Le propre de l'analogie est de reconnaître les relations entre les relations. Cette aptitude cognitive était jusqu'ici réputée humaine, puisque les chercheurs la considéraient impossible sans langage.
Deux psychologues du Laboratoire de psychologie cognitive de l'Université de Provence (lien) et du Franklin & Marshall College De Lancaster (lien) aux États-Unis viennent pourtant de démontrer que les singes pouvaient produire des analogies, sans le langage. Leur expérience menée sur 29 babouins (Papio papio) repose sur l'observation de formes géométriques et le choix ultérieur sur un écran tactile de deux autres formes représentant la même relation (d'identité ou de différence) que la paire initiale. Les singes devaient donc détecter des relations entre relations. La réussite à l'exercice par 6 singes a été observée après l'acquisition, mais semble stabilisée avec un respire tissage facilité après un an.
Ces travaux prouvent donc que l'analogie est possible sans langage, ou bien que les singes disposent d'un protolangage sur lequel s'étaye cette capacité utile au transfert de connaissances d'un domaine à l'autre. Ils montrent comment une pensée peut également exister sans langage.
Accès au résumé (lien).
Generalized Relational Matching by Guinea Baboons (Papio papio) in two by two-item analogy problems – Roger K. R. Thompson et Joël Fagot, Psychological Science, 20 septembre 2011,
Cognitique / Cognitics - Ce site est destiné aux élèves ingénieurs et aux doctorants de l'École Nationale Supérieure de Cognitique (ENSC Bordeaux-INP). Il donne en complément des enseignements des pistes de documentation et de débat selon les thèmes SHS, IA, BIO, TECH, culture, infos générales et vie de l'ENSC. Il prépare notamment aux épreuves de grand oral de fin d’études.
24 septembre 2011
BIO - SHS : Le raisonnement analogique des singes.
Libellés :
comportement,
publication,
Sciences cognitives
SHS : Ouverture du site Internet de Philosophia Scientiæ
Philosophia Scientiæ est une revue scientifique publiée semestriellement par les Archives Henri Poincaré de Bancy (UMR 7117). Elle propose des travaux en épistémologie, en histoire et en philosophie des sciences. Elle accueille principalement des études traitant des mathématiques, de la physique et de la logique, mais également des recherches portant sur les autres disciplines scientifiques : physique, biologie, sciences humaines, sciences cognitives ... Les articles sont en français ou en anglais.
La mise en ligne de quinze numéros vient d'être réalisé, dont neuf en accès libre. Le site proposera l'ensemble des numéro ainsi que les cahiers spéciaux disponibles en texte intégral. Accès au site (lien).
La mise en ligne de quinze numéros vient d'être réalisé, dont neuf en accès libre. Le site proposera l'ensemble des numéro ainsi que les cahiers spéciaux disponibles en texte intégral. Accès au site (lien).
Libellés :
culture,
épistémologie,
publication,
shs
23 septembre 2011
DIV : Trop vite pour la théorie - chercher l'erreur.
Publiée hier sur le serveur public arXiv, des résultats de six mois d'expériences inquiètent bien les chercheurs du CNRS qui les ont produits.
En mesurant avec une précision de l'ordre de la dizaine de nanosecondes (milliardièmes de seconde) le trajet d'un faisceau de neutrinos entre l'accélérateur du Cern, près de Genève, et le détecteur Opera du laboratoire du Gran Sasso, sous les Apennins au centre de l'Italie, l'equipe menee par Dario Autiero de l'Institut de physique nucléaire de Lyon tombe sur un os !
Les particules semblent traverser les 731 kilomètres de croûte terrestre qui séparent les deux sites en quelques 2,5 millièmes de seconde. Or c'est en moyenne 60 nanosecondes d'avance par rapport à la vitesse calculée qu'aurait mis la lumière. Un tel décalage, qui paraît certes infime, est en contradiction avec la théorie actuelle.
Cette experience de violation est à prendre avec d'extrêmes précautions. Au-delà de la portée potentielle de ses résultats sur la théorie de la relativité, ils interrogent la communauté scientifique et ouvrent des pistes d'hypothèses jusqu'ici farfelues. Les particules ont-elles trouvé un raccourci dans une autre dimension que les 4 de la théorie (3 dans l'espace auxquelles s'ajoute celle du temps) ? La vitesse de la lumière ne serait-elle pas une vitesse limite ? La théorie actuelle peut-elle évoluer comme celle de Newton l'avait fait grâce à Einstein qui a proposé une théorie plus générale ? Et existe-t-il donc une théorie encore plus globale ?
L'immense avantage de cette expérience est celui de confirmer la réfutabilité poppérienne de la relativité restreinte et l'ingéniosité des scientifiques dans la recherche d'expériences cruciales pour toujours plus de validité de leurs théories.
Lien vers l'article dans arXiv.
Séminaire cet après-midi à 16 heure depuis le CERN à Genève par Dario Autiero (lien en direct).
Voir le communiqué du CNRS sur Opera (lien).
Article de Enviscope (lien).
Photos disponibles (lien - fichier .zip)
Reportage « Plus vite que la lumière ? » (lien - mp4).
Vidéo (lien - conducteur bilingue).
En mesurant avec une précision de l'ordre de la dizaine de nanosecondes (milliardièmes de seconde) le trajet d'un faisceau de neutrinos entre l'accélérateur du Cern, près de Genève, et le détecteur Opera du laboratoire du Gran Sasso, sous les Apennins au centre de l'Italie, l'equipe menee par Dario Autiero de l'Institut de physique nucléaire de Lyon tombe sur un os !
Les particules semblent traverser les 731 kilomètres de croûte terrestre qui séparent les deux sites en quelques 2,5 millièmes de seconde. Or c'est en moyenne 60 nanosecondes d'avance par rapport à la vitesse calculée qu'aurait mis la lumière. Un tel décalage, qui paraît certes infime, est en contradiction avec la théorie actuelle.
Cette experience de violation est à prendre avec d'extrêmes précautions. Au-delà de la portée potentielle de ses résultats sur la théorie de la relativité, ils interrogent la communauté scientifique et ouvrent des pistes d'hypothèses jusqu'ici farfelues. Les particules ont-elles trouvé un raccourci dans une autre dimension que les 4 de la théorie (3 dans l'espace auxquelles s'ajoute celle du temps) ? La vitesse de la lumière ne serait-elle pas une vitesse limite ? La théorie actuelle peut-elle évoluer comme celle de Newton l'avait fait grâce à Einstein qui a proposé une théorie plus générale ? Et existe-t-il donc une théorie encore plus globale ?
L'immense avantage de cette expérience est celui de confirmer la réfutabilité poppérienne de la relativité restreinte et l'ingéniosité des scientifiques dans la recherche d'expériences cruciales pour toujours plus de validité de leurs théories.
Lien vers l'article dans arXiv.
Séminaire cet après-midi à 16 heure depuis le CERN à Genève par Dario Autiero (lien en direct).
Voir le communiqué du CNRS sur Opera (lien).
Article de Enviscope (lien).
Photos disponibles (lien - fichier .zip)
Reportage « Plus vite que la lumière ? » (lien - mp4).
Vidéo (lien - conducteur bilingue).
Libellés :
épistémologie,
info générale
20 septembre 2011
IA : L'éclairage pour transmettre les données.
Accéder aux données d’un réseau sans fil (WLAN) peut se faire en utilisant un simple signal lumineux d'ambiance. Des chercheurs du Fraunhofer Institute for Telecommunications, Heinrich Hertz Institute (HHI) de Berlin (Allemagne) en partenariat avec Siemens et France Telecom Orange Labs sont parvenus à créer un réseau à haut débit en modifiant un éclairage basé sur la technologie LED, avec un débit de 100 Mbit/s.
La technologie de communication par lumière visible (VLC) est basée sur de simples diodes électroluminescentes en lumière blanche (LED). Elle permet de coder des informations en langage binaire par l’ajout d’un composant spécifique, un modulateur, tout en garantissant un éclairage perçu comme normal et stable. Ce modulateur allume et éteint successivement les LED à très haute fréquence (VHF), sans que l’œil humain ne puisse percevoir les variations de luminosité. Le signal lumineux modulé est alors capté par une photodiode fixée sur le terminal informatique.
Les limitations actuelles (fonctionnement uniquement direct en ligne droite et débit) seront probablement levées par des stratégies d'éclairage d'ambiance (multipoints) et de couleur (800 Mbit/s prevus en combinant des diodes rouges, bleues, vertes et blanches).
Bien en deçà des performances du WLAN électromagnétique, le WLAN optique trouve son application dans les hôpitaux, les avions, les environnements critiques industriels, voire les habitations, dans lesquels les ondes électromagnétiques sont nuisibles.
La technologie de communication par lumière visible (VLC) est basée sur de simples diodes électroluminescentes en lumière blanche (LED). Elle permet de coder des informations en langage binaire par l’ajout d’un composant spécifique, un modulateur, tout en garantissant un éclairage perçu comme normal et stable. Ce modulateur allume et éteint successivement les LED à très haute fréquence (VHF), sans que l’œil humain ne puisse percevoir les variations de luminosité. Le signal lumineux modulé est alors capté par une photodiode fixée sur le terminal informatique.
Les limitations actuelles (fonctionnement uniquement direct en ligne droite et débit) seront probablement levées par des stratégies d'éclairage d'ambiance (multipoints) et de couleur (800 Mbit/s prevus en combinant des diodes rouges, bleues, vertes et blanches).
Bien en deçà des performances du WLAN électromagnétique, le WLAN optique trouve son application dans les hôpitaux, les avions, les environnements critiques industriels, voire les habitations, dans lesquels les ondes électromagnétiques sont nuisibles.
Libellés :
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technologie
BIO : 8,7 millions d’espèces eucaryotes.
La question du nombre d’espèces présentes sur Terre n'a jusqu'ici pas de réponse puisque nous n’en connaissons aujourd’hui qu’1,2 million et savons que ce chiffre est sans commune mesure avec la réalité. Des estimations sur leur nombre total varient d'ailleurs entre 3 et 100 millions.
Grâce à une nouvelle approche, une équipe de chercheurs canadiens, américains et anglais (lien) vient d’émettre une nouvelle estimation : il existerait 8,7 millions d’espèces eucaryotes (c’est-à-dire si l'on compte pas les bactéries).
Cette équipe a mis au point un nouveau modèle à partir de la classification des êtres vivants. Son application a des parties bien connues de la classification permet son extrapolation à l’ensemble de l’arbre du vivant. Il existerait ainsi 2,2 millions d’espèces marines et 6,5 millions d’espèces terrestres. Il y aurait 7,77 millions d’espèces d’animaux, 298 000 espèces de végétaux et 611 000 espèces de champignons.
Rapporté au nombre d’espèces déjà connu, cela signifie qu’il reste à découvrir (hors bactéries) 86 % des êtres vivants terrestres, et 91 % des marins. D’après les scientifiques, les spécimens inconnus ne vivraient que dans des zones géographiques très restreintes ou peu accessibles, comme les fonds marins, les forêts équatoriales ...
Une estimation facile montre qu’il faudrait 1 200 ans et plus de 300 000 taxonomistes pour répertorier l’ensemble de cette biodiversité. Le problème est qu'on ignore tout de son évolution réelle, et que selon le rythme des extinctions, beaucoup auront disparu avant même d'avoir pu être découvertes.
article dans Plos Biology de aout 2011.
Grâce à une nouvelle approche, une équipe de chercheurs canadiens, américains et anglais (lien) vient d’émettre une nouvelle estimation : il existerait 8,7 millions d’espèces eucaryotes (c’est-à-dire si l'on compte pas les bactéries).
Cette équipe a mis au point un nouveau modèle à partir de la classification des êtres vivants. Son application a des parties bien connues de la classification permet son extrapolation à l’ensemble de l’arbre du vivant. Il existerait ainsi 2,2 millions d’espèces marines et 6,5 millions d’espèces terrestres. Il y aurait 7,77 millions d’espèces d’animaux, 298 000 espèces de végétaux et 611 000 espèces de champignons.
Rapporté au nombre d’espèces déjà connu, cela signifie qu’il reste à découvrir (hors bactéries) 86 % des êtres vivants terrestres, et 91 % des marins. D’après les scientifiques, les spécimens inconnus ne vivraient que dans des zones géographiques très restreintes ou peu accessibles, comme les fonds marins, les forêts équatoriales ...
Une estimation facile montre qu’il faudrait 1 200 ans et plus de 300 000 taxonomistes pour répertorier l’ensemble de cette biodiversité. Le problème est qu'on ignore tout de son évolution réelle, et que selon le rythme des extinctions, beaucoup auront disparu avant même d'avoir pu être découvertes.
article dans Plos Biology de aout 2011.
SHS : Modéliser les flux et habitudes pour l'urbanisme.
L'analyse des mouvements humains facilite les politiques d'urbanisme. C'est l'hypothèse de UNA (MIT) qui combine géospatialisation et d'analyse des flux pour modéliser les habitudes des habitants d'une ville. Le but : faciliter le lancement de programmes d'urbanisme.
Etablir les meilleurs endroits pour construire des résidences, installer des bureaux, ou faciliter le développement de commerces dans un espace urbain doit se faire sur des données objectives. C'est dans ce but que la UNA Toolbox, un programme d'analyse des réseaux urbains, a été mise au point. Elle permet de modéliser les mouvements spatiaux et leurs évolutions.
Selon Andres Sevtsuk, le principal investigateur du projet, on pourra ainsi expliquer plus simplement : "sur quelle rue ou dans quel bâtiment on a le plus de chances de trouver un commerce de proximité, dans quelle zone se trouve le trafic à pieds ou en voiture le plus important et pourquoi la valeur du terrain varie d'un emplacement à un autre". La Toolbox prend en compte la géométrie globale des zones urbaines et des axes de transport, les distances mais également les immeubles dont on peut pondérer l'importance suivant différents critères : volume, population, influence sur les bâtiments environnants. Elle combine des programmes de géospatialisation et d'analyse de l'environnement urbain. L'un d'eux, par exemple, mesure combien de bâtiments peuvent être atteints dans un rayon donné à partir d'un immeuble de départ. Un autre calcule l'accessibilité d'un immeuble suivant l'attractivité et la distance des constructions proches. Un autre établit le nombre de passants dans une zone, quand un autre s'intéresse à l'écart métrique entre chaque bâtiment. Et enfin, un dernier établit le chemin le plus court entre deux points suivant le tracé des rues et des routes, puis compare cette donnée avec le temps qu'il faudrait pour parcourir la même distance à vol d'oiseau.
Ces éléments devraient permettre, par exemple, de quantifier efficacement si un immeuble occupe une position centrale et la facilité avec laquelle un habitant peut accéder à plusieurs endroits à partir d'un point de départ donné.
Etablir les meilleurs endroits pour construire des résidences, installer des bureaux, ou faciliter le développement de commerces dans un espace urbain doit se faire sur des données objectives. C'est dans ce but que la UNA Toolbox, un programme d'analyse des réseaux urbains, a été mise au point. Elle permet de modéliser les mouvements spatiaux et leurs évolutions.
Selon Andres Sevtsuk, le principal investigateur du projet, on pourra ainsi expliquer plus simplement : "sur quelle rue ou dans quel bâtiment on a le plus de chances de trouver un commerce de proximité, dans quelle zone se trouve le trafic à pieds ou en voiture le plus important et pourquoi la valeur du terrain varie d'un emplacement à un autre". La Toolbox prend en compte la géométrie globale des zones urbaines et des axes de transport, les distances mais également les immeubles dont on peut pondérer l'importance suivant différents critères : volume, population, influence sur les bâtiments environnants. Elle combine des programmes de géospatialisation et d'analyse de l'environnement urbain. L'un d'eux, par exemple, mesure combien de bâtiments peuvent être atteints dans un rayon donné à partir d'un immeuble de départ. Un autre calcule l'accessibilité d'un immeuble suivant l'attractivité et la distance des constructions proches. Un autre établit le nombre de passants dans une zone, quand un autre s'intéresse à l'écart métrique entre chaque bâtiment. Et enfin, un dernier établit le chemin le plus court entre deux points suivant le tracé des rues et des routes, puis compare cette donnée avec le temps qu'il faudrait pour parcourir la même distance à vol d'oiseau.
Ces éléments devraient permettre, par exemple, de quantifier efficacement si un immeuble occupe une position centrale et la facilité avec laquelle un habitant peut accéder à plusieurs endroits à partir d'un point de départ donné.
IA : Une mémoire associative sans électricité
Une équipe de l'Université du Tohoku, dirigée par le Professeur Ohno, en partenariat avec DEC, a annoncé avoir développé la première mémoire adressable par contenu (CAM) ne nécessitant pas d'électricité pour enregistrer des données.
Pour conserver des données ou des paramétrages, les appareils actuels reçoivent, en étant simplement branchés au circuit électrique, un flux constant d'électricité. L'électricité utilisée par cette activité "passive" est estimée à environ 6 % de l'électricité totale consommée dans les foyers.
La mémoire adressable par contenu (CAM) qui, contrairement aux mémoires de types RAM, a un contenu non plus accessible par une adresse mais par une donnée, est une mémoire extrêmement rapide.
Sa non-volatilité (cad sa capacité à ne pas perdre d'information sans apport d'électricité) est directement due au système physique d'enregistrement des informations. La mémoire utilise ce qu'on appelle la spintronique : les spins des électrons sont capables de se comporter comme des petits aimants et, selon leur orientation, de "stocker" des données. Ce type de mémoire pourrait être utilisé dans de nombreux appareils électroniques, notamment pour développer des appareils démarrant instantanément et ne consommant aucune électricité en veille.
Pour conserver des données ou des paramétrages, les appareils actuels reçoivent, en étant simplement branchés au circuit électrique, un flux constant d'électricité. L'électricité utilisée par cette activité "passive" est estimée à environ 6 % de l'électricité totale consommée dans les foyers.
La mémoire adressable par contenu (CAM) qui, contrairement aux mémoires de types RAM, a un contenu non plus accessible par une adresse mais par une donnée, est une mémoire extrêmement rapide.
Sa non-volatilité (cad sa capacité à ne pas perdre d'information sans apport d'électricité) est directement due au système physique d'enregistrement des informations. La mémoire utilise ce qu'on appelle la spintronique : les spins des électrons sont capables de se comporter comme des petits aimants et, selon leur orientation, de "stocker" des données. Ce type de mémoire pourrait être utilisé dans de nombreux appareils électroniques, notamment pour développer des appareils démarrant instantanément et ne consommant aucune électricité en veille.
09 septembre 2011
IA : un humanoïde dans l'espace.
Selon BBC news, un robot-astronaute humanoïde a été mis en oeuvre dans la station spatiale internationale. Le robot R2 (pour Robonaut v2) ressemble à un astronaute dépourvu de jambe (un torse, deux bras et deux mains à forme humaine, ainsi que d’un casque doré avec visière pour la tête). Le poids de cet « homme de fer » est de 136kg. Une version ultérieure lui permettra de recevoir des jambes et des pieds afin qu'il puisse se déplacer dans l’ISS dont les coursives sont prévues pour les hommes. Il pourra également être fixé sur un module d’exploration Centaur 2 afin de parcourir la surface de la Lune ou de Mars.
Fruit de 15 ans de travaux de la Nasa et de General Motors, c'est le premier humanoïde spatial développé pour travailler et aider les humains à l’intérieur comme à l’extérieur de la station.
Selon la Nasa, le robot est capable d’effectuer des mouvements quatre fois plus rapide que les premières versions terrestres R1. Il a plus de dextérité et dispose de meilleurs capteurs R2 effecteurs.
F1 dispose d'un compte Twitter (@astrorobonaut) déjà suivi par plus de 45.000 followers. Il répond ainsi aux questions des internautes comme le ferait un astronaute humain, tout en étant capable de réaliser d'autres tâches techniques ou de communication avec les autres membres de l'équipage et les contrôleurs sur terre.
De tels robots tel que celui testé sur l'ISS seront chargés d’effectuer des tâches de maintenance et de ménage, d’aider les astronautes durant leurs sorties, de les remplacer dans des conditions critiques ou trop dangereuses, mais également de leur tenir compagnie.
On envisage également de recourir à eux de manière autonome pour effectuer de la maintenance sur les satellites et pour préparer l’arrivée des humains sur Mars, et cela sans se préoccuper de leur survie ou de leur retour.
Accès au site de R2 (lien)
Fruit de 15 ans de travaux de la Nasa et de General Motors, c'est le premier humanoïde spatial développé pour travailler et aider les humains à l’intérieur comme à l’extérieur de la station.
Selon la Nasa, le robot est capable d’effectuer des mouvements quatre fois plus rapide que les premières versions terrestres R1. Il a plus de dextérité et dispose de meilleurs capteurs R2 effecteurs.
F1 dispose d'un compte Twitter (@astrorobonaut) déjà suivi par plus de 45.000 followers. Il répond ainsi aux questions des internautes comme le ferait un astronaute humain, tout en étant capable de réaliser d'autres tâches techniques ou de communication avec les autres membres de l'équipage et les contrôleurs sur terre.
De tels robots tel que celui testé sur l'ISS seront chargés d’effectuer des tâches de maintenance et de ménage, d’aider les astronautes durant leurs sorties, de les remplacer dans des conditions critiques ou trop dangereuses, mais également de leur tenir compagnie.
On envisage également de recourir à eux de manière autonome pour effectuer de la maintenance sur les satellites et pour préparer l’arrivée des humains sur Mars, et cela sans se préoccuper de leur survie ou de leur retour.
Accès au site de R2 (lien)
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03 septembre 2011
IA : robotique anthropomorphique.
Insérer des robots dans le monde physique conçu pour les humains peut se faire de deux manières. La première consiste à recourir à des robots dont la mobilité s'affranchit totalement des contraintes de la motricité humaine (roues, chenilles, survol, coussin d'air, etc.), la seconde réside dans l'imitation biomécanique des capacités humaines et de ses caractéristiques morphodynamiques. C'est la voie qu'à choisi de suivre l'équipe robotique du Department of Electrical Engineering and Computer Science (EECS) de l'Université du Michigan à Ann Arbor (USA).
Subventionné par la National Science Fundation et la DARPA, le programme MABEL consiste en la réalisation d'un robot bipède, ayant des jambes et genoux. Ce robot n'est pas un humanoïde, mais est capable de se mouvoir et courir à plus de 10 km/h sur ses deux pieds. Voir le film sur YouTube.
Les perspectives de développement sont envisagées pour l'aide au handicap dans la constitution d'exosquelettes autonomes ou pour l'aide robotique à distance dans des situations de secours aux personnes ou d'intervention dans des zones dangereuses, toxiques ou radioactives.
Voir le site de MABEL.
Subventionné par la National Science Fundation et la DARPA, le programme MABEL consiste en la réalisation d'un robot bipède, ayant des jambes et genoux. Ce robot n'est pas un humanoïde, mais est capable de se mouvoir et courir à plus de 10 km/h sur ses deux pieds. Voir le film sur YouTube.
Les perspectives de développement sont envisagées pour l'aide au handicap dans la constitution d'exosquelettes autonomes ou pour l'aide robotique à distance dans des situations de secours aux personnes ou d'intervention dans des zones dangereuses, toxiques ou radioactives.
Voir le site de MABEL.
02 septembre 2011
SHS - IA : sur le Web en 60 secondes.
Une équipe de Web designers de Shanghai (Go-Gulf.com) vient de publier en ligne une étude qui estime ce qui se passe chaque minute sur le réseau mondial de communication électronique.
En 60 secondes :
Google : près de 700 000 requêtes ;
Flickr : plus de 6 600 images mises en ligne ;
YouTube : plus de 25 heures de vidéos mises en ligne ;
Pandore : plus de 13,000 heures de musique en streaming ;
Skype : plus de 370 000 minutes d'échanges vocaux ;
FaceBook : près de 700 000 mises à jour de statuts, plus de 500 000 nouveaux commentaires et près de 80 000 messages sur le mur de quelqu'un ;
Twitter : quelques 320 nouveaux comptes ouverts et 98 000 tweets générés ;
Linkedin : près de 100 comptes créés ;
AppleStore : 13 000 applications téléchargées ou mises à jour ;
FireFox : 1 700 téléchargements du programme ;
WordPress : plus de 50 téléchargement du programme ;
Yahoo : quelques 40 nouvelles questions posées sur YahooAnswers.com ;
Emails : plus de 168 millions de messages échangés ;
Noms de domaine : quelques 70 nouveaux noms déposés ;
etc.
En 60 secondes :
Google : près de 700 000 requêtes ;
Flickr : plus de 6 600 images mises en ligne ;
YouTube : plus de 25 heures de vidéos mises en ligne ;
Pandore : plus de 13,000 heures de musique en streaming ;
Skype : plus de 370 000 minutes d'échanges vocaux ;
FaceBook : près de 700 000 mises à jour de statuts, plus de 500 000 nouveaux commentaires et près de 80 000 messages sur le mur de quelqu'un ;
Twitter : quelques 320 nouveaux comptes ouverts et 98 000 tweets générés ;
Linkedin : près de 100 comptes créés ;
AppleStore : 13 000 applications téléchargées ou mises à jour ;
FireFox : 1 700 téléchargements du programme ;
WordPress : plus de 50 téléchargement du programme ;
Yahoo : quelques 40 nouvelles questions posées sur YahooAnswers.com ;
Emails : plus de 168 millions de messages échangés ;
Noms de domaine : quelques 70 nouveaux noms déposés ;
etc.
22 août 2011
IA - BIO : Homme augmenté par capteurs bioniques
Mesurer le rythme cardiaque, celui de la respiration ou recueillir l'activité électroencéphalographique sera prochainement possible par l'accolement d'un patch électronique ultra-fin (quelques microns d'épaisseur) à la surface de la peau.
Le principe du tatouage électronique est appelé "épiderme électronique". il comporte sur un support élastique, qui consiste en une très fine couche de plastique soluble dans l'eau (élastomère), une série de composants électroniques (circuits, capteurs, diodes, transistors, condensateurs, photodétecteurs ...) conçus pour pouvoir se déformer en fonction de l'élasticité de la peau. Fabriqués en matériaux semi-conducteurs, ils ont une forme de "serpentins filamenteux" qui leur permet de suivre les déformations structurelles (rides, bosses ...) et fonctionnelles (torsions, étirements ...).de la peau.
Le dispositif s'applique simplement par transfert en frottant un "tatoo", dans lequel est dissimulé le dispositif, directement sur la peau avec un peu d'eau.
Publié dans la revue "Science" du 12 août 2011 par John Rogers et son groupe de l'université de l'Illinois, le dispositif présente un potentiel d'applications médicales, physiologiques et ergonomiques multiples, rapprochant encore plus les domaines du biologique et de l'électronique.
"Epidermal Electronics," Science 333, 838-843 (2011) - lien.
Comment - lien.
Le principe du tatouage électronique est appelé "épiderme électronique". il comporte sur un support élastique, qui consiste en une très fine couche de plastique soluble dans l'eau (élastomère), une série de composants électroniques (circuits, capteurs, diodes, transistors, condensateurs, photodétecteurs ...) conçus pour pouvoir se déformer en fonction de l'élasticité de la peau. Fabriqués en matériaux semi-conducteurs, ils ont une forme de "serpentins filamenteux" qui leur permet de suivre les déformations structurelles (rides, bosses ...) et fonctionnelles (torsions, étirements ...).de la peau.
Le dispositif s'applique simplement par transfert en frottant un "tatoo", dans lequel est dissimulé le dispositif, directement sur la peau avec un peu d'eau.
Publié dans la revue "Science" du 12 août 2011 par John Rogers et son groupe de l'université de l'Illinois, le dispositif présente un potentiel d'applications médicales, physiologiques et ergonomiques multiples, rapprochant encore plus les domaines du biologique et de l'électronique.
"Epidermal Electronics," Science 333, 838-843 (2011) - lien.
Comment - lien.
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NTIC,
numérique,
santé,
technologie
12 août 2011
DIV : Ecrivez ... vous polluez !
Envoyer des mails pollue l'environnement dans les mêmes proportions que le trafic aérien. C'est ce qu'affirme l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), en publiant le 7 juillet 2011 une note de synthèse sur l'impact environnemental du courrier électronique.
Ainsi, les courriels d'une société de cent personnes génèrent annuellement une pollution qui serait celle de quatorze allers-retours Paris-New York. Les technologies de l'information et de la communication (TIC) pourraient ainsi être responsables en 2020 de près de 4 % des émissions de gaz à effet de serre en Europe, contre 2 % en 2005. Cette pollution serait alors supérieure à celle du transport aérien, qui ne représenterait alors que 2 à 3 % des émissions européennes de gaz à effet de serre.
L'envoi d'un e-mail de 1 mégaoctet génère près de 20 grammes équivalent CO2, en raison de l'énergie consommée par les ordinateurs de l'expéditeur, du destinataire, et des serveurs et réseaux utilisés. Comme un salarié français reçoit en moyenne 58 e-mails par jour et en envoie 33, les courriels de 100 personnes entraîneraient l'émission de 13,6 tonnes équivalent CO2 par an. La situation est grave si l'on considère que quelques 500 milliards de e-mails sont envoyés chaque jour dans le monde.
Une solution : les bonnes pratiques !
Diminuer le nombre de mails, diminuer le nombre de destinataires, supprimer les copies, supprimer les réponses automatiques, faire la chasse aux spams, privilégier les filtres amont, etc.
Un exemple, selon l'ADEME, Réduire de 10 % l'envoi de courriels incluant systématiquement son responsable et son collaborateur direct au sein d'une entreprise de 100 personnes permet d'économiser environ une tonne équivalent CO2 sur l'année, soit un aller-retour Paris-New York.
Les recommandations de l'ADEME pour le bon usage des TIC (lien).
Ainsi, les courriels d'une société de cent personnes génèrent annuellement une pollution qui serait celle de quatorze allers-retours Paris-New York. Les technologies de l'information et de la communication (TIC) pourraient ainsi être responsables en 2020 de près de 4 % des émissions de gaz à effet de serre en Europe, contre 2 % en 2005. Cette pollution serait alors supérieure à celle du transport aérien, qui ne représenterait alors que 2 à 3 % des émissions européennes de gaz à effet de serre.
L'envoi d'un e-mail de 1 mégaoctet génère près de 20 grammes équivalent CO2, en raison de l'énergie consommée par les ordinateurs de l'expéditeur, du destinataire, et des serveurs et réseaux utilisés. Comme un salarié français reçoit en moyenne 58 e-mails par jour et en envoie 33, les courriels de 100 personnes entraîneraient l'émission de 13,6 tonnes équivalent CO2 par an. La situation est grave si l'on considère que quelques 500 milliards de e-mails sont envoyés chaque jour dans le monde.
Une solution : les bonnes pratiques !
Diminuer le nombre de mails, diminuer le nombre de destinataires, supprimer les copies, supprimer les réponses automatiques, faire la chasse aux spams, privilégier les filtres amont, etc.
Un exemple, selon l'ADEME, Réduire de 10 % l'envoi de courriels incluant systématiquement son responsable et son collaborateur direct au sein d'une entreprise de 100 personnes permet d'économiser environ une tonne équivalent CO2 sur l'année, soit un aller-retour Paris-New York.
Les recommandations de l'ADEME pour le bon usage des TIC (lien).
BIO : Le bonheur, c'est bon pour le coeur.
Une équipe multidisciplinaire associant la Harvard School of Public Health (Boston, USA), l'Université du Michigan (Ann Arbor, USA) et l'University College (Londres, GB), a étudié un échantillon de prés de 8000 personnes des deux sexes et d'âge moyen proche de 50 ans (cohorte Whitehall II).
Cette étude épidémiologique montre que le fait d'être satisfait de son sort, notamment dans sa vie personnelle, sa famille, sa vie sexuelle et son identité personnelle, a des conséquences bénéfiques et préventives sur le coeur et le système coronarien. Ces résultats ont été publiés le 4 juillet 2011 dans l'European Heart Journal.
Cette étude épidémiologique montre que le fait d'être satisfait de son sort, notamment dans sa vie personnelle, sa famille, sa vie sexuelle et son identité personnelle, a des conséquences bénéfiques et préventives sur le coeur et le système coronarien. Ces résultats ont été publiés le 4 juillet 2011 dans l'European Heart Journal.
03 août 2011
DIV : Où va la science ?
Voici quelques textes débats de quelques grands noms de la science et de l'épistémologie contemporaines, publiés en octobre 2007 dans le numéro 61 de Alliage.
La thématique qu'ils abordent n'est pas sans importance et tous les jours plus d'actualité : où va la science ?
On peut y adhérer, les contester, mais probablement aussi, les discuter.
Au sommaire :
Jacques Testart, « La recherche confisquée par l’innovation marchande »
Jean-Marc Lévy-Leblond, « Notes pour une autre politique scientifique »
Jean Chesneaux, « Construire une culture politique de l’écologie »
Aline Paillet, « Ça marche ! »
Gruppo scienza semplice, « Un Theatrum Mundi à l’heure d’internet ? »
Baudouin Jurdant, « La colonisation scientifique de l’ignorance »
Igor Babou, « Éloge de l’indisciplinarité »
Sulli Prudhomme, « Le chercheur »
Joost Mertens, « Les couleurs selon Charles Bourgeois »
Jorge Wagensberg, « Le plaisir intellectuel et la tristesse de la pensée »
Zéphyrin Xirdal, « La chronique du savant fou »
La thématique qu'ils abordent n'est pas sans importance et tous les jours plus d'actualité : où va la science ?
On peut y adhérer, les contester, mais probablement aussi, les discuter.
Au sommaire :
Jacques Testart, « La recherche confisquée par l’innovation marchande »
Jean-Marc Lévy-Leblond, « Notes pour une autre politique scientifique »
Jean Chesneaux, « Construire une culture politique de l’écologie »
Aline Paillet, « Ça marche ! »
Gruppo scienza semplice, « Un Theatrum Mundi à l’heure d’internet ? »
Baudouin Jurdant, « La colonisation scientifique de l’ignorance »
Igor Babou, « Éloge de l’indisciplinarité »
Sulli Prudhomme, « Le chercheur »
Joost Mertens, « Les couleurs selon Charles Bourgeois »
Jorge Wagensberg, « Le plaisir intellectuel et la tristesse de la pensée »
Zéphyrin Xirdal, « La chronique du savant fou »
30 juillet 2011
DIV : Liberté de la presse
Signée il y a 130 ans, la Loi 29 juillet 1881 instaure la liberté de la presse. Le texte permet de s'affranchir des entraves à la publication d'un journal, dont l'autorisation administrative préalable, et établit le respect du ecret des sources des journalistes. Le délit d'opinion est supprimé. Cette loi est due à Jules Ferry, qui a oeuvré dix ans après l'instauration d'un régime démocratique, la IIIe République, pour qu'elle puisse être promulguée.
Lire la version consolidée au 21 mai 2011 (lien).
Lire la version consolidée au 21 mai 2011 (lien).
28 juillet 2011
DIV : Naissance de l'Alliance Numérique Aquitaine (ANA)
Sa mission est de structurer les deux filières dans la région.
L'Alliance numérique Aquitaine ambitionne de développer quatre secteurs stratégiques.
- la santé : l'e-santé, biolocalisation, nouveaux équipements ... ;
- l'électronique : innover au niveau des conversions énergétiques des éoliennes, les appareils électroniques pour mieux réguler les flux ... ;
- le patrimoine numérique et son accessibilité ... ;
- la cité digitale et ses services associés (mobilité ...).
Il s'agit de créer l'Alphanov des TIC et de l'électronique.
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BIO - SHS : Neuroéthique
Le terme "neuroéthique" est dû à Leon Kass, médecin américain et spécialiste de bioéthique. Il s'agit de l’étude des implications éthiques des avancées en neurosciences et en neuropsychiatrie, dans et hors des laboratoires. La neuroéthique s’interroge donc sur leurs conséquences individuelles et sociétales, par exemple dans les domaines commercial, judiciaire, sécuritaire, militaire. Ainsi, la naissance d'un "neurodroit", c’est-à-dire l’utilisation des neurosciences au sein des tribunaux, commence à faire jurisprudence aux Etats-Unis, en Inde et en Israël. L’imagerie cérébrale est déjà utilisée pour juger de la responsabilité d’une personne, et certains proposent son recours comme détecteur de mensonge. Aux Etats-Unis, on peut être soumis à un examen IRM pour vérifier l’efficience et la fiabilité d’un candidat lors d’une d’embauche, ou même à la demande d’un assureur, pour s’assurer de l’absence d'anomalies, ou surtout de l'avancée de la dégénérescence avec l'âge. Le Centre d’analyse stratégique rédige aujourd'hui un rapport sur les implications scientifiques, légales et éthiques du neurodroit, pour la fin de l'année 2011.
En France la neuroéthique fait l’objet d’une décision législative : l'article 16-14 de la loi de bioéthique du 6 août 2004, révisée en juin 2011 suite au rapport du député Jean Leonetti, a pour titre « Neurosciences et imagerie cérébrale ». Il dispose que « Sans préjudice de leur utilisation dans le cadre d’expertises judiciaires, les techniques d’imagerie cérébrale ne peuvent être employées qu’à des fins médicales ou scientifiques » et ceci heureusement « avec consentement de la personne révocable sans forme à tout moment ». L’article 16-15 qui interdisait la discrimination sur la base d’imagerie cérébrale, comme c'est le cas pour les données génétiques, a malheureusement été supprimé, ouvrant ainsi, ni plus ni moins, la porte à la possibilité de discipliner les personnes d'après leur cerveau. Si cette possibilité n'est pas réellement applicable aujourd'hui, on peut craindre qu'elle ne le devienne avec les progrès des technologies d'imagerie et leur diffusion avec la baisse des prix d'équipement et de fonctionnement.
De quoi rester vigilant.
En France la neuroéthique fait l’objet d’une décision législative : l'article 16-14 de la loi de bioéthique du 6 août 2004, révisée en juin 2011 suite au rapport du député Jean Leonetti, a pour titre « Neurosciences et imagerie cérébrale ». Il dispose que « Sans préjudice de leur utilisation dans le cadre d’expertises judiciaires, les techniques d’imagerie cérébrale ne peuvent être employées qu’à des fins médicales ou scientifiques » et ceci heureusement « avec consentement de la personne révocable sans forme à tout moment ». L’article 16-15 qui interdisait la discrimination sur la base d’imagerie cérébrale, comme c'est le cas pour les données génétiques, a malheureusement été supprimé, ouvrant ainsi, ni plus ni moins, la porte à la possibilité de discipliner les personnes d'après leur cerveau. Si cette possibilité n'est pas réellement applicable aujourd'hui, on peut craindre qu'elle ne le devienne avec les progrès des technologies d'imagerie et leur diffusion avec la baisse des prix d'équipement et de fonctionnement.
De quoi rester vigilant.
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07 juillet 2011
DIV : Bordeaux IDEX - Les clusters et l'i-MédiaLab
Voici la liste des 8 clusters d'excellence qui seront mis en oeuvre dans le cadre de l'IDEX (Initiative d'Excellence) de l'Université de Bordeaux (PRES), l'un des trois premiers sites universitaires nationaux :
- AMADEUS - Matériaux fonctionnels (Labex) - Thèmes : Matériaux, Nanostructures, Electronique organique ;
- BRAIN - Des molécules aux comportements pour comprendre le fonctionnement du cerveau et ses pathologies (Labex) - Thèmes : Neurosciences, Optique, Imagerie ;
- COTE - Ecosystèmes continentaux et côtiers (Labex) - Thèmes : Ecologie, Biologie, Chimie, Physique, Sciences Sociale ;
- LaScArBx - Apprendre de l'usage du monde par les sociétés anciennes (Labex) - Thèmes : Archéologie, Archéométrie, Pre/Proto-histoire, Paléoenvironnement, Anthropologie biologique ;
- TRAIL - Imagerie translationnelle : du laboratoire aux nouvelles thérapies (Labex) - Thèmes : Oncologie, Neurologie, Cardiologie, Pneumonie, Néphrologie ;
- CPU - Des systèmes à vivre et à produire, certifiés, fiables et sécurisés - Thèmes : Informatique, Mathématiques, Signal, Communication, Production ;
- LaPHiA - Sciences et technologies du LASER - Thèmes : Laser, Photonique, Matière, Procédés, Energie ;
- METISS - Mondes en transition : Internationalisation, Santé et Société - Thèmes : Science politique, Santé publique, Droit, Economie, Géographie.
Au delà, un campus numérique s'appuie sur le projet I-MediaLab selon 4 orientations :
- l'appui au développement d'une offre de formation à distance ;
- la consolidation du patrimoine numérique de l'Université et de sa diffusion ;
- le développement d'outils pour la formation des langues : projet Maison des Langues et des Cultures (MILC) ;
- le développement d'outils numériques pour la recherche : projet des Humanités Digitales (Digital humanities : DH).
C'est principalement dans le projets CPU, Patrimoine numérique et Digital humanities que l'ENSC s'inscrit dès à présent, en mettant à disposition ses programmes de formation, de transfert et de recherche STIC/SHS en ingénierie cognitique et sa future plateforme technologique de Talence-Béthanie dans l'IDEX.
04 juillet 2011
DIV : Bordeaux IDEX
Bordeaux, Strasbourg et Paris Sciences-&-Lettres (PSL) ont été sélectionnés au titre des « initia tives d'excellence » (Idex), dans le cadre du grand emprunt.
C'est Laurent Wauquiez, nouveau Ministre de l'Enseignment Supérieur et de la Recherche, qui l'annonce officiellement ce lundi après-midi, lors d'un déplacement à Bordeaux avec René Ricol, le commissaire général aux investissements. Ces premiers « campus d'excellence » à vocation mondiale, doivent recevoir près d'un milliard d'euros chacun.
Le principe est d' "... aider quelques pôles universitaires à affronter le XXIe siècle".
Le pôle bordelais, qui réunit notamment les quatre universités de Bordeaux et les écoles d'ingénieurs, est ..."solide en recherche [... et] propose une refonte complète et harmonisée de son cycle de licence, un volet numérique innovant avec le MediaLab ... [en étant] très en phase avec le monde de l’entreprise".
Lien vers le site de l'IDEX de Bordeaux.
C'est Laurent Wauquiez, nouveau Ministre de l'Enseignment Supérieur et de la Recherche, qui l'annonce officiellement ce lundi après-midi, lors d'un déplacement à Bordeaux avec René Ricol, le commissaire général aux investissements. Ces premiers « campus d'excellence » à vocation mondiale, doivent recevoir près d'un milliard d'euros chacun.
Le principe est d' "... aider quelques pôles universitaires à affronter le XXIe siècle".
Le pôle bordelais, qui réunit notamment les quatre universités de Bordeaux et les écoles d'ingénieurs, est ..."solide en recherche [... et] propose une refonte complète et harmonisée de son cycle de licence, un volet numérique innovant avec le MediaLab ... [en étant] très en phase avec le monde de l’entreprise".
Lien vers le site de l'IDEX de Bordeaux.
17 juin 2011
TIC : Texture des écrans tactiles
Affiner les sensations de la texture des écrans tactiles pour donner à l'utilisateur l'impression de toucher une surface de rugosité ou d'adhérence différente permet de favoriser les interactions sans regarder l'écran, est le projet d'un groupe de chercheurs canadiens de l'université de British Columbia, américains de la Northwestern University, et néo-zélandais de l'université de Canterbury.
Les chercheurs s'intéressent aux frictions programmables, qui permettent de paramétrer un caractère "adhérent" ou "rugueux" de l'écran. C'est un système de vibration qui donne l'illusion d'une différence de texture.
Le principe repose sur une superposition de deux couches et d'une série de capteurs. La première couche est une dalle LCD classique et la seconde est composée d'actionneurs piézoélectriques, qui sont des micro-éléments convertissant un signal électrique en signal mécanique. Des capteurs de position installés le long de l'écran permettent de repérer les mouvements des doigts sur la première couche. Ce dispositif permet de créer un "calque d'air" invisible entre le doigt et l'écran, actionné et modifié sous le doigt par les vibrations à hautes fréquences des actionneurs piézoélectriques.
Ce dispositif, appelé T-Pad (Tactile Pattern Display), a été présenté le 11 mai 2011 à la ACM Conference on Human Factors in Computing Systems à Vancouver (Canada) - résumé.
Selon les auteurs, le réglage d'un réveil qui s'effectue par un défilement vertical des heures et minutes sur un iPhone est facilité par des frictions qui s'accroissent au fur et à mesure que l'utilisateur fait glisser sont doigt sur l'écran, en fonction de la vitesse à laquelle il fait tourner la roue de réglage et de la proximité de l'heure cible. La sensation de glissement ou de dureté améliore l'interaction. Les utilisateurs semblent préférer ce type de toucher qui permet plus de réalisme, en favorisant la sensation tactile plus intuitive que le contrôle visuel.
Accès à l'article ACM.
Les chercheurs s'intéressent aux frictions programmables, qui permettent de paramétrer un caractère "adhérent" ou "rugueux" de l'écran. C'est un système de vibration qui donne l'illusion d'une différence de texture.
Le principe repose sur une superposition de deux couches et d'une série de capteurs. La première couche est une dalle LCD classique et la seconde est composée d'actionneurs piézoélectriques, qui sont des micro-éléments convertissant un signal électrique en signal mécanique. Des capteurs de position installés le long de l'écran permettent de repérer les mouvements des doigts sur la première couche. Ce dispositif permet de créer un "calque d'air" invisible entre le doigt et l'écran, actionné et modifié sous le doigt par les vibrations à hautes fréquences des actionneurs piézoélectriques.
Ce dispositif, appelé T-Pad (Tactile Pattern Display), a été présenté le 11 mai 2011 à la ACM Conference on Human Factors in Computing Systems à Vancouver (Canada) - résumé.
Selon les auteurs, le réglage d'un réveil qui s'effectue par un défilement vertical des heures et minutes sur un iPhone est facilité par des frictions qui s'accroissent au fur et à mesure que l'utilisateur fait glisser sont doigt sur l'écran, en fonction de la vitesse à laquelle il fait tourner la roue de réglage et de la proximité de l'heure cible. La sensation de glissement ou de dureté améliore l'interaction. Les utilisateurs semblent préférer ce type de toucher qui permet plus de réalisme, en favorisant la sensation tactile plus intuitive que le contrôle visuel.
Accès à l'article ACM.
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SHS : Le handicap dans le Monde.
Présenté au public le 8 juin 2011 à Paris, puis le 9 à New-York (USA) par Margaret Chan (discours), directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé, ce rapport dénombre plus d’un milliard de personnes atteintes de handicap, dont la majorité rencontre des obstacles à tout moment et 110 à 190 millions sont confrontés à de graves difficultés dans la vie quotidienne. Le rapport montre que les handicapés constituent une population marginalisée, voire stigmatisée, discriminée ou même simplement délaissée par la société.
Ce sont les conditions de manque de soins, de défaut de santé, de services de réadaptation adéquats, d'éducation, de difficulté voire d'impossibilité d’accéder aux transports et aux bâtiments tels que les écoles et les lieux de travail, ou l'accès aux technologies de communication qui sont dénoncées.
C'est la mise en oeuvre de la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CRDPH) de l'ONU, pourtant entrée en vigueur en 2007, qui doit être mise en oeuvre d'urgence par les états signataires ; c'est aussi aux citoyens de ces états a les obliger à cette mise en oeuvre.
En effet, si le handicap englobe des réalités différentes, avec des causes aussi variées que le diabète, les accidents de la route, les blessures par armes, la maladie, le vieillissement, etc., il s'agit d'un problème universel, concernant tous les pays sans épargner les plus riches (OCDE).
Donnant des bases claires à la définition du handicap, le rapport montre qu'il s'appréhende en termes de «situation physique et d'environnement, avec des obstacles érigés par la société». Le rapport émet une série de recommandations et appelle à ce que les personnes handicapées aient accès à tous les services de base de la vie en société (santé, éducation, accessibilité, culture, économie, politique, justice, sécurité, libertés individuelles, etc.), mais aussi à des investissements dans des programmes spécifiques que doivent mettre en oeuvre sans tarder les états signataires. Le but est de permettre à tout citoyen handicapé de mener une vie normale et aidée, tout en améliorant la recherche et la formation, la sensibilisation des administrations et du grand public, et la lutte contre toute discrimination.
Encore beaucoup de chemin reste donc à faire.
Télécharger le rapport (lien).
Fiche thématique "handicap et développement" de la Banque Mondiale (lien).
Convention relative aux droits des personnes handicapées de l'ONU (lien).
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30 mai 2011
DIV ; i2c partenaire de Talence-Innovation.
Soutenu par le Fonds social européen, la Communauté urbaine de Bordeaux, les communes de Talence, Gradignan, Villenave d'Ornon et Bègles, en en partenariat avec les junior-entreprises du site de Bordeaux, ce concours permet un soutien financier ou un accompagnement pour les porteurs de projets innovants.
La junior de l'ENSC, i2c, a signé dans ce cadre le 26 mai 2011, avec 6 autres junior-entreprises, un partenariat avec Talence Innovation Sud Développement pour la valorisation de l'innovation.
01 mai 2011
DIV : I2c, la junior de l'ENSC remporte le label "meilleur espoir" 2011
La Junior Entreprise de l'ENSC remporte ce 30 avril 2011 le label "meilleur espoir" de la Confédération Nationale des Junior-Entreprises (CNJE).
Créé depuis 2005, et parrainé par l'Afnor, la société Ferrero et le Journal des Grandes Ecoles, anciennement chalenge puis label "meilleur espoir", le label dstingue annuellement la Junior-Entreprise la plus prometteuse parmi les jeunes Juniors et les Juniors en restructuration. (liste des lauréats des années antérieures - liste des lauréats des labels 2011).
Lire l'interview des responsables de i2c.
Aller au site de i2c.
Le blog du SIA-JE.
La CNJE sur Wikipedia.
Lire l'interview des responsables de i2c.
Aller au site de i2c.
Le blog du SIA-JE.
La CNJE sur Wikipedia.
| Une junior aux mains bleues |
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27 avril 2011
DIV : Fonction épiphanique
Du grec ancien Ἐπιφάνεια (Epiphaneia), apparition, dérivé du verbe ἐπιφαίνω (epifainô), faire voir, montrer, manifester, issu de épi-, du grec ancien ἐπί- de ἐπί (epi) « sur, par dessus, au-dessus » et -phanie, du verbe grec ancien φαίνω (phaínô) « se manifester, apparaître, être évident ».
Une fonction épiphanique est par exemple l'imagination, c'est-à-dire cette invention qui part du néant ou qui recompose recomposition le rée.
Cynthia Fleury s'entretient avec Raphaël Enthoven au cours de l'émission «Imagination» d'Arte (lien).
Une fonction épiphanique est par exemple l'imagination, c'est-à-dire cette invention qui part du néant ou qui recompose recomposition le rée.
Cynthia Fleury s'entretient avec Raphaël Enthoven au cours de l'émission «Imagination» d'Arte (lien).
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21 avril 2011
DIV : les coulisses de la programmatique scientifique.
France 5 a pésenté un documentaire de Marie Ka qui a suivi le financer et l'industriel en charge de l'attribution des 35 milliards de l'emprunt aux "meilleurs" du programme d'excellence d'investissement "d'avenir".
Les hommes du grand emprunt
mardi 19 avril - 21h30 - sur la 5 (Vidéo intégrale disponible sur site jusqu’au mardi 26 avril 2011).
Lien : http://www.pluzz.fr/les-hommes-du-grand-emprunt.html
Les hommes du grand emprunt
mardi 19 avril - 21h30 - sur la 5 (Vidéo intégrale disponible sur site jusqu’au mardi 26 avril 2011).
Lien : http://www.pluzz.fr/les-hommes-du-grand-emprunt.html
16 avril 2011
DIV : i2c, la junior de l'ENSC, en finale pour le label "meilleur espoir" 2011
La Junior Entreprise de l'ENSC a candidaté en mars dernier au label "meilleur espoir" 2011 de la Confédération Nationale des Junior-Entreprises (CNJE).
Après délibération et expertise, i2c a été classée parmi les 3 finalistes.
Restent en course :
i2c ne cesse de prospérer, et c'est grâce à l'enthousiasme et la motivation de tous les élèves de l'école.
Tous les voeux des enseignants et personnels, des administrateurs et des entreprises qui supportent l'ENSC, ses élèves et sa Junior.
Après délibération et expertise, i2c a été classée parmi les 3 finalistes.
Restent en course :
- Ingénierie et Conseil en Cognitique i2c - ENSC - Institut Polytechnique de Bordeaux (IPB).
- Intersystème - École Polytechnique Universitaire - Université Pierre et Marie Curie (UPMC).
- Junior Miage Concept - IUP MIAGE - Université de Nice-Sophia Antipolis (UNSA).
i2c ne cesse de prospérer, et c'est grâce à l'enthousiasme et la motivation de tous les élèves de l'école.
Tous les voeux des enseignants et personnels, des administrateurs et des entreprises qui supportent l'ENSC, ses élèves et sa Junior.
15 avril 2011
DIV : Une petite bouteille de Bordeaux.
pourquoi une bouteille de 0,75 litre ?
A Bordeaux, où elle a été inventée, la bouteille bordelaise était souvent exportée en Angleterre.
Le double gallon anglais correspondant à 4,5 litres, le 12ième du double gallon est donc la bouteille, et les bouteilles vont par caisses de douze (12 bouteilles de 0;75 litre = un double gallon).
Et un tonneau, de 900 litres ... Fait 1200 bouteilles (douze cents bouteilles) ou 100 caisses de 12. Quant à la barrique bordelaise, le 1/4 de tonneau, avec ses 225 litres, elle contient 300 bouteilles, c'est à dire 300 bouteilles ou 25 caisses, soit 50 gallons de l'époque (soit 25 gallons impériaux d'aujourd'hui).
Que des chiffres ronds, pour faciliter le commerce.
Et voilà ...
A Bordeaux, où elle a été inventée, la bouteille bordelaise était souvent exportée en Angleterre.
Le double gallon anglais correspondant à 4,5 litres, le 12ième du double gallon est donc la bouteille, et les bouteilles vont par caisses de douze (12 bouteilles de 0;75 litre = un double gallon).
Et un tonneau, de 900 litres ... Fait 1200 bouteilles (douze cents bouteilles) ou 100 caisses de 12. Quant à la barrique bordelaise, le 1/4 de tonneau, avec ses 225 litres, elle contient 300 bouteilles, c'est à dire 300 bouteilles ou 25 caisses, soit 50 gallons de l'époque (soit 25 gallons impériaux d'aujourd'hui).
Que des chiffres ronds, pour faciliter le commerce.
Et voilà ...
14 avril 2011
DIV : Les chercheurs en entreprise.
La dernière note d'information du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (ministère de tutelle des universités, des établissements de recherche publique tels que le CNRS, et de la Commission des titres d'ingénieur, instance d'habilitation des écoles d'ingénieurs privées comme publiques de tous les ministères) fait le point sur les "chercheurs en entreprise".
Basée sur l'étude des grands indicateurs du Bureau des études statistiques du Ministère, cette publication montre la forte progression de la recherche & développement dans l'entreprise. Cette enquête balaie certaines idées et rétablit quelques réalités marquantes dans la marche vers l’objectif de Lisbonne de 2005 : 3 % du PIB investis dans la recherche & développement, dont les deux tiers financés par les entreprises (ref).
En premier, l'importance majeure de la recherche en entreprise : en 2007, elle représente au moins la moitié du personnel de la recherche en France. L'ensemble des effectifs des établissements publics de recherche est donc probablement aujourd'hui largement minoritaire.
Les chercheurs, qui sont définis comme "scientifiques et ingénieurs travaillant à la conception ou à la création de connaissances, de produits, de procédés, de méthodes ou de systèmes nouveaux", auxquels s'ajoutent évidemment ceux qui assument les "responsabilités d’animation des équipes de chercheurs", sont pour plus de 50% issus des écoles d'ingénieurs ; ce qui revient à dire que les écoles d'ingénieurs forment plus d'un quart des chercheurs du pays. La formation doctorale, bien qu'en progression, reste confidentielle en entreprise (environ 10%, sauf pharmacie) pour une catégorie de personnels principalement jeunes : plus de la moitié a moins de 40 ans, et même moins encore dans les secteurs des services d’ingénierie, d'informatique, ou manufacturier du verre (moins de 35 ans). Plus de la moitié des chercheurs concernés est originaire de l'Union européenne, un cinquième de l'Afrique et un dixième de l'Asie.
La note distingue trois catégories de chercheurs en entreprise. Ceux affectés à la recherche fondamentale pour "l’analyse des propriétés, des structures, des phénomènes physiques et naturels, en vue d’organiser en lois générales, au moyen de schémas explicatifs et de théories interprétatives, les faits dégagés de cette analyse". La recherche appliquée vise quant à elle "à discerner les applications possibles des résultats d’une recherche fondamentale ou à trouver des solutions nouvelles". Le développement expérimental "effectué au moyen de prototypes ou d’installations pilotes", pour "la production de nouveaux matériaux, dispositifs, produits, procédés, systèmes, services", ou en vue d'amélioration, est le domaine le plus important. C'est dans les deux derniers domaines que se concentrent la grande majorité des chercheurs, la recherche fondamentale étant principalement effectuée par le public.
Six secteurs de recherche emploient près des deux tiers de ces chercheurs, en produisant 63% des dépenses intérieures de recherche des entreprises. Les secteurs concernés sont par ordre de grandeur ceux de l'électronique, de l'informatique et de l'automobile, chacun pour plus de 10% ; ceux de l'aéronautique, l'instrumentation de mesure et radio-détection, et la pharmacie représentent chacun plus de 8%. Viennent ensuite celui des machines et équipements de chimie pour 5%, puis ceux des machines et appareils électriques, des services d’ingénierie, des services de transport et communication, ou de l'énergie, ce dernier secteur étant proche des 3%.
Les femmes ne sont qu'un cinquième de l'effectif, et ceci de manière stable depuis dix ans. Elles sont majoritairement plus jeunes que les hommes, et travaillent pour un quart d’entre elles dans le secteur pharmaceutique, avec une grande proportion de docteurs. Hors pharmacie, la recherche en entreprise est donc principalement effectuée par des ingénieurs hommes dont les carrières évoluent rapidement vers d'autres responsabilités.
En effet, autre fait marquant, la recherche en entreprise n'est pas une activité de carrière comme c'est le cas dans le public, mais plus un passage pour des jeunes ingénieurs et diplômés. Ils représentent plus de 8% des cadres avant 40 ans, et seulement moins de 5% après 45 ans. Cette tendance est pourtant moins marquée dans les grandes entreprises de plus en plus investies dans la recherche amont, et où les profils de carrière ressemblent de plus en plus à ceux du public.
Une série de pierres, donc, dans le jardin des ces derniers, qui imaginent trop souvent être les seuls détenteurs de l'avenir de la recherche française, et beaucoup d'espoir pour nos ingénieurs diplômés, sur lesquels reposent de plus en plus le futur de la R&D pour des carrières de plus en plus attractives.
Télécharger le dossier (pdf).
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13 avril 2011
DIV : La valorisation du rôle de l'ingénieur dans la société vue par l'ISAE_EC
L’ISAE - Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace - est issu de la réunion des deux écoles toulousaines SUPAERO et ENSICA.
L'ISAE Executive Club est un cercle de dirigeants issus des deux écoles toulousaines qui, depuis deux ans, s'est érigé en cercle de pensée et ambitionne de jouer un rôle significatif dans la vie socio-économique et politique et apporter des réponses aux questions et enjeux de la société.
Dans une première action fort médiatisée, le Club publie un Livre Blanc proposant de "Réinventer le métier d'ingénieur pour en valoriser le rôle dans la société". Ce rapport consacré à la valorisation du rôle de l'ingénieur dans la société, a été présenté le 5 avril 2011 à l'occasion d'une conférence de presse. Il défini trois champs d’action prioritaire pour rénover les études et la profession d'ingénieur :
l’ouverture internationale,
le développement de l’innovation et de l’entrepreneuriat,
la métamorphose du métier d’ingénieur lui-même.
A l'occasion d'une rencontre du club avec le Club Montaigne, Educpros.fr propose une chronique commentée des différentes propositions dans chaque domaine.
L'ISAE Executive Club est un cercle de dirigeants issus des deux écoles toulousaines qui, depuis deux ans, s'est érigé en cercle de pensée et ambitionne de jouer un rôle significatif dans la vie socio-économique et politique et apporter des réponses aux questions et enjeux de la société.
Dans une première action fort médiatisée, le Club publie un Livre Blanc proposant de "Réinventer le métier d'ingénieur pour en valoriser le rôle dans la société". Ce rapport consacré à la valorisation du rôle de l'ingénieur dans la société, a été présenté le 5 avril 2011 à l'occasion d'une conférence de presse. Il défini trois champs d’action prioritaire pour rénover les études et la profession d'ingénieur :
l’ouverture internationale,
le développement de l’innovation et de l’entrepreneuriat,
la métamorphose du métier d’ingénieur lui-même.
A l'occasion d'une rencontre du club avec le Club Montaigne, Educpros.fr propose une chronique commentée des différentes propositions dans chaque domaine.
11 avril 2011
DIV : Formation des ingénieurs et international.
L'Institut Montaigne pour une ouverture à l'international des formations d'Ingénieurs.
Lre le rapport de février 2011 (lien),
Lre le rapport de février 2011 (lien),
08 avril 2011
DIV : Les technologies clés pour 2015
Le ministère de l'Economie et des Finances vient publier l'étude « Technologies clés 2015 ».
Le document pointe, dans les grandes lignes, les technologies à suivre en matière de développement numérique.
http://www.industrie.gouv.fr/tc2015/
Le document pointe, dans les grandes lignes, les technologies à suivre en matière de développement numérique.
http://www.industrie.gouv.fr/tc2015/
IA - SHS : Une jolie histoire d'Internet.
Une animation utile pour comprendre l'évolution, du batch à l'Internet d'aujourd'hui.
lien : http://vimeo.com/2696386.
lien : http://vimeo.com/2696386.
Libellés :
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01 avril 2011
DIV : 35 ans ...
1er avril 1976 - la jeune firme Apple est fondée par Steve Jobs, Steve Wozniak et Ronald Wayne à Cupertino, dans la Silicon valley.
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DIV : Deux ans !
Il y a deux ans, tout-rond !
... l'IdC rejoignait le nouveau grand établissement créé à Bordeaux pour réunir les écoles d'ingenieurs du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche ...

L'Institut Polytechnique de Bordeaux a aujourd'hui 2 ans ...
... Bon anniversaire, et longue vie à l'IPB !!!
... l'IdC rejoignait le nouveau grand établissement créé à Bordeaux pour réunir les écoles d'ingenieurs du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche ...
L'Institut Polytechnique de Bordeaux a aujourd'hui 2 ans ...
... Bon anniversaire, et longue vie à l'IPB !!!
INFO : Du nouveau chez les anciens.
On connaissait le site de l'association des anciens de l'ENSC (ex IdC) "AdCog".
On suivait avec intérêt le blog ou les comptes sur réseaux sociaux (facebook, twitter...) de certains d'entre eux.
On assistait en ligne à leurs réunions parisiennes, diffusées auprès des jeunes élèves ingénieurs et des vieux enseignants ;-)
On pourra désormais suivre le "BAC".
Le BAC, c'est le "p’tit nouveau de l’AdCog". Créé le 11 février dernier, le Blog des Anciens de la Cognitique se veut le lieu de contact et d’expression des anciens élèves de l’ENSC.
Au programme, news, témoignages, interviews, réflexions sur la cognitive, le métier d'ingénieur, et la vie des anciens et de l'AsCog.
Bravo, et longue vie au BAC !
On suivait avec intérêt le blog ou les comptes sur réseaux sociaux (facebook, twitter...) de certains d'entre eux.
On assistait en ligne à leurs réunions parisiennes, diffusées auprès des jeunes élèves ingénieurs et des vieux enseignants ;-)
On pourra désormais suivre le "BAC".
Le BAC, c'est le "p’tit nouveau de l’AdCog". Créé le 11 février dernier, le Blog des Anciens de la Cognitique se veut le lieu de contact et d’expression des anciens élèves de l’ENSC.
Au programme, news, témoignages, interviews, réflexions sur la cognitive, le métier d'ingénieur, et la vie des anciens et de l'AsCog.
Bravo, et longue vie au BAC !
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30 mars 2011
DIV : Bordeaux doté d'un IHU.
Dans la suite des informations sur le programme Investissements d’avenir financé par les 35 milliards du Grand emprunt, un appel à projets portant sur la création d’Instituts hospitalo-universitaires (IHU) a été lancé l’an dernier. Les IHU ont pour mission de développer, dans un domaine thématique identifié, la recherche translationnelle en amplifiant les liens entre recherche fondamentale et applications cliniques et industrielles. Chaque IHU associe ainsi une université, un établissement de santé et des établissements de recherche autour d’un programme d’excellence (en matière de soins, de formation, de recherche et de valorisation).
Bordeaux est l'un des six IHU retenus dans le cadre du programme. L'IHU LIRYC de Bordeaux concerne la cardiologie, notamment les troubles du rythme cardiaque et les fibrillations ventriculaires responsables de la mort subite. Coordonné par Michel Haïssaguerre, le projet est porté par l'université Bordeaux-II au nom du PRES Université de Bordeaux, l'Inserm et le CHU de Bordeaux
Le jury international a classé ex-aequo en catégorie A les 3 dossiers de Bordeaux et Pitié-Salpétrière (deux dossiers parisiens), juste derrière ceux de Necker (Paris) Strasbourg et Marseille (premiers ex aequo).
Ces six lauréats se partageront une enveloppe globale de 350 millions d’euros, dont 45 millions d'euros pour Bordeaux. Six autres dossiers classé en catégorie B recevront une aide ponctuelle pour une enveloppe globale de 35 millions d'euros ; ce sont ceux de Villejuif, Saint-Louis, et Garches en région parisienne, et ceux de Lyon (deux dossiers) et Nantes.
Ces six lauréats se partageront une enveloppe globale de 350 millions d’euros, dont 45 millions d'euros pour Bordeaux. Six autres dossiers classé en catégorie B recevront une aide ponctuelle pour une enveloppe globale de 35 millions d'euros ; ce sont ceux de Villejuif, Saint-Louis, et Garches en région parisienne, et ceux de Lyon (deux dossiers) et Nantes.
(voir également l'annonce des IDEX).
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29 mars 2011
DIV : Un blog à suivre ...
Le blog de LC Capital, fond de financement de l'innovation, alimenté par Jean-Marie Chauvet (#), administrateur historique de l'ENSC (ex IdC).
(lien) - fil RSS.
(lien) - fil RSS.
27 mars 2011
IA : Du nouveau dans le muscle.
Une équipe de chercheurs bordelais de l'Unité CNRS « Chimie et biologie des membranes et des nanoobjets » (CNRS/Université de Bordeaux), dirigée par Ivan Huc, et une équipe chinoise du Beijing National Laboratory for Molecular Sciences, ont réalisé le premier piston moléculaire capable de s'auto-assembler. Ces recherches sont une avancée technologique importante dans la conception de moteurs moléculaires : un tel piston pourrait par exemple servir à fabriquer des muscles artificiels ou à créer des polymères à la rigidité contrôlable.
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26 mars 2011
DIV : Bordeaux préselectionné comme "initiative d'excellence" - IDEX
Le projet d’Initiative d’excellence "IDEX-Bordeaux" fait partie des 7 projets présélectionnés par le jury international des Investissements d'Avenir.
Un communiqué officiel de la Ministre de l'Enseignement Superieur et de la Recherche l’a annoncé samedi 26 mars 2011 (lien).
L'IDEX correspond au dispositif d’investissement d’avenir le plus important, reconnaissant l’excellence scientifique et pédagogique du site universitaire et son potentiel de développement. Sur 7 milliards d'euros du grand emprunt consacrés aux Idex, l'IDEX-Bordeaux en espère 1 milliard. Débute lundi la phase de discussion de chacun des projets présentés dans le programme, pour un arbitrage final du Premier ministre, sur proposition du Commissaire général à l'investissement, cet été entre juillet et septembre 2011.
![]() |
| La France des IDEX |
Prochaine étape : l'Institut de recherche technologique OPTIMAL et l'Institut hospitalo-universitaire LYRIC (à suivre).
24 mars 2011
IA - SHS : Appel d'offre PEPS interdisciplinaire INFO-SHS.
Les instituts INS2I et INSHS du CNRS lancent un appel à Projets Exploratoires Pluridisciplinaires (PEPS), pour favoriser les recherches à l’interface des sciences informatiques et des sciences humaines et sociales.
Un PEPS est un projet de recherche exploratoire qui rassemble plusieurs chercheurs de disciplines (ou sous disciplines) différentes des deux instituts, et qui doit permettre de faire émerger des collaborations et renforcer des synergies existantes, susceptibles de produire des concepts ou des produits originaux par une fertilisation croisée des approches des différentes disciplines.
Le champ thématique couvre l'ensemble des domaines de recherche susceptibles de renforcer l’interaction entre les deux instituts, en particulier :
- l’intelligence ambiante: problèmes techniques et sociétaux posés par la capture, l’intégration et la sécurisation de données ambiantes ; les modalités d’interaction dans un environnement pervasif et ubiquitaire ; l’interaction de ces environnements avec l’internet du futur, les applications originales (maison intelligente, aide à l’handicap, surveillance médicale…) ;
- le document numérique : technologies de numérisation, techniques de restauration numérique des anciens manuscrits, enjeux de la préservation des documents numériques, tatouage, annotation et indexation des documents numériques, visualisation et exploration de documents ;
- le traitement automatique du langage (écrit et parole): traduction automatique, constitution de ressources linguistiques, interaction avec le Web et les bases de données.
La durée des projets est de deux ans maximum et leur financement limité à 10k€ par an.
Les deux instituts souhaitent soutenir des réalisations concrètes comme :
- une maquette ;
- un nouveau logiciel ;
- des développements fondamentaux à l'interface de l'informatique et des shs.
Le chef de projet doit appartenir à une UMR et gérera les crédits pour l'ensemble de la collaboration.
Les crédits de personnel ne seront pas couverts.
Les propositions doivent parvenir avant le 4 Avril 2011 à minuit (4 pages maximum).
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SHS BIO : Une pierre dans le jardin des réductionnistes pharmacologues.

Peut-être une nouvelle pierre dans le jardin des réductionnistes pharmacologues. Tout n'est donc pas si simple ...
C'est en tout cas ce que laisse penser une étude, curieusement passée sous silence, menée par une équipe interdisciplinaire grenobloise dirigée par Laurent Bègue du Laboratoire Interuniversitaire de Psychologie (EA4145), avec la contribution du Service de santé des armées et du Laboratoire de sciences cognitives de Grenoble, qui a comparé un groupe de personnes consommant une boisson qu'elles croyaient alcoolisée et un autre groupe de personnes consommant une boisson alcoolisée qu'elles croyaient non alcoolisée.
Les résultats montrent que les comportements agressifs sont coorélés à la quantité d'alcool que les personnes croient avoir ingérée alors que les personnes, mêmes fortement alcoolisées, qui croient être sobres s'abstiennent de développer des comportements négatifs.
Article (pdf) : Bègue, L., Subra, B., Arvers. P., Muller, D., Bricout, V., Zorman, M. (2009). A message in a bottle: Extrapharmacological effects of alcohol on aggression. J. Exp. Social Psychology, XLV, 1, 137-142.
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22 mars 2011
DIV : L'ENSC labellisée EURO-ACE.
Le label européen EUR-ACE est le plus haut label européen de qualité des écoles d'ingénieur diplômé habilitées par la CTI (Commission des Titres de l'Ingénieur).
Délivré par l'ENAEE (European Network for Accreditation of Engineering Education), qui rassemble différentes agences d’accréditation des formations d’ingénieurs d’Allemagne, de Grande-Bretagne, du Portugal, d’Irlande, de Russie, de Turquie et de France, il est réservé aux écoles qui satisfont au plus haut niveau d’exigence.
Les étudiants d’une formation labellisée EUR-ACE sont assurés de posséder, une fois diplômés, un ensemble de compétences et de connaissances conformes aux standards européens. Ce label facilite la mobilité étudiante ; un élève ingénieur qui désire effectuer un semestre ou un an à l’étranger peut choisir un programme EUR-ACE hors de l’Hexagone. Il pourra également se prévaloir de suivre un cursus labellisé pour appuyer sa candidature dans une université étrangère, ou pour valoriser sa candidature auprès des recruteurs.
L'ENSC, habilitée par la CTI pour 6 ans (durée maximale de reconnaissance) , vient d'être labellisée EUR-ACE du 1er septembre 2011 au 31 août 2017.
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21 mars 2011
DIV : Les logiques incompatibles d'un projet unique.
Dans la série des échanges qui président au projet d'un établissement universitaire unique à Bordeaux, et afin de contribuer au débat, voici une présentation d'un modèle, issu de l'excellent site "Educavox", explicatif des différences de positions entre différents porteurs du projet,
Une chronique de Jean-Claude Sallaberry sur les "logiques de justifications" dans l'éducation (lien) rappelle ainsi que les "ordres de grandeur" des justifications opérées par les acteurs sociaux correspondent, selon Boltanski et Thèvenot (1991), à des "logiques" de justification sous la forme de diverses "cités". Ces auteurs ont ainsi décrit la cité inspirée, la cité domestique, la cité de l’opinion, la cité civique et la cité industrielle. Derouet (1992) a repris cette classification pour l'appliquer à l'Education Nationale. Il n'observe que trois des "logiques", qu’il nomme "natures". Chacune de ces logiques correspond à des valeurs fondamentales des acteurs, et leur sert de système de référence.
- Nature civique : la valeur centrale est l’universalité du savoir. Accéder au "savoir" exige travail et même ascèse, justifiant la sélection, les choix correspondant à la position des "républicains".
- Nature domestique : la personne est au centre des valeurs, un peu comme on la considère dans la famille ; l’action du système de formation est alors en continuité avec l’éducation familiale — cela impose de "placer l’élève au centre" ; les choix correspondant au point de vue des "pédagogues".
- Nature industrielle : la valeur centrale est l’efficacité. Le souci de l’évaluation est ici central, celle des performances des élèves, mais aussi celle des enseignants et celle du système ; la position correspond au point de vue des "gestionnaires".
Ces trois “logiques“ apparaissent chronologiquement dans cet ordre. Chacune recouvre partiellement la ou les précédentes sans pour autant les annuler, puisque s'en inspirant et s'en revendiquant parfois pour partie.
Comme l'écrit J.C. Sallaberry, "Bien entendu, chaque système de référence permet la critique des valeurs ou actions défendues par les deux autres. Les trois étant généralement présents, les contradictions ainsi tracées participant du désarroi des acteurs et de l’aspect décadent de l’organisation".
On pourrait peut-être renommer ces trois logiques en :
- tendance "civique, élitiste et égalitaire", pour un savoir universel ;
- tendance "humaniste, attentive aux différences", pour des aptitudes individuelles ;
- tendance "libérale, évaluative et orientée vers l'excellence", pour des critères globaux compétitifs.
La première tendance est celle des facultés, celles qui forment et fournissent un savoir, sans s'occuper des débouchés ou des performances des acteurs. Elle a présidé à l'époque des chaires et des professeurs qui en étaient titulaires, des DEA et des doctorats d'Etat, es-Lettres, es-Sciences, en Médecine, Pharmacie ou Droit et Sciences économiques. La pédagogie est alors celle de l'infusion du savoir, des cours magistraux et des collaborateurs qui font les TP à des élèves évalués par concours ou examens terminaux. La seconde est plus particulièrement celle des écoles et des instituts professionnels, centrés autour de l'élève plus que de l'étudiant, avec un souci d'insertion et de pédagogie par projets, concrets et insérés dans la réalité socio-économique. La troisième est celle des universités orientées vers l'excellence, nouveau concept politique d'orientation pour l'accession aux classifications de Shanghai ou aux labels apportant visibilité internationale et crédits pour la recherche, et secondairement la formation.
Reste à savoir comment les acteurs peuvent vivre ces différences, convaincus d'une logique et soumis à une autre. Et comment aider ces acteurs à se situer dans des textes et des principes incompatibles entre-eux. Ainsi, comment resituer la première phrase de l'article premier du Code de l'Education (lien) "L'éducation est la première priorité nationale" en fonction de la compétitivité de recherche et de la valorisation des carrières sur les seuls critères de recherche ? Comment resituer la seconde phrase "Le service public de l'éducation est conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants" dans une logique quasi mercantile imposée par des restrictions budgétaires et des exigences de la compétitivité et de la valorisation ?
Tant de questions qui dépassent les hommes, peut-être demain broyés par un système qui échappera de plus en plus à l'enseignant, à l'étudiant et probablement au simple citoyen. Il est plus que tant que le législateur s'empare du problème et donne les orientations claires, communes à une société éclairée que nous souhaitons demain pour nos enfants.
Boltanski, L., Thevenot, L. (1991), De la justification — Les économies de grandeur. Paris : Gallimard.
Derouet, J.L. (1992). Ecole et justice. De l'égalité des chances aux compromis locaux ? Paris : Métailié.
Sallaberry, J.C. (2011). Conditions de la formation des maîtres. Paris : educavox.fr - Formation — www.educavox.fr
Code de l'Education. Paris : Dalloz.
20 mars 2011
DIV : Technologies clefs 2015.
Le ministère de l'industrie publie tous les 5 ans son étude prospective technologique sur les "technologies clés pour la compétitivité de la France" à l'horizon 2015. Elle présente 85 technologies qui trouvent leurs applications dans sept secteurs économiques.- Chimie - Matériaux - Procédés.
- TIC (Technologies de l’information et de la communication).
- Environnement.
- Énergie.
- Transports.
- Bâtiment.
- Santé, Agriculture et Agroalimentaire.
- Technologies du Web sémantique
- Interfaces humain-machine
- Modélisation, simulation, calcul
- Réalité virtuelle, augmentée, 3D
- Affichage nomade
- Imagerie et instrumentation associées aux sciences du vivant
- Sécurité active des véhicules
- Systèmes aériens automatisés
- Méthodes et outils de coconception
- Ingénierie des systèmes complexes
- Transfert de technologie
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19 mars 2011
SHS : Estime de Soi et réseaux sociaux.
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Une récente étude publiée dans Cyberpsychology, Behavior and Social Networking par Michael Stefanone du département de communication de l'Université d'État de New York à Buffalo, et ses collègues des universités du Texas et de Hawaï, montre que des jeunes femmes qui élaborent leur estime de soi de manière principale à partir de l'apparence partagent plus de photos en ligne sur Facebook et maintiennent de plus grands réseaux sociaux.
Un échantillon de plus de 300 hommes et femmes, de 23 ans en moyenne, a été soumis à un questionnaire mesurant les déterminants du sentiment de valeur personnelle. Différents aspects du comportement internaute ont été analysés, tels que quantité de temps passé à gérer son profil, nombre de photos partagées, taille du réseaux d'amis, promiscuité des comportements, etc.
Michael A. Stefanone, Derek Lackaff, Devan Rosen. Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking. January/February 2011, 14(1-2): 41-49. doi:10.1089/cyber.2010.0049.
Une récente étude publiée dans Cyberpsychology, Behavior and Social Networking par Michael Stefanone du département de communication de l'Université d'État de New York à Buffalo, et ses collègues des universités du Texas et de Hawaï, montre que des jeunes femmes qui élaborent leur estime de soi de manière principale à partir de l'apparence partagent plus de photos en ligne sur Facebook et maintiennent de plus grands réseaux sociaux.
Un échantillon de plus de 300 hommes et femmes, de 23 ans en moyenne, a été soumis à un questionnaire mesurant les déterminants du sentiment de valeur personnelle. Différents aspects du comportement internaute ont été analysés, tels que quantité de temps passé à gérer son profil, nombre de photos partagées, taille du réseaux d'amis, promiscuité des comportements, etc.
Michael A. Stefanone, Derek Lackaff, Devan Rosen. Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking. January/February 2011, 14(1-2): 41-49. doi:10.1089/cyber.2010.0049.
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