CC BY-NC-SA - Ce site a une vocation pédagogique. Il est destiné aux élèves ingénieurs, et aux doctorants de l'École Nationale Supérieure de Cognitique (ENSC Bordeaux-INP) et de l'IMS (UMR-5218 CNRS U.BX INP). Il donne en complément des enseignements des pistes de documentation et de débat selon les thèmes SHS, IA, BIO, TECH, culture, infos générales et vie de l'ENSC. Il prépare notamment aux épreuves de grand oral de fin d’études.
18 mai 2021
SHS-BIO-TIC : D'autres ouvrages sur la cognitique, la science et les SHS.
SHS - BIO - TIC : Des théories pour la cognition - Nouvel ouvrage.
05 mai 2021
SHS - Dominique Wolton à l'ENSC - L'incommunication.
Vendredi 7 mai 2021
L'incommunication : un défi du XXIème siècle.
10 octobre 2020
IA : IBM annonce IBM Condor pour 1000 quBits
IBM a présenté cette année son dernier projet, le microprocesseur quantique IBM Hummingbird’ capable de traiter jusqu’à 65 qubits d’information et vient remplacer le processeur IBM Falcon, conçu en 2019 pour 27 qubits.
IBM prévoit déjà son prochain processeur pour 2021 qui devrait atteindre une puissance de 127 qubits, puis un nouveau de 433 qubits en 2022.
Et en 2023, IBM pense accéder au seuil des 1000 qubits avec le processeur IBM Condor (1121 qubits).
2019 - 27 qubits ; 2020 - 65 qubits ; 2021 - 127 qubits ; 2022 - 433 qubits ; 2023 - 1121 qubits.
Vivement demain.
23 août 2020
BIO - TECH : Expérience grandeur nature de modification génétique animale généralisée.
L’infection à virus Zika et celle à virus de la Dengue sont des maladies dues à des virus à ARN monocatainaires encapsulés. Ces maladies sont en augmentation explosive dans le monde, avec des épidémies de plus en plus fréquentes et étendues, avec de plus en plus de formes graves. Les latitudes tempérées sont de moins en moins épargnées et la diffusion de ces maladies, dont des conséquences sanitaires sont très significatives, notamment sur le devenir de l’enfant chez la femme enceinte infectée. Un vecteur connu est le moustique Aedes Aegypti, impliqué dans la propagation de l’agent pathogène de ces deux maladies virales, mais également dans ceux du chikungunya ou de la fièvre jaune.Voir l’article de BBC.com : BBC.com
20 août 2020
IA : IBM franchit une étape décisive en informatique quantique.
IBM annonce avoir atteint un volume quantique de 64 ce qui lui permet de rattraper le même niveau qu'un ordinateur quantique Honeywell.
C’est ce jeudi 20 août 2020 que IBM assure avoir franchi cette limite, alors que son objectif de janvier était de 32. La société a doublé ce volume grâce à une série de nouvelles techniques logicielles et matérielles appliquées à un système déjà déployé au sein de Q Network d'IBM, son réseau collaboratif de développeurs et de professionnels de l'industrie.
IBM a obtenu ce résultat grâce à un ensemble de techniques nouvelles visant à améliorer tout circuit quantique exécuté sur un système IBM Quantum. La société les mettra à disposition dès les prochaines versions des services logiciels cloud d'IBM, ainsi que dans le kit de développement logiciel multiplateforme à source ouverte Qiskit. Pour rappel, IBM a mis à disposition 28 ordinateurs quantiques sur le cloud IBM, dont 8 systèmes fonctionnant avec un volume quantique de 32 et aujourd’hui de 64.
Référence ZDNET : https://www.zdnet.com/article/ibm-hits-new-quantum-computing-milestone/
22 juin 2020
IA : Compétition pour force brute de calcul.
02 juin 2020
BIO - IA : Le fantasme du premier œil bionique.
Cet équipement électronique intégré, l’EC-EYE (ElectroChemical EYE), est constitué d’un globe oculaire artificiel complet dont la rétine est constituée de minuscules capteurs électrochimiques positionnés dans une membrane hémisphérique d'aluminium et de tungstène et imitant les véritables cellules photoréceptrices. La partie optique du prototype est constituée d’une lentille et forme la cavité sphérique contenant un liquide ionique. Les données qui en sont issues sont transmises par de minuscules câbles formant le nerf optique. Pour l’instant limité à une résolution de 100 pixels et à un champs de vision de 100 degrés, le dispositifs sera amélioré pour permettre d'ici cinq ans selon les auteurs une vision quasi normale sur 160 degrés et permettre une utilisation substitutive en clinique, voire dépasser les aptitudes naturelles de l’homme. L'appareil pourrait alors équiper des robots humanoïdes ou d’autres dispositifs de vision. Les chercheurs pensent ainsi pouvoir à terme obtenir un œil doté de nanorécepteurs permettant une vision dix fois plus précise et performante que celle de l’œil humain.
Deux problèmes restent posés et non abordés par les auteurs. Le premier est celui de l’interface qui sera nécessaire chez l’homme entre la partie artificielle est le premier relai sous cortical (genouillé latéral du thalamus) en respectant son organisation structurale en couches et fonctionnelle en hémichamps droit et gauche, en réseaux rapide (magnocellulaire) et plus lent et précis (parvicellulaire), selon le type d’information et sa localisation sur la rétine. Ce problème est d’autant plus critique qu’il participe à la ségrégation des informations en contrastes, couleurs et mouvements, tout en permettant d’assurer la mobilité oculaire (poursuite oculaire, mouvements réflexes, contraintes de nystagmus, etc.), pour un traitement spécifiques à d'autres aires cérébrales distinctes (notamment corticales). Il se posera d’autant plus s’il doit être coordonné avec un œil sain restant, posant la question de sa cohérence ou de sa suppression, produisant alors un nécessaire handicap pour pouvoir être couplé avec un second œil artificiel (éborgnement). Le second problème est, dans le cas fort théorique ou le premier pourrait être résolu, de savoir ce que ferait un homme augmenté d’une vision dix fois plus performante que la naturelle.
Nous sommes encore une fois confrontés au fantasme des spécialistes de l’artificiel qui veulent faire plus en omettant les contraintes de bases comme si leur solution allait de soi. Toujours plus n'est pas forcément mieux.
Il y a fort à parier que les équipes californiennes et chinoises produiront un œil artificiel qui restera un gadget puisque d’une part impossible à connecter utilement au cerveau, sauf à en faire un simple outil d'interface cerveau-machine (BCI). Dans le cas où l’interface serait possible, alors pourquoi utiliser un œil plutôt qu’un dispositif plus efficace de caméras incorporées ou embarquées sur des lunettes, plutôt qu’un dispositif « usine à gaz » faisant courir des risques chirurgicaux considérables à la personne qui en serait équipée ? Enfin, lorsque les auteurs affirment que l’œil est déjà capable de différencier des lettres simples comme E et Y, ils omettent l’idée que ce n’est pas l’œil qui voit ces lettres, mais tout un ensemble, avec l'intervention d'un système postérieur, soit d’intelligence artificielle dans leur cas, soit d'intelligence naturelle soumise aux apprentissages culturels dans le cas de l'homme normal, l’œil ne détectant que des différences auxquelles une intelligence donne éventuellement un sens en fonction des acquis, de la mémoire et des apprentissages, et de la motivation ... à voir.
Ce problème de l’interface est récurent chez les mécanistes qui engagent pourtant des moyens colossaux comme s’il était résolu. Le fameux Elon Musk fait d'ailleurs comme s'il avait franchi ce cap grâce à son dispositif cerveau-ordinateur développé par sa société Neuralink, alors qu’il ne permet que de produire de nouveaux apprentissages chez les sujets à partir d’électrodes implantées, comme le faisait déjà Grey Walter par l’électroencéphalogramme de surface (électrodes collées sur le scalp) avec ses tortues robots au milieu du siècle dernier, et que réalise tous les jours le "brain-computer interface" tel qu'il est enseigné et mis concrètement en oeuvre à l'ENSC. Pour l'avoir moi-même testé à l'hôpital avec des électrodes implantées et recueillir des potentiels évoqués cognitifs de 1993 à 1999 (voir liste de publications ici), je peux affirmer que ... ça ne marche pas ... à de tels niveaux macroscopiques et d'approximation théorique.
Rien de nouveau sous le soleil, et toujours le fantasme du bio-mimétisme dans un transhumanisme paralysé par ce boulet conceptuel. On ne fait pas voler des avions en imitant les oiseaux ! Voir à ce propos l'excellent article de Jean-Claude Beaune, André Doyon et Lucien Liaigre sous le titre "automate" dans la non moins excellente Encyclopaedia Universalis (lien ici), et comprendre comment, "Comme le train qui s'entête, dès sa naissance, à singer la diligence, le robot, marqué des pouvoirs nouveaux de l'électricité, de l'asservissement mécanique et de l'électromagnétisme, s'entête à son tour à parodier tristement la nature humaine" (sic).
Voir l'article de Martin Koppe sur un "Regard anthropologique sur le biomimétisme" dans le Journal du CNRS (lien ici), qui explique le "biomorphisme", c'est-à-dire utilisation et "détournement" de solutions héritées de l'évolution adaptative pour faire quelque chose d'autre (par exemple le Velcro inspiré des épines du fruit de la bardane). Tout cela ne peut être confondu, dans un fantasme à la Pinocchio et à la bonne fée, avec la simple copie réductionniste d'éléments isolés d'ensembles fonctionnels intégrés, en espérant que la fonction émergente des derniers apparaisse spontanément des simples bouts de bois et de ferraille des roboticiens ou du silicium des informaticiens.
09 mai 2020
IA : Spot, le chien artificiel autonome pour faire respecter la distanciation sociale.
Jusque là, la frontière de l’utilisation était celle des forces armées, et on n’avait pas envisagé une utilisation de ces machines « de guerre » dans le maintien de l’ordre. Cette limite vient de tomber, et Singapour a décidé de mettre sur le terrain « Spot », un chien de Boston Dynamics pour faire respecter les mesures de distanciation sociale (film ici). Si, pour l’heure, le chien est contrôlé par un opérateur, rien n’empêche maintenant qu’une nouvelle limite tombe pour lui laisser une part de plus en plus importante d’autonomie, sans que cela ne pose, semble-t-il à Singapour, les problèmes éthiques que nous dénonçons en Europe.
Ce type d’artefacts, qui peuvent s’apparenter aux SALA pour être des systèmes potentiellement létaux et autonomes, pose une série de problèmes dont le premier est celui de l’absence d’universalité des doctrines éthiques en matière de robotique interventionnelle, mais également celui de la robustesse de la doctrine française dans le cas d’une généralisation à l’étranger de tels appareils et de leur usage civil.
30 avril 2020
ENSC : Quelques questions pour préparer le grand oral.
"La prévisibilité est-elle soluble dans les dynamiques non linéaires ?";
"Qu'est-ce qu'un attracteur étrange, et quelles conséquences pour les dynamiques biologiques ?";
"Qu'est ce que prévoir ?";
"Qu'est-ce que la sensibilité aux conditions initiales et qu'en tirer pour la prévision ?";
"Le temps de Lyapunov est-il celui de le certitude ?";
... et des pistes de réponses à construire ici :
"Peut-on se mesurer à l'IA ?";
"L'IA est-elle la fin de l'intelligence naturelle ?";
"Les voyous sont ils des précurseurs scientifiques ?";
"Quelles stratégies pour les cyberpirates ?";
"La cybersécurité commence-t-elle par le facteur humain ?";
"Quelles sont les disciplines que vous considérez comme prioritaires en sortie de crise, et pourquoi ?";
"Les technologies sont-elles des outils de promotion économique ?";
"Les technologies sont-elles la solution ?";
"L'effet de dilution est-il applicable à la biologie des organismes ?";
"La virologie s'affranchie-t-elle des lois du vivant ?";
"Le pangolin est-il le meilleur ami de la chauve-souris ?";
"La médecine est-elle la science des sciences ?";
"La santé est-elle la première priorité nationale (cf, article 1 du Code de l'éducation) ?";
"Qu'est ce que la théorie "One health" ?";
"La One health s'ouvre-t-elle au numérique ?";
"Qu'est ce que Moore après Moore ?";
"Le quantique est-il la survie de la dynamique de Moore ?";
"Jusqu'où descendra le calcul ?";
"L'avenir du calcul quantique est-il froid ?";
"Superposition et intrication sont elles les deux mamelles du calcul ?";
"Les indices comportementaux indirects sont-ils fiables ?";
"L'économie n'est-elle que l'émergence visible des comportements individuels ?";
"Les initiatives individuelles permettent elles une nouvelle connaissance cartographique ?";
"Quel avenir pour les open data ?";
"Des rythmes et des at tracteurs : les modifications des dynamiques sont elles catastrophiques ?";
"Les mobilités sont-elles corrélées dans les grandes villes ?";
"Qu'est ce qu'être vieux ?";
"L'usure est-elle un phénomène biologique naturel ?";
"La vie d'une jeune est-elle plus chère que celle d'un vieux ?";
"Quelle doctrine de tri dans une perspective utilitariste ?";
"La pensée est-elle guidée par des prototypes ?";
"La vision du mouvement s'inscrit-elle aussi dans la fovéa ?";
"La vision s'appuie-t-elle sur des processus conceptuels ?";
"Eviter suffit-il ?";
"Pourquoi est-il si difficile de promouvoir des recommandations en matière sanitaire ?";
"Recommander est-il de la responsabilité des scientifiques ?";
La santé n'est-elle affaire que de médecins ?";
"La cartographie dynamique transforme-telle la conscience des peuples ?";
"Parle-t-on avec son cerveau gauche ?";
"Quels sont les différents types de plasticité neuronale ?";
"La chance d'être compensé dépend-elle de son milieu ?";
"Peut-on parler sans cerveau gauche ?";
"Le confinement provoque-t-il des troubles ou révèle-t-il ceux qui existaient ?";
"Quelles relations entre numérique et pathologie mentale ?";
"Qu'est-ce que l'IA ?";
"Le neuromorphique est-il l'avenir de l'IA ?";
"Quels rapports étranges entretiennent informatique et neurosciences ?";
"Qu'est ce qu'un virus ?";
"Un virus est-il vivant ?";
"La métaphore informatique du virus est-elle pertinente ?";
"Quelle est la place des virus dans l'évolution humaine ?";
IA - SHS - DIV : De l’impossibilité potentielle de prévoir : le futur du Covid-19 dans l’impasse du chaos.
De manière générale, on peut en décrire trois types de perspectives.

Sur le chaos déterministe, lire l’article de Futura Sciences (lien ici), et celui de Sciences Étonnantes (lien ici).
27 avril 2020
IA : La cybersécurité menacée par l'IA.
25 avril 2020
IA - TECH : 25 Technologies pour booster l’économie post confinement
- L’intelligence artificielle (au programme de toutes les années, plus parcours de 3eme année, et chaire ENSC/IBM autour de Watson) ;
- L’Internet des objets (IoT) ;
- Les technologies portables et l’humain augmenté (au programme de toutes les années et parcours de 3ème année) ;
- Le Big data et l’analyse augmentée (voir le DU Big data et statistiques pour l’ingénieur) ;
- Les environnements intelligents (au programme de deuxième année) ;
- Les Blockchains et la protection de registres ;
- Le cloud et la technologie de pointe (au programme) ;
- La réalité augmentée (idem) ;
- Les jumeaux numériques ;
- Le traitement du langage (au programme) ;
- Les interfaces vocales ;
- La vision artificielle et la reconnaissance faciale (en collaboration avec l’Institut d’optique, antenne de Bordeaux) ;
- Les robots et cobots (spécialité de 3ème année) ;
- Les véhicules autonomes (équipe de recherche avec l’IFSTTAR) ;
- La 5G ;
- La génomique et l’édition génétique ;
- La co-créativité homme-machine et le design augmenté (en collaboration avec les écoles de Condé) ;
- Les plateformes numériques ;
- Les drones et les véhicules aériens sans pilote (projets de 2eme année avec les simulateurs de la plateforme technologique) :
- La cybersécurité ;
- Les ordinateurs quantiques (au programme de la chaire ENSC/IBM) ;
- L’automatisation des procédés robotiques (cf. l’option de 3ème année) ;
- La personnalisation de masse et les micromoments ;
- Les impressions en 3D et 4D ;
- La nanotechnologie et la science des matériaux.











