16 janvier 2013

BIO - SHS : Pourquoi les bonobos sont ils généreux ?

Martin Gay-Lussac publie le 16/01/2013 dans le cercle psy un article qui rapporte les résultats d'une étude publiée dans la revue Plus One ici
Si on sait depuis (seulement) quelques années que des comportements d’assistance et d’entraide sont fréquents chez les animaux, tout un récent courant de recherches tend à montrer qu’il ne s’agit pas d’inventions humaines liées à l’éducation ou la religion, mais bien de données biologiques inscrites dans l’histoire de l’évolution. Un second volet de recherches aborde non plus les comportements altruistes animaux tournés vers les membres du groupe, mais également au delà, des gestes de générosité envers des inconnus, ce que beaucoup de spécialistes considéraient comme spécifique des seuls humains. L'étude en question montre que la générosité à l’égard d’inconnus peut être pratiquée par les bonobos
Selon les auteurs de l'expérience réalisée à l’université de Duke (USA), lorsque l'on place un bonobo dans une cage en lui donnant bien plus de nourriture qu’il ne peut en manger, et que la cage est reliée à d’autres congénères connus ou inconnus par une porte que lui seul peut ouvrir, le bonobo fait spontanément partager sa nourriture. Mais paradoxalement, il la partage plus avec des inconnus qu'avec ses proches.
L'interprétation des auteurs est que, au-delà de l'envie de partage, la générosité du bonobo n’est pas gratuite : elle vise manifestement à se faire de nouveaux amis.

05 janvier 2013

TECH - BIO : Du retard vers Mars pour cause bêta amyloïde.


La NASA, et  peut-être quelques autres agences spatiales de certains pays ou groupes de pays, projettent un voyage vers Mars dans les années 2030.
La NASA espère ainsi renouer avec la grande époque de la conquête spatiale.
Une première mission humaine sur Mars est en effet prévue vers 2035. Inconvénient majeur qui rebat les cartes de l'optimisme américain : un voyage aller-retour doit durer au moins trois ans. Or les résultats d’une étude publiée dans la revue Plos One le 31 décembre 2012, menée par l’équipe de Kerry O’Banion, neurobiologiste au centre médical de l’université de Rochester (NY-USA), montre que des souris soumises à des radiations cosmiques, similaires à celles auxquelles pourraient être exposés des cosmonautes, astronautes ou autres spationautes, entraînent dans le cerveau des changements du même type que ceux de la maladie d’Alzheimer.
Les chercheurs ont utilisé l’accélérateur de particules du laboratoire national de Brookhaven pour soumettre les rongeurs à des radiations mettant en jeu des particules de haute énergie. Au niveau du comportement, ils ont observé des baisses significatives de performances aux différents tests de mémoire, tandis qu'au niveau strcutural les cerveaux présentent une accumulation anormale de substance bêta amyloïde, et des signes d’altération vasculaire, similaires à ceux observés dans la maladie d’Alzheimer.
Des conclusions probablement difficiles à assumer pour la NASA, d'autant qu'aucune solution efficace n’a jusqu'ici été trouvée pour protéger les astronautes de tels rayonnements, et donc des problèmes neuronaux posés par ces particules. De quoi refroidir les ardeurs des volontaires pour le grand voyage, ou réorienter la recherche vers les moyens de protection ...
Voir deux articles relatifs sur c|net (lien) et sur businessinsider (lien).

31 décembre 2012

IA : Le modèle Turing


A voir, et à revoir :
Le modèle Turing.
Un film de Catherine Bernstein produit par Cnrs Images - Inria (durée : 1/2h) où se croisent les points de vue de plusieurs scientifiques, informaticiens et philosophes.
Lien : ici ; et 6 autres courts-métrages (ici) pour le centenaire Turing.

16 décembre 2012

TECH : Nez de chien artificiel pour explosifs bien réels.


L'Université de Californie à Santa Barbara (ici) a mis au point un "nez artificiel" inspiré de la truffe du chien. L'équipe, dirigée par Carl Meinhart du département d'ingénierie et Martin Moskovits du département de chimie, on réalisé un capteur de faible taille, qui utilise vingt micro-canaux microfluidiques et peut, grâce à eux, identifier la présence de différentes substances en analysant directement les molécules présentes dans l'air, dans une concentration infime de 1/1000000. Leur signature spectrale est amplifiée à l'aide de nanoparticules et un spectromètre laser analyse leur composition par comparaison à une immense base de données.
Ce "nez" permet de détecter la présence d'explosifs, mais peut être utilisé pour détecter d'infimes quantité de drogues ou autres substances licites ou illicites, ou estimer l'état de conservation d'aliments. Il est probablement utile en médecine, notamment pour permettre de diagnostiquer précisément certaines maladies ou même pour anticiper des diagnostic actuel de certains cancers.

14 décembre 2012

TECH : les inventions du futur, en 2012.


Voici le palmarès des inventions du futur organisé chaque année dans le cadre des James Dyson Awards.
Comme vous le verrez, le Monde entier s'intéresse aux utilités matérielles, la France à l'utilité poétique.

Devons nous nous en désoler ... L'originalité est dans la différence, pour peu qu'elle soit naturelle.
Voir la liste 2012 (ici).

30 novembre 2012

BIO - TECH : des nouveaux microcapteur biologique


Le Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes (LAAS) e l’Université Toulouse III - Paul Sabatier et du CNRS a développé un nouveau concept de biocapteurs miniaturisés, en collaboration avec Hemodia. Ce système ElecFET consiste en une micro-puce en silicium dotée d'un microcapteur d’acidité et d'une microélectrode métallique utilisant une enzyme spécifique une molécule recherchée.
ElecFET permet alors d'isoler cette molécule recherchée (par exemple glucose, lactate ou glutamate) et de mesurer la variation de pH correspondante dans un micro volume (de l'ordre d'un microlitre). La précision du capteur est équivalente à celle des meilleures techniques actuellement utilisées, et ouvre la voie à une contrôle continu, in situ.
Le champ d'application de ce nouveau capteur concerne à la fois la biologie et la médecine, mais également l'agroalimentaire ou l'écologie.
Communiqué du CNRS (ici) - Article dans Science Direct.

21 novembre 2012

IA - BIO : Biofeedback automatique pour Muse.


La société canadienne IneraXon (Toronto) va commercialiser un système de capteurs intelligents se présentant sous la forme d'un bandeau frontal, appelé "Muse". Capable de recevoir et analyser certaines ondes cérébrales, le système prend en compte l'activité EEG de son porteur et détermine son état de concentration et son humeur. Couplé à une application pour smartphone, Muse permet ainsi de proposer à son utilisateur des petits jeux ciblés permettant d'améliorer votre acuité mentale, à la manière
d'un entraîneur qui pousse le porteur dans ses limites et l'aide à faire de son mieux à chaque instant, en fonction de ses aptitudes et de son état.
Ce système de biofeedback automatique ouvre également une porte sur le domaine de la télépathie artificielle, en permettant de transmettre à un partenaire des informations sur l'état cérébral de l'usager.
Actuellement fonctionnel sous forme de prototype, Muse est actuellement en phase de financement participatif afin de fabriquer et commercialiser ce produit "grand public" pour 2013 à un prix abordable par le plus grand nombre (prévu autour de 200$).

19 novembre 2012

TECH : Des nanosatellites en Aquitaines.

 UNE USINE DE NANOSATELLITES EN PROJET EN AQUITAINE.
 Le groupe Smartspace, créé à l'initiative de Laurent Husson, à pour projet de démocratiser les technologies spatiales et les appliquer au plus grand nombre de secteurs, notamment le sport, la santé, le luxe, etc. 
La filiale Smartspace Nanosatellites va commercialiser des satellites de moins de 50 kg à bas coût (environ 4 M€).
Smartspace souhaite implanter sa future usine dans les Pyrénées-Atlantiques, à proximité du site de Dassault à Biarritz.
Le programme "Investissements d’avenir" est sollicité, en associant l’expérience régionale en matière de composites.
L’usine, dans laquelle les satellites seraient à la fois conçus, produits, intégrés puis testés, sera opérationnelle fin 2014. Sa construction pourrait débuter dès 2013. 
Le premier nanosatellite, expérimental, serait alors lancé en 2013. Smartspace envisage de produire 12 satellites par an dans les premiers temps et créerait quelques 50 emplois.

05 novembre 2012

BIO : Biologie de garage.


Kay Aull, une étudiante en bioinformatique de l’université de Californie, a mis en place en 2009, pour moins de 1 000 dollars, un « laboratoire » dans un placard de son appartement. En bricolant à l’aide d’outils d’occasion, la jeune femme avait fabriqué un test d’hémochromatose génétique, une maladie familialement transmissible qui ne se manifeste pas chez les personnes jeunes, dont son père était, et dont elle se demandait si elle était atteinte. Son matériel de laboratoire consistait en un distillateur (en fait cuiseur à riz), un incubateur (une boîte d’emballage en polystyrène), un thermomètre (thermomètre digital du commerce), un thermostat (d’aquarium), un raffraichisseur (un ventilateur), un thermocuiseur (un coussin chauffant).
Voici un exemple de ce que l’on appelle la « biologie de garage » ou la « do-it-yourself biology ». Elle consiste à se livrer à des expérimentations dans des laboratoires rudimentaires installés dans un garage, une cave ou parfois une armoire (voir l'article Biopunk de SiliconManiaks). 
La biologie de garage est souvent applaudie au vue de son potentiel pour démocratiser la science, pour favoriser une « science citoyenne », pour l’empowerment de personnes ordinaires mais aussi pour ses valeurs éducatives, citoyennes et socio-culturelles.
 Cette pratique récente et émergente, qui  fait l'objet d'un tout récent article de Morgan Meyer du Centre de Sociologie de l’Innovation, École des Mines de Paris (lien commercial ici), fait partie du mouvement de la science ouverte (open science - lien Sussan ici). Celui-ci consiste à partager ses connaissances de façon ouverte, non concurrentielle et en dehors des systèmes académiques d'évaluation ou de financement ciblé. La biologie de garage représente un « exemple d’une traduction directe des pratiques de logiciels libres et de piratage vers le domaine des cellules, des gènes et des laboratoires ». 
Le mouvement "bio-punk" ou "bio-hacker" ou même "cyber-punk"est ouvertement collaboratif. Ainsi des laboratoires associatifs s'organisent un peu partout comme le DIYbio aux États-Unis et le bio-hackerspace de La Paillasse en France. On y trouve le plus souvent des passionnés des sciences, souvent professionnels de la biologie ou de la médecine, faisant de la biologie de garage une science alternative et non pas seulement une science d'amateurs ou de pirates biologistes. 
Les bio-punk sont ainsi capables de séquencer les génomes, de produire des monstres biologiques, des produits inconnus ou autres OGM. 

Mecque du biohacking, l’Institut Technologique du Massachusetts (MIT) a lancé le projet OpenWetWare, dont les résultats sont en libre accès. Les participants y créent et assemblent des "biobricks", c'est-à-dire des portions d’ADN dont on connaît les fonctions précises, à la manière des briques Lego. Chaque assemblage offre un puzzle transposable à la réalité, et l’International Genetically Engineered Machine (IGEM) ou encore la revue io9, organisent des concours pour créer de nouvelles espèces vivantes ou bactériologiques, jusque-là inconnues. La start-up de Synthetic Biology Ginkgo Bioworks souhaite développer quant à elle une imprimante 3D pour biobricks.
Toute cette activité est centrée sur la bioinformatique qui considère désormais le génome comme un simple système d'information dont la destination est le système complexe de la vie.

cf. : Remi Sussan. Biohacking, à l’école des apprentis sorciers. InternetActu.net, 15/10/08 (lien).

cf. : Morgan Meyer, Bricoler, domestiquer et contourner la science : l’essor de la biologie de garage, Réseaux, n° 173-174, 2012/3.

IA - SHS : La voiture du Futur par Toyota.


Voici à quoi ressembleront les voitures dans le futur pour Toyota

Voiture conviviale, virtuelle, autonomes, iiMo est le concept de la voiture du futur.

Toyota présente ici son concept-car de voiture intelligente du futur dévoilé au 27ème salon international automobile de São Paulo (lien).
info issue de Tom's Guide.

23 octobre 2012

IA - SHS : Un monde sans humains (Arte)

ARTE a proposé mardi dernier, 23 octobre 2012, un film documentaire de Philippe Borrel.
"Un monde sans humains"

Pour tous les élèves ingénieurs de l'ENSC, en prolongement de la conférence du 20 septembre 2012 à l'ENSC : "2025 - où, comment, pourquoi ?" de David Angevin et Bernard Claverie.

Relai de ARTE : 
Depuis une quinzaine d'années, l'accélération du progrès technique a permis de réaliser des prouesses impensables. Refaire marcher des personnes amputées grâce à une prothèse bionique ou passer un entretien professionnel face à un robot ne relève plus de la science fiction. La technologie est partout. Elle régit nos rapports sociaux et va s'immiscer jusque dans nos corps. Mais jusqu'où laisserons-nous encore aller nos machines ? C'est cette question récurrente, à l'origine de nombreuses oeuvres utopiques, que pose ici Philippe Borrel.

52min - Diffusé le 23-10-12 à 20:53 - replay

A ne pas rater, la rediffusion sur Arte :

Samedi, 27 octobre 2012, 16h05
Jeudi, 22 novembre 2012, 11h00

Ecouter l'émission de France-Inter du 20 octobre 2012, sur "Un monde sans humain" - lien.

11 octobre 2012

SHS : Créativité et Cognition - congrès 2013

organisent du 17 au 21 juin 2013

Creativity and Cognition 2013
«Intersections and Interactions»

Sydney (NSW, Australie)

SHS : IEEE et e-Science

2013 IEEE 9th International Conference on e-Science
23-25 octobre 2013
Beijing (Chine)

IA - SHS : SOCIETY 2013.


International Conference on Social Intelligence and Technology 2013
SOCIETY 2013
May 8 -10, 2013, State College, Pennsylvania USA
Theme: Computing towards Social Intelligence

lien : ici

03 octobre 2012

DIV : Le principe 20/80

Relai d'une information de Benoit Le Blanc - dr. adj. ENSC.

Vous verrez dans le texte ci-relié (ici) (Journal Les échos - recherche/innovation - 28-11-201) des explications sur le principe du 20/80 qui vise finalement à focaliser les activités sur ce qui touche le plus. Le corolaire est donc dans notre cas de faire le tri pour ne retenir que les actions visibles et porteuses.
L'idée de S.Jobs de recentrer les produits apple sur seulement 4 produits (selon deux axes GdPublic-Professionnels et AuTravail-EnMobilité) peut sans doute s'appliquer à nos activités de recherche : 
Interfaces (travaux sur la forme de la cognition) ----- Connaissances (travaux sur le fond de la cognition)
Suppléance (agir à la place de) ------ Augmentation (agir en plus de)
Benoit le Blanc

IA : Robot et tablette - la présence dépersonnalisée.

Le Human Support Robot (HSR) est un robot créé par Toyota, et développé pour assister les personnes handicapées à domicile, dans le cadre du programme Partner Robot. Spécialement conçu pour aider les personnes handicapées ou âgées ayant des difficultés à se déplacer, il fonctionne à l'aide d'une tablette grâce à une interface simplifiée. La tablette est disponible sur le robot, afin des faciliter la communication avec une personne à distance.
Double Robotic avait déja proposé le principe avec un rabot communiquant qui est équipé de deux roues et pèse environ 7 kilos. Il peut élever l'iPad à une hauteur comprise entre 1 mètre et 1,50 mètre et dispose d'une autonomie d'environ 8h. Lui n'a qu'une vocation de communication, et promet l'émergence de comportements intéressant et d'expérience amusantes sur la dépersonnalisation.
A quand un tel proto à l'ENSC ... demandons à Stéphane.





18 septembre 2012

IA : Un réseau de drones pour la livraison de colis

UAV Matternet
Matternet est une start-up basée à Palo Alto (Californie), au coeur de la Silicon Valley. Elle vient de proposer un projet de réseau de mini-drones pour assurer la livraison de colis de petite taille.
L'idée est de transposer le modèle du "peer to peer" numérique au monde physique, pour assurer la livraison de paquets dans des zones peu accessibles et non couvertes par les services de messagerie rapide.
Le projet initial de Matternet a un but humanitaire : assurer la livraison de médicaments par des drones (UAV) dans les pays en voie de développement, en mettant en place un réseau de stations desquelles décolleraient les drones pseudo autonomes. Une démonstration a eu lieu lors de la conférence TexHelvetia cette semaine (13 septembre 2013 à Lausanne). Un mini-drone, proche du principe du Parrot AR Drone, en plus gros et plus robuste (, 6 propulseurs, 40 km/h, 400 pieds d'altitude, vol de jour comme de nuit par conditions météo même difficiles, doté d'un parachute de récupération), permet ainsi de porter un paquet de 2kg sur une dizaine de kilomètres. Le dispositif nécessite des structures physique de réception-émission des drones (sorte de mini aérogares automatiques) et d'une couverture GPS fiable.
En espace rural
Le système est testé au Lesotho pour un plan d'aide et de traitement du HIV comportant 47 cliniques, 6 laboratoires sur 138 km2, notamment pour le transport des prélèvements sanguins.  Le prix d'un tel équipement s'avère raisonnable, et ceci d'autant plus que le trafic est élevé. Dans le cas cité, un réseau de 50 stations et de 150 appareils revient à 900K$, moins que la construction de deux kilomètres d'autoroute. De manière générale, il faut compter 1K$ par drone, 15K$ par station, avec une maintenance de moins du dixième par an - d'après Matternet, le prix pour 2kg sur 10 kilomètre dans un réseau de seulement 3 drones et 3 stations au sol avec un trafic de 25 mission par jour est de moins de 25 cents.
En ville
Selon Andreas Raptopoulos, cofondateur de Matternet, c'est bien au-delà de ce projet spécifique que de tels drones gérés en réseaux pourraient permettre d'organiser en P2P la livraison de courriers et colis, et ceci quel que soit l'état des routes ou des axes physiques de communication (routes barrées, travaux ou météo, etc.). On peut, selon lui, égalemement imaginer un service dans les grandes villes et les mégacités, d'immeubles à immeubles. On peut facilement imaginer également une couverture de toutes les banlieues, ou même avec des relais (style réseau de Chappevers des destinations plus lointaines, et ceci pour la messagerie, mais également des pizzas ou des sushis, des fleurs, de livres ou de cadeaux, ou même servir de relai de presse pour livrer les magazines ou journaux ... L'imagination n'a ici que les limites du ciel ... et de l'anticolision des drones dans un ciel qui risque forte de se complexifier en 3 dimensions.
Voir la présentation de Andreas Raptopoulos (ici) et le site de Matternet (ici).

27 août 2012

DIV - IA : L'Internet en 10 ans.

Le site Bestedsites ("Best Education Sites") publie le 26 août une infographie "A decade later" qui met en perspectives les données du l'Internet en 2002 et celles de 2012.
En seulement 10 ans, beaucoup de choses ont changé dans notre univers numérique (nombre d'utilisateurs, réseaux sociaux, temps d'accès et de téléchargement ...).
Par exemple, de moins de 600 millions de personnes reliées à Internet il y a dix ans (cad moins de la moitié du nombre des inscrits à Facebook aujourd’hui), on est passé à un tiers de la population mondiale. En moyenne, les usagers utilisent le Web 50 fois plus longtemps par jour et le social networking est passé de 3 millions d'utilisateurs à 900 millions. Les vitesses de téléchargement d'une page ont été triplées alors que les contenus se sont complexifiés, avec un design amélioré ; et télécharger une chanson se fait 40 fois plus rapidement.
Le document propose également une liste de sources intéressantes et mentionne également les grands noms de l'Internet pour les deux périodes.
Voir l'infographie sur Bestedsites.

25 août 2012

DIV : Un cadre européen pour conserver l'information numérique.

Le problème du stockage et de la conservation de l'information numérique, par essence importante, labile et codée, est une préoccupation majeure de notre siècle. Il convient en effet de la protéger, de l'indexer et de la rendre accessible aux générations futures. C'est pourquoi un projet financé par l'Union Européenne a élaboré une architecture de référence afin de conserver l'information numérique et la rendre utilisable à l'avenir, quel que soit le lieu ou de la manière dont elle est enregistrée.
Un problème réside dans l'évolution technologique incessante, qui rend très vite obsolète à la fois les matériels de saisie, de stockage et de restitution, et les méthodes et formats dans lesquels l’information numérique est traitée. Pourtant, on sait que la prospérité des générations futures dépend de leur accès à l'information du passé.
Jusqu'ici elle a été assurée par la parole, les mythes, les chansons et le théâtre, le dessin, la gravure, l'art, la tradition, etc., et surtout l'écriture et plus récemment l'imprimerie. Aujourd'hui, l'ensemble de ce patrimoine tend à se numériser et l'ensemble de l'information nouvelle produite l'est, en quasi-totalité, de manière numérique.
Face à cette problématique critique, l’Union européenne a mis en œuvre le projet SHAMAN qui propose un cadre de conservation numérique de pratiquement n'importe quel format de données. Shaman signifie "être éclairé" en Tungus, dérivé lui-même du sanskrit Shramana (orthographié Chaman en français) et signifiant "détenteur des connaissances".
Ce projet collaboratif d'un consortium associant plusieurs sociétés et universités européennes vient de publier son rapport final, ayant atteint son objectif en fin 2011. Le travail de l'équipe du projet a consisté d'abord à analyser les pratiques et les préoccupations de ceux qui utilisent les méthodes de conservation des objets numériques dans une grande diversité d'organisations. Le but est de produire une solution qui simplifie le travail de conservation, notamment pour les institutions, entreprises et personnes pour lesquelles cette préservation ne fait pas partie des préoccupations ou exigences prioritaires.
L’architecture de référence du SHAMAN (SRA pour Shaman Reference Architecture) repose sur la technique du Grid Computing pour l'hébergement en raison de sa robustesse et de ses redondances. La technique du Cloud Computing n’a pas été retenue en raison de l’immaturité des technologies et de sa faible fiabilité face à des entreprises malveillantes. SHAMAN propose une vue holistique et unifiée de la préservation numérique autour de trois prototypes qui ont été testés respectivement par la Bibliothèque nationale allemande, dans un contexte industriel et dans les universités.
Le premier est à dominante méthodologique et montre que l’intégralité du cycle de vie numérique (création, montage, archivage, adoption et réutilisation) pourrait être appliqué aux livres, aux images et aux vidéos. Le deuxième est plus technologique en garantissant la conformité légale et améliorant la robustesse de sauvegarde. Le troisième est plus adapté au secteur de la science et de la santé qui génère un volume considérable et exponentiel de données toujours accessibles et réutilisables.
Selon les responsables du projet, il est probable qu’avec le développement de l’open data (ouverture des données) SHAMAN trouve facilement de nouvelles applications.

04 juillet 2012

SHS : A vos vielles bobines ! Mémoires partagées

L'INA collecte le patrimoine audiovisuel des Français (films en bobines, en cassettes, déjà numérisés).
L'Institut National de l'Audiovisuel a lancé une campagne de collecte de films amateur réalisés par les Français : Mémoires partagées.
Ce programme vise à recueillir les trésors audiovisuels de tous types, enfouis dans les armoires et tiroirs  ou dans les vidéothèques d'amateurs : fêtes populaires, célébrations historiques (libération, évènements politiques...), mutation des villes et des campagnes, mais également évènements familiaux revêtant un caractère de témoignage historique, ethnologique...
Cet appel à contribution s'adresse à tous : particuliers, associations, institutions, entreprises. Dans un premier temps, il est focalisé sur la région Aquitaine.
Les archives ainsi recueillies et sélectionnées seront consultables sur le site de l'INA.