09 mars 2012

IA - SHS : 30/06/12 - 36-15 ne répond plus !


COLLOQUE
Jeudi 05 avril 2012
Institut des sciences de la communication du CNRS
20 rue Berbier-du Mets, 75013 Paris (métro Gobelins)


Le 30 juin 2012, le réseau Transpac s’arrêtera, et le Minitel avec lui. 


Ce colloque reviendra sur les évolutions, continuités, ruptures entraînées par la pénétration rapide et massive dans le grand public de ce système interactif. Il s'agira de penser son appropriation, ses enjeux et les usages de cette technologie par ses différents acteurs : acteurs des télécommunications, monde professionnel, éditeurs de services, grand public... 
Si la genèse du Minitel et les premiers usages sont bien connus, il est nécessaire de replacer cette technologie de l’information et de la communication dans le temps long de l’histoire des médias et de l’innovation, des sciences de l’information et de la communication, de l’histoire des entreprises, etc.

TECH : Un HMD allemand.


Les chercheurs du Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) ont conçu un casque de réalité augmenté (HMD) apportant un soutien au pilote dans les conditions de mauvaise visibilité, dans la ligne du TopOwl® du concurrent Thales.
Ce HMD possède un dispositif affichant des informations relatives à la hauteur de l'hélicoptère par rapport au sol, la vitesse, la direction de vol, la position dans l'espace, ainsi que les obstacles éventuels (poteaux électriques par exemple).
Des tests de ce HMD ont été menés au simulateur de poste de pilotage d'hélicoptère de l'Institut en guidage de vol du DLR de Brunswick (Basse-Saxe). Des tests en conditions réelles sont prévus pour le milieu de l'année 2012 sur les hélicoptères BO105 et EC135 du DLR.

08 mars 2012

DIV : Cloud et emploi.



C'est près de 190 000 emplois d'ici 2015 qui pourraient être créés en France dans le domaine en pleine expansion du cloud computing.
Il est vrai qu'à l'échelle mondiale, ce sont quelques 14 millions d'emplois qui seront générés par l'informatique dans les nuages, selon le cabinet d'études IDC, qui avait déjà identifié 10 tendances clefs.
Ces postes seront répartis au bénéfice de toutes les régions et de toutes les entreprises de toutes les catégories et de toutes les tailles.
Contrairement à l'idée reçue selon laquelle le "cloud computing" contribuerait à détruire des postes, il va plutôt être un facteur de création d'emplois dont 'il convient dès maintenant d'anticiper les besoins en hommes et en compétences, notamment une grande part à l'interface des STIC et des SHS.
Voir le rapport : IDC's Worldwide Cloud System Software Taxonomy, 2012.

DIV : Thales à Singapour

Thales, partenaire historique de l'ENSC, déplace son centre de gravité à Singapour.
Implanté à Singapour depuis le début des années 80, la firme y a développé principalement une activité de maintenance, de réparation et de révision (MRO) d'équipement multimédia de bord (IFE).
La dynamisme des compagnies asiatiques clientes de Thales a valorisé ce centre, ainsi devenu le plus important du groupe avec plus de 30 000 réparations par an, pour un chiffre d'affaires de près de 150 millions d'euros.
En 2010, les quatre filiales de Thales implantées à Singapour ont fusionné pour donner naissance à Thales Solutions Asia, employant près de 500 personnes.
Quelques stages en perspective.

05 mars 2012

TECH : Pour les nostalgiques.


Pour ceux qui ont vécu l'informatique de la fin du siècle :

http://www.therestartpage.com

Have fun, ... and restart ! ! !

TECH : Voiture moléculaire.

Le plus petit véhicule du monde est une nanovoiture longue de seulement un milliardième de mètre et 60 000 fois moins épaisse qu'un cheveu.
Conçue par une équipe hollandaise et suisse, la voiture est une molécule dont les 4 roues sont faites de quelques atomes, et dirigée par un faisceau d'électrons émis par un microscope à effet tunnel. Les électrons envoyés par le microscope modifient les interactions entre les "roues" et une surface en cuivre, ce qui induit un mouvement de rotation et fait avancer le véhicule.
Cette innovation est le plus petit nanorobot autonome et électrique.


Publié dans l'édition du 10 nov. 2011 de Nature (lien).

04 mars 2012

SHS - BIO : La main molle ou le pas lent ne sont pas de bons augures.



Des chercheurs américains du Centre médical de Boston ont montré que la vitesse à laquelle nous marchons ou la force de notre poignée de main pourraient déterminer le risque d'une future démence ou d'un accident vasculaire-cérébrale (AVC) :
«Scanner cérébral, vitesse de marche et force de préhension ont été enregistrés pour 2.410 personnes qui étaient âgées en moyenne de 62 ans. Les résultats présentés à la rencontre annuelle de l'Académie de neurologie disent que 11 ans plus tard, 34 personnes avaient développé une démence et 79 avaient eu un accident vasculaire cérébral.»
A partir de 65 ans, les personnes marchant lentement sont 1,5 fois plus susceptibles de devenir folles ou atteintes de la maladie d'Alzheimer que celles qui marchent plus rapidement, et les personnes ayant peu de force de préhension ont un risque supérieur à 42 % de subir un AVC, explique le site de santé Health : «Les chercheurs ont constaté qu'une vitesse de marche lente était associée à un moins grand volume total du cerveau et à une moins bonne performance dans les tests sur la mémoire, le langage et la prise de décision. Une poignée de main plus forte a été associée à un plus grand volume total du cerveau et à de meilleurs résultats sur les tests de pensée et de mémoire durant  lesquels les gens devaient identifier les similitudes entre les objets.»
Ces études démontrent les effets d'une faiblesse physique sur la santé de personnes d'âge moyen, ces effets n'ont pas été observés chez les personnes de moins de 65 ans et l'avaient déjà été chez des personnes âgées.
Les chercheurs reconnaissent que d'autres recherches doivent être effectuées pour déterminer si cette faiblesse est un symptôme pré-clinique de la démence ou de la propension à être victime d'un AVC, selon le Huffington Post : «On ne sait pas vraiment si les gens dans cette étude avaient d'autres problèmes de santé qui pourraient avoir une incidence sur leur vitesse de marche, et qui pourraient également augmenter le risque de démence.»
Bien que ces résultats soient préliminaires, les chercheurs précisent que ces tests peuvent être facilement effectués par un médecin généraliste ou un neurologue dans le but de prévenir un risque.

IA : Une mémoire éternelle.


Des chercheurs de l’Université de Berkeley ont mis au point une mémoire non volatile qui serait capable de retenir ses données pendant un milliard d’années, contre seulement quelques dizaines d'années pour les puces mémoires en  silicium.
Les études menées conjointement avec le département américain de l’énergie n’augmentent pas seulement la durée de vie de la mémoire, mais améliorent aussi sa capacité.
La mémoire en question utilise une nanoparticule de fer enfermée dans un nanotube de carbone. Le fer se déplace au sein du nanotube et sa position va représenter un 1 ou un 0. La particule de fer se déplace lorsqu’un courant électrique d’une faible intensité est appliquée et le système prend connaissance de la position de la particule en mesurant la résistance électrique à un endroit précis du tube.
Ce genre de mémoire permet de concentrer 500 milliards de bits par centimètre carré. Par comparaison, les dernières générations de mémoire Flash NAND Toshiba ou Samsung gravées en 32 nm à 3 bit par cellule atteignent tout juste 28 Gbit/cm2 et la dernière génération de disques durs enregistrent 51 Gbit/cm2 sur leurs plateaux.
Par ailleurs, vu que le système est hermétiquement fermé, il est moins sensible aux aléas environnementaux. De plus, le fait que cette mémoire consomme peu permet non seulement de faciliter son évolution, mais elle pourrait être fabriquée avec des outils déjà existants. Les chercheurs sont en fait tellement confiants dans leurs technologies qu’ils affirment qu’une telle mémoire pourrait débarquer sur les marchés d’ici deux ans.
Information relayée du News Center de Berkeley lab.

03 mars 2012

SHS : Stresser sous le mail.


Les TIC, source de stress numéro un du salarié ! ! !
Quelles sont les répercussions du développement des technologies de l'information et de la communication (TIC) sur le contenu et l'organisation du travail dans les entreprises ?
Dans un rapport publié le 29 février, le Centre d'analyse stratégique (CAS) met en garde sur les risques psycho-sociaux qu'elles induisent, confirme les craintes de 2011, et émet pour 2012 des recommandations pour mieux les évaluer et les prévenir.

Quatre axes de réflexion dont feraient bien de s'inspirer les établissements universitaires, notamment ceux en charge des écoles d'ingénieurs ... histoire de montrer l'exemple aux futurs cadres et décideurs des entreprises ...

  • Les systèmes d'information sont avant tout des outils d'aide au travail et ils vont continuer à se développer.
  • Il faut former davantage les salariés à leur utilisation par un effort de formation continue.
  • Il est essentiel d'associer les "ressources humaines" dans la mise en oeuvre des projets.
  • Pour éviter les dérives, il faut développer des systèmes de régulation interne des usages des TIC.


Accès à la note de synthèse (ici).

TECH : Un transistor atomique !


La descente nanoélectronique arrive-t-elle à sa limite ?

Des chercheurs du Centre d’informatique quantique de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud, à Sydney (Australie), avec des collègues coréens et américains (ref.), sont parvenus à positionner avec un microscope «à effet tunnel» et avec une précision de l'ordre de 1/2 manomètre, un atome de phosphore au sein d’une couche de 6 atomes de silicium, et en remplaçant ainsi l'un d'eux.
La position de l’atome de phosphore est fondamentale. Elle permet d'obtenir le plus petit transistor connu jusqu'à présent, ouvrant la voie à une rapidité et une puissance de calcul inégalées.
Les tests réalisés confirment que l’atome de phosphore joue bien le rôle d’un transistor, comme ceux qui sont utilisés en électronique classique. Il peut ainsi servir d’interrupteur ou d’amplificateur d’un signal électrique, tout en conservant une partie de ses propriétés quantiques.
Cette technique encore expérimentale pourrait être utile pour le développement de transistors au silicium à l’échelle de l’atome pour les futurs ordinateurs quantiques, pour peu que l'on puisse associer en réseaux un grand nombre de transistors atomiques reliés par exemple par des nanofils de silicium et de phosphore, large de quatre atomes et haut d’un seul, et parfaitement conducteurs de l'électricité.
Ces résultats ont été publié le 19 février 2012 dans Nature Technology.

TECH - BIO : Des fruits et des plantes pour de l'énergie


Le groupe de recherche Solare de l'Institut pour les procédés chimico-physique (Ipcf-CNR) du Conseil National des Recherches à Messina en Italie, en collaboration avec une équipe de chercheurs internationaux, a conçu des cellules solaires d'un type tout à fait particulier. Il s'agit de cellules bio-photo-voltaïques.
Le système est inspiré de la photosynthèse naturelle, et monte que les végétaux peuvent, grâce à leurs pigments naturels, produire de l'énergie "photoélectrochimique".
Les cellules utilisent des anthocyanes, des molécules naturelles responsables de la coloration de beaucoup de fruits comme les oranges sanguines, les poires, les mures, les figues de barbarie et le raisin largement présents en Sicile, ou des bétalaïnes des navets, des aubergines ou des figues de barbarie. Ces pigments sont disposés sur des électrodes transparentes poreuses permettant de capturer l'énergie et de la transformer en électricité. Les rayons lumineux sont transmis aux électrodes par ces pigments naturels, à travers une série de processus chimico-physiques naturels.
L'électricité produite est pour l'heure peu importante, le rendement de tels dispositifs est à peu près de 2% alors que celui des panneaux photovoltaïques utilisant des cellules en silicium varie de 10 à 15%. Ces dispositifs biophotovoltaïques montrent cependant une excellente stabilité thermique et une efficacité constante, même en cas de condition d'ensoleillement critique, et sont absolument recyclables.
Les chercheurs ont pu obtenir artificiellement une nouvelle classe de composés similaires aux colorants présents dans les produits naturels, ayant les propriétés photo-sensitives des pigments, tout en étant écologiques et non toxiques, simples à préparer et permettant d'espérer une efficacité et une stabilité supérieure à celle de leurs analogues naturels.
Voir source.

DIV : Deux sociétés aquitaines lauréates de la e-Santé.


Le ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie a communiqué une liste de 14 projets sélectionnés dans le cadre des investissements d’avenir, suite à l’appel à projets “Santé et autonomie sur le lieu de vie grâce au numérique” doté de 9 M€. Parmi eux figurent les aquitains Techvie et A-Tel.
Techvie est un projet porté par la société Helileo, chef de file aux côtés des sociétés 2Moro et Sport Control et du cluster thermal aquitain. Techvie obtient 430 K€ de financement pour un projet de 965 K€ consistant en un outil de service mobile et interactif d’éducation à la santé et de suivi des paramètres physiologiques des cures thermales. Techvie se présente sous la forme d’une application embarquée sur ordinateurs de poche ou smartphones.
A-Tel est un projet porté par la société Géri Communication. A-Tel a reçu 170 K€ permettant l'autofinancement du projet, consistant en un dispositif médical communicant interopérable dans le cadre des maladies respiratoires chroniques.

DIV : Neutrinos - du flou dans la mesure.


Nous nous étions fait l'écho de la mesure surprenante de l'équipe franco-italienne OPERA (Oscillation Project with Emulsion-tRacking Apparatus), semblant montrer que des neutrinos dépassaient la vitesse de la lumière (voir sur ce site). Les chercheurs rapportent dans Nature le 22 février 2012, c'est-à-dire cinq mois après les premiers résultats publiés, l'existence d'une possible erreur de quelques nanosecondes dans le calcul du temps de vol des neutrinos à travers 730 km de la croute terrestre.
Afin de vérifier, les chercheurs du projet OPERA ont demandé au CERN la possibilité de refaire l'expérience le plus rapidement possible. La production de neutrinos devrait recommencer en mars pour des premiers résultats en avril, sachant que l'enregistrement de données ira jusqu'en novembre 2012.
Dans le même temps, des chercheurs s'apprêtent à réaliser la même expérience, avec des neutrinos produits par le Fermilab, près de Chicago, et envoyés sur une cible dans le Minnesota, soit à 700 km du point de départ. Les résultats de ce projet MINOS devraient également être connus dans l'année et permettront de confirmer ou d'infirmer les résultats surprenants de l'expérience OPERA.

SHS : L'urbanisation décrite par les routes.


Un chercheur de l'IPhT (Institut de Physique Théorique, CEA-CNRS-URA) de Gif-sur-Yvette et du Centre d'Analyse et de Mathématiques Sociales, (EHESS de Paris), et des collègues suisse, italiens et britanique ont mesuré le développement urbain d'une région de 125 km², au nord de Milan, entre 1833 à 2007, à partir de l'évolution des routes et autres voies de circulation.
Les chercheurs sont partis de l'hypothèse que le phénomène complexe d'urbanisation se retrouve dans l'évolution du réseau viaire, et ont mesuré les grandeurs caractéristiques de la connectivité et de la densité du réseau formé par les routes à différentes époques. Leurs travaux montrent que l'évolution du réseau dépend de deux mécanismes principaux : (i) une densification correspondant à l'augmentation de la densité de voies dans les centres urbains, (ii) un processus d'exploration par lequel de nouvelles voies pénètrent des régions non urbanisées en définissant ainsi l'avancée de l'urbanisation. Ces deux phénomènes élémentaires semblent être constants à travers les décennies, indépendamment du développement des technologies et des changements de culture.
Les résultats montrent également une stabilité des voies à forte centralité, qui constituent le squelette de la structure urbaine. Ceci confirme l'importance du "chemin historique" dans l'évolution urbaine. Ils montrent en même temps une tendance vers l'organisation urbaine, avec augmentation des intersections à quatre voies, et une uniformisation de la forme des parcelles de terrain délimitée par plusieurs voies (îlots).
Selon les auteurs, on assiste à une évolution du réseau viaire vers un état organisé, et ceci malgré l'absence de planning sur une période aussi longue.
Ces travaux ont été publiés en ligne le 1er mars 2012 dans Nature Scientific Reports.

BIO - IA : Vers l'homme implanté.

Lutter contre des maladies chroniques sévères nécessite souvent des injections médicamenteuses fréquentes et régulières. Un tel traitement est contraignant, et souvent fait l'objet d'irrégularité dans les prises. La chronobiologie pharmacologique impose également parfois des horaires peu compatibles avec une vie normale des patients.
La société américaine MicroCHIPS Inc, spécialiste des biosenseurs et située à Waltham dans le Massachusetts, a mis au point un Microchips muni d'un microreservoir permettant cette diffusion intracorporelle et une liberté du patient comme du personnel médical qui doit l'alimenter. Cette puce implantable est ainsi capable de stocker les doses nécessaires et de les délivrer automatiquement aux heures d'efficacité données.
Une expérimentation a été menée au Danemark sur 7 femmes de 65 à 70 ans souffrant d'une forme grave d'ostéoporose. Les résultats ont été présentés à l'AAAS Annual Conference à Vancouver, et publiés dans la revue Science Translational Medicine le 22 février 2012. Ils montrent une bonne tolérance de l'implant par les patientes. Le fabricant et les thérapeutes espèrent pouvoir généraliser d'ici cinq ans cette technologie, et l'appliquer à d'autres maladies chroniques.
Ref.: R. Farra, N. F. Sheppard, L. McCabe, R. M. Neer, J. M. Anderson, J. T. Santini, M. J. Cima, R. Langer, First-in-Human Testing of a Wirelessly Controlled Drug Delivery Microchip. Sci. Transl. Med. 4, 122ra21 (2012).

11 février 2012

IA - SHS : Google et les problèmes mondiaux.

Google a rendu public ce lundi 6 février 2011 le projet We Solve For X. 
Son but est de proposer des solutions aux problèmes majeurs actuels de la planète comme, entre autres, le climat, la pollution, l'agriculture, le cancer, la guerre... 
We Solve For X invite les scientifiques, inventeurs, étudiants, experts, à partager leurs idées. Le projet est relativement simple sur le principe et implique 3 facteurs :
  • un problème réel ("huge problem"), qui revêt une dimension mondiale en concernant par exemple des milliards de personnes.
  • une solution radicale ("radical solution"), qui pourrait régler le problème efficacement, sans contrainte de réalité, au risque d'être hypothétique ou recourir même à la science-fiction.
  • une technologie de pointe ("breakthrough technology"), qui pourrait rendre réalisable cette solution a priori théorique.
We Solve For X est donc une sorte de laboratoire virtuel, de forum d'experts, dans lequel quiconque rassemblerait ces 3 critères pourrait ajouter sa pierre à l'édifice de la science et de la technologie, un peu sur le principe des conférences TED.
Vidéo de présentation. Le projet a déjà de nombreux contributeurs (voir) :  Nicholas Negroponte et l'apprentissage personnalisé, Daphne Preuss et la productivité agricole, Rob McGinnis et le problème de la rarefaction de l'eau, Omri Amirav-Drory qui propose de créer des outils de vie synthétique, Mary Lou Jepsen qui souhaite voir nos rêves en vidéo, Mir Imran et la distribution automatique de médicaments ... Présentation par "HuffPost Tech".

01 février 2012

SHS : Le travail à l'épreuve du numérique

Une étude, commanditée par Dell et Intel auprès de TNS Global Research (lien), montre que les nouvelles technologies ont participé à l'évolution des méthodes de travail au niveau mondial.
Portant sur l'interrogation de 8 360 employés, elle fait ressortir des tendances clés en ce qui concerne l'économie française (sur 550 interrogés français).

Les résultats concernent les comportements des employés face aux nouvelles habitudes de travail, les nouvelles approches quant à la mesure de la productivité, l'innovation à l'initiative des employés, le fossé entre employeurs et employés, aussi bien qu'entre générations.
Ainsi 69% des employés français souhaitent pouvoir bénéficier de l'interopérabilité de leurs appareils personnels et professionnels ; 48% pensent essentiel d’avoir leur mot à dire sur les décisions informatiques ; 28% des travailleurs en situation de dépendance hiérarchique s’attendent à une surveillance de leurs emails d’ici 10 ans.
L'équipement informatique, la liberté de choix en matière de technologies et la motivation des collaborateurs sont étroitement liées ; les PME devancent les grandes entreprises en favorisant la créativité des employés en matière d'innovation.
L’étude révèle également, au niveau mondial, que les pays émergents adoptent plus rapidement la consumérisation. Les entreprises en Chine (59 %), au Brésil (50 %) et au Mexique (57 %) devancent largement le Royaume-Uni (27 %), la France (28 %) et les États-Unis (29 %) en ce qui concerne la liberté de choix des technologies accordée au personnel. Les employés au Mexique (83 %) et au Brésil (76 %) se montrent plus optimistes face aux évolutions des méthodes de travail induites par les nouvelles technologies et Internet par rapport aux Britanniques (43 %), aux Français (44%) et aux Américains (46 %).
Le télétravail suscite moins l'enthousiasme des employés que leur souhait de bénéficier d'une certaine flexibilité au niveau de leurs horaires de travail (61 %), et un tiers des personnes interrogées (à l'échelle mondiale) estime que le télétravail "sape l'esprit d'équipe sur le lieu de travail" (soit 47% des +55 ans et 25% des 18-24 ans en France).
Plus de 60 % des employés souhaitent que l'on évalue la qualité de leur travail plutôt que leurs heures de présence. Ainsi moins des 2/3 des employés estiment pouvoir accomplir leurs tâches quotidiennes dans le cadre d'horaires classiques de type 9-17h.

Voir l'étude "Involving Workforce : Evolution de la technologie et des usages en entreprises" (dans Slideshare).
Présentation YouTube.

27 janvier 2012

IA : 1 bit pour 12 atomes.

Des chercheurs d’IBM viennent de publier, dans la revue Science, avoir repousser les limites de la miniaturisation informatique en stockant un bit (0 ou 1) sur 12 atomes. La densité potentielle de codage est donc largement supérieure à celle des disques durs actuels qui requièrent un million d’atomes par bit (lien). La démarche habituelle consiste à miniaturiser les couts et les tailles des composants, tout en augmentant leur densité et leur efficacité. Cette évolution "descendante" est confrontée à terme à des limites physiques. Les équipes d'IBM ont donc décidé d'adopter une démarche inverse, dite "ascendante", qui part du plus petit élément disponible, l’atome, pour monter jusqu'à atteindre une capacité de stockage minimale, un bit. Le futur, exploitant une forme particulière de magnétisme, l'antiferromagnétisme, permet d'espérer des nanostructures stockant ainsi beaucoup plus d'information sur un même espace. C'est à l’aide d’un microscope à effet tunnel que les chercheurs ont réussi à regrouper 12 atomes stockant un bit pendant plusieurs heures à basse température, et sans affecter les atomes voisins. Les ferro-aimants ne pouvaient jusqu'ici être réduits à des dimensions atomiques en raison de l’effet de leur champ magnétique sur les atomes voisins. En-dessous de 12 atomes, les effets quantiques qui se manifestent aux échelles nanoscopiques déstabilisent le dispositif, expliquent les chercheurs, qui semblent avoir atteint un seuil. Compte rendu de IBM (avec film commentaire). Article de synthèse dans "Sciences et Avenir".

22 janvier 2012

DIV : Les Français et la science.

A l’occasion des Journées Annuelles d’Ethique des 20 et 21 janvier 2012, à la Maison de la Chimie de Paris, le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) a rendu public le résultat d'une enquête de BVA sur la perception par les Français de la science et de son rôle au sein de la société. Selon cette étude réalisé les 2 et 3 décembre dernier sur un échantillon de 1 016 personnes de plus de 15 ans, les Français sont favorables aux avancées de la sciences, mais se disent mal informés et souhaitent qu'elle soit contrôlée. Les Français semblent favorables au développement de la science, notamment dans les domaines du traitement du cancer ou du fonctionnement de l'organisme. Ainsi 84% d'entre eux approuvent la recherche génétique, avec 67% favorables à la recherche sur l'embryon, mais 83% sont opposés au clonage humain, en étant par exemple défavorables à la modification du patrimoine génétique ou contre la maîtrise des caractéristiques physiques et mentales des enfants avant la naissance. Les recherches sur la biométrie ou le contrôle d’identité sont accueillies, malgré leur caractère polémique, de manière favorable par 2 Français sur 3. Si 90% des personnes interrogées sont favorables aux recherches portant sur la compréhension des mécanismes du cerveau., 71% souhaitent imposer des limites à la science et la majorité (53%) se sent mal informée, notamment sur les enjeux éthiques (seulement 15% se sentent tout à fait informés). Cette avis et ce soutien à la science n’empêche pas les Français de s’opposer à certaines pratiques jugées dangereuses et/ou contraires à l’éthique. il convient d’imposer des limites à la science pour 7 Français sur 10. Comme le rappelle le CNE, "OUI à la recherche scientifique, NON à la science-fiction". Ces limites doivent être posées par des publics légitimes, que ce soient des scientifiques (pour 49% de personnes interrogées) ou par des comités réunissant religieux, scientifiques, intellectuels et élus (pour 44%).

02 décembre 2011

IA - SHS : Données publiques - suite ...

Dans la suite des deux récentes chroniques (1) et (2), la question de la réutilisation des données publiques est posée par Internet Actu.
sic : Alors que le 6 décembre 2011 devrait enfin ouvrir EtaLab, le portail de données publiques de l'Etat français (plus de 2 ans après l'initiative américaine Data.gov), nous vous proposons de faire un rapide point sur "l'open data", ce mouvement d'ouverture des données publiques, qui vise à rendre accessible, dans un format lisible tant par les humains que les machines, des ensembles de données publiques. A quoi cela sert-il ? Qui cela sert-il ?A l'heure où de nombreuses collectivités territoriales françaises ont commencé à développer des portails d'informations et à libérer des jeux de données, il est tant de revenir sur les enjeux de la réutilisation des données publiques tant pour l'action publique que pour le simple citoyen.