : ABECédaire - appel à contributions

Pour faire évoluer l'ABÉCédaire, chaque lecteur est invité à rédiger et communiquer des pages de documentation et de définition des grandes notions utiles aux étudiants de l'ENSC.


Merci de votre contribution collective.

06 octobre 2011

BIO : Un laboratoire sur une puce.


La biopuce « mChip » conçue par Samuel Sia et ses collègues du département de biological engineering de l’Université de Columbia, est un véritable laboratoire d’analyses portable. Cette puce a un coût de production d'environ un dollar, et a la capacité de diagnostiquer (pour l'instant) dix maladies différentes simultanément.
Le système nécessite une goutte de sang déposée sur une carte dans laquelle est insérée la biopuce. La lecture se fait immédiatement sur un appareil électronique d’une centaine d’euros, comme un lecteur de cartes bancaires.
Le principe repose sur un dispositif qui fonctionne sur un système de nano particules d’or et d’argent couplées avec une puce électronique. En fonction de la concentration d’agents pathogènes, le film de la biopuce est plus ou moins opaque.
Testée sur une centaine de patients rwandais, l’efficacité de « mChip » est surprenante pour sa facilité et sa fiabilité (proche de 100%). Cette découverte ne manquera pas de modifier profondément le domaine de l'analyse biologique et médicale, avec une commercialisation facilitée qui peut être envisagée directement chez le médecin ou dans les pharmacies ou parapharmacies, avec un dépistage sur place.
Résumé dans Nature Medicine, n°17, pp. 1015–1019 (2011) doi:10.1038/nm.2408

DIV : Internet : toute une histoire ! (conférence)

Internet : toute une histoire !
Conférence de Serge Soudoplatoff.
Jeudi 13 octobre 2011 à 18h
A Cap Sciences
Hangar 20 des quais de Bordeaux
"De tout temps, nous avons inventé des nouveaux outils pour transmettre, partager et conserver nos connaissances et nos idées : l'écriture, l'alphabet puis le livre, l'imprimerie… et aujourd’hui Internet.
Serge Soudoplatoff vient nous parler de ce phénomène qui a si vite envahi nos vies que l’on oublie de s’interroger : quelle est l'origine d'Internet ? Comment fonctionne-t-il ? Pourquoi bouleverse-t-il tant notre quotidien et quel futur nous construit-il ?"

Entrée libre et gratuite.

BIO - IA : Cybersinges – des hybrides contre le handicap.

L'équipe de Miguel Nicolelis, du Duke University
Center for Neuroengineering de Caroline du Nord (USA) a testé pour la première fois avec succès une interface brain-computer-brain (BMBI) chez deux singes. Grace à un implant fixé dans le cerveau des singes, les animaux ont appris, sans bouger leur propre corps, à mouvoir un bras avatar et à sentir des objets (virtuels également) (voir la vidéo).
L'implant électronique a été fixé dans le cortex moteur. C'est donc exclusivement par la pensée que les singes bougent le bras virtuel, et ont appris en retour et sentir la texture des objets qu'ils touchent ainsi, à travers des signaux électriques envoyés dans leur cerveau.
L'enjeu d'une telle étude est la conception de puces permettant à terme à des patients paraplégiques de contrôler un exosquelette couvrant le corps entier, et qui pourrait ainsi mouvoir les membres paralysés via l'implant, tout en leur permettant en retour des sensations tactiles, voire kinestésiques, envoyées sous forme électrique à l'implant.
Cette étude a été publiée dans la revue Nature du 5 octobre 2011 (résumé), et relayée par le Guardian (lien).

DIV : Steve Jobs est mort.

03 octobre 2011

BIO : Chaud au cerveau, baillez un coup !

Phénomène physiologique réflexe, le bâillement est souvent associé à l'ennui ou à la fatigue. Il provoque une profonde respiration.
Chacun d'entre nous baille environ 5 à 10 fois par jour. La fréquence est accrue au réveil, après le repas méridien et le soir avant le coucher.
Une étude physiologique menée à Tucson (Arizona : le pays de Geronimo - 1829-1909 - chef apache dont le vrai nom était Go Khla Yeh : celui qui baille), laisse penser que le bâillement pourrait aussi jouer un rôle de régulateur thermique pour le cerveau.
Andrew Gallup, du Département d'Ecologie et de biologie évolutive de l'université de Princeton, et son coauteur Omar Eldakar, stagiaire postdoctoral à l'Université d'Arizona, ont publié dans le Journal "Frontiers in Evolutionary Neuroscience" des résultats obtenus chez 160 volontaires. L'étude montre que la fréquence des bâillements varie avec la saison et les individus baillent moins quand la température extérieure est égale ou supérieure à la température corporelle. Les auteurs ont quantifié les bâillements durant l'hiver (80 sujets testés à 22 degrés Celsius en moyenne) et durant l'été (80 sujets à 37 degrés en moyenne). Les résultats indiquent qu'environ 50 % des volontaires baillent plus l'hivers par contraste avec l'été quand les températures sont équivalentes ou supérieures à celles du corps humain (moins de 25 % des participants baillent). Le bâillement est également associé au temps passé à l'extérieur puisque 40 % des participants baillent dans les 5 premières minutes après leur sortie puis ce pourcentage chute à 10 % ensuite en été alors qu'il augmente en hiver.
L'interprétation des auteurs est que le bâillement est lié à l'augmentation de la température du cerveau et sert donc de régulateur thermique par échange d'air avec l'extérieur. Des températures extérieures proches de 37°C ne permettent pas au cerveau de se rafraîchir contrairement aux températures basses de l'hiver.
Cette hypothèse confirme chez l'homme les résultats d'une précédente étude qui montrait une variation de température dans le cerveau de rats avant et après un bâillement. Le refroidissement du cerveau serait alors lié à l'augmentation du flux sanguin engendré par l'étirement de la mâchoire qui favorise l'échange de chaleur à partir de l'air ambiant qui accompagne l'inhalation profonde du bâillement.
Une piste surprenante ... à faire chauffer les neurones !
Voir : Gallup, A. C. and Eldakar, O. T. (2011) Contagious yawning and climate variation. Frontiers in Evolutionary Neuroscience 3, 1-4.

IA - SHS : Le Web contextuel.

Le Web devient "user-centric", il prend aujourd'hui en compte l’utilisateur et son contexte comme une seule entité anthropotechnique. C’est en tout cas le but du "User-Context-Module" (Module Utilisateur contextuel) que des chercheurs de l'Ambiant Intelligence Laboratory de l’université de Singapour proposent d'intégrer dans les architectures Internet. L'objectif est évidemment d'améliorer l’expérience utilisateur, mais également d'ajuster les réseaux et les applications selon des besoins et des ressources, en fonction du terminal utilisé, de l’endroit où il se trouve, du réseau disponible, et surtout des attentes potentielles de l'usager. C'est-à-dire selon le contexte.
Cette conception d'architecture et de fonctionnement repose sur les sciences cognitives, et sur la façon dont les informations sont représentées et traitées par les sujets. Or la pensée humaine est "sensible" au contexte et à son environnement, et prend les bonnes décisions en fonction de ceux-ci. Pour parvenir à ce type d’intelligence, l’architecture idéale doit savoir séparer l’hôte, son adresse, le nom de l’utilisateur final, les données et les périphériques réseau, et les manipuler de manière individuelle. Le module proposé, User-Context Module, a pour but d’intégrer des informations pertinentes de contexte.
Le Module se divise en trois sous-systèmes : le Context Interface, le Context Model, et le Contrôleur. Le premier interagit directement avec l’utilisateur final, son identité, ses préférences, et son environnement, sa localisation... Le deuxième recueille des informations sur le modèle de contexte, données abstraites sur le statut de l’utilisateur, son comportement sur le réseau. Le Contrôleur interagit directement avec les couches réseau et l’infrastructure, pour ajuster automatiquement les protocoles ou les paramètres capables d’optimiser les performances du réseau, et ainsi offrir une meilleure expérience à l’utilisateur.

DIV : Un drone pour les phoques.

Les UAV (unmanned aerial vehicle) plus couramment appelés drones, sont des engins aériens commandés par un pilote ou un équipage de spécialistes aériens depuis une base au sol ou en mer. Leur utilisation tactique a été largement commentée lors des deux guerres du Golfe et aujourd'hui en Afghanistan. Principalement d'usage militaire, tactique ou d'observation, ils servent également depuis quelques années pour des usages civils de surveillance des frontières, du trafic maritime et routier, mais aussi de recherche ou de sauvetage, de veille des feux de forêts et d'observation des espaces écologiques, ou pour des usages plus spécialisés par des professionnels de la pêche en mer, du BTP, de l'architecture ou de l'aménagement de bâtiments ou de chantiers immobiliers, routiers ou ferroviaires... Les usages scientifiques sont encore rares et ils méritent donc d'être signalés.
Les chercheurs de l'Université d'Arizona viennent d'acquérir un drone "ScanEagle" des sociétés Boeing et Insitu pour étudier les espaces inaccessibles de la surface de l'Artique, les cartographier, et faire l'inventaire des animaux épars qui occupent la banquise.
Dérivé du drone SeaScan de Insitu utilisé par les pêcheurs pour repérer les bancs de thon, ScanEagle a été initialement conçu comme drone léger de surveillance militaire. Il a été déployé par l'Armée américaine en Irak dès 2004, puis dans la Marine en 2005 pour des missions de patrouille maritime mais également des missions côtières depuis des navires au large. Il est également aujourd'hui utilisé par les armées australienne et canadienne.
Ce mini UAV monomoteur à hélice peut être équipé de plusieurs types de capteurs, enregistreurs et transmetteurs d'informations visibles ou infrarouges, d'un navigateur GPS et même pour les versions militaires d'un mini radar.
Il est capable d'une autonomie de 20 heures et de 100 km de rayon d'action, télécommandé depuis sa base.
Le programme scientifique est une collaboration du Cooperative Institute for Research in Environmental Sciences de l'Université du Colorado à Boulder, et de la National Oceanic and Atmospheric Administration. Initié en 2009, le programme est coordonné par Elizabeth Weatherhead du CIRES, et concerne à la fois la topographie et la biologie animale. Un premier objectif a été l'étude de quatre espèces de phoques. Le programme s'intéresse notamment à l'impact de la fonte de la banquise et de sa diminution de surface sur les populations animales.
Un exemple réussi de transfert du militaire au civil, au service de la biologie et de l'étude de l'environnement.