01 août 2013

DIV : L'outil de la NSA.

La NSA est l'agence de sécurité nationale américaine (NSA) dont les exactions en terme d'espionnage des citoyens du Monde entier ont été récemment dénoncées par plusieurs lanceurs d'alertes (lien) et des associations citoyennes de respect des libertés telles que l'ACLU, l'EFF ou la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (ici).
L'un de ses outils est aujourd'hui connu : XKeyscore
Selon des documents publiés le 31 juillet par le Guardian, ce programme permet d'accéder à l'historique de navigation et de recherche, aux contenus des e-mails, aux conversations privées sur Facebook, de tout utilisateur d'Internet. 

Selon le Guardian, la NSA considère XKeyscore comme son outil dotée de la "portée la plus grande" permettant d'analyser "quasiment tout ce que fait un individu sur Internet".

Une présentation détaillée de XKeyscore (lien).
Voir l'analyse du supplement Technologies du Monde du 31 juillet 2013 (lien), et celle de Radio Canada (lien).
Voir l'article initial du Guardian du 6 juin 2013 sur le programme PRISM (lien).

17 juillet 2013

BIO : CLARITY permet de rendre le cerveau transparent.

Une nouvelle technique développée à Stanford a été publiée dans le journal Nature.
Elle permet aux chercheurs de rendre un cerveau de mammifère (souris, singe, homme ...) complètement transparent en laissant sa structure interne complètement intacte, et permet d'étudier les connexions complexes des neurones dans le cerveau, qu'elles soient normales ou pathologiques dans le cas de maladies neurologiques.
La technique repose sur la suppression de la graisse, c'est à dire la plus importante composante du cerveau qui en donne d'ailleurs la texture. Pour pouvoir l’enlever tout en conservant la structure interne des cellules telle quelle, les chercheurs remplacent la matière grasse par un gel transparent, et utilisent des sondes fluorescentes sur certains types particuliers de cellules. Clarity permet alors d'observer en profondeur la structure interne du cerveau et voies et connexions.
Voir le film : ici.
Pour d'autres vues : article.

28 février 2013

DIV : Matinales de la chaire "systèmes technologiques pour l'augmentation de l'humain"


La chaire industrielle « Systèmes Technologiques pour l’Augmentation de l’Humain » de l'ENSC organise un cycle de matinales sous forme de rencontres thématiques autour d’un petit-déjeuner d’échanges.
Le principe est de réunir autour d’un thème 3 à 5 industriels (PME/PMI, ETI et/ou Grands Groupes) acteurs sur des marchés différents, qui interagissent sur la portée de ce thème pour leurs produits/services ou marchés.
L’auditoire est composé d’invités du monde industriel, du monde académique et du monde institutionnel régional, économique ou de la recherche.
Une demande de participation peut être adressée par mail au titulaire de la chaire (mail ici).

Le thème retenu pour la matinale du jeudi 7 mars 2013 est « L’expérience utilisateur ».
Les orateurs de cette matinale sont Jean-Dominique Lauwereins (BeTomorrow), Gilles Raymond (Mobiles Republic), et Thomas Landspurgh (TVTweet).

La matinale du jeudi 28 mars 2013 aura lieu sur le même thème, avec les industriels de Thales (Multimédia de bord), Clairitec (Conception d’IHM) et les spécialistes de Cap Sciences (Culture scientifique).

Lieu : Best-Western Bordeaux "Bayonne Etche Ona" - 11 rue Mautrec 33000 Bordeaux - Salon St Emilion - de 8h à 9h30).

27 février 2013

TECH - SHS : Pour une définition francophone de la cobotique.

Un robot collaboratif qui apporte la puissance,
la résistance et la sécurité en conservant la
précision du geste de l'opérateur humain.
Le terme "cobotique" (cobotics) est un néologisme issu des deux mots "robotique" (robotics) et "collaboration" (collaborative robotics).
On peut considérer la cobotique comme un domaine interdisciplinaire situé "à l'interface de la cognitique et du facteur humain (comportement, décision, robustesse et contrôle de l'erreur), de la biomécanique (modélisation du comportement et de la dynamique des mouvements) et de la robotique (utilisation d'artefacts dans un but de production de comportements mécaniques fiables, précis et/ou répétitifs à des fins industrielles, de santé ou de convivialité)" (sic.). "Un cobot (néologisme) est un système automatisé non autonome utilisé en cobotique, et impliqué dans des tâches ou relations cobotiques" (sic). Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Cobotique de Wikipédia en français (auteurs).
Encore en discussion (cf. le débat sur Wikipedia - voir ici),  le terme est mentionné dans le plan national "robotique" lancé au mois de mars 2013 par le Ministère chargé de l'industrie et du redressement productif. Il entre donc dans le programme pédagogique de l'ENSC.

BIO - TECH : Vers l'impression 3D de cellules humaines.

L'impression 3D printing produit
des grappes de cellules souches
.

Une équipe de chercheurs de l'Institute of Biological Chemistry, Biophysics and Bioengineering (lien) de l'université de Heriot-Watt (Edinburg, Ecosse) ont conceptualisé une méthode d'impression de tissus biologiques (y compris humains) tels que morceaux de peau, organes, etc., à partir d'échantillons d'ADN récoltés sur des cellules-souches embryonnaires.
L'équipe a pris des cellules de rein à l'état embryonnaire puis les a mis en culture pendant quelques temps. Après avoir formé une culture un peu plus conséquente, les scientifiques ont construit un réservoir spécial pour contenir les cellules sans les abîmer ou les tuer, formant ainsi une "bio-encre", pour reprendre le terme utilisé par les scientifiques de Heriot-Watt. L'imprimante prend ensuite le relai, pour recréer des cellules à base des échantillons déjà exploités. Au fil de l'impression, les cellules se regroupent petit à petit pour former des amas plus gros de cellules.
Si elle était perfectionnée et contrôlée, cette méthode pourrait permettre d'espérer réaliser concrètement des expériences directement sur des tissus vivants, telles que des recherches de traitement de certaines maladies aujourd'hui incurables.
Jusqu'ici, les imprimantes 3D permettaient de modéliser et imprimer des macro-objets ou micro-objets (avec changement d'échelle) manufacturés. Ce qui est le plus étonnant dans cette expérience est que ce type d'imprimantes (adaptées au cas) pourraient recréer de l'ADN et des cellules à partir de lui. Outre une avancée dans la recherche sur les cellules et les tissus, cette expérience que la reproduction de tissus vivants via une imprimante 3D pourrait devenir un moyen facilitant les greffes de tissus et/ou d'organes sur un être humain en s'affranchissant des deux contraintes aujourd'hui nécessaires et limitantes d'un donneur ou de l'autogreffe, tout en se dispensant de l'expérimentation animale.
Article BBC (lien).

04 février 2013

DIV : 40 règles pour la sécurité informatique.

L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (lien) vient de publier son Guide d’hygiène informatique (.pdf) comportant les 40 règles de sécurité et d'efficience des systèmes d'information.

voir aussi les documents du Référentiel général de sécurité informatique (lien).

01 février 2013

SHS-BIO : Dépression et cognition.

On sait que le stress entraîne une libération rapide d'hormones glucocorticoïdes, la corticostérone chez les rongeurs ou le cortisol chez l'homme. Cette hormone permet de moduler l'expression de plusieurs gènes afin d'adapter le comportement à ces perturbations.
Mais une équipe du CNRS, dirigée par Jacques Barick, s'est penchée sur les mécanismes qui transforment le stress chronique en  dépression et en troubles psychiatriques du comportement.
L'hypothèse de départ des chercheurs était que  le déclenchement de l'état dépressif, sous l'effet du stress prolongé, impliquait à la fois l'hormone du stress et les neurones dopaminergiques contrôlant l'émission de ce neurotransmetteur jouant un rôle important dans l'humeur.
Afin de vérifier cette hypothèse, les chercheurs ont exposé un groupe de souris à des attaques répétées par certaines de leurs congénères. Ils ont alors pu observer qu'après une semaine, les souris agressées présentaient à la fois des signes d'anxiété et des troubles sociaux et qu'elles fuyaient le contact avec les autres souris de leur groupe.
Cette expérience a ensuite été reproduite avec d'autres souris dépourvues de récepteurs de la corticostérone. Dans ce cas, les souris deviennent également anxieuses à la suite des agressions mais ne développent pas de phobie sociale et présentent une bien plus grande résistance au stress.
Les chercheurs ont constaté que, chez les souris dépourvues du récepteur de la corticostérone, la libération de dopamine, qui accompagne la réponse à une agression, était fortement diminuée.
En bloquant l'activité des neurones producteurs de dopamine, les chercheurs ont alors montré que c'était bien cette libération de dopamine qui était à l'origine de la phobie sociale des souris car, dans ce cas, chez les souris agressées, l'intérêt pour leurs congénères était rétabli.
Cette étude confirme et éclaircit le rôle majeur de l'hormone du stress dans l'apparition d'une phobie sociale provoquée par un stress chronique. Mais plus largement encore, ces travaux précisent de manière très intéressante les mécanismes neurobiologiques à l'oeuvre dans le déclenchement de la dépression. Ces résultats devraient déboucher sur de nouvelles voies de recherche thérapeutiques dans le traitement de la dépression.
On comprend mieux l'enjeu de ces recherches quand on sait que le nombre de personnes dépressives a été multuplié par 10 depuis un demi-siècle et qu'il y aurait en France environ trois millions de personnes dépressives et 1,2 million de personnes faisant l'objet d'un suivi psychiatrique.
Relai d'article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash
Science

DIV : Le proton a-t-il maigri ?

Appareil laser pour mesurer la taille du proton
(Paul-Scherrer-Institute)


Jusqu'ici, on pensait que le proton avait un rayon de 0,88 femtomètres, taille établie en recoupant deux méthodes de mesure complémentaires. Une équipe internationale, dirigée par le physicien Aldo Antognini de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich, a utilisé une nouvelle technique pour calculer la taille du proton.
Selon sa publication dans Physics Procedia, les chercheurs ont remplacé les électrons par des muons, beaucoup plus massifs et ensuite mesuré les rayons X émis par les muons. Ils sont arrivés à la conclusion que le rayon du proton est de 0,84184 femtomètres.
cette conclusion va à l'encontre des résultats antérieurs et l'équipe prépare de nouvelles expériences pour voir si une nouvelle particule inconnue ne serait pas la cause de ce "rétrécissement" du proton.
Beaucoup de physiciens pensent en effet que la physique actuelle n'en est qu'au début de nos connaissances, et qu'un prochain bouleversement théorique majeur va modifier le "modèle standard" qui ne parvient pas à rendre compte de manière satisfaisante des effets de la gravitation à petite échelle et de l'accélération de l'expansion de l'univers sous l'effet de l'énergie sombre.
Voir le commentaire dans ScienceNews (ici).

31 janvier 2013

SHS - BIO : L'âge n'altère pas les capacités de décision.

Des chercheurs du Centre de recherche sur le cerveau de Dallas ont montré que, contrairement aux idées reçues sur l'inévitable diminution des performances cognitives après 40 ans, il n'existe pas de corrélation entre le vieillissement, la santé cognitive et la capacité à prendre des décisions.
En analysant le comportement des adultes en bonne santé sur une cohorte composée de trois groupes d'âge (50-60ans, 60-70 ans et 70-80 ans), les chercheurs ont constaté que ceux qui prenaient les meilleures décisions étaient aussi ceux qui avaient conservé la meilleure capacité d'apprentissage et qu'ils se trouvaient majoritairement dans le 3ème groupe, c'est-à-dire le plus âgé.
Les chercheurs sont arrivés à ces conclusions en évaluant notamment la capacité des participants concernant la gestion des questions financières et budgétaires mensuelles.
Il semble donc, selon ces travaux, que le déclin cognitif lié à l'âge soit, pour la majorité des sujets, largement compensé par l'expérience de la vie, la capacité de raisonnement et les connaissances accumulées qui permettent de développer des stratégies plus heuristiques dans les prises de décision.
Selon cette étude, "Ces résultats montrent qu'il faut dépasser la seule question de l'âge pour expliquer les troubles dans la prise de décision et qu'on limite parfois inutilement l'autonomie des personnes âgées qui semblent hésitantes dans ce domaine, alors qu'elles jouissent de toutes leurs facultés cognitives." L'étude rappelle fort justement que "L'âge n'est pas une maladie et qu'à chaque âge de la vie, l'individu parvient, dans la plupart des cas, à s'adapter pour utiliser au mieux son potentiel cognitif et prendre les bonnes décisions".
Relai d'article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash
Medical Xpress

BIO -SHS : Surdité et Alzheimer.


Des chercheurs américains du Centre Johns Hopkins sur le vieillissement et la santé, dirigés par Frank R. Lin, ont mis en évidence un lien entre la perte auditive et le déclin cognitif associé à la maladie d’Alzheimer. La surveillance du niveau d'acuité auditive pourrait devenir, à terme, un nouvel indicateur du risque de développer la maladie d'Alzheimer.
Lin avait déjà montré en 2011 un lien entre le déclin auditif, l'isolement qui en résultait, et un risque accru de développer une démence sénile. Après avoir étudié pendant 12 ans, 639 personnes âgées de 36 à 90 ans, ce chercheur avait montré qu'une diminution de l'acuité auditive de 10 décibels augmentait le risque de démence de 20 %.
Cette fois,  Franck R. Lin a travaillé sur près de 1 900 adultes âgés en moyenne de 77 ans. Au début de l’étude, 60 % de ces personnes étaient atteintes d’une surdité partielle. L'étude a montré que l’aggravation de la perte auditive au fil des années entraînait bien un risque accru de démence. En outre, les personnes âgées malentendantes connaissaient une aggravation de 30 % de leur déclin cognitif.
Cette étude recommande donc de généraliser la surveillance de l’audition chez les seniors, afin de diminuer les risques de maladie d’Alzheimer. Une préconisation qui prend tout son sens quand on sait qu'en France, au moins un quart des personnes âgées malentendantes ne sont pas prises en charge médicalement.
Relai d''article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash.
JAMA

TECH - IA : Agir par la pensée.


Une personne tétraplégique commande un bras artificiel par la pensée.


Une équipe de l’université de Pittsburgh a mis au point un bras robotisé directement branché sur le cerveau et commandé par la pensée. Cette neuroprothèse a permis à une femme paralysée de commander par sa volonté, avec une grande finesse, cette prothèse destinée à l'aider à accomplir les gestes de la vie quotidienne.
Cette recherche représente une nouvelle avancée remarquable dans le développement des prothèses de membre contrôlées par la pensée, qui pourraient, dans quelques années, bénéficier aux patients paralysés ou amputés.
Début 2012, les chercheurs de Pittsburgh ont implanté deux réseaux de 96 microélectrodes dans le cortex moteur gauche d'une femme de 52 ans devenue tétraplégique (paralysée des quatre membres) en raison d'une maladie neurodégénérative diagnostiquée treize ans auparavant.
Quinze jours après l'intervention, les médecins ont connecté la neuroprothèse sur son cerveau et celle-ci a alors commencé un entraînement cérébral de trois mois, destiné à lui permettre de maîtriser les commandes de ce membre robotisé. A la grande stupéfaction des chercheurs, la patiente a pu utiliser son bras artificiel dès le 2ème jour de l'implantation.
A l'issue de l'expérimentation, elle a pu accomplir l'ensemble des tâches prévues avec un taux de succès atteignant les 91,6%, ce qui dépasse les prévisions les plus optimistes des chercheurs. Prochaine étape : intégrer des capteurs permettant de sentir le froid et le chaud et recourir à une connexion sans fil, type Wi-fi, pour relier le cerveau à la prothèse.
Relai d'article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash
The Lancet
Video

TECH : La téléportation ?


Une avancée mathématique pourrait rendre la téléportation plus efficace


Au cours des dix dernières années, les physiciens ont montré que les connexions entre les particules, prévues par le principe quantique d'intrication, constituent la clé de téléportation de l'information quantique.
Des physiciens anglais et polonais de Cambridge et Gdansk ont ​​élaboré un protocole réduisant les erreurs de transmission et permettant ainsi aux états intriqués d'être réutilisés de manière à assurer la téléportation de plusieurs informations. Ils ont mis au point un protocole qui permet de téléporter plusieurs "qbits simultanément, bien que l'état intriqué se dégrade proportionnellement à la quantité de qbits envoyés.
Bien que ces recherches restent très théoriques, des scientifiques chinois sont parvenus en 2012 à téléporter sur 143 km des photons, ce qui ouvre la voie à des télécommunications quantiques à longue distance, en théorie inviolables.
Mais l'objectif réel de ces recherches reste la fabrication d'un ordinateur quantique opérationnel qui est considéré comme l'un des grands défis de la physique actuelle.
Relai d'article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash
Eurekalert

TECH - IA : Les jeux vidéo se branchent sur le cerveau !




Les jeux vidéo se branchent sur le cerveau !

Il y a 15 ans, le réalisateur David Cronenberg imaginait, dans son film eXistenZ, un avenir proche, des jeux vidéo révolutionnaires dans lesquels les joueurs se branchaient directement sur des mondes virtuels.
Aujourd'hui, la réalité semble rattraper la fiction et le projet OpenVibe2 vise à utiliser des interfaces cerveau-ordinateur (ICO) dans le domaine des jeux vidéo.
Trois prototypes de jeu ont été réalisés par les industriels du projet. Dans Cocoto Brain, la cible qui focalise le regard du joueur est identifiée par le cerveau de ce dernier grâce à la fréquence du flash qu’elle émet.  BCI Training Center est un jeu d’entraînement cérébral qui adapte son niveau au degré de concentration du joueur.
Enfin, le troisième jeu est axé sur la rééducation mentale et peut être utilisé pour le traitement des enfants atteints de difficultés de concentration. Ceux-ci sont en effet plongés dans une salle de classe virtuelle et leur environnement évolue en fonction de leur niveau d’attention. Il faut souligner que des chercheurs de l’Inserm ont défini une grille de mesure en temps réel du degré d’attention d’un patient.
Comme le souligne Jean-Philippe Lachaux, directeur de recherche à l’Inserm, "Les jeux vidéo ont parfois mauvaise réputation et il est vrai qu'ils ne sont pas toujours conçus à des fins pédagogiques ou cognitives mais ils peuvent également être utilisés à des fins thérapeutiques, pour améliorer l’attention ou diminuer une phobie".
Relai d'article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash
L'Usine Nouvelle
Inserm

IA : Intel facebook - le baiser du futur.


Intel et Facebook s'allient pour développer les serveurs photoniques de demain

Intel et Facebook s'allient pour développer les serveurs photoniques de demain.
Intel vient de s'allier avec Facebook pour concevoir la prochaine génération de serveurs utilisés pour stocker les bases de données. Dans le cadre de cette collaboration, ces entreprises ont également dévoilé un prototype construit par Quanta Computer qui repose sur une nouvelle architecture innovante utilisant des modules photoniques.
Selon Justin Rattner, responsable de ce projet chez Intel, "Cette nouvelle architecture photonique, basée sur large bande passante de 100 Gbps, va sensiblement améliorer la capacité des réseaux, tout en diminuant leur consommation d'énergie et leur maintenance."
Cette nouvelle architecture est l'aboutissement de plus de 10 ans de recherche pour concevoir des composants en silicium à base de dispositifs photoniques, qu'il s'agisse de lasers, de modulateurs et de détecteurs, et pour articuler de manière plus efficace électronique et photonique.
La photonique sur silicium, qui remplace l'électron par le photon, est une nouvelle approche qui devrait permettre de transporter bien plus rapidement, à moindre coût et avec moins d'énergie, les énormes quantités de données numériques qui transitent sur le Net.
Autre avantage, l'intégration de la photonique sur silicium, bien qu'elle représente un vrai saut technologique, se fait progressivement et à partir de silicium bon marché. Elle ne requiert pas de nouveaux substrats rares et coûteux.
Grâce à cette évolution, les entreprises et administrations gérant de gros serveurs et centres de données pourront éliminer les goulets d'étranglement qui ne permettent pas d'utiliser pleinement les ressources de l'Internet. Elles pourront également assurer à long terme évolutivité de leurs systèmes et réseaux, tout en réduisant leurs coûts de construction et d'entretien.
Relai d'article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

TECH - IA : Google et l'intelligence.

Ray Kurzweil veut rendre Google intelligent...et serviable
Le célèbre futurologue et "pape" de l'intelligence artificielle, Ray Kurzweil, a été embauché par Google dans le but d'essayer de rendre "intelligente" la gigantesque base de données du géant numérique.
L'idée est de pouvoir associer et combiner toutes les informations contenues dans le réseau en s'inspirant de ce que fait le cerveau humain.
Kurzweil est en effet persuadé que, si l'on parvient à organiser et à exploiter de manière judicieuse cette montagne d'informations numériques, on pourra provoquer l'émergence d'une forme d'esprit et de "conscience" numérique, de la même façon que notre cerveau à produit l'émergence d'une conscience qui n'est pas réductible à la somme de ses composants structurels et possède sa propre logique et son autonomie.
Selon Kurzweil, une telle intelligence numérique pourrait rendre d'immenses services à ses utilisateurs en anticipant leurs demandes et besoins et en combinant de manière autonome des informations pour créer de la richesse cognitive.
Comme toujours,  Kurzweil est accusé par certains de naïveté et le moins que l'on puisse dire est que son projet est très ambitieux, certains diront présomptueux.
Mais Kurzweil a montré par le passé qu'il était un visionnaire étonnant et prolifique et son but est finalement moins utopique qu'il n'en a l'air. Qui aurait dit, il y a encore 20 ans, que l'ordinateur battrait le champion du monde aux échecs et même au "Jeopardy", comme l'ordinateur "Watson" d'IBM en 2011 !
Il ne reste plus qu'à souhaiter que ce futur "esprit" numérique se comportera mieux que "HAL3", l'ordinateur intelligent mais un peu perturbé de "2001, l'odyssée de l'Espace".
Relai d'article rédigé par Gaël Orbois pour RT Flash
MIT Technology Review

30 janvier 2013

TECH : Enfin une vraie révolution numérique !!!

Mise en ligne par "popularlibros.com", l'information sur la révolution numérique, alliant puissance, universalité, économie et écoresponsabilité, tout en préservant l'accessibilité et l'ergonomie des usages par interface directe avec le cerveau de l'utilisateur :
"BOOK".


16 janvier 2013

BIO - SHS : Pourquoi les bonobos sont ils généreux ?

Martin Gay-Lussac publie le 16/01/2013 dans le cercle psy un article qui rapporte les résultats d'une étude publiée dans la revue Plus One ici
Si on sait depuis (seulement) quelques années que des comportements d’assistance et d’entraide sont fréquents chez les animaux, tout un récent courant de recherches tend à montrer qu’il ne s’agit pas d’inventions humaines liées à l’éducation ou la religion, mais bien de données biologiques inscrites dans l’histoire de l’évolution. Un second volet de recherches aborde non plus les comportements altruistes animaux tournés vers les membres du groupe, mais également au delà, des gestes de générosité envers des inconnus, ce que beaucoup de spécialistes considéraient comme spécifique des seuls humains. L'étude en question montre que la générosité à l’égard d’inconnus peut être pratiquée par les bonobos
Selon les auteurs de l'expérience réalisée à l’université de Duke (USA), lorsque l'on place un bonobo dans une cage en lui donnant bien plus de nourriture qu’il ne peut en manger, et que la cage est reliée à d’autres congénères connus ou inconnus par une porte que lui seul peut ouvrir, le bonobo fait spontanément partager sa nourriture. Mais paradoxalement, il la partage plus avec des inconnus qu'avec ses proches.
L'interprétation des auteurs est que, au-delà de l'envie de partage, la générosité du bonobo n’est pas gratuite : elle vise manifestement à se faire de nouveaux amis.

05 janvier 2013

TECH - BIO : Du retard vers Mars pour cause bêta amyloïde.


La NASA, et  peut-être quelques autres agences spatiales de certains pays ou groupes de pays, projettent un voyage vers Mars dans les années 2030.
La NASA espère ainsi renouer avec la grande époque de la conquête spatiale.
Une première mission humaine sur Mars est en effet prévue vers 2035. Inconvénient majeur qui rebat les cartes de l'optimisme américain : un voyage aller-retour doit durer au moins trois ans. Or les résultats d’une étude publiée dans la revue Plos One le 31 décembre 2012, menée par l’équipe de Kerry O’Banion, neurobiologiste au centre médical de l’université de Rochester (NY-USA), montre que des souris soumises à des radiations cosmiques, similaires à celles auxquelles pourraient être exposés des cosmonautes, astronautes ou autres spationautes, entraînent dans le cerveau des changements du même type que ceux de la maladie d’Alzheimer.
Les chercheurs ont utilisé l’accélérateur de particules du laboratoire national de Brookhaven pour soumettre les rongeurs à des radiations mettant en jeu des particules de haute énergie. Au niveau du comportement, ils ont observé des baisses significatives de performances aux différents tests de mémoire, tandis qu'au niveau strcutural les cerveaux présentent une accumulation anormale de substance bêta amyloïde, et des signes d’altération vasculaire, similaires à ceux observés dans la maladie d’Alzheimer.
Des conclusions probablement difficiles à assumer pour la NASA, d'autant qu'aucune solution efficace n’a jusqu'ici été trouvée pour protéger les astronautes de tels rayonnements, et donc des problèmes neuronaux posés par ces particules. De quoi refroidir les ardeurs des volontaires pour le grand voyage, ou réorienter la recherche vers les moyens de protection ...
Voir deux articles relatifs sur c|net (lien) et sur businessinsider (lien).

31 décembre 2012

IA : Le modèle Turing


A voir, et à revoir :
Le modèle Turing.
Un film de Catherine Bernstein produit par Cnrs Images - Inria (durée : 1/2h) où se croisent les points de vue de plusieurs scientifiques, informaticiens et philosophes.
Lien : ici ; et 6 autres courts-métrages (ici) pour le centenaire Turing.

16 décembre 2012

TECH : Nez de chien artificiel pour explosifs bien réels.


L'Université de Californie à Santa Barbara (ici) a mis au point un "nez artificiel" inspiré de la truffe du chien. L'équipe, dirigée par Carl Meinhart du département d'ingénierie et Martin Moskovits du département de chimie, on réalisé un capteur de faible taille, qui utilise vingt micro-canaux microfluidiques et peut, grâce à eux, identifier la présence de différentes substances en analysant directement les molécules présentes dans l'air, dans une concentration infime de 1/1000000. Leur signature spectrale est amplifiée à l'aide de nanoparticules et un spectromètre laser analyse leur composition par comparaison à une immense base de données.
Ce "nez" permet de détecter la présence d'explosifs, mais peut être utilisé pour détecter d'infimes quantité de drogues ou autres substances licites ou illicites, ou estimer l'état de conservation d'aliments. Il est probablement utile en médecine, notamment pour permettre de diagnostiquer précisément certaines maladies ou même pour anticiper des diagnostic actuel de certains cancers.

14 décembre 2012

TECH : les inventions du futur, en 2012.


Voici le palmarès des inventions du futur organisé chaque année dans le cadre des James Dyson Awards.
Comme vous le verrez, le Monde entier s'intéresse aux utilités matérielles, la France à l'utilité poétique.

Devons nous nous en désoler ... L'originalité est dans la différence, pour peu qu'elle soit naturelle.
Voir la liste 2012 (ici).

30 novembre 2012

BIO - TECH : des nouveaux microcapteur biologique


Le Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes (LAAS) e l’Université Toulouse III - Paul Sabatier et du CNRS a développé un nouveau concept de biocapteurs miniaturisés, en collaboration avec Hemodia. Ce système ElecFET consiste en une micro-puce en silicium dotée d'un microcapteur d’acidité et d'une microélectrode métallique utilisant une enzyme spécifique une molécule recherchée.
ElecFET permet alors d'isoler cette molécule recherchée (par exemple glucose, lactate ou glutamate) et de mesurer la variation de pH correspondante dans un micro volume (de l'ordre d'un microlitre). La précision du capteur est équivalente à celle des meilleures techniques actuellement utilisées, et ouvre la voie à une contrôle continu, in situ.
Le champ d'application de ce nouveau capteur concerne à la fois la biologie et la médecine, mais également l'agroalimentaire ou l'écologie.
Communiqué du CNRS (ici) - Article dans Science Direct.

21 novembre 2012

IA - BIO : Biofeedback automatique pour Muse.


La société canadienne IneraXon (Toronto) va commercialiser un système de capteurs intelligents se présentant sous la forme d'un bandeau frontal, appelé "Muse". Capable de recevoir et analyser certaines ondes cérébrales, le système prend en compte l'activité EEG de son porteur et détermine son état de concentration et son humeur. Couplé à une application pour smartphone, Muse permet ainsi de proposer à son utilisateur des petits jeux ciblés permettant d'améliorer votre acuité mentale, à la manière
d'un entraîneur qui pousse le porteur dans ses limites et l'aide à faire de son mieux à chaque instant, en fonction de ses aptitudes et de son état.
Ce système de biofeedback automatique ouvre également une porte sur le domaine de la télépathie artificielle, en permettant de transmettre à un partenaire des informations sur l'état cérébral de l'usager.
Actuellement fonctionnel sous forme de prototype, Muse est actuellement en phase de financement participatif afin de fabriquer et commercialiser ce produit "grand public" pour 2013 à un prix abordable par le plus grand nombre (prévu autour de 200$).

19 novembre 2012

TECH : Des nanosatellites en Aquitaines.

 UNE USINE DE NANOSATELLITES EN PROJET EN AQUITAINE.
 Le groupe Smartspace, créé à l'initiative de Laurent Husson, à pour projet de démocratiser les technologies spatiales et les appliquer au plus grand nombre de secteurs, notamment le sport, la santé, le luxe, etc. 
La filiale Smartspace Nanosatellites va commercialiser des satellites de moins de 50 kg à bas coût (environ 4 M€).
Smartspace souhaite implanter sa future usine dans les Pyrénées-Atlantiques, à proximité du site de Dassault à Biarritz.
Le programme "Investissements d’avenir" est sollicité, en associant l’expérience régionale en matière de composites.
L’usine, dans laquelle les satellites seraient à la fois conçus, produits, intégrés puis testés, sera opérationnelle fin 2014. Sa construction pourrait débuter dès 2013. 
Le premier nanosatellite, expérimental, serait alors lancé en 2013. Smartspace envisage de produire 12 satellites par an dans les premiers temps et créerait quelques 50 emplois.

05 novembre 2012

BIO : Biologie de garage.


Kay Aull, une étudiante en bioinformatique de l’université de Californie, a mis en place en 2009, pour moins de 1 000 dollars, un « laboratoire » dans un placard de son appartement. En bricolant à l’aide d’outils d’occasion, la jeune femme avait fabriqué un test d’hémochromatose génétique, une maladie familialement transmissible qui ne se manifeste pas chez les personnes jeunes, dont son père était, et dont elle se demandait si elle était atteinte. Son matériel de laboratoire consistait en un distillateur (en fait cuiseur à riz), un incubateur (une boîte d’emballage en polystyrène), un thermomètre (thermomètre digital du commerce), un thermostat (d’aquarium), un raffraichisseur (un ventilateur), un thermocuiseur (un coussin chauffant).
Voici un exemple de ce que l’on appelle la « biologie de garage » ou la « do-it-yourself biology ». Elle consiste à se livrer à des expérimentations dans des laboratoires rudimentaires installés dans un garage, une cave ou parfois une armoire (voir l'article Biopunk de SiliconManiaks). 
La biologie de garage est souvent applaudie au vue de son potentiel pour démocratiser la science, pour favoriser une « science citoyenne », pour l’empowerment de personnes ordinaires mais aussi pour ses valeurs éducatives, citoyennes et socio-culturelles.
 Cette pratique récente et émergente, qui  fait l'objet d'un tout récent article de Morgan Meyer du Centre de Sociologie de l’Innovation, École des Mines de Paris (lien commercial ici), fait partie du mouvement de la science ouverte (open science - lien Sussan ici). Celui-ci consiste à partager ses connaissances de façon ouverte, non concurrentielle et en dehors des systèmes académiques d'évaluation ou de financement ciblé. La biologie de garage représente un « exemple d’une traduction directe des pratiques de logiciels libres et de piratage vers le domaine des cellules, des gènes et des laboratoires ». 
Le mouvement "bio-punk" ou "bio-hacker" ou même "cyber-punk"est ouvertement collaboratif. Ainsi des laboratoires associatifs s'organisent un peu partout comme le DIYbio aux États-Unis et le bio-hackerspace de La Paillasse en France. On y trouve le plus souvent des passionnés des sciences, souvent professionnels de la biologie ou de la médecine, faisant de la biologie de garage une science alternative et non pas seulement une science d'amateurs ou de pirates biologistes. 
Les bio-punk sont ainsi capables de séquencer les génomes, de produire des monstres biologiques, des produits inconnus ou autres OGM. 

Mecque du biohacking, l’Institut Technologique du Massachusetts (MIT) a lancé le projet OpenWetWare, dont les résultats sont en libre accès. Les participants y créent et assemblent des "biobricks", c'est-à-dire des portions d’ADN dont on connaît les fonctions précises, à la manière des briques Lego. Chaque assemblage offre un puzzle transposable à la réalité, et l’International Genetically Engineered Machine (IGEM) ou encore la revue io9, organisent des concours pour créer de nouvelles espèces vivantes ou bactériologiques, jusque-là inconnues. La start-up de Synthetic Biology Ginkgo Bioworks souhaite développer quant à elle une imprimante 3D pour biobricks.
Toute cette activité est centrée sur la bioinformatique qui considère désormais le génome comme un simple système d'information dont la destination est le système complexe de la vie.

cf. : Remi Sussan. Biohacking, à l’école des apprentis sorciers. InternetActu.net, 15/10/08 (lien).

cf. : Morgan Meyer, Bricoler, domestiquer et contourner la science : l’essor de la biologie de garage, Réseaux, n° 173-174, 2012/3.

IA - SHS : La voiture du Futur par Toyota.


Voici à quoi ressembleront les voitures dans le futur pour Toyota

Voiture conviviale, virtuelle, autonomes, iiMo est le concept de la voiture du futur.

Toyota présente ici son concept-car de voiture intelligente du futur dévoilé au 27ème salon international automobile de São Paulo (lien).
info issue de Tom's Guide.

23 octobre 2012

IA - SHS : Un monde sans humains (Arte)

ARTE a proposé mardi dernier, 23 octobre 2012, un film documentaire de Philippe Borrel.
"Un monde sans humains"

Pour tous les élèves ingénieurs de l'ENSC, en prolongement de la conférence du 20 septembre 2012 à l'ENSC : "2025 - où, comment, pourquoi ?" de David Angevin et Bernard Claverie.

Relai de ARTE : 
Depuis une quinzaine d'années, l'accélération du progrès technique a permis de réaliser des prouesses impensables. Refaire marcher des personnes amputées grâce à une prothèse bionique ou passer un entretien professionnel face à un robot ne relève plus de la science fiction. La technologie est partout. Elle régit nos rapports sociaux et va s'immiscer jusque dans nos corps. Mais jusqu'où laisserons-nous encore aller nos machines ? C'est cette question récurrente, à l'origine de nombreuses oeuvres utopiques, que pose ici Philippe Borrel.

52min - Diffusé le 23-10-12 à 20:53 - replay

A ne pas rater, la rediffusion sur Arte :

Samedi, 27 octobre 2012, 16h05
Jeudi, 22 novembre 2012, 11h00

Ecouter l'émission de France-Inter du 20 octobre 2012, sur "Un monde sans humain" - lien.

11 octobre 2012

SHS : Créativité et Cognition - congrès 2013

organisent du 17 au 21 juin 2013

Creativity and Cognition 2013
«Intersections and Interactions»

Sydney (NSW, Australie)

SHS : IEEE et e-Science

2013 IEEE 9th International Conference on e-Science
23-25 octobre 2013
Beijing (Chine)

IA - SHS : SOCIETY 2013.


International Conference on Social Intelligence and Technology 2013
SOCIETY 2013
May 8 -10, 2013, State College, Pennsylvania USA
Theme: Computing towards Social Intelligence

lien : ici

03 octobre 2012

DIV : Le principe 20/80

Relai d'une information de Benoit Le Blanc - dr. adj. ENSC.

Vous verrez dans le texte ci-relié (ici) (Journal Les échos - recherche/innovation - 28-11-201) des explications sur le principe du 20/80 qui vise finalement à focaliser les activités sur ce qui touche le plus. Le corolaire est donc dans notre cas de faire le tri pour ne retenir que les actions visibles et porteuses.
L'idée de S.Jobs de recentrer les produits apple sur seulement 4 produits (selon deux axes GdPublic-Professionnels et AuTravail-EnMobilité) peut sans doute s'appliquer à nos activités de recherche : 
Interfaces (travaux sur la forme de la cognition) ----- Connaissances (travaux sur le fond de la cognition)
Suppléance (agir à la place de) ------ Augmentation (agir en plus de)
Benoit le Blanc

IA : Robot et tablette - la présence dépersonnalisée.

Le Human Support Robot (HSR) est un robot créé par Toyota, et développé pour assister les personnes handicapées à domicile, dans le cadre du programme Partner Robot. Spécialement conçu pour aider les personnes handicapées ou âgées ayant des difficultés à se déplacer, il fonctionne à l'aide d'une tablette grâce à une interface simplifiée. La tablette est disponible sur le robot, afin des faciliter la communication avec une personne à distance.
Double Robotic avait déja proposé le principe avec un rabot communiquant qui est équipé de deux roues et pèse environ 7 kilos. Il peut élever l'iPad à une hauteur comprise entre 1 mètre et 1,50 mètre et dispose d'une autonomie d'environ 8h. Lui n'a qu'une vocation de communication, et promet l'émergence de comportements intéressant et d'expérience amusantes sur la dépersonnalisation.
A quand un tel proto à l'ENSC ... demandons à Stéphane.





18 septembre 2012

IA : Un réseau de drones pour la livraison de colis

UAV Matternet
Matternet est une start-up basée à Palo Alto (Californie), au coeur de la Silicon Valley. Elle vient de proposer un projet de réseau de mini-drones pour assurer la livraison de colis de petite taille.
L'idée est de transposer le modèle du "peer to peer" numérique au monde physique, pour assurer la livraison de paquets dans des zones peu accessibles et non couvertes par les services de messagerie rapide.
Le projet initial de Matternet a un but humanitaire : assurer la livraison de médicaments par des drones (UAV) dans les pays en voie de développement, en mettant en place un réseau de stations desquelles décolleraient les drones pseudo autonomes. Une démonstration a eu lieu lors de la conférence TexHelvetia cette semaine (13 septembre 2013 à Lausanne). Un mini-drone, proche du principe du Parrot AR Drone, en plus gros et plus robuste (, 6 propulseurs, 40 km/h, 400 pieds d'altitude, vol de jour comme de nuit par conditions météo même difficiles, doté d'un parachute de récupération), permet ainsi de porter un paquet de 2kg sur une dizaine de kilomètres. Le dispositif nécessite des structures physique de réception-émission des drones (sorte de mini aérogares automatiques) et d'une couverture GPS fiable.
En espace rural
Le système est testé au Lesotho pour un plan d'aide et de traitement du HIV comportant 47 cliniques, 6 laboratoires sur 138 km2, notamment pour le transport des prélèvements sanguins.  Le prix d'un tel équipement s'avère raisonnable, et ceci d'autant plus que le trafic est élevé. Dans le cas cité, un réseau de 50 stations et de 150 appareils revient à 900K$, moins que la construction de deux kilomètres d'autoroute. De manière générale, il faut compter 1K$ par drone, 15K$ par station, avec une maintenance de moins du dixième par an - d'après Matternet, le prix pour 2kg sur 10 kilomètre dans un réseau de seulement 3 drones et 3 stations au sol avec un trafic de 25 mission par jour est de moins de 25 cents.
En ville
Selon Andreas Raptopoulos, cofondateur de Matternet, c'est bien au-delà de ce projet spécifique que de tels drones gérés en réseaux pourraient permettre d'organiser en P2P la livraison de courriers et colis, et ceci quel que soit l'état des routes ou des axes physiques de communication (routes barrées, travaux ou météo, etc.). On peut, selon lui, égalemement imaginer un service dans les grandes villes et les mégacités, d'immeubles à immeubles. On peut facilement imaginer également une couverture de toutes les banlieues, ou même avec des relais (style réseau de Chappe) vers des destinations plus lointaines, et ceci pour la messagerie, mais également des pizzas ou des sushis, des fleurs, de livres ou de cadeaux, ou même servir de relai de presse pour livrer les magazines ou journaux ... L'imagination n'a ici que les limites du ciel ... et de l'anticolision des drones dans un ciel qui risque forte de se complexifier en 3 dimensions.
Voir la présentation de Andreas Raptopoulos (ici) et le site de Matternet (ici).

27 août 2012

DIV - IA : L'Internet en 10 ans.

Le site Bestedsites ("Best Education Sites") publie le 26 août une infographie "A decade later" qui met en perspectives les données du l'Internet en 2002 et celles de 2012.
En seulement 10 ans, beaucoup de choses ont changé dans notre univers numérique (nombre d'utilisateurs, réseaux sociaux, temps d'accès et de téléchargement ...).
Par exemple, de moins de 600 millions de personnes reliées à Internet il y a dix ans (cad moins de la moitié du nombre des inscrits à Facebook aujourd’hui), on est passé à un tiers de la population mondiale. En moyenne, les usagers utilisent le Web 50 fois plus longtemps par jour et le social networking est passé de 3 millions d'utilisateurs à 900 millions. Les vitesses de téléchargement d'une page ont été triplées alors que les contenus se sont complexifiés, avec un design amélioré ; et télécharger une chanson se fait 40 fois plus rapidement.
Le document propose également une liste de sources intéressantes et mentionne également les grands noms de l'Internet pour les deux périodes.
Voir l'infographie sur Bestedsites.