Cognitique / Cognitics - Ce site est destiné aux élèves ingénieurs et aux doctorants de l'École Nationale Supérieure de Cognitique (ENSC Bordeaux-INP). Il donne en complément des enseignements des pistes de documentation et de débat selon les thèmes SHS, IA, BIO, TECH, culture, infos générales et vie de l'ENSC. Il prépare notamment aux épreuves de grand oral de fin d’études.
06 octobre 2011
BIO : Un laboratoire sur une puce.
La biopuce « mChip » conçue par Samuel Sia et ses collègues du département de biological engineering de l’Université de Columbia, est un véritable laboratoire d’analyses portable. Cette puce a un coût de production d'environ un dollar, et a la capacité de diagnostiquer (pour l'instant) dix maladies différentes simultanément.
Le système nécessite une goutte de sang déposée sur une carte dans laquelle est insérée la biopuce. La lecture se fait immédiatement sur un appareil électronique d’une centaine d’euros, comme un lecteur de cartes bancaires.
Le principe repose sur un dispositif qui fonctionne sur un système de nano particules d’or et d’argent couplées avec une puce électronique. En fonction de la concentration d’agents pathogènes, le film de la biopuce est plus ou moins opaque.
Testée sur une centaine de patients rwandais, l’efficacité de « mChip » est surprenante pour sa facilité et sa fiabilité (proche de 100%). Cette découverte ne manquera pas de modifier profondément le domaine de l'analyse biologique et médicale, avec une commercialisation facilitée qui peut être envisagée directement chez le médecin ou dans les pharmacies ou parapharmacies, avec un dépistage sur place.
Résumé dans Nature Medicine, n°17, pp. 1015–1019 (2011) doi:10.1038/nm.2408
DIV : Internet : toute une histoire ! (conférence)
Internet : toute une histoire !
Conférence de Serge Soudoplatoff.
Jeudi 13 octobre 2011 à 18h
A Cap Sciences
Hangar 20 des quais de Bordeaux
"De tout temps, nous avons inventé des nouveaux outils pour transmettre, partager et conserver nos connaissances et nos idées : l'écriture, l'alphabet puis le livre, l'imprimerie… et aujourd’hui Internet.
Serge Soudoplatoff vient nous parler de ce phénomène qui a si vite envahi nos vies que l’on oublie de s’interroger : quelle est l'origine d'Internet ? Comment fonctionne-t-il ? Pourquoi bouleverse-t-il tant notre quotidien et quel futur nous construit-il ?"
Entrée libre et gratuite.
Conférence de Serge Soudoplatoff.
Jeudi 13 octobre 2011 à 18h
A Cap Sciences
Hangar 20 des quais de Bordeaux
"De tout temps, nous avons inventé des nouveaux outils pour transmettre, partager et conserver nos connaissances et nos idées : l'écriture, l'alphabet puis le livre, l'imprimerie… et aujourd’hui Internet.
Serge Soudoplatoff vient nous parler de ce phénomène qui a si vite envahi nos vies que l’on oublie de s’interroger : quelle est l'origine d'Internet ? Comment fonctionne-t-il ? Pourquoi bouleverse-t-il tant notre quotidien et quel futur nous construit-il ?"
Entrée libre et gratuite.
Libellés :
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Pays/territoire :
Chartrons - Grand Parc, Bordeaux, France
BIO - IA : Cybersinges – des hybrides contre le handicap.
L'équipe de Miguel Nicolelis, du Duke University
Center for Neuroengineering de Caroline du Nord (USA) a testé pour la première fois avec succès une interface brain-computer-brain (BMBI) chez deux singes. Grace à un implant fixé dans le cerveau des singes, les animaux ont appris, sans bouger leur propre corps, à mouvoir un bras avatar et à sentir des objets (virtuels également) (voir la vidéo).
L'implant électronique a été fixé dans le cortex moteur. C'est donc exclusivement par la pensée que les singes bougent le bras virtuel, et ont appris en retour et sentir la texture des objets qu'ils touchent ainsi, à travers des signaux électriques envoyés dans leur cerveau.L'enjeu d'une telle étude est la conception de puces permettant à terme à des patients paraplégiques de contrôler un exosquelette couvrant le corps entier, et qui pourrait ainsi mouvoir les membres paralysés via l'implant, tout en leur permettant en retour des sensations tactiles, voire kinestésiques, envoyées sous forme électrique à l'implant.
Cette étude a été publiée dans la revue Nature du 5 octobre 2011 (résumé), et relayée par le Guardian (lien).
Center for Neuroengineering de Caroline du Nord (USA) a testé pour la première fois avec succès une interface brain-computer-brain (BMBI) chez deux singes. Grace à un implant fixé dans le cerveau des singes, les animaux ont appris, sans bouger leur propre corps, à mouvoir un bras avatar et à sentir des objets (virtuels également) (voir la vidéo).
L'implant électronique a été fixé dans le cortex moteur. C'est donc exclusivement par la pensée que les singes bougent le bras virtuel, et ont appris en retour et sentir la texture des objets qu'ils touchent ainsi, à travers des signaux électriques envoyés dans leur cerveau.L'enjeu d'une telle étude est la conception de puces permettant à terme à des patients paraplégiques de contrôler un exosquelette couvrant le corps entier, et qui pourrait ainsi mouvoir les membres paralysés via l'implant, tout en leur permettant en retour des sensations tactiles, voire kinestésiques, envoyées sous forme électrique à l'implant.
Cette étude a été publiée dans la revue Nature du 5 octobre 2011 (résumé), et relayée par le Guardian (lien).
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Pays/territoire :
Durham, Caroline du Nord, États-Unis
DIV : Steve Jobs est mort.
03 octobre 2011
BIO : Chaud au cerveau, baillez un coup !
Phénomène physiologique réflexe, le bâillement est souvent associé à l'ennui ou à la fatigue. Il provoque une profonde respiration.
Chacun d'entre nous baille environ 5 à 10 fois par jour. La fréquence est accrue au réveil, après le repas méridien et le soir avant le coucher.
Une étude physiologique menée à Tucson (Arizona : le pays de Geronimo - 1829-1909 - chef apache dont le vrai nom était Go Khla Yeh : celui qui baille), laisse penser que le bâillement pourrait aussi jouer un rôle de régulateur thermique pour le cerveau.
Andrew Gallup, du Département d'Ecologie et de biologie évolutive de l'université de Princeton, et son coauteur Omar Eldakar, stagiaire postdoctoral à l'Université d'Arizona, ont publié dans le Journal "Frontiers in Evolutionary Neuroscience" des résultats obtenus chez 160 volontaires. L'étude montre que la fréquence des bâillements varie avec la saison et les individus baillent moins quand la température extérieure est égale ou supérieure à la température corporelle. Les auteurs ont quantifié les bâillements durant l'hiver (80 sujets testés à 22 degrés Celsius en moyenne) et durant l'été (80 sujets à 37 degrés en moyenne). Les résultats indiquent qu'environ 50 % des volontaires baillent plus l'hivers par contraste avec l'été quand les températures sont équivalentes ou supérieures à celles du corps humain (moins de 25 % des participants baillent). Le bâillement est également associé au temps passé à l'extérieur puisque 40 % des participants baillent dans les 5 premières minutes après leur sortie puis ce pourcentage chute à 10 % ensuite en été alors qu'il augmente en hiver.
L'interprétation des auteurs est que le bâillement est lié à l'augmentation de la température du cerveau et sert donc de régulateur thermique par échange d'air avec l'extérieur. Des températures extérieures proches de 37°C ne permettent pas au cerveau de se rafraîchir contrairement aux températures basses de l'hiver.
Cette hypothèse confirme chez l'homme les résultats d'une précédente étude qui montrait une variation de température dans le cerveau de rats avant et après un bâillement. Le refroidissement du cerveau serait alors lié à l'augmentation du flux sanguin engendré par l'étirement de la mâchoire qui favorise l'échange de chaleur à partir de l'air ambiant qui accompagne l'inhalation profonde du bâillement.
Une piste surprenante ... à faire chauffer les neurones !
Voir : Gallup, A. C. and Eldakar, O. T. (2011) Contagious yawning and climate variation. Frontiers in Evolutionary Neuroscience 3, 1-4.
Chacun d'entre nous baille environ 5 à 10 fois par jour. La fréquence est accrue au réveil, après le repas méridien et le soir avant le coucher.
Une étude physiologique menée à Tucson (Arizona : le pays de Geronimo - 1829-1909 - chef apache dont le vrai nom était Go Khla Yeh : celui qui baille), laisse penser que le bâillement pourrait aussi jouer un rôle de régulateur thermique pour le cerveau.
Andrew Gallup, du Département d'Ecologie et de biologie évolutive de l'université de Princeton, et son coauteur Omar Eldakar, stagiaire postdoctoral à l'Université d'Arizona, ont publié dans le Journal "Frontiers in Evolutionary Neuroscience" des résultats obtenus chez 160 volontaires. L'étude montre que la fréquence des bâillements varie avec la saison et les individus baillent moins quand la température extérieure est égale ou supérieure à la température corporelle. Les auteurs ont quantifié les bâillements durant l'hiver (80 sujets testés à 22 degrés Celsius en moyenne) et durant l'été (80 sujets à 37 degrés en moyenne). Les résultats indiquent qu'environ 50 % des volontaires baillent plus l'hivers par contraste avec l'été quand les températures sont équivalentes ou supérieures à celles du corps humain (moins de 25 % des participants baillent). Le bâillement est également associé au temps passé à l'extérieur puisque 40 % des participants baillent dans les 5 premières minutes après leur sortie puis ce pourcentage chute à 10 % ensuite en été alors qu'il augmente en hiver.
L'interprétation des auteurs est que le bâillement est lié à l'augmentation de la température du cerveau et sert donc de régulateur thermique par échange d'air avec l'extérieur. Des températures extérieures proches de 37°C ne permettent pas au cerveau de se rafraîchir contrairement aux températures basses de l'hiver.
Cette hypothèse confirme chez l'homme les résultats d'une précédente étude qui montrait une variation de température dans le cerveau de rats avant et après un bâillement. Le refroidissement du cerveau serait alors lié à l'augmentation du flux sanguin engendré par l'étirement de la mâchoire qui favorise l'échange de chaleur à partir de l'air ambiant qui accompagne l'inhalation profonde du bâillement.
Une piste surprenante ... à faire chauffer les neurones !
Voir : Gallup, A. C. and Eldakar, O. T. (2011) Contagious yawning and climate variation. Frontiers in Evolutionary Neuroscience 3, 1-4.
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IA - SHS : Le Web contextuel.
Le Web devient "user-centric", il prend aujourd'hui en compte l’utilisateur et son contexte comme une seule entité anthropotechnique. C’est en tout cas le but du "User-Context-Module" (Module Utilisateur contextuel) que des chercheurs de l'Ambiant Intelligence Laboratory de l’université de Singapour proposent d'intégrer dans les architectures Internet. L'objectif est évidemment d'améliorer l’expérience utilisateur, mais également d'ajuster les réseaux et les applications selon des besoins et des ressources, en fonction du terminal utilisé, de l’endroit où il se trouve, du réseau disponible, et surtout des attentes potentielles de l'usager. C'est-à-dire selon le contexte.
Cette conception d'architecture et de fonctionnement repose sur les sciences cognitives, et sur la façon dont les informations sont représentées et traitées par les sujets. Or la pensée humaine est "sensible" au contexte et à son environnement, et prend les bonnes décisions en fonction de ceux-ci. Pour parvenir à ce type d’intelligence, l’architecture idéale doit savoir séparer l’hôte, son adresse, le nom de l’utilisateur final, les données et les périphériques réseau, et les manipuler de manière individuelle. Le module proposé, User-Context Module, a pour but d’intégrer des informations pertinentes de contexte.
Le Module se divise en trois sous-systèmes : le Context Interface, le Context Model, et le Contrôleur. Le premier interagit directement avec l’utilisateur final, son identité, ses préférences, et son environnement, sa localisation... Le deuxième recueille des informations sur le modèle de contexte, données abstraites sur le statut de l’utilisateur, son comportement sur le réseau. Le Contrôleur interagit directement avec les couches réseau et l’infrastructure, pour ajuster automatiquement les protocoles ou les paramètres capables d’optimiser les performances du réseau, et ainsi offrir une meilleure expérience à l’utilisateur.
Cette conception d'architecture et de fonctionnement repose sur les sciences cognitives, et sur la façon dont les informations sont représentées et traitées par les sujets. Or la pensée humaine est "sensible" au contexte et à son environnement, et prend les bonnes décisions en fonction de ceux-ci. Pour parvenir à ce type d’intelligence, l’architecture idéale doit savoir séparer l’hôte, son adresse, le nom de l’utilisateur final, les données et les périphériques réseau, et les manipuler de manière individuelle. Le module proposé, User-Context Module, a pour but d’intégrer des informations pertinentes de contexte.
Le Module se divise en trois sous-systèmes : le Context Interface, le Context Model, et le Contrôleur. Le premier interagit directement avec l’utilisateur final, son identité, ses préférences, et son environnement, sa localisation... Le deuxième recueille des informations sur le modèle de contexte, données abstraites sur le statut de l’utilisateur, son comportement sur le réseau. Le Contrôleur interagit directement avec les couches réseau et l’infrastructure, pour ajuster automatiquement les protocoles ou les paramètres capables d’optimiser les performances du réseau, et ainsi offrir une meilleure expérience à l’utilisateur.
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Singapour
DIV : Un drone pour les phoques.
Les UAV (unmanned aerial vehicle) plus couramment appelés drones, sont des engins aériens commandés par un pilote ou un équipage de spécialistes aériens depuis une base au sol ou en mer. Leur utilisation tactique a été largement commentée lors des deux guerres du Golfe et aujourd'hui en Afghanistan. Principalement d'usage militaire, tactique ou d'observation, ils servent également depuis quelques années pour des usages civils de surveillance des frontières, du trafic maritime et routier, mais aussi de recherche ou de sauvetage, de veille des feux de forêts et d'observation des espaces écologiques, ou pour des usages plus spécialisés par des professionnels de la pêche en mer, du BTP, de l'architecture ou de l'aménagement de bâtiments ou de chantiers immobiliers, routiers ou ferroviaires... Les usages scientifiques sont encore rares et ils méritent donc d'être signalés.
Les chercheurs de l'Université d'Arizona viennent d'acquérir un drone "ScanEagle" des sociétés Boeing et Insitu pour étudier les espaces inaccessibles de la surface de l'Artique, les cartographier, et faire l'inventaire des animaux épars qui occupent la banquise.
Dérivé du drone SeaScan de Insitu utilisé par les pêcheurs pour repérer les bancs de thon, ScanEagle a été initialement conçu comme drone léger de surveillance militaire. Il a été déployé par l'Armée américaine en Irak dès 2004, puis dans la Marine en 2005 pour des missions de patrouille maritime mais également des missions côtières depuis des navires au large. Il est également aujourd'hui utilisé par les armées australienne et canadienne.
Ce mini UAV monomoteur à hélice peut être équipé de plusieurs types de capteurs, enregistreurs et transmetteurs d'informations visibles ou infrarouges, d'un navigateur GPS et même pour les versions militaires d'un mini radar.
Il est capable d'une autonomie de 20 heures et de 100 km de rayon d'action, télécommandé depuis sa base.
Le programme scientifique est une collaboration du Cooperative Institute for Research in Environmental Sciences de l'Université du Colorado à Boulder, et de la National Oceanic and Atmospheric Administration. Initié en 2009, le programme est coordonné par Elizabeth Weatherhead du CIRES, et concerne à la fois la topographie et la biologie animale. Un premier objectif a été l'étude de quatre espèces de phoques. Le programme s'intéresse notamment à l'impact de la fonte de la banquise et de sa diminution de surface sur les populations animales.
Un exemple réussi de transfert du militaire au civil, au service de la biologie et de l'étude de l'environnement.
Les chercheurs de l'Université d'Arizona viennent d'acquérir un drone "ScanEagle" des sociétés Boeing et Insitu pour étudier les espaces inaccessibles de la surface de l'Artique, les cartographier, et faire l'inventaire des animaux épars qui occupent la banquise.
Dérivé du drone SeaScan de Insitu utilisé par les pêcheurs pour repérer les bancs de thon, ScanEagle a été initialement conçu comme drone léger de surveillance militaire. Il a été déployé par l'Armée américaine en Irak dès 2004, puis dans la Marine en 2005 pour des missions de patrouille maritime mais également des missions côtières depuis des navires au large. Il est également aujourd'hui utilisé par les armées australienne et canadienne.
Ce mini UAV monomoteur à hélice peut être équipé de plusieurs types de capteurs, enregistreurs et transmetteurs d'informations visibles ou infrarouges, d'un navigateur GPS et même pour les versions militaires d'un mini radar.
Il est capable d'une autonomie de 20 heures et de 100 km de rayon d'action, télécommandé depuis sa base.
Le programme scientifique est une collaboration du Cooperative Institute for Research in Environmental Sciences de l'Université du Colorado à Boulder, et de la National Oceanic and Atmospheric Administration. Initié en 2009, le programme est coordonné par Elizabeth Weatherhead du CIRES, et concerne à la fois la topographie et la biologie animale. Un premier objectif a été l'étude de quatre espèces de phoques. Le programme s'intéresse notamment à l'impact de la fonte de la banquise et de sa diminution de surface sur les populations animales.
Un exemple réussi de transfert du militaire au civil, au service de la biologie et de l'étude de l'environnement.
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Boulder, Colorado, États-Unis
02 octobre 2011
BIO : Le nocebo, ou le côté obscur du placebo.
L'effet placebo est un fait admis seulement depuis la fin du siècle dernier. Jusque là, la médecine ne pouvait admettre l'influence d'une substance biochimiquement non active. Le terme vient du latin "je plairai" ; il apparait pour la première fois dans le dictionnaire médical anglais Hooper de 1811 : "médication destinée plus à plaire au patient qu'à être efficace".
L'effet placebo provoque une amélioration de l'état du patient sans pour autant qu'il soit soumis à une substance chimique active. Il peut être direct, c'est-à-dire agir directement sur la maladie ou ses symptômes, ou indirect, c'est-à-dire potentialiser l'action d'une molécule active prise en même temps.
Il est objectivement quantifié par l'écart positif constaté entre le résultat thérapeutique observé lors de l'administration d'un médicament et l'effet thérapeutique prévisible en fonction des données strictes de la pharmacologie. Il est d'autant plus critique qu'il intervient dans les essais en double aveugle, puisque le patient croit qu'il prend un médicament alors qu'il s'agit d'un placébo, ou pire, peut croire qu'il prend un placébo alors qu'il reçoit un traitement actif. Dans ce dernier cas, on parle de l'aspect négatif du placebo, que certain nomment "nocebo".
Si jusqu'ici les chercheurs se sont consacrés principalement à l'étude de l'influence positive du placébo, celle de l'effet nocebo (du latin : "je nuirai") n'est encore que confidentielle. Le terme a été utilisé 150 ans après celui de placébo, en 1961, par le médecin Walter Kennedy. Selon lui, un patient sur quatre en ferait l’objet. Il s’agit en quelque sorte d’un placebo qui a mal tourné, en intoxiquant ou provoquant des effets secondaires tels que vertiges, maux de tête, diarrhées, allergies, douleurs menstruelles, etc. On a même noté des effets d'accoutumance, avec des patients devenu « accro » à un produit totalement neutre. Plus important encore, la présentation que l'on fait du traitement : prescrire un placebo à des patients sans leur préciser de quoi il s’agit, ni quels effets il peut produire, déclencherait des symptômes dans plus de 80 % des cas. Accompagner la prescription par un discours désobligeant ou menaçant augmenterait ainsi le taux de cholécystokinine, hormone impliquée dans la perception de la douleur.
L’effet nocebo peut prendre des proportions critiques pour la santé. On a montré qu'un placébo provoque l’impuissance chez un tiers des hommes auxquels on a exposé les désagréments possibles sur leur libido d'un traitement pour la prostate. Des patients parkinsoniens traités par électrodes implantées peuvent retrouver des difficultés à bouger et des tremblements dès qu'on leur fait croire que les électrodes ne fonctionnent plus. Certains habitants voisins d’une antenne-relais se sont plaints de différents symptômes alors que l’antenne n’avait pas encore émis. On a même rapporté la mort d'un patient en état non critique après une erreur d'un prêtre lui ayant administré l'extrême onction par erreur.
L'effet nocebo est donc un effet négatif qui va annuler ou réduire, voire annuler les effets pharmacologiques d’une substance, voire provoquer un trouble attendu de cette substance en sa parfaite absence. Comme l’effet placebo, l'effet nocebo n’est pas lié à la substance, mais à l’attente psychologique du patient, découlant souvent d'ailleurs de l’attente du médecin vis-à-vis du traitement qu’il prescrit.
Des chercheurs britanniques et allemands ont mené une étude sophistiquée sur l'effet nocebo et la douleur, publiée dans Science Translational Medicine (lien). Après avoir fixé des diffuseurs de chaleur sur la jambe de 22 volontaires en bonne santé, ils ont augmenté le rayonnement jusqu'à une plainte douloureuse de 70 sur une échelle de 1 à 100. Ils ont été placés sous perfusion d'une forte dose de rémifentanil (dérivé de la morphine), ce qui a provoqué la diminution de la douleur même chez les sujets non informés.
Puis, les expérimentateurs ont informés leurs patients qu'ils allaient leur injecter l'analgésique, même si celui-ci circulait déjà dans leur organisme. Les participants ont signalé une nouvelle réduction de la douleur — ce qui montre l'effet placebo de l'analgésique.
Enfin, les chercheurs ont encore menti, en disant aux sujets qu'ils allaient cesser le traitement et que leur douleur allait probablement augmenter. Leur niveau de souffrance a quasiment retrouvé celui enregistré avant tout traitement, leurs craintes annulant l'effet d'un médicament, montrant un effet nocebo.
"The Effect of Treatment Expectation on Drug Efficacy: Imaging the Analgesic Benefit of the Opioid Remifentanil", U. Bingel et al., Sci. Transl. Med., 16-02-2011, vol. 3, Issue 70, p. 70ra14.
"Nocebo-induced hyperalgesia during local anesthetic injection", D. Varelmann et al., Anesth. Analg., vol. 110, no 3, mars 2010, p. 868-70.
"L'effet placebo. Un voyage à la frontière du corps et de l'esprit", par Ivan O. Godfroid, Charleroi (Belgique) : Socrate Éditions Promarex, 2003.
"Un placebo peut être nocif", revue Science et Vie, Août 2010, page 55.
L'effet placebo provoque une amélioration de l'état du patient sans pour autant qu'il soit soumis à une substance chimique active. Il peut être direct, c'est-à-dire agir directement sur la maladie ou ses symptômes, ou indirect, c'est-à-dire potentialiser l'action d'une molécule active prise en même temps.
Il est objectivement quantifié par l'écart positif constaté entre le résultat thérapeutique observé lors de l'administration d'un médicament et l'effet thérapeutique prévisible en fonction des données strictes de la pharmacologie. Il est d'autant plus critique qu'il intervient dans les essais en double aveugle, puisque le patient croit qu'il prend un médicament alors qu'il s'agit d'un placébo, ou pire, peut croire qu'il prend un placébo alors qu'il reçoit un traitement actif. Dans ce dernier cas, on parle de l'aspect négatif du placebo, que certain nomment "nocebo".
Si jusqu'ici les chercheurs se sont consacrés principalement à l'étude de l'influence positive du placébo, celle de l'effet nocebo (du latin : "je nuirai") n'est encore que confidentielle. Le terme a été utilisé 150 ans après celui de placébo, en 1961, par le médecin Walter Kennedy. Selon lui, un patient sur quatre en ferait l’objet. Il s’agit en quelque sorte d’un placebo qui a mal tourné, en intoxiquant ou provoquant des effets secondaires tels que vertiges, maux de tête, diarrhées, allergies, douleurs menstruelles, etc. On a même noté des effets d'accoutumance, avec des patients devenu « accro » à un produit totalement neutre. Plus important encore, la présentation que l'on fait du traitement : prescrire un placebo à des patients sans leur préciser de quoi il s’agit, ni quels effets il peut produire, déclencherait des symptômes dans plus de 80 % des cas. Accompagner la prescription par un discours désobligeant ou menaçant augmenterait ainsi le taux de cholécystokinine, hormone impliquée dans la perception de la douleur.
L’effet nocebo peut prendre des proportions critiques pour la santé. On a montré qu'un placébo provoque l’impuissance chez un tiers des hommes auxquels on a exposé les désagréments possibles sur leur libido d'un traitement pour la prostate. Des patients parkinsoniens traités par électrodes implantées peuvent retrouver des difficultés à bouger et des tremblements dès qu'on leur fait croire que les électrodes ne fonctionnent plus. Certains habitants voisins d’une antenne-relais se sont plaints de différents symptômes alors que l’antenne n’avait pas encore émis. On a même rapporté la mort d'un patient en état non critique après une erreur d'un prêtre lui ayant administré l'extrême onction par erreur.
L'effet nocebo est donc un effet négatif qui va annuler ou réduire, voire annuler les effets pharmacologiques d’une substance, voire provoquer un trouble attendu de cette substance en sa parfaite absence. Comme l’effet placebo, l'effet nocebo n’est pas lié à la substance, mais à l’attente psychologique du patient, découlant souvent d'ailleurs de l’attente du médecin vis-à-vis du traitement qu’il prescrit.
Des chercheurs britanniques et allemands ont mené une étude sophistiquée sur l'effet nocebo et la douleur, publiée dans Science Translational Medicine (lien). Après avoir fixé des diffuseurs de chaleur sur la jambe de 22 volontaires en bonne santé, ils ont augmenté le rayonnement jusqu'à une plainte douloureuse de 70 sur une échelle de 1 à 100. Ils ont été placés sous perfusion d'une forte dose de rémifentanil (dérivé de la morphine), ce qui a provoqué la diminution de la douleur même chez les sujets non informés.
Puis, les expérimentateurs ont informés leurs patients qu'ils allaient leur injecter l'analgésique, même si celui-ci circulait déjà dans leur organisme. Les participants ont signalé une nouvelle réduction de la douleur — ce qui montre l'effet placebo de l'analgésique.
Enfin, les chercheurs ont encore menti, en disant aux sujets qu'ils allaient cesser le traitement et que leur douleur allait probablement augmenter. Leur niveau de souffrance a quasiment retrouvé celui enregistré avant tout traitement, leurs craintes annulant l'effet d'un médicament, montrant un effet nocebo.
"The Effect of Treatment Expectation on Drug Efficacy: Imaging the Analgesic Benefit of the Opioid Remifentanil", U. Bingel et al., Sci. Transl. Med., 16-02-2011, vol. 3, Issue 70, p. 70ra14.
"Nocebo-induced hyperalgesia during local anesthetic injection", D. Varelmann et al., Anesth. Analg., vol. 110, no 3, mars 2010, p. 868-70.
"L'effet placebo. Un voyage à la frontière du corps et de l'esprit", par Ivan O. Godfroid, Charleroi (Belgique) : Socrate Éditions Promarex, 2003.
"Un placebo peut être nocif", revue Science et Vie, Août 2010, page 55.
01 octobre 2011
DIV : Le numéro 8 de CSS est sorti.
CSS est le "journal des sciences de la cognition" par et pour les étudiants et jeunes chercheurs en sciences cognitives. CogniScienceS est un édition trimestrielle participative créée initialement dans le cadre de la FRESCO, fondée et animée par William Hirigoyen et ses collègues de l'ENSC.
Elle est ouverte aux publications des étudiants, doctorants et ex étudiants en sciences cognitives et des domaines connexes. Elle fait le point sur l'actualité et propose des articles de fond ou appliqués ainsi que des chroniques de ce domaine interdisciplinaire.
Le numéro 8 vient d'être publié en ligne, et outres les actualités, aborde les thèmes du rapport "émotion/cognition", du "mensonge", de la "grammaire générative" et des "objets de l'IA".
Accès aux numéros précédents (lien).
Libellés :
publication,
Sciences cognitives
30 septembre 2011
IA : De l'Intelligence Artificielle pour remplacer les traders.
La sideration qu'exerce le metier de trader sur les jeunes tient à la fois du prestige et de l'image sociale attachée notamment aux revenus spectaculaires de certains d'entre-eux, et à la fois à la réputation de goût du risque et de passion du jeu et du pari, correspondant probablement à certaines personnalités psychologiques particulières.
Le côté obscur de la profession est également double, avec d'une part une faible proportion de traders qui reussissent pleinement une carrière certes rapide, mais nerveusement épuisante et physiquement usante, et d'autre part les erreurs, leurs conséquences affectives, et le cercle vicieux de spirales infernales d'enfermements psychologiques, de rupture sociale et de repli sur soi dans un monde purement virtuel de relations électroniques, favorisant des comportements d'excès, des inhibitions critiques ou des réactivités ratées.
Certains decideurs financiers et gestionaires de ressources humaines sont aujourd'hui convaincus de l'avantage de remplacer les traders, ou pour le moins certains d'entre eux, par des programmes informatiques spécialisés, appliquant des règles logiques strictes et sécurisée. C’est déjà en partie le cas et les décisions des tradeurs sont d'ailleurs accompagnées par des programmes décisionnels.
Le Foresight
, un organisme de prospective œuvrant pour le gouvernement britannique, vient de publier un rapport sur l’impact de la technologie sur les marchés financiers. L'hypothèse proposée est celle d'une généralisation du procédé d'automatisation intelligente dans les prochaines années.
En effet, les logiciels peuvent tous les jours encore plus accumuler, synthétiser, interpréter de plus en plus rapidement, toujours plus d'informations issues des sources les plus divers, en dépassant évidemment les compétences et aptitudes cognitives humaines. Le bénéfice pour l'optimisation des prises de décision financières instantanées, avec un niveau de securité optimal, favoriserait alors des robots decisionnels et auto-apprenants accessibles alors aux particuliers. Les auteurs du rapport précisent que ce type d’intelligence artificielle bénéficierait d’algorithmes lui permettant d’apprendre seule, sans intervention humaine, sur des critères objectifs, en se gardant des effets de contagion ou de panique qui ont agité le monde financier ces dernières années.
Référence (lien).
Le côté obscur de la profession est également double, avec d'une part une faible proportion de traders qui reussissent pleinement une carrière certes rapide, mais nerveusement épuisante et physiquement usante, et d'autre part les erreurs, leurs conséquences affectives, et le cercle vicieux de spirales infernales d'enfermements psychologiques, de rupture sociale et de repli sur soi dans un monde purement virtuel de relations électroniques, favorisant des comportements d'excès, des inhibitions critiques ou des réactivités ratées.
Certains decideurs financiers et gestionaires de ressources humaines sont aujourd'hui convaincus de l'avantage de remplacer les traders, ou pour le moins certains d'entre eux, par des programmes informatiques spécialisés, appliquant des règles logiques strictes et sécurisée. C’est déjà en partie le cas et les décisions des tradeurs sont d'ailleurs accompagnées par des programmes décisionnels.
Le Foresight
, un organisme de prospective œuvrant pour le gouvernement britannique, vient de publier un rapport sur l’impact de la technologie sur les marchés financiers. L'hypothèse proposée est celle d'une généralisation du procédé d'automatisation intelligente dans les prochaines années.
En effet, les logiciels peuvent tous les jours encore plus accumuler, synthétiser, interpréter de plus en plus rapidement, toujours plus d'informations issues des sources les plus divers, en dépassant évidemment les compétences et aptitudes cognitives humaines. Le bénéfice pour l'optimisation des prises de décision financières instantanées, avec un niveau de securité optimal, favoriserait alors des robots decisionnels et auto-apprenants accessibles alors aux particuliers. Les auteurs du rapport précisent que ce type d’intelligence artificielle bénéficierait d’algorithmes lui permettant d’apprendre seule, sans intervention humaine, sur des critères objectifs, en se gardant des effets de contagion ou de panique qui ont agité le monde financier ces dernières années.
Référence (lien).
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DIV : Une tablette à un euro par jour.
Le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche annonce le lancement d'une opération dont le but est de proposer une tablette électronique aux étudiants post-bac. Le ministre déclare, dans une interview à M6 et à paraître aujourd'hui dans Direct Matin, qu'il s'agit de proposer un iPad 2 ou une Galaxy Tab 8,9" - toutes deux en version 3G mais sans précision sur la capacité de stockage - à 1 euro par jour pendant deux ans.
Information à suivre pour les élèves de l'ENSC.
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La société IBM fait dans le gigantisme. Elle affirme mettre au point le plus grand système de stockage au monde, soit une capacité de 120 pétaoctets.
Cet équivalent d’environ 120 000 disques durs de 2 To, ou encore 24 milliards de MP3, aura donc une capacité dix fois supérieure aux plus grands systèmes actuels. Pour constituer cette mémoire, IBM utilise 200 000 disques durs de 600 Go en parallèle, avec une sécurité de conservation que IBM juge lus que robuste (supérieur au million d’années sans perte de données ni diminution de performances).
Ce dispositif repose sur un système de fichiers inscrits sur de multiples disques afin de lire et d’écrire simultanément de multiples portions de chaque fichier. Baptisé GPFS, ce système a permis à IBM de recenser et scanner 10 milliards de fichiers sur un système de stockage en 3/4 heure seulement, remportant un nouveau record détenu jusque'à présente pour un simple milliard de fichiers scannés en 3 heures. Cette machine est attendue pour permettre des avancées scientifiques dans la modélisation, la simulation et la prévision numériques en physique, en astronomie, en climatologie, en biologie et en médecine.
Lien publication (lien).
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IA : Des serious games pour la recherche.
Les Scientific Discovery Games (SDG) sont des jeux informatiques qui permettent à des joueurs en réseau de participer à une expérience scientifique menée grâce à Internet. Le principe est de traduire des éléments complexes issus d’une recherche scientifique sous la forme d'énigmes ou des puzzles, afin que des non spécialistes puissent les traiter sans connaissance scientifique précise. Seules la logique des joueurs et leurs capacités de résolutions de problème sont mises en jeu ... au service de la recherche
L'histoire des SDG débute en 2008 avec "Foldit" (littéralement "Plie-le"). Dans ce jeu vidéo expérimental sur le repliement des protéines, développé par le département d'informatique et le département de biochimie de l'Université de Washington, les joueurs tentent de résoudre un problème que les ordinateurs ne savent pas résoudre.
Un exemple de ce principe collaboratif est celui du jeu "ESP" qui, face à l'incapacité des machines à classer les images (abscence de mots-clefs), confie cette tâche à des humains à travers un jeu en ligne.
Lorsque deux personnes voient une même image et lui associe des mots-clefs ; si un même mot est proposé par les deux : il est validé et indexe l'image. L'ESP Game devrait permettre de classifier toutes les images du Web en quelques mois seulement. Ce principe permet de manière ludique de déléguer à des joueurs des procédures dont les machines sont incapables.
L’intérêt des SDG repose sur la participation quasi permanente des joueurs et leur nombre croissant. Plus le nombre de joueurs est grand, plus leurs connexions sont fréquentes, plus les chances de voir émerger des scores élevés est important : et donc plus les avancées scientifiques sont obtenues.
C'est l’intelligence des articulants et l'émergence d'une intelligence collective qui permettent de résoudre "virtuellement" des problèmes scientifiques "réellement" posés.
Au delà de FoldIt, on peut s'inscrire sur "Phylo", qui travaille sur la génomique comparative, "EteRNA" sur la compréhension de l’ADN, "Planet Hunters" en cosmologie, qui a récemment permis de découvrir deux nouvelles planètes (lien), etc.
Sommes nous à la veille d'une révolution des pratiques de recherche, ouvertes demain à une participation citoyen fédérative ? En effet, on constate un accroissement du nombre de jeux scientifiques collaboratifs mis en ligne. Néanmoins, pour un SDG réussi comme Foldit, trois autres sont également mis en ligne mais ne fonctionnent pas. la cause est double : un manque de visibilité et une faible communauté, une mauvaise conception ou une interface non conviviale.
Lire un article de Simon Bachelier, expert ne serious game, d’Universcience (lien).
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29 septembre 2011
DIV : Science Factor - le concours des lycéennes pour les sciences
Dans un contexte difficile de crise, avec ses conséquences sur l’emploi, les entreprises manquent pourtant de scientifiques.
C'est dans les domaines des hautes technologies que le manque est le plus important. Pour le résorber, il convient d'intéresser les jeunes aux sciences et aux technologies, ainsi qu'aux carrières d'ingénieur.
Le concours Science Factor a pour objectif de combattre cette désaffectation des jeunes pour la science, et d’intéresser les garçons mais surtout les filles aux filières scientifiques et techniques. C'est une action conduite avec le parrainage du Ministère de l'Education Nationale, du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, et d'Universcience, en partenariat avec Orange et le Syntec.
Les lycéens ont jusqu’au 15 décembre 2011 pour s’inscrire sur la page Facebook de Science Factor, après s’être constitués en équipes de quatre. Le but pour chaque équipe est de décrire le projet, la découverte ou la recherche que les jeunes gens aimeraient entreprendre s’ils étaient déjà diplômés d’une filière scientifique. Les cinq équipes finalistes présenteront leurs projets au jury présidé par Claudie Haigneré.
C'est dans les domaines des hautes technologies que le manque est le plus important. Pour le résorber, il convient d'intéresser les jeunes aux sciences et aux technologies, ainsi qu'aux carrières d'ingénieur.
Le concours Science Factor a pour objectif de combattre cette désaffectation des jeunes pour la science, et d’intéresser les garçons mais surtout les filles aux filières scientifiques et techniques. C'est une action conduite avec le parrainage du Ministère de l'Education Nationale, du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, et d'Universcience, en partenariat avec Orange et le Syntec.
Les lycéens ont jusqu’au 15 décembre 2011 pour s’inscrire sur la page Facebook de Science Factor, après s’être constitués en équipes de quatre. Le but pour chaque équipe est de décrire le projet, la découverte ou la recherche que les jeunes gens aimeraient entreprendre s’ils étaient déjà diplômés d’une filière scientifique. Les cinq équipes finalistes présenteront leurs projets au jury présidé par Claudie Haigneré.
28 septembre 2011
DIV : Aerospace Valley se dote d'une nouvelle présidente.
Fort de ses 490 membres, Aerospace Valley est l'un des trois pôles de compétitivité français les plus importants.Sa vocation mondiale s'appuie sur sa spécialité "Aeronautique, Espace et Systèmes embarqués" développée sur les territoires d'Aquitaine et de Midi-Pyrénées. AV a depuis sept ans labellisé ou accompagné plus de 480 projets de recherche et développement, pour un total de quelques 725 millions d’euros investis,
C'est à la suite de Jean-Marc Thomas, président fondateur sortant, que Agnès Paillard qui avait assuré ces deux dernières années la direction générale du pôle, a été élue présidente ce mercredi 28 septembre 2011 par les 37 membres du conseil d'administration. Ingénieur de l’École Supérieure de
Physique et Chimie Industrielle de Paris, Agnès Paillard a débuté sa carrière chez IBM France, puis a assuré la direction générale de
Serma Technologies, avant d'animer le développement économique, la recherche et le développement durable de la Région Aquitaine. Elle a assumé ensuite la direction générale du pôle Aerospace Valley, puis a rejoint EADS France Innovation Works comme vice-présidente.
Le programme de la nouvelle présidente sera notamment orienté vers la compétitivité et le développement des territoires et celui des PME et des ETI des deux régions. Agnès Paillard a réaffirmé la mission du pôle qui, au delà des nombreux projets de recherche et développement, doit aller jusqu’aux produits et aux procédés innovants, ainsi qu'à leurs marchés. Ce programme ambitionne le développement et la création d’entreprises et d'emplois dans les deux régions du Grand Sud-Ouest. Le pôle accompagnera également le nouvel Institut de recherche technologique (IRT) "Aeronautique, espace et systèmes embarqués" (AESE) labellisé cet été dans le cadre des Investissements d’avenir. Et si cet IRT est midi-pyrénéen, les aquitains n'en seront pas exclus puisque certaines de leurs spécialités viendront prochainement enrichir le projet.
C'est à la suite de Jean-Marc Thomas, président fondateur sortant, que Agnès Paillard qui avait assuré ces deux dernières années la direction générale du pôle, a été élue présidente ce mercredi 28 septembre 2011 par les 37 membres du conseil d'administration. Ingénieur de l’École Supérieure de
Physique et Chimie Industrielle de Paris, Agnès Paillard a débuté sa carrière chez IBM France, puis a assuré la direction générale de
Serma Technologies, avant d'animer le développement économique, la recherche et le développement durable de la Région Aquitaine. Elle a assumé ensuite la direction générale du pôle Aerospace Valley, puis a rejoint EADS France Innovation Works comme vice-présidente.
Le programme de la nouvelle présidente sera notamment orienté vers la compétitivité et le développement des territoires et celui des PME et des ETI des deux régions. Agnès Paillard a réaffirmé la mission du pôle qui, au delà des nombreux projets de recherche et développement, doit aller jusqu’aux produits et aux procédés innovants, ainsi qu'à leurs marchés. Ce programme ambitionne le développement et la création d’entreprises et d'emplois dans les deux régions du Grand Sud-Ouest. Le pôle accompagnera également le nouvel Institut de recherche technologique (IRT) "Aeronautique, espace et systèmes embarqués" (AESE) labellisé cet été dans le cadre des Investissements d’avenir. Et si cet IRT est midi-pyrénéen, les aquitains n'en seront pas exclus puisque certaines de leurs spécialités viendront prochainement enrichir le projet.
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24 septembre 2011
SHS : Psychodynamique du travail.
Le mot travail est apparu vers 1200. Il est issu du latin médiéval "trepalium" : instrument de torture. Il a longtemps été vécu comme une obligation, interdite aux privilégiés, et au service de leur propre rentabilité. Bien qu'ayant évolué dans le siècle dernier au bénéfice du travailleur, il revêt pourtant toujours son aspect d'obligation et de contrainte.
Au delà de ses aspects négatifs, le travail présente des aspects constructifs : il est important pour se forger une identité ; il permet de développer de nouvelles aptitudes ; il confronte le sujet à des obstacles en lui permettant de se découvrir lui-même, de prendre conscience de ses capacités et de structurer sa personnalité. A l’extérieur du contexte professionnel, il permet de se façonner une identité et de construire son image sociale.
C'est dans cet équilibre entre aspects positifs et négatifs du travail que réside l'adaptation du travailleur, qui peut alors être globalement affecté par son travail et ses modifications.
Christophe Dejours est psychiatre, psychanalyste, et consacre son activité à la psycho-dynamique du travail. Professeur titulaire de la chaire de psychanalyse-santé-travail au Conservatoire national des arts et métiers, il y dirige le laboratoire de psychologie du travail et de l'action.
Ses théories reposent sur l'interprétation que le sujet donne à l'écart entre travail prescrit et réel, les processus qu'il met en oeuvre pour gérer cet écart, et les mécanismes de défense qu'il élabore contre la souffrance. Selon ces théories, les personnes en souffrance au travail sont souvent dans l’incapacité de surmonter « le réel du travail ». Par « réel » il désigne les aspects du travail qui résistent aux savoirs du travailleur.
Lorsque le travailleur se voit assigner une tâche, certains aspects de la tâche échappent à sa maîtrise directe. Il doit évidemment en premier lieu rencontrer le réel (travailler puis échouer), puis il doit être capable de surmonter l’obstacle, faire preuve d’ingéniosité, trouver des astuces pour compenser ses faiblesses. Cet état d’échec peut s’avérer plus ou moins long et plus ou moins possible à endurer.
Le travail peut aussi être néfaste pour le travailleur et éroder petit à petit sa personnalité ainsi que l’image qu’il a de lui-même ou qu'il veut donner de lui. Tout cela dépend évidemment d’une part de l’organisation du travail et de la part de liberté qu’elle offre et d’autre part de l’état psychologique du travailleur. Le dépassement des limites du supportable peut amener le travailleur à mettre fin à ses jours et ceci malgré une vie sociale et privée équilibrée.
Selon Christian Dejours, lorsque l’on apporte une contribution par son travail, on attend de la reconnaissance ainsi qu’une rétribution. Le premier aspect est moral alors que le second est matériel, néanmoins tous deux ont un impact psychologique sur le travail. Cet effet pouvant être soit négatif soit positif. Ces éléments permettent au travailleur de se construire une identité et une estime de soi. L’impression d’être utile est aussi un élément clef des bénéfices du travail.
Voir les vidéos de C. Dejours (lien)
Travail, usure mentale de Christophe Dejours, édition Bayard, 2010.
Au delà de ses aspects négatifs, le travail présente des aspects constructifs : il est important pour se forger une identité ; il permet de développer de nouvelles aptitudes ; il confronte le sujet à des obstacles en lui permettant de se découvrir lui-même, de prendre conscience de ses capacités et de structurer sa personnalité. A l’extérieur du contexte professionnel, il permet de se façonner une identité et de construire son image sociale.
C'est dans cet équilibre entre aspects positifs et négatifs du travail que réside l'adaptation du travailleur, qui peut alors être globalement affecté par son travail et ses modifications.
Christophe Dejours est psychiatre, psychanalyste, et consacre son activité à la psycho-dynamique du travail. Professeur titulaire de la chaire de psychanalyse-santé-travail au Conservatoire national des arts et métiers, il y dirige le laboratoire de psychologie du travail et de l'action.
Ses théories reposent sur l'interprétation que le sujet donne à l'écart entre travail prescrit et réel, les processus qu'il met en oeuvre pour gérer cet écart, et les mécanismes de défense qu'il élabore contre la souffrance. Selon ces théories, les personnes en souffrance au travail sont souvent dans l’incapacité de surmonter « le réel du travail ». Par « réel » il désigne les aspects du travail qui résistent aux savoirs du travailleur.
Lorsque le travailleur se voit assigner une tâche, certains aspects de la tâche échappent à sa maîtrise directe. Il doit évidemment en premier lieu rencontrer le réel (travailler puis échouer), puis il doit être capable de surmonter l’obstacle, faire preuve d’ingéniosité, trouver des astuces pour compenser ses faiblesses. Cet état d’échec peut s’avérer plus ou moins long et plus ou moins possible à endurer.
Le travail peut aussi être néfaste pour le travailleur et éroder petit à petit sa personnalité ainsi que l’image qu’il a de lui-même ou qu'il veut donner de lui. Tout cela dépend évidemment d’une part de l’organisation du travail et de la part de liberté qu’elle offre et d’autre part de l’état psychologique du travailleur. Le dépassement des limites du supportable peut amener le travailleur à mettre fin à ses jours et ceci malgré une vie sociale et privée équilibrée.
Selon Christian Dejours, lorsque l’on apporte une contribution par son travail, on attend de la reconnaissance ainsi qu’une rétribution. Le premier aspect est moral alors que le second est matériel, néanmoins tous deux ont un impact psychologique sur le travail. Cet effet pouvant être soit négatif soit positif. Ces éléments permettent au travailleur de se construire une identité et une estime de soi. L’impression d’être utile est aussi un élément clef des bénéfices du travail.
Voir les vidéos de C. Dejours (lien)
Travail, usure mentale de Christophe Dejours, édition Bayard, 2010.
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BIO - SHS : Le raisonnement analogique des singes.
Le propre de l'analogie est de reconnaître les relations entre les relations. Cette aptitude cognitive était jusqu'ici réputée humaine, puisque les chercheurs la considéraient impossible sans langage.
Deux psychologues du Laboratoire de psychologie cognitive de l'Université de Provence (lien) et du Franklin & Marshall College De Lancaster (lien) aux États-Unis viennent pourtant de démontrer que les singes pouvaient produire des analogies, sans le langage. Leur expérience menée sur 29 babouins (Papio papio) repose sur l'observation de formes géométriques et le choix ultérieur sur un écran tactile de deux autres formes représentant la même relation (d'identité ou de différence) que la paire initiale. Les singes devaient donc détecter des relations entre relations. La réussite à l'exercice par 6 singes a été observée après l'acquisition, mais semble stabilisée avec un respire tissage facilité après un an.
Ces travaux prouvent donc que l'analogie est possible sans langage, ou bien que les singes disposent d'un protolangage sur lequel s'étaye cette capacité utile au transfert de connaissances d'un domaine à l'autre. Ils montrent comment une pensée peut également exister sans langage.
Accès au résumé (lien).
Generalized Relational Matching by Guinea Baboons (Papio papio) in two by two-item analogy problems – Roger K. R. Thompson et Joël Fagot, Psychological Science, 20 septembre 2011,
Deux psychologues du Laboratoire de psychologie cognitive de l'Université de Provence (lien) et du Franklin & Marshall College De Lancaster (lien) aux États-Unis viennent pourtant de démontrer que les singes pouvaient produire des analogies, sans le langage. Leur expérience menée sur 29 babouins (Papio papio) repose sur l'observation de formes géométriques et le choix ultérieur sur un écran tactile de deux autres formes représentant la même relation (d'identité ou de différence) que la paire initiale. Les singes devaient donc détecter des relations entre relations. La réussite à l'exercice par 6 singes a été observée après l'acquisition, mais semble stabilisée avec un respire tissage facilité après un an.
Ces travaux prouvent donc que l'analogie est possible sans langage, ou bien que les singes disposent d'un protolangage sur lequel s'étaye cette capacité utile au transfert de connaissances d'un domaine à l'autre. Ils montrent comment une pensée peut également exister sans langage.
Accès au résumé (lien).
Generalized Relational Matching by Guinea Baboons (Papio papio) in two by two-item analogy problems – Roger K. R. Thompson et Joël Fagot, Psychological Science, 20 septembre 2011,
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SHS : Ouverture du site Internet de Philosophia Scientiæ
Philosophia Scientiæ est une revue scientifique publiée semestriellement par les Archives Henri Poincaré de Bancy (UMR 7117). Elle propose des travaux en épistémologie, en histoire et en philosophie des sciences. Elle accueille principalement des études traitant des mathématiques, de la physique et de la logique, mais également des recherches portant sur les autres disciplines scientifiques : physique, biologie, sciences humaines, sciences cognitives ... Les articles sont en français ou en anglais.
La mise en ligne de quinze numéros vient d'être réalisé, dont neuf en accès libre. Le site proposera l'ensemble des numéro ainsi que les cahiers spéciaux disponibles en texte intégral. Accès au site (lien).
La mise en ligne de quinze numéros vient d'être réalisé, dont neuf en accès libre. Le site proposera l'ensemble des numéro ainsi que les cahiers spéciaux disponibles en texte intégral. Accès au site (lien).
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23 septembre 2011
DIV : Trop vite pour la théorie - chercher l'erreur.
Publiée hier sur le serveur public arXiv, des résultats de six mois d'expériences inquiètent bien les chercheurs du CNRS qui les ont produits.
En mesurant avec une précision de l'ordre de la dizaine de nanosecondes (milliardièmes de seconde) le trajet d'un faisceau de neutrinos entre l'accélérateur du Cern, près de Genève, et le détecteur Opera du laboratoire du Gran Sasso, sous les Apennins au centre de l'Italie, l'equipe menee par Dario Autiero de l'Institut de physique nucléaire de Lyon tombe sur un os !
Les particules semblent traverser les 731 kilomètres de croûte terrestre qui séparent les deux sites en quelques 2,5 millièmes de seconde. Or c'est en moyenne 60 nanosecondes d'avance par rapport à la vitesse calculée qu'aurait mis la lumière. Un tel décalage, qui paraît certes infime, est en contradiction avec la théorie actuelle.
Cette experience de violation est à prendre avec d'extrêmes précautions. Au-delà de la portée potentielle de ses résultats sur la théorie de la relativité, ils interrogent la communauté scientifique et ouvrent des pistes d'hypothèses jusqu'ici farfelues. Les particules ont-elles trouvé un raccourci dans une autre dimension que les 4 de la théorie (3 dans l'espace auxquelles s'ajoute celle du temps) ? La vitesse de la lumière ne serait-elle pas une vitesse limite ? La théorie actuelle peut-elle évoluer comme celle de Newton l'avait fait grâce à Einstein qui a proposé une théorie plus générale ? Et existe-t-il donc une théorie encore plus globale ?
L'immense avantage de cette expérience est celui de confirmer la réfutabilité poppérienne de la relativité restreinte et l'ingéniosité des scientifiques dans la recherche d'expériences cruciales pour toujours plus de validité de leurs théories.
Lien vers l'article dans arXiv.
Séminaire cet après-midi à 16 heure depuis le CERN à Genève par Dario Autiero (lien en direct).
Voir le communiqué du CNRS sur Opera (lien).
Article de Enviscope (lien).
Photos disponibles (lien - fichier .zip)
Reportage « Plus vite que la lumière ? » (lien - mp4).
Vidéo (lien - conducteur bilingue).
En mesurant avec une précision de l'ordre de la dizaine de nanosecondes (milliardièmes de seconde) le trajet d'un faisceau de neutrinos entre l'accélérateur du Cern, près de Genève, et le détecteur Opera du laboratoire du Gran Sasso, sous les Apennins au centre de l'Italie, l'equipe menee par Dario Autiero de l'Institut de physique nucléaire de Lyon tombe sur un os !
Les particules semblent traverser les 731 kilomètres de croûte terrestre qui séparent les deux sites en quelques 2,5 millièmes de seconde. Or c'est en moyenne 60 nanosecondes d'avance par rapport à la vitesse calculée qu'aurait mis la lumière. Un tel décalage, qui paraît certes infime, est en contradiction avec la théorie actuelle.
Cette experience de violation est à prendre avec d'extrêmes précautions. Au-delà de la portée potentielle de ses résultats sur la théorie de la relativité, ils interrogent la communauté scientifique et ouvrent des pistes d'hypothèses jusqu'ici farfelues. Les particules ont-elles trouvé un raccourci dans une autre dimension que les 4 de la théorie (3 dans l'espace auxquelles s'ajoute celle du temps) ? La vitesse de la lumière ne serait-elle pas une vitesse limite ? La théorie actuelle peut-elle évoluer comme celle de Newton l'avait fait grâce à Einstein qui a proposé une théorie plus générale ? Et existe-t-il donc une théorie encore plus globale ?
L'immense avantage de cette expérience est celui de confirmer la réfutabilité poppérienne de la relativité restreinte et l'ingéniosité des scientifiques dans la recherche d'expériences cruciales pour toujours plus de validité de leurs théories.
Lien vers l'article dans arXiv.
Séminaire cet après-midi à 16 heure depuis le CERN à Genève par Dario Autiero (lien en direct).
Voir le communiqué du CNRS sur Opera (lien).
Article de Enviscope (lien).
Photos disponibles (lien - fichier .zip)
Reportage « Plus vite que la lumière ? » (lien - mp4).
Vidéo (lien - conducteur bilingue).
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20 septembre 2011
IA : L'éclairage pour transmettre les données.
Accéder aux données d’un réseau sans fil (WLAN) peut se faire en utilisant un simple signal lumineux d'ambiance. Des chercheurs du Fraunhofer Institute for Telecommunications, Heinrich Hertz Institute (HHI) de Berlin (Allemagne) en partenariat avec Siemens et France Telecom Orange Labs sont parvenus à créer un réseau à haut débit en modifiant un éclairage basé sur la technologie LED, avec un débit de 100 Mbit/s.
La technologie de communication par lumière visible (VLC) est basée sur de simples diodes électroluminescentes en lumière blanche (LED). Elle permet de coder des informations en langage binaire par l’ajout d’un composant spécifique, un modulateur, tout en garantissant un éclairage perçu comme normal et stable. Ce modulateur allume et éteint successivement les LED à très haute fréquence (VHF), sans que l’œil humain ne puisse percevoir les variations de luminosité. Le signal lumineux modulé est alors capté par une photodiode fixée sur le terminal informatique.
Les limitations actuelles (fonctionnement uniquement direct en ligne droite et débit) seront probablement levées par des stratégies d'éclairage d'ambiance (multipoints) et de couleur (800 Mbit/s prevus en combinant des diodes rouges, bleues, vertes et blanches).
Bien en deçà des performances du WLAN électromagnétique, le WLAN optique trouve son application dans les hôpitaux, les avions, les environnements critiques industriels, voire les habitations, dans lesquels les ondes électromagnétiques sont nuisibles.
La technologie de communication par lumière visible (VLC) est basée sur de simples diodes électroluminescentes en lumière blanche (LED). Elle permet de coder des informations en langage binaire par l’ajout d’un composant spécifique, un modulateur, tout en garantissant un éclairage perçu comme normal et stable. Ce modulateur allume et éteint successivement les LED à très haute fréquence (VHF), sans que l’œil humain ne puisse percevoir les variations de luminosité. Le signal lumineux modulé est alors capté par une photodiode fixée sur le terminal informatique.
Les limitations actuelles (fonctionnement uniquement direct en ligne droite et débit) seront probablement levées par des stratégies d'éclairage d'ambiance (multipoints) et de couleur (800 Mbit/s prevus en combinant des diodes rouges, bleues, vertes et blanches).
Bien en deçà des performances du WLAN électromagnétique, le WLAN optique trouve son application dans les hôpitaux, les avions, les environnements critiques industriels, voire les habitations, dans lesquels les ondes électromagnétiques sont nuisibles.
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