24 mars 2010

DIV : Mise en place d'Allistene, Alliance des Sciences et Technologies du Numérique

En se dotant du dispositif des Alliances, la France dispose à présent, d’outils de coordination dans chacun des axes prioritaires de recherche identifiés par la stratégie nationale de recherche et d’innovation :
  • l’Alliance nationale pour les sciences de la VIE et de la SANté - AVIESAN ;
  • l’Alliance Nationale de Coordination de la Recherche pour l’Énergie - ANCRE ;
  • l’Alliance nationale pour l’ALImentation et l’Environnement : eau, climat, territoires - AllEnvi ;
  • l’Alliance nationale pour les sciences de la mer (lien) ;
  • l’ALLIance nationale des Sciences et TEchnologies du NumériquE - ALLISTENE.

ALLISTENE, annoncée à la mi-décembre dernier par le ministère de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, est la structure de coordination de la recherche publique dans le champ des STIC (sciences et technologies de l'information et de la communication).
Six organismes partenaires sont membres de cette alliance :
  • la CDEFI (Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d'Ingénieurs),
  • le CEA (Commissariat à l’Energie Atomique),
  • le CNRS (Centre Nationale de Recherche Scientifique - notamment au travers de l'institut dédié INS2I),
  • la CPU (Conférence des Présidents d'Universités),
  • l’INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique),
  • l'Institut Télécom.

Michel Cosnard, président directeur-général de l'INRIA, a été choisi comme président du comité de coordination de l'alliance pour une durée de deux ans.

Six groupes programmatiques d'Allistene ont été mis en place début mars. Ils sont dédiés à six grandes problématiques de recherche :
  • « modélisation, simulation et contrôle de systèmes complexes »,
  • « architectures, algorithmique, programmation, sécurité et sûreté des systèmes »,
  • « signaux et télécommunications, réseaux, internet du futur »,
  • « interaction homme-systèmes, contenus et usages »,
  • « nanoélectronique, nanosciences pour les STIC »,
  • « recherche intégrative, recherche technologique et intégration systèmes ».

ALLISTENE devra contribuer de manière déterminante au développement scientifique, technologique et économique de la France, et plus largement de l'Union européenne, dans le domaine des sciences et technologies de l'information et de la communication et des impacts sur l'environnement, l'économie, le bien être et la santé humaine.
ALLISTENE participera à la définition de la stratégie nationale de la recherche en STIC et des programmes de recherches soutenus par l'Etat dans ce domaine. Elle a vocation à être l’interlocuteur privilégié en matière de sciences et technologies de l’information, dans les nombreux champs de recherches interdisciplinaires dans lesquels ces sciences interviennent. Elle interagira en particulier avec les secteurs industriels (logiciel, électronique, télécommunications...) et les autres alliances, déjà créées. Elle a ainsi clairement pour objectif la programmation conjointe sur l’ensemble des disciplines des sciences et technologies du numérique, en préparant des approches communes, au plan européen comme à l’international.

10 mars 2010

DIV : Conférences à l'ENSC

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Mercredi 17 mars / COURS - CONFERENCE / 8h30 - 12h / Lieu : AMPHI 12 Carreire
Pr. Jean-Louis ERMINE
Centre de Recherche Institut Telecom
Telecom Ecole de Managenent - Paris
« Gestion des connaissances »
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Vendredi 19 mars / SEMINAIRE de RECHERCHE / 10h - 12h / Lieu : salle Bibliothèque ENSC
Pr. Ricardo RON ANGEVIN
Escuela Técnica Superior de Ingeniería de Telecomunicación
Université de Malaga - Espagne
« Brain Computer Interface »
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Jeudi 1er avril / SEMINAIRE de RECHERCHE / 10h - 12h / Lieu : salle Bibliothèque ENSC
Olivier GAPENNE
Costech – Groupe Suppléance Perceptive
UTC - Compiègne
« Substitution Neurosensorielle »

06 février 2010

SHS : Universalité de l'expression orale non verbale des émotions.

Afin d'étudier l'universalité  de la communication orale non verbale – sans le recours au langage – Disa Sauter, Sophie Scott et leur collègues de l'University College of London ont montré que les sons émis pour exprimer une émotion simple sont identiques et donc intelligibles par des Anglais et des membres du peuple Himba, des bantous du nord de la Namibie. Ces derniers vivent dans des campements sommaires et n'ont établi que très peu de contacts avec d'autres groupes, et ne connaissent pas la culture anglaise. Les Anglais étudiés ne connaissaient pas la culture Himba.
Chez les Himbas, les chercheurs ont demandé à chacun des sujets d'écouter des histoires racontées dans leur langue, sur un ton particulier. Dans l'une d'elles, par exemple, une personne exprime sa tristesse après avoir perdu un proche. À la fin de chaque histoire, on faisait écouter aux sujets deux sons émis par des Anglais – des pleurs, un cri, un rire, par exemple – et on leur demandait d'identifier lequel de ces deux sons était représentatif de l'émotion véhiculée à travers l'histoire racontée. L'expérience a été répétée avec les sujets anglais, qui ont écouté des histoires en anglais et des sons émis par les Himbas.
Himbas comme Anglais ont reconnu presque à chaque fois le son correspondant à l'histoire. Notamment les émotions négatives (peur, colère, tristesse, etc.) sont aisément reconnues par tous, ce qui moins systématique pour les émotions positives. Ainsi, les Himbas ont plus de mal à détecter l'expression de la réussite chez les Anglais. Les auteurs de l'étude tentent de l'expliquer en évoquant l'idée que les émotions positives ont une fonction spécifique pour chaque ethnie, notamment pour faciliter la cohésion sociale au sein du groupe. Le rire, ici expression de l'amusement, est cependant identifié par les deux groupes, ce qui semble corroborer l'idée qu'il s'agit d'un sentiment universellement reconnu.
Cette expérience suggère que l'expression des émotions traverse les frontières culturelles.

16 janvier 2010

SHS : La société sous surveillance - conférence internationale.

Conférence internationale
"La Société sous surveillance"
25 & 26 février 2009 - Namur (Belgique)
A l'occasion des 20 ans de la Cellule Interdisciplinaire de Technology Assessment (CITA) de la FUNDP-Namur, une occasion de se questionner sur le sens et les valeurs des technologies qui nous observent, et de s'interroger sur leur gouvernance démocratique.
Programme-inscriptions

15 janvier 2010

DIV : Did you know ? (suite)

La suite des données :

Did You know 2.0 :




Did You know 4.0 :

Did You know 5.0 

DIV : Conférence Signaux Numériques AEC



Afin de partager sa veille sur les innovations et défis que le numérique réserve à la société, aux entreprises et aux collectivités d’Aquitaine, AEC, l’agence des initiatives numériques, vous convie aux Signaux Numériques 2010, lundi 8 février prochain, de 17h30 à 20h30, au Théâtre du Pont Tournant à Bordeaux Bacalan.
A travers les Signaux Numériques, anticipez à court et moyen termes les futurs enjeux technologiques, sociétaux et territoriaux impulsés par le numérique. AEC vous aide à capter les «signaux faibles» du numérique pour mieux appréhender l’environnement numérique et concurrentiel de vos projets et de vos actions.
La Conférence - A 17h30 au théâtre du Pont Tournant.
L'Exposition - De 19h30 à 20h30 dans les locaux d’AEC (plan).
Inscriptions.

DIV : Le Chaos en débat.


Seconde séance du séminaire d’épistémologie comparée de l’ISCC.
lundi 18 janvier 2010 de 10 h 30 à 17 heures
27 rue Damesme 75013 Paris (Salle de séminaire RdC)

L'idée de chaos a sa place dans beaucoup de sciences. Mais quand on dit chaos, parle-t-on de la même chose suivant qu'on est météorologue, économiste, astrophysicien ou autre chose ? Nous avons repéré quelques malentendus entre expérimentalistes, modélisateurs et mathématiciens à propos de ce mot. D'où notre idée de confronter, le 18 janvier, les points de vue d'un biologiste clinicien, d'un informaticien, d’une économiste et d'un physicien, afin de poursuivre l'inventaire des convergences et des divergences ébauché lors de la séance précédente et, peut-être de les mieux comprendre.
Dominique Guegan, Economiste mathématicienne, CNRS Université de Paris 1
Christian Straus, Physiologiste Université de Paris VI
Enrico Formenti, Informaticien, Université de Nice
Pierre Collet, Physicien mathématicien, Ecole Polytechnique

DIV : quelques chiffres ...

Quelques chiffres de bon sens ...
... nous amènent à reconsidérer quelques certitudes.





28 décembre 2009

SHS : Le QI n'est pas tout ...


La pensée rationnelle fait appel à d'autres facultés que l'intelligence mesurée par le QI. C’est ce que mentionne un article du New Scientist du 28 octobre 2009 : "Clever fools : Why a high IQ doesn't mean you're smart".
Il est évident que les personnes ayant un quotient intellectuel (QI) très supérieur à la moyenne selon les tests d'intelligence n'apparaissent pas forcément si intelligentes pour comprendre des situations et prendre des décisions. Pourtant, la sélection repose toujours sur ces tests, comme s’ils étaient incontestables.




Si les tests d'intelligence sont, selon Keith Stanovich de l'Université de Toronto (Canada), adéquats pour mesurer certaines facultés mentales (logique, raisonnement abstrait, capacité d'apprentissage et de mémoire à court terme, etc.), ils ne mesurent pas certaines aptitudes indispensables à la pensée rationnelle. Pourtant ces aptitudes sont indispensables pour décider quotidiennement quels aliments consommer, où investir de l’argent, comment traiter les relations interpersonnelles au travail, en famille ou entre amis. Ils ne disent rien de la capacité d'évaluer l'information de façon critique, de celle de surpasser les biais cognitifs intuitifs et éviter les erreurs.
Selon Jonathan Evans de l'Université de Plymouth, "Le QI ne représente qu'une partie de ce que signifie être intelligent (smart)".

"Un (QI) élevé est comparable à la grandeur pour un joueur de basketball", dit David Perkins de l'Université Harvard (États-Unis). "C'est très important, toutes autres choses étant égales par ailleurs, mais les autres choses ne sont pas égales". 

Contrairement à de nombreuses critiques des tests de QI, Stanovich et d'autres chercheurs dans le domaine de la pensée rationnelle ne cherchent pas à redéfinir l'intelligence, qu'ils sont satisfaits de caractériser comme étant les capacités mesurées par les tests de QI. Ils tentent plutôt de décrire les facultés cognitives qui vont au-delà de l'intelligence et constituent les outils essentiels de la pensée rationnelle. 


L’Homme utilise deux types de pensée différents pour traiter l'information : un système intuitif et spontané et un système délibéré et raisonné. La pensée intuitive sert par exemple dans des situations où une personne a beaucoup d'expérience. Mais elle peut induire en erreur dans certaines situations, par exemple lorsqu'une personne surévalue sa propre perspective égocentrique. La pensée délibérée, d'autre part, intervient dans la résolution de problèmes consciente et peut aider à surpasser les tendances intuitives si ces dernières semblent induire en erreur.

Une limite des tests de QI, selon Daniel Kahneman de l'Université Princeton, est que, bien qu'ils soient efficaces pour évaluer les compétences de pensée délibérative qui impliquent le raisonnement et la mémoire de travail, ils ne peuvent évaluer la propension à utiliser ces compétences lorsque la situation le demande. L'intelligence, dit-il, est une question de puissance du cerveau et la pensée rationnelle est une question de contrôle.

"Certaines personnes qui sont intellectuellement en mesure ne se donnent pas tellement la peine de s'engager dans une pensée analytique et sont portées à se fier à leurs intuitions", explique Evans. D'autres ont davantage tendance à vérifier leurs intuitions et raisonner pour s'assurer que ce qu'elles font est justifié". 


Néanmoins, alors que la psychologie a depuis longtemps dépassé ce problème, en admettant que l'intelligence est bien autre chose que les simples aptitudes mesurées par le QI, on est en droit de s'inquiéter que la question ne soit que découverte par ce magasine anglosaxon.

DIV : Informer n'est pas communiquer - collège de l'ISCC.

"Informer n’est pas communiquer"
avec Dominique Wolton (directeur de recherche au CNRS)
Mardi 12 janvier 2010, 13h30
Maison des Sciences de la communication
20 rue Berbier-du-Mets, 75013 Paris


L’information et la communication sont inséparables de l’histoire de l’émancipation de l’homme. Pendant le XIX siècle et le XX siècle, le problème central fut celui de la construction de la liberté d’information. Le XXI siècle s’ouvre, lui, sur le défi de la communication et de la cohabitation. Plus d’informations diffusées plus rapidement, de manière plus égalitaire, n’ont pas pour autant augmenté la communication et l’intercompréhension. Le défi ? Sortir de l’idéologie technique, du technicisme : rappeler que les progrès de la communication humaine ne sont pas proportionnels aux progrès des techniques. Le progrès technique n’est plus synonyme de progrès de la communication, de même qu’informer ne suffit plus pour communiquer. Il faut aussi valoriser le rôle de tous les intermédiaires, journalistes, universitaires et autres… Ces professions qui contribuent à un minimum d’intercompréhension en facilitant la négociation entre espaces culturels qui s’ignorent.

Le COLLÈGE de l’Institut des sciences de la communication du CNRS a pour ambition de susciter le débat sur le rôle et les pratiques de la communication dans les rapports entre sciences et société. Dans la mutation contemporaine des savoirs, l’information et la communication acquièrent un nouveau statut et placent aujourd’hui les scientifiques au coeur de la société.
Conçu comme un rendez-vous mensuel, le COLLÈGE rassemble scientifiques, journalistes et publics concernés autour de sujets majeurs, véritables enjeux de nos sociétés. Il ouvre les portes de la Maison des sciences de la communication du CNRS pour un dialogue pérenne et constructif entre scientifiques et acteurs sociaux.

Site de l'ISCC : http://www.iscc.cnrs.fr

Merci de confirmer votre présence (ici).

15 décembre 2009

SHS : Le sentiment de solitude dans les réseaux sociaux.


Le sentiment de solitude semble se transmettre à la manière d'un virus épidémique.
Une étude parue dans le Journal of Personality and Social Psychology et menée par des chercheurs de l’école de médecine de Harvard à Boston, de l’Université de Chicago et de l’Université de Californie à San Diego montre comment le sentiment de solitude est contagieux et peut de disséminer dans les réseaux sociaux. Ainsi, le fait d’être entouré et de rester socialement connecté est-il très important pour la santé.
Se sentir seul ne signifie pas forcément ne pas avoir de connections mais peut-être que celles-ci ne sont pas assez satisfaisantes.
voir l'article.
Sur les réseaux sociaux.

BIO : L'outil chez un invertébré.

La notion d'outil pose problème chez les biologistes. Les spécialistes débattent encore, en accordant la capacité d'utilisation d'outil dans des espèces supérieures, chez les mammifères et les oiseaux.
Julian Finn, Mark Norman et leurs collègues du Museum Victoria de Melbourne (Australie) montrent une étonnante vidéo dans laquelle le comportement d'un invertébré, un poulpe, montrerait le premier cas connu d’utilisation d’un outil par une espèce dite inférieure.

DIV : Premier vol de l'Airbus A400M.

L'Airbus A400M fait son premier vol à Séville.

voir la vidéo.

BIO - SH : Syntaxe non humaine.

Une étude menée en Côte d'Ivoire sur une espèce forestière de singes arboricoles baptisée la "mone de Campbell" montre une organisation syntaxique des cris.
Six types de cris d'alarme différents combinés entre-eux permettent à ces primates non humains de former de longues séquences vocales signifiant des informations complexes liées à leur vie sociale ou à divers dangers dont la prédation.
Ces résultats, obtenus par des chercheurs du laboratoire d'Ethologie animale et humaine (unité mixte du CNRS et de l'Université Rennes 1, en collaboration avec les universités de St Andrews en Ecosse et de Cocody-Abidjan en Côte d'Ivoire.
Les résultats sont publiés sur le site des Proceedings of the National Academy of Sciences. Ils mettent en évidence la forme la plus complexe de proto-syntaxe découverte à ce jour chez une espèce non humaine.

05 décembre 2009

DIV : Séminaire de l'ISCC "Médias et Controverses - "Le discours des neurosciences ..."

L'Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC) organise, dans le cadre de son Séminaire "Médias et Controverses", une rencontre-conférence :
Le discours des neurosciences sur l'hyperactivité TDAH.
Formes, enjeux et conséquences sociales d'une déformation des savoirs.
le 18 décembre 2009 de 9h45 à 11h45 (Ecole des Mines - 60, boulevard Saint-Michel, 75006 Paris - salle Vendôme)
Intervenant : François Gonon - Laboratoire Mouvement Adaptation Cognition (UMR 5227 CNRS / Université de Bordeaux) - Pôle Sud-Ouest de l'ISCC.
Résumé : Entre les données neurobiologiques et les conclusions abusives présentées par les médias, la distance est souvent considérable. L’analyse des textes scientifiques montre, avec l'exemple du trouble déficitaire d'attention avec hyperactivité (TDAH), que les neurobiologistes sont les principaux agents de cette dérive du discours qui influence les choix médicaux et politiques dans le domaine du TDAH et, plus généralement, de la santé mentale.
Contacts :
Claire Sécail : csecail[at]gmail.com

28 novembre 2009

IA : L'informatique au Collège de France.

L'informatique entre au Collège de France.
Après voir été crée en 1964 par l'association des mots "information" et "automatique", l'informatique, c'est à dire le traitement automatique de l'information, st consacrée comme discipline scientifique, en entrant au Collège de France.
Gérard Berry, de l'Inria et membre de l'Académie des Sciences, y a été le premier à y enseigner à partir du 25 novembre 2009

BIO : Du nouveau sur l'origine de la vie.

De l'ARN formé spontanément dans l'eau à l'origine de la vie terrestre ?
Un groupe de chercheurs, coordonné par Ernesto Di Mauro de l'Università La Sapienza de Rome, vient de trouver une voie de synthèse originale pour les molécules d'ARN. Son intérêt ? Elle ne nécessite aucune catalyse et reproduit des conditions proches de celles de la Terre primitive. L'expérience montre peut-être une étape de l'apparition de la vie.
(Via Futura Sciences.)

23 novembre 2009

DIV : Vers une science et ingénierie des systèmes complexes

Le Réseau National des Systèmes Complexes (RNSC), l'Institut des Systèmes Complexes Paris Île-de-France (ISC-PIF) et l'Institut des Systèmes Complexes Rhône-Alpes (IXXI) s'associent pour présenter la troisième édition du Colloque national des systèmes complexes :
« Vers une science et ingénierie des systèmes complexes »
Le colloque national se déroulera du 25 au 27 novembre 2009, à l'Auditorium du CNRS, 3 rue Michel-Ange, Paris 16e.
Programme ici.

DIV : ARCo 2009

Le Colloque annuel de l'Association pour la Recherche Cognitive ARCo'09 aura lieu à Rouen (Maison de l'Université de Mont Saint Aignan) du 9 au 11 décembre 2009.
L'Association pour la Recherche Cognitive est la société savante française de Sciences Cognitives qui a pour vocation de promouvoir la recherche interdisciplinaire sur la cognition dans des domaines qui se rattachent aux sciences humaines, aux sciences de l'ingénieur et aux sciences de la vie.
Chaque année, l'ARCo organise une réunion scientifique.
Le thème ce cette session sera consacré à "L'interprétation et les problématiques du sens".
Vous pouvez consulter le programme ici.

15 novembre 2009

BIO - SHS : Du nouveau pour la mémoire.

La théorie, datant de près de 50 ans, selon laquelle le cerveau utilise des mécanismes différents pour les souvenirs à long terme et à court terme a été élaborée sur la base d'observations de personnes atteintes d'amnésie des souvenirs durables. Cette amnésie est généralement causée par atteinte du lobe temporal, et plus précisément de l'hippocampe, tout en préservant la mémoire immédiate (capacité à répéter un numéro de téléphone) lorsque l'attention n'est pas distraite. Cela a conduit à l'hypothèse que l'hippocampe est responsable de la mémoire à long terme mais pas de celle à court terme.
Nathan Cashdollar et l'équipe de Emrah Duzel de l'Institute of Cognitive Neurosciences à l'University College of London ont publié dans les Proceedings of the National Academy of Sciences de novembre 2009 des résultats qui contredisent partiellement cette théorie. Ils ont étudié des patients atteints d'une épilepsie du lobe temporal avec sclérose hippocampique.
Ces patients présentant des troubles du fonctionnement de l'hippocampe devaient mémoriser des photos de scènes (par exemple des chaises et une table dans un salon) avec une restitution à 5 secondes et après 60 minutes. Leur activité cérébrale était enregistrées en utilisant la magnétoencéphalographie. Si les patients ne pouvaient évidemment pas reconnaitre les scènes après 60 minutes, un déficit a également été observé même après 5 secondes. les patients ne pouvaient décrire l'arrangement spécifique des détails dans les scènes.
Selon les auteurs, les résultats mettent en évidence deux réseaux distincts pour la mémoire à court terme : un réseau indépendant de l'hippocampe, et donc préservé les personnes qui ont des déficits de la mémoire à long terme, et un réseau qui est dépendant de l'hippocampe et qui est affaibli en même temps que la mémoire à long terme. Ces résultats mettent alors en évidence le fait que des déficits de mémoire à long terme s'accompagnent également de difficultés de mémoire à court terme qui peuvent alors être ou non compensés par une hyperactivité du premier réseau.
Cashdollar, N., Malecki, U., Rugg-Gunn, F.J., Duncan, ,J.S., Lavie, N., Duzel, D. (2009). Hippocampus dependent and independent theta-networks of active maintenance. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America . ISSN: 0027-8424