28 juin 2009

DIV : Un professeur d'ergonomie distingué.

L'Association Internationale d'Ergonomie vient de décerner l'Oustanding Educator Award à François Daniellou.
François Daniellou est professeur d'ergonomie à l'Ecole nationale Supérieure de Cognitique de l'Institut Polytechnique de Bordeaux, où il dirige le département d'ergonomie des systèmes complexes.
Cet award est une distinction internationale délivrée une fois tous les trois ans, "in recognition of outstanding contributions in the area of ergonomics education for having developed ergonomics education programs".
C'est la première fois que cet award revient à un francophone.

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24 juin 2009

BIO : L'Homme et l'Outil.


L’homme fait corps avec l’outil, et son utilisation modifie la représentation du corps.
Inclure un objet dans sa perception spatiale permet à chacun de se brosser les dents sans miroir et sans pour autant se blesser le palais ou les dents.
Pour autant, les changements véritablement induits par l’utilisation d’un outil dans notre représentation corporelle – celle qui nous permet de savoir où est notre main sans avoir besoin de la regarder- ne sont pas précisément connus.
Une équipe dirigée parAlessandro Farnè (Inserm, Hospices civils de Lyon) a publié une étude comparant les mouvements effectués avec ou sans outil, grâce à des diodes éposées sur le bras et la main des volontaires pour mesurer précisément la vitesse et la course de leurs membres prenant un objet ou le pointant du doigt.
Après avoir utilisé une pince articulée pour prendre l’objet, les personnes ne font plus exactement le même geste avec leur bras, comme si leur bras était plus long, et sont un peu plus lents. Au repos, les chercheurs ont bandé leurs yeux et touché trois points sur le coude, le poignet et le bout du doigt. Le décalage entre cible avec et sans outil est très faible et passe inaperçu au quotidien. Les chercheurs en déduisent que la représentation du corps est modifiée, très rapidement, par l’usage de l’outil.
Via Psy-en-mouvement.

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14 juin 2009

BIO - SHS : Les déboires de l'attention au siècle des TIC.

Sommes-nous multitâches ? (1/2) : Comment apprendre à maîtriser notre attention ?.
“Je veux que mes étudiants apprennent que l’attention est une compétence qui doit être apprise, pratiquée, et mise en forme : cette compétence doit évoluer si l’on évolue.
L’extension technologique de notre esprit et de notre cerveau par les puces et le net a apporté une réelle puissance à des milliards de personnes, mais même dans les premières années de cette connexion permanente, il est clair que même pour les technologues enthousiastes de mon acabit, cette puissance peut induire en erreur, fasciner et détourner ceux qui n’ont pas appris - à qui l’on n’a jamais enseigné - comment exercer un contrôle mental sur les outils qu’on utilise.” déclare Howard Rheingold, auteur des Foules intelligentes.

Sommes-nous multitâches ? (2/2) : Peut-on mesurer les bénéfices de la distraction ?.
Comment réinscrire les moments d’inattention dans un processus d’attention ? Toutes les expériences multitâches ne sont pas désastreuses explique le psychanalyste Yann Leroux. Le problème, explique le psychiatre Edward Hallowell, "c’est ce que que vous faites et ne faites pas si ces moments électroniques deviennent trop importants. Ce n’est pas que le jeu vidéo pourrit nos cerveaux, c’est ce que vous ne faites pas qui pourrit votre vie".

Via InternetActu.

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13 juin 2009

DIV : La 3D sans lunettes.

Une nouvelle technologie permet de bénéficier de la 3D vidéo sans s'équiper de lunettes spécifiques.
Alors que les projections 3D nécessitent aujourd'hui des dispositifs constiuté de verres polarisés ou colorés en fonction du mode de projection, une nouvelle technique permet de regarder la télévision en 3D sans porter de lunettes. Issue de 2 projets financés par l'union européenne : HOLOVISION et OSIRIS.
Les systèmes prototypes permettent une résolution 10 fois supérieure à celle de la TVHD (100 Mpixel), pour un rendu de 25 images/secondes en 6 couleurs.
, et a été présenté à l'exposition des TIC 2008 à Lyon.

(Voir la vidéo lien.)

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01 juin 2009

IA - SHS - BIO : La convergence NBIC.

Une série de trois articles proposés par "Internet Actu"sur La convergence des sciences entre sciences cognitives, nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l’information, plus connues sous l’acronyme NBIC, que l'on considère comme un nouvel horizon scientifique et technologique de ce XXIe siècle depuis le rapport commandité en 2002 par la National Science Foundation (NSF) et le Department Of Commerce (DOF) des USA. Ce rapport est intitulé "Nanotechnology, Biotechnology, Information technology and Cognitive science : Converging Technologies for Improving Human Performance". Il tente de dresser un panorama complet de l'état d'avancement des quatre technologies scientifiques les plus prometteuses pour l'avenir de l'Humanité et une road-map pour leur convergence ...

(1/3) - un choix de société, ou "si les cogniticiens peuvent le penser, les spécialistes de la nano peuvent le construire, les biologistes peuvent le développer et es informaticiens le contrôler".
(2/3) - la religion de la technologie, ou les débats idéologiques posés par la convergence.
(3/3) - une question politique plus que scientifique, ou les "nombreuses divergences d’interprétation de ce qu’est, ou non, la convergence".

Voir également "pourquoi nous intéresser au NBIC ?".

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28 mai 2009

IA - SHS : Premières journées franco-québécoises d'Informatique cognitive.

Les premières journées franco-québécoises d'informatique cognitive, organisée en collaboration avec l'ISCC Aquitaine, par l'IdC (Institut de Cognitique) de l'IPB et le département d'informatique de l'UQAM, auront lieu à l'IdC à Bordeaux - domaine universitaire de Carreire - les 26 et 27 juin 2009.
lien ISCC.

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16 mai 2009

BIO : Les bienfaits de la rêverie.

Une équipe canadienne, dirigée par Kalina Cristoff, vient de publier une étude (pdf), selon laquelle le cerveau est beaucoup plus actif lorsque le sujet rêve éveillé et laisse son esprit vagabonder, que quand il se concentre sur des tâches de routine. Cette étude suggère que la rêverie, qui peut occuper jusqu'à un tiers du temps d’éveil, est un état cognitif durant lequel les structures cérébrales dédiées à la résolution des problèmes complexes sont activées.
De là à déduire que pour résoudre des problèmes, il faille laisser son esprit vagabonder ...!

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14 mai 2009

SHS : ISCC-Aquitaine - Partage des savoirs avec l'Afrique


L'Institut des sciences de la communication du CNRS - Pôle AQUITAINE - organise en partenariat avec Mollat, une TABLE RONDE, lundi 18 Mai 2009 à 18h 30, dans les salons de la Librairie Mollat, Rue Vital Carles à Bordeaux.
PARTAGE DES SAVOIRS AVEC l'AFRIQUE

Présentation : Anne-Marie LAULAN (ISCC)
Animation: Annie LENOBLE-BART (MSHA)
Avec la participation de Noble AKAM, AMAIN KIYINDOU, Bonaventure MVE'ONDO, Didier OILLO, Dominique WOLTON
Lien "pdf".

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11 mai 2009

SHS : Un guide FH de l'ICSI

Le guide "Facteurs humains et organisationnels de la sécurité industrielle" de l'ICSI, à la rédaction duquel le Professeur François Daniellou a contribué, est disponible gratuitement sur le site internet de l'ICSI sous ce lien (pdf - 150 pages).
Le guide est destiné à servir de référence commune aux directions et responsables d'entreprise pour discuter du rôle des hommes et des organisations dans la prévention des accidents technologiques, et des conditions que cela suppose.
Bonne lecture.

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BIO : Des neurones qui s'usent.

Les chercheurs du Cnrs ont publié dans Nature Neuroscience une étude montrant l’échec des greffes de neurones au delà du court-terme.
La greffe de cellules nerveuses embryonnaires est une technique expérimentale employée depuis une quinzaine d’années pour traiter des patients atteints de maladies neurodégénératives (parkinson, chorée de Huntington, …) ou ateint d'accident vasculaire cérébral. Dans les premiers temps la récupération des fonctions cérébrales est évidente, mais au bout de quelques mois elle a tendance à disparaître.
Cela est sans doute du à une propriété inattendue des nouveaux neurones qui naissent dans le cerveau adulte, pendant les douze premières semaines de leur vie, ces jeunes cellules sont particulièrement réactives aux excitations et présentent des capacités d’apprentissage accrues. Cette hypersensibilité disparaît ensuite, et les nouvelles cellules nerveuses, n’apportant plus aucune fonction particulière, retrouvent des propriétés similaires à ceux des autres cellules.
A suivre ...

IA : Le Rolly - baladeur convivial.


Un avenir musical convivial vu par Sony :
Preview du baladeur MP3/robot : le Rolly (lien via dailymotion) le robot musical facétieux !
Voir aussi : http://www.sonyinsider.com/2009/05/05/.

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25 avril 2009

DIV : L'Université doit-elle jouer la concurrence ?

L'université doit-elle jouer la concurrence ?
Un débat a opposé, le 24 avril 2009, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et Jean-Baptiste Prévost, président de l'Unef.
Un débat organisé en partenariat par Libération et France Culture.
ECOUTER LE DEBAT.

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24 avril 2009

DIV : Un site alimenté par les élèves de l'IdC.


Le site Le Cognitaire est un site web alimenté par les élèves de l'Institut de Cognitique de Bordeaux, et qui référence d'autres sites ayant un lien avec la spécialité "Cognitique".

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IA : Des images pour les machines.

Les marqueurs visuels sont généralement des éléments destinés à être reconnus par les machines électroniques, comme les code-barres, les QR codes ou autres codes 2D.
Ces signes sont compréhensibles par un logiciel, mais restent incompréhensibles des humains.
Enrico Costanza et Jeffrey Huang du Laboratoire Media et Design de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne ont proposé, à l’occasion de la conférence Computer Human Interaction, de développer des marqueurs visuels qui puissent être utilisés et compréhensibles autant par les machines que par les humains. Ils les appellent les d-touch (voir également leur étude).
d-touch est un projet de marqueurs visuels lisibles par les machines et par les hommes, permettant à chacun de créer ses propres codes tout en restant visuels.
Voir la publication (pdf).
Via : Internet Actu.

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09 avril 2009

BIO : Améliorer la vue au niveau du cerveau.

Peut-on améliorer la vue en modulant l'activité cérébrale ?
Elvire Vaucher, de l’École d'optométrie de l’Université de Montréal, a récemment montré que les neurones cholinergiques du cerveau jouent un rôle précis dans l'apprentissage et l'attention visuelle.
Ils ont notamment pour fonction d'accroitre l'intensité de la transmission nerveuse des neurones visuels.
(Via Techno-Science.)

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06 avril 2009

DIV : Un réseau social pour les ingénieurs.

Le "réseau ingénieurs" est un réseau social dédié à la communauté des ingénieurs : écoles d’ingénieurs, associations d’anciens, BDE, projets d’élèves et recruteurs. 
Il permet de créer un profil, puis d'initier ou participer à des groupes et développez un réseau professionnel par centres d’intérêts. 

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05 avril 2009

IA - SHS : Les affordances des Post-It.

Internet Actu publie un intéressant article sur les affordances dans l'environnement de travail quotidien, issu des travaux de David Karger, qui expliquent pourquoi le Post-It continuent à concurrencer les meilleurs ordinateurs. Ces travaux (.pdf) du Laboratoire d’informatique et d’intelligence artificielle (Csail)  et de l’équipe du Haystack (spécialisée dans la recherche sur la distribution, la gestion, l’analyse et l’accès à l’information), essayent de comprendre les raisons du succès des Post-It.

Accessibles, faciles à utiliser, ce sont des outils de bureaux affordants, c’est-à-dire qui suggèrent leur propre utilisation. Ils profitent de leur facilité d'usage, de leur possibilité de modification et de réutilisation, et de la capacité cognitive à se rappeler l’emplacement d’un objet dans un monde contextuel et en trois dimensions. Autant de choses que les ordinateurs ne peuvent réaliser avec autant de simplicité.
Karger et ses collègues ont étudié la façon dont on utilisait les Post-It pour élaborer un modèle ‘du cycle de vie de nos débris d’information’. Ils ont constaté que la première catégorie de Post-It qui entoure nos écrans est une liste de tâches à accomplir (1/5e des Post-It), les adresses de sites, les informations de contacts et les notes de réunion sont également très fréquents. Quelques Post-It contiennent des mots de passe et des informations pour s’identifier sur nos machines. Enfin, une petite part n’entrent dans aucune catégorie : calculs de salaire, schémas, mots dont il faut vérifier l’orthographe …

C'est la rapidité à prendre note qui motive d'abord l'utilisation des Post-It de préférence à un programme informatique, même pour un programme très simple censé faire la même chose comme Remember the Milk. Ainsi, ‘la moindre difficulté avec un outil peut dissuader de l’utiliser’, et certains utilisateurs préfèrent ainsi écrire une note sur un Post-It et le coller sur leur téléphone plutôt que de prendre le temps d’en transférer le contenu et le noter directement dans leur téléphone. Intégrer une information sur le système de gestion de note électronique du téléphone demande d’assigner une catégorie, de fixer une date … autant de chose que l’utilisateur ne veut pas avoir à gérer. De la même façon, on préfère souvent nos blocs papier à nos ordinateurs, car ils ne perdent pas de temps à démarrer.

Contrairement à ce que pensent les ingénieurs en informatique, les ethnologues des lieux de travail, pensent que si un programme n’est pas utilisé comme prévu, c’est la faute du programme et non pas de l’utilisateur. Victoria Belloti du Centre de recherche de Xerox de Palo Alto a ainsi remarqué que les tâches que nous inscrivons dans nos todolist ont moins de chance d’être réalisées rapidement, parce qu’en fait les autres occupations des employés (non écrites) sont souvent plus urgentes que celles qu’on y inscrit.
Pour Karger et son équipe, un bon programme est un programme qui n’a ni champs ni formulaires et qui permet à chacun d’écrire ou copier ce qu’il veut. Le mieux est ‘aucune interface’. Et pour appliquer leurs méthodes, l'équipe a développé List.it, un programme de prise de note extrêmement simplifiée (.pdf), ainsi qu’une autre version, plus complexe, Jourknow (voir une vidéo), qui associe chaque note à des informations contextuelles (par exemple le lieu, les personnes avec qui ont est - en prenant une simple photo via une webcam -, ou avec qui on est en train de tchater, etc. - voir un exemple), car on se souvient plus souvent du contexte que de l’information qu’on a noté.

Le Semantic Interoperability of Metadata and Information in unLike Environments développe sur cette base des environnements de travail originaux en s’intéressant notamment aux solutions pour faire communiquer entre elles des bases de données. 
Outre Piggy Bank, (voir article), on trouve Exhibit, un système qui mixe des données et permet de sélectionner les critères pour les afficher sur le web, comme le montre une page d’exemple qui permet de choisir le personnel du Csail selon les groupes auxquels il appartient, l’étage auquel il travaille ou son statut. Le système peut s’appliquer à des lois, à des drapeaux ou à un ensemble d'information (exemple sur les présidents américains). Autre exemple de réalisation, Facette, un outil pour optimiser l’usage de Delicious, le site de signets sociaux, comme l’explique en détail le ReadWriteWeb français.

Via Putting People First.
Via Internet Actu.

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BIO : La conscience distribuée.

Les études des équipes de l'INSERM Salpêtrière montrent dans la revue PLoS Biology que la conscience est globalement distribuée sur l'ensemble du cerveau.
La conscience, cette connaissance de notre propre réalité, est le fruit d’une intense coopération entre toutes nos aires cérébrales. Une pierre dans le jardin des localisationnsites.
(Via Sciences et Avenir.)
Voir également Edelman.

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BIO : Comment la ville nuit-elle à notre cerveau ?

La ville a toujours été le moteur de la vie intellectuelle, rappelle le journaliste spécialisé dans le domaine de la cognition, Jonah Lehrer, auteur de l’excellent Proust was a neuroscientist (Proust était un neuroscientifique) et du récent How we decide (Comment nous décidons) dans un article du Boston Globe. Reste que l’on sait encore mal comment elle agit sur notre cerveau.

La ville n’est pas propice à la concentration
Office building par Andrea CampiDes chercheurs américains et australiens commencent à montrer que le simple fait de vivre dans un environnement urbain à des effets sur nos processus mentaux de base. Après avoir passé quelques minutes dans une rue bondée, le cerveau est moins en mesure d’organiser les informations qu’il reçoit dans la mémoire, explique le psychologue du Laboratoire de neuroscience cognitive de l’université du Michigan, Marc Berman. A l’inverse, la nature serait un élément extrêmement bénéfique pour le cerveau : des études ont même démontré que des patients d’hôpital qui peuvent voir des arbres de leurs fenêtres se rétablissent plus rapidement que ceux qui en sont privés.
Alors que la majorité de la population réside dans les villes, les environnements de béton et d’automobiles auxquels nous sommes confrontés auraient des incidences sur notre santé mentale et physique, jusqu’à modifier la façon dont nous pensons. Les neuroscientifiques et les psychologues commencent à s’intéresser à l’aménagement urbain pour qu’il cause moins d’atteinte à notre cerveau. La plantation d’arbres en centre-ville ou la création de parcs urbains peuvent ainsi réduire de façon significative les effets négatifs de la vie urbaine. Quand on se promène en ville, notre cerveau, toujours à la recherche de menaces potentielles, doit gérer les multiples stimuli liés à la circulation et à la vie urbaine. La gestion de telles tâches mentales, apparemment anodines, a tendance à nous épuiser, car elle exploite l’un des principaux points faibles du cerveau : sa capacité de concentration. Une ville est si débordante de stimuli que nous devons constamment rediriger notre attention pour ne pas être distraits par des choses sans importance comme une enseigne clignotante ou des bribes de conversations. ‘L’esprit est comme un puissant super-ordinateur, mais le fait de prêter attention consomme une grande partie de sa puissance de traitement.’
La vie en milieu naturel en revanche ne nécessite pas la même quantité d’effort cognitif. En fait, les milieux naturels sont tout autant remplis d’objets qui capturent notre attention, mais qui ne déclenchent pas de réponse émotionnelle négative (contrairement à une voiture ou à une foule de piétons) ce qui fait que le mécanisme mental qui dirige l’attention peut se détendre en profondeur. Selon la dernière étude publiée par l’équipe de Marc Berman, deux groupes d’étudiants se sont promenés, les uns dans les rues animées les autres dans un parc et ont subis ensuite une série de tests psychologiques de mémoire et d’attention. Ceux qui s’étaient promenés en ville ont moins bien réussi les tests que ceux qui se sont promenés dans un parc.

Les stimuli de la ville épuisent notre capacité à nous auto-contrôler
La densité de la vie en ville n’influe pas seulement sur notre capacité à nous concentrer. Elle interfère également avec notre capacité à nous auto-contrôler. Lors d’une promenade en ville, notre cerveau est également sollicité par de nombreuses tentations consuméristes. Y résister nous oblige à nous appuyer sur le cortex préfrontal, la même zone que celle qui est responsable de l’attention dirigée et qui nous sert à éviter le flot de circulation urbain. Epuisé par la difficulté à gérer notre déambulation urbaine, il est moins en mesure d’exercer ses capacités d’auto-contrôle et donc nous rend plus enclins à céder aux tentations que la ville nous propose. ‘Je pense que les villes révèlent la fragilité de certaines de nos ‘plus hautes’ fonctions mentales’, explique Frances Kuo, directrice du Laboratoire du paysage et de la santé humaine à l’université de l’Illinois. ‘Nous prenons ces talents pour acquis, mais ils ont vraiment besoin d’être protégés.’ Des recherches ont montré que l’augmentation de la charge cognitive liée à la vie urbaine rend les gens plus susceptibles de choisir un gâteau au chocolat au lieu d’une salade de fruits. La ville subvertit notre capacité à résister à la tentation consumériste, avancent même certains spécialistes.
La vie urbaine peut aussi conduire à la perte de contrôle de ses émotions. Kuo et ses collègues ont montré que la violence domestique était moins fréquente dans les appartements avec vue sur la nature que ceux qui n’ont vue que sur le béton. L’encombrement, les bruits imprévisibles ont aussi des effets sur l’augmentation des niveaux d’agressivité. Un cerveau fatigué par les stimuli de la ville est plus susceptible de s’emporter. Mais les pelouses ne suffisent pas à notre bien-être. Dans un article récent, Richard Fuller, un écologiste de l’Université du Queensland en Australie, a démontré que les bénéfices psychologiques d’un espace vert sont étroitement liés à la diversité de sa flore. ‘Nous nous inquiétons beaucoup des effets de l’urbanisation sur les autres espèces’, dit Fuller, ‘mais nous sommes également touchés par elle.’
Quand un parc est bien conçu, il peut améliorer le fonctionnement du cerveau en quelques minutes. Comme le démontre l’étude de Marc Berman, pour améliorer notre attention et notre mémoire, se promener dans un environnement naturel peut être plus efficace que le dopage. ‘Compte tenu de la myriade de problèmes de santé mentale, qui sont exacerbés par la vie en ville, de l’incapacité de prêter attention au manque de maîtrise de soi, la question demeure : Pourquoi les villes continuent-elles de croître ? Et pourquoi, même à l’ère de l’électronique, est-ce qu’elles continuent d’être les sources de la vie intellectuelle ?’, s’interroge Jonah Lehrer. C’est parce qu’elles ont aussi l’avantage de concentrer les interactions sociales qui sont une des sources de l’innovation et de la créativité, expliquent les scientifiques de l’Institut de Santa Fe, sur le modèle de la réflexion que menait récemment Pekka Himanen sur la glocalité des réseaux d’innovation.
Nous ne retournerons pas à la campagne demain, mais peut-être pouvons-nous apprendre à construire des villes qui soient moins agressives et plus respectueuses des limites cognitives de notre cerveau.
(Via Internet Actu.)

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03 avril 2009

SHS : Conférence "Facteurs humains et organisationnels de la sécurité industrielle"

A l'occasion de la publication de la première version du guide Facteurs humains et organisationnels de la sécurité industrielle, un état de l'art, dans la collection Les cahiers de la Sécurité Industrielle, l'ICSI et la FonCSI organisent un séminaire sur ce thème le Lundi 27 avril 2009 de 14h30 à 17h30 à l'ESCP-EAP (Amphi Gélis) - 79, avenue de la République Paris XI°.
Cette manifestation est organisée autour d'une conférence de François Daniellou (professeur d'ergonomie à l'ENSC - Institut Polytechnique de Bordeaux) et d'une table ronde réunissant des industriels, syndicalistes et chercheurs, membres du Groupe d'Echange de l'ICSI sur les "facteurs humains et organisationnels" ayant participé à la conception du document.
Le séminaire est ouvert et destiné à toutes les personnes intéressées par une meilleure prise en compte de l'homme et de l'organisation dans les pratiques et politiques de sécurité. Vous trouverez ci-joint le programme détaillé contenant toutes les informations utiles (modalités d'inscription, accès, etc.).
La participation est gratuite, mais une inscription est nécessaire. Le guide sera distribué aux participants.

PS : les Cahiers de la Sécurité Industrielle déjà parus sont consultables selon ce (lien).

Télécharger le programme.

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31 mars 2009

BIO : Conférence : Les neurosciences intégratives et computationelles.


Conférence de Yves Frégnac, directeur de recherche au CNRS, le 7 avril 2009, dans le cadre de la série Les défis scientifiques du 21e siècle
Les neurosciences intégratives et computationnelles, l'interdisciplinarité des sciences face à la complexité du cerveau.

Une nouvelle vision du cerveau est de le considérer comme une hiérarchie emboîtée de niveaux d’organisation, du microscopique au macroscopique. Cette hiérarchie s’étend dans le domaine spatial des molécules, synapses, neurones jusqu’aux microcircuits, et aires corticales. Dans le domaine temporel, elle recouvre des processus dynamiques avec des constantes de temps de la microseconde à la durée de vie de l’organisme. Un des enjeux majeurs en neurosciences intégratives et computationnelles est d’extraire, à partir des liens entre ces différents niveaux, des mécanismes et modèles biophysiques d’intégration multi-échelle cohérents. Ce type d’analyse s’apparente à unmécano synaptique et neuronal, utilisant à la fois des informations discrètes (de type "tout ou rien", les potentiels d’action) et analogiques (potentiels gradués, comme le potentiel de membrane ou l’EEG).
Une approche phénoménologique de la complexité en neurosciences est de caractériser les processus d’intégration où le "tout" (à un niveau supérieur de la hiérarchie) ne se comporte plus comme la "somme des parties" (définies à un niveau inférieur). Ce concept, classique en physique des systèmes complexes, apparaît fondamental dans la compréhension de l’émergence de propriétés collectives qui sous-tendent les fonctions cognitives du cerveau.

Cette conférence démontrera les apports de l’interdisciplinarité, à l’interface mathématiques-physique-informatique-biologie, dans les progrès de la connaissance du cerveau. Elle soulignera la complémentarité des contributions obtenues par l’exploration électrophysiologique et par la modélisation et la généralisation d’algorithmes d’intégration et de plasticité. Les défis futurs, à la frontière des Sciences du Vivant, de l’Information et la Technologie, qui seront illustrés, sont :
1) comprendre les règles d’intégration et de plasticité neuronale responsables de la genèse de processus cognitifs ;
2) visualiser et simuler le fonctionnement dynamique du cerveau ;
3) lire le code neural et pallier à des déficits cérébraux par des interfaces hybrides cerveau-machine,
4) construire des plateformes artificielles de calcul qui s’inspirent de l’architecture fonctionnelle du cerveau.

Lieu : Grande salle des séances de l'Institut de France - 23 quai de Conti - Paris VIème - 7 avril 2009 - 14h30 à 16 heures.

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25 mars 2009

DIV : Répartition mondiale des savants.


Géographie des savants
Le Monde Diplomatique publie une "Carte issue d'un ensemble publié dans le numéro 104 de Manière de voir, « La guerre des idées ».

Accès à la carte grand format : lien.
(Via Le Monde diplomatique.

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IA - BIO - SHS : 10 technologies émergentes.


10 technologies émergentes 2009: "

Comme chaque année, la Technology Review, vient de sélectionner ses 10 technologies émergentes 2009 : au programme logiciels intelligents, machines biologiques, nouvelles batteries et mémoires ‘révolutionnaires’…
(Lien : Internet Actu.)

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DIV : création de l'Institut Polytechnique de Bordeaux

Conseil des ministres du 25 mars 2009

Création de l’Institut polytechnique de Bordeaux

La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a présenté un Décret créant l’Institut polytechnique de Bordeaux.

Cet établissement fusionne au sein d’une seule structure six écoles d’ingénieurs existantes : deux écoles indépendantes (l’école nationale supérieure de chimie et de physique de Bordeaux et l’école nationale supérieure d’électronique, informatique et radiocommunications de Bordeaux) et quatre écoles internes des universités Bordeaux I et Bordeaux II.

Constitué sous la forme d’un grand établissement, l’Institut polytechnique de Bordeaux a vocation à renforcer la lisibilité des formations d’ingénieur et la visibilité nationale et internationale des formations et des activités scientifiques du site bordelais.

Les statuts du nouvel établissement mettent en œuvre les principes de responsabilité et d’autonomie, prévus par la loi du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités.

Lien : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/gouvernement/conseils_ministres_35/conseil_ministres_25_mars_1431/creation_institut_polytechnique_bordeaux_63047.html

31 janvier 2009

BIO - IA : Hacker le cerveau.


En 8 épisodes, découvrez comment fonctionne le cerveau, ses limites et comment les nouvelles technologies vont nous permettre de les dépasser ...

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30 janvier 2009

DIV : SciTopics - partage de connaissances d'experts scientifiques.

L’éditeur en STM Elsevier (Pays-Bas) a annoncé le lancement de SciTopics, un service gratuit de partage de connaissances d’experts destiné à la communauté de recherche.
Conçu comme un point de départ pour des recherches scientifiques, le site web comporte une plate-forme intégrée avec des fonctions de recherche et des community features (évaluations, notes et commentaires publics) dévouée à la publication de contenus.

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18 janvier 2009

DIV : 150 ans de darwinisme.

2009 : année darwinique ...
L'exposition Darwin se tient jusqu'au 19 avril 2009 au National History Musuem de Londres.
C'est à bord du Beagle que l'histoire des sciences a changé complètement. Alors qu'il devait explorer et de cartographier les océans et les îles de l'Amérique du Sud et du Pacifique Sud, il embarqua en 1831 un jeune homme de 22 ans, appelé Charles Darwin, qui releva une somme d'observations remarquables sur le vivant et son évolution.
C'est dans sa maison de Down House, dans le Kent, que Darwin reconsidéra ces relevés pour les ordonner dans sa théorie de l'évolution qu'il publia en 1859 dans un livre qui allait bouleverser le monde scientifique et religieux : "L'origine des espèces".

Le texte de Darwin - (traduction française).
L'exposition Darwin sur CD-Rom.
La Mairie de Paris et l'ICDI organisent au parc de Bagatelle,
de mai à octobre 2009, une exposition consacrée à Darwin.

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15 janvier 2009

BIO - SHS : Pourquoi apprendre quand Google le sait ?

Mardi 3 février 2009, de 18h00 à 19h30
Amphi-plateau de l'Institut de Journalisme de Bordeaux Aquitaine (IJBA).

Débat avec :
- Hervé Morin, journaliste au Monde
- Benoit Le Blanc, directeur adjoint de l'Institut de Cognitique (Université de Bordeaux), président de la société savante française de sciences cognitives (ARCo).

Quand tout le savoir du monde sera accessible sur le Net, notre cerveau n’aura plus guère l’occasion de faire travailler ses capacités d’apprentissage. L’amnésie guette-t-elle l’espèce humaine ? Pourquoi se donner la peine d’apprendre quand tout est disponible à la vitesse de la lumière ?

Ouvert à tous, le Débat Numérique est un lieu de réflexion, d’analyse et de communication autour des grands thèmes sociétaux liés aux nouvelles technologies numériques : usages, consommation, droit, éducation, innovation, etc.

Inscription gratuite : http://www.aecom.org/inscription/memoire
ou 05 57 57 01 01.

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03 janvier 2009

IA - SHS : Le GPS entre dans notre conception du Monde.

Le groupe interaction hommes-ordinateurs de l’Université de Cornell étudie l’impact du GPS sur notre perception du monde.
Selon Gilly Leshed, lors de la conférence sur les interfaces hommes-machines qui s’est tenue à Florence, la technologie GPS apporte un représentation abstraite de notre environnement physique, très différente de la représentation de ceux qui circulent et conduisent sans GPS. Ainsi les utilisateurs ne recherchent plus les caractéristiques des espaces traversés pour s’orienter, mais se basent sur l'aide électronique pour définir la direction à suivre et parvenir à destination. Selon elle, lorsque les usagers circulent avec un GPS, il n’ont plus besoin de s’orienter, n’ont plus besoin d’apprendre à naviguer, n'ont plus besoin de demander leur chemin, etc. En cela, le GPS n'est pas un simple outil de navigation, mais change la façon de concevoir et percevoir l'environnement.
Un progrès souhaitable consisterait à mieux impliquer l'usager, en prenant en compte les marques du territoire plutôt que les distances : plutôt que d'annoncer qu'il faut "tournez à gauche à 100 mètres", il faudrait dire "tournez à gauche après le pont". Un tel système permettrait de valoriser l'environnement alors que les systèmes actuels ont plutôt tendance à couper l'usager du monde physique.
Autre progrès souhaitable, un système GPS capable de s’adapter à l’expérience de l'usager : selon sa connaissance du lieu, selon les habitudes de conduite, selon les préférences pour tel type de routes par exemple. Et si les systèmes GPS sont conçus pour une interaction directe avec le conducteur, il faudrait qu’ils prennent en compte également le navigateur ou le passager du siège voisin.
Pour Marie Jonsson, doctorante au Department of Management and Engineering de l’université de Linköping en Suède, et qui travaille en collaboration avec Toyota à la conception de systèmes d’information dans le véhicule, la personnalisation de la conduite, des sources d’information de confort, de météorologie, de trafic, mais aussi les activités de proximité, le divertissement, la musique ou la vidéo,sont des fonctions sociales qui permettront d'être valorisées grâce au GPS, allant jusqu'à permettre aux gens de se rencontrer selon leurs centres d’intérêt et selon leur proximité. De tels systèmes couplés au GPS existent déjà sur des systèmes embarqués tels que la plate-forme iPhone, avec des logiciels comme "iClosBy" ou "Locly".
(Via Internet Actu.)
Aujourd’hui, le GPS est devenu un outil tellement banal pour ses utilisateurs qu'il est commercialisé sous forme d’appareils autonomes sur batteries, servant uniquement à la navigation routière, maritime, aérienne ou éventuellement cycliste ou piétonne. Dans ce cas, il est intégré à un terminal mobile, le plus souvent un téléphone portable. De nombreux téléphones mobiles sont ainsi capables de remplacer un GPS autonome, en étant capable de guider les déplacements en véhicule comme à pied. Ce progrès mérite également une étude des usages, dans lequel le GPS n'intervient plus que comme outil d'appoint à une navigation traditionnelle, voire comme simple outil de localisation géographique d'une photo ou pour une transmission en urgence vers des services de secours.
Le GPS n'a pas terminé de transformer nos comportements et notre intelligence, et de développer de nouveaux usages dans la connaissance du Monde.

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02 janvier 2009

IA - SHS : Notre culture numérique transforme notre intelligence.

Excellent article de Hubert Guillaud dans InternetActu : Notre culture numérique transforme-t-elle notre intelligence ?

Et si le rêve transhumaniste, de pouvoir télécharger (’uploader‘) son cerveau sur des machines était déjà en passe d’être réalisé ? C’est l’idée que soulève Clive Thompson dans Wired. Thompson fonde sa réflexion sur une étude publiée durant l’été par le neuroscientifique britannique Ian Robertson, qui montrait que les plus jeunes de nos contemporains étaient moins capables que les plus âgés de se souvenir d’un numéro de téléphone ou d’une date de naissance.
La raison invoquée : la technologie et nos outils qui déportent les choses les moins importantes dont nous ayons à nous souvenir dans des mémoires numériques externes. ‘Sans le remarquer, nous externalisons d’importantes fonctions cérébrales périphériques à l’électronique qui nous entoure.’ Nous sommes déjà des cyborgs !
L’éditorialiste David Brooks, pour le New York Times, se fait la même remarque… depuis qu’il a acheté un navigateur GPS pour sa voiture.
‘Depuis l’aube de l’humanité, les gens doivent s’inquiéter de comment aller d’un endroit à un autre, explique-t-il. De la puissance cérébrale précieuse a été utilisée pour stocker des directions et mémoriser des détours. (…) Mon GPS m’a libéré de cette corvée. Il me permet d’externaliser l’information géographique depuis mon cerveau vers un cerveau satellite. (…) Et je me sens au Nirvana. (…) Jusqu’à présent, je pensais que la magie de l’âge de l’information était de nous permettre d’en savoir plus, mais maintenant, j’ai réalisé que la magie de l’âge de l’information est de nous permettre d’en savoir moins.’

Le numérique nous fournit des assistants cognitifs externes - disques durs, filtres collaboratif en ligne, algorithmes de personnalisation fondés sur nos préférence, connaissances en réseau… - qui nous permettent de nous libérer de nous-mêmes. ‘Mes goûts musicaux ? Je les ai externalisés aussi. Je me connecte à iTunes, et il me dit ce que j’aime.’
‘Suis-je pourtant en train de perdre mon individualité ?’, s’interroge David Brooks. ‘Je ne crois pas. Mes préférences sont plus précises et individuelles qu’elles ne l’ont jamais été. C’est plutôt mon autonomie que je suis en train de perdre.’
Notre individualité se démultiplie, comme le souligne avec acidité David Brooks :
‘J’ai abandonné le contrôle de mes décisions à l’esprit universel. J’ai fusionné avec la connaissance de la cybersphere, j’ai accédé au bonheur d’une plus haute métaphysique. Comme l’a écrit à quelque chose près John Steinbeck, un individu n’a pas vraiment son esprit à lui tout seul, mais juste un petit bout du grand esprit - celui qui appartient à tout le monde. Et puis, tout cela n’a pas vraiment d’importance. Je serai partout, tapi dans l’obscurité. Partout où il y a un réseau, je serai là. Là où un magnétoscope TiVo me recommande une comédie à partir de mes choix passés, je serai là. Là où un lecteur du New York Times choisira les articles qu’il lit parmi les plus envoyés par e-mail, je serai là. Je serai dans la manière dont Amazon lie les achats de Dostoïevski à ceux de mobilier de jardin. Et quand les mèmes se répandent, quand les vidéos humiliantes se partagent sur Facebook - je serai là aussi.’

En déportant notre mémoire dans les objets, les objets deviennent une extension de nous-même.
Mais il n’y a pas que notre mémoire que notre immersion dans la culture numérique transforme. Il y a bien sûr la façon dont nous communiquons, mais plus encore, la façon dont nous réfléchissons. Tout d’abord parce que l’externalisation libère certaines de nos fonctions mentales pour faire autre chose on l’a vu. Mais également parce que l’hypertextualité des données multiplie les connexions possibles entre celles-ci, les contextes, les applications et les personnes. En augmentant nos mots de liens, nous changeons le sens que nous leur donnons. Le contexte est toujours là et empêche de réduire l’information à ce qu’elle n’est pas. Parce qu’elle se prête mal au manichéisme facile, parce qu’elle pose le doigt sur la complexité du monde, la culture numérique nous pousse à un effort d’intelligence. Elle mobilise notre capacité de réflexion et d’analyse.
D’un autre côté, en devenant données, les informations peuvent être associées à toutes sortes de contextes, combinées avec d’autres informations, pour prendre une infinité de sens possibles. L’information a désormais plusieurs états. La connaissance organisée sur des supports adaptés, avec des arborescences, des classifications, explose sous nos yeux et nous demande elle aussi un sursaut d’intelligence pour inventer de nouvelles combinatoires. Comme si ce déport de nos fonctions cognitives changeait finalement les formes mêmes de construction de notre réflexion.
Reste qu’il faudrait encore savoir de quelle intelligence nous parlons ? L’intelligence humaine est-elle semblable à un processeur, doit-elle se consacrer surtout à analyser rapidement les données et à en reconnaître la structure, en laissant les données elles-mêmes au Web, à ce Web de données (Web of data) dont parle Tim Berners-Lee ? On voit bien que pour servir ce type d’intelligence (celle du raisonnement, du traitement), notre culture numérique est parfaitement adaptée. Reste qu’il faudrait également interroger son impact sur d’autres composantes de l’intelligence : notre sensibilité, notre perception, l’imagination, etc. pour autant que, à la suite du psychologue Howard Gardner, on distingue plusieurs formes d’intelligences.
Ce qui est certain, c’est que cette nouvelle culture réinterroge les précédentes et ne fait pas fi de la complexité, mais en montre tous les enjeux. Notre culture numérique a une influence sur notre façon dont nous mémorisons, concevons, partageons, innovons, mais indubitablement sur la façon même dont nous réfléchissons, dont nous appréhendons le monde. Certes ce n’est peut-être pas encore une capacité partagée par tous, mais indubitablement, même ceux qui pestent contre ces outils trop souvent défectueux le sentent bien : la culture numérique nous aide à mieux structurer notre analyse. Ca compense peut-être l’amnésie qui nous gagne ?
Hubert Guillaud


(Via Internet Actu.)

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01 janvier 2009

IA : Modélisation du trafic aérien.


Des élèves de l'école d'ingénieurs de la Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaften, ont réalisé le film (format.mov) de l'ensemble du trafic aérien dans le monde en 24 heures projetées en 1 minute sur une mappemonde.
Chaque point jaune représente un avion ; on observe l'alternance jour/nuit et ses conséquences sur les flux, en fonction des continents.
De l'utilité de la puissance de calcul pour découvrir les faits (voir ce blog : Vers une nouvelle science du pétaoctet.

Film au format Windows Media Player
Film au format Quicktime Player

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DIV : 2009 - une année comme les autres ?


Et pourquoi donc 2009 n'est pas bissextile ?

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30 décembre 2008

DIV : A.M.A.09

2009 déclarée AMA09 : "Année mondiale de l'astronomie" par les Nations Unies et l'UNESCO.
(Via Techno-Science.)
L'année débutera avec une cérémonie d'ouverture internationale, qui se tiendra au siège de l'Unesco à Paris les 15 et 16 janvier 2009, suivie de nombreux événements, comme les 100 h d'astronomie du 2 au 5 avril, et les 50 h d'astronomie du 24 au 25 octobre ; des manifestations multiples permettront aux astronomes amateurs d'observer sur divers sites pour voir les merveilles du ciel et de l'Univers.

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09 décembre 2008

DIV - IA : Anniversaire - 40 ans de clics ...

C'est en 1963 que Douglas C. Engelbart, alors qu'il était employé au Stanford Research Institute, inventa la souris qu'il présenta pour la première fois en public en 1968.
C'est cette date symbolique, lors d'une démonstration de nombreuses inventions devant plus de mille informaticiens, qui définit la naissance officielle de la souris informatique.

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05 décembre 2008

DIV : UNESCO et Droits de l'Homme.

Ce 10 décembre 2008 est la Journée mondiale des droits de l’homme.
La Déclaration universelle des droits de l’homme aura 60 ans. Elle a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948 à Paris au Palais de Chaillot par la résolution 217 A (III). Elle précise les droits humains fondamentaux de chaque individu et sa reconnaissance et son respect par la Loi. Elle comprend un préambule avec huit considérations reconnaissant la nécessité du respect inaliénable de droits fondamentaux de l'homme par tous les pays, nations et régimes politiques, et se conclut par l’annonce de son approbation et sa proclamation par l’Assemblée générale des Nations unies.
L’UNESCO et l’ensemble de ses réseaux organisent de multiples manifestations à travers le monde pour promouvoir les droits contenus dans cette Déclaration et permettre de mieux comprendre la contribution essentielle apportée par l’UNESCO au renforcement et au développement des 4 droits relevant de ses propres domaines de compétence.
- Le droit à l'éducation (article 26) ;
- Le droit de prendre part à la vie culturelle (article 27) ;
- Le droit à la liberté d'opinion et d'expression (article 19) ;
- Le droit de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent (article 27).

Le texte de la déclaration.

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03 décembre 2008

SHS - BIO : Rapport annuel du Comité consultatif d'ethique

Le rapport annuel du Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé aborde les nouveaux questionnements éthiques que suscitent les progrès de la médecine et le développement des nouvelles technologies médicales, dont les nanotechnologies.
Au cours de l'année, le Comité a présenté des avis sur les questions et problèmes éthiques relatifs à :
- la détection de troubles précoces du comportement chez l'enfant ;
- la délivrance de l'information génétique néonatale à l'occasion du dépistage de maladies génétiques (exemples de la mucoviscidose et de la drépanocytose) ;
- la biométrie ;
- la contrainte budgétaire sur les dépenses de santé en milieu hospitalier ;
- etc.
Le rapport revient également sur les Journées d'éthique 2007 (« Savoir, Croire, Prévoir ») qui portaient sur les avantages, mais aussi sur les limites, des méthodes de prévention.

Accès au Rapport annuel.

01 décembre 2008

DIV : Une nouvelle présidence au BNEI.

Mademoiselle Pascale Ollivier a été élue présidente du Bureau national des élèves ingénieurs (BNEI) lors du 10ème congrès annuel qui s'est tenu à Paris du 14 au 16 novembre 2008.
L’ensemble du bureau a été renouvelé à cette occasion, laissant une place à deux élèves de l'IPB.
Pascale Ollivier, élève aux Arts et Métiers ParisTech, succède à Ugo Silveir.

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28 novembre 2008

DIV : Sur l'économie de l'immatériel.

Le Professeur Yann Moulier Boutang, économiste à l'Université Technologique de Compiègne (UTC), intervenait dans l'émission de Frédéric Taddei sur FR3, lors d'une rencontre autour de l'économie immatérielle.

L'économie immatérielle, ou économie de l'immatériel, est une économie qui n'a pas de fondement physique et qui place, au coeur de la création de valeur, ce qui, au sens propre, n'a jusqu'à présent pas vraiment eu de prix : l'imagination, le talent, l'inspiration, la pensée, la cognition, bref la capacité de chacun d'inventer et d'innover, d'appliquer ses raisonnements et son inventivité dans le monde social, etc. L'immatériel irrigue tous les aspects de notre société et il contribue à les unir.

L'économie immatérielle représente 20 % de la valeur ajoutée et 15 % de l'emploi en France. C'est une économie de réseaux, qui rend possible ce qui ne l'était pas dans l'ère industrielle : elle se fonde sur les idées.

Pour voir la vidéo de l'émission (pour en savoir plus sur la rencontre).

Interview de Maurice Levy et Jean-Pierre Jouyet, et le rapport de la commission Levy/Jouyet sur l'Economie de l'Immatériel, publié à la Documentation Française.

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26 novembre 2008

DIV : PHENIX - La communication à l’ère des technologies numériques

La communication à l’ère des technologies numériques - Innovation, mutations, médiations et usages.
L'Institut des Sciences de la Communication du CNRS, le Centre de Recherche et de Développement de l'IUT Bordeaux 1, l'Institut de Cognitique de l'Université Bordeaux 2 et de l'Institut Polytechnique de Bordeaux, l'Institut des Sciences de l’Information et de la Communication de l'Université Bordeaux 3, organisent à Cap Sciences, le mercredi 17 décembre 2008 de 9 à 17 heures, une journée de lancement de l'action scientifique transversale Phénix.
Lieu : Cap Sciences, hangar 20, Quai Bacalan - Bordeaux

Entrée libre sur inscription dans la limite des places disponibles à l’adresse <phenix.aquitaine@u-bordeaux3.fr>
Télécharger le programme.

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IA - SHS : Actualité de la recherche en TIC.



Le rendez-vous européen de la recherche en technologies de l'information et de la communication ICT’08 se déroule pendant trois jours à Lyon.
Des projets et compte rendus sont disponibles sous le tag ICT08 sur le blog FingLive de la Fing.

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17 novembre 2008

BIO : Tout savoir sur le sommeil.

Futura Science propose cette semaine un intéressant dossier : Tout savoir sur le sommeil.
Curieusement alors qu'il occupe le tiers de notre vie, l'homme éveillé a longtemps ignoré la physiologie et les pathologies liées au sommeil. Nos connaissances ne progressent que depuis les années 1950. Elles sont aujourd'hui en plein expansion et conduites par plusieurs équipes scientifiques et cliniques.
A l'occasion de la fête de la science 2008, venez poser toutes vos questions à Sylvie Royant-Parola sur le forum spécial "Les mystères du sommeil".

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DIV : rencontre chercheur créateur d'entreprise.


"Chercheur, créateur d'entreprise : Même aventure?"
Mardi 25 Novembre 2008, de 9h à 18h - Centre Condorcet - Pessac

(gratuit - inscription obligatoire)

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15 novembre 2008

DIV : Vers la création d'un unique institut des sciences de la vie et de la santé.

La création d'un unique "Institut national des sciences de la vie et de la santé": telle est l'une des recommandations du comité de visite international, présidé par Elias Zerhouni, directeur des NIH américains (National Institutes of Health), et chargé par l'Aeres d'évaluer l'Inserm.
Son rapport est rendu public jeudi 13 novembre 2008. Selon le comité, "le mélange et l'abondance actuels d'institutions de recherche nationales, qui gèrent et/ou financent cette recherche, nécessitent des mesures radicales de restructuration".

L'institut unique ne devrait pas avoir de rôle de gestion mais plutôt se consacrer au pilotage et au financement de la recherche en sciences de la vie "pour tous les opérateurs", estime le comité. Il recommande que l'Inserm soit désigné comme l'intégrateur de toutes les fonctions et entités en charge du financement de la recherche et actuellement fragmentées et qu'il devienne, après une période de transition, le nouvel institut en question.

Lire la suite.

Accès direct au rapport ou à son résumé.

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02 novembre 2008

IA - BIO - SHS : Des logiciels qui boostent le cerveau.

Alors que les résultats d'une nouvelle étude publiée dans le numéro d'octobre de Neurology (Neurology, 2008 Oct 21; 71 (17):1342-9 1893642) par un consortium de recherche en neurosciences cliniques italien, confirme que la réflexion professionnelle et l'éducation poussée semblent préserver des pertes de mémoire liées à la maladie d'Alzheimer, le marché des logiciels qui boostent le cerveau est en expansion dans le monde et se structure en véritable filon commercial.
Si, malgré des exceptions célèbres, notamment dans le monde politique anglo-saxon, l'éducation est un
rempart contre l'Alzheimer, le domaine de la prévention par les nouvelles technologies attire de plus en plus d’argent et en produit de plus en plus… Ainsi, en 2006, les "capital risqueurs" ont-ils investi 1, 6 milliard de dollars dans les entreprises qui s’y consacrent, soit 7,5 % de plus que l’année précédente. En septembre 2008, le Nasdaq a créé un nouvel indice, le Nasdaq Neurosinsight Neurotech Index qui s'est ouvert aux nouvelles technologies et au "brain training" ou "neurologiciels".
La production de ces programmes informatiques qui "exercent" différentes capacités cognitives représente un marché mondial que le New York Times évaluait à 2 millions de dollars en 2005 et estime à 70 millions en 2008 pour le seul domaine "grand public", et que Sharpbrains.com, (site de référence sur le sujet) estime à 225 millions de dollars en incluant les marchés médicaux et professionnels.
L’un des principaux succès est le célèbre programme d’entraînement cérébral du Docteur Ryuta Kawashima vendu par Nintendo à plus de 4 millions d’exemplaires, malgré l'absenced' étude scientifique sérieuse. Le marché est donc là !
D’autres groupes exploitent le marché, comme le belge Mindfit, le français Happy Neuron, l'anglais Lumosity ou l'américain Posit Science qui est l’un des plus importants, créé par Michael Merzenich, ancien neurobiologiste de l'Université de Californie à San Francisco, et qui a vendu plus de 100 000 programmes pour PC, Mac ou Linux, et vient d'être élu pour ses travaux à l'Institute of Medicine et la National Academy of Sciences.
Merzenich a d'ailleurs publié en juin dernier une étude dans les Proceedings of the National Academy of science selon lequel la technologie "Posit Science" avait amélioré les capacités cognitives de 93% de 182 sujets testés. Une autre étude menée par l'Université de Californie du Sud ( sur 400 sujets de plus de 65 ans confirme cette tendance.
La valeur de l’exercice cérébral semble en tous cas évidente pour les seniors. Elle présente peut-être également quelque intérêt pour la pédagogie. Ainsi une expérience portant sur 30 élèves d’une école primaire s'entraînant sur la Nintendo DS pendant 15 minutes avant les leçons de mathématiques ont présenté une amélioration importante de leurs résultats scolaires en une dizaine de semaines (ref. BBC).
Selon le magazine Portfolio, le "mental fitness" pourrait devenir un élément d’une nouvelle industrie parallèle à l’industrie pharmaceutique, sur le principe de la prévention mais également du traitement rééducatif recourant à des technologies neuropsychologiques non invasives sur ordinateur pour "recabler" le cerveau.

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01 novembre 2008

SHS - IA : Où vont les technologies de l'artefact.

Quand est ce que les technologies de l’artefact nous submergeront-elles ?

Altération de visages : le premier et le second visage donnent le troisièmeLe Face swapping (l’échange de visages) n’est pas qu’un petit groupe d’utilisateurs de Flickr qui s’amuse avec les images, mais c’est désormais un logiciel qui modifie des parties de visages depuis une bibliothèque d’images, comme l’ont expliqué ses concepteurs dans leur étude (.pdf) présentée au dernier Siggraph (vidéo). Le logiciel substitut aléatoirement des éléments du visage d’une photo en puisant dans une banque d’image : une bouche par-ci, un nez par là, permettant par exemple de conserver votre allure générale tout en modifiant votre apparence de détail. Le système pourrait être utilisé pour ‘obscurcir’ (à sa manière) des visages de témoins d’un crime, de personnels militaires, d’une foule, etc. Le logiciel est également capable de modifier un groupe de visages depuis une batterie de photos prise au même moment afin que tout le monde sourie sur une photo de groupe.

Une photo de groupe souriante composée depuis plusieurs images

Pour ses concepteurs, le logiciel repose sur un principe d’obfuscation plus séduisant que le floutage (ce qu'utilise Googe massivement pour anonymiser les visages dans StreetView), la pixelisation ou le masquage que l’on connaît par ailleurs, car il ne diminue pas l’attrait visuel de l’image. Reste que pour obfusquer des images avec ce système, il faut encore que d’autres ne publient pas les originaux pour vous. Via Keven Kelly et le New Scientist.

Dans la continuité, le New Scientist a publié un dossier sur l’avenir de la photographie (2e partie), recensant une somme d’innovations qui vont améliorer nos pratiques de la photographie en modifiant les capacités techniques de nos appareils photos. Systèmes permettant d’éviter les flous liés aux mouvements (en faisant que l’objectif compense le mouvement des personnages, en bougeant dans le sens de leur déplacement), systèmes permettant d’éviter les éblouissements, systèmes permettant d’améliorer les photos que vous prenez (sans avoir à passer par un logiciel), systèmes permettant de créer une photo de groupe réussie depuis plusieurs photos prises en rafales… La recherche n’est pas en reste pour essayer de compenser les failles de la réalité.

Des mouvements flous aux mouvements toujours nets

La retouche d’image se popularise disions-nous récemment. Les travaux d’André Gunthert, directeur du Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine, nous rappellent fort heureusement que l’absence de retouche sur les photographies tient, depuis l’origine, plus du mythe que de la réalité.

Reste encore à comprendre comment notre perception de la réalité, de la preuve, va être altérée par le développement de ces ‘technologies de l’artefact’, comme les désigne le chercheur en Sciences de l’information et de la communication, Olivier Ertscheid. Par technologies de l’artefact, entendons des systèmes socio-techniques capables de créer des ‘représentations volontairement altérées et artificielles de la réalité dans une recherche (une ‘mimesis’) de la vraisemblance’. Il est sûr qu’avec l’avènement de la photographie qui calcule (computational photography), intégrée directement dans les appareils, nous allons désormais pouvoir prendre en photographie des choses que nous ne voyions pas jusqu’alors, et surtout, des réalités qui n’existent pas. Pas sûr, qu’à terme, ces systèmes techniques soient en mesure d’en apporter toujours les preuves ou les vérifications que nous sommes en droit d’en attendre.

Comme le dit encore André Gunthert, la photographie entre dans une nouvelle ère, change de nature, et risque dans les années à venir de devenir un média plus proche du cinéma, de la fiction, que du réel. En matière de photographie aussi, ‘la culture l’a emporté sur la nature, la réalité des usages sur la prédestination technique.’

(Ce texte est un relais d'article de Internet Actu.)

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IA - BIO : Gordon le cyborg.

Le professeur Kevin Warwick, responsable de l'unité cybernétique à l’Université de Reading en Angleterre, a présenté Gordon, un robot mécanique qui est doté d'un cerveau biologique.
C'est à partir de neurones de rat en culture sur une soixantaine d'électrodes que le cybernéticien a constitué un tableau multi-électrodes (TME) réalisant une véritable interface entre tissus nerveux et machine. Il permet au cerveau d’envoyer des impulsions électriques pour diriger les roues, et de recevoir des informations sur l'environnement à partir de capteurs.
Le robot hybride apprend par répétition et peut par habitude contourner un obstacle, par simple apprentissage au niveau des neurones qui tissent des connexions au sein du TME.
L'étude actuelle consiste à faire varier le voltage sur différents électrodes, en modulant les influx par des produits chimiques pour favoriser ou stopper les transmissions neuroniques. La possibilité de changer de TME en fonction de l'expérience semble montrer, selon Kevin Warwick, que chacun développe une personnalité propre. Les chercheurs de l'Université de Reading étudient et manipulent ainsi un certain nombre de processus fondamentaux, ce qui serait impossible in vivo.
Chaque TME se compose actuellement de 50 000 à 100 000 neurones contre environ deux cent millions pour un cerveau de rat et quelques 100 milliards pour un homme.
Gordon constitue ainsi un modèle simplifié d’un cerveau biologique dans un corps dont on peut contrôler afférences et efférences.

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31 octobre 2008

BIO - SHS : Communication par la pensée.

Bientôt, les soldats communiqueront par la pensée.
C'est en tout cas ce que prévoit l’armée américaine qui vient d’accorder à l’université de Californie d’Irvine un fond de 4 millions de dollars afin de développer un système de ‘télépathie synthétique’ qui permettra aux combattants sur le front d’envoyer des messages directement à partir du recueil de l'activité cérébrale.
Le système consisterait en une interface neurale directe qui détecterait certaines manifestations cérébrales EEG. En réception le contenu serait affiché en mode texte ou converti en message vocal.
Via MSNBC/Discovery.com.

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30 octobre 2008

DIV : Vers une nouvelle science du pétaoctet.

Bienvenue dans l’âge où les informations sont stockées dans des nuages, explique la revue The Edge, qui consacre un dossier à la fin de la science à l'ère du pétaoctet.
Sommes nous à la fin de la science telle que nous la connaissons ?
À l’échelle du pétaoctet, l’information n’est pas une question de simples dimensions en matière de taxonomie et d’ordre, mais de statistiques agnostiques en termes de dimensions qui nécessite une approche totalement différente, et nous oblige à concevoir la donnée comme quelque chose qui ne peut être visualisée dans sa totalité.
Alors que la méthode scientifique est construite à partir d'hypothèses que l’on teste, de modèles et d’expérimentations qui confirment ou infirment les hypothèses, des nouvelles données massives obtenues issues d'algorithmes mis en oeuvre sur des puissances de calcul jusqu'ici inconnues, permettent des découvertes inatendues.
L’exemple du séquençage des gènes permet par exemple de trouver des centaines de nouvelles espèces, de nouvelles bactéries dont on ne dispose que d’une alerte statistique, une séquence, qui représente une nouvelle espèce. La revue The Edge donne plusieurs exemples de ces pétaoctets d’informations, dans les domaines de la physique, de la biologie, de la politique, de l’information ...
Ce flot de données permet d'ouvrir de nouveaux territoires scientifiques qui ne sont pas sans rappeler la science exploratoire et descriptive du XVIIe siècle. L'exploitation de ces immenses flux de données en astronomie, en physique, en géologie, etc. nécessite de puissants ordinateurs qui peuvent dégager des tendances inaccessibles à l’échelle cognitive humaine, qui viennent enrichir la connaissance actuelle basée sur la théorie qu'elles dépassent et propulsent dans le monde de l'inattendu.

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DIV : Forum INGENIB - 13 novembre 2008

Le Forum INGENIB 2008 permet de mettre en relation étudiants et entreprises.
Il est organisé par les élèves de 3 écoles d'ingénieurs fondatrices de l'Institut Polytechnique de Bordeaux : l'ENSEIRB, l'IdC et MATMECA.

L'édition 2008 se tiendra le jeudi 13 Novembre dans les locaux de l'ENSEIRB.


Lien vers la page d'accueil du forum Ingenib.
Télécharger la plaquette.

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28 octobre 2008

BIO : Une source de neurones.

Les chercheurs de l'Institut Pasteur identifient une nouvelle source de neurones dans le cerveau adulte
En 2003, alors que l'on considérait encore que le cerveau une pouvait se réparer, la découverte par Pierre-Marie et son équipe, à l'Institut Pasteur (URA 2182) de cellules souches dans le cerveau adulte, avait bouleversé ce dogme neurobiologique. On montrait ainsi que certaines cellules gliales pouvaient se transformer en neurones capables d'intégrer des réseaux cellulaires existants.
En 2004, la même équipe avait identifié une molécule chargée d'attirer ces néo-neurones depuis leur zone de formation jusque dans le bulbe olfactif.
Aujourd'hui, les travaux de l'équipe Lledo menés en collaboration avec l'unité de Virologie moléculaire et vectorologie, dirigée par Pierre Charneau à l'Institut Pasteur , montrent que ces cellules souches de type glial sont capables de se transformer en neurones également tout le long d'un tunnel dans lequel migrent les nouveaux neurones, ainsi que dans le bulbe olfactif.
Publication dans le numéro du 22 octobre 2008 du Journal of Neuroscience (lien vers l'abstract).
(Via Techno-Science.)

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20 octobre 2008

IA - SHS : Le racisme des avatars.

Une recherche en psychologie des mondes virtuels montre que les avatars sont aussi racistes que ceux qu'ils représentent.
Les usagers des mondes virtuels sont bien plus conservateurs qu’on ne le pense, et leurs comportements dans les environnements numériques sont semblables à ceux adoptés dans la réalité. Un avatar de grande taille est par exemple plus influent qu’un petit ; les avatars androgynes suscitaient la méfiance, etc.
Des travaux menés récemment à l’université de Northwestern par Paul Eastwick et Wendi Gardner confirment également cette tendance pour le racisme.
Les chercheurs ont exploré deux situations typiques. Dans la première, l’expérimentateur demande au sujet un gros service, et devant un refus quasi systématique, effectue une requête plus modérée. La seconde proposition est alors souvent acceptée, la personne sollicitée trouvant qu’il s’agit d’un bon compromis. Dans l’expérience, on demandait à un avatar s’il était possible de prendre 50 captures d’écrans de lui dans divers lieux où il devait se téléporter, ce qui prenait environ deux heures. Ensuite, après refus, on lui demandait de se téléporter en un seul endroit pour le photographier, ce qui était évidemment beaucoup plus rapide à réaliser. Dans la seconde situation, c’est à peu près le contraire. On requiert d’abord un service modeste :‘puis je faire une photo de vous ?’ ; puis, après acceptation, on émet un autre souhait, un peu plus exigeant (‘pouvons-nous nous téléporter en tel lieu pour faire une photo ?’).
Ce n’est pas notre capacité à rendre des services qu’ont étudié les chercheurs. Ils ont cherché à comprendre les préjugés raciaux inconscients, en faisant poser les questions par des avatars à la peau claire, puis à la peau sombre.
Dans le cas de la première expérience, les avatars ‘blancs’ avaient 20% de chances de voir accepter leur seconde requête, tandis que les avatars ‘noirs’ devaient se contenter de 8%. Curieusement, cette disparité n’apparaissait pas dans la seconde expérience, car selon les concepteurs de l’expérience, les deux tests ne concernent pas les mêmes tendances psychologiques.
Dans le premier cas, en effet, la personne réagirait essentiellement en fonction de son interlocuteur, dont l’apparence joue alors bien évidemment un rôle. Dans la seconde expérience, ce serait la façon dont le sujet se voit lui même qui compte. Du coup, l’apparence de son vis-à-vis devient moins importante. ‘Si la première petite requête permet au sujet de se considérer comme serviable, il n’en aura que plus tendance à adopter ce comportement lors de la seconde requête’, expliquent les auteurs dans leur étude (.pdf).
L’expérience a été effectuée dans There.com, un monde de type Second Life. Les personnes testées ignoraient qu’elles prenaient part à une expérience psychologique. Malheureusement, ce processus implique qu’aucune information démographique n’a été recueillie sur les participants et l'on ne sait donc pas si ce racisme virtuel est caractéristique de la société américaine, où la notion de race joue un rôle important, ou si ce défaut touche diverses nationalités. En tout cas, les préjugés racistes inconscients sont plus fréquents qu’on ne le l’imagine.
L’université de Harvard propose un test (avec une version française) sur cette question et sur plusieurs autres types ‘d’associations implicites’ : origine, orientation sexuelle, genre, âge, poids, etc. Dans un livre de sciences cognitive ‘La force de l’intuition, Malcolm Gladwell raconte comment il s’est soumis au test et a découvert qu’il possédait une ‘préférence automatique modérée pour les blancs’, alors qu’il est lui même un métis de mère jamaïquaine.
(Via Internet Actu.)

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19 octobre 2008

BIO - SHS : Les votes des anxieux.

Les anxieux ne votent pas comme les calmes: "Une étude américaine suggère que nos opinions politiques sont liées à notre propension à avoir peur.

(Via Le Figaro - Sciences.)

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IA - DIV : Les drones.


Dossier : Tout savoir sur les drones.
Les avions sans pilote (drones) peuvent désormais effectuer de nombreuses taches complexes de manière autonome telles que le décollage/atterrissage ou bien la navigation. A juste titre, ils peuvent être considérés comme les symboles des incroyables progrès scientifiques et technologies des 20 dernières années.

(Via Futura Sciences.)
Les drones sur Wikipedia.
Les drones à l'Onera.

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01 octobre 2008

DIV : Partenariats Universités - Grandes Ecoles - vers une réforme des des CPGE

Le rapport Philip sur le rapprochement entre grandes écoles et universités, qui sera remis d’ici la mi-octobre 2008 à la ministre de l'enseignement supérieur, propose plusieurs pistes de rapprochement.
Parmi elles : expérimenter la création de classes préparatoires au sein de d’université volontaires avec le concours de l’Inspection générale.
Selon Educpro, même si l’objectif de ces classes est par définition la préparation d’un concours, il est essentiel de donner aux élèves une formation plus large, de créer un premier lien avec la formation à la recherche. (…) Cette osmose progressive permettrait à terme de s’interroger, avec les Ecoles, sur le devenir, non des CPGE, mais de leur positionnement institutionnel par le moyen d’un partenariat avec le système universitaire, peut-être dans le cadre d’un PRES » ...
Le rapport propose également de construire le partenariat autour de six propositions : l’entrée dans l’enseignement supérieur ; (…) le parcours L (Licence) ; Un domaine privilégié du partenariat : master, doctorat et recherche ; (…) la mobilité et le service partagé des enseignants ; le partenariat, condition de l’attractivité internationale de notre enseignement supérieur ; le cadre institutionnel du partenariat ».

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04 septembre 2008

IA - SHS : Au delà de l'intelligence humaine.

La "Singularité" est à l’origine un phénomène mathématique, souvent utilisé en physique théorique. C’est le moment ou la description d’un objet cesse d’être possible parce qu’une ou plusieurs des variables qui le décrivent deviennent infinies (c’est ce qui se passe lorsqu’on divise par zéro).
La “Singularité technologique” a été popularisée par Vernor Vinge,dans un article qui est devenu la référence sur le sujet. Vinge, mathématicien et auteur de sciences fiction, postule que l’évolution exponentielle de la technologie atteindra bientôt un point au-delà duquel il ne nous sera plus possible de l’appréhender.
En extrapolant la loi de Moore, qui implique un doublement de la puissance de calcul tous les 18 mois, l’homme aura créé en 2035 une intelligence supérieure à la sienne. Nous rentrerons alors dans une autre ère que celle de l'intelligence humaine !
Cette idée, jusqu'ici jugée folle ou sans intérêt, est aujourd'hui respectable et respectée par le milieu scientifique.
Le numéro spécial d'IEEE Spectrum sur la SingularitéLa Singularité : une rupture vers un nouveau monde

La Singularité vient récemment de faire la Une d’un numéro spécial de la célèbre IEEE Spectrum et du New Scientist.
Une reconnaissance inattendue pour une théorie qui est encore renvoyée au rang des délires pour nombre d'enseignants et de chercheurs de nos universités, voire de notre Institut.

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25 août 2008

SHS : Dépendance en ligne.

L'asbl Infor-Drogues belge vient de lancer un test en ligne sur son site internet pour
évaluer ses dépendances en ligne
et permettre à chacun, de manière anonyme et gratuite, d'évaluer où il en est par rapport à sa consommation de cannabis, d'alcool, d'ecstasy, de cocaïne, de speed, de somnifère, ou sa dépendance aux jeux d'argent, à l'internet ou autres.
Le site : www.stopouencore.be

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IA - BIO : Un cerveau biologique pour un robot.

Le robot Gordon a été équipé d'un cerveau biologique composé de 50 000 à 100 000 neurones développés en culture à partir de neurones prélevés sur un foetus de rat, et déposés sur un ensemble d'une soixantaine d'électrodes. Une journée après leur préparation, les neurones ont créé des interconnexions. Après une semaine, des impulsions électriques spontanées ont été observés, semblant montrer une activité de cerveau ordinaire.
Selon Kevin Warwick, responsable de l'unité cybernétique de l'Université de Reading, le dispositif permet au "cerveau" biologique de contrôler le robot, en recevant des informations sur son environnement via des capteurs.
Gordon a été placé dans des conditions permettant de déterminer et de mettre à l'épreuve les capacités de son cerveau : les résultats montrent que la "machine" développe des capacités d'apprentissage par répétition. Son cerveau s'est développé, les neurones le constituant se multipliant et tissant de nouvelles connexions : Gordon a appris, par exemple, à contourner un obstacle et ne plus s'y heurter.
To meet Gordon !

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DIV : Plus vite que la lumière.

Paradoxe EPR : des signaux plus rapides que la lumière. C'est ce qu'un groupe de physiciens de l'Université de Genève (UNIGE) dirigé par Nicolas Gisin, l'un des pionniers de la téléportation quantique, vient de proposer. Ils posent ainsi des bornes à l'hypothétique vitesse de propagation d'un signal, dépassant la vitesse de la lumière, proposé pour expliquer classiquement le paradoxe EPR.
Via Futura Sciences.

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19 juillet 2008

DIV : L'i2C au top !

C'est ce vendredi 18 juillet 2008 que i2C, la junior formation de l'IdC, a remis la première étude de sa carrière : l’étude « LECTRA 1 ».
Débutée en mars 2008 auprès de l'entreprise Lectra, coordonnée par son chef de projet Sophie Raedersdorf, elle a mobilisé deux autres élèves ingénieurs : Pierre-Yves Gicquel et Adrien Moucheboeuf.
Le travail de la junior pour l’entreprise Lectra se poursuit par une seconde étude jusqu'en fin d'année 2008.
A bientôt sur ce blog pour de plus larges informations sur les actualités d’I2C. Les enseignants s'associent à la direction de l'IdC pour féliciter les membres actifs de sa « JUNIOR », son président et son dynamique chargé d'études.

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16 juillet 2008

DIV : Curriculum Vitae

Le site "L'Etudiant.fr" propose ces jours ci une rubrique sur le CV.
Sensé retracer votre vie étudiante et professionnelle, chaque expérience doit y être mise en valeur selon une méthodologie qui répond aux attentes du lecteurs, et non aux seules vôtres ... signale le savoir-être autant que le savoir-faire ... cibler une candidature en sur le domaine ... pour répondre à une offre ou se présenter spontanément ...
Quelques points clés :
- montrer sa polyvalence
- souligner une expertise technique
- valoriser une progression hiérarchique
- vendre sa formation
- valoriser l'aptitude en langues
- signaler les centres d'intérêt.
... sans oublier la lettre de motivation.
Quelques autres petits conseils pour un CV bilingue.
Et bien entendu, suivre les cours de Pierre Bayle à l'IdC.

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14 juillet 2008

SHS : L'erreur humaine n'est plus ce qu'elle était !


Et mieux vaut voler que rester au sol ...

Traditionnellement, l'humain est considéré en aéronautique comme le maillon faible de la sécurité aérienne. La tendance est même de vouloir débarquer les pilotes pour automatiser le cockpit.
Voilà qu'une étude publiée dans Aviation, Space, and Environmental Medicine, (Vol.79, n°1, Janvier 2008, pp.2-6) par Susan Baker et se collaborateurs de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health sur les 10 ans de la période 1983-20002 remet en question cette certitude.
Les pilotes commettent moins d'erreurs : sur 558 incidents, le nombre d'incidents baisse de plus de 3/4 pour une mauvaise prise en compte du vent ou de l'état de la piste, pour des conditions météorologiques difficiles avec mauvaise prise de décision. Les incidents au décollage ont diminué de 70 % et ceux dus à une mésentente au sein de l'équipage se sont réduits de 68 %.
Pourtant le nombre d'incidents ne décroît pas ; et d'autres sources de problèmes se sont donc renforcées. C'est le cas des erreurs de contrôle ou celles des équipes au sol. La sécurité s'est en effet nettement réduite pour les avions au sol, et le nombre d'incidents sur le tarmac a plus que doublé en vingt ans.
Si, selon Susan Baker « ces tendances indiquent qu'un grand progrès a été réalisé pour améliorer les prises de décisions des pilotes et la coordination au sein de l'équipage ... L'accroissement du nombre d'incidents quand l'appareil ne bouge pas devrait attirer l'attention ».

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BIO - IA : Des jumelles augmentées par l'EEG.

La Darpa fait développer une paire de jumelles associée à un électroencéphalogramme permettant au soldat d'observer un environnement dans lequel les événements saillants pour l'attention inconsciente seront automatiquement interprétés en fonction d'ondes spécifiques.
La phase de production est aujourd'hui assurée par la société Northrop Grunman.

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12 juillet 2008

BIO : Connectome cérébral

Une première carte des connexions du cerveau humain vient d’être établie, constituant une véritable révolution dans le monde des neurosciences, pupliée le 1er juillet 2008 dans la revue Plos Biology par des équipes de l'Université et de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, de l'Université d'Indiana et du Harvard Medical School de Boston.
Ce « connectome humain », appelé ainsi en référence au génome, correspond à une image en trois dimensions des fibres nerveuses qui connectent les neurones entre eux.
Accès à l'article de Plos Biology (.pdf).

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DIV : Projet Campus.

Destiné à créer dix pôles d'excellence universitaires de "visibilité internationale", et dotés d'un financement supplémentaire de 5 milliards d'euros, le projet CAMPUS ambitionne de créer une nouvelle université pour redessiner le paysage universitaire français.
Voir dans ce blog les 6 premiers lauréats.
Lien vers le projet TPG de Bordeaux.

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07 juillet 2008

DIV : Une seconde de plus en 2008 ou en 2009 ?

Le terme "seconde" provient de la francisation écourtée de l’expression latine "minutum secunda" qui signifie littéralement minute de second rang, c’est-à-dire seconde division de l’heure.
Jusqu'en 1956, la seconde était définie comme la fraction 1⁄86400 du jour solaire terrestre moyen, mais les irrégularités de la rotation terrestre, notamment due aux marées, on amené en 1956 a définir la seconde comme la fraction 1⁄31 556 925,9747 de l’année tropique 1900.
Depuis la 13e Conférence générale des poids et mesures de 1967, la seconde n’est plus définie par rapport à l’année, mais par rapport à une propriété de la matière : c'est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les niveaux hyperfins F=3 et F=4 de l’état fondamental 6S½ de l’atome de césium 1331.
La longueur de la seconde a donc été définie, grâce à la mise en oeuvre des horloges atomiques, de manière indépendante de la division de la durée de la rotation terrestre qui en était sa définition naturelle.
Au cours des années, le temps exprimé par les horloges atomiques a légèrement divergé de celui déterminé par l'astronomie et pour ajuster le temps atomique et le temps astronomique, on rajoute certaines années une seconde par ci par là. Si les années bissextiles viennent corriger la différence entre le temps de la rotation autour du Soleil et une année pleine de 365 jours, les secondes supplémentaires à introduire sont moins régulières et donc moins prévisibles. Depuis 1972, le Service International de la Rotation Terrestre et Systèmes de Référence a ainsi rajouté 33 secondes intercalaires et il est nécessaire d'en rajouter une 34ème à la fin de 2008.
Pour simplifier le tout, elle sera rajoutée le 31 décembre 2008 où il existera une 23 h 59 mn 60 s. Tout ceci en temps universel, à l'heure locale française il sera 00 h 59 mn 59 s le 1er janvier 2009 !
Via Techno-Science.
Voir l'article de l'Observatoire de Besançon.
Accès au site d'annonce des secondes intercalaires.

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06 juillet 2008

DIV - IA : vers une informatique noire et rapide.

Le professeur Igor Lukyanchuk, du laboratoire de physique condensée de l'université de Picardie, pense que la puissance des ordinateurs pourrait être multipliée par 1 000 grâce au remplacement du silicium par le carbone pour la fabrication des puces. Une propriété remarquable du graphite pur est que électrons s'y comportent comme des photons ; c'est à dire que, proche de la supraconductivité, le graphite présente une très faible résistance au passage du courant électrique, mais non plus à la température de l'azote liquide : à le température ambiante. De plus, au plan matériel, les monocouches de graphite - les graphènes - s'affranchissent des contraintes de volume des conducteurs puisqu'elles ont la simple épaisseur des atomes de graphite, soit quelques angströms (10-10m), La physique descend ainsi en dessous de l'échelle du nanomètre (10-9m), en permettant d'envisager des conducteurs à seulement deux dimensions et une nouvelle électronique dans laquelle le carbone pourrait prendre le relais du silicium.
Via LeMonde.com

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05 juillet 2008

IA : le robot fait le ménage.


Le robot "Readybot" va nettoyer votre cuisine ... La preuve que l'artificiel est bien loin encore de l'humain.
Voir le film.

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01 juillet 2008

DIV - INFO : Externaliser ses devoirs d'informatique.

Un millier d'élèves d'une grande université anglaise ont été découverts par leurs enseignants. Ils « externalisaient » leurs devoirs vers l’Inde, où des développeurs effectuaient le travail à leur place pour environ 10 dollars l’exercice de codage, et jusqu'à 200 dollars pour un mémoire complet !
Les professeurs ont admis déceler difficilement l’imposture : un programme pouvant s’écrire de différentes manières.
L'un des sites le plus plébiscité semble être "Rent A Coder".
Espérons que les élèves de l'IdC s'interdisent une telle pratique pour le moins peu consciencieuse.
Via "L'informaticien.com".

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DIV : Le rapport CHABBAL sur le devenir de l'ingénierie.

Le rapport proposé par Robert Chabbal vient d'être rendu public.
Si la dualité université/écoles est une caractéristique de l’enseignement supérieur français, elle doit évoluer afin de préserver la lisibilité des formations à l'international et résoudre les problèmes d'obstacle à la pluridisciplinarité.
Pour sortir de cette dualité sans perdre la qualité de chacun, le rapport propose la création de collegiums d’ingénierie qui regrouperaient sur un même site l'ensemble des écoles d’ingénieurs.
Les discussions vont se poursuivre au sein de la Commission Philip, chargée par le Ministère de l'Enseignement Supérieur de réfléchir aux nouveaux partenariats entre universités et grandes écoles.

Le principe recommandé est déjà envisagé à Bordeaux comme il l'a été à Grenoble, par la création d'un Institut Polytechnique, correspondant à une "graduate school" d'ingénierie et fédérant toutes les formations d'ingénieurs du site.

Accès au Rapport Chabbal.

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27 juin 2008

DIV : Financement des universités - rapport de l'Assemblée.

Quinze jours après le Sénat, la mission d’évaluation et de contrôle (MEC) de l’Assemblée Nationale a rendu un rapport sur l’allocation des moyens aux universités, posant comme priorité l'augmentation des dotations par étudiant inscrit pédagogiquement dès 2009 et reprenant les principales propositions des sénateurs.
Le financement sur la performance serait de 10% pour la formation et 25% pour la recherche avec des critères de financement simplifiés. Les coûts différeraient entre d'une part étudiants en sciences et en ingénierie et d'autre part les autres sans distinguer entre licence et master. Les indicateurs de performance seraient la réussite aux diplômes, l’insertion professionnelle, la situation sociale des étudiants et les caractéristiques socio-économiques de la région d’implantation de l’établissement. Pas de critères spécifiques, contrairement aux sénateurs, n'ont été proposés pour la gouvernance.
Les rôles de l'AERES et de la DGES sont redéfinis : l'évaluation entièrement confiée à l’AERES, la DGES en tirant les conséquences budgétaires, et prenant ses décisions en fonction des évaluations de l’AERES.
Accès au rapport.

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21 juin 2008

DIV : Certains cygnes sont peut-être gris - Popper ou Bayes ?

Le principe de réfutabilité ou de falsifiabilité, proposé par C. Popper dans La logique de la découverte scientifique (1934), permet de distinguer les hypothèses scientifiques des hypothèses des fausses sciences, religions ou superstitions. Un récent article de Robert Matthews (Do we need to change the definition of science?, New Scientist, n°2655, 10 mai 2008, pp.44-47) relativise et propose un dépassement du principe. Aujourd’hui, beaucoup scientifiques se plaignent de ne pas oser formuler d’hypothèses audacieuses au prétexte que ces hypothèses ne seraient pas falsifiables. Comme le développait P. Feyerabend dans sa thèse d’anarchisme méthodologique, i l ne faut pas brider l’imagination. Les chercheurs constatent souvent qu’après quelques années, leurs hypothèses auraient pu être vérifiées grâce aux progrès de l’instrumentation ou du calcul.
R. Matthews propose un raisonnement bayesien, faisant appel aux probabilités et utilisé dans l'évaluation de l'incertitude. La « vérité » ou « plausabilité » d’une hypothèse est fonction du nombre de preuves qui jouent en sa faveur. Il ne s’agit pas des seules preuves expérimentales obtenues en fonction de l’état actuel des instruments, mais de probabilités de preuves susceptibles d’être obtenues dans l'avenir. On ne cherche plus la falsifiabilité mais la plausibilité d’une hypothèse, en accumulant le plus de preuves ou probabilités de preuves en sa faveur. Plus l’hypothèse est prouvée, plus elle sera considérée comme plausible. Mais elle ne sera pas rejetée si un certain nombre d’expériences la contredisent et devient crédible lorsqu'elle repose sur plus de 50% de preuves favorables.
Pour choisir entre des théories rivales, c’est la théorie qui présente le plus fort pourcentage de résultats favorables actuels, ou la plus forte probabilité de résultats favorables futures, qui sera retenue. Une théorie peut dès lors être considérée comme scientifique en termes bayésiens, lorsque c’est elle qui est la plus compatible avec le plus grand nombre d’observations expérimentales conduites, non à son propos, mais à partir des théories sous-jacentes.

Commentaire in The NewScientist du 11 juin 2008.

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13 juin 2008

DIV : Les conditions de vie des élèves ingénieurs.

L'Observatoire de la Vie Etudiante (OVE) a réalisée pour la première fois une enquête sur les conditions de vie des 100 000 inscrits dans les 224 écoles d'ingénieurs françaises.

Accès aux résultats de l'enquête.

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12 juin 2008

DIV : Allocation des moyens aux universités - rapport du Sénat

Le groupe de travail du Sénat présidé par Philippe Adnot et Jean-Léonce Dupont, a rendu le 11 juin 2008 ses propositions concernant l’allocation des moyens aux universités dans le cadre de l’autonomie des universités.
La simplification des 43 critères actuels du système San Remo se fait sur la base d'une distinction claire entre le financement de la formation et celui de la recherche, avec la suppression de la dotation globale de fonctionnement globalisant actuellement les deux volets de l'activité.
Un financement à la performance de 10% des crédits de fonctionnement de formation et jusqu’à 20% des crédits de fonctionnement de recherche, inclurait la masse salariale incluse. La recherche devait passer d'une part de financement contractualisé de 20% aujourd’hui à 50% à terme.

Pour ce qui est de la formation, le financement devra tenir compte de ’insertion professionnelle à six mois puis à trois ans, et du niveau de salaire. Pour les licences, le taux de poursuite d’études entrera en ligne de compte. Le « forfait étudiant » fondé serait basé sur le coût par étudiant en fonction de sa filière de formation et le nombre d’étudiants présents aux examen et non plus le nombre d’inscrits.
Les budgets des IUT et des écoles d’ingénieurs internes aux EPCSCP devraient dès 2012 être globalisés après « un dialogue de gestion interne approfondi » avec la direction de l'université.
Le rapport souligne le nécessaire encouragement aux spécialisations avec des éventuelles réorientations des formations lorsqu'elles ne correspondent pas aux besoins.
le rapport n'aborde pas réellement le problème des indicateurs qui restent à construire.

Pour ce qui est de la recherche, les critères retenus concernent outre les publications, la valorisation de la recherche et la levée de fonds extérieurs. Il faut encourager les universités qui créent des fondations, développent des spécialisations et répondent aux appels d’offres, par des moyens supplémentaires.

Au niveau du fonctionnement général, une part du financement serait réservé à la bonne gestion des universités, prenant en compte des critères de taux d’occupation des locaux, de niveau d’encadrement administratif, de valorisation de services de gestion externalisés, etc.

Ce dispositif pourrait substituer un système "Sympa" (système de répartition des moyens à la performance et à l'activité) à l'actuel "Sanrémo" en fonction depuis 1991.
La suite du feuilleton en fin juin, lors de la remise du rapport de mission de la MEC (mission d’évaluation et de contrôle) de l’Assemblée nationale qui s’est auto-saisie de la question de l’allocation des moyens aux universités.

liens : Libération ; 20 minutes ; Le Figaro

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09 juin 2008

DIV : Une commission pour des passerelles entre écoles et universités.

Afin de faciliter les partenariats entre universités et grandes écoles, la commission Philip a été installée officiellement par la ministre Valérie Pécresse le 4 juin 2008.
Elle devra remettre son rapport à la fin du mois de septembre. Sa mission porte sur les moyens à mettre en oeuvre pour créer davantage de passerelles entre les classes préparatoires et l’université (équivalence entre les cursus de classes préparatoires et de licence, filières conjointes et doubles diplômes…), les grandes écoles et les écoles doctorales des universités.
le but est une meilleure intégration des CPGE au dispositif universitaire, une plus grande fluidité entre filières d'ingénieurs et cursus de master, et davantage d’étudiants issus de grandes écoles préparent un doctorat. Elle concernenra plus globalement tous les acteurs de la formation LMD et ingénieurs, et le tissu économique national et étranger.
Présidée par le Professeur Christian Philip de la faculté de Droit de Lyon 3, elle est composée d'un représentant de la CPU, d'un représentant de la CDEFI, d'un représentant de la CGE, d’une quinzaine de membres représentatifs du système d’enseignement supérieur et du monde socio-économique.

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02 juin 2008

BIO - IA : Brain-robot interfaces.

L'équipe de Andrew Schwartz, du motorlab de l'université de Pittsburgh en Pennsylvanie, vient de publier dans Nature les résultats d'une expérimentation liant le cerveau à un système robotisé. Des singes parviennent ainsi à bouger un bras robotisé grâce à des électrodes implantées dans leur cerveau, pour réaliser des actions complexes en trois dimensions. Les pistes d'application sont nombreuses pour le handicap ou la commande directe d'artefacts par l'activité cérébrale.
Voir une vidéo.

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28 mai 2008

DIV : Opération Campus : 6 premiers projets retenus

Le comité d'évaluation de l'Opération Campus visant à renforcer l'attractivité et la visibilité internationale des universités françaises, s'est réuni aujourd'hui 28 mai 2009 pour retenir 6 campus (19 universités, 17 écoles, 5 régions, 340 000 étudiants et 13 chercheurs publiants) parmi les 46 dossiers déposés.

1 - le projet du PRES "Université de Bordeaux" - "Talence-Gradignan-Pessac" ;
2 - le projet "Grenoble, Université de l'innovation" ;
3 - le projet du PRES "Université de Lyon" - "Lyon cité Campus - campus Charles Mérieux et La Doua" ;
4 - le projet porté par les universités de Montpellier ;
5 - le projet porté par l'université de Strasbourg - "campus Historique-Esplanade ;
6 - le projet du PRES de Toulouse - "campus Rangueil et Toulouse-centre".

Les projets retenues ont maintenant 6 mois pour finaliser le projet immobilier, les partenariats public-privé et un plan de financement général.
Prochain rendez-vous : novembre 2008.

Interview de Robert Lacroix du comité de sélection.
Les conditions de labellisation.
La carte des projets retenus.
pour aller plus loin : l'intégralité du dossier ministériel "Campus".

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22 mai 2008

DIV : Mais qui a écrit le théorème de Pythagore ?


Qui a vraiment écrit le théorème de Pythagore ?: "BIEN évidemment, ce n'est pas Pythagore. Ce serait trop simple. Tout comme Archimède et sa baignoire ou Newton et sa pomme, bien des légendes se sont construites au fil du temps ...

Libellés :

BIO : Hybrides anglais.

Les députés britanniques se sont prononcés, lundi 19 mai, pour l'autorisation d'embryons hybrides issus de l'intégration d'ADN humain dans des ovules d'animaux, une pratique présentée par certains scientifiques comme essentielle pour la recherche de nouveaux traitements de maladies telles qu'Alzheimer et la mucoviscidose.
(Via Le Monde.fr : Sciences.)

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21 mai 2008

BIO - DIV : Darwin en ligne.


L'Université de Cambridge, dépositaire des archives de Charles Darwin, y a mis en ligne l'ensemble de son oeuvre sur la théorie de l'évolution, ses carnets de voyage, sa correspondance, ses dessins, illustrations, portraits et paysages.

En plus du fameux "Origin of Species" ou du "Voyage of the Beagle", on y trouve des documents privés et des documents plus particuliers comme "The Expression of the Emotions" ou "The Power of Movement in Plants".

Une mine ... notamment pour les illustrations exceptionnelles.
Allez voir ce site.

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22 avril 2008

DIV : Vers un classement européen des universités.

La Commission européenne nomme un groupe consultatif de 22 experts pour la recherche et la science, qui formeront le groupe consultatif de haut niveau dans le domaine de la recherche et de la science : ERAB (Comité de l'espace européen de la recherche ou ), vendredi 11 avril 2008.
Représentant le monde de la science, des milieux universitaires et des entreprises, ces experts doivent fournir à la Commission des conseils indépendants et fiables sur la politique européenne en matière de recherche.
L'ERAB jouera un rôle essentiel en contribuant à l'élaboration, à la promotion et à l'évaluation des initiatives et des actions destinées à réaliser les objectifs de l'espace européen de la recherche. Parmi ses principales tâches, l'ERAB remettra à la Commission un rapport annuel sur "l'état de l'espace européen de la recherche".

Libellés :

DIV : Classification de Shanghai.

Shanghai. : Selon Yin Jie, vice-président de l'université Jiao Tong de Shanghai, "Le classement n'est utile que si l'on veut comparer les universités américaines, britanniques, chinoises et japonaises. Il ne rend pas justice aux universités françaises ou allemandes car elles ont un système qui diffère complètement."
"Nos étudiants qui veulent partir à l’étranger se réfèrent au classement principalement pour les États-Unis. Pour la France, nous savons déjà quels établissements sont bons dans chaque domaine. Pour nous, la réputation des établissements français, basée sur les expériences de coopération et sur le bouche-à-oreille, prime sur le classement".
Voir dans ce blog : Shanghai, aie, aie, aie !

Voici néanmoins la liste des premiers établissements français d'après la classification 2007 :

Paris-VI, 39e mondiale, 6e européenne, 1re française ;
Paris-XI, 52e mondiale, 10e européenne, 2e française ;
ENS Paris 83e mondiale, 26e européenne, 3e française ;
Strasbourg-I, 99e mondiale, 33e européenne, 4e française ;
Paris-VII, 102-150e mondial, 35-56e européenne, 5e française ;
Grenoble-I, 151-202e mondiale, 57-80e européenne, 6e française ;
Paris-V, 151-202e mondiale, 57-80e européenne, 6e française ;
École polytechnique, 203-304e mondiale, 81-123e européenne, 8-13e française ;
Lyon-I, 203-304e mondiale, 81-123e européenne, 8-14e française ;
Aix-Marseille-II 203-304e mondiale, 81-123e européenne, 8-15e française ;
Montpellier-II 203-304e mondiale, 81-123e européenne, 8-12e française ;
Toulouse-III 203-304e mondiale, 81-123e européenne, 8-16e française

Au-delà de la 100e place, les universités sont classées par groupe. On peut citer :
entre la 305e et la 401e place, l’École nationale supérieure des Mines, Aix-Marseille-I, Bordeaux-I, Nancy-I et Paris-IX ;
entre la 402e et la 508e place, l’ENS Lyon, Bordeaux 2, Lille 1, Nice et Rennes 1.

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19 avril 2008

IA - SHS : Les interfaces en 2020.

L'évolution de l’informatique en 2020 fera disparaître toute frontière entre homme et ordinateur.
C'est ce que prédit Microsoft Research à la suite d'un atelier de prospective sur l’évolution des interfaces hommes machines (IHM).
Un rapport sur ce que devraient être ces interfaces en 2020 est accessible ici (.pdf).
selon ce rapport, et d’ici 2020, la parole et les gestes joueront un rôle central dans nos relations aux machines. L'activité nerveuse sera utilisés pour contrôler les ordinateurs, notamment au service des handicapés. La connectivité omniprésente permettra aux systèmes d'être des substituts de la mémoire et d'aider le raisonnement humain. La traçabilité des déplacements, des actions et des positions va se généraliser et des dispositifs médicaux implantés permettront à certaines machines de devenir des parts humaines. L’informatique mobile sera remplacée par une informatique ubiquitaire où chacun aura accès à des milliers d’ordinateurs. Nos activités, enregistrées en continu, seront constamment disponibles.
Selon Richard Harper, coresponsable de cette publication et codirecteur du laboratoire des systèmes socio-numériques chez Microsoft, les auteurs, les concepteurs, distributeurs ou fournisseurs de services devront prendre en compte des valeurs humaines, telles que la confidentialité, la sécurité, la morale ou l’éthique.
(Via Internet Actu.)

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DIV : Edward Lorenz est mort.

Le scientifique américain Edward Lorenz, considéré comme le père de la théorie du chaos et de l'effet papillon, est décédé mercredi à l'âge de 90 ans, a annoncé le Massachusetts Institute of Technology (MIT) où il avait été professeur.

Pour l'histoire :
C'est en 1961 qu'un météorologiste du MIT, Edward Lorenz, a découvert par hasard ce qui est aujourd'hui appelé l'effet papillon, alors qu'il expérimentait des modèles théoriques de l'atmosphère. Il constatait alors qu'un minuscule changement dans une partie du monde (le battement d'une aile de papillon au Brésil) pouvait conduire à des effets météorologiques les plus important (un hurricane en Alaska).
Lorenz proposa qu'un système déterministe tel que le temps météorologique était soumis à des transitions passant de l'ordre au chaos et surtout qu'ils échappaient à toute prédiction.
Une version ludique du modèle de calcul de Lorenz permet ici de visualiser sur un dessin dynamique la figure appelée "attracteur de Lorenz".

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12 avril 2008

DIV : Les 100 des STIC mondiales.


Ziff Davis a réalisé un classement des 100 personnes les plus influentes dans le domaine des technologies de l'information.

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DIV : Ouverture du Musée de l'Informatique à Paris.


Le nouveau Musée de l'informatique ouvre ses portes le 15 avril 2008 à la Défense.

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11 avril 2008

IA - BIO - SHS : La technologie à la conquête du corps.


Conférence : "La technologie à la conquête du corps" - Homme augmenté, cyborg, progrès médicaux, où va l’espèce humaine ?
Mardi 6 mai 2008 à partir de 18h00 - Institut de journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA) rue Jacques Ellul - Bordeaux.
Avec : Paul Benkimoun, journaliste à la rubrique médecine au Monde ; Claudia Courtois, correspondante au Monde ; Jean-Gabriel Ganascia, professeur d’intelligence artificielle et de sciences cognitives à l’université Pierre et Marie Curie Paris VI.

« Si la capacité qu'à l'homme de se transformer est caractéristique de sa nature même, les dernières années ont vu les progrès technologiques se multiplier dans ce domaine, au point qu'on parle maintenant de la possibilité d'une «post-humanité» engendrée par l'application des technologies sur le corps -et notamment le cerveau- humain.
Aujourd'hui, les rêves de mutation se partagent entre «pop culture», recherche militaire, recherche scientifique et marché du loisir.
Ces rêves d'hommes augmentés pourront-il permettre à l’Homme d’allonger son espérance de vie, voir, comme l’imagine certains de vaincre la mort ? Est-il possible de faire une différence claire entre l’utilisation des techniques à des fins médicales de réparation (redonner la vue à un aveugle) et à des fins d’amélioration du corps humain (donner à un soldat la possibilité de voir de nuit) ?
Que l’on cherche à multiplier la force physique, les capacités intellectuelles ou le simple bien être, notre responsabilisation éthique est donc en jeu. »

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DIV : Worldometers.

Pour consulter l'Horloge Mondiale "Worldometers", qui fournit des statistiques mondiales en temps réel sur la population, l'économie, l'éducation, l'environnement, l'alimentation, l'eau, l'énergie et la santé : http://www.worldometers.info/fr

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27 mars 2008

DIV : Autour de l'évolution.

L'ISCC (Institut des Sciences de la Communication du CNRS) organise une Journée d'étude « Autour de l’Evolution » dans le cadre des Séminaires "Théorie de la communication et théories de la connaissance", le 18 avril 2008 de 14 h à 18 h, au siège du CNRS, 3 rue Michel-Ange, 75016 Paris
Alors que la théorie de l'Evolution des espèces fait aujourd'hui l'unanimité chez les scientifiques qui continuent de la tester et de l'élaborer, elle est encore parfois l'objet de controverses artificielles qui seraient sans intérêt si elles ne risquaient pas de semer le trouble dans les programmes scolaires de certains pays, et plus généralement chez les publics peu informés. C'est, en particulier, le cas chez les enfants qui peuvent y être confrontés lorsqu'ils se documentent sur le web, où les manipulations de l'information, même scientifique, sont nombreuses.
Le but de cette journée d'étude est de faire se rencontrer, scientifiques, historiens des sciences, enseignants, pour confronter leurs analyses sur ce sujet, et envisager de poursuivre, collectivement, ce travail de réflexion dans l’avenir.
Animateur et coordonateur de la journée Gérard Arnold

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14 mars 2008

DIV : Les chercheurs publiants.

L’AERES (agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) vient de mettre en ligne la charte de l'évaluation et, adoptant les critères européens des Standards and Guidelines for Quality Assurance in the European Higher Education Area de l'ENQA, les critères d’évaluation des chercheurs et enseignants-chercheurs « publiants » c’est-à-dire les publications qui seront prises pour évaluer l’activité d’une unité de recherche et prises en compte dans l'évolution des carrières.
Cinq grands secteurs scientifiques sont définis, pour lesquels il a décidé d’un nombre minimum de publications de rang A selon que l’on est chercheur ou enseignant-chercheur :

  • Mathématiques ;
  • Physique, Chimie, Sciences de la Terre et de l'univers ;
  • Sciences pour l’Ingénieur, Sciences et Technologiesde l’Information et de la Communication ;
  • Sciences du Vivant ;
  • Sciences de l’Homme et de la Société
Un mathématicien devra produire en quatre ans au moins 2 publications, quel que soit son statut. Un chercheur en sciences du vivant ou en sciences de l’homme et de la sociétédevra publier 4 fois contre 2 pour un enseignant-chercheur.
Une production scientifique de rang A est une publication dans une revue internationale avec comité de lecture ou « une revue considérée comme de très bon niveau par la communauté dans certaines disciplines ». C’est aussi un chapitre d’ouvrage ou un ouvrage de recherche reconnu internationalement et « ou de portée nationale en SHS ». Pour le secteur STIC ou SHS, un article long dans un congrès international à comité de sélection considéré comme sélectif par la communauté peut également être considéré comme de rang A tout comme la constitution de bases de données accessibles ou de corpus de référence, les éditions critiques. Enfin un brevet déposé à l’international sera également pris en compte.
La participation à des colloques n’est pas retenue comme « un critère pertinent d’appréciation » au regard de la « très grande variabilité qualitative » de l’évaluation des actes.
D’autres indicateurs sont valorisables. Comme « l’ouverture vers le monde de la demande sociale », pudique appellation du lien public-privé. Ainsi le dépôt de brevets, le développement de logiciels, l’appartenance active à des laboratoires communs public-industriel, la participation à la création d’entreprises seront pris en compte.
Pour ce qui est des SHS, la valeur de la publication sera définie à l’aulne de trois catégories : internationales, nationales et locales ou professionnelles. Les articles publiés dans des revues locales ou professionnelles sont comptabilisés, tantôt au titre de la recherche, tantôt au titre de la diffusion de la culture scientifique ou de la valorisation selon les disciplines.
Un bon ouvrage scientifique de recherche ou d’érudition est une publication de rang A (les éditions critiques, les manuels, traités, précis, essais, compilations sont appréciés au cas par cas). La direction d’ouvrages collectifs est comptabilisée dans les disciplines où elle est une forme de production essentielle.
Pour ce qui concerne les sciences de la vie, de la santé et de l’environnement, l’AERES sensible à la notion de prise de risque, « analysera chaque cas ne répondant pas aux critères ». Une publication dans une revue prestigieuse devrait permettre au chercheur de devenir « publiant ». Les mathématiciens pourront dans « certains cas » être considérés comme publiant pour avoir dirigé une thèse.
(via Educpros.fr)

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02 mars 2008

DIV : 14 défis technologiques de demain.

Voici cette année encore les quatorze grands défis de l’ingénierie de demain.

L’Académie nationale de l’ingénierie américaine (NAE) a publié le 15 février les ‘14 grands défis pour l’ingénierie de demain’, sélectionnés par un comité de spécialistes dont Craig Venter, Ray Kurzweil, Larry Page, cofondateur de Google et Danny Hillis, créateur de Freebase et collaborateur, avec Brian Eno et Steward Brand, au projet d’’horloge du long maintenant‘.


Voici donc la liste de ces quatorze travaux d’Hercule qui s’adressent aux ingénieurs de demain :



  • Rendre économique l’énergie solaire., notamment en envisageant d’imiter le vivant et son usage de la photosynthèse.

  • Utiliser la fusion nucléaire., cad l’inverse de la fission, tel qu'envisagé dans le dispositif ITER .

  • Développer des méthodes de séquestration du gaz carbonique sous terre.

  • Savoir gérer le cycle de l’azote vitale pour la survie des plantes et toute la chaine alimentaire, en maîtrisant notamment la production de l’oxyde nitreux.

  • Donner accès à l’eau potable pour tous. par la désalinisation et le recyclage des eaux usées.

  • Restaurer et améliorer l’infrastructure urbaine car l’infrastructure des villes tend à être faillible et vieillissante.

  • Améliorer l’informatique médicale pour mieux se préparer aux grandes catastrophes sanitaires, comme la survenue de pandémies ou d’attentats terroristes.

  • Créer de meilleurs médicaments pour une médecine personnalisée.

  • Arriver à faire la rétro-ingénierie du cerveau dans une intelligence artificielle se basant sur des modèles psychologiques ou sur des reproductions du cerveau.

  • Eviter une catastrophe nucléaire avec des matériaux plus résistants, des méthodes de détection des menaces à distance, en facilitant les mesures d’urgence et repérer l'erreur humaine.

  • Sécuriser le réseau informatique mondial par des langages de programmation intègrerant la sécurité dans leur structure même, et la simplification des procédures.

  • Améliorer la réalité virtuelle et les interfaces dans le domaine du toucher, et de l’augmentation de la résolution des dispositifs visuels, et en s'intéressant aux aspects psychologiques de l'illusion, notamment avec des ‘humains virtuels’ dans une ‘Seconde Terre’ qui fusionnerait les principes de Google Earth et Second Life.

  • Développer l’apprentissage personnalisé, basé sur les connaissances en neurosciences, voire en envisageant un ‘téléchargement’ des connaissances dans le cerveau de type Matrix.

  • Créer les outils nécessaires à la découverte scientifique qui a besoin de plus en plus d’instruments sophistiqués tels que microscopes, télescopes, et bientôt ordinateurs quantiques.

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DIV : religion et nanotechnologies.

Attention aux Nanotechnologies !. Voilà ce qui sépare le monde nouveau du vieux continent.
Chez des personnes averties, une forte suspicion du public américain est due à l’importance prise par la religion aux Etats-Unis où l'on diabolise les nanos qui jouent à Dieu ! Seuls 29,5% des américains considèrent les nanotechnologies comme moralement acceptables. De l'autre côté de l'Atlantique, 54,1% des Anglais adoptent la même position, alors que 62,7% des Allemands et 72,1% des Français les acceptent sans problème.
Voir les résultats de l'enquête et les analyses publiés dans Nature qui y consacre un éditorial prônant le rapprochement de la recherche en nanotechnologies avec les sciences sociales.

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DIV : Planète X - Les modèles et la découverte de l'invisible.

En se basant sur des simulations numériques, le professeur Tadashi Mukai et le chercheur américano-brésilien Patryck Sofia Lykawka, collaborant au sein du Center for Planetary Science de l'Université de Kobe au Japon, suggèrent la présence d'une planète externe, au-delà de Pluton, appelée Planète X.
Sa masse se situerait entre 3 et 7 dixièmes de celle de la Terre, et expliquerait la structure orbitale de la ceinture trans-neptunienne (ceinture de Edgeworth-Kuiper).
Elle aurait été probablement éjecté par l'une des planètes géantes, et aurait acquis une orbite stable de plus de 100 UA, inclinée (de 20 à 40 degrés.
Résumé (lien).
Accès à l'article du "The Astronomical Journal" (pdf).

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28 février 2008

DIV : La CTI vers l'AERES - le soutien de la CDEFI.

La CTI (Commission des titres d'ingénieur) est à un tournant de son histoire.
Un audit externe réalisé en vue de l’accréditation européenne de l’ENQA a révélé le manque d’indépendance et de moyens de la Commission, tout en soulignant la qualité de son travail d’habilitation. Une évaluation qui pourrait bien remettre en cause l’adhésion de la CTI à l’ENQA.
Dans le même temps, la Commission négocie les modalités de coopération avec l’AERES, l'Agence d’évaluation française. Dans ce contexte, la CDEFI (Conférence des directeurs d’écoles françaises d’ingénieurs), organe officiel inscrit à la Loi LRU comme membre de la commission des chefs d'établissements de l'enseignement supérieur, soutient fermement la volonté d’indépendance de la CTI et se déclare vigilante sur son évolution.
Paul Jacquet, son président, s’en explique dans un interview publié aujourd'hui.

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DIV : l'Institut d'Optique rejoint ParisTech.

Le conseil d’administration de "ParisTech", qui rassemble depuis 2007 dix des plus grandes écoles franciliennes, a décidé le 19 février d’accueillir l’institut d’optique graduate school comme membre associé.
Le pôle scientifique d’écoles d’ingénieurs entend bénéficier « d’une expertise reconnue dans le champ de l’optique, élargissant ainsi son domaine de compétences. »
L’institut d’optique graduate school forme des ingénieurs en optique et photonique, sur le plateau de Saclay, à proximité de l’Ecole polytechnique. Il s’appuie sur les chercheurs du laboratoire Charles Fabry (LCFIO), une unité mixte de l’Institut d’optique, du CNRS et de Paris Sud 11.
Un projet de décentralisation de la 3ème année à Bordeaux permettra de former des ingénieurs en rapport avec le pôle de compétitivité "route des lasers" et le futur Institut Polytechnique de Bordeaux.

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DIV : Réforme de la médecine préventive universitaire.

La ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports a présenté en conseil des ministres du 27 février son plan « santé-jeunes ». Celui-ci propose une série de mesures applicables dès la rentrée 2008-2009, destinées à protéger les 16-25 ans, à suivre leur santé et à lutter contre les conduites à risque.
La médecine préventive universitaire est concernée. Ainsi les missions des services universitaires de médecine préventive et de promotion de la santé (SUMPPS) seront révisées, notamment afin que les SUMPPS qui le souhaitent puissent se constituer en centre de santé et de soins, en observatoire local de la santé étudiante ou encore en centre de planification familiale.
Accès au document de synthèse : Plan "santé des jeunes" (27-02-08)

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18 février 2008

SHS : La révolution inhumaine.


Pour nous adapter à la puissance des technologies numériques, il va nous falloir modifier en profondeur la vision que nous avons de nous-mêmes.
Ces propos du Professeur Olivier Dyens, du département d'études françaises de l'université Concordia à Montréal, auteur de « La Condition inhumaine » aux Editions Flammarion, et qui étudie depuis quinze ans l'impact des nouvelles technologies sur la société, signalent la profonde transformation que les technologies numériques imposent à l'être humain, et surtout à la perception qu'on a de l'être humain.

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BIO-SHS : L'armée et le cerveau des soldats US.

ViaInternetActu.net
Nous avions déjà évoqué le projet de cognition augmentée’ (AugCog) de la Darpa, l’agence de recherche et développement de l’armée américaine, qui a donné pour ‘mission’ à 11 partenaires universitaires et industriels d’’étendre la capacité de traitement des informations par les individus’ (téléchargez la vidéo, la voir en ligne).


En novembre dernier, on apprenait ainsi l’existence du projet ‘Honeywell Image Triage System’ (Système de tri des images d’Honeywell, HITS - sic). Son objectif : multiplier par 6 la vitesse de traitement des images par les analystes de l’armée, grâce à des capteurs mesurant les signaux dans leurs cerveaux afin d’identifier, dans les images, les zones les plus intéressantes.


Augmented CognitionLe système, qui combine électrocardiogramme, encéphalogramme et interface cerveau/ordinateur, peut également transmettre, sans fil, au commandement, une représentation visuelle des capacités des soldats : état de santé, physique et émotionnel, conditions environnementales, fatigue, distraction, surcharge d’information, etc.


L’objectif est d’ajuster les informations qui lui sont envoyées en fonction de ces capacités, et de déterminer quels sont les signaux (audio, visuels, tactiles) qu’il intègre le plus vite, et au mieux. Mais AugCog vise également à permettre aux officiers de sélectionner ceux qui sont en bonne condition physique et mentale, ceux qui peuvent engranger encore plus d’information et de stress, et identifier ceux qu’il convient d’écarter, voire de rapatrier.


Le problème, souligne en effet l’un des participants au projet, c’est que ‘les soldats subissent déjà un stress élevé lorsqu’ils sont au combat, et (que cela ne risque pas de s’améliorer quand) nous les bombardons (sic) d’informations au sujet des positions ennemies, de la météo, des systèmes d’armes et plans de mission‘.


Honeywell se plaît à rappeler qu’elle a une longue expérience en matière d’évaluation du facteur humain, et que ses innovations pourraient également servir en matière médicale, géospatiale, entre autres activités commerciales. On n’ose imaginer ce que cela entraînerait en matière d’examen scolaire, d’entretien d’embauche, de mesure de la performance des employés ou encore de lutte contre le chômage.





La vidéo de présentation d’AugmentedCognition.org.


Via Internet Actu.

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09 février 2008

SHS : Capital Humain ?

Créé en 1950 et confinée dans le cercle étroit des économistes néoclassiques, la notion de "capital humain" s'est répandue à partir des années 1980 pour devenir un des concepts favoris des théoriciens des ressources humaines, dans ce qu'il est convenu d'appeler le domaine des compétences et connaissances.
Elle occupe aujourd'hui une place surprenante dans le vocabulaire des responsables politiques, notamment depuis quelques temps ... Mais de quoi s'agit-il ?
(Via Le Monde diplomatique.)

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28 janvier 2008

BIO : Faut il se mettre martel en tête ?

Si les sciences cognitives souhaitent légitimement tirer les profits des nouvelles techniques d'imagerie, en déduire des informations fonctionnelles sur les processus cérébraux à partir des données spatio-temporelles nécessite une prudence épistémologique qu'il convient de rappeler aux spécialistes du marteau dans la tête.
La phrénologie de Gall n'a pas seulement permis de noter la bosse des maths chez l'enfant doué et le faciès de l'homme criminel chez Lombroso, elle a également permis l'essort incontestable d'une neuropsychologie localisationniste dont Broca est la tête de liste, et sans laquelle les neurosciences de la fin du dernier siècle n'auraient peu exploser comme discipline majeure du début de celui-ci. L'imagerie fonctionnelle, dans ce néophrénologisme, souhaite fournir la carte spatiale des fonctions cérébrales et objectiver les processus psychologiques ou linguistiques comme phénomènes physiques que peut mesurer la machine la plus chère et la plus grosse qui fait la réputation de la conséquemment meilleure équipe.
Gageons que cette approche, qui ne maîtrise plus la relation de la cause à l'effet, n'épuise pas les autres approches objectivistes de la cognition, et que les neurosciences, la psychologie ou la linguistique ne se réduisent pas à l'imagerie cérébrale, point de passage obligé d'une nouvelle science orchestrée par les techniciens.

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BIO : Le marteau dans la tête.

Une équipe du Center for Cognitive Brain Imaging de l’université Carnegie Mellon, sous la direction de Marcel Just et Tom Mitchell, a cartographié par IRM la représentation interindividuellement stable d’objets simples.
Si les configurations neurales présentent une relative universalité lorsque nous pensons, probablement un peu de la même manière, à un marteau, il convient de savoir si cette "universalité neurobiologique" des supports de la pensée se limite aux objets simples ou si elle s’étend à des concepts que les sujets pourraient se construire grâce à leur expérience et leur personnalité.
Evidemment, de quoi réjouir les réductionnistes patentés des nouvelles facultés de médecine et de psychologie.
Accès au résumé.

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20 janvier 2008

DIV : Les propositions du rapport Attali.

Voici quelques unes des propositions de la commission Attali concernant le futur de l'université.

Le rapport, rendu public le 23 janvier 2008, préconise le développement de secteurs clés comme le numérique, la santé, la biotechnologie, les industries de l'environnement et la création d'"infrastructures portuaires, aéronautiques et financières de taille mondiale", tout en recommandant de conduire la réforme "tambour battant", dès avril 2008, pour parvenir en 2012 à ses objectifs.

Extraits :
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20. L'évaluation des universités. Audit public et classement annuel "général, simple et clair" de chaque établissement d'enseignement supérieur.
24. Les pôles d'excellence. "Faire émerger par appel d'offres" dix ensembles universitaires réels et virtuels, pouvant être financés à 80% par le privé, fixant les conditions "d'excellence" de l'ensemble du système de formation supérieur et de recherche.
30. Le statut des enseignants-chercheurs. "Personne ne devrait pouvoir être chercheur à vie sans enseigner". Tous les chercheurs seraient recrutés sur des "contrats de quatre ans", dont le renouvellement serait soumis à évaluation.
227. L'évaluation des services publics. "Évaluer les services de l'Etat (école, université, hôpital, administration) et rendre publique cette évaluation".
228. L'évaluation des agents des services publics. "Faire évaluer tout agent d'un service public (professeur, fonctionnaire, médecin) par ses supérieurs mais aussi par les usagers".
252. La rémunération des fonctionnaires. "Permettre aux employeurs publics de déterminer les conditions de rémunération de leurs agents et revoir l'avancement automatique pour augmenter la part des promotions faites au choix".
253. Les primes des fonctionnaires. "Primes liées à la performance collective et individuelle des agents".
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accès au rapport : (format PDF).

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12 janvier 2008

BIO - SHS : Du cerveau pour l'auto !

Recherche de cognitique pour l'automobile.
Le constructeur japonais Toyota vient d’ouvrir un département de recherche consacré aux neurosciences afin de créer des voitures ‘intelligentes’.
Cette nouvelle direction de la R&D du constructeur élaborée en partenariat avec l’Institut de la recherche physique et chimique suivra trois grandes orientations :
- La ‘neuroconduite’ (neuro-driving) étudiera comment le cerveau gère la conduite d’un véhicule et évite les obstacles. Le but de cette recherche est surtout d’améliorer la sécurité, voire de supprimer toutes les formes d’accident de la circulation.
- La ‘neurorobotique’ aura pour but, comme on s’en doute, de développer un ensemble de techniques facilitant la vie des conducteurs. A terme, Toyota envisage la création d’interfaces cerveaux-machines permettant de piloter un engin par la pensée.
- La troisième direction de recherche, moins originale, concernera les relations entre le cerveau, le système nerveux et la santé.
Parallèlement à ces nouvelles perspectives, Toyota s’est associé avec le Dr Kawashima (le même qui a inspiré le fameux jeu Nintendo du même nom) pour développer des systèmes d’assistance particulièrement destinés aux personnes âgées.

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05 janvier 2008

BIO : Un premier big-bang de la vie il y a 600 millions d'années.

Selon certains paléontologues, l’évolution pourrait être le résultat d’un processus discontinu, avec de longs intervalles d'équilibre ponctués de brèves périodes de changements évolutifs.
Dans cette hypothèse, la Vie aurait plutôt progressé par bonds évolutifs successifs durant lesquels naissent, sur un laps de temps très court, des centaines de nouvelles formes de vie qui se maintiennent ou disparaissent ensuite pendant les périodes de stabilité.
Le plus célèbre de ces épisodes est survenu entre 542 et 520 millions d'années : c’est l’explosion cambrienne, au cours de laquelle se seraient différenciée la plupart des grands groupes d’animaux modernes. Néanmoins, un épisode plus ancien serait apparu 30 millions d’années plus tôt. Ce premier "big-bang du vivant" a été appelée explosion d’Avalon, et s'est produit il y a 600 millions d’années, juste avant le Cambrien. De multiples formes de vie pluricellulaires seraient alors apparues comme en témoignent les fossiles d’Ediacara, en Australie.

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27 décembre 2007

BIO : Neurospin.

Un an après avoir annoncé l'existence du Centre NeuroSpin de la Direction du CEA, voici les premières images du cerveau humain avec le système IRM 7 Teslas de Saclay.
De quoi fouiller l'intimité des circonvolutions ...

Merci à S.Amsellem pour son lien vers Techno-Science.Net.

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26 décembre 2007

BIO - SHS : L'empreinte et l'attachement.

L'attachement correspond au lien affectif d'un individu à un être ou un objet quelconque.
C'est dans les années 1970, qu'a été développée une psychologie de l'attachement qui cherchait en dehors de la psychanalyse à fonder la structure psychologique de l'individu sur l'attachement du bébé pour sa mère.
Cet attachement primitif est, pour la psychologie de l'attachement, le prototype des affinités, et plus généralement, des relations privilégiées de l'adulte.
C'est Konrad Lorenz (1903-1989) qui, à partir de ses travaux des années 60 sur les oiseaux (oies de Lorentz) et pour lequel il obtint le Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1973, a mis en évidence le phénomène d’empreinte.
Une empreinte (ou imprégnation) est l'installation définitive d'un lien entre un déclencheur extérieur et un comportement. Cette mise en place n'est pas commandée par un déterminisme spécifique mais par des circonstances de l’environnement. Elle correspond à la stabilisation, par confrontation à l'environnement, d'une aptitude d'acquisition rapide et permanente, par un jeune, des caractéristiques d'une forme qui orientera ses conduites ultérieures. Celles-ci peuvent concerner le lien affectif privilégié, le choix du partenaire sexuel, la relation aux autres, etc.
Cette relations d’attachement sur un modèle environnemental, établie juste après la naissance, est responsable entre autres du fait que le jeune s'attache au premier objet qu'il voit ... Celui-ci est la mère dans la plupart des cas, mais peut le cas échéant correspondre à d'autres objets (vivants ou non), comme dans l'exemple vidéo accessible ici (format quicktime).

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BIO : petit cours d'anatomie.

Voici un petit cours de neuroanatomie présenté par Steven Spielberg et le professeur Pinky.
A voir, avec les autres, sur youtube pour perfectionner son anglais et sa connaissance du cerveau.

lien vers WikipediA.

Voir également une sympathique présentation des conflits psychiques dans la petite vidéo "cortex_academy' de Jeanne et Mayer par GLpipa fiction (voir au format quicktime - lien en attente d'autorisation).

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25 décembre 2007

BIO : Le point sur le darwinisme.

Futura Sciences fait le point sur le Darwinisme, théorie bien vivante selon son auteur, Jean-Baptiste De Panafieu, et cela malgré les attaques sans cesse renouvelées des pourfendeurs du la théorie scientifique de l'évolution.
Voir aussi les outils pédagogiques de l'INRP, et le site du CNRS.

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IA - BIO : Brain computer interfaces.

La société g.tec Guger Technologies, située à Graz en Autriche, se spécialise dans les systèmes de BCI permettant de contrôler un ordinateur de poche par la pensée.
g.tec Guger Tec propose un ensemble de solutions BCI d'acquisition et de traitement pour l'industrie ou la recherche : g.MOBIlab (Mobile Biosignal Acquisition and Feedback on the Pocket PC) ; g.MOBIlab BCI (Brain-Computer Interface on the Pocket PC) ; g.BCIsys (Multi-channel EEG-based Brain-Computer Interface for research labs) ; g.FEATUREmonitor (Multimodal biosignal parameter monitoring).

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IdC : Conférence de l'IdC - "Esprit d'équipe en entreprise : les leçons du rugby".

C'est dans l'auditorium du Musée d’Aquitaine que le vendredi 25 janvier 2008 se rencontrent deux rugbymen et deux responsables d'entreprises pour évoquer l'"Esprit d'équipe en entreprise : les leçons du rugby".
Guy Accoceberry (demi de mélée), Didier Castex (DRH Thales), Jean-Luc Rumeau (PDG de AXYZ Images) et Jean Trillo (ancien entraîneur du XV de France) se rencontrent à l'occasion de la clôture de l'exposition "Le rugby c'est un monde" organisée au Musée d'Aquitaine,
Programme (.pdf) :
- 9h - visite commentée de l'exposition pour les élèves et étudiants ;
- 10h - présentation d'un petit film de synthèse sur les règles du rugby ;
- 10h30 - début de la conférence (1 grand groupe, 1 pme-pmi, 2 rugbymen) ;
- 12h - table ronde et discussion avec le public ;
- 12h30 - fin de la session.
Musée d’Aquitaine – 20 cours Pasteur – 33000 Bordeaux (Tram – ligne B)

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24 décembre 2007

DIV : Les neufs rennes du Père Noël.

C'est à Clement Clarke MOORE que l'on doit en 1821 un conte de Noël, écrit pour ses enfants, intitulé « The night before Christmas » (la nuit d'avant Noël) dans lequel le Père Noël apparaît dans son traîneau tiré par des rennes. Ce même auteur rédigea un texte intitulé « A Visit From St Nicholas » (une visite de Saint Nicolas) qui parut dans le journal « Sentinel » de New York le 23 décembre 1823. Ce texte parlait de lutins qui distribuaient des cadeaux aux enfants par la cheminée et se dépaçaient dans une carriole tirée par 8 rennes répondant aux noms de Blitzen, Dasher, Dancer, Comet, Cupid, Donder, Prancer et Vixen (Tornade, Danseur, Furie, Fringuant, Comète, Cupidon, Éclair et Tonnerre)
Le neuvième renne, Rudolf (Rudolphe), le célèbre petit renne au nez rouge, fût créé en 1939 par le poète Robert MAY dans un conte où le Père Noël est confronté à des conditions météorologiques si mauvaises qu'il risque d'être en retard dans sa livraison de cadeaux. Heureusement, il réussit à se retrouver grâce au nez lumineux de Rudolphe qui permet de s'orienter dans la tempête.
Depuis 1955, c'est grâce à ce nez rouge que les satellites du NORAD réussissent à suivre la tournée mondiale du Père Noël.

C'est en 1863 que le dessinateur Thomas NAST du journal New-Yorkais Harper's Illustrated weekly, revêtit Santa Claus (le Père Noêl) d'un costume garni de fourrure blanche et d'un large ceinturon de cuir. Pendant près de 30 ans, NAST représenta dans ce même journal Santa Claus ventru et jovial, avec une barbe blanche, et accompagné de rennes.
En 1885, le journal Harper's Illustrated weekly publia une carte du parcours du Santa Claus, allant du pôle Nord aux Etats-Unis. La résidence du Père Noël et de ses rennes était ainsi officiellement établie ...
La firme Américaine Coca Cola demanda en 1931 à Haddon SUNDBLOM de dessiner le désormais célèbre héros de minuit buvant son soda pour reprendre des forces pendant sa tournée de Noël. Il l'habilla alors aux couleurs de la célèbre bouteille de Coca : rouge et blanc. Ce style fût consacré par la publicité. Et c'est ainsi que le père Noël et Rodolphe devinrent les deux personnages les plus célèbres des enfants.


Voir la chronique de Jean-Luc Nothias sur la "physique du Père Noël".

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10 décembre 2007

DIV : 5 milliards d'euros pour des pôles d'excellence.

Le Ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a annoncé le 3 décembre 2007 que l'Etat engageait la vente d'une partie du capital du groupe public EDF afin de financer le plan de cinq milliards d'euros pour les universités.
La vente du 3 décembre n'a rapporté que 3,7 milliards d'euro, d'autres ventes sont prévues en 2008. les 5 milliards prévus pourraient être fléchés sur quelques pôles d'excellence.
- communiqué de presse du 1er Ministère.

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27 novembre 2007

IA - SHS : L'amour robot.

Dans son ouvrage "Love and sex with Robots", David Levy. spécialiste britannique de l'intelligence artificielle et président de l'International Computer Games Association, affirme qu'en 2050, humains et robots tomberont amoureux et auront des relations sexuelles. Détail d'une théorie polémique.

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26 novembre 2007

DIV : Première promotion d'ingénieurs diplômés de l'IdC.




Amphithéâtre Pitres - ex-Faculté de médecine - Université Victor Segalen
3 ter, Place de la Victoire - Bordeaux
30 novembre 2007 - 15 heures

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DIV : Conférence à l'IdC - Le WWW et les communautés.

Renaud Delbru et Siegfried Handschuh du Digital Enterprise Research Institute (DERI) de Galway (Irelande) présentent en conférences de l'IdC, Vendredi 7 décembre 2007, le futur du World Wide Web, l'usage et la pertinence des machines dans l'interprétation des documents et le paradigme du "Social Semantic Desktop" ou "bureau sémantique social" reposant sur la collaboration de groupes basés sur internet, permettant la création et la participation des communautés d'usagers.
Accès au résumé des deux conférences (Français et Anglais)

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17 novembre 2007

DIV - IA : Meilleur que le robot.

Donnez du temps de votre cerveau pour supplanter les ordinateurs!
Le projet « reCAPTCHA » aide à la sauvegarde du patrimoine de l'humanité. Voici comment :
Les captchas sont ces images présentant des lettres déformées ou embrouillées que seul l'homme est capable de lire, et que vous devez habituellement taper pour montrer que vous êtes humain et non un de ces robots qui spamment et polluent le net. Il est ici intéressant de constater que l'activité antipirate repose sur la supériorité de l'homme sur la machine.
Le système reCAPTCHA s'intéresse à la lecture de mots, issus par exemple d’un manuscrit moyenâgeux, que les logiciels de reconnaissance de texte classique (OCR) ne peuvent traiter. Il faut donc trouver un "oeil" et un "cerveau" humains disponibles et volontaires pour le traduire et le retranscrire en ASCII.
Le processus est simple. Vous avez du temps, vous voulez être utiles, connectez vous sur reCAPTCHA qui vous présentera deux mots l’un à côté de l’autre. Le premier fait office d'anti-spam, le second est le mot "cible"
Si le premier test est réussi, reCAPTCHA considère qu’il a bien affaire à un humain et enregistre la réponse soumise pour le deuxième mot. Si une proportion suffisante d’internautes donne une seule et même réponse, celle-ci est considérée comme correcte du manuscrit et incluse dans la traduction.

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DIV : Bienvenue aux USA pour les jeunes diplômés français.

Selon Le Figaro, voici pourquoi les jeunes scientifiques français sont recherchés aux USA, où on leur offre des conditions très attractives.
L'article analyse les conditions et motivations du départ, celles de l'accueil et celles du retour, en faisant l'éloge de la multidisciplinarité et de la création de start-up.

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24 octobre 2007

BIO - SHS : Rire évolutionnaire.

Si pour Rabelais le rire est le propre de l'Homme, des observations récentes montrent que certains animaux connaissent également une forme de rire.
Il s'agirait d'un antécédent évolutionnaire, qui aurait progressé chez les chimpanzés et chez les humains pour établir une hiérarchie sociale. Le rire serait alors un outil de survie, et pas seulement une réponse intellectuelle à l'humour. Telle est l'hypothèse de plusieurs chercheurs
(Via Techno-Science.)

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23 octobre 2007

DIV : Conférence de l'IdC - 9 novembre 2007.

Conférence de Bertrand Zundel,
pilote d'essai Thales au Centre d'Essai en Vol de Cazaux.

Vendredi 9 novembre 2007 - 10:15
Zone universitaire de Carreire

Accès au résumé de la conférence.

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DIV : Forum INGENIB - 8 novembre 2007.

Le Forum INGENIB 2007 permet de mettre en relation étudiants et entreprises.
Il est organisé par les élèves de 3 écoles d'ingénieurs : l'ENSEIRB, l'IDC et MATMECA.

L'édition 2008 se tiendra le jeudi 8 Novembre dans les locaux de l'ENSEIRB.

Lien forum Ingenib.
Télécharger la plaquette.

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DIV : Nobel de racisme.

Intelligence en eaux troubles.
Le célèbre scientifique américain James Watson, co-découvreur de la structure de l’ADN et Prix Nobel de médecine de 1962, a provoqué une vive réaction de protestation en Grande-Bretagne à la suite de ses propos sur les différences entre l’intelligence des occidentaux et des africains.
Le généticien a fait l'unanimité contre lui en déclarant que les africains sont moins intelligents que les blancs. Obligé de quitter la Grande-Bretagne, James Watson a également été suspendu samedi 20 octobre 2007 de son poste au conseil d'administration du Cold Spring Harbor Laboratory aux États-Unis.
Watson s’est également illustré par le passé en suggérant qu’il y avait un lien entre la couleur de peau et la conduite sexuelle, avançant une théorie selon laquelle la libido des Noirs serait plus élevée. Il avait aussi dit que les femmes devraient avoir le droit d’avorter si des tests permettaient un jour de déterminer que l’enfant à naître "portait les gênes de l’homosexualité", ou qu’on pourrait utiliser la génétique pour "créer des individus plus beaux".
De quoi nous rappeler que l'ADN et la politique ne peuvent faire bon ménage.

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22 octobre 2007

IA : L'informatique de A à Z.


Glossaire proposé par Interstices.
A parcourir et à connaître par tous les élèves ingénieurs de l'IdC.


Accès direct.

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IA : Une révolution de 1968 : la souris.

C'est en 1968 que Doug Engelbart, au Stanford Research Institute, présente la souris, qu'il avait inventée quelques cinq ans plus tôt.
Sans avoir jamais touché un centime de royalties, car « sa » souris ne comportait pas de boule mais seulement deux roues perpendiculaires, en contact direct avec la surface de référence, il est le père conceptuel de l'IHM révolutionnaire des années 80 à aujourd'hui.
Voir la démo historique, enregistrée fin 1968, de son système NLS.

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IA : Des machines qui reconnaissent les visages.

Les machines sont meilleures en reconnaissance des visages que les humains. Le National Institute of Standards and Technologies (Nist) a publié les résultats du ‘Face Recognition Grand Challenge, un concours ouvert aux chercheurs qui consiste à reconnaître de manière technologique les visages (ICE et FRVT 2006).
Selon ces travaux (.pdf), la capacité de reconnaissance des visages par les machines a été multipliée par 10 depuis 2002 et par 100 depuis 1995. Elle serait aujourd’hui largement supérieure à celle de l'homme.
Via la Technology Review et Internet Actu.

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DIV : Jeunes Sciences et Citoyens.


Les 17èmes Rencontres CNRS Jeunes Sciences et Citoyens invitent les jeunes à rencontrer au Futuroscope de Poitiers, du 26 au 28 octobre 2007, des chercheurs pour élaborer avec eux une réflexion autour de thèmes concernant notre société.…
Les thèmes :
- Performances et apparences : pourquoi veut-on et jusqu'où peut-on améliorer son corps ?
- Biotechnologies et Société ;
- Addictions ;
- La musique à l'heure du numérique ;
- Rêve et inconscient ;
- Mémoire d'éléphant et amnésie ;
- Quel avenir pour nos océans ?
- Science et Politique : quels décideurs pour une politique scientifique ?

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