Le site Bestedsites ("Best Education Sites") publie le 26 août une infographie "A decade later" qui met en perspectives les données du l'Internet en 2002 et celles de 2012.
En seulement 10 ans, beaucoup de choses ont changé dans notre univers numérique (nombre d'utilisateurs, réseaux sociaux, temps d'accès et de téléchargement ...).
Par exemple, de moins de 600 millions de personnes reliées à Internet il y a dix ans (cad moins de la moitié du nombre des inscrits à Facebook aujourd’hui), on est passé à un tiers de la population mondiale. En moyenne, les usagers utilisent le Web 50 fois plus longtemps par jour et le social networking est passé de 3 millions d'utilisateurs à 900 millions. Les vitesses de téléchargement d'une page ont été triplées alors que les contenus se sont complexifiés, avec un design amélioré ; et télécharger une chanson se fait 40 fois plus rapidement.
Le document propose également une liste de sources intéressantes et mentionne également les grands noms de l'Internet pour les deux périodes.
Voir l'infographie sur Bestedsites.
Cognitique / Cognitics - Ce site est destiné aux élèves ingénieurs et aux doctorants de l'École Nationale Supérieure de Cognitique (ENSC Bordeaux-INP). Il donne en complément des enseignements des pistes de documentation et de débat selon les thèmes SHS, IA, BIO, TECH, culture, infos générales et vie de l'ENSC. Il prépare notamment aux épreuves de grand oral de fin d’études.
27 août 2012
DIV - IA : L'Internet en 10 ans.
Libellés :
internet,
NTIC,
numérique,
shs,
technologie
25 août 2012
DIV : Un cadre européen pour conserver l'information numérique.
Le problème du stockage et de la conservation de l'information numérique, par essence importante, labile et codée, est une préoccupation majeure de notre siècle. Il convient en effet de la protéger, de l'indexer et de la rendre accessible aux générations futures. C'est pourquoi un projet financé par l'Union Européenne a élaboré une architecture de référence afin de conserver l'information numérique et la rendre utilisable à l'avenir, quel que soit le lieu ou de la manière dont elle est enregistrée.
Un problème réside dans l'évolution technologique incessante, qui rend très vite obsolète à la fois les matériels de saisie, de stockage et de restitution, et les méthodes et formats dans lesquels l’information numérique est traitée. Pourtant, on sait que la prospérité des générations futures dépend de leur accès à l'information du passé.
Jusqu'ici elle a été assurée par la parole, les mythes, les chansons et le théâtre, le dessin, la gravure, l'art, la tradition, etc., et surtout l'écriture et plus récemment l'imprimerie. Aujourd'hui, l'ensemble de ce patrimoine tend à se numériser et l'ensemble de l'information nouvelle produite l'est, en quasi-totalité, de manière numérique.
Face à cette problématique critique, l’Union européenne a mis en œuvre le projet SHAMAN qui propose un cadre de conservation numérique de pratiquement n'importe quel format de données. Shaman signifie "être éclairé" en Tungus, dérivé lui-même du sanskrit Shramana (orthographié Chaman en français) et signifiant "détenteur des connaissances".
Ce projet collaboratif d'un consortium associant plusieurs sociétés et universités européennes vient de publier son rapport final, ayant atteint son objectif en fin 2011. Le travail de l'équipe du projet a consisté d'abord à analyser les pratiques et les préoccupations de ceux qui utilisent les méthodes de conservation des objets numériques dans une grande diversité d'organisations. Le but est de produire une solution qui simplifie le travail de conservation, notamment pour les institutions, entreprises et personnes pour lesquelles cette préservation ne fait pas partie des préoccupations ou exigences prioritaires.
L’architecture de référence du SHAMAN (SRA pour Shaman Reference Architecture) repose sur la technique du Grid Computing pour l'hébergement en raison de sa robustesse et de ses redondances. La technique du Cloud Computing n’a pas été retenue en raison de l’immaturité des technologies et de sa faible fiabilité face à des entreprises malveillantes. SHAMAN propose une vue holistique et unifiée de la préservation numérique autour de trois prototypes qui ont été testés respectivement par la Bibliothèque nationale allemande, dans un contexte industriel et dans les universités.
Le premier est à dominante méthodologique et montre que l’intégralité du cycle de vie numérique (création, montage, archivage, adoption et réutilisation) pourrait être appliqué aux livres, aux images et aux vidéos. Le deuxième est plus technologique en garantissant la conformité légale et améliorant la robustesse de sauvegarde. Le troisième est plus adapté au secteur de la science et de la santé qui génère un volume considérable et exponentiel de données toujours accessibles et réutilisables.
Selon les responsables du projet, il est probable qu’avec le développement de l’open data (ouverture des données) SHAMAN trouve facilement de nouvelles applications.
Un problème réside dans l'évolution technologique incessante, qui rend très vite obsolète à la fois les matériels de saisie, de stockage et de restitution, et les méthodes et formats dans lesquels l’information numérique est traitée. Pourtant, on sait que la prospérité des générations futures dépend de leur accès à l'information du passé.
Jusqu'ici elle a été assurée par la parole, les mythes, les chansons et le théâtre, le dessin, la gravure, l'art, la tradition, etc., et surtout l'écriture et plus récemment l'imprimerie. Aujourd'hui, l'ensemble de ce patrimoine tend à se numériser et l'ensemble de l'information nouvelle produite l'est, en quasi-totalité, de manière numérique.
Face à cette problématique critique, l’Union européenne a mis en œuvre le projet SHAMAN qui propose un cadre de conservation numérique de pratiquement n'importe quel format de données. Shaman signifie "être éclairé" en Tungus, dérivé lui-même du sanskrit Shramana (orthographié Chaman en français) et signifiant "détenteur des connaissances".
Ce projet collaboratif d'un consortium associant plusieurs sociétés et universités européennes vient de publier son rapport final, ayant atteint son objectif en fin 2011. Le travail de l'équipe du projet a consisté d'abord à analyser les pratiques et les préoccupations de ceux qui utilisent les méthodes de conservation des objets numériques dans une grande diversité d'organisations. Le but est de produire une solution qui simplifie le travail de conservation, notamment pour les institutions, entreprises et personnes pour lesquelles cette préservation ne fait pas partie des préoccupations ou exigences prioritaires.
L’architecture de référence du SHAMAN (SRA pour Shaman Reference Architecture) repose sur la technique du Grid Computing pour l'hébergement en raison de sa robustesse et de ses redondances. La technique du Cloud Computing n’a pas été retenue en raison de l’immaturité des technologies et de sa faible fiabilité face à des entreprises malveillantes. SHAMAN propose une vue holistique et unifiée de la préservation numérique autour de trois prototypes qui ont été testés respectivement par la Bibliothèque nationale allemande, dans un contexte industriel et dans les universités.
Le premier est à dominante méthodologique et montre que l’intégralité du cycle de vie numérique (création, montage, archivage, adoption et réutilisation) pourrait être appliqué aux livres, aux images et aux vidéos. Le deuxième est plus technologique en garantissant la conformité légale et améliorant la robustesse de sauvegarde. Le troisième est plus adapté au secteur de la science et de la santé qui génère un volume considérable et exponentiel de données toujours accessibles et réutilisables.
Selon les responsables du projet, il est probable qu’avec le développement de l’open data (ouverture des données) SHAMAN trouve facilement de nouvelles applications.
Libellés :
internet,
NTIC,
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technologie
Pays/territoire :
Conseil de l'Union européenne, 1000 Bruxelles, Belgique
04 juillet 2012
SHS : A vos vielles bobines ! Mémoires partagées
L'INA collecte le patrimoine audiovisuel des Français (films en bobines, en cassettes, déjà numérisés).
L'Institut National de l'Audiovisuel a lancé une campagne de collecte de films amateur réalisés par les Français : Mémoires partagées.
Ce programme vise à recueillir les trésors audiovisuels de tous types, enfouis dans les armoires et tiroirs ou dans les vidéothèques d'amateurs : fêtes populaires, célébrations historiques (libération, évènements politiques...), mutation des villes et des campagnes, mais également évènements familiaux revêtant un caractère de témoignage historique, ethnologique...
Cet appel à contribution s'adresse à tous : particuliers, associations, institutions, entreprises. Dans un premier temps, il est focalisé sur la région Aquitaine.
Les archives ainsi recueillies et sélectionnées seront consultables sur le site de l'INA.
L'Institut National de l'Audiovisuel a lancé une campagne de collecte de films amateur réalisés par les Français : Mémoires partagées.
Ce programme vise à recueillir les trésors audiovisuels de tous types, enfouis dans les armoires et tiroirs ou dans les vidéothèques d'amateurs : fêtes populaires, célébrations historiques (libération, évènements politiques...), mutation des villes et des campagnes, mais également évènements familiaux revêtant un caractère de témoignage historique, ethnologique...
Cet appel à contribution s'adresse à tous : particuliers, associations, institutions, entreprises. Dans un premier temps, il est focalisé sur la région Aquitaine.
Les archives ainsi recueillies et sélectionnées seront consultables sur le site de l'INA.
Pays/territoire :
4 Avenue de l'Europe, 94360 Bry-sur-Marne, France
30 juin 2012
IA - SHS : La mort du minitel
Le Minitel est mort ce soir !
30 juin 2012
Pour Larousse, c'est un "Terminal d'interrogation vidéotex diffusé par l'Administration de La Poste." Il s'agit de l'abréviation de "Médium interactif par numérisation d'information téléphonique", et c'est Bernard Marti qui en fut le père au Centre commun d'études de télévision et télécommunications de Rennes (CCETT). Il y coordonna les travaux à l’origine du Minitel , supervisés par Jean-Paul Maury, alors directeur du projet "Annuaire Électronique et Minitel" de 1979 à 1985 (voir vidéo).
Véritable fait de société, le Minitel a été développé par le Ministère des Postes et Télécommunications (P&T) et utilisé en France dans les années 1980 et 2000, avant d'être supplanté par l'Internet. Il désigne à la fois le solide appareil en plastique qui équipait chaque possesseur d'une ligne téléphonique, et l'ensemble du service Vidéotex ainsi que le réseau associés.
C'est en 1978 que le président Giscard d'Estaing reçu des mains de Simon Nora et Alain Minc un rapport sur l'informatisation de la société. Celui-ci va être à l'origine d'une véritable révolution technologique, dite "télématique" (association informatique et télécommunications), qui incitait à la connexion de terminaux permettant la visualisation de données informatiques stockées dans des ordinateurs à travers les réseaux de téléphoniques. Le réseau vidéotex utilisant les lignes téléphoniques fut lancé en 1978 et rendu public à l'Intercom 79 de Dallas (Texas-USA), annonçant pompeusement "le déclin de l'ère du papier" (voir "Minitel story").
En service pour l'annuaire éléctronique en accès gratuit (36-11), il a donné naissance au commerce et aux services en ligne (36-12, 36-13, etc.), à la vulgarisation de l'astrologie, à la communication associative et aux forums en ligne, jusqu'aux services de messagerie rose et aux sites de rencontre avec le fameux 36-15 (voir notre post).
Une page d'histoire se tourne...
Voir l'émission de la deuxième chaine française du 21 décembre 1983 (source INA) sur l'annuaire électronique et les services Minitel de l'époque.
Idem JT première chaine du 19 mai 1978 (source INA) sur le rapport Nora-Minc.
30 juin 2012
Pour Larousse, c'est un "Terminal d'interrogation vidéotex diffusé par l'Administration de La Poste." Il s'agit de l'abréviation de "Médium interactif par numérisation d'information téléphonique", et c'est Bernard Marti qui en fut le père au Centre commun d'études de télévision et télécommunications de Rennes (CCETT). Il y coordonna les travaux à l’origine du Minitel , supervisés par Jean-Paul Maury, alors directeur du projet "Annuaire Électronique et Minitel" de 1979 à 1985 (voir vidéo).
Véritable fait de société, le Minitel a été développé par le Ministère des Postes et Télécommunications (P&T) et utilisé en France dans les années 1980 et 2000, avant d'être supplanté par l'Internet. Il désigne à la fois le solide appareil en plastique qui équipait chaque possesseur d'une ligne téléphonique, et l'ensemble du service Vidéotex ainsi que le réseau associés.
C'est en 1978 que le président Giscard d'Estaing reçu des mains de Simon Nora et Alain Minc un rapport sur l'informatisation de la société. Celui-ci va être à l'origine d'une véritable révolution technologique, dite "télématique" (association informatique et télécommunications), qui incitait à la connexion de terminaux permettant la visualisation de données informatiques stockées dans des ordinateurs à travers les réseaux de téléphoniques. Le réseau vidéotex utilisant les lignes téléphoniques fut lancé en 1978 et rendu public à l'Intercom 79 de Dallas (Texas-USA), annonçant pompeusement "le déclin de l'ère du papier" (voir "Minitel story").
En service pour l'annuaire éléctronique en accès gratuit (36-11), il a donné naissance au commerce et aux services en ligne (36-12, 36-13, etc.), à la vulgarisation de l'astrologie, à la communication associative et aux forums en ligne, jusqu'aux services de messagerie rose et aux sites de rencontre avec le fameux 36-15 (voir notre post).
Une page d'histoire se tourne...
Voir l'émission de la deuxième chaine française du 21 décembre 1983 (source INA) sur l'annuaire électronique et les services Minitel de l'époque.
Idem JT première chaine du 19 mai 1978 (source INA) sur le rapport Nora-Minc.
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technologie
Pays/territoire :
59 Rue du Clos Courtel, 35700 Cesson-Sévigné, France
DIV : Vieillir un peu moins vite.
Dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 juillet 2012, toutes les horloges devront ajouter une "seconde intercalaire" à "presque deux heures du matin".
Pourquoi "presque", en fait parce que une seconde avant deux heures du matin, il sera exactement deux secondes avant minuit.
Explication : La Terre a pris son temps, et une diminution de sa vitesse de rotation oblige à recaler les horloges. Donc, samedi à exactement 23h59min59s en Temps Universel (nous sommes à TU+2 en France), il faudra attendre deux secondes avant de passer au 00h00min00s TU. La dernière minute aura alors duré 61 secondes! Les horloges du monde entier devront donc afficher 23h59min59s TU, puis 23h59min60s TU, puis 2h00min00s TU.
Deux questions :
Plus la terre vieillit, moins elle tourne vite, et donc plus son son horloge jour/nuit ralentit. Or nous savons depuis les premiers travaux de chronobiologie, que notre (nos) propre(s) horloge(s) interne(s) se synchronise(nt) sur ce nychthémère. Nous sommes nous-mêmes des éléments constitutifs de la terre ; nous gagnons du temps par rapport à un temps absolu (!) repéré par des horloges atomiques qui, soit dit en passant, doivent donc nous paraitre s'accélérer. Vieillissons nous donc moins vite avec le temps ?
Quelle est donc l'essence de cette seconde en plus (en trop ?). Nous ne vieillissons conventionnement que d'une seconde en deux secondes. Une seconde, ça va, ça passe inaperçu ... Mais imaginons qu'il s'agisse d'une heure, d'un jour, voire de plusieurs comme ce fut le cas en 1582 au passage du calendrier julien au calendrier grégorien, et où le 15 octobre fut immédiatement suivi du 4 octobre.
Peut-on considérer que les gens rajeunissent, alors que leur coeur continue de battre, que leurs rythmes cérébraux poursuivent leurs écoulement, que le sommeil revient régulièrement et que les enfants continuent de grandir ?
Cette expérience met en évidence deux caractéristiques de notre temps biologique : c'est bien le temps social qui découle du temps physiologique, malgré les conventions et les études de l'Observatoire de Paris ; nous sommes dépendants de notre planète, et c'est elle qui rythme notre propre temps. La dernière seconde rajoutée l'a été le 31 décembre 2008, et ce soir, ce sera seulement la 25e fois qu'on rajoute une seconde au temps universel depuis l'instauration de ce système.
La convention ne fait pas l'unanimité, et si aucune fusée ne sera lancée pour cette cause pendant cette période. Certains pays souhaitent l'abolition de cette seconde intercalaire, perturbatrice et source d'erreurs. L'administration américaine de gestion du système de géolocalisation par satellites GPS a déjà fait savoir qu'elle entendait ne se rapporter qu'à l'horloge atomique, sans tenir compte des ajouts irréguliers, en compensant les secondes manquantes ultérieurement par décalage du signal émis et envoyé au sol. Une autre façon de freiner le temps.
Si vous êtes dehors entre deux heures moins une et deux heures cette nuit, n'oubliez pas de regarder le ciel, et vous le verrez peut-être défiler tout d'un coup deux fois plus vite devant vos yeux ... à moins que ce ne soient eux qui vous jouent des tours !
Communiqué de l'Observatoire de Paris (lien).
Pourquoi "presque", en fait parce que une seconde avant deux heures du matin, il sera exactement deux secondes avant minuit.
Explication : La Terre a pris son temps, et une diminution de sa vitesse de rotation oblige à recaler les horloges. Donc, samedi à exactement 23h59min59s en Temps Universel (nous sommes à TU+2 en France), il faudra attendre deux secondes avant de passer au 00h00min00s TU. La dernière minute aura alors duré 61 secondes! Les horloges du monde entier devront donc afficher 23h59min59s TU, puis 23h59min60s TU, puis 2h00min00s TU.
Deux questions :
Plus la terre vieillit, moins elle tourne vite, et donc plus son son horloge jour/nuit ralentit. Or nous savons depuis les premiers travaux de chronobiologie, que notre (nos) propre(s) horloge(s) interne(s) se synchronise(nt) sur ce nychthémère. Nous sommes nous-mêmes des éléments constitutifs de la terre ; nous gagnons du temps par rapport à un temps absolu (!) repéré par des horloges atomiques qui, soit dit en passant, doivent donc nous paraitre s'accélérer. Vieillissons nous donc moins vite avec le temps ?
Quelle est donc l'essence de cette seconde en plus (en trop ?). Nous ne vieillissons conventionnement que d'une seconde en deux secondes. Une seconde, ça va, ça passe inaperçu ... Mais imaginons qu'il s'agisse d'une heure, d'un jour, voire de plusieurs comme ce fut le cas en 1582 au passage du calendrier julien au calendrier grégorien, et où le 15 octobre fut immédiatement suivi du 4 octobre.
Peut-on considérer que les gens rajeunissent, alors que leur coeur continue de battre, que leurs rythmes cérébraux poursuivent leurs écoulement, que le sommeil revient régulièrement et que les enfants continuent de grandir ?
Cette expérience met en évidence deux caractéristiques de notre temps biologique : c'est bien le temps social qui découle du temps physiologique, malgré les conventions et les études de l'Observatoire de Paris ; nous sommes dépendants de notre planète, et c'est elle qui rythme notre propre temps. La dernière seconde rajoutée l'a été le 31 décembre 2008, et ce soir, ce sera seulement la 25e fois qu'on rajoute une seconde au temps universel depuis l'instauration de ce système.
La convention ne fait pas l'unanimité, et si aucune fusée ne sera lancée pour cette cause pendant cette période. Certains pays souhaitent l'abolition de cette seconde intercalaire, perturbatrice et source d'erreurs. L'administration américaine de gestion du système de géolocalisation par satellites GPS a déjà fait savoir qu'elle entendait ne se rapporter qu'à l'horloge atomique, sans tenir compte des ajouts irréguliers, en compensant les secondes manquantes ultérieurement par décalage du signal émis et envoyé au sol. Une autre façon de freiner le temps.
Si vous êtes dehors entre deux heures moins une et deux heures cette nuit, n'oubliez pas de regarder le ciel, et vous le verrez peut-être défiler tout d'un coup deux fois plus vite devant vos yeux ... à moins que ce ne soient eux qui vous jouent des tours !
Communiqué de l'Observatoire de Paris (lien).
Libellés :
curiosité,
épistémologie,
info générale
Pays/territoire :
Observatoire de Paris, 77 Avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris, France
27 juin 2012
IA - SHS - BIO : Le dernier numéro de CogniScienceS est en ligne.
Le dernier numéro (n°11) de CogniScienceS, le journal des sciences de la cognition, est accessible en ligne à l'url.
Au sommaire :
- 1956, La naissance des sciences cognitives, par Audrey Bruneau
- Les sciences cognitives en France, Une histoire de couverture, par White Rabbit
- Les conférences Macy, par Marion Labadie
- Généalogie des sciences de la cognition, N'oubliez pas vos origines, par White Rabbit
Plus d'informations sur CogniScienceS (ici).
Accès aux numéros antérieurs (ici).
Libellés :
publication,
Sciences cognitives
24 juin 2012
DIV : Evolution du français.
Selon les Cahiers Quebecois de démographie, la population francophone devrait passer de 3% de la population mondiale en 2000 à plus de 8 % de la population mondiale en 2050. Des prévisions indiquent que la population anglophone (langue maternelle) diminuera proportionnellement par rapport au chiffre de la population mondiale, passant de 9 % en 2000 à moins de 5 % d'ici 2050.
Actuellement (ordre de grandeur) : langues chinoises (plus de 1,2 milliards de locuteurs), langues indiennes - Hindi, Urdu et Bengali (1,2 millions), Espagnol et Portugais (plus de 500 millions), langues anglo-saxonnes (400 millions), langues arabes (300 millions).
DIV : Sur l'origine latine et religieuse de l'ordinateur ...
C'est la firme IBM qui a introduit en France, vers la fin des années 50, le mot "ordinateur" pour traduire l'anglo-saxon "computer". On utilisait à l'époque la traduction littérale "calculateur", mais ce mot était trop restrictif et ambigu en français.
François Girard, directeur commercial d'IBM France, sollicita Jacques Perret, alors titulaire de la chaire de philosophie latine à la Sorbonne, qui proposa le terme religieux "ordinateur", alors tombé en désuétude et qui signifie étymologiquement “Dieu met de l’ordre dans le monde”.
Cette proposition, datée dans une lettre manuscrite du 16 avril 1955, a été acceptée et le néologisme francophone "ordinateur électronique" est né. Le mot a été protégé quelques mois par IBM France, mais a été rapidement adopté par des experts et les clients, pour tomber dans le domaine public en 1965 et connaitre la fortune qu'on sait.
On constate cependant, avec la passivité et parfois l'activisme des universitaires français, qu'on lui préfère souvent aujourd'hui le terme anglo-saxon, dans un renoncement bien connu des adeptes du tout anglais, dont la suprématie mondiale est pourtant en perte de vitesse manifeste (voir le post suivant).
Libellés :
info générale,
NTIC,
polémique
Pays/territoire :
Sorbonne, Paris, France
DIV : A vos calculettes.
Voici le cas d'une division remarquable, celle de 1 par le carré de 99. Le résultat donne une suite bien curieuse.
1/99x99 = 1/9801 = 0, 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99
IA : Toucher artificiel pour doigt robotique.
Ce capteur est développé par la start-up SynTouch LLC. Il peut identifier les forces de frottement ainsi que la température des objets en contact sur son enveloppe en silicone. Entre la coque électronique et la peau en silicone, un fluide conducteur électrique joue le rôle d’interface. Un hydrophone permet alors de détecter les vibrations pour identifier les textures et, comme chez l'homme, lorsque les doigts touchent une surface, la peau vibre de façon spécifique. Ces vibrations sont détectées électriquement, permettant une sensibilité périphérique bien supérieure à celle de la main humaine. des capteurs thermiques permettent de mesurer, garce au mouvement du doigt, la conductance thermique du matériau palpé, distinguant ainsi facilement par exemple le métal du bois. Cette intelligence "embarquée" au bout du doigt permet également de repérer des formes, en distinguant des bords, des arêtes, des coins, des surfaces planes et même la courbure des objets.
Les capteurs de pression permettent d'intégrer ce doigt à une main robotique afin de permettre une saisie "sensible".
Plusieurs applications sont envisagées, notamment dans le domaine des prothèses ou dans celui de la détection fine. (voir une vidéo ici ). On peut s'interroger sur la sensation que peut alors avoir un humain équipé de telles substitutions hypersensibles, en confrontant peut-être l'hypothèse de l'hypertactilité, avec le rapide "plus c'est mieux", et en mettant à l'expérimentation celle d'une "limitation utile des performances" pour une harmonisation des afférences et de la multisensorialité humaine. On attend également un test de ce capteur pour la lecture Braille.
Libellés :
handicap,
ia,
interfaces,
robot
23 juin 2012
IA - DIV : Google rend hommage aux 1100100 ans de la naissance de Turing.
Le Doodle de Google du 23 juin 2012 est interactif et, avec la "machine de Turing", permet de résoudre des problèmes. Regardez ici ✔ la petite vidéo de démonstration.
La promotion "Alan Turing" de l'ENSC a été diplômée 15 novembre 2009, dans l’amphithéâtre Gintrac de l’Université Bordeaux II.
Libellés :
culture,
épistémologie,
ia,
info générale,
numérique
Pays/territoire :
Google Dr, Mountain View, Californie 94043, États-Unis
22 juin 2012
BIO : Le génome du cousin bonobo.
Libellés :
bio,
comportement,
publication
Pays/territoire :
Inongo, République démocratique du Congo
13 juin 2012
DIV : 4ème édition des Rencontres nationales du numériques.
L'édition 2012 des Rencontres nationales du numériques aura lieu le 5 juillet à Poitiers.
Cross-media, communication digitale, réseaux sociaux… les dernières tendances en matière de TIC.
Invité d’honneur : Joël de Rosnay, prospectiviste, cocréateur d’Agora Vox.
Libellés :
futur,
info générale,
internet,
NTIC,
numérique,
réunion scientifique,
technologie
Pays/territoire :
58 Boulevard du Grand Cerf, 86000 Poitiers, France
11 juin 2012
TECH : Les drones autorisés à voler.
Fly-n-Sense, la société des drones de Bordeaux TechnoWest, membre du cluster AETOS, vient d'obtenir de la DGAC la première autorisation de vol de UAV en France.
Spécialisée dans la conception et la réalisation de drones civils multimissions ainsi que dans l’ingénierie et l’expertise des systèmes autonomes, Fly-n-Sense a obtenu la première autorisation de vol d’un drone en France. Elle peut désormais effectuer des travaux aériens avec sa gamme de minidrones.
Cette première autorisation ouvre enfin la voie à l’insertion des drones dans l’espace aérien, et à leur utilisation pour des missions civiles dont l'utilité fait, chaque jour, encore moins de doutes.
Libellés :
info générale,
robot,
technologie
Pays/territoire :
Rue Marcel Issartier, 33700 Merignac, France
DIV - TECH : Les neutrinos vont moins vite que prévu.
Les neutrinos envoyés du Cern vers le Gran Sasso respectent bien la limite de vitesse cosmique
Le 8 juin à Kyoto, lors de la 25e Conférence internationale sur la physique du neutrino et l’astrophysique, la collaboration Opera et trois autres expériences ont annoncé avoir mesuré de manière cohérente une vitesse des neutrinos compatible avec celle de la lumière.
Cela vient clore le débat qui était né en septembre dernier.
Les vérifications et mesures effectuées ces dernières semaines ont permis de confirmer l’origine de l’erreur, due au branchement défectueux d’un câble de synchronisation optique des horloges de précision. De quoi enrichir l'histoire des sciençes et la réflexion épistémologique critique.
Pays/territoire :
CERN, 1211 Genève 23, Suisse
09 juin 2012
IA -SHS : La carte du Monde des sites les plus regardés sur le Web.
Voici une carte sans surprise publiée par Webempires à partir de chiffres extraits d’Alexa. Elle témoigne du combat planétaire entre Google et Facebook. Pourtant, elle montre une Asie qui résiste aux deux grands américains, avec des compagnies locales : Yandexen russe et Baidu en Chinois. Comme quoi le rouleau compresseur linguistique à laver les cerveaux de l'anglo-américain n'a pas encore totalement fait son oeuvre. L'Europe, évidemment, n'existe que derrière le géant Google.
En Amérique, au nord comme au sud, et en Europe (en gros l’occident démocratique proaméricain), c'est Google, en Afrique c'est Facebook, en Asie, les alternatives locales et une poche de résistance de Yahoo, au Japon ... Bien entendu, tout ceci doit être interprété en fonction des conditions politiques, sociales et linguistiques. Du travail pour les sociologues des sciences de la communication.
Lien vers la carte du Monde (JPG).
Voir le palmarès Alexa des sites dans le Monde, par Pays (et en France), et par thématiques (notamment en sciences, sciences sociales, sciences cognitives, ingénierie et technologie.
Libellés :
internet
Pays/territoire :
San Francisco, Californie, États-Unis
04 juin 2012
BIO - IA - SHS - TECH : Journées HE2N à l'ENSC
Les journées annuelles du "Human Engineering Expertise Network" (HE2N) se tiendront les 13 et 14 juin 2012 à l'ENSC (le 13) et au centre de recherche THALES Avionics du Haillan (le 14 juin)..
Organisées par le laboratoire commun HEAL*, les journées feront le point sur l'ensemble des travaux des thèses financées dans le cadre du réseau (le 12), portant sur des domaines aussi variés que la multimodalité dans les interfaces de collaboration, les aptitudes de localisation de sources sonores virtuelles, les contraintes des visuels de casque see-through, l'anticipation et la préparation cognitive en mission, la gestion de la charge mentale ou de la charge attentionnelle par les opérateurs, le contrôle cognitif dans le pilotage; et présenteront des travaux en cours. Elles offriront également des conférences d'actualité sur la vision des couleurs en visée tête haute (HUD) et les interfaces homme-machine post-wimp (IHM/post-Windows-Icons-Menus-Pointing devices), des démonstrations en "gestion de mission", "IHMPA", "HUD couleur", et des débats et échanges avec les spécialistes du développement industriel et des chercheurs de HEAL (GUY 1&2, wrap-up et Finex).
* Laboratoire commun ENSC/THALES - Human Engineering for Aerospace Lab. (en partenariat avec l'IMS - UMR-5218 et le GIS Albatros).
Organisées par le laboratoire commun HEAL*, les journées feront le point sur l'ensemble des travaux des thèses financées dans le cadre du réseau (le 12), portant sur des domaines aussi variés que la multimodalité dans les interfaces de collaboration, les aptitudes de localisation de sources sonores virtuelles, les contraintes des visuels de casque see-through, l'anticipation et la préparation cognitive en mission, la gestion de la charge mentale ou de la charge attentionnelle par les opérateurs, le contrôle cognitif dans le pilotage; et présenteront des travaux en cours. Elles offriront également des conférences d'actualité sur la vision des couleurs en visée tête haute (HUD) et les interfaces homme-machine post-wimp (IHM/post-Windows-Icons-Menus-Pointing devices), des démonstrations en "gestion de mission", "IHMPA", "HUD couleur", et des débats et échanges avec les spécialistes du développement industriel et des chercheurs de HEAL (GUY 1&2, wrap-up et Finex).
* Laboratoire commun ENSC/THALES - Human Engineering for Aerospace Lab. (en partenariat avec l'IMS - UMR-5218 et le GIS Albatros).
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2-12 Rue Docteur Hoffmann Martinot, 33000 Bordeaux, France
01 juin 2012
DIV : Abrogation de la circulaire Guéant.
La très controversée circulaire Guéant, mettant en application à compter du 31 mai 2011 des mesures de restriction de travail en France pour les étudiants étrangers diplômés, a été abrogée symboliquement un an jour pour jour après par le nouveau gouvernement. Cette abrogation faisait partie des engagements de campagne de François Hollande.
Ce texte de l'ancien ministre de l'Intérieur a fait polémique dans le monde de l'enseignement et celui du travail et de l'emploi, et de nombreux universitaires et chefs d'entreprise et l'ensemble des associations étudiantes en demandaient l'abrogation depuis sa signature.
Cette abrogation a été faite fait par une nouvelle circulaire, conjointement établie par les ministres de l'intérieur, de l'emploi et de l'enseignement supérieur et de la recherche, afin de «restaurer un climat de confiance» et «renforcer l'image de la France au niveau international» (sic).
Selon le gouvernement, elle établit des règles précises et transparentes dans le cadre du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code du travail, assure l'égalité de traitement sur le territoire nationale, et facilite les démarches des étudiants concernés.
Ainsi les délais d'instruction des demandes, par les agents de l'Etat, ne pourront excéder deux mois et ce, afin qu'aucun retard de l'administration ne vienne pénaliser les étudiants dans leurs recherches d'emploi et leur prise de poste dans les entreprises ou les institutions.
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Pays/territoire :
1 Rue Descartes, 75005 Paris, France
21 mai 2012
DIV : Les entreprises et la génération Y.
D'après une étude réalisée en 2009 par l'IAE de Lyon auprès d'une soixantaine de DRH de PME et de grands groupes, les deux tiers d'entre eux indiquaient que des programmes d'intégration spécifiques des jeunes de la génération Y sont nécessaires notamment pour donner du sens au travail et fidéliser les recrutés.
Mais pourtant seulement un tiers les avaient mis en place.
Voir l'article de Nathalie Brafman "Comment les entreprises s'adaptent à l'arrivée de la génération Y" dans Le Monde "Société" du 18 mai 2012 et du même auteur au même endroit "La génération Y existe-t-elle vraiment ?"
A propos de la Génération Y, suivre le site "LaGenerationY.com" pour "comprendre la génération Y et le management inter-générationnel".
Mais pourtant seulement un tiers les avaient mis en place.
Voir l'article de Nathalie Brafman "Comment les entreprises s'adaptent à l'arrivée de la génération Y" dans Le Monde "Société" du 18 mai 2012 et du même auteur au même endroit "La génération Y existe-t-elle vraiment ?"
A propos de la Génération Y, suivre le site "LaGenerationY.com" pour "comprendre la génération Y et le management inter-générationnel".
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DIV : Publish in English or Perish by frenchies !
Une pré-publication récente porte sur les "Nefarious numbers".
Les auteurs apportent des arguments contre l'utilisation irraisonnée des outils bibliométriques pour l'évaluation des chercheurs, des journaux scientifiques, et des institutions... où les honnêtes gens sont probablement lésés.
D. Arnold est un professeur des mathématiques, K. Fowler une documentaliste spécialisée en mathématiques, tous deux de l'Université du Minnesota. Ils dressent une liste des tricheries de certains auteurs, des astuces de certains autres, ou des moyens plus subtils qu'ont certains supports d'augmenter artificiellement l'Impact Factor.
Voir la chronique de Jean-Marc Schlenker sur le site ens-sup.blogspot.
Voir l'article de Laurence Bianchini sur MyScienceWork.com, pour tout comprendre que les indicateurs de l’évaluation de la recherche : de l’impact factor à l’h-index.
Publish in English, or Perish? (lien).
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