02 novembre 2008

IA - BIO - SHS : Des logiciels qui boostent le cerveau.

Alors que les résultats d'une nouvelle étude publiée dans le numéro d'octobre de Neurology (Neurology, 2008 Oct 21; 71 (17):1342-9 1893642) par un consortium de recherche en neurosciences cliniques italien, confirme que la réflexion professionnelle et l'éducation poussée semblent préserver des pertes de mémoire liées à la maladie d'Alzheimer, le marché des logiciels qui boostent le cerveau est en expansion dans le monde et se structure en véritable filon commercial.
Si, malgré des exceptions célèbres, notamment dans le monde politique anglo-saxon, l'éducation est un
rempart contre l'Alzheimer, le domaine de la prévention par les nouvelles technologies attire de plus en plus d’argent et en produit de plus en plus… Ainsi, en 2006, les "capital risqueurs" ont-ils investi 1, 6 milliard de dollars dans les entreprises qui s’y consacrent, soit 7,5 % de plus que l’année précédente. En septembre 2008, le Nasdaq a créé un nouvel indice, le Nasdaq Neurosinsight Neurotech Index qui s'est ouvert aux nouvelles technologies et au "brain training" ou "neurologiciels".
La production de ces programmes informatiques qui "exercent" différentes capacités cognitives représente un marché mondial que le New York Times évaluait à 2 millions de dollars en 2005 et estime à 70 millions en 2008 pour le seul domaine "grand public", et que Sharpbrains.com, (site de référence sur le sujet) estime à 225 millions de dollars en incluant les marchés médicaux et professionnels.
L’un des principaux succès est le célèbre programme d’entraînement cérébral du Docteur Ryuta Kawashima vendu par Nintendo à plus de 4 millions d’exemplaires, malgré l'absenced' étude scientifique sérieuse. Le marché est donc là !
D’autres groupes exploitent le marché, comme le belge Mindfit, le français Happy Neuron, l'anglais Lumosity ou l'américain Posit Science qui est l’un des plus importants, créé par Michael Merzenich, ancien neurobiologiste de l'Université de Californie à San Francisco, et qui a vendu plus de 100 000 programmes pour PC, Mac ou Linux, et vient d'être élu pour ses travaux à l'Institute of Medicine et la National Academy of Sciences.
Merzenich a d'ailleurs publié en juin dernier une étude dans les Proceedings of the National Academy of science selon lequel la technologie "Posit Science" avait amélioré les capacités cognitives de 93% de 182 sujets testés. Une autre étude menée par l'Université de Californie du Sud ( sur 400 sujets de plus de 65 ans confirme cette tendance.
La valeur de l’exercice cérébral semble en tous cas évidente pour les seniors. Elle présente peut-être également quelque intérêt pour la pédagogie. Ainsi une expérience portant sur 30 élèves d’une école primaire s'entraînant sur la Nintendo DS pendant 15 minutes avant les leçons de mathématiques ont présenté une amélioration importante de leurs résultats scolaires en une dizaine de semaines (ref. BBC).
Selon le magazine Portfolio, le "mental fitness" pourrait devenir un élément d’une nouvelle industrie parallèle à l’industrie pharmaceutique, sur le principe de la prévention mais également du traitement rééducatif recourant à des technologies neuropsychologiques non invasives sur ordinateur pour "recabler" le cerveau.

01 novembre 2008

SHS - IA : Où vont les technologies de l'artefact.

Quand est ce que les technologies de l’artefact nous submergeront-elles ?

Altération de visages : le premier et le second visage donnent le troisièmeLe Face swapping (l’échange de visages) n’est pas qu’un petit groupe d’utilisateurs de Flickr qui s’amuse avec les images, mais c’est désormais un logiciel qui modifie des parties de visages depuis une bibliothèque d’images, comme l’ont expliqué ses concepteurs dans leur étude (.pdf) présentée au dernier Siggraph (vidéo). Le logiciel substitut aléatoirement des éléments du visage d’une photo en puisant dans une banque d’image : une bouche par-ci, un nez par là, permettant par exemple de conserver votre allure générale tout en modifiant votre apparence de détail. Le système pourrait être utilisé pour ‘obscurcir’ (à sa manière) des visages de témoins d’un crime, de personnels militaires, d’une foule, etc. Le logiciel est également capable de modifier un groupe de visages depuis une batterie de photos prise au même moment afin que tout le monde sourie sur une photo de groupe.

Une photo de groupe souriante composée depuis plusieurs images

Pour ses concepteurs, le logiciel repose sur un principe d’obfuscation plus séduisant que le floutage (ce qu'utilise Googe massivement pour anonymiser les visages dans StreetView), la pixelisation ou le masquage que l’on connaît par ailleurs, car il ne diminue pas l’attrait visuel de l’image. Reste que pour obfusquer des images avec ce système, il faut encore que d’autres ne publient pas les originaux pour vous. Via Keven Kelly et le New Scientist.

Dans la continuité, le New Scientist a publié un dossier sur l’avenir de la photographie (2e partie), recensant une somme d’innovations qui vont améliorer nos pratiques de la photographie en modifiant les capacités techniques de nos appareils photos. Systèmes permettant d’éviter les flous liés aux mouvements (en faisant que l’objectif compense le mouvement des personnages, en bougeant dans le sens de leur déplacement), systèmes permettant d’éviter les éblouissements, systèmes permettant d’améliorer les photos que vous prenez (sans avoir à passer par un logiciel), systèmes permettant de créer une photo de groupe réussie depuis plusieurs photos prises en rafales… La recherche n’est pas en reste pour essayer de compenser les failles de la réalité.

Des mouvements flous aux mouvements toujours nets

La retouche d’image se popularise disions-nous récemment. Les travaux d’André Gunthert, directeur du Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine, nous rappellent fort heureusement que l’absence de retouche sur les photographies tient, depuis l’origine, plus du mythe que de la réalité.

Reste encore à comprendre comment notre perception de la réalité, de la preuve, va être altérée par le développement de ces ‘technologies de l’artefact’, comme les désigne le chercheur en Sciences de l’information et de la communication, Olivier Ertscheid. Par technologies de l’artefact, entendons des systèmes socio-techniques capables de créer des ‘représentations volontairement altérées et artificielles de la réalité dans une recherche (une ‘mimesis’) de la vraisemblance’. Il est sûr qu’avec l’avènement de la photographie qui calcule (computational photography), intégrée directement dans les appareils, nous allons désormais pouvoir prendre en photographie des choses que nous ne voyions pas jusqu’alors, et surtout, des réalités qui n’existent pas. Pas sûr, qu’à terme, ces systèmes techniques soient en mesure d’en apporter toujours les preuves ou les vérifications que nous sommes en droit d’en attendre.

Comme le dit encore André Gunthert, la photographie entre dans une nouvelle ère, change de nature, et risque dans les années à venir de devenir un média plus proche du cinéma, de la fiction, que du réel. En matière de photographie aussi, ‘la culture l’a emporté sur la nature, la réalité des usages sur la prédestination technique.’

(Ce texte est un relais d'article de Internet Actu.)

IA - BIO : Gordon le cyborg.

Le professeur Kevin Warwick, responsable de l'unité cybernétique à l’Université de Reading en Angleterre, a présenté Gordon, un robot mécanique qui est doté d'un cerveau biologique.
C'est à partir de neurones de rat en culture sur une soixantaine d'électrodes que le cybernéticien a constitué un tableau multi-électrodes (TME) réalisant une véritable interface entre tissus nerveux et machine. Il permet au cerveau d’envoyer des impulsions électriques pour diriger les roues, et de recevoir des informations sur l'environnement à partir de capteurs.
Le robot hybride apprend par répétition et peut par habitude contourner un obstacle, par simple apprentissage au niveau des neurones qui tissent des connexions au sein du TME.
L'étude actuelle consiste à faire varier le voltage sur différents électrodes, en modulant les influx par des produits chimiques pour favoriser ou stopper les transmissions neuroniques. La possibilité de changer de TME en fonction de l'expérience semble montrer, selon Kevin Warwick, que chacun développe une personnalité propre. Les chercheurs de l'Université de Reading étudient et manipulent ainsi un certain nombre de processus fondamentaux, ce qui serait impossible in vivo.
Chaque TME se compose actuellement de 50 000 à 100 000 neurones contre environ deux cent millions pour un cerveau de rat et quelques 100 milliards pour un homme.
Gordon constitue ainsi un modèle simplifié d’un cerveau biologique dans un corps dont on peut contrôler afférences et efférences.

31 octobre 2008

BIO - SHS : Communication par la pensée.

Bientôt, les soldats communiqueront par la pensée.
C'est en tout cas ce que prévoit l’armée américaine qui vient d’accorder à l’université de Californie d’Irvine un fond de 4 millions de dollars afin de développer un système de ‘télépathie synthétique’ qui permettra aux combattants sur le front d’envoyer des messages directement à partir du recueil de l'activité cérébrale.
Le système consisterait en une interface neurale directe qui détecterait certaines manifestations cérébrales EEG. En réception le contenu serait affiché en mode texte ou converti en message vocal.
Via MSNBC/Discovery.com.

30 octobre 2008

DIV : Vers une nouvelle science du pétaoctet.

Bienvenue dans l’âge où les informations sont stockées dans des nuages, explique la revue The Edge, qui consacre un dossier à la fin de la science à l'ère du pétaoctet.
Sommes nous à la fin de la science telle que nous la connaissons ?
À l’échelle du pétaoctet, l’information n’est pas une question de simples dimensions en matière de taxonomie et d’ordre, mais de statistiques agnostiques en termes de dimensions qui nécessite une approche totalement différente, et nous oblige à concevoir la donnée comme quelque chose qui ne peut être visualisée dans sa totalité.
Alors que la méthode scientifique est construite à partir d'hypothèses que l’on teste, de modèles et d’expérimentations qui confirment ou infirment les hypothèses, des nouvelles données massives obtenues issues d'algorithmes mis en oeuvre sur des puissances de calcul jusqu'ici inconnues, permettent des découvertes inatendues.
L’exemple du séquençage des gènes permet par exemple de trouver des centaines de nouvelles espèces, de nouvelles bactéries dont on ne dispose que d’une alerte statistique, une séquence, qui représente une nouvelle espèce. La revue The Edge donne plusieurs exemples de ces pétaoctets d’informations, dans les domaines de la physique, de la biologie, de la politique, de l’information ...
Ce flot de données permet d'ouvrir de nouveaux territoires scientifiques qui ne sont pas sans rappeler la science exploratoire et descriptive du XVIIe siècle. L'exploitation de ces immenses flux de données en astronomie, en physique, en géologie, etc. nécessite de puissants ordinateurs qui peuvent dégager des tendances inaccessibles à l’échelle cognitive humaine, qui viennent enrichir la connaissance actuelle basée sur la théorie qu'elles dépassent et propulsent dans le monde de l'inattendu.

DIV : Forum INGENIB - 13 novembre 2008

Le Forum INGENIB 2008 permet de mettre en relation étudiants et entreprises.
Il est organisé par les élèves de 3 écoles d'ingénieurs fondatrices de l'Institut Polytechnique de Bordeaux : l'ENSEIRB, l'IdC et MATMECA.

L'édition 2008 se tiendra le jeudi 13 Novembre dans les locaux de l'ENSEIRB.


Lien vers la page d'accueil du forum Ingenib.
Télécharger la plaquette.

28 octobre 2008

BIO : Une source de neurones.

Les chercheurs de l'Institut Pasteur identifient une nouvelle source de neurones dans le cerveau adulte
En 2003, alors que l'on considérait encore que le cerveau une pouvait se réparer, la découverte par Pierre-Marie et son équipe, à l'Institut Pasteur (URA 2182) de cellules souches dans le cerveau adulte, avait bouleversé ce dogme neurobiologique. On montrait ainsi que certaines cellules gliales pouvaient se transformer en neurones capables d'intégrer des réseaux cellulaires existants.
En 2004, la même équipe avait identifié une molécule chargée d'attirer ces néo-neurones depuis leur zone de formation jusque dans le bulbe olfactif.
Aujourd'hui, les travaux de l'équipe Lledo menés en collaboration avec l'unité de Virologie moléculaire et vectorologie, dirigée par Pierre Charneau à l'Institut Pasteur , montrent que ces cellules souches de type glial sont capables de se transformer en neurones également tout le long d'un tunnel dans lequel migrent les nouveaux neurones, ainsi que dans le bulbe olfactif.
Publication dans le numéro du 22 octobre 2008 du Journal of Neuroscience (lien vers l'abstract).
(Via Techno-Science.)

20 octobre 2008

IA - SHS : Le racisme des avatars.

Une recherche en psychologie des mondes virtuels montre que les avatars sont aussi racistes que ceux qu'ils représentent.
Les usagers des mondes virtuels sont bien plus conservateurs qu’on ne le pense, et leurs comportements dans les environnements numériques sont semblables à ceux adoptés dans la réalité. Un avatar de grande taille est par exemple plus influent qu’un petit ; les avatars androgynes suscitaient la méfiance, etc.
Des travaux menés récemment à l’université de Northwestern par Paul Eastwick et Wendi Gardner confirment également cette tendance pour le racisme.
Les chercheurs ont exploré deux situations typiques. Dans la première, l’expérimentateur demande au sujet un gros service, et devant un refus quasi systématique, effectue une requête plus modérée. La seconde proposition est alors souvent acceptée, la personne sollicitée trouvant qu’il s’agit d’un bon compromis. Dans l’expérience, on demandait à un avatar s’il était possible de prendre 50 captures d’écrans de lui dans divers lieux où il devait se téléporter, ce qui prenait environ deux heures. Ensuite, après refus, on lui demandait de se téléporter en un seul endroit pour le photographier, ce qui était évidemment beaucoup plus rapide à réaliser. Dans la seconde situation, c’est à peu près le contraire. On requiert d’abord un service modeste :‘puis je faire une photo de vous ?’ ; puis, après acceptation, on émet un autre souhait, un peu plus exigeant (‘pouvons-nous nous téléporter en tel lieu pour faire une photo ?’).
Ce n’est pas notre capacité à rendre des services qu’ont étudié les chercheurs. Ils ont cherché à comprendre les préjugés raciaux inconscients, en faisant poser les questions par des avatars à la peau claire, puis à la peau sombre.
Dans le cas de la première expérience, les avatars ‘blancs’ avaient 20% de chances de voir accepter leur seconde requête, tandis que les avatars ‘noirs’ devaient se contenter de 8%. Curieusement, cette disparité n’apparaissait pas dans la seconde expérience, car selon les concepteurs de l’expérience, les deux tests ne concernent pas les mêmes tendances psychologiques.
Dans le premier cas, en effet, la personne réagirait essentiellement en fonction de son interlocuteur, dont l’apparence joue alors bien évidemment un rôle. Dans la seconde expérience, ce serait la façon dont le sujet se voit lui même qui compte. Du coup, l’apparence de son vis-à-vis devient moins importante. ‘Si la première petite requête permet au sujet de se considérer comme serviable, il n’en aura que plus tendance à adopter ce comportement lors de la seconde requête’, expliquent les auteurs dans leur étude (.pdf).
L’expérience a été effectuée dans There.com, un monde de type Second Life. Les personnes testées ignoraient qu’elles prenaient part à une expérience psychologique. Malheureusement, ce processus implique qu’aucune information démographique n’a été recueillie sur les participants et l'on ne sait donc pas si ce racisme virtuel est caractéristique de la société américaine, où la notion de race joue un rôle important, ou si ce défaut touche diverses nationalités. En tout cas, les préjugés racistes inconscients sont plus fréquents qu’on ne le l’imagine.
L’université de Harvard propose un test (avec une version française) sur cette question et sur plusieurs autres types ‘d’associations implicites’ : origine, orientation sexuelle, genre, âge, poids, etc. Dans un livre de sciences cognitive ‘La force de l’intuition, Malcolm Gladwell raconte comment il s’est soumis au test et a découvert qu’il possédait une ‘préférence automatique modérée pour les blancs’, alors qu’il est lui même un métis de mère jamaïquaine.
(Via Internet Actu.)

19 octobre 2008

BIO - SHS : Les votes des anxieux.

Les anxieux ne votent pas comme les calmes: "Une étude américaine suggère que nos opinions politiques sont liées à notre propension à avoir peur.

(Via Le Figaro - Sciences.)

IA - DIV : Les drones.


Dossier : Tout savoir sur les drones.
Les avions sans pilote (drones) peuvent désormais effectuer de nombreuses taches complexes de manière autonome telles que le décollage/atterrissage ou bien la navigation. A juste titre, ils peuvent être considérés comme les symboles des incroyables progrès scientifiques et technologies des 20 dernières années.

(Via Futura Sciences.)
Les drones sur Wikipedia.
Les drones à l'Onera.

01 octobre 2008

DIV : Partenariats Universités - Grandes Ecoles - vers une réforme des des CPGE

Le rapport Philip sur le rapprochement entre grandes écoles et universités, qui sera remis d’ici la mi-octobre 2008 à la ministre de l'enseignement supérieur, propose plusieurs pistes de rapprochement.
Parmi elles : expérimenter la création de classes préparatoires au sein de d’université volontaires avec le concours de l’Inspection générale.
Selon Educpro, même si l’objectif de ces classes est par définition la préparation d’un concours, il est essentiel de donner aux élèves une formation plus large, de créer un premier lien avec la formation à la recherche. (…) Cette osmose progressive permettrait à terme de s’interroger, avec les Ecoles, sur le devenir, non des CPGE, mais de leur positionnement institutionnel par le moyen d’un partenariat avec le système universitaire, peut-être dans le cadre d’un PRES » ...
Le rapport propose également de construire le partenariat autour de six propositions : l’entrée dans l’enseignement supérieur ; (…) le parcours L (Licence) ; Un domaine privilégié du partenariat : master, doctorat et recherche ; (…) la mobilité et le service partagé des enseignants ; le partenariat, condition de l’attractivité internationale de notre enseignement supérieur ; le cadre institutionnel du partenariat ».

04 septembre 2008

IA - SHS : Au delà de l'intelligence humaine.

La "Singularité" est à l’origine un phénomène mathématique, souvent utilisé en physique théorique. C’est le moment ou la description d’un objet cesse d’être possible parce qu’une ou plusieurs des variables qui le décrivent deviennent infinies (c’est ce qui se passe lorsqu’on divise par zéro).
La “Singularité technologique” a été popularisée par Vernor Vinge,dans un article qui est devenu la référence sur le sujet. Vinge, mathématicien et auteur de sciences fiction, postule que l’évolution exponentielle de la technologie atteindra bientôt un point au-delà duquel il ne nous sera plus possible de l’appréhender.
En extrapolant la loi de Moore, qui implique un doublement de la puissance de calcul tous les 18 mois, l’homme aura créé en 2035 une intelligence supérieure à la sienne. Nous rentrerons alors dans une autre ère que celle de l'intelligence humaine !
Cette idée, jusqu'ici jugée folle ou sans intérêt, est aujourd'hui respectable et respectée par le milieu scientifique.
Le numéro spécial d'IEEE Spectrum sur la SingularitéLa Singularité : une rupture vers un nouveau monde

La Singularité vient récemment de faire la Une d’un numéro spécial de la célèbre IEEE Spectrum et du New Scientist.
Une reconnaissance inattendue pour une théorie qui est encore renvoyée au rang des délires pour nombre d'enseignants et de chercheurs de nos universités, voire de notre Institut.

25 août 2008

SHS : Dépendance en ligne.

L'asbl Infor-Drogues belge vient de lancer un test en ligne sur son site internet pour
évaluer ses dépendances en ligne
et permettre à chacun, de manière anonyme et gratuite, d'évaluer où il en est par rapport à sa consommation de cannabis, d'alcool, d'ecstasy, de cocaïne, de speed, de somnifère, ou sa dépendance aux jeux d'argent, à l'internet ou autres.
Le site : www.stopouencore.be

IA - BIO : Un cerveau biologique pour un robot.

Le robot Gordon a été équipé d'un cerveau biologique composé de 50 000 à 100 000 neurones développés en culture à partir de neurones prélevés sur un foetus de rat, et déposés sur un ensemble d'une soixantaine d'électrodes. Une journée après leur préparation, les neurones ont créé des interconnexions. Après une semaine, des impulsions électriques spontanées ont été observés, semblant montrer une activité de cerveau ordinaire.
Selon Kevin Warwick, responsable de l'unité cybernétique de l'Université de Reading, le dispositif permet au "cerveau" biologique de contrôler le robot, en recevant des informations sur son environnement via des capteurs.
Gordon a été placé dans des conditions permettant de déterminer et de mettre à l'épreuve les capacités de son cerveau : les résultats montrent que la "machine" développe des capacités d'apprentissage par répétition. Son cerveau s'est développé, les neurones le constituant se multipliant et tissant de nouvelles connexions : Gordon a appris, par exemple, à contourner un obstacle et ne plus s'y heurter.
To meet Gordon !

DIV : Plus vite que la lumière.

Paradoxe EPR : des signaux plus rapides que la lumière. C'est ce qu'un groupe de physiciens de l'Université de Genève (UNIGE) dirigé par Nicolas Gisin, l'un des pionniers de la téléportation quantique, vient de proposer. Ils posent ainsi des bornes à l'hypothétique vitesse de propagation d'un signal, dépassant la vitesse de la lumière, proposé pour expliquer classiquement le paradoxe EPR.
Alors : Et si la mécanique quantique, mais également la théorie de la relativité restreinte, étaient fausses, tout comme la théorie de Newton est fausse par rapport à ces dernières ? A moins que tout eci ne soit qu'illusion ou erreur conceptuelle ...
Via Futura Sciences.

19 juillet 2008

DIV : L'i2C au top !

C'est ce vendredi 18 juillet 2008 que i2C, la junior formation de l'IdC, a remis la première étude de sa carrière : l’étude « LECTRA 1 ».
Débutée en mars 2008 auprès de l'entreprise Lectra, coordonnée par son chef de projet Sophie Raedersdorf, elle a mobilisé deux autres élèves ingénieurs : Pierre-Yves Gicquel et Adrien Moucheboeuf.
Le travail de la junior pour l’entreprise Lectra se poursuit par une seconde étude jusqu'en fin d'année 2008.
A bientôt sur ce blog pour de plus larges informations sur les actualités d’I2C. Les enseignants s'associent à la direction de l'IdC pour féliciter les membres actifs de sa « JUNIOR », son président et son dynamique chargé d'études.

16 juillet 2008

DIV : Curriculum Vitae

Le site "L'Etudiant.fr" propose ces jours ci une rubrique sur le CV.
Sensé retracer votre vie étudiante et professionnelle, chaque expérience doit y être mise en valeur selon une méthodologie qui répond aux attentes du lecteurs, et non aux seules vôtres ... signale le savoir-être autant que le savoir-faire ... cibler une candidature en sur le domaine ... pour répondre à une offre ou se présenter spontanément ...
Quelques points clés :
- montrer sa polyvalence
- souligner une expertise technique
- valoriser une progression hiérarchique
- vendre sa formation
- valoriser l'aptitude en langues
- signaler les centres d'intérêt.
... sans oublier la lettre de motivation.
Quelques autres petits conseils pour un CV bilingue.
Et bien entendu, suivre les cours de Pierre Bayle à l'IdC.

14 juillet 2008

SHS : L'erreur humaine n'est plus ce qu'elle était !


Et mieux vaut voler que rester au sol ...

Traditionnellement, l'humain est considéré en aéronautique comme le maillon faible de la sécurité aérienne. La tendance est même de vouloir débarquer les pilotes pour automatiser le cockpit.
Voilà qu'une étude publiée dans Aviation, Space, and Environmental Medicine, (Vol.79, n°1, Janvier 2008, pp.2-6) par Susan Baker et se collaborateurs de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health sur les 10 ans de la période 1983-20002 remet en question cette certitude.
Les pilotes commettent moins d'erreurs : sur 558 incidents, le nombre d'incidents baisse de plus de 3/4 pour une mauvaise prise en compte du vent ou de l'état de la piste, pour des conditions météorologiques difficiles avec mauvaise prise de décision. Les incidents au décollage ont diminué de 70 % et ceux dus à une mésentente au sein de l'équipage se sont réduits de 68 %.
Pourtant le nombre d'incidents ne décroît pas ; et d'autres sources de problèmes se sont donc renforcées. C'est le cas des erreurs de contrôle ou celles des équipes au sol. La sécurité s'est en effet nettement réduite pour les avions au sol, et le nombre d'incidents sur le tarmac a plus que doublé en vingt ans.
Si, selon Susan Baker « ces tendances indiquent qu'un grand progrès a été réalisé pour améliorer les prises de décisions des pilotes et la coordination au sein de l'équipage ... L'accroissement du nombre d'incidents quand l'appareil ne bouge pas devrait attirer l'attention ».

BIO - IA : Des jumelles augmentées par l'EEG.

La Darpa fait développer une paire de jumelles associée à un électroencéphalogramme permettant au soldat d'observer un environnement dans lequel les événements saillants pour l'attention inconsciente seront automatiquement interprétés en fonction d'ondes spécifiques.
La phase de production est aujourd'hui assurée par la société Northrop Grunman.

12 juillet 2008

BIO : Connectome cérébral

Une première carte des connexions du cerveau humain vient d’être établie, constituant une véritable révolution dans le monde des neurosciences, pupliée le 1er juillet 2008 dans la revue Plos Biology par des équipes de l'Université et de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, de l'Université d'Indiana et du Harvard Medical School de Boston.
Ce « connectome humain », appelé ainsi en référence au génome, correspond à une image en trois dimensions des fibres nerveuses qui connectent les neurones entre eux.
Accès à l'article de Plos Biology (.pdf).