29 octobre 2009

IA : Joyeux anniversaire Internet !

Internet a 40 ans !
Le 29 octobre à 22h30, c’est entre les deux premiers IMP de Los Angeles et de Stanford que Charley Kline, étudiant en programmation supervisé par Leonard Kleinrock, parvient à faire circuler deux lettres : « LO ». Contrairement aux apparences, ce tout premier message n’est pas un code secret. Il s’agit simplement du premier plantage de connexion de l’histoire, qui l’empêche de transmettre le mot dans son intégralité : « LOGIN ».
Il faudra attendre la deuxième tentative. Moins d’un mois après cette expérience, une connexion permanente est établie entre les deux bouts. Et le 5 décembre, sont connectés entre eux les quatre seuls IMP existants (Interface Message Pocessor). Il n’en existe que quatre au monde : un à l’Université de Californie à Los Angeles où Leonard Kleinrock réalise ses expériences, un autre à l’Institut de Recherche de Stanford et les deux derniers dans les universités de Santa Barbara et de l’Utah. C'est le premier réseau NetInfo de l'histoire. Le Web était né.
Voir :
- de Arpanet à Internet.
- Arpanet, l'ancètre d'Internet.
- L'histoire d'Internet.

25 octobre 2009

IA : Un blog sur la robotique.


robotblog.fr : un blog sur la robotique dans tous les domaines.
www.robotblog.fr

Robotblog est un blog traitant de toute sorte de robotique.
Régulièrement mise-à-jour, appuyé de vidéo et photo, il est une des références des blog de robotique francophone.

Lien: http://www.robotblog.fr/
RSS: http://feeds.feedburner.com/RobotBlog

Read Main Topic
blank".
(Via Vie Artificielle.)
robotblog.fr - Blog sur la robotique dans tous les domaines.

24 octobre 2009

BIO - SHS : Effacer les souvenirs.

Effacer du cerveau un mauvais souvenir.
Des chercheurs annoncent avoir identifié chez la souris une sous population spécifique de neurones associés aux souvenirs de peur, une découverte qui met en lumière comment certains souvenirs sont conservés dans notre cerveau. Ce résultat pourrait aussi mener un jour à de meilleures thérapies pour les personnes qui veulent vaincre leurs peurs.
Jin-Hee Han, de l'Hôpital pour Enfants Malades de Toronto au Canada, et ses collègues ont conditionné des souris à avoir peur en présence d'un signal auditif, créant ainsi des souvenirs de crainte chez ces animaux, puis ils ont détruit dans leur cerveau des sous-populations précises de neurones de l'amygdale latérale qui exprimaient des niveaux élevés du facteur de transcription appelé CREB. Ils ont observé que l'absence de ces neurones rendait les souris incapables de se souvenir des peurs qu'elles avaient contractées lors du conditionnement auditif, ce qui n'était pas le cas s'ils éliminaient au hasard dans l'amygdale latérale un nombre comparable de neurones n'exprimant pas beaucoup CREB.
L'amnésie des souris dépourvues de ces neurones riches en CREB était durable et spécifique de certains souvenirs acquis lors de l'entraînement à la peur. Ces résultats suggèrent que des neurones de l'amygdale latérale avec des taux élevés de CREB sont essentiels pour l'expression de la mémoire au cours des jours suivant le conditionnement de la peur et que leur destruction élimine définitivement les souvenirs de peur associés. Les chercheurs ont aussi identifié une composante clé de l'empreinte ou voie de la mémoire, et ils estiment que ces neurones particuliers jouent un rôle déterminant au sein d'un réseau plus étendu de la peur.
(Via Techno-Science.)

23 octobre 2009

BIO : Vers les rétines artificielles.


La rétine artificielle en bonne voie
Un article sur le site Physorg.com fait le point sur l’état d’avancement du Artificial Retina Project, piloté par le DOE (Department of Energy), le CEA états-unien. C’est le programme le plus avancé en matière d’œil bionique.
Voir l'article ici et deux vidéos ici et ici.
Le papier rappelle que leur premier prototype de rétine artificielle, Argus One, a été testé à partir de 2002 sur 6 volontaire. Dont Terry Byland (photo). Elle comportait seulement 16 pixels, mais a néanmoins permis de tester les grandes lignes du concept tout en apportant un petit peu de lumière à des personnes plongées dans le noir, du fait d’une dégénérescence rétinienne. Elles ont pu à nouveau repérer portes et fenêtres, éviter des obstacles majeurs, et même lire des caractères de 30 cm de haut.
Le second prototype, Argus II, comporte 60 pixels mais est plus compact. Il a été testé depuis 2007 sur 17 volontaires, dont au moins un en France à ma connaissance, implanté au début 2008 par le Pr José-Alain Sahel, directeur scientifique de l’Institut de la Vision (Hôpital des Quinze-Vingt, Paris), entre autres. Les progrès obtenus seraient très encourageants. Les patients pourraient suivre un trait sur le sol, voir une porte à 6 mètres de distance.
Quelques détails sont donnés sur le troisième prototype, qui est bien avancé et dont les premiers essais cliniques sont prévus pour 2011. Encore plus discret, il offre une définition de « plus de 200 pixels ». Et l’on annonce déjà un objectif à plus long terme de 1000 pixels.
On le voit, la high-tech n’est pas loin de pouvoir rendre un peu de vue à certains aveugles. D’autant que l’on explore actuellement une demi-douzaine d’approches différentes pour obtenir ce résultat. Outre l’œil bionique, on travaille sur des hypothèses dites cellulaires (injection de cellules souches), génétiques (injection d’un gène corrigeant la déficience à l’origine de la cécité), protéiniques&hellip.
Un chercheur suisse a même présenté il y a peu une solution tout à fait surprenante. Botond Roska, du Friedrich Miescher Institute for Biomedical Research de Bâle, a introduit dans la rétine d’une souris aveugle, à l’aide d’un virus, une protéine (dite channelrhodopsin) qui a transformé en photorécepteurs des neurones dits « bipolaires », dont le rôle habituel est tout autre, puisqu’ils jouent plutôt les intermédiaires. Ce bricolage a permis à la souris de revoir un peu. Une raison de plus d’être optimiste.
La technologie est en passe de rendre la vue aux aveugles, aux limites du prix à payer : il y a déjà 50 millions d’être humains aveugles dans le monde, victimes d’une banale cataracte (opacification du cristallin), qui pourraient recouvrer la vue s’ils pouvaient s’offrir une opération banale dans les pays occidentaux.
(Via Aïe ! tech.)

21 octobre 2009

IA - SHS : Projet d'alliance pour les technologies de l'information.

Une « alliance pour les technologies de l'information » alliera « le CNRS, l'INRIA, les universités et le monde économique », rappelle Valérie Pécresse. Selon le ministre de la recherche et de l'enseignement supérieur, ce sera la « prochaine étape » après la constitution de l'institut thématique des sciences informatiques et de leurs interactions au sein du CNRS.
Valérie Pécresse indique qu'elle a donné son « feu vert » et que le « périmètre de l'alliance se constitue ». Catherine Bréchignac, directrice du CNRS, précise que le comité de sélection, qui sera chargé de nommer un directeur à sa tête, va « bientôt être mis en place ». Le CNRS attend le décret organique, qui devrait être « signé et publié cette semaine », avance Valérie Pécresse.
Par ailleurs, Valérie Pécresse annonce qu'elle consacrera 20 % des crédits du plan Nano-innov aux SHS, afin d'avoir des recherches sur les aspects juridiques, de sécurité …

15 octobre 2009

SUS - IA : Un habitat adapté technologiquement aux seniors.

Une maison intelligente pour les personnes âgées.
Une maison "intelligente" équipée de capteurs a été mise au point par les chercheurs de la technopole de Sophia-Antipolis. Elle pourrait aider les seniors à rester à domicile.
Rien ne distingue en apparence cet appartement d'un appartement standard. Des capteurs sont pourtant déployés dans toutes les pièces, à des endroits stratégiques qui permettent de suivre et d'analyser l'activité du résident.
Ce projet "Gerhome" du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) de Sophia-Antipolis, mené conjointement avec l'INRIA et l'Université de Nice, a été conçue comme une aide au maintien à domicile dans de bonnes conditions de sécurité grâce à un dispositif capable de détecter l'apparition de certaines fragilités ou pathologies du vieillissement.
Quatorze volontaires de plus de 65 ans ont testé pour le CHU de Nice l'appartement en 2008. Une autre expérimentation devrait suivre en 2010 en milieu hospitalier ainsi que dans deux logements privés et deux chambres de maison de retraite.
Les partenaires de "Gerhome" savent qu'une des limites à l'application du système résidera dans son acceptation par les personnes âgées et la société, compte tenu de son caractère intrusif.
Voir le lien Gerhome.

11 octobre 2009

IA - SHS : Conférence FING - Cognition, coopération et gestion de conflits d'intérêts

Conférence-débat

"Que nous apprennent les sciences cognitives sur notre capacité à coopérer à gérer les conflits d'intérêts ?"

par Jean-Michel Cornu,
directeur scientifique de la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING).

6 novembre 2009 - 10-12 heures - amphithéatre de l'ENSEiRB-Matmeca

Des travaux récents en sciences cognitives mais également en anthropologie et en histoire montrent que nous avons non pas une mais deux façons de penser. Nous utilisons plutôt bien la première qui nous permet de construire un discours rationnel.
Mais le deuxième mode de pensée, qui nous permet de prendre en compte différents points de vue ou encore de trouver des sorties aux conflits d'intérêts est la plupart du temps bien moins maîtrisé...

Voir une présentation de ce sujet sur le Blog Fing.

Débatteurs - avec la participation de :
- Michel Eimer - Délégué Régional au Nouvelles Technologies (CRA).
- Laurent-Pierre Gilliard - Directeur général adjoint de Aquitaine Europe Communication (AEC).
- Bernard Claverie - Directeur de l'Ecole Nationale Supérieure de Cognitique (ENSC).

Une manifestation organisée conjointement par AEC, l'ENSC, et l'ISCC Aquitaine.

Amphithéatre de l'ENSEiRB-Matmeca
Avenue du Docteur Albert Schweitzer - 33600 Pessac
Plan d'accès

Contcat information : Isabelle Sese - ENSC - Bordeaux - 05 57 57 92 98

10 octobre 2009

DIV : ABECédaire - appel à contribution

Pour faire évoluer l'ABECédaire, chaque lecteur du blog est invité, en s'inspirant de la page de style des articles déjà disponibles, à rédiger et communiquer des pages de documentation et de définition des grandes notions utiles aux étudiants de l'ENSC.
Merci de votre contribution collective.

07 octobre 2009

DIV : Vie de l'école.

Résultat du Conseil d'école de l'ENSC - 7 octobre 2009

Sont élus membres du conseil au titre des personnalités qualifiées par 24 voix sur 24 votants présents ou représentés :
- Jean-François Clédel - PDG de ALTEP, président de l'UIMM Gironde-Landes ;
- Jean-Louis Blouin - Directeur général de i2S ;
- Guy Boy - Professeur au Florida Institute of Technology, senior scientist à IHMC ;
- Dominique Soler, directeur du département ergonomie et facteur humain de Bertin Technologies.

Est élu président du Conseil de l'ENSC :
Jean-François Cledel a été élu président du conseil de l'ENSC par 24 voix sur 24 votants présents ou représentés.

Par ailleurs :
Le professeur Bernard Claverie a été élu directeur de l'ENSC par 23 voix sur 24, avec un bulletin blanc.
Benoit Le Blanc a été élu directeur adjoint par 24 voix sur 24.
Le professeur François Daniellou a été élu directeur du département d'ergonomie par 24 voix sur 24.

Etaient représentées les sociétés AIRBUS, SNCF, THALES, la chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux, l'UIMM. l'INRIA, le CNRS.

06 octobre 2009

BIO : Des LED pour le travail stressant.

Des chercheurs russes ont développé sous la responsabilité de Andrei Aladov du Centre Scientifique et d'Ingénierie pour la Microélectronique de St.-Pétersbourg, et Konstantin Stelingovsky du Centre pour la Médecine Aérospatiale de Moscou, un matériel et un logiciel particulier qui permet rapidement de réhabiliter une personne après une activité stressante.
Ce dispositif est destiné à contrôler et, si nécessaire, rétablir les paramètres mentaux et physiologiques normaux d'état des personnes engagées dans des professions "particulièrement stressantes" : les conducteurs de trains, les contrôleurs aériens, les opérateurs de système de commande divers aux installations de chauffage nucléaires, les sauveteurs, et autres personnes travaillant dans des conditions extrêmes, qui exigent une attention constante et une réactivité accrue dans des conditions difficiles.
L'objectif est de rétablir un état normal directement au travail, après un changement ou pendant une pause. Le principe est basé sur l'influence de sons et de diodes électroluminescentes (LED) à multi circuits capables "de produire" pratiquement n'importe quelle couleur visible et lumière de n'importe quelle intensité. Le "coeur" du système est un ordinateur, dont la mémoire stocke la bibliothèque spéciale de techniques de relaxation. Basé sur les données de dispositifs de contrôle de l'état physiologiques et mentaux, il produit automatiquement un certain programme de relaxation pouvant améliorer l'état de la personne et maintenir un haut niveau d'efficacité à un instant spécifique.
(Via BE Russie numéro 24 (5/10/2009) - Ambassade de France en Russie).

BIO : La télomérase et le vieillissement pour trois Nobel.

Le Prix Nobel de Médecine a été attribué à trois spécialistes du vieillissement:
L’Australo-américaine Elizabeth Blackburn et les Américains Carol Greider et http://genetics.mgh.harvard.edu/szostakweb/ qui travaillent sur la télomérase, une enzyme qui «protège les chromosomes du vieillissement».

05 octobre 2009

DIV : L'origine des espèces en français.

Cent-cinquantenaire de la publication de l’Origine des espèces.
Pour la première fois depuis le XIXe siècle, le grand ouvrage de Darwin paraît dans une traduction rigoureuse d'Aurélien Berra et dotée d’une introduction savante sous la direction de Patrick Tort et la coordination de Michel Prum.
Précédée de Patrick Tort "Naître à vingt ans : genèse et jeunesse de L’Origine".
896 pages
Éditions Honoré Champion

DIV : Formation des ingénieurs à la santé et la souffrance au travail.

Donner un socle de compétences aux jeunes ingénieurs et managers.
Tel est l'avis de William Dab, titulaire de la chaire Hygiène et Sécurité du CNAM, auteur du rapport sur la formation des managers et ingénieurs en santé au travail, remis en juillet 2008, au Ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité et au Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche.
A l'heure des suicides dans des entreprises, ce thème de la santé au travail interroge la formation initiale des managers et des ingénieurs.
Voir l'article de EducPro.fr du 2 octobre 2009.
On trouvera ici les 12 principales propositions du rapport.

Ce rapport propose une formation modulaire de 18 heures pour 8 compétences, préconisé dans le référentiel élaboré par le Conseil National pour l’Enseignement en Santé et Sécurité au Travail (CNESST) et repris dans le rapport de William Dab, consiste en un module de 18 heures de cours, et comporte l’acquisition de huit compétence, parmi lesquelles : appliquer le cadre réglementaire et normatif, identifier les dangers et les situations de travail dangereuses, mettre en pratique une démarche de prévention des risques ou participer à l’amélioration du management.

La récente prise de conscience des grandes écoles pour former les jeunes managers à faire face aux situations de souffrance et pression au travail, amène la CTI (Commission des titres d'ingénieur) à proposer rapidement un référentiel de compétences dans le domaine à toutes ses écoles d'ingénieurs.

Voir également le rapport établi en février 2009 par l'Institut National de Recherche en Sécurité (INRS) sur les enseignements en prévention des risques pour la santé et la sécurité au travail dans les écoles d'ingénieurs.

IA - SHS : Les profils d'utilisateurs des ordinateurs personnels.

Quel est l’usage de nos ordinateurs au quotidien ?

A l’occasion de la conférence annuelle Computer Human Interaction de Boston, Thomas Beauvisage, chercheur à Orange Labs en France, présentait une étude sur l’usage des ordinateurs dans la vie quotidienne.

Cette étude a consisté à installer un logiciel de traçage dans les ordinateurs de 661 foyers français volontaires et représentatifs pendant 19 mois (entre 2005 et 2006) pour mesurer précisément les usages informatiques quotidiens des membres du foyer. Le logiciel mesurait les logiciels fonctionnant sur l’ordinateur et proposait à chacun de ses allumages et après 30 minutes d’inactivité une fenêtre pop-up pour que l’utilisateur s’identifie afin de connaître qui dans le foyer était en train de l’utiliser. Malgré certaines limites expérimentales, quelques éléments sont intéressants et riches d'enseignements.

La moyenne d'utilisation de l'ordinateur est de 23 jours par mois (3 jours sur 4) et en moyenne un peu plus de 7 heures par jour (moins dune heure sur 3). Mais en fait, la moyenne quotidienne d’utilisation réelle se situe plutôt autour de 2 h 51 (un mpeu plus d'un dixième). La plupart du temps, les ordinateurs sont allumés toute la journée, voir jour et nuit, avec des pics d’activités effectifs entre 9h et 11h et entre 16h et 21h.

L’étude a permis de distinguer plusieurs types de profils selon l’intensité de l’usage de l’ordinateur :

  • Ceux dont l’ordinateur est allumé 24h/24 (15 % du panel) considèrent l’ordinateur comme une ressource qui doit tout le temps être accessible. Pourtant, ils ne l’utilisent que 3h30 par jour en moyenne. Mais ce comportement correspond souvent à un usage important du P2P, de logiciels multimédias et de la messagerie instantanée.

  • Ceux dont l’ordinateur est toujours disponible (33 %), qu’on allume au premier usage et qu’on ferme le soir, montrent là aussi un fort usage de la messagerie instantanée.

  • Ceux dont l’ordinateur est allumé à la demande (30 %) et qui ont tendance à fermer l’ordinateur après de courtes sessions d’usage, utilisent plutôt des applications bureautiques, du web et du mail.

  • Ceux qui ont un faible usage (22 %) correspondent à ceux qui ont utilisé leur ordinateur moins de 15 jours par mois et qui ont des usages proches du groupe précédent.



D’une manière surprenante, souligne Thomas Beauvisage, les facteurs sociodémographiques ont un faible rôle dans ces différences d’usages, beaucoup moins en tout cas que les préférences logicielles. Le chercheur constate également qu’il y a une grande variabilité du temps d’usage entre les individus et le foyer. Le temps moyen effectif d’utilisation par individu est de 9 heures par semaine, mais 25 % des 1434 individus qui composaient l’échantillon utilisent l’ordinateur moins d’1h14min par semaine et 25 % des plus actifs l’utilisent plus de 14 heures par semaine. Mais quand on compare l’utilisation entre individus et foyers, on constate que dans un quart des foyers composé de plus de deux personnes, il y a un non-utilisateur de l’ordinateur. Dans les foyers de deux utilisateurs, l’utilisateur le plus actif passe 83 % du temps devant l’ordinateur, et cela ne progresse guère dans les foyers de plus de deux utilisateurs. Plus que de souligner la concurrence à l’accès au sein même des foyers, l’étude remarque qu’il y a un utilisateur principal et que l’utilisateur secondaire a tendance à garder un usage modéré que ce soit parce qu’il a moins d’intérêt dans l’utilisation de l’ordinateur ou parce qu’il délègue certaines tâches à l’utilisateur principal.
Temps d'usage hebdomadaire moyen des applications par le panel
A quoi les utilisateurs passent-ils leur temps ? De ce côté là, l’étude apporte peu de surprise par rapport à ce que l’on savait déjà. Sur les 9 heures hedbomadaires passées sur leur ordinateur en moyenne, l’internet compte pour 63 % des usages de l’ordinateur (soit 5h35 minutes) et sur ces 63 %, 71 % (soit 3h57 minutes) est consacré au web. Si on écarte la gestion de l’ordinateur (manipulations de fichiers, temps de transitions entre applications…), ce sont les jeux et la messagerie instantanée qui arrivent ensuite, totalisant chacun 45 minutes d’utilisation par semaine.

En regardant l’usage des différentes applications, l’étude constate que les 5 applications les plus utilisées par les individus représentent 83 % du temps d’usage moyen des ordinateurs. Pour autant, les petits utilisateurs ne se concentrent pas sur certaines applications alors que d’autres, plus ‘évoluées’ (jeux, P2P, multimédias) seraient réservées aux utilisateurs intensifs. Non, les profils d’usages de l’ordinateur semblent plutôt liés aux choix individuels de certaines applications, indépendamment de l’intensité ou de la fréquence de l’utilisation.

L’étude a mis en avant 5 profils d’utilisateurs :

  • Les internautes (42 % du panel) utilisent massivement leur ordinateur pour le web, sans pour autant y développer des usages plus experts que d’autres catégories d’utilisateurs (ils n’achètent pas plus en ligne que d’autres).

  • Les tchatteurs (30 %) utilisent plus que d’autres la messagerie instantanée (38 % de l’usage de l’ordinateur contre 8 % dans les autres catégories), ainsi que des applications multimédias et des jeux, et ont une utilisation plus intensive des téléphones mobiles et des SMS. 51 % des profils de ce groupe ont moins de 25 ans. 60 % sont des femmes.

  • Les joueurs (11 %) utilisent plus massivement le jeu (42 % de leur usage d’ordinateur). 32 % ont moins de 25 ans, mais 61 % du temps total passé à jouer par les membres de cette catégorie correspond à des casual games.

  • Les multimédias (14 %) consomment beaucoup de contenus multimédias et de logiciels audio et vidéo, ainsi que des logiciels P2P, des outils de gravage de données et de sécurité. Les utilisateurs de ce groupe sont plutôt des hommes (65 %) qui vivent souvent seuls (22 %).

  • Les sérieux (18 %) préfèrent les applications bureautiques (20 % du temps passé) et le mail (16 %) et ont plutôt un usage professionnel des ordinateurs.




Thomas Beauvisage veut voir plusieurs applications concrètes à ce travail :

  • Améliorer la conception des systèmes d’exploitation : réduire le temps de lancement de l’ordinateur est capital pour les utilisateurs qui ont un faible usage ; le préchargement des 5 applications les plus utilisées selon un système de détection automatique semblerait aussi pouvoir améliorer l’efficience de nos machines…

  • Améliorer la conception des applications et des services : chaque type d’individu semble se constituer son propre territoire d’applications, ce qui signifie qu’il faut certainement mieux réfléchir aux offres de services selon ce type de comportement et qu’il vaut mieux proposer des add-on à des applications existantes, plutôt que de chercher à développer de nouveaux services indépendants.

  • Vers les web services : le web apparaît comme l’application la plus partagée des usagers de l’ordinateur et elle est au centre de l’intérêt de 4 usagers sur 10 ! Assurément, les applications web ont certainement plus d’avenir que les logiciels, prédit Thomas Beauvisage. L’évolution du web depuis 2006 semble lui donner chaque jour un peu plus raison.



(Via Internet Actu.)

04 octobre 2009

DIV : De l'utilité de la SF.


De la science-fiction comme laboratoire métaphysique ou considérer comme certaines
des hypothèses scientifiques et en déduire les conséquences.
Excellent article de Serge Lehman dans Le Monde diplomatique.javascript:void(0)

IA - SHS : La réalité continue.

La réalité continue ou comment utiliser le virtuel pour approcher la réalité au plus près ? Une présentation de la conférence hollandaise Picnic 2009 sur la créativité à l'ère des nouvelles technologies.
Alors que les interactions numériques sont perçues comme étant aussi réelles que celles que nous avons dans le monde analogique, le numérique peut-il nous aider à mieux comprendre le réel ? C’est tout l’enjeu de la "réalité continue", comme prolongement du réel ou Continuum de la Virtualité qu’évoque Paul Migram.

Suzanne Stefanac, directrice du Laboratoire de contenus numériques de l’Institut du film américain commence par évoquer Escape from City 17, une nouvelle série de science-fiction entièrement créée à partir de l’environnement 3D du jeu Half Life 2, dont les deux pilotes (l1re) ont coûté moins de 500 dollars à produire (hors temps des deux créateurs). Le Machinima (c’est-à-dire ces films ‘tournés’ dans un environnement virtuel 3D temps réel utilisant en général des moteurs de jeux vidéo) quitte le monde du bricolage pour fans de jeux en réseau pour celui de la création audiovisuelle professionnelle, estime-t-elle, et réinterroge l’avenir de la création et de la fiction.

Le ‘journalisme immersif.
Nonny de la Pena et Peggy Weil (voir le blog) sont chercheurs, artistes, réalisatrices et enseignantes. Elles cherchent à inventer un journalisme immersif, c'est-à-dire une production d’information réelle en exploitant les technologies nouvelles pour impliquer le spectateur dans l’appréhension d’une situation.

Gone Gitmo est le premier projet qu’elles évoquent. Il dérive d’un documentaire très critique de Nonny de la Pena sur le camp de prisonniers de Guantanamo, simplement intitulé Unconstitutional (Inconstitutionnel). Il n’était pratiquement pas possible aux journalistes d’accéder à la réalité du camp. Nonny de la Pena a proposé à Peggy Weil, qui travaille depuis des années sur les serious games, de construire un Guantanamo virtuel - et de produire des films à partir de cet univers ‘virtuel’, dont le but est d’approcher et de ressentir une réalité rendue inaccessible. Les utilisateurs peuvent se créer un avatar sur Second Life qui sera ensuite enlevé, puis emmené dans une reconstitution de Guanatamo (produite à partir de plans et de photos réelles) pour y vivre, à la première personne, la ‘vraie’ vie des détenus (voir la vidéo).

D’autres dispositifs complètent l’expérience. La visite du plan de la prison déclenche des séquences vidéos, parmi les rares qui viennent du Camp Delta. D’autres dispositifs d’interaction permettent de s’informer sur les (nombreux) droits humains et internationaux que Guantanamo viole, décrivent quelques situations individuelles de détenus, simulent des échanges avec des gardiens ou restituent les débats parlementaires relatifs à la fermeture (toujours repoussée) du Camp Delta.
IPsress Expérience : vous êtes détenu à Guantanamo

Image extraite d’Ipsress Expérience montrant un spectateur en place d’un détenu.

Un autre projet, The Ipsress Experience (voir la vidéo), se fonde sur les minutes de l’interrogatoire d’un détenu, publiées en vertu du Freedom of Information Act, dont l’administration Bush elle-même a reconnu qu’il avait été torturé. Le spectateur se retrouve dans la situation de la victime - même si les deux chercheuses ont choisi de ne pas montrer d’actes de torture. Cette fois, le dispositif utilise un casque de réalité virtuelle au travers duquel on se trouve projeté dans la salle d’interrogation, plié dans la position semi-accroupie dans laquelle les détenus étaient contraints de rester des heures durant. On entend un interrogatoire dans la salle d’à côté, et on peut supposer qu’il est violent… ‘On peut lire dans le journal que les prisonniers sont maintenus dans les positions les plus inconfortables, mais quand on voit son visage au-dessus d’un corps installé dans cette position, quand on entend ce qu’entendent les détenus, on comprend vraiment ce dont il s’agit’, explique Nonny Weil.



Enfin, le projet Walljumpers prend la forme d’un ‘jeu triste’, dans lequel on joue à franchir les murs qui marquent un nombre croissant de frontières du monde - sans toujours y parvenir. A nouveau, des informations, des cartes, des photos, donnent accès à de l’information journalistique et historique.

Augmenter la ville, à grande échelle
Antonio Camara, professeur à l’université Nouvlle de Lisbonne et fondateur d’Y Dreams (voir le blog) a présenté le projet de réalité augmentée de l’estuaire du Tage, aux abords de Lisbonne. Cet estuaire est le plus vaste d’Europe. Son entreprise se spécialise depuis longtemps sur la réalité augmentée en organisant des visites virtuelles de bâtiments modélisés en 3D. Elle travaille désormais à créer des objets imaginaires, créés par les gens, que l’on pouvait ensuite ‘voir’ dans l’espace de l’estuaire. Mais leur projet allait plus loin : il s’agissait d’une part de mettre les gens en relation et d’autre part, de rendre visibles les interactions entre les gens. Par ailleurs, des artistes ont été appelés à créer des oeuvres virtuelles, visibles dans l’espace au travers de dispositifs de réalité augmentée, comme cette borne qui permet de regarder la réalité augmentée de l’estuaire (ou de tout autres lieux).
L’équipe d’Y Dreams voudrait transformer l’estuaire en scène : en faire un immense écran sur lequel on peut projeter des images et des informations, en interagissant avec les bâtiments, les ponts, les bateaux qui passent. Comme le dit Antonio Camara, ‘le futur de la réalité augmentée est la très grande échelle’.
On peut tester leur amusante application Twitter de réalité augmentée !.
(Via Internet Actu).

02 octobre 2009

DIV : Un colloque sur la pensée complexe.

Colloque international francophone « Complexité 2010 »
LA PENSÉE COMPLEXE : DÉFIS ET OPPORTUNITÉS
pour l’éducation, la recherche et les organisations
Les 31 mars et 1er avril 2010 à Lille.
Ce colloque est organisé par :
· L’équipe CIREL-TRIGONE du Centre Interuniversitaire de Recherche en Education de Lille (CIREL) et le Département des Sciences de l’Éducation (CUEEP - Université de Lille 1).
· Le Réseau Intelligence de la Complexité qui regroupe l’Association pour la Pensée Complexe (APC) et le programme européen Modélisation de la CompleXité (MCX).
Il est placé sous le patronage d’Hervé BARREAU, Reda BENKIRANE, Pierre CALAME, Jean-Paul DELAHAYE, Jean-Louis LE MOIGNE, Edgar MORIN, Miora MUGUR-SCHACHTER et André de PERETTI.

Ce colloque fait suite au colloque La formation au défi de la complexité de Lille en 2003.
Intention générale : entendre et comprendre des expériences de la complexité en actes
La complexité apparaît dans toutes les affaires humaines, de l’éducation à l’organisation de la cité. Elle nous invite à redéployer l’éventail des facultés de l’esprit humain mis en rapport avec des formes diverses de sensibilités et de rationalités.
Aussi, penser et agir en complexité sollicite et/ou génère des conceptions qui demandent à être explicitées. Dès lors, il convient de les soumettre à des réactions critiques tout en interrogeant leurs légitimations pragmatiques, épistémiques, scientifiques, que ce soit dans l’éducation, la recherche et les organisations.
Il s’agit d’examiner des expériences de la complexité en s’ouvrant à différents champs disciplinaires ou professionnels pour rendre ces défis et ces opportunités reconnaissables et actionnables par des communautés scientifiques et/ou de pratiques.

informations : http://www.trigone.univ-lille1.fr/complexite2010
Boite au lettre du secrétariat du colloque : complexite2010@univ-lille1.fr

27 septembre 2009

BIO = Lève tard ou couche tôt ?

Couche-tard et lève-tôt: une comparaison des cerveaux. Une nouvelle étude par imagerie cérébrale pourrait aider à expliquer pourquoi certaines personnes sont plus en forme en début de journée tandis que d'autres le sont plus en soirée.
Christina Schmidt et Philippe Peigneux de l'Université de Liège et ses collègues rapportent que notre activité cognitive et notre capacité à nous concentrer sont influencées à la fois par la durée écoulée depuis notre réveil et le moment dans la journée car nos rythmes circadiens agissent en fonction de cycles jour-nuit. Les résultats suggèrent que les couche-tard peuvent en général rester éveillés plus longtemps que les lève-tôt avant d'accuser une fatigue mentale. Après 10 heures d'éveil, les lève-tôt ont présenté, comparés aux couche-tard, une baisse d'activité des zones du cerveau liées à l'attention. Ils avaient aussi plus sommeil et tendance à faire plus lentement leur exercice. Les zones du cerveau impliquées comprennent le siège du rythme circadien.
L'activité de cette région faisait diminuer la longueur où les volontaires restaient éveillés, c'est-à-dire augmentait la « pression du sommeil », ce qui suggère que la différence de comportement entre couche-tard et lève-tôt résulte en partie de l'interaction entre les régions du cerveau contrôlant la pression du sommeil et les rythmes circadiens.
Voir le résumé de l'article.

voir aussi :
Pourquoi certaines personnes sont des lève-tôt ?
La modification d'un gène pourrait expliquer pourquoi certains dorment moins.
Couche-tard ou lève-tôt : des causes biologiques au cœur de nos...

DIV : La guerre des mondes n'a pas eu lieu.

La guerre des mondes n'a pas eu lieu.
En 1938, Orson Welles a 23 ans. Metteur en scène de théâtre, il travaille notamment pour la station de radio CBS. Le 30 octobre, il y met en scène un « bulletin d'informations » basé sur La Guerre des mondes, le roman écrit par Herbert George Wells en 1898. L'émission débute par une série d'annonces évoquant des lumières détectées à la surface de Mars par les astronomes, puis la chute de météorites sur Terre. Ensuite les flashs d’information se succèdent, révélant que ces météorites sont en fait des vaisseaux martiens ; leurs occupants sèment rapidement la mort et la désolation sur leur passage — l’envoyé spécial de CBS sur place sera balayé en direct par le rayon mortel des Martiens après avoir diffusé les cris des premières victimes !
Lire la suite ... et en fin d'article, le dossier "extraterrestres" du Monde Diplomatique.

Voir également l'article de Pierre Lagrange selon lequel, le succès du roman « Da Vinci Code » ou de la série « X-Files », l’audience des allégations conspirationnistes sur les attentats du 11-Septembre ou quant à la réalité des premiers pas de l’homme sur la Lune, incitent à s’interroger sur la place des théories du complot dans l’imaginaire politique. Or, s’il est un thème qui a été constamment mêlé à ce registre, c’est bien celui des soucoupes volantes.

26 septembre 2009

IA - SHS : Robots - le blog ...

robots.net: "par Posteur (Publié Mer Aoû 19, 2009 2:02 pm)
http://robots.net/

Impossible de passer à coté de ce blog, rien que pour le nom de domaine.
Il s'agit d'un blog anglophone entièrement dédié à la robotique.
Ses trois rédacteurs sont des membres (ou ex-membres) de Dallas Personal Robotics Group (DPRG).
DRPG est un groupe de passionné de robotique existant depuis 1984.
Ils travaillent sur des projets commerciaux tel que le Roomba.
Avec une fréquence d'un article tous les 2-3jours, il couvre une grosse partie de l'actualité robotique.

Lien: http://robots.net/

IA : Qu'est ce qu'un robot ?

Qu'est ce qu'un Robot ?
Une définition intéressante sur le blog de Vie Artificielle :
La définition même du robot varie d’une organisation à l’autre. Vie Artificielle propose cette définition : peut être considéré comme robot, tout système qui intègre des capteurs et actionneurs, et opère de façon autonome ou semi autonome en coopération avec les humains.
Les recherches robotiques mettent en avant le concept d’intelligence et la capacité d’adaptation aux environnements imprévisibles.
Read Main Topic

Pourquoi certaines personnes sont des lève-tôt ?: "Une mutation génétique rare explique que certains n'ont besoin que de quatre à six heures de sommeil.
» Le tabou de la sieste au bureau blank"



(Via Le Figaro - Sciences.)

Pourquoi certaines personnes sont des lève-tôt ?

SHS - IA : De la prévisibilité des tendances de recherche.

De la prévisibilité des tendances de recherche sur le Web
Yoosi Matias, Niv Efron et Yair Shimshoni, chercheurs aux Google Labs d’Israël travaillent sur Google tendance de recherche, l’outil qui permet d’accéder aux pratiques de recherches des utilisateurs du moteur. Comme ils l’expliquent dans un billet sur le blog de Google Research, l’évolution de certaines requêtes sont très saisonnières, comme la recherche ‘ski’ liée à l’hiver, ou celles autour du basket-ball liée aux matchs. ‘Lorsque l’on regarde les tendances de l’ensemble du volume de recherches liées à des catégories particulières, on observe des habitudes régulières dans certaines catégories’… Des tendances assez prévisibles qui finissent même par se répéter d’année en année. Bien sûr, ceci n’est pas valable pour toutes les catégories : les tendances sont très irrégulières et difficiles à prévoir, notamment en ce qui concerne des requêtes liées à des évènements, des personnalités ou de l’information.
On comprend vite l’intérêt de pouvoir établir des estimations des tendances de recherches à venir, comme l’a montré le travail d’autres chercheurs de Google sur la grippe aviaire. Quelles sont donc les requêtes qui sont les plus prévisibles ? Quelles sont les thématiques les plus prévisibles et comment se fait la distribution de la prévisibilité entre les différentes catégories ?
A ce jour, le travail des chercheurs (.pdf) montre que :

  • plus de la moitié des requêtes les plus populaires de Google sont prévisibles sur une période de 12 mois, avec un taux d’erreur moyen de 12 % environ. Et à contrario, bien évidemment près de la moitié des requêtes les plus populaires ne sont pas prévisibles.

  • Certaines catégories sont particulièrement prévisibles (la santé, l’alimentation et la boisson, les voyages…), alors que d’autres le sont beaucoup moins (le divertissement, les communautés en ligne…).

  • Les tendances de requêtes agrégées par catégories sont plus prévisibles qu’isolées.

  • Il existe un lien évident entre la prévisibilité et la saisonnalité pour de nombreux types de requêtes.

  • L’intérêt est de montrer à la fois la réalité des requêtes et le niveau de prévision de la méthode utilisée, car tout se joue dans les écarts.


Comme souvent avec Google, le modèle a été jugé suffisamment pertinent pour qu’il soit dès à présent intégré à Google tendance de recherche. Quand vous faites une requête, vous pouvez désormais avoir accès aux prévisions de recherches sur ce terme pour les 12 prochains mois.
La requête ski dans Google trends avec les tendances à venir

Image : La requête ski dans Google Trends avec les tendances de requête à venir sur ce terme.


Comprendre la chaine alimentaire


L’algorithme de Google peut d’ailleurs servir à bien d’autres choses, comme le raconte Wired. Les scientifiques savent depuis longtemps que la chaîne alimentaire et les interactions entre espèces sont des éléments clefs dans la compréhension des facteurs qui président à l’extinction des espèces. D’où l’idée de Stefano Allesina, écologiste à l’université de Californie, et Mercedes Pascual de l’université du Michigan, d’adapter l’algorithme de Google, le célèbre PageRank, à la chaîne alimentaire, comme l’explique leur article publié dans PLoS. L’idée était de répondre à la question : quelle extinction d’espèce, dans un réseau alimentaire, pouvait conduire à la plus grande réaction en chaîne ?
L’algorithme de Google permet de prendre en compte les connexions entre espèces, mais aussi leur importance relative. ‘Ce que nous avons prouvé c’est que l’importance d’une espèce peut être connectée à la quantité de matière qui s’écoule d’eux’, explique Stefano Allesina. ‘Si une espèce mange beaucoup de choses et que beaucoup de choses la mangent, elle tend à être importante.’
La plupart des défenseurs de l’environnement concentrent leur action et leur étude sur une seule espèce. Or il faut tenir compte du fait que les espèces sont interdépendantes et qu’elles sont empêtrées dans un réseau d’interaction multi-espèces. Pour les écosystèmes sur le point de s’effondrer, comme les environnements marins mis en périls par la surpêche, Allesina affirme qu’une approche réseau pourrait faire toute la différence dans les politiques de préservation à mettre en place.

(Via Internet Actu : De la prévisibilité des tendances de recherche.

DIV : Une formation interdisciplinaire à la communication des sciences


Communication et Culture Scientifiques, Cognition, Société
Une formation interdisciplinaire à la communication des sciences

1er cours : mercredi 30 septembre 2009 de 17h à 19h
Salle Paul Lapie - ECOLE NORMALE SUPERIEURE - 29 rue d'Ulm - 1er étage
http://sites.google.com/site/courstraces/
* Peut-on apprendre à "vulgariser" ? Est-il possible de faire comprendre son sujet de thèse à sa grand-mère ?
* Quelles sont les convergences entre médiation scientifique et pratique artistique ? Sous quelles formes ?
* En quoi la communication scientifique bénéficie-t-elle de la compréhension des processus d'apprentissage et des relations Nature-Science-Technologie-Société ?
* Qu'est-ce qu'un clown de science ? Un conte scientifique ? Comment monter une conférence expérimentale ?
La formation C3S2 est organisée sous l'égide du Groupe Traces (Théories et Réflexions sur l'Apprendre, la Communication et l'Education Scientifiques) au sein du Département d'Etudes Cognitives de l'ENS, en partenariat avec Les Atomes Crochus et Paris-Montagne.

Elle est ouverte à tous : pour inscription - étudiants, enseignants, chercheurs, médiateurs et journalistes scientifique, formateurs...

1er volet (1er semestre) : Médiation et Communication Scientifiques - Thématique : La dialectique sciences et arts dans la culture scientifique
2e volet (2e semestre) : Savoirs - Apprentissages - Cognition - Société - Thématique : L'idée de Nature dans l'éducation scientifique
Toutes les dimensions de la communication des sciences et du partage de la culture scientifique y seront abordées : objectifs et outils, obstacles et bonnes pratiques, lieux d'exercice et réseaux d'acteurs, réflexions sur la science et la société... Le tout sous l'éclairage interdisciplinaire de l'épistémologie et de l'histoire des sciences, de la didactique et de la psychologie cognitive, de la sociologie et de la philosophie des sciences.
En savoir plus..


Groupe Traces : www.groupe-traces.fr
Département d'Etudes Cognitives : www.cognition.ens.fr
Les Atomes Crochus : www.atomes-crochus.org
Paris-Montagne : www.paris-montagne.org

BIO : Intelligence et curiosité.

Une étude de l'Université de Toronto et du Samuel Lunenfeld Research Institute du Mount Sinai Hospital a permis de découvrir un lien moléculaire entre l'intelligence et la curiosité. Ce travail met en évidence l'interaction de deux protéines dans le gyrus denté. Il s'agit de l'une des trois parties de l'hippocampe, connu pour jouer un rôle important dans la mémoire et la navigation spatiale.
Le capteur calcique neuronal-1 NCS-1, protéine connue pour affecter la mémoire des lombrics et liée chez les humains aux troubles bipolaires ou la schizophrénie, a été augmenté de 1,5 fois dans le gyrus denté de souris. Cette modeste surdose augmente la capacité des cellules du cerveau à changer leur façon de communiquer entre elles et donne aux souris une capacité de mémoire amplifiée pour des tâches complexes, ainsi qu'un accroissement significatif au comportement exploratoire. Par cette expérience, les chercheurs pensent avoir découvert la région du cerveau générant la curiosité et un modèle pour la façon dont l'activité cérébrale conduit à la curiosité.
Les chercheurs ont également observé que la curiosité et la mémoire spatiale ont été affaiblies lorsqu'un médicament, développé au Mount Sinai Hospital, a été injecté. Ce médicament empêche la protéine de NCS-1 de se connecter aux récepteurs dopaminergiques de type-2 situés dans le gyrus denté.
Ces travaux pourraient aboutir, à moyen terme, à l'élaboration de thérapies cognitives et à la conception de médicaments améliorant la cognition chez l'homme. Toutefois, aucune preuve à ce jour ne permet d'affirmer que favoriser la curiosité devrait favoriser l'intelligence et vice versa.
Cette étude a été publiée dans le journal Neuron le 10 septembre 2009.
Accès au résumé.

25 septembre 2009

IA : Robotique pour jeunes.

Le Conservatoire National des Arts et Métiers organise, le mercredi 7 octobre 2009, de14h30 à 17h, dans le cadre des ATELIERS DU MUSEE, une rencontre sur :
Automates Comment animer un tableau ? En utilisant des engrenages, des poulies... l’enfant manipule ces mécanismes et construit un moulin animé. L’atelier s’achève par la présentation du théâtre des automates.
• Pour les 7-12 ans
• Sur réservation préalable
• Contact : Service réservation, 01 53 01 82 75, musee-resa@cnam.fr
• Lieu : Musée des Arts et Métiers, 60 rue Réaumur, Paris IIIème.

DIV : Rencontres Innovation Compétitivité et Connaissance

La 5ème édition des Rencontres Innovation Compétitivité et Connaissance se tiendra les 7 et 8 octobre 2009, sous le Toit de la Grande Arche de La Défense, sur la thématique "Les nouveaux territoires de l'Information Professionnelle - Innovation, Gestion de crises, International, Prospective, Développement durable..."

Pendant deux jours, un cycle de conférences en accès gratuit permettra d'aborder concrètement la mise en place des projets, de rencontrer des spécialistes confrontés, au jour le jour, à la réalité du terrain de l'innovation, aussi bien sur les aspects organisationnels, culturels que technologiques.
Ces espaces sont conçus pour favoriser les dialogues et permettre d'interagir avec d'autres experts à la recherche de solutions opérationnelles et durables.
Accès au programme.
Pour plus d'infos : contact@icc2009.info

DIV : Evaluation au CNRS

Le rapport du groupe de travail sur la caractérisation des unités de recherche du CNRS est disponible à l'adresse suivante :

http://www.cnrs.fr/comitenational/doc/bilan/caracterisation.pdf

DIV : Web 2.0 et réseaux sociaux : comment protéger sa vie privée ?

Dans le cadre de ses "Rendez vous de l'information numérique", l'INFOthèque du Pôle Universitaire Léonard de Vinci organise une conférence gratuite le jeudi 1er octobre 2009 de 18h à 20h sur le thème : "Web 2.0 et réseaux sociaux : comment protéger sa vie privée ?"
Dans la lignée des blogs comme journal intime, les réseaux sociaux tant personnels que professionnels offrent un moyen privilégié de nouer de nouveaux contacts, de parler de sa vie, de soi, de se dévoiler.
Pourtant l'actualité ne manque pas de cas concrets dans lesquels ces mêmes informations sont utilisées à l'insu de l'internaute.
- Quels sont les véritables enjeux pour les sociétés ?
- Quels sont les risques et les précautions à prendre ?
- Quelles sont les notions juridiques à connaître régissant l'utilisation, la conservation et la transmission de ces mêmes données ?
C'est autant de questions auxquelles nous tâcherons d'apporter des éléments de réponse grâce à l'intervention de Frédéric Martinet, Directeur de la Business Unit Market & Competitive intelligence de SPOTTER et webmaster du site actulligence.
Après l'intervention se déroulera une table-ronde réunissant des professionnels de l'e-reputation et de la veille : Camille Alloing, Gautier Barbe, et Antoine Montoux, consultants et auteurs de blogs sur le sujet.

Cette conférence aura lieu le jeudi 1er octobre 2009 de 18h à 20h au Pôle Universitaire Léonard de Vinci (Paris La Défense).
Le nombre de places étant limité, il convient de s'inscrire au plus vite ! Inscription via Internet sur le site de l'infothèque.

05 septembre 2009

BIO - SHS : Les borderlines incapables de réguler les émotions

Les personnes souffrant d'un trouble de la personnalité limite (TPL), ou trouble borderline, sont physiquement incapables de réguler certaines émotions. C'est ce que montre une étude publiée dans la revue Biological Psychiatry du 15 septembre 2009, par Harold W. Koenigsberg et ses collègues de la Mount Sinai School of Medicine.
L'étude IRM montre que les TPL sont incapables d'activer les circuits neurologiques qui aident à contrôler les émotions.
Lorsque les personnes atteintes dessaient de contrôler et de réduire leurs réactions émotives à des scènes troublantes, le cortex cingulaire antérieur et des zones des sillons intrapariétaux, qui sont actives dans les mêmes conditions chez les personnes normales, sont inactives. Les personnes TPL ne sont pas capables d'utiliser ces régions du cerveau, ce qui peut expliquer pourquoi leurs réactions émotives sont si extrêmes.
Le TPL est souvent associé à d'autres problèmes psychiatriques, particulièrement le trouble bipolaire (psychose maniaco-dépressive), la dépression, les troubles anxieux, l'abus de substance et d'autres troubles de personnalité. Les bases biologiques de la perturbation des systèmes de contrôle émotif sont au coeur de la pathologie borderline, et étudier quelles régions du cerveau fonctionnent différemment chez les personnes atteintes de ce trouble peut conduire au développement de psychothérapies et de médicaments mieux ciblés, commente l'auteur principal.

03 septembre 2009

IA - SHS : Sommes nous multitaches ?

Trois articles de InternetActu :
- S'intéresser à l'attention
- Comment apprendre à maîtriser notre attention ?
- Peut-on mesurer les bénéfices de la distraction ?

DIV : Les TIC multitachent rendent-elles stupide ?

Manier plusieurs canaux d’information en permanence – internet, téléphone, télévision, etc.- n’est pas forcément profitable : surfer sur le web pendant une émission de télé, en répondant au téléphone, en blogant et envoyant des minimessages, en utilisant un jeu vidéo ...
Pour tenter de comprendre comment on peut gérer un flot important d’informations venant de médias différents, c'est-à-dire en multitâches, des chercheurs du CHIMe Lab. de l’Université de Stanford (Californie) ont comparé 262 étudiants dont certains habitués à manier plusieurs supports d’informations différents et d’autres qui le sont moins, lors de tests cognitifs pour vérifier la capacité à passer d’une activité à une autre ou à trier l’information.
Les résultats publiés dans les Proccedings of the National Academy of Sciences publiés cette semaine, par Clifford Nass et ses collègues, montrent que pour des capacités de mémoire ou de travail similaires, les individus les plus multitâches sont ceux qui obtient les moins bons scores aux test. Ils ont ainsi plus de difficultés à filtrer une information sans intérêt, à ignorer quelque chose qui va les distraire ou même à passer d’une activité à une autre. Ils sont moins capables de centrer leur attention et de résister à la distraction. Reste à savoir si ce manque de contrôle résulte de l'usage des médias ou s’il motive les étudiants à ce comportement.
Certaines études suggèrent que nous ne sommes pas naturellement multitâches : cf. téléphone et attention visuelle au volant (Steven Yantis). D’autres montrent que l'on peut s'entrainer à passer plus efficacement d’une activité à une autre : on pourrait donc s’exercer à être ‘multitâche’ même si le cerveau, lui, continue à réaliser une tâche après l’autre (Paul Dux).
Ces études posent le problème des effets délétères des nouvelles technologies sur nos capacités cognitives, comme semble le redouter l’écrivain américain Nicholas Carr (Google nous rend-il stupide ?, The Atlantic, 2008), qui s’inquiète des effets appauvrissant de l’internet sur notre capacité à lire et à penser en profondeur.

19 août 2009

BIO - SHS : Une piste biologique pour la schizophrénie.


Environ 70% des personnes atteintes de schizophrénie entendent des voix qui sont perçues comme provenant de l'intérieur même de la tête ou de l'extérieur. Dans 20 % des cas, ces hallucinations auditives sont résistantes au traitement par médicaments.
Des chercheurs du CEA-Inserm ont exploré les mécanismes cérébraux impliqués dans la localisation spatiale (intérieur ou extérieur) de ces hallucinations résistantes aux traitements. Leurs travaux sont publiés dans le Schizophrenia Bulletin.
Ils ont comparé des images de l'activité cérébrale chez 12 personnes souffrant d'hallucinations auditives d'origine extérieure, 15 personnes entendant les voix de l'intérieur et 20 personnes sans schizophrénie.
Cela a permis d'identifier une différence dans la région impliquée dans la localisation spatiale du son (cortex temporo-pariétal de l'hémisphère droit). Des méthodes d'analyse d'images 3D a ensuite permis de mettre en évidence une anomalie de la jonction entre deux sillons du cortex cérébral. Comparativement au groupe n'étant pas atteint de schizophrénie, chez le groupe qui entend des voix à l'extérieur de la tête la jonction est déplacée vers l'avant du cerveau alors que chez le groupe percevant les voix à l'intérieur, elle est déplacée vers l'arrière du cerveau.
Cette différence anatomique pourrait indiquer l'existence de déviations lors de la maturation du cerveau, durant le troisième trimestre de la grossesse.

16 août 2009

BIO : Sons et images partagent un code neural similaire.

Des chercheurs de l'Institut neurologique de Montréal et du BRAMS, sous la direction de Marc Schönwiesner, professeur de psychologie à l'Université de Montréal, expliquent dans l'édition en ligne de Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), comment le même code neural, dans le cerveau, permet de distinguer différents types de sons, comme la parole et la musique, et différentes images.
L'étude en imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF) a eu pour but de cartographier la façon dont le cerveau réagit à différents sons, et montre que le cerveau utilise la même stratégie pour coder les sons et les différentes images.

03 août 2009

IA : Technologie - vers de nouvelles mémoires

L'information pervasive dont dépend de plus en plus notre quotidien dépend de la conservation des données sur des supports de plus en plus nombreux et dispersés. Il existe 3 type de mémoires dites "non volatiles" : les mémoires magnétiques, consommatrices d'énergie, les mémoires flash, pour lesquelles les temps d'accès sont plus longs, les mémoires ferroélectriques, les plus rapides, mais avec lesquelles les informations stockées sont détruites lors de la lecture.
En collaboration avec des chercheurs de l'Université de Cambridge et du groupe Thales, une équipe de l'UMR 137 CNRS/Thales/Paris-Sud 11 est parvenue à marier la ferroélectricité et l'effet tunnel, montrant ainsi la faisabilité d'un nouveau type de mémoire ferroélectrique dont la lecture ne détruirait pas le contenu. Combinant ces deux phénomènes en utilisant comme isolant un matériau ferroélectrique, ces chercheurs ont réussi à y préserver la stabilité de l'information. Ceci permet d'envisager la simplification de l'architecture des mémoires ferroélectriques actuelles, avec pour perspectives une diminution des coûts, une augmentation de la densité de stockage ainsi que de la rapidité et une moindre consommation électrique.
A suivre.
Via MAEE.

02 août 2009

BIO - SHS : Perception du temps et hyperactivité adaptative.

Le temps paraît plus long pour les enfants ayant le trouble "déficit d'attention et hyperactivité" (TDAH), selon Katya Rubia et ses collègues du King's College de Londres.
Le TDAH est caractérisé par un manque de dopamine, dont le déficit est connu pour affecter la perception du temps.
Afin de savoir si cette perception erronée pouvait être une source des symptômes du TDAH, l'équipe a étudié les images de l'activité cérébrale (MRI) chez 12 garçons hyperactifs. Les auteurs ont constaté une moins grande activité dans le lobe frontal, les ganglions de la base et le cervelet, des régions du cerveau connues pour être cruciales dans la perception du temps.
Les sujets étudiés réussissaient par ailleurs moins bien à estimer le temps d'apparition d'objets sur un écran d'ordinateur, l'estimant plus long.
Sous traitement de Ritalin (ou Ritaline, méthylphenidate), qui augmente les niveaux de dopamine, l'activité cérébrale des enfants hyperactifs dans ces régions devenait identique à celle des enfants n'ayant pas le trouble. Le Ritalin améliore le fonctionnement de régions cérébrales qui sont importantes pour la perception du temps, conclut l' article publié dans un numéro spécial de la revue Philosophical Transactions of the Royal Society, qui est consacré à la perception du temps.
Une perception du temps, selon laquelle même de courtes périodes d'inactivité peut sembler longue et ennuyante pourrait causer les symptômes importants du TDAH. Parce que la recherche de nouveauté et les comportements risqués augmentent les niveaux de dopamine, les enfants ayant le TDAH pourraient alors devenir hyperactifs comme moyen d'adaptation, en s'auto-médicamentant en dopamine

BIO : Bonnes nouvelles pour l'été..


Le manque de lumière du soleil entraînerait une diminution de la performance mentale chez les personnes atteintes de dépression, selon une récente recherche publiée dans la revue Environmental Health (Santé environnementale).
Une équipe de l'Université d'Alabama à Birmingham a utilisé les données de météo de satellites de la NASA pour mesurer l'exposition à la lumière du soleil dans différentes régions des États-Unis. Ils ont étudié la prévalence de troubles cognitifs en utilisant des données concernant plus de 14000 personnes.
Les auteurs montrent, à partir de tests de mémoire à court terme et d'orientation temporelle, que chez les participants atteints de dépression, le temps nuageux est associé à une plus grande probabilité de troubles cognitifs.
Les auteurs font l'hypothèse que les mécanismes physiologiques qui sont à l'origine de la dépression saisonnière pourraient aussi être impliqués dans les effets de l'ensoleillement sur la fonction cognitive dans le contexte de symptômes de dépression. La luminothérapie, qui présente une efficacité pour la dépression saisonnière, pourrait aussi possiblement améliorer les fonctions cognitives. Ils rappellent que, en plus de réguler la sérotonine et mélatonine, la lumière affecte le débit sanguin du cerveau selon des recherches précédente.

24 juillet 2009

DIV : Assises du numériques 2009.


Les Assises du numérique 2009 se tiendront le 1er octobre 2009 à l'Université Paris-Dauphine.
Ces assises permettront de prendre de nouvelles initiatives de soutien à la croissance et à l’emploi fondées sur l’investissement et les usages numériques dans une vision délibérément stratégique de l’avenir de l’Internet et des opportunités que ses potentialités présentent pour la France.

Le Numérique pour la Relance Économique (08:50 - 10:00)
Le Très Haut Débit (THD) pour tous : A quelle échéance ? (10:05 - 11:15)
Internet et Aménagement Numérique du Territoire :
Quelles Impulsions Publiques pour les réseaux du futur ? (11:30 - 00:40)
La Green Technologie (13:50 - 15:00)
Les Grands Chantiers Internet Sociétaux (15:05 - 16:45)
Internet et Logiciels pour quels Nouveaux Usages ? (16:55 - 17:35)
La Culture Numérique peut-elle être Gratuite ? (17:35 - 18:40)

informations : http://assisesdunumerique.fr

16 juillet 2009

DIV : Création de l'Ecole Nationale Supérieure de Cognitique

L'Ecole Nationale Supérieure de Cognitique a été créée par arrêté du 23 juin 2009 du Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, publié au Bulletin Officiel ES&R du 16 juillet 2009.

L'Ecole devient l'une des 4 écoles internes de l'Institut Polytechnique de Bordeaux, grand établissement d'enseignement supérieur et de recherche de formation d'ingénieurs.
Les 4 écoles sont (ordre alpha) :
E.N.S.C. sur le site de Bordeaux-Carreire nord en mutation vers le site de Talence-Béthanie;
E.N.S.C.B.P. sur le site de Pessac-Campus;
E.N.S.E.I.R.B.-MATMECA sur le site de Talence-Campus;
E.N.S.T.B.B. sur le site de Bordeaux-Carreire sud.

L'E.N.S.C. succède de fait à l'Institut de Cognitique (IdC) et son directeur est nommé administrateur provisoire de la nouvelle entité.
Les instances de l'ENSC, Conseil d'Ecole, Président, VP, Directeur, directeurs adjoints, feront l'objet d'élections dont les dates seront précisées par l'Institut Polytechnique de Bordeaux.

L'E.N.S.C. participe au pôle d'excellence des technologies de l'information de Bordeaux avec l'IMS, le LaBRI et l'IMB, pour y représenter la dimension des usages des technologies, des interfaces et de la conception centrée sur l'Homme. Elle représente le pôle bordelais du projet de création de l'Unité CNRS "USR Ingénierie de la connaissance", labellisé par l'ISCC et l'INIST dans le cadre du projet de création de la Maison des Sciences de la Communication. Elle participe au GIS "Laboratoire commun" Thales-Université Bordeaux 1-IPB-CNRS-INRIA-ADERA, où elle représente le volet "facteur humain".
L'E.N.S.C. dispose de deux départements, un département "Cognitique et Ingénierie Humaine" (C.I.H.) et un département "Ergonomie des Systèmes Complexes" (E.S.C.). Les équipes d'enseignants-chercheurs, enseignants et doctorants de ces départements (CIH labellisée par l'ISCC dans le cadre du projet USR-IC, et ESC) sont accueillies par l'UMR 5218 IMS (en cours d'intégration ou d'accueil).

28 juin 2009

DIV : Un professeur d'ergonomie distingué.

L'Association Internationale d'Ergonomie vient de décerner l'Oustanding Educator Award à François Daniellou.
François Daniellou est professeur d'ergonomie à l'Ecole nationale Supérieure de Cognitique de l'Institut Polytechnique de Bordeaux, où il dirige le département d'ergonomie des systèmes complexes.
Cet award est une distinction internationale délivrée une fois tous les trois ans, "in recognition of outstanding contributions in the area of ergonomics education for having developed ergonomics education programs".
C'est la première fois que cet award revient à un francophone.

24 juin 2009

BIO : L'Homme et l'Outil.


L’homme fait corps avec l’outil, et son utilisation modifie la représentation du corps.
Inclure un objet dans sa perception spatiale permet à chacun de se brosser les dents sans miroir et sans pour autant se blesser le palais ou les dents.
Pour autant, les changements véritablement induits par l’utilisation d’un outil dans notre représentation corporelle – celle qui nous permet de savoir où est notre main sans avoir besoin de la regarder- ne sont pas précisément connus.
Une équipe dirigée parAlessandro Farnè (Inserm, Hospices civils de Lyon) a publié une étude comparant les mouvements effectués avec ou sans outil, grâce à des diodes éposées sur le bras et la main des volontaires pour mesurer précisément la vitesse et la course de leurs membres prenant un objet ou le pointant du doigt.
Après avoir utilisé une pince articulée pour prendre l’objet, les personnes ne font plus exactement le même geste avec leur bras, comme si leur bras était plus long, et sont un peu plus lents. Au repos, les chercheurs ont bandé leurs yeux et touché trois points sur le coude, le poignet et le bout du doigt. Le décalage entre cible avec et sans outil est très faible et passe inaperçu au quotidien. Les chercheurs en déduisent que la représentation du corps est modifiée, très rapidement, par l’usage de l’outil.
Via Psy-en-mouvement.

14 juin 2009

BIO - SHS : Les déboires de l'attention au siècle des TIC.

Sommes-nous multitâches ? (1/2) : Comment apprendre à maîtriser notre attention ?.
“Je veux que mes étudiants apprennent que l’attention est une compétence qui doit être apprise, pratiquée, et mise en forme : cette compétence doit évoluer si l’on évolue.
L’extension technologique de notre esprit et de notre cerveau par les puces et le net a apporté une réelle puissance à des milliards de personnes, mais même dans les premières années de cette connexion permanente, il est clair que même pour les technologues enthousiastes de mon acabit, cette puissance peut induire en erreur, fasciner et détourner ceux qui n’ont pas appris - à qui l’on n’a jamais enseigné - comment exercer un contrôle mental sur les outils qu’on utilise.” déclare Howard Rheingold, auteur des Foules intelligentes.

Sommes-nous multitâches ? (2/2) : Peut-on mesurer les bénéfices de la distraction ?.
Comment réinscrire les moments d’inattention dans un processus d’attention ? Toutes les expériences multitâches ne sont pas désastreuses explique le psychanalyste Yann Leroux. Le problème, explique le psychiatre Edward Hallowell, "c’est ce que que vous faites et ne faites pas si ces moments électroniques deviennent trop importants. Ce n’est pas que le jeu vidéo pourrit nos cerveaux, c’est ce que vous ne faites pas qui pourrit votre vie".

Via InternetActu.

13 juin 2009

DIV : La 3D sans lunettes.

Une nouvelle technologie permet de bénéficier de la 3D vidéo sans s'équiper de lunettes spécifiques.
Alors que les projections 3D nécessitent aujourd'hui des dispositifs constiuté de verres polarisés ou colorés en fonction du mode de projection, une nouvelle technique permet de regarder la télévision en 3D sans porter de lunettes. Issue de 2 projets financés par l'union européenne : HOLOVISION et OSIRIS.
Les systèmes prototypes permettent une résolution 10 fois supérieure à celle de la TVHD (100 Mpixel), pour un rendu de 25 images/secondes en 6 couleurs.
, et a été présenté à l'exposition des TIC 2008 à Lyon.

(Voir la vidéo lien.)