Une équipe interdisciplinaire de biologistes, chimistes et informaticiens, travaille sur une solution permettant de créer des cellules re-programmables, à l'image du fonctionnement d'un ordinateur, afin de créer un système d'exploitation biologique. Ce projet est baptisé "Towards an Universal Biological Cell Operating System".
Le consortium associe l'Université de Nottingham (chef de file) et l'Université d'Edinburgh(UK), les Universités d'Etat d'Arizona, du Michigan, les Universités de Californie à Santa-Barbara et à San-Francisco, l'Université de New York, le Massachusetts Institute of Technology (USA), le Centro Nacional de Biotecnologia espagnol et l'Institut Weizmann pour la Science (Israël).
Ce projet de biologie synthétique associe les principes de la biologie avec des principes de l'ingénierie. Le but est de programmer des cellules bactériennes, qui seront capables d'exécuter ce programme. Autrement dit, il s'agit de créer un système d'exploitation pour des cellules biologiques.
Actuellement, lorsqu'on veut créer des organismes pour capturer per exemple du carbone relâche dans l'air suite à la combustion de pétrole, ou pour transformer l'arsenic polluant des rivières, ou pour des traitements synthétiques sur le corps humain, les biotechnologistes doivent sélectionner des souches et les transformer en fonction des buts à atteindre. Le projet vise à permettre de programmer, puis de reprogrammer des micro-organismes grâce à cet OS biologique (software), et ceci à partir d'une même souche de cellule utilisée comme hardware (par exemple la bactérie E. coli.
Inspirée du fonctionnement des systèmes d'exploitations des ordinateurs, qui sont capables d'assurer plusieurs fonctions sur le même matériel, les scientifiques envisagent, sur le même principe, de reprogrammer un groupe de cellules afin d'exécuter une action précise. Cette méthode pourrait permettre de créer de nouvelles entités vivantes qui n'existent pas dans la nature à ce jour, une nouvelle forme de vie à fonctionnement universel. Les perspectives sont envisagées dans la création de nouveaux médicaments adaptés aux besoins précis d'un patient particulier, de créer de nouvelles sources de nourriture ou d'énergie, de dépolluants, de capteurs de carbone ou de purificateurs d'eau alimentaire.
Cognitique / Cognitics - Ce site est destiné aux élèves ingénieurs et aux doctorants de l'École Nationale Supérieure de Cognitique (ENSC Bordeaux-INP). Il donne en complément des enseignements des pistes de documentation et de débat selon les thèmes SHS, IA, BIO, TECH, culture, infos générales et vie de l'ENSC. Il prépare notamment aux épreuves de grand oral de fin d’études.
26 novembre 2011
BIO : Des cellules programmables pour de multiples fonctions.
Libellés :
bio,
numérique,
santé,
technologie
24 novembre 2011
DIV : Batelle pointe le recul de la France en investissement de R&D.
Le conseil européen affichait en 2000 l'objectif de faire de l’Europe “l’économie de connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du Monde”.
Cette stratégie de Lisbonne, véritable engagement européen vers l’avenir, s’accompagnait d’objectifs précis, dont la volonté de développer la recherche et développement (R&D), décrite comme seule source d’innovation et de croissance sur le long terme. La stratégie de Lisbonne a été développée au cours de plusieurs Conseils européens postérieurs et repose sur trois piliers :
Un pilier économique qui vise à transformer l'économie européenne en une économie compétitive, dynamique et fondée sur la connaissance.
Un pilier social qui doit permettre de moderniser le modèle social européen grâce à l'investissement dans les ressources humaines et à la lutte contre l'exclusion sociale.
Un pilier environnemental, ajouté lors du Conseil européen de Göteborg en juin 2001, qui attire l'attention sur le fait que la croissance économique doit être dissociée de l'utilisation des ressources naturelles.
Cet objectif était chiffré : les états s'engageaient à atteindre en 2010 un taux d'investissement -public et privé- total dans la R&D égal à 3% du PIB européen (objectif dit de Barcelone) et un taux d'emploi de 70% (proportion de la population européenne en âge de travailler qui occupe un emploi).
Cette règle unanime des 3% était jugée comme largement accessible en comparaison des autres pays développés. L'espoir était au rendez-vous, le développement scientifique était programmé, et d'ailleurs réaffirmé en 2005 par le Conseil Européen (chapitre 11 du rapport de mars 2005).
Même si la stratégie de Lisbonne a été revue à la baisse par les Etats, il convient de regarder les dépenses de R&D de manière relative entre eux. Ainsi la France se situait en 1993 au 5e rang mondial en pourcentage de la richesse nationale consacré à la recherche. Le rapport annuel de la société Battelle montre que le pourcentage de dépenses en R&D de la France est descendu sous la barre symbolique des 2% depuis 2010 (2% en 2009, 1,9% en 2010, 1,9% en 2011). La France se retrouve en 6ème place en valeur absolue dans le classement mondial en termes d’investissement en R&D pour 2011, alors qu'elle était encore 5ème en 2009. Elle se retrouve surtout mal placée en investissement relatif au PIB, bien loin des 3%, et 13ème derrière Israel (4,2%), le Japon et la Suède (3,3%), la Finlande (3,1%), la Corée du Sud (3%), les Etats-Unis (2,7%), l'Autriche (2,5%), le Dannemark (2,4%), l'Allemagne, Taiwan, la Suisse, l'Islande et Singapour (2,3%).
Bien entendu, toutes les bonnes raisons et justifications des politiques en charge sont au rendez-vous ! reste que la recherche française s'appauvrit, loin des engagements et du but fixé des 3%.
Voir le rapport Battelle 2009.
Voir le rapport Battelle 2011.
Voir l'ensemble des tableaux de la R&D en Europe/OCDE.
Cette stratégie de Lisbonne, véritable engagement européen vers l’avenir, s’accompagnait d’objectifs précis, dont la volonté de développer la recherche et développement (R&D), décrite comme seule source d’innovation et de croissance sur le long terme. La stratégie de Lisbonne a été développée au cours de plusieurs Conseils européens postérieurs et repose sur trois piliers :
Un pilier économique qui vise à transformer l'économie européenne en une économie compétitive, dynamique et fondée sur la connaissance.
Un pilier social qui doit permettre de moderniser le modèle social européen grâce à l'investissement dans les ressources humaines et à la lutte contre l'exclusion sociale.
Un pilier environnemental, ajouté lors du Conseil européen de Göteborg en juin 2001, qui attire l'attention sur le fait que la croissance économique doit être dissociée de l'utilisation des ressources naturelles.
Cet objectif était chiffré : les états s'engageaient à atteindre en 2010 un taux d'investissement -public et privé- total dans la R&D égal à 3% du PIB européen (objectif dit de Barcelone) et un taux d'emploi de 70% (proportion de la population européenne en âge de travailler qui occupe un emploi).
Cette règle unanime des 3% était jugée comme largement accessible en comparaison des autres pays développés. L'espoir était au rendez-vous, le développement scientifique était programmé, et d'ailleurs réaffirmé en 2005 par le Conseil Européen (chapitre 11 du rapport de mars 2005).
Même si la stratégie de Lisbonne a été revue à la baisse par les Etats, il convient de regarder les dépenses de R&D de manière relative entre eux. Ainsi la France se situait en 1993 au 5e rang mondial en pourcentage de la richesse nationale consacré à la recherche. Le rapport annuel de la société Battelle montre que le pourcentage de dépenses en R&D de la France est descendu sous la barre symbolique des 2% depuis 2010 (2% en 2009, 1,9% en 2010, 1,9% en 2011). La France se retrouve en 6ème place en valeur absolue dans le classement mondial en termes d’investissement en R&D pour 2011, alors qu'elle était encore 5ème en 2009. Elle se retrouve surtout mal placée en investissement relatif au PIB, bien loin des 3%, et 13ème derrière Israel (4,2%), le Japon et la Suède (3,3%), la Finlande (3,1%), la Corée du Sud (3%), les Etats-Unis (2,7%), l'Autriche (2,5%), le Dannemark (2,4%), l'Allemagne, Taiwan, la Suisse, l'Islande et Singapour (2,3%).
Bien entendu, toutes les bonnes raisons et justifications des politiques en charge sont au rendez-vous ! reste que la recherche française s'appauvrit, loin des engagements et du but fixé des 3%.
Voir le rapport Battelle 2009.
Voir le rapport Battelle 2011.
Voir l'ensemble des tableaux de la R&D en Europe/OCDE.
22 novembre 2011
DIV : 40 propositions des ingénieurs pour réindustrialiser la France !
Depuis trop longtemps négligés dans le débat public, méconnus des politiques plus prompts à valoriser les diplômés des écoles de commerce, de politique ou autres plus que de conception ou de production, régulièrement malmenés par des universitaires rêvant de dissoudre les écoles dans des universités pour conjurer leur propre décrépitude, et parfois victimes d'une nouvelle engeance de manageurs-dépaysateurs, les ingénieurs et scientifiques entendent profiter des campagnes électorales de 2012 pour faire valoir leur voix.
C'est sous la forme d'un livre blanc que les ingénieurs et scientifique de France ont regroupé 40 propositions pour réindustrialiser la France.
Le Livre blanc vient d'être envoyé aux candidats à la présidentielle et aux parlementaires.
Il fera l'objet de rencontres et débats jusqu'aux élections législatives, relayés par de grands médias comme L'Usine Nouvelle.
Les sujets n'y manquent pas : Fukushima, Mediator, PSA, Investissements d'avenir... C'est l'actualité qui guide les questions et les propositions pour lesquelles la science et l'ingénierie est au centre des réponses.
Selon L'Usine Nouvelle : un vrai travail d'ingénieurs, méthodique et mesuré. cela change de certains discours et sa lecture ferait certainement du bien à certains candidats ... pour peu qu'ils le veuillent ou le puissent, dans les quelques mois prochains qui s'annoncent fort mouvementés.
Lire le livre blanc (.pdf).
C'est sous la forme d'un livre blanc que les ingénieurs et scientifique de France ont regroupé 40 propositions pour réindustrialiser la France.
Le Livre blanc vient d'être envoyé aux candidats à la présidentielle et aux parlementaires.
Il fera l'objet de rencontres et débats jusqu'aux élections législatives, relayés par de grands médias comme L'Usine Nouvelle.
Les sujets n'y manquent pas : Fukushima, Mediator, PSA, Investissements d'avenir... C'est l'actualité qui guide les questions et les propositions pour lesquelles la science et l'ingénierie est au centre des réponses.
Selon L'Usine Nouvelle : un vrai travail d'ingénieurs, méthodique et mesuré. cela change de certains discours et sa lecture ferait certainement du bien à certains candidats ... pour peu qu'ils le veuillent ou le puissent, dans les quelques mois prochains qui s'annoncent fort mouvementés.
Lire le livre blanc (.pdf).
Libellés :
économie,
entreprise,
info générale,
ingénieur,
polémique,
publication
IA : L'année Turing
À l'occasion du centenaire de la naissance de Alan Turing, plusieurs actions vont être menées au cours de cette année 2012.
La revue Philosophia Scientiæ publiera un volume spécial, prévu pour mars, comportant une sélection d'articles en rapport avec trois thématiques :
La revue Philosophia Scientiæ publiera un volume spécial, prévu pour mars, comportant une sélection d'articles en rapport avec trois thématiques :
1. Histoire des sciences : L'œuvre de Turing dans l'histoire de la logique mathématique
2. Philosophie de la logique : L'œuvre de Turing du point de vue de la philosophie de la logique
3. Logique mathématique, informatique fondamentale: L'influence actuelle de l'œuvre de Turing en logique mathématique.
Du 2 au 6 juillet 2012 se tiendra à Birmingham (Royaume Uni) la réunion conjointe de l'AISB (The Society for the Study of Artificial Intelligence and Simulation of Behaviour) et de l'IACAP (The International Association for Computing and Philosophy) consacrée à Turing.
De nombreuses autres initiatives seront signalées ici au fil des mois prochains.
L'année Turing est coordonnée par le Turing Centenary Advisory Committee (TCAC).
Libellés :
culture,
épistémologie,
info générale,
numérique,
publication,
réunion scientifique
20 novembre 2011
DIV : Mystères chinois ...
(40.452107,93.742118), (40.458148,93.393145) pour un rectangle ou un carré rainurés, ou même des carrés en carré (ici) ;
(40.458679,93.31314) pour les douze cadrans d'une forme spirale ;
(40.452107,90.85693359375) pour de grands bassins ...!
Tapez ces coordonnées dans Google-Map ...
C'est la liste que Gizmodo publie en posant la question "mais que fait la Chine dans son désert" dans son billet du 13 novembre 2011 ?
Quelles sont ces gigantesques structures construites et couvertes parfois de voitures détruites, ou striées d'immenses bandes tirées au cordeau ? Et que sont ces aérodromes doubles et lumineux, à pièces déportées (40.488966,93.50004), ces immenses piscines côtoyant des tours similaires à celles d'une usine nucléaire, ou ces alignements de stries parallèles sur des kilomètres et des kilomètres (44.711336, 93.529494) ?
C'est à n'y rien comprendre, vu d'en haut, sauf que la Chine construit dans l'immensité du désert, des structures elle-mêmes démesurées, dont l'occident ignore tout ... mais que Google voit ...
(40.458679,93.31314) pour les douze cadrans d'une forme spirale ;
(40.452107,90.85693359375) pour de grands bassins ...!
Tapez ces coordonnées dans Google-Map ...
C'est la liste que Gizmodo publie en posant la question "mais que fait la Chine dans son désert" dans son billet du 13 novembre 2011 ?
Quelles sont ces gigantesques structures construites et couvertes parfois de voitures détruites, ou striées d'immenses bandes tirées au cordeau ? Et que sont ces aérodromes doubles et lumineux, à pièces déportées (40.488966,93.50004), ces immenses piscines côtoyant des tours similaires à celles d'une usine nucléaire, ou ces alignements de stries parallèles sur des kilomètres et des kilomètres (44.711336, 93.529494) ?
C'est à n'y rien comprendre, vu d'en haut, sauf que la Chine construit dans l'immensité du désert, des structures elle-mêmes démesurées, dont l'occident ignore tout ... mais que Google voit ...
Libellés :
inexpliqué
Pays/territoire :
Dunhuang, Jiuquan, Gansu, République populaire de Chine
19 novembre 2011
DIV : Encore trop vite pour la lumière ...
La polémique sur les particules qui semblent avoir dépassé la limite de la vitesse de la lumière, et que nous annoncions le 23 septembre dernier, n'est pas prête de s'arrêter.
Une nouvelle expérience organisée entre le Cern et l'Italie a encore une fois montré que les neutrinos avaient clairement dépassé la vitesse de la lumière, éliminant une source d'erreurs potentielles dans les premières mesures. Ces neutrinos ultraluminiques mettent à mal une nouvelle fois la théorie de la relativité restreinte.
faut-il revoir la physique ?
Une nouvelle expérience organisée entre le Cern et l'Italie a encore une fois montré que les neutrinos avaient clairement dépassé la vitesse de la lumière, éliminant une source d'erreurs potentielles dans les premières mesures. Ces neutrinos ultraluminiques mettent à mal une nouvelle fois la théorie de la relativité restreinte.
faut-il revoir la physique ?
Libellés :
épistémologie,
inexpliqué,
info générale
Pays/territoire :
CERN, 1211 Meyrin, Suisse
15 novembre 2011
IA : Google laboratoire du futur.
Le New York Times vient de révéler dans son édition du 13 novembre 2011 (lien) l'existence à Montain-View (juste entre Stanford et Sunnyvale, en plein coeur de la Silicon Valley) d'un laboratoire secret, baptisé Google X, où de nombreux projets futuristes et technologiques sont en train de voir le jour.
Ce laboratoire du futur développe théoriquement et/ou pratiquement des projets pensés par les cerveaux "maison" : voitures drones (déjà révélé par Google), robots, ampoules télécommandées, ascenseurs spatiaux, etc., concernant tous l'interface homme-machine, la robotique, la domotique, et l'intelligence artificielle.
Ce laboratoire du futur développe théoriquement et/ou pratiquement des projets pensés par les cerveaux "maison" : voitures drones (déjà révélé par Google), robots, ampoules télécommandées, ascenseurs spatiaux, etc., concernant tous l'interface homme-machine, la robotique, la domotique, et l'intelligence artificielle.
Libellés :
homme augmenté,
ia,
ihm,
NTIC,
numérique,
robot,
technologie
Pays/territoire :
Mountain View, Californie, États-Unis
13 novembre 2011
IA - SHS : L'Opendata s'ouvre aux entreprises.
L'opendata correspond à la fois à un processus et à un mouvement récent qui consistent pour certaines administrations, telles que par exemple les villes de Paris, San-Francisco, New-York, Toronto ou Bordeaux, les gouvernements des USA, britanique, du Piémont italien, ou de la, France notamment avec Etalab, et secondairement pour certaines entreprises utilisatrices et productrices de données, telles que par exemple Kéolis à Rennes, à les mettre librement à disposition pour pouvoir les étudier, les croiser notamment avec d'autres données locales, les synthétiser, de créer de nouvelles applications innovantes ou de nouveaux usages, etc. (voir le blog de la fabrique digitale).
L’intérêt de cette ouverture est de favoriser les innovations de rupture et, par conséquence, de permettre une aide au développement social et économique. Dans cette perspective, les entreprises sont principalement utilisatrices des données initialement fournies par les institutions, mais elles deviennent également elles-mêmes sources de données ouvertes. La culture a mis du temps à pénétrer (et du temps à pénétrer encore aujourd'hui) les institutions ; elle est loin d'avoir convaincu les chefs d'entreprises toujours soucieuses de confidentialité, souvent dans l'illusion du secret compétitif. Pourtant, d'après les spécialistes, l’opendata est un nouveau moyen d’engagement, de développement et de partenariat des organismes administratifs et des entreprises entre-elles.
Voir une présentation pédagogique sur Slideshare (lien).
En partenariat avec la SNCF, le Groupe La Poste, Suez Environnement, le Groupe POULT, Bluenove, l'un des leaders des services d'open-innovation et d'innovation de ruptures, publie son livre blanc «Open Data : quels enjeux et opportunités pour l’entreprise?»
Le livre est disponible au téléchargement ici (lien).
Le livre blanc est préfacé par Carlo Ratti, directeur du MIT Senseable City Lab., sous le titre «L’Open Data: quels enjeux et opportunité pour l’entreprise?», ainsi qu'en 4ème de couverture un texte de Martin Duval, CEO de Bluenove.
L’intérêt de cette ouverture est de favoriser les innovations de rupture et, par conséquence, de permettre une aide au développement social et économique. Dans cette perspective, les entreprises sont principalement utilisatrices des données initialement fournies par les institutions, mais elles deviennent également elles-mêmes sources de données ouvertes. La culture a mis du temps à pénétrer (et du temps à pénétrer encore aujourd'hui) les institutions ; elle est loin d'avoir convaincu les chefs d'entreprises toujours soucieuses de confidentialité, souvent dans l'illusion du secret compétitif. Pourtant, d'après les spécialistes, l’opendata est un nouveau moyen d’engagement, de développement et de partenariat des organismes administratifs et des entreprises entre-elles.
Voir une présentation pédagogique sur Slideshare (lien).
En partenariat avec la SNCF, le Groupe La Poste, Suez Environnement, le Groupe POULT, Bluenove, l'un des leaders des services d'open-innovation et d'innovation de ruptures, publie son livre blanc «Open Data : quels enjeux et opportunités pour l’entreprise?»
Le livre est disponible au téléchargement ici (lien).
Le livre blanc est préfacé par Carlo Ratti, directeur du MIT Senseable City Lab., sous le titre «L’Open Data: quels enjeux et opportunité pour l’entreprise?», ainsi qu'en 4ème de couverture un texte de Martin Duval, CEO de Bluenove.
Libellés :
économie,
entreprise,
internet,
NTIC,
numérique,
publication,
shs
Pays/territoire :
67 Rue d'Aguesseau, 92100 Boulogne-Billancourt, France
IA - SHS : Le RAT de l'ombre a-t-il été découvert ?
Qui est le RAT de l'ombre ? C'est la question que se pose la société de surveillance et sécurité informatique mondiale McAfee qui vient de révéler l'existence de la plus grande entreprise de piratage informatique de l'histoire.
En cinq ans, au moins 72 gouvernements, ONG, et autres organisations institutionnelles comme les Nations Unies, le Comité Olympique International, l’Agence mondiale antidopage, l'Agence américaine pour l’énergie, les gouvernements des Etats-Unis, de Taïwan, de l’Inde, de la Corée du Sud, du Vietnam et du Canada, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, ainsi qu’une multitude de sociétés, des spécialistes de la défense aux entreprises de High-Tech ... ont été attaqués et victimes d'effractions au cours de ces 5 ans.
McAfee suppose, sans la nommer, qu’il y a une seule «entité étatique» derrière ces attaques. D'autres experts, relayés par la presse, désignent plus explicitement un grand état asiatique en pleine progression mondiale. Ces attaques baptisées « Operation Shady RAT » ou « Opération RAT de l’ombre », (RAT étant l’acronyme de « Remote Access Tool » ou « Outil d’accès à distance ») ont pu être liées les unes aux autres par le fait qu’elles ont été découvertes via les archives d’un serveur de « commande et contrôle » examiné par McAfee au début de l'année 2009.
Une carte des attaques est disponible sur le site de Reuters.
Dans le cas des Nations Unies, les hackers ont pénétré dans le système informatique du secrétariat de l’organisation à Genève, ils y sont restés cachés pendant presque deux ans et y ont tranquillement consulté des informations confidentielles. D'autres effractions ont été plus rapides, surement par manque d'intérêt des contenus.
Lire le rapport McAfee "Shady Rat" (.pdf).
En cinq ans, au moins 72 gouvernements, ONG, et autres organisations institutionnelles comme les Nations Unies, le Comité Olympique International, l’Agence mondiale antidopage, l'Agence américaine pour l’énergie, les gouvernements des Etats-Unis, de Taïwan, de l’Inde, de la Corée du Sud, du Vietnam et du Canada, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, ainsi qu’une multitude de sociétés, des spécialistes de la défense aux entreprises de High-Tech ... ont été attaqués et victimes d'effractions au cours de ces 5 ans.
McAfee suppose, sans la nommer, qu’il y a une seule «entité étatique» derrière ces attaques. D'autres experts, relayés par la presse, désignent plus explicitement un grand état asiatique en pleine progression mondiale. Ces attaques baptisées « Operation Shady RAT » ou « Opération RAT de l’ombre », (RAT étant l’acronyme de « Remote Access Tool » ou « Outil d’accès à distance ») ont pu être liées les unes aux autres par le fait qu’elles ont été découvertes via les archives d’un serveur de « commande et contrôle » examiné par McAfee au début de l'année 2009.
Une carte des attaques est disponible sur le site de Reuters.
Dans le cas des Nations Unies, les hackers ont pénétré dans le système informatique du secrétariat de l’organisation à Genève, ils y sont restés cachés pendant presque deux ans et y ont tranquillement consulté des informations confidentielles. D'autres effractions ont été plus rapides, surement par manque d'intérêt des contenus.
Lire le rapport McAfee "Shady Rat" (.pdf).
Libellés :
info générale,
internet,
NTIC,
polémique
Pays/territoire :
Chine
12 novembre 2011
DIV : 7 merveilles de la nature.
A l'instar du classement des "7 nouvelles merveilles du Monde", établies sur le principe des "7 merveilles du monde antique" (établies par Philon de Byzance), et avant le classement des "7 villes merveilleuses", ou "Wondercities", le classement des "7 merveilles de la Nature" a été publié par la fondation suisse New7Wonders.
Par ordre alphabétique, les plus beaux endroits du monde seraient, parmi 28 finalistes :
- l'Amazonie,
- la baie d'Halong (Vietnam),
- les chutes d'Iguazu (Brésil, Argentine),
- l'île de Jeju (Corée du Sud),
- l'île de Komodo (Indonésie),
- la rivière souterraine de Puerto Princesa (Philippines),
- la montagne de la Table (Afrique du Sud).
Pourquoi pas, et à quand, les "7 merveilles de la littérature", les "7 merveilles de l'art", "7 merveilles de la sciences " et les "7 merveilles de la technologie" ? Encore un peu d'imagination, Monsieur Werber !
Libellés :
info générale
Pays/territoire :
Zurich, Suisse
11 novembre 2011
DIV : C'est le moment "1" à la minute près.
Il est onze heures onze, ce vendredi 11 novembre 2011.
Autrement dit ou, pour l'occasion, écrit : 11/11/11 11:11
Rendez vous l'an prochain, dans 13 mois et 71 minutes de plus ... ou dans un siècle exactement !
Autrement dit ou, pour l'occasion, écrit : 11/11/11 11:11
Rendez vous l'an prochain, dans 13 mois et 71 minutes de plus ... ou dans un siècle exactement !
09 novembre 2011
IA - SHS : Du sérieux dans les jeux - Revue d'Intelligence Artificielle.
La Revue d’Intelligence Artificielle (RIA) publie ous la direction de Jérome Dupire, Jean-Marc Labat et Stéphane Natkin, un numéro spécial sur les "Serious Games".
Dans ce domaine, la France accompagne le mouvement international avec les américains, canadiens, anglais, allemands ou japonais. L'activité du domaine est d'ailleurs loin d'être négligeable, représentant un réel enjeu économique.
Intitulé "Jeu sérieux, révolution pédagogique ou effet de mode ?", RIA propose 6 articles questionnant les enjeux et problèmes soulevés par les serious games.
Au sommaire :
Du jeu sérieux au jeu utile - Introduction - par Jérome Dupire, Jean-Marc Labat et Stéphane Natkin;
Les sciences cognitives jettent un pont entre éducation et jeux sérieux - par Elena Pasquinelli;
Evaluation d’un jeu sérieux pour l’apprentissage de la programmation - par Mathieu Muratet, Patrice Torguet, Fabienne Viallet et Jean-Pierre Jessel;
Usage d’un jeu sérieux dans l’enseignement secondaire. Modélisation comportementale et épistémique de l’apprenant - par Eric Sanchez;
Améliorer la motivation dans les environnements d’apprentissage basés sur le jeu - par Thibault Carron et Jean-Charles Marty;
Techniques d’adaptation dans les jeux ludiques et sérieux. Etat de l’art - par Nadia Hocine, Abdelkder Gouaïch, Ines Di Loreto et Lylia Abrouk;
Authenticité d’un jeu sérieux. Modèle pour la conception et l’analyse - par Celso Gonçalves, Marie-Caroline Croiset, Muriel Ney, Nicolas Balacheff, Claudine Schwartz et Jean-Luc Bosson.
Accéder à la présentation du volume (.pdf).
Se procurer le numéro (lien).
Dans ce domaine, la France accompagne le mouvement international avec les américains, canadiens, anglais, allemands ou japonais. L'activité du domaine est d'ailleurs loin d'être négligeable, représentant un réel enjeu économique.
Intitulé "Jeu sérieux, révolution pédagogique ou effet de mode ?", RIA propose 6 articles questionnant les enjeux et problèmes soulevés par les serious games.
Au sommaire :
Du jeu sérieux au jeu utile - Introduction - par Jérome Dupire, Jean-Marc Labat et Stéphane Natkin;
Les sciences cognitives jettent un pont entre éducation et jeux sérieux - par Elena Pasquinelli;
Evaluation d’un jeu sérieux pour l’apprentissage de la programmation - par Mathieu Muratet, Patrice Torguet, Fabienne Viallet et Jean-Pierre Jessel;
Usage d’un jeu sérieux dans l’enseignement secondaire. Modélisation comportementale et épistémique de l’apprenant - par Eric Sanchez;
Améliorer la motivation dans les environnements d’apprentissage basés sur le jeu - par Thibault Carron et Jean-Charles Marty;
Techniques d’adaptation dans les jeux ludiques et sérieux. Etat de l’art - par Nadia Hocine, Abdelkder Gouaïch, Ines Di Loreto et Lylia Abrouk;
Authenticité d’un jeu sérieux. Modèle pour la conception et l’analyse - par Celso Gonçalves, Marie-Caroline Croiset, Muriel Ney, Nicolas Balacheff, Claudine Schwartz et Jean-Luc Bosson.
Accéder à la présentation du volume (.pdf).
Se procurer le numéro (lien).
Libellés :
ia,
NTIC,
numérique,
publication,
Sciences cognitives,
shs
Pays/territoire :
Rue d'Ulm, 75005 Paris, France
08 novembre 2011
IA : Un chien d'aveugle en dur.
La firme NSK du japon vient de développer le NR003, qui est un chien robotique destiné aux aveugles.
Ce prototype de "dogbot" se présente comme une quadrupède, dont le malvoyant saisi une anse de collier, et qui est doté d’un capteur Kinect.
Kinect est un néologisme issu de kinetic et connect. Ce capteur est bien connu du monde du jeu vidéo depuis 2007, année de sa commercialisation. Il s'agit d'un périphérique de la console de jeux vidéo Xbox 360, qui permet d'interagir avec elle sans utiliser de manette ou de clavier, directement grâce à une caméra et un capteur sonore. La caméra utilise des techniques d’interaction développées par PrimeSense, et elle permet la reconnaissance d’image et de mouvement. Kinect permet ainsi d’interagir par commande vocale ou par geste.
Le capteur permet au robot-guide d’identifier des obstacles et de les franchir avec plus ou moins de rapidité.
NSK envisage de doter son dogbot d'un système de commandes vocales et de le doter d’un GPS permettant une géolocalisation interactive.
Le robot est actuellement en phase prototype, et bien peu adaptable à une utilisation fluide des déplacements des malvoyants. Néanmoins, on peut saluer la performance et prévoir des développements qui permettent d'espérer des dogbots en remplacement des chiens d'aveugles les prochaines années. Bien qu'il ne faille plus lui "apprendre le trottoir" ni lui servir sa "gamelle", restera cependant à savoir si les relations avec ce tas de ferraille seront aussi conviviales qu'avec un vrai "meilleur ami de l'homme".
Voir une vidéo (lien).
Ce prototype de "dogbot" se présente comme une quadrupède, dont le malvoyant saisi une anse de collier, et qui est doté d’un capteur Kinect.
Kinect est un néologisme issu de kinetic et connect. Ce capteur est bien connu du monde du jeu vidéo depuis 2007, année de sa commercialisation. Il s'agit d'un périphérique de la console de jeux vidéo Xbox 360, qui permet d'interagir avec elle sans utiliser de manette ou de clavier, directement grâce à une caméra et un capteur sonore. La caméra utilise des techniques d’interaction développées par PrimeSense, et elle permet la reconnaissance d’image et de mouvement. Kinect permet ainsi d’interagir par commande vocale ou par geste.
Le capteur permet au robot-guide d’identifier des obstacles et de les franchir avec plus ou moins de rapidité.
NSK envisage de doter son dogbot d'un système de commandes vocales et de le doter d’un GPS permettant une géolocalisation interactive.
Le robot est actuellement en phase prototype, et bien peu adaptable à une utilisation fluide des déplacements des malvoyants. Néanmoins, on peut saluer la performance et prévoir des développements qui permettent d'espérer des dogbots en remplacement des chiens d'aveugles les prochaines années. Bien qu'il ne faille plus lui "apprendre le trottoir" ni lui servir sa "gamelle", restera cependant à savoir si les relations avec ce tas de ferraille seront aussi conviviales qu'avec un vrai "meilleur ami de l'homme".
Voir une vidéo (lien).
Libellés :
handicap,
homme augmenté,
ihm,
robot
Pays/territoire :
East Asia
06 novembre 2011
IA - SHS : Du Web 1 au Web 5 - le 3, ça coince.
Du Web 1.0 au Web 5.0, le passage au Web 3.0 n'est pas celui que l'on attendait.
Lire la chronique de Jean-Marie Le Ray (lien), expert du monde web, sur l'excellent site "presse citron" et sur "humain sémantique".
DIV : Après "Aerospace valley", Agrimip devient pôle inter-régional Aquitaine Midi-Pyrénées.
Le pôle de compétitivité "Agrimip Sud-Ouest" devient une nouvelle structure inter-régionale associant Aquitaine et midi-Pyrénées, à l'exemple du pôle de compétitivité Aerospace Valley, pour l'excellence et l'innovation agro-industrielle.
Issu du développement du pôle midi pyrénéen AgriMip et à son extension à la région Aquitaine, le pôle de compétitivité a été officialisé ce 4 novembre 2011 lors de l'Assemblée générale de la Fédération Régionale des Coopératives Agricoles (FRCA).
Plus de détails (lien).
Issu du développement du pôle midi pyrénéen AgriMip et à son extension à la région Aquitaine, le pôle de compétitivité a été officialisé ce 4 novembre 2011 lors de l'Assemblée générale de la Fédération Régionale des Coopératives Agricoles (FRCA).
Plus de détails (lien).
Libellés :
info générale
Pays/territoire :
680 Cours de la Libération, 33400 Talence, France
IA - SHS : Les nouvelles technologies : révolution culturelle et cognitive selon Serres
« Les nouvelles technologies nous ont condamnés à devenir intelligents ! ». C'est ce que postule Michel Serres...
Le 11 décembre 2007, à l'occasion des 40 ans de l'INRIA, le sociologuqe Michel Serres a donné une conférence sur la révolution culturelle et cognitive engendrée par les nouvelles technologies.
Pour lui, la révolution informatique change notre rapport au monde, comme avant elle l'écriture, puis l'imprimerie l'avaient fait. Une conséquence inévitable de cette révolution est le changement de notre rapport au monde.
La révolution cognitive générée par la révolution de l'information relève notamment de la dépersonnalisation et de l'externalisation de la mémoire, entrainant aussi inventivité, nouvelle intelligence et participation à cette nouvelle Histoire.
Visionner la vidéo - 1 heure - sur le site de culture scientifique "interstices" (lien).
Écouter la conférence en MP3 (lien).
Le 11 décembre 2007, à l'occasion des 40 ans de l'INRIA, le sociologuqe Michel Serres a donné une conférence sur la révolution culturelle et cognitive engendrée par les nouvelles technologies.
Pour lui, la révolution informatique change notre rapport au monde, comme avant elle l'écriture, puis l'imprimerie l'avaient fait. Une conséquence inévitable de cette révolution est le changement de notre rapport au monde.
La révolution cognitive générée par la révolution de l'information relève notamment de la dépersonnalisation et de l'externalisation de la mémoire, entrainant aussi inventivité, nouvelle intelligence et participation à cette nouvelle Histoire.
Visionner la vidéo - 1 heure - sur le site de culture scientifique "interstices" (lien).
Écouter la conférence en MP3 (lien).
Libellés :
conférence,
NTIC
Pays/territoire :
Le Chesnay, France
05 novembre 2011
IA : Un UAV pour le viaduc de Millau.
Le viaduc de Millau est aujourd'hui l'ensemble routier le plus haut du Monde. Ce pont à haubans franchit la vallée du Tarn (Aveyron, France), sur une brèche de 2460 mètres de longueur avec 270 mètres de profondeur au point de surplomb le plus important. Il permet ainsi à l’autoroute "Méridienne" de relier, au sud de Millau, Clermont-Ferrand à Béziers. Oeuvre de l’architecte Norman Foster, il a été construit pour 320 millions d’euros par le groupe Eiffage, et mis en service en décembre 2004.
Bien que garanti pour 120 ans, l'ouvrage subit une "grande visite" d'entretien tous les six ans. C'est dans cette perspective que Eiffage a missionné la société Diadès qui adjoindra à la vingtaine d'ingénieurs, techniciens et experts, un drone doté de moyens de transmission et d'enregistrement des photos et vidéos. Ce dispositif technique permettra un diagnostic détaillé de pièces inaccessibles avec un géo-référencement temps réel.
L'UAV U-130 a été conçu par la société de robotique aérienne Novadem et peut voler à plus de 200 m de hauteur, en vol dynamique ou statique, par condition de beau temps.
Bien que garanti pour 120 ans, l'ouvrage subit une "grande visite" d'entretien tous les six ans. C'est dans cette perspective que Eiffage a missionné la société Diadès qui adjoindra à la vingtaine d'ingénieurs, techniciens et experts, un drone doté de moyens de transmission et d'enregistrement des photos et vidéos. Ce dispositif technique permettra un diagnostic détaillé de pièces inaccessibles avec un géo-référencement temps réel.
L'UAV U-130 a été conçu par la société de robotique aérienne Novadem et peut voler à plus de 200 m de hauteur, en vol dynamique ou statique, par condition de beau temps.
Libellés :
info générale,
robot,
technologie
Pays/territoire :
Creissels, France
01 novembre 2011
IA - SHS : Comment débattre des nouvelles technologies ?
Le Centre d'analyse stratégique propose un colloque
Comment débattre des nouvelles technologies ?
Mardi 8 novembre 2011 de 14h30 à 18h30
Maison de la Chimie, Salle 162
28, rue Saint-Dominique - 75007 Paris
Comment notre société peut-elle débattre du développement des technologies et des innovations émergentes, afin d’aboutir à leur développement responsable ? Quels principes doivent nous guider dans l’organisation des concertations correspondantes ?
Inscription (lien).
Comment débattre des nouvelles technologies ?
Mardi 8 novembre 2011 de 14h30 à 18h30
Maison de la Chimie, Salle 162
28, rue Saint-Dominique - 75007 Paris
Comment notre société peut-elle débattre du développement des technologies et des innovations émergentes, afin d’aboutir à leur développement responsable ? Quels principes doivent nous guider dans l’organisation des concertations correspondantes ?
Inscription (lien).
Libellés :
NTIC,
réunion scientifique
Pays/territoire :
Val-de-Grâce, Paris, France
BIO : Le posthumanisme est-il en marche ? Reprogrammation de cellules âgées en cellules souches.
Le projet posthumaniste de maîtrise du vieillissement est-il en train de prendre de la concrétude ?
Des chercheurs de l'Institut de génomique fonctionnelle de l'université de Montpellier 1 viennent de publier dans le numéro du 1er novembre 2011 (lien) de la revue Genes & Development des travaux portant sur la possibilité d'effacer les marques de vieillissement des cellules de donneurs âgés de plus de 100 ans, et de les reprogrammant au stade de cellules souches, montrant ainsi que le processus du vieillissement est biologiquement réversible : il est possible de renverser le cours spontané du vieillissement.
En 2006-2007, l'équipe japonaise de Shinya Yamakanaka a montré qu'on pouvait obtenir des cellules souches non embryonnaires (Induced Pluripotent Stem Cells - IPSC) à partir de cellule adultes littéralement "reprogrammées" grâce à un "cocktail" de quatre gènes transportés par des virus qui vont s'intégrer au noyau (lentivirus). Ces cellules "artificiellement" dopées présentent les mêmes potentialités que des cellules souches embryonnaires et sont donc pluripotentes, c'est-à-dire capables de se différentier en différents tissus anatomo-fonctionnels selon les besoins.
On pensait que la reprogrammation des cellules adultes humaines en cellules souches était pourtant contrainte par la limite de la sénescence. la frontière est aujourd'hui tombée et les cellules ayant atteint l'arrêt de leur propre capacité de reproduction par prolifération en culture, peuvent être de la même manière reprogrammées.
Au delà des applications potentielles pour la réparation des organes malades, on pense évidemment au maintien d'une capacité cicatricielle, aux greffes de tissus tels que la peau ou les neurones, et au maintien artificiel d'une situation de combat du vieillissement. Cette reprogrammation à partir de propres cellules du receveur contourne d'ailleurs le problème éthique de l'utilisation potentielle de cellules souches d'embryons, jusqu'ici interdite.
La publication rapporte comment les chercheurs ont dans un premier temps multiplié des cellules de la peau (fibroblastes) d'un donneur de 74 ans pour atteindre l'état de sénescence et l'arrêt conséquant de la prolifération des cellules. La reprogrammation in vitro de ces cellules étant alors impossible avec la préparation classique (à base de quatre facteurs génétiques : OCT4, SOX2, C MYC et KLF4 utilisés par les chercheurs japonais), les chercheurs montpellierains ont ajouté deux autres facteurs génétiques (NANOG et LIN28) pour un nouveau "cocktail" à six ingrédients. Les cellules sénescentes reprogrammées ont réacquis les caractéristiques de cellules souches pluripotentes de type embryonnaire, en ne conservant aucune trace de leur vieillissement antérieur. Tout se passe comme si les marqueurs de l'âge des cellules ont été effacés, avec l'acquisition d'une capacité de prolifération et une longévité accrues.
Ce cocktail a également été testé sur des cellules de donneurs de 92 à 101 ans, avec le même résultats, montrant que l'âge n'est plus une barrière à la reprogrammation cellulaire.
Si le débat sur l'utilisation de cellules embryonnaires est ainsi contournée, s'ouvre aujourd'hui celui de la réparation des organes ou des tissus chez des sujets pouvant ainsi espérer reculer indéfiniment le vieillissement de leur corps.
La porte est-elle aujourd'hui ouverte sur le posthumanisme ? En tous cas, ce résultats ne manqueront pas d'alimenter les débats des partisans de l'homme augmenté.
Résumé de la publication (lien).
Les équipes citées appartiennent aux institutions montpelliéraines :
Institut de génomique fonctionnelle (Inserm, Cnrs, Université de Montpellier) - Institut de génomique humaine (Cnrs) - Département de génétique du CHU Arnaud de Villeneuve - Institut de recherche en biothérapie (CHU Saint-Eloi et Université de Montpellier).
Des chercheurs de l'Institut de génomique fonctionnelle de l'université de Montpellier 1 viennent de publier dans le numéro du 1er novembre 2011 (lien) de la revue Genes & Development des travaux portant sur la possibilité d'effacer les marques de vieillissement des cellules de donneurs âgés de plus de 100 ans, et de les reprogrammant au stade de cellules souches, montrant ainsi que le processus du vieillissement est biologiquement réversible : il est possible de renverser le cours spontané du vieillissement.
En 2006-2007, l'équipe japonaise de Shinya Yamakanaka a montré qu'on pouvait obtenir des cellules souches non embryonnaires (Induced Pluripotent Stem Cells - IPSC) à partir de cellule adultes littéralement "reprogrammées" grâce à un "cocktail" de quatre gènes transportés par des virus qui vont s'intégrer au noyau (lentivirus). Ces cellules "artificiellement" dopées présentent les mêmes potentialités que des cellules souches embryonnaires et sont donc pluripotentes, c'est-à-dire capables de se différentier en différents tissus anatomo-fonctionnels selon les besoins.
On pensait que la reprogrammation des cellules adultes humaines en cellules souches était pourtant contrainte par la limite de la sénescence. la frontière est aujourd'hui tombée et les cellules ayant atteint l'arrêt de leur propre capacité de reproduction par prolifération en culture, peuvent être de la même manière reprogrammées.
Au delà des applications potentielles pour la réparation des organes malades, on pense évidemment au maintien d'une capacité cicatricielle, aux greffes de tissus tels que la peau ou les neurones, et au maintien artificiel d'une situation de combat du vieillissement. Cette reprogrammation à partir de propres cellules du receveur contourne d'ailleurs le problème éthique de l'utilisation potentielle de cellules souches d'embryons, jusqu'ici interdite.
La publication rapporte comment les chercheurs ont dans un premier temps multiplié des cellules de la peau (fibroblastes) d'un donneur de 74 ans pour atteindre l'état de sénescence et l'arrêt conséquant de la prolifération des cellules. La reprogrammation in vitro de ces cellules étant alors impossible avec la préparation classique (à base de quatre facteurs génétiques : OCT4, SOX2, C MYC et KLF4 utilisés par les chercheurs japonais), les chercheurs montpellierains ont ajouté deux autres facteurs génétiques (NANOG et LIN28) pour un nouveau "cocktail" à six ingrédients. Les cellules sénescentes reprogrammées ont réacquis les caractéristiques de cellules souches pluripotentes de type embryonnaire, en ne conservant aucune trace de leur vieillissement antérieur. Tout se passe comme si les marqueurs de l'âge des cellules ont été effacés, avec l'acquisition d'une capacité de prolifération et une longévité accrues.
Ce cocktail a également été testé sur des cellules de donneurs de 92 à 101 ans, avec le même résultats, montrant que l'âge n'est plus une barrière à la reprogrammation cellulaire.
Si le débat sur l'utilisation de cellules embryonnaires est ainsi contournée, s'ouvre aujourd'hui celui de la réparation des organes ou des tissus chez des sujets pouvant ainsi espérer reculer indéfiniment le vieillissement de leur corps.
La porte est-elle aujourd'hui ouverte sur le posthumanisme ? En tous cas, ce résultats ne manqueront pas d'alimenter les débats des partisans de l'homme augmenté.
Résumé de la publication (lien).
Les équipes citées appartiennent aux institutions montpelliéraines :
Institut de génomique fonctionnelle (Inserm, Cnrs, Université de Montpellier) - Institut de génomique humaine (Cnrs) - Département de génétique du CHU Arnaud de Villeneuve - Institut de recherche en biothérapie (CHU Saint-Eloi et Université de Montpellier).
Libellés :
bio,
éthique,
homme augmenté,
polémique,
santé
Pays/territoire :
Hérault, France
28 octobre 2011
SHS : D'Alembert s'interroge sur les pratiques du numérique.
Le Centre Interdisciplinaire d'Étude de l'Évolution des Idées, des Sciences et des Techniques d'Alembert (CIEEIST) de l'Université Paris Sud organise son séminaire annuel autour des notions de Nouvelles pratiques et cultures du numérique dans les sciences et les technologies.
Le séminaire aborde l'émergence de ces nouvelles pratiques et cultures dans la production du savoir scientifique, sa validation et sa circulation, sous l'influence des récentes évolutions du numérique en particulier afférentes à Internet.
Au programme :
Renseignements - programme (pdf).
Le séminaire aborde l'émergence de ces nouvelles pratiques et cultures dans la production du savoir scientifique, sa validation et sa circulation, sous l'influence des récentes évolutions du numérique en particulier afférentes à Internet.
Au programme :
- Modification de la manière de construire et partager le savoir.
- Science participative, apprentissage collaboratif.
- Les observatoires virtuels.
- Nouveaux modes de publication scientifique, de validation et d'accès.
- Logiciel libre, ressources libres, données libres.
- Les mathématiques à l'heure du numérique.
- Les changements dans les mathématiques appliquées.
- Nouvelles problématiques et mise en réseau des données en physique des particules.
- Web sémantique, web social.
- Enseignement et apprentissage des sciences
- Biologie et numérique.
- Visualisation de données.
Renseignements - programme (pdf).
Libellés :
conférence,
épistémologie,
NTIC
Pays/territoire :
407 Domaine de l'Université de Paris Sud, 91400 Orsay, France
Inscription à :
Articles (Atom)



