Cognitique / Cognitics - Ce site est destiné aux élèves ingénieurs et aux doctorants de l'École Nationale Supérieure de Cognitique (ENSC Bordeaux-INP). Il donne en complément des enseignements des pistes de documentation et de débat selon les thèmes SHS, IA, BIO, TECH, culture, infos générales et vie de l'ENSC. Il prépare notamment aux épreuves du grand oral de fin d’études.
01 mai 2010
IA : robuBOX-Kompaï en Open Source
Lors de ICRA 2010 (International Conference on Robotics and Automation), qui se tient du 3 au 5 mai 2010 à Anchorage (Alaska-USA), la société Robosoft de Izarbel-Bidart (64), distribue la version Open Source de la robuBOX-Kompaï, destinée à faciliter le développement de robots d’assistance aux personnes âgées et dépendantes.
28 avril 2010
DIV : Le top 10 du "futurist".
Le journal THE FUTURIST Magazine's publie le "Top 10 Forecasts for 2010 and Beyond"
Prévisions pour 2010 et après
GENERAL
Prévisions pour 2010 et après
GENERAL
- Votre telephone vous dira quand vous serez amoureux.
- Dans le secteur du design, les clients téléchargeront et imprimeront leurs propres produits, y compris les pièces auto, les bijoux et même les éviers de cuisine.
- Naissance de l’ère de la télépathie cortex à cortex.
- Les inventeurs de demain passeront le plus clair de leur temps à décrier les questions qu’ils veulent résoudre pour les faire résoudre ensuite par ordinateurs.
- Les micro-nations fondées sur des îles artificielles vont spectaculairement changer la face de la politique mondiale.
- Les jeunes liront plus et les vieux feront plus de jeux vidéo.
- L’ammoniaque deviendra le carburant le plus avantageux vers 2020.
- Les algues pourraient devenir le nouvel or noir.
- L’usage de méthodes radicales pourrait être le seul moyen de modifier la planète pour empêcher les pires effets du changement climatique.
- L’existence de la vie extraterrestre pourrait être totalement confirmée ou définitivement écartée en l’espace d’une génération.
- Il est plus que probable que la Chine devienne l’économie la plus importante en l’espace d’une trentaine d’années.
- Avenir radieux pour le tourisme.
- Les éditeurs de livres pourraient avoir besoin d’embaucher des réalisateurs audiovisuels.
- De plus en plus de retraités américains reviendront dans la vie active.
- Les plus riches deviendront encore plus riches.
- De plus en plus de pouvoir d’un PDG pour les consommateurs dans les entreprises.
- Les disparités socio-économiques se creuseront dans les sociétés vieillissantes.
- Fin prochaine des filets de sécurité sociale.
- Attention ! Bientôt l’ordinateur HAL de 2001 l’Odyssée de l’espace.
- Des moteurs de recherche pseudo-humains vers 2050.
- Les pièges arcs-en-ciel pourraient augmenter les capacités des ordinateurs.
- Les gestionnaires de données mesureront les capacités de stockage en yottaoctets.
- La "cartographie des foules" pourrait rendre les rues plus sûres.
- Les "jeux sérieux" : futurs outils de formation des professions de santé.
- Le taux d’urbanisation à 60% vers 2030.
- Le salariat migrant va exacerber les conflits sociaux.
- Les États-Unis en route vers une “singularité démographique.
- L’émancipation des filles par l’éducation améliorera les conditions sociales.
- L’électricité sera accessible sur 83 % du globe vers 2030.
- Les architectes valoriseront l’énergie issue des mouvements de foule.
- Les voitures du futur ne voleront pas franchement mais pourraient fonctionner à l’air.
- La capture du carbone pourrait rendre la combustion du charbon plus propre.
- La course aux remplaçants du pétrole pourrait stabiliser les prix des carburants.
Libellés :
info générale,
polémique,
technologie
DIV : Henri Atlan pour le concret de l'avenir du Monde.
Un article de Henri Atlan, dans Le Monde, engage les "humanistes globaux" à mouiller la chemise sur le terrain.
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/03/27/la-religion-de-la-catastrophe-par-henri-atlan_1325086_3232.html
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/03/27/la-religion-de-la-catastrophe-par-henri-atlan_1325086_3232.html
DIV : Enfin, plus de clarté dans la publication américaine.
La Loi américaine rendrait obligatoire l'Open Access aux articles scientifiques issus de la recherche publique.
Le démocrate Mike Doyle, membre de la chambre des représentants américains, a déposé le 15 avril 2010, avec six autres parlementaires démocrates et républicains, le Federal Research Public Access Act (FRPAA) visant à rendre obligatoire la mise à disposition en accès libre et gratuit de tout document (articles, communications à des congrès, etc.) rendant compte des recherches financées totalement ou majoritairement par des crédits publics fédéraux. Seraient alors concernées les recherches conduites ou financées par toute agence ou département fédéral dont le budget annuel de R&D dépasse les 100 millions de dollars. Ce qui signifie que la très grande majorité de la recherche sur fonds publics américain devrait se plier aux exigences du FRPAA. Une pierre dans le jardin des américains ! ! !
Le FRPAA propose néanmoins une barrière mobile rapprochée ; les versions post-print des articles ou communications devraient être déposés dans une archive ouverte dans les six mois suivant la publication.
A suivre, donc ...
Le démocrate Mike Doyle, membre de la chambre des représentants américains, a déposé le 15 avril 2010, avec six autres parlementaires démocrates et républicains, le Federal Research Public Access Act (FRPAA) visant à rendre obligatoire la mise à disposition en accès libre et gratuit de tout document (articles, communications à des congrès, etc.) rendant compte des recherches financées totalement ou majoritairement par des crédits publics fédéraux. Seraient alors concernées les recherches conduites ou financées par toute agence ou département fédéral dont le budget annuel de R&D dépasse les 100 millions de dollars. Ce qui signifie que la très grande majorité de la recherche sur fonds publics américain devrait se plier aux exigences du FRPAA. Une pierre dans le jardin des américains ! ! !
Le FRPAA propose néanmoins une barrière mobile rapprochée ; les versions post-print des articles ou communications devraient être déposés dans une archive ouverte dans les six mois suivant la publication.
A suivre, donc ...
SHS - STIC : Séminaire PragmaTIC - Toulouse
2ème séance du séminaire
PragmaTIC
- les questions de confiance -
29 Avril 2010 - 13 heures
Maison de la recherche - Université Toulouse le Mirail - salle B424
Programme :
- Johann Chaulet - un panorama rapide de la "confiance médiatisée"
- Bernard Grabot et Florian Hémont - la relation de confiance en jeu au sein de la relation client-fournisseur
- Alexia Jolivet - dispositif de déclaration d’évènements indésirables au sein d’un établissement de santé
- Daniel Welzer Lang - un cas de tromperie sur un site de mise en relation.
Libellés :
NTIC,
réunion scientifique,
shs
SHS : Gestion des connaissances, sociétés et organisations
3ème Conférence Francophone "Gestion des Connaissances, Société et Organisations"
Les 27 et 28 mai 2010
Pôle Européen de Gestion et d’Economie de Strasbourg
Thématiques:
- Innovation ouverte, Web 2.0
- Créativité, compétences et expertise
- Communautés de pratique et théorie de la firme
- Codification et représentation des connaissances
- Formalisation et pratique du retour d’expérience
- Sociologie et anthropologie de la cognition
informations.
27 avril 2010
BIO - SHS : Des neurones miroirs bien humains !
Les neurones-miroirs s'activeraient quand on effectue un geste, mais aussi quand on observe quelqu'un exécuter la même action. Ces neurones pourraient expliquer l'empathie et l'aptitude à se mettre à la place d'autrui. Ils n'avaient jusqu'alors été mis en évidence que chez le singe, il y a une quinzaine d'année.
A partir de l'exploration par électrodes profondes chez des patients épileptiques, destinées à rechercher les foyers épileptiques, Roy Mukamel et Arne Ekstrom (du département de neurochirurgie), Jonas Kaplan et Marco Iacoboni (du centre de neuro-imagerie) de la David Geffen School of Medicine de l'Université de Californie (USA), et leur collègue Itzhak Fried de l'unité de neurochirurgie fonctionnelle de la Sackler School of Medicine de Tel Aviv (Israel), ont analysé l'activité de 1177 neurones en demandant aux patients soit d'observer une personne, soit d'exécuter eux-mêmes les actions observées. Une proportion significative de neurones a réagi dans les deux situations : il s'agit de neurones-miroirs.
La multiplicité des réponses observées et les différences de localisations suggère, chez l'homme, l'existence de plusieurs systèmes de neurones-miroirs offrant une possible modulation et une richesse d'intégration des informations reçues et du comportement à adopter en empathie.
Si les critiques des psychologues s'élèvent contre l'explication de l'empathie par de seuls neurones-miroirs, explication jugée trop simpliste, au profit d'une vision qui intègrerait le raisonnement et l'expérience émotionnelle personnelle, on peut admettre un niveau neurobiologique de base, servant de support à un traitement des informations émotionnelles beaucoup plus complexe.
cf : R. Mukamel et al., Single-neuron responses in humans during execution and observation of actions, Current Biology, vol. 20, doi:10.1016/j.cub.2010.02.045.
A partir de l'exploration par électrodes profondes chez des patients épileptiques, destinées à rechercher les foyers épileptiques, Roy Mukamel et Arne Ekstrom (du département de neurochirurgie), Jonas Kaplan et Marco Iacoboni (du centre de neuro-imagerie) de la David Geffen School of Medicine de l'Université de Californie (USA), et leur collègue Itzhak Fried de l'unité de neurochirurgie fonctionnelle de la Sackler School of Medicine de Tel Aviv (Israel), ont analysé l'activité de 1177 neurones en demandant aux patients soit d'observer une personne, soit d'exécuter eux-mêmes les actions observées. Une proportion significative de neurones a réagi dans les deux situations : il s'agit de neurones-miroirs.
La multiplicité des réponses observées et les différences de localisations suggère, chez l'homme, l'existence de plusieurs systèmes de neurones-miroirs offrant une possible modulation et une richesse d'intégration des informations reçues et du comportement à adopter en empathie.
Si les critiques des psychologues s'élèvent contre l'explication de l'empathie par de seuls neurones-miroirs, explication jugée trop simpliste, au profit d'une vision qui intègrerait le raisonnement et l'expérience émotionnelle personnelle, on peut admettre un niveau neurobiologique de base, servant de support à un traitement des informations émotionnelles beaucoup plus complexe.
cf : R. Mukamel et al., Single-neuron responses in humans during execution and observation of actions, Current Biology, vol. 20, doi:10.1016/j.cub.2010.02.045.
26 avril 2010
BIO : Médaille d'argent du CNRS à Bordeaux.
Remise de la Médaille d'argent du CNRS 2010 cet après-midi 26 avril 2010 à un membre de l'institut des neurosciences de Bordeaux (INB).
Daniel Choquet est neurobiologiste, spécialiste de l’imagerie nanoscopique et de la dynamique d’organisation des récepteurs dans les neurones.
Porteur d’un des projets de nouveau centre de recherche au sein du Neurocampus de Bordeaux, il prendra la tête en janvier 2011 de l’Institut Interdisciplinaire de NeuroSciences (IINS), en support de la plate-forme BIC.
Daniel Choquet est neurobiologiste, spécialiste de l’imagerie nanoscopique et de la dynamique d’organisation des récepteurs dans les neurones.
Porteur d’un des projets de nouveau centre de recherche au sein du Neurocampus de Bordeaux, il prendra la tête en janvier 2011 de l’Institut Interdisciplinaire de NeuroSciences (IINS), en support de la plate-forme BIC.
DIV : Le Monde tel qu'il est ...
Voici une présentation du Monde, un peu différente de la projection de mercator, plus en rapport avec la réalité des surfaces : la projection de Peters.
Voir la carte (ici).
Les concepteurs du site WorldMapper proposent également d'autres cartes en fonction, non plus de la superficie, mais des données épidémiologiques (sida, durée de vie, ...), économiques et politiques (revenus, richesse, ...).
Une autre façon de voir le Monde.
Voir la carte (ici).
Les concepteurs du site WorldMapper proposent également d'autres cartes en fonction, non plus de la superficie, mais des données épidémiologiques (sida, durée de vie, ...), économiques et politiques (revenus, richesse, ...).
Une autre façon de voir le Monde.
24 avril 2010
SHS - BIO - IA : Cybernétique, NBIC et Allistène
Norbert Wiener fut l’auteur de Cybernétics or control and communication in the animal and machine, ouvrage paru en 1948 à Paris. Il désigne la cybernétique comme la « science du contrôle et de la communication chez l’animal et la machine ». Telle est la définition de cet ingénieur américain à qui l'histoire de la cybernétique attribue la paternité de la discipline.
Une "première cybernétique" a réunit les grands penseurs de l'époque, électiciens, automaticiens, physiciens, biologistes, psychiatres, psychologues, anthropologues, etc. au cours des conférences de la "fondation Macy". Organisées à New York par le médecin Fremont-Smith à la demande de McCullock, ces réunions exeptionnelles donnèrent naissance au courant cybernétique. Elles, couvrirent deux périodes : la réunion initiale de 1942 au cours de laquelle est présentée la nouvelle Théorie de l'information de Claude Shannon, et 10 conférences de 1946 à 1953. Reposant sur le principe de rétroaction, la cybernétique couvre tous les champs de la connaissance sur l'information : de la physiologie avec le concept revisité d'homéostasie au domaine les plus globaux comme la politique. Une caractéristique souvent négligée de la première cybernétique est son orientation affirmée pour une sciences unifiée au service de l'homme, placé au centre du projet cybernétique.
On doit entre autres à la seconde cybernétique les théories de la complexité, l'internet et les sciences cognitives, qu'une pensée réductionniste toute puissante en France tentait de restreindre à la psychologie cognitive ou aux neurosciences molécularistes.
Une nouvelle cybernétique a récemment vu le jour, en 2002 aux USA, avec la publication du rapport NBIC (Nanotechnologies, Biotechnologies, Informatique et Cognitique) du National Science Foundation (NSF) et du Department Of Commerce (DOF). Elle a donné naissance au concept de "technologies convergentes" (rapport pdf) et se développe aujourd'hui en Europe, et notamment dans notre pays avec l'Alliance ALLISTENE mise ne place par le gouvernement pour déterminer les grand axes d'une recherche sur les technologies numériques au service de l'homme replacé enfin au centre d'un projet scientifique et technologique global et interdisciplinaire.
Voir dans ce blog un article NBIC.
Voir un glossaire des termes cybernétiques.
Libellés :
épistémologie,
ia,
Sciences cognitives,
shs,
technologie
SHS - BIO - IA : Cybernétique
Pour Louis Couffignal, pionnier français de la cybernétique, « la cybernétique est l’art de rendre l’action efficace ». Cette définition se rapproche le plus de la conception de Platon : « kubernêtikê - le pilotage d’un navire ».
Norbert Wiener est l’auteur de Cybernétics or control and communication in the animal and machine, ouvrage paru en 1948 à Paris. Il désigne la cybernétique comme la « science du contrôle et de la communication chez l’animal et la machine ». Telle est la définition de cet ingénieur américain à qui l'histoire de la cybernétique attribue la paternité de la discipline.
Une "première cybernétique" a réunit les grands penseurs de l'époque, électiciens, automaticiens, physiciens, biologistes, psychiatres, psychologues, anthropologues, etc. au cours des conférences de la"fondation Macy". Organisées à New York par le médecin Fremont-Smith à la demande de McCullock, ces réunions exeptionnelles donnèrent naissance au courant cybernétique. Elles, couvrirent deux périodes : la réunion initiale de 1942 au cours de laquelle est présentée la nouvelleThéorie de l'information de Claude Shannon, et 10 conférences de 1946 à 1953.
Reposant sur le principe de rétroaction, la cybernétique couvre tous les champs de la connaissance sur l'information : de la
physiologie avec le concept revisité d'homéostasie au domaine les plus globaux comme la politique.
On doit entre autres à la seconde cybernétique les théories de la complexité, l'internet et les sciences cognitives, que malheureusement aujourd'hui une pensée réductionniste toute puissante tente parfois de restreindre à une psychologie cognitive étriquée, une neuroscience moléculariste ou une psychiatrie biologique sans espoir.
Voir un glossaire des termes cybernétiques
Norbert Wiener est l’auteur de Cybernétics or control and communication in the animal and machine, ouvrage paru en 1948 à Paris. Il désigne la cybernétique comme la « science du contrôle et de la communication chez l’animal et la machine ». Telle est la définition de cet ingénieur américain à qui l'histoire de la cybernétique attribue la paternité de la discipline.
Une "première cybernétique" a réunit les grands penseurs de l'époque, électiciens, automaticiens, physiciens, biologistes, psychiatres, psychologues, anthropologues, etc. au cours des conférences de la"fondation Macy". Organisées à New York par le médecin Fremont-Smith à la demande de McCullock, ces réunions exeptionnelles donnèrent naissance au courant cybernétique. Elles, couvrirent deux périodes : la réunion initiale de 1942 au cours de laquelle est présentée la nouvelleThéorie de l'information de Claude Shannon, et 10 conférences de 1946 à 1953.
Reposant sur le principe de rétroaction, la cybernétique couvre tous les champs de la connaissance sur l'information : de la
physiologie avec le concept revisité d'homéostasie au domaine les plus globaux comme la politique.
On doit entre autres à la seconde cybernétique les théories de la complexité, l'internet et les sciences cognitives, que malheureusement aujourd'hui une pensée réductionniste toute puissante tente parfois de restreindre à une psychologie cognitive étriquée, une neuroscience moléculariste ou une psychiatrie biologique sans espoir.
Voir un glossaire des termes cybernétiques
23 avril 2010
SHS : Culpabiliser pour manipuler.
Selon une étude de Mark Ferguson, de l'Université de Calgary au Canada, et Nyla Branscombe, de l'Université du Kansas, le sentiment de culpabilité est ce qui motive le plus les gens à changer de conduite vis-à-vis de l'environnement.
Selon les auteurs de cette étude qui sera publiée en juin dans le Journal of Environmental Psychology, l'état de culpabilité collective créé chez les gens les motive plus à changer de comportement, à accepter les taxes sur la pollution, que si on les alerte sur le danger que représentent nos modes actuels de consommation en exposant objectivement des faits.
Le sentiment de culpabilité collective serait donc un argument de poids pour faire évoluer les comportements, notamment sur la question du réchauffement climatique. Mais, comme le signale Sébastien Bohler dans "cerveauetpsycho.fr", on annonçait déjà la fin du monde comme prix des péchés de l'humanité, et on ne fait que remplacer le "péché de chair" par celui d' "effet de serre" pour manipuler les individus.
Ref.: Ferguson, M., Branscombe, N. (2010 - sous presse). Collective guilt mediates the effect of beliefs about global warming on willingness to engage in mitigation behavior, Journal of Environmental Psychology, 30, 2, 135-142.
Selon les auteurs de cette étude qui sera publiée en juin dans le Journal of Environmental Psychology, l'état de culpabilité collective créé chez les gens les motive plus à changer de comportement, à accepter les taxes sur la pollution, que si on les alerte sur le danger que représentent nos modes actuels de consommation en exposant objectivement des faits.
Le sentiment de culpabilité collective serait donc un argument de poids pour faire évoluer les comportements, notamment sur la question du réchauffement climatique. Mais, comme le signale Sébastien Bohler dans "cerveauetpsycho.fr", on annonçait déjà la fin du monde comme prix des péchés de l'humanité, et on ne fait que remplacer le "péché de chair" par celui d' "effet de serre" pour manipuler les individus.
Ref.: Ferguson, M., Branscombe, N. (2010 - sous presse). Collective guilt mediates the effect of beliefs about global warming on willingness to engage in mitigation behavior, Journal of Environmental Psychology, 30, 2, 135-142.
22 avril 2010
SHS : Mémoires et amnésie du destinataire
Sébastien Bohler, de Cerveau et Psycho, présente le 24 avril 2010 une amnésie caractéristique : l'amnésie du destinataire. A partir des travaux de Nigel Gopie et Colin MacLeod de l'Institut Rotman de Toronto, publiés dans Psychological Science (vol. 20, p. 1492, 2010), il signale que l'on se rappelle plus facilement qui nous a dit quelque chose, qu'à qui nous avons annoncé telle ou telle nouvelle.
Les atteintes normales du souvenir peuvent avoir plusieurs caractéristiques. Amnésie de la mémoire épisodique : on ne se rappelle plus où l'on a posé quelque chose ; Amnésie de source (de l'information) : on oublie qui nous a dit quelque chose de particulier ; Amnésie du destinataire : on ne se rappelle plus à qui l'on a transmis une information.
L'amnésie du destinataire est plus fréquente que l'amnésie de source. On se rappelle plus aisément qui nous a dit quelque chose, qu'à qui on a dit cette chose.
D'après les auteurs, une personne qui parle à une autre se concentre sur ce qu'elle dit et prête de ce fait beaucoup moins attention à l'environnement immédiat, qu'il s'agisse de l'endroit où elle se trouve, ou de la personne qui lui accorde son attention. C'est le contraire lorsqu'on reçoit une information : on est par la force des choses tourné vers l'extérieur, prêt à capter des détails de l'environnement et de l'interlocuteur.
Gopie et MacLeod ont fait raconter à des sujets des histoires personnelles. Focalisés sur leur ego, ils ne retiennent presque rien de leur auditeur.
Solution : utiliser une méthode simple pour moins négliger son auditoire, appeler l'interlocuteur par son nom avant de commencer l'histoire afin de provoque une «refocalisation» de l'attention, de sorte que le locuteur ne reste pas entièrement concentré sur lui même ... Les amnésies de destinataire seraient alors moins fréquentes.
Les atteintes normales du souvenir peuvent avoir plusieurs caractéristiques. Amnésie de la mémoire épisodique : on ne se rappelle plus où l'on a posé quelque chose ; Amnésie de source (de l'information) : on oublie qui nous a dit quelque chose de particulier ; Amnésie du destinataire : on ne se rappelle plus à qui l'on a transmis une information.
L'amnésie du destinataire est plus fréquente que l'amnésie de source. On se rappelle plus aisément qui nous a dit quelque chose, qu'à qui on a dit cette chose.
D'après les auteurs, une personne qui parle à une autre se concentre sur ce qu'elle dit et prête de ce fait beaucoup moins attention à l'environnement immédiat, qu'il s'agisse de l'endroit où elle se trouve, ou de la personne qui lui accorde son attention. C'est le contraire lorsqu'on reçoit une information : on est par la force des choses tourné vers l'extérieur, prêt à capter des détails de l'environnement et de l'interlocuteur.
Gopie et MacLeod ont fait raconter à des sujets des histoires personnelles. Focalisés sur leur ego, ils ne retiennent presque rien de leur auditeur.
Solution : utiliser une méthode simple pour moins négliger son auditoire, appeler l'interlocuteur par son nom avant de commencer l'histoire afin de provoque une «refocalisation» de l'attention, de sorte que le locuteur ne reste pas entièrement concentré sur lui même ... Les amnésies de destinataire seraient alors moins fréquentes.
03 avril 2010
TIC - SHS : Cyberguerre - Internet, le nouveau champ de bataille
Cyberguerre : Internet, le nouveau champ de bataille
Le Débat Numérique AEC/IJBA
Bordeaux - 17 mai 2010
Avec :
Daniel Ventre, Ingénieur d’Études au CNRS, Secrétaire Général du GERN, auteur de "La guerre de l’information" (Éditions Hermès Lavoisier).
Eric Filiol, Directeur du laboratoire de virologie et de cryptologie opérationnelles - ESIEA Ouest, auteur de "Comment déclencher et conduire une cyberattaque".
Guy-Philippe Goldstein, auteur de "Babel Minute Zéro" (Ed. Denoël), un effrayant puzzle diplomatique opposant la Chine et les États-Unis dans une troisième guerre mondiale informatique et nucléaire.
Le Débat Numérique AEC/IJBA
Bordeaux - 17 mai 2010
Avec :
Daniel Ventre, Ingénieur d’Études au CNRS, Secrétaire Général du GERN, auteur de "La guerre de l’information" (Éditions Hermès Lavoisier).
Eric Filiol, Directeur du laboratoire de virologie et de cryptologie opérationnelles - ESIEA Ouest, auteur de "Comment déclencher et conduire une cyberattaque".
Guy-Philippe Goldstein, auteur de "Babel Minute Zéro" (Ed. Denoël), un effrayant puzzle diplomatique opposant la Chine et les États-Unis dans une troisième guerre mondiale informatique et nucléaire.
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31 mars 2010
DIV : Le prix CinéGlobe pour les nanos en fromage.
Un film très réussi, réalisé par Irène Suarez-Martinez et la participation d'enseignants de l'Institut des Matériaux de Nantes (IMN), vient d’être récompensé par le prix du public Golden CinéGlobe pour le meilleur documentaire scientifique, dans le cadre du Festival International du Court-Métrage CinéGlobe 2010.
Voir comment les français expliquent les nanos avec un morceau de fromage ...
http://www.youtube.com/watch?v=2NySRur62gg
http://www.nano2hybrids.net/view_post.php?postid=328
Voir comment les français expliquent les nanos avec un morceau de fromage ...
http://www.youtube.com/watch?v=2NySRur62gg
http://www.nano2hybrids.net/view_post.php?postid=328
DIV : Gaïa Universitas - le blog extraterrestre.
La Gaïa Universitas est un blog entretenu par des extraterrestres.
Ils ont pour mission d’étudier l'étrange comportement des universitaires Terriens dans ces époques de mutation.
Mais leur mission ne se déroule pas vraiment comme prévu ...
Ils ont pour mission d’étudier l'étrange comportement des universitaires Terriens dans ces époques de mutation.
Mais leur mission ne se déroule pas vraiment comme prévu ...
24 mars 2010
DIV : Mise en place d'Allistene, Alliance des Sciences et Technologies du Numérique
En se dotant du dispositif des Alliances, la France dispose à présent, d’outils de coordination dans chacun des axes prioritaires de recherche identifiés par la stratégie nationale de recherche et d’innovation :
ALLISTENE, annoncée à la mi-décembre dernier par le ministère de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, est la structure de coordination de la recherche publique dans le champ des STIC (sciences et technologies de l'information et de la communication).
Six organismes partenaires sont membres de cette alliance :
Michel Cosnard, président directeur-général de l'INRIA, a été choisi comme président du comité de coordination de l'alliance pour une durée de deux ans.
Six groupes programmatiques d'Allistene ont été mis en place début mars. Ils sont dédiés à six grandes problématiques de recherche :
ALLISTENE devra contribuer de manière déterminante au développement scientifique, technologique et économique de la France, et plus largement de l'Union européenne, dans le domaine des sciences et technologies de l'information et de la communication et des impacts sur l'environnement, l'économie, le bien être et la santé humaine.
ALLISTENE participera à la définition de la stratégie nationale de la recherche en STIC et des programmes de recherches soutenus par l'Etat dans ce domaine. Elle a vocation à être l’interlocuteur privilégié en matière de sciences et technologies de l’information, dans les nombreux champs de recherches interdisciplinaires dans lesquels ces sciences interviennent. Elle interagira en particulier avec les secteurs industriels (logiciel, électronique, télécommunications...) et les autres alliances, déjà créées. Elle a ainsi clairement pour objectif la programmation conjointe sur l’ensemble des disciplines des sciences et technologies du numérique, en préparant des approches communes, au plan européen comme à l’international.
- l’Alliance nationale pour les sciences de la VIE et de la SANté - AVIESAN ;
- l’Alliance Nationale de Coordination de la Recherche pour l’Énergie - ANCRE ;
- l’Alliance nationale pour l’ALImentation et l’Environnement : eau, climat, territoires - AllEnvi ;
- l’Alliance nationale pour les sciences de la mer (lien) ;
- l’ALLIance nationale des Sciences et TEchnologies du NumériquE - ALLISTENE.
ALLISTENE, annoncée à la mi-décembre dernier par le ministère de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, est la structure de coordination de la recherche publique dans le champ des STIC (sciences et technologies de l'information et de la communication).
Six organismes partenaires sont membres de cette alliance :
- la CDEFI (Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d'Ingénieurs),
- le CEA (Commissariat à l’Energie Atomique),
- le CNRS (Centre Nationale de Recherche Scientifique - notamment au travers de l'institut dédié INS2I),
- la CPU (Conférence des Présidents d'Universités),
- l’INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique),
- l'Institut Télécom.
Michel Cosnard, président directeur-général de l'INRIA, a été choisi comme président du comité de coordination de l'alliance pour une durée de deux ans.
Six groupes programmatiques d'Allistene ont été mis en place début mars. Ils sont dédiés à six grandes problématiques de recherche :
- « modélisation, simulation et contrôle de systèmes complexes »,
- « architectures, algorithmique, programmation, sécurité et sûreté des systèmes »,
- « signaux et télécommunications, réseaux, internet du futur »,
- « interaction homme-systèmes, contenus et usages »,
- « nanoélectronique, nanosciences pour les STIC »,
- « recherche intégrative, recherche technologique et intégration systèmes ».
ALLISTENE devra contribuer de manière déterminante au développement scientifique, technologique et économique de la France, et plus largement de l'Union européenne, dans le domaine des sciences et technologies de l'information et de la communication et des impacts sur l'environnement, l'économie, le bien être et la santé humaine.
ALLISTENE participera à la définition de la stratégie nationale de la recherche en STIC et des programmes de recherches soutenus par l'Etat dans ce domaine. Elle a vocation à être l’interlocuteur privilégié en matière de sciences et technologies de l’information, dans les nombreux champs de recherches interdisciplinaires dans lesquels ces sciences interviennent. Elle interagira en particulier avec les secteurs industriels (logiciel, électronique, télécommunications...) et les autres alliances, déjà créées. Elle a ainsi clairement pour objectif la programmation conjointe sur l’ensemble des disciplines des sciences et technologies du numérique, en préparant des approches communes, au plan européen comme à l’international.
10 mars 2010
DIV : Conférences à l'ENSC
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Mercredi 17 mars / COURS - CONFERENCE / 8h30 - 12h / Lieu : AMPHI 12 Carreire
Pr. Jean-Louis ERMINE
Centre de Recherche Institut Telecom
Telecom Ecole de Managenent - Paris
« Gestion des connaissances »
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Vendredi 19 mars / SEMINAIRE de RECHERCHE / 10h - 12h / Lieu : salle Bibliothèque ENSC
Pr. Ricardo RON ANGEVIN
Escuela Técnica Superior de Ingeniería de Telecomunicación
Université de Malaga - Espagne
« Brain Computer Interface »
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Jeudi 1er avril / SEMINAIRE de RECHERCHE / 10h - 12h / Lieu : salle Bibliothèque ENSC
Olivier GAPENNE
Costech – Groupe Suppléance Perceptive
UTC - Compiègne
« Substitution Neurosensorielle »
Mercredi 17 mars / COURS - CONFERENCE / 8h30 - 12h / Lieu : AMPHI 12 Carreire
Pr. Jean-Louis ERMINE
Centre de Recherche Institut Telecom
Telecom Ecole de Managenent - Paris
« Gestion des connaissances »
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Vendredi 19 mars / SEMINAIRE de RECHERCHE / 10h - 12h / Lieu : salle Bibliothèque ENSC
Pr. Ricardo RON ANGEVIN
Escuela Técnica Superior de Ingeniería de Telecomunicación
Université de Malaga - Espagne
« Brain Computer Interface »
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Jeudi 1er avril / SEMINAIRE de RECHERCHE / 10h - 12h / Lieu : salle Bibliothèque ENSC
Olivier GAPENNE
Costech – Groupe Suppléance Perceptive
UTC - Compiègne
« Substitution Neurosensorielle »
Libellés :
conférence,
ENSC,
info générale
06 février 2010
SHS : Universalité de l'expression orale non verbale des émotions.
Afin d'étudier l'universalité de la communication orale non verbale – sans le recours au langage – Disa Sauter, Sophie Scott et leur collègues de l'University College of London ont montré que les sons émis pour exprimer une émotion simple sont identiques et donc intelligibles par des Anglais et des membres du peuple Himba, des bantous du nord de la Namibie. Ces derniers vivent dans des campements sommaires et n'ont établi que très peu de contacts avec d'autres groupes, et ne connaissent pas la culture anglaise. Les Anglais étudiés ne connaissaient pas la culture Himba.
Chez les Himbas, les chercheurs ont demandé à chacun des sujets d'écouter des histoires racontées dans leur langue, sur un ton particulier. Dans l'une d'elles, par exemple, une personne exprime sa tristesse après avoir perdu un proche. À la fin de chaque histoire, on faisait écouter aux sujets deux sons émis par des Anglais – des pleurs, un cri, un rire, par exemple – et on leur demandait d'identifier lequel de ces deux sons était représentatif de l'émotion véhiculée à travers l'histoire racontée. L'expérience a été répétée avec les sujets anglais, qui ont écouté des histoires en anglais et des sons émis par les Himbas.
Himbas comme Anglais ont reconnu presque à chaque fois le son correspondant à l'histoire. Notamment les émotions négatives (peur, colère, tristesse, etc.) sont aisément reconnues par tous, ce qui moins systématique pour les émotions positives. Ainsi, les Himbas ont plus de mal à détecter l'expression de la réussite chez les Anglais. Les auteurs de l'étude tentent de l'expliquer en évoquant l'idée que les émotions positives ont une fonction spécifique pour chaque ethnie, notamment pour faciliter la cohésion sociale au sein du groupe. Le rire, ici expression de l'amusement, est cependant identifié par les deux groupes, ce qui semble corroborer l'idée qu'il s'agit d'un sentiment universellement reconnu.
Cette expérience suggère que l'expression des émotions traverse les frontières culturelles.
Chez les Himbas, les chercheurs ont demandé à chacun des sujets d'écouter des histoires racontées dans leur langue, sur un ton particulier. Dans l'une d'elles, par exemple, une personne exprime sa tristesse après avoir perdu un proche. À la fin de chaque histoire, on faisait écouter aux sujets deux sons émis par des Anglais – des pleurs, un cri, un rire, par exemple – et on leur demandait d'identifier lequel de ces deux sons était représentatif de l'émotion véhiculée à travers l'histoire racontée. L'expérience a été répétée avec les sujets anglais, qui ont écouté des histoires en anglais et des sons émis par les Himbas.
Himbas comme Anglais ont reconnu presque à chaque fois le son correspondant à l'histoire. Notamment les émotions négatives (peur, colère, tristesse, etc.) sont aisément reconnues par tous, ce qui moins systématique pour les émotions positives. Ainsi, les Himbas ont plus de mal à détecter l'expression de la réussite chez les Anglais. Les auteurs de l'étude tentent de l'expliquer en évoquant l'idée que les émotions positives ont une fonction spécifique pour chaque ethnie, notamment pour faciliter la cohésion sociale au sein du groupe. Le rire, ici expression de l'amusement, est cependant identifié par les deux groupes, ce qui semble corroborer l'idée qu'il s'agit d'un sentiment universellement reconnu.
Cette expérience suggère que l'expression des émotions traverse les frontières culturelles.
16 janvier 2010
SHS : La société sous surveillance - conférence internationale.
"La Société sous surveillance"
25 & 26 février 2009 - Namur (Belgique)
A l'occasion des 20 ans de la Cellule Interdisciplinaire de Technology Assessment (CITA) de la FUNDP-Namur, une occasion de se questionner sur le sens et les valeurs des technologies qui nous observent, et de s'interroger sur leur gouvernance démocratique.
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