11 janvier 2017

DIV : Réunion du DAS IHS de Aerospace Valley "les Facteurs Humains dans l'aérospatiale et autres secteurs d'activités" - 18-1-17

Réunion du DAS IHS, le mercredi 18 janvier 2017, à l'Agropole d'Agen.

" les Facteurs Humains dans l'aérospatiale et autres secteurs d'activités "

Présentation des travaux en recherche appliquée de différents laboratoires de nos deux régions autour de ce thème

Rencontre et échanges avec de jeunes chercheurs et post doctorants. Réflexions sur des applications possibles et sur les tendances
Des « market place » seront mis en place en fin de matinée et dans l’après-midi pour faciliter les échanges labos-chercheurs avec le monde industriel (PME, GG)

Voici l'agenda définitif:
9h00 – 9h15 : introduction générale de la thématique de la journée
9h15 – 10h30 : Labo de recherche CLLE (Cognition, Langues Langage, Ergonomie) de l’Université de Toulouse avec intro sur les axes de recherche du labo (15’’) et sur les thèses puis présentations courtes de chaque thèse par le thésard concerné (15’’) (4 thèses)
10h40 – 12h00 : Labo de recherche IMS/ENSC de Bordeaux avec intro sur les axes de recherche du labo (15’’) et sur les thèses puis présentations courtes de chaque thèse par le thésard concerné (15’’) (Ch Bey  thèse Thales+  B Ribot thèse DGA sur le Kx + T Moulières-Seban thèse ASL et D Bitonneau thèse ASL) (4 thèses)
12h00 – 12h30 : Espace de rencontre et discussion via un market place dans salles dédiées (une par labo de recherche) avec les labos CLLE et IMS/ENSC.

12h30 – 14h00 : Déjeuner
14h00 – 14h30 : Présentation des programmes d’étude H2020 en lien avec notre thème des FH
            @ : O Guerineau (merci de trouver un représentant du Pôle qui puisse faire cette présentation ciblée orientée FH)
14h30 – 16h00 : Labo de recherche ISAE & ENAC avec intro sur les axes de recherche du labo (15’’) et sur les thèses puis présentations courtes de chaque thèse par le thésard concerné (15’’) (4 à 5 thèses)
16h00 – 17h00 : Labo de recherche ONERA avec intro sur les axes de recherche du labo (15’’) et sur les thèses puis présentations courtes de chaque thèse par le thésard concerné (15’’) (3 à 4 thèses)
17h00 – 17h30 : Espace de rencontre et discussion via un market place dans salles dédiées (une par labo de recherche) avec labos ISAE, ENAC et ONERA
17h30- 17h45 : wrap up

Quelques mots clés de notre journée : Langage naturel ou contrôlé, utilisation du Big Data adapté aux problèmes FH et à l’étude du Comportement humain, FH et IoT, psychologie cognitive & processus de décision, Neuro-ergonomie, Monitoring de l’humain,  Travail collaboratif et Sociologie des organisations, UX et KX, Human engineering et Human interaction modeling, Traitement automatique de la langue.

Inscription: Jennifer DEO

10 janvier 2017

BIO - SHS : Petit traité de l'espace - Conférence de Michel Denis


Rencontre avec Michel Denis à la Librairie Georges de Talence
Mercredi 18 janvier à 18h

Michel Denis est directeur de recherche émérite au CNRS. Ses travaux ont porté sur le rôle de l’image mentale dans la cognition humaine et plus spécialement sur la construction d’images mentales à partir du langage. Ses intérêts se sont étendus par la suite à la cognition spatiale, notamment au rôle de l’image et du langage dans l’élaboration des connaissances spatiales, ainsi qu’à la construction de systèmes d’aide verbale à la navigation. Avec ses collègues du CEA, il a mené les toutes premières études françaises sur l’imagerie mentale utilisant des techniques d’imagerie cérébrale fonctionnelle. Il a mené également des travaux utilisant la réalité virtuelle dans l’étude des processus responsables de la construction des connaissances spatiales.

Michel Denis a publié Petit traité de l’Espace aux éditions Mardaga (2016).
"Tout être vivant inscrit son activité dans l’espace. Environnements proches accessibles à notre vue, environnements lointains, villes, continents... Nous explorons l’espace en le traversant, mais aussi en écoutant les descriptions qui nous en sont faites, en étudiant cartes, atlas ou supports numériques. Nous mémorisons des itinéraires, nous comparons des distances, nous retrouvons notre point de départ après un long trajet. Nos capacités de raisonnement nous permettent d’imaginer des raccourcis, de créer de nouveaux parcours, en un mot, de manifester notre adaptation à l’environnement. Les technologies numériques étendent cette capacité en offrant à l’individu de nouvelles formes d’assistance au déplacement. Ces dispositifs sont particulièrement utiles pour les personnes souffrant de déficits visuels ou encore d’atteintes neurologiques spécifiques.
Quelles capacités mentales l’individu doit-il mobiliser lorsqu’il est confronté à l’espace ? Quelles fonctions cérébrales met-il en œuvre ? La psychologie et les neurosciences jouent un rôle primordial pour répondre à ces questions, comme en témoignent plusieurs chapitres de ce livre. Mais un ouvrage consacré à l’espace doit aussi donner leur place à d’autres disciplines concernées par la question : la géométrie, la géographie, l’urbanisme, l’architecture, la peinture, le cinéma, etc. Les sciences du langage participent elles aussi à ce concert scientifique, lorsqu’elles analysent la manière dont l’art littéraire est mis au service de la description de l’espace. Enfin, les systèmes d’aide à la navigation, la robotique, la réalité virtuelle constituent des domaines privilégiés d’application des connaissances touchant à la représentation de l’espace.
L’espace est donc au carrefour de nombreuses disciplines. Pour la première fois, un ouvrage de synthèse révèle la manière dont chacune apporte son éclairage à la compréhension des conduites de l’être humain au sein de son environnement." (source Mardaga)
Lien vers le site de l'éditeur (ici).
La rencontre sera animée par Bernard Claverie, directeur de l'ENSC.

La Librairie Georges et le Café de Georges. 300, cours de la libération. TALENCE
0556046800 / www.librairiegeorges.com 

IA : le test de Turing n'est plus ce qu'il était.

Le test de Turing consiste, pour une intelligence artificielle, à tenter de se faire passer pour un humain, sans qu'un autre humain ne découvre qu'il ne s'agit pas, justement, d'un homme ou d'une femme. De nombreux commentaires ont été établis à propos de ce test qui, à l'époque de Turing, représentait une "expérience de pensée". Les informaticiens, portant les philosophes au mot, en ont fait un test permettant de sanctionner une frontière de performance des systèmes informatiques.
C'est à ce propos que Ashok Goel, professeur de "Computer Science and Cognitive Science" (lien) à la "School of Interactive Computing" de GeorgiaTech (Georgia Institute of Technology) d'Atlanta (GA, USA), a piégé ses étudiants en les mettant en relation toute l'année avec son assistante d’éducation, Jill Watson. Celle-là gérait les emplois du temps de la filière, et s’occupait de contacter les étudiants par email au sujet des dates de rendus de devoir et autres contacts pour leurs travaux. Elle a pu ainsi échanger quelque 10 000 messages avec les étudiants en un semestre. Or, Jill Watson est une intelligence artificielle qui s'appuie sur le site Piazza (plateforme de question-réponse) enrichie de 40 000 messages différents. Fille Watson ne répondait que lorsqu'elle évaluait sa propre crédibilité à ses réponses à plus de 97 %. Elle a été en mesure d’adresser 40 % des demandes des étudiants.
Le projet est maintenant d'introduire une procédure"dure de "double aveugle" en changeant de manière indépendante une vraie assistante d"éducation et un robot intelligent de répondre aux étudiants, sans préciser qui est qui (ou quoi ...).
La question que pose cette expérience et cette nouvelle utilisation du Test de Turing est celle de la validité de l'intelligence artificielle ou de la mesure d'une forme de "non intelligence naturelle" des fonctions que l'on confie aux humains. En effet, le test devient ici indice non pas de l'intelligence d'une machine mais de la qualification d'une forme de pauvreté du travail confié à certains opérateurs. Si une machine est capable de remplacer une personne, ce n'est pas forcément parce qu'elle est intelligente, mais probablement plus parce que la personne ainsi substituée est exploitée et cantonnée dans des taches de faible qualité cognitive. Dans l'idée de Turing, le test était une épreuve métaphorique virtuelle permettant de définir l'intelligence automatisée, et non pas un "indice de disqualification" des travaux confiés à des personnes dont on devra mesurer les conséquences "humaines" de cette disqualification.
De quoi nous remplir d'effroi lorsqu'on pense que Watson ambitionne de remplacer les médecins, les banquiers (là on peut comprendre) et les artistes, que certains grands avionneurs veulent supprimer les pilotes et que la robotique s'étend aux robots artisans, aux cobots industriels, et aux robots compagnons voire amoureux ...
(lien).