11 avril 2017

BIO-TECH : Mauvais temps pour les humains !!! Viva la robosphère !!!

Le mouvement poshumaniste considère que l'avenir de l'humanité ne peut pas se réaliser sous la forme actuelle des humains biologiques. Douze principaux risques de disparition de l'humanité, surpopulation, viroses catastrophiques, éruption de super volcans, collision avec un astéroïde, ou simple écroulement social mondial, ont d'ailleurs été inventoriés il y a deux ans dans le rapport du "Future of Humanité Institute"  de l'Université d'Oxford.
Dans ce contexte, plusieurs pistes sont entrevues par les transhumanistes des Gafa, allant de la modification génétique à la fuite vers l'espace, ou la simple implémentation de l'esprit humain sur des robots ou dans un réseau cosmique.
Selon un autre courant, il est probable que l'humanité disparaisse complètement en laissant sur Terre des machines qui pourrait survivre (si l'on peut dire) à l'homme grâce à des capacités d'intelligence Artificielle incommensurables. C'est ce que postule par exemple l'astrophysicien Martin Rees dont on connait l'excellente présentation TED suite à la publication en 2004 de son ouvrage "Our final hour".
Pour Rees, et dans le ton des craintes de Stephen Hawking qui prédit la fin prochaine de l'homme par l'intelligence artificielle, ce seront les robots qui supplanteront l'homme. Cette annonce faite au dernier festival de science de Cheltenham en Angleterre, repose sur la conviction que l'existence des hommes sur Terre ne représentera qu'une toute petite phase de l'histoire de la Terre. Pour lui, alors qu'il a fallu quatre milliards d'années pour passer des premiers protozoaires à l'homme, il y a autant de différence entre l'intelligence de ces unicellulaire et la notre qu'il y en aura entre la notre et celle des éléments intelligents qui nous pourraient nous survivre dans quelques millénaires. Mais pour lui, cette survie sera technologique, c'est-à-dire que des formes artificielles d'intelligence seront développées sur des entités fabriquées par cette propre intelligence. Celle-ci pourrait même être dématérialisée, comme des « entités électroniques » qui remplaceront les formes de vie organique qui les ont conçues à la base. L'humanité restera alors un souvenir pour des machines qui auront pris le dessus et auront, elles, des milliards d'années devant elles...

IA - SHS : La Réalité Virtuelle s'invite dans les sciences du comportement à Berkeley.

L'Université de Stanford avait déjà son "Virtual Human Interaction Lab." (VHIL). L’université de Berkeley ouvre son laboratoire dédié à la recherche sur la réalité virtuelle (RV) au sein de son "Centre pour la Cognition Augmentée" (CAC). 
Le but est d'évaluer l'impact psychologique et comportemental de la RV sur l’être humain. Le "UC Berkeley Immerex Virtual Reality Lab." est organisé en joint venture entre l'université et une société de Santa Clara (Californie, USA), Immerex. Celle-là propose des lunettes de RV couvrantes et légères, ce qui est original par rapport aux autres solutions qui correspondent généralement à des casques classiques (lien).

09 avril 2017

IA : L'Avenir selon IBM avec le "cognitive compting" pour augmenter notre connaissance du Monde.

IBM Research a publié la version 2017 de son « IBM 5 in 5 » innovations list, et explore comment le "cognitive computing" va augmenter notre connaissance du Monde.
Ainsi, pour IBM, l’intelligence artificielle et les nanotechnologies sont au cœur des innovations des cinq prochaines années. Les cinq innovations qui changeront nos vies sont les suivantes (ici) :
L’intelligence artificielle et la santé mentale. D'ici cinq ans, ce que nous dirons et écrirons sera analysés par de nouveaux systèmes cognitif, et pourra être utilisé comme indicateurs de notre santé mentale et de notre bien-être physique, et détecteurs de risque de maladies mentales et neurologiques pour mieux prédire, contrôler et suivre ces maladies. Les techniques de machine learning à partir de transcriptions et d'enregistrement d'entretiens psychiatriques permettent de trouver des schémas prédictifs de psychose, schizophrénie, obsession ou dépression. Aujourd’hui, 300 mots environ suffisent à aider les cliniciens à prédire la probabilité de trouble mental.
L’hyperimagerie augmentée par intelligence artificielle. De nouveaux dispositifs d'imagerie utilisant la technologie d'hyperimagerie et l'intelligence artificielle vont permettre de voir largement au-delà du domaine de la lumière visible, en combinant de multiples bandes du spectre électromagnétique pour révéler des informations utiles ou des dangers potentiels qui seraient cachés. Ces appareils vont devenir portables, financièrement abordables et accessibles à tous. L'hyperimage d’un médicament pharmaceutique, d’un chèque bancaire, ou autre, pourront par exemple nous dire ce qui est frauduleux et ce qui ne l’est pas, avec une nouvelle gamme du perceptible par l’humain là où il est aujourd'hui aveugle.
La compréhension de la complexité de la Terre. Dans cinq ans, nous maîtriserons des algorithmes de machine learning et des logiciels de traitement des informations issues milliards d’appareils contribuant à un « macroscope », système de logiciels et d’algorithmes qui permet de rassembler toutes les données complexes de la Terre pour analyser leur signification. En agrégeant, organisant et analysant ces données, sur le climat, les conditions du sol, les niveaux d’eau, les pratiques d’irrigation ou de culture, les agriculteurs bénéficieront d’informations clés qui les aideront à faire les bons choix de culture, de parcelles les meilleures pour planter tel ou tel végétal, de pratiques à adopter pour obtenir des rendements optimaux, tout en maîtrisant les réserves d’eau. De telles études sont déjà mises en oeuvre à la Gallo Winery, en Californie.
Des laboratoires médicaux « sur puce ». Les détectives nanotechnologiques de santé, capables d'identifier des indices invisibles dans nos différents fluides corporels, informeront immédiatement par réseau le médecin. Une seule puce de silicium comportera tous les processus nécessaires pour analyser les données biologiques, en ligne et de manière permanente, sans recours au laboratoire d'analyse que nous connaissons actuellement. Aujourd'hui, on sait déjà séparer et isoler les bioparticules d’un diamètre allant jusqu’à 20 nanomètres. Cette échelle donne accès à l’ADN, à des virus, à des exosomes. Ces particules pourront être analysées pour révéler la présence d’une maladie bien avant que n'en apparaissant es symptômes, permettant une véritable médecine prédictive adaptée à chacun.
Des capteurs détecteurs de pollution. Dans cinq ans, de nouvelles technologies de détection informeront à la vitesse de la lumière des données de capteurs déployées près des puits d'extraction de gaz, autour d'installations de stockage et le long des réseaux de pipelines et de distribution. L'industrie pourra localiser les fuites invisibles en temps réel et à des prix maîtrisés. Des réseaux de capteurs IoT connectés sans fil au Cloud assureront aussi le suivi continu au domicile, dans l'usine ou même dans les véhicules et drones, permettant ainsi de détecter instantanément les problèmes, de réduire la pollution et la survenue d'événements catastrophiques. Ces puces photoniques pourront être intégrées dans les sols, les infrastructures, les matériaux des véhicules et vêtements, générant des données qui, combinées à des données satellitaires et à d'autres sources historiques, peuvent être utilisées pour construire des modèles environnementaux complexes.
Voir le rapport IBM (ici).

31 mars 2017

IA - SHS : Cybercriminalité - la santé attaquée - la protection cognitive à l'ordre du jour.

L'indice IBM X-Force Threat Intelligence est un indicateur d'observation de la cybercriminalité, publié chaque année par l'entité sécurité d’IBM. 
Il est composé d'observations internes, issues de la surveillances de 8000 clients répartis dans 100 pays, et de données externes tels que des capteurs de spam, hameçonnage, honeynets et autres dispositifs malwares, grâce à des réseaux-pièges et à la surveillance de plus 37 milliards de pages Web, d'images et mails frauduleux.
IBM a publié son rapport le 30 mars 2017, et constate que le nombre de données compromises est passé de 600 millions 2015 à plus de 4 milliards en 2016, soit une augmentation de 566% pour la seule année dernière.
L'évolution concerne évidement les cartes de crédit, les mots de passe et les renseignements personnels, mais l'explosion concerne aujourd'hui n-beaucioup plus les données médicales personnelles.
De même, IBM a constaté un changement de stratégie des cyber-déliquants. Ainsi, ceux-là s'attaquent plus aux données non structurées, telles que les archives d’emails, les documents commerciaux et de propriété intellectuelle, et le code source.
Un troisième constat d'évolution qualitative concerne l'intention de ransomware qui a fait corrélativement augmenter le nombre de spams de près de 400%. En effet, la principale méthode utilisée pour le ransomware utilise les pièces jointes malveillantes dans les courriers indésirables. 
Face à cette menace et ce danger, l'économie a elle-même évolué. IBM signale que 70 % des entreprises touchées par le ransomware payent plus de 10 000 $ pour récupérer l’accès aux données et aux systèmes. Le FBI a estimé que, pour les trois premiers mois de 2016 aux USA, les cybercriminels ont perçu en rançon près de 210 millions de dollars, ce qui permet une estimation d’un milliard de dollars sur l’année 2016. Le ransomware représente ainsi 85 % des attaques. 
La santé et les services financiers sont les secteurs les plus atteints. Ainsi, l’industrie de la santé a été assaillie par un très grand nombre d’incidents, avec une concentration sur les des cibles plus petites, ce qui entraîne un nombre plus faible de fuites de données mais déstabilise beaucoup plus le système global, les petites structures étant moins bien protégées et culturellement préparées.
Le rôle de la prévention et de la protection cognitive semble de plus en plus évident. En moyenne les clients suivis par IBM ont enregistré plus de 54 millions d’événements de sécurité en 2016, soit seulement 3 % de plus qu'en 2015, avec une baisse de 12 % des attaques d’une année à l’autre. Ces résultats semblent liés à l'évolution des systèmes de sécurité qui s'améliorent et surtout, d'après IBM, à de nouvelles innovations, comme les systèmes cognitifs.
Accès au rapport IBM X-Force (ici).
Voir le communiqué d'IBM (ici).

30 mars 2017

DIV : Les élèves de ENSC distingués par le prix du jury "Vie Professionnelle" de TousHanScène 2016-17

Le Concours Vidéos Handicap Étudiants "Tous HanScène" a pour objectif d'encourager les jeunes en situation de handicap à accéder aux études supérieures et d'inciter les établissements d'enseignement supérieur à s'ouvrir davantage à ces jeunes pour leur permettre de réussir leurs études et s'insérer dans la société en minimisant les conséquences de leur handicap.
Il est dramatique de constater que dans notre pays, seuls 7% des jeunes scolarisés en situation de handicap accèdent aux études supérieures et parmi eux, seulement 1% atteint le niveau bac+5 !!!
Partant de ce constat, "Tous HanScène" s'inscrit dans trois grands enjeux nationaux : (1) inciter plus de collégiens et lycéens en situation de handicap à prolonger leurs études dans l'enseignement supérieur, (2) amplifier l'ouverture des cursus des établissements de l'enseignement supérieur aux jeunes en situation de handicap, et (3) permettre aux entreprises de recruter des personnes handicapées avec des niveaux d'études supérieurs.
C'est dans cette philosophie active que "Tous HanScène", soutenu par des grandes entreprises et organes de presse nationaux, organise un concours vidéo dont les meilleures réalisations sont saluées par une série de prix : le prix du public va à la vidéo la plus vue, et des prix du jury distinguent les vidéos dans les catégories "Arts et essais, Humour, Sport, Vie étudiante, Vie professionnelle, Vie quotidienne". Un "coup de coeur" ainsi que des pris "Jeune Pousse" pour les lycées et "Mobilisation Etablissement" pour les universités sont d'ailleurs accompagnés d'une subvention pour financer la mise en place d'un projet handicap. 
Les vidéos du concours 2016-2017 (saison 5) sont disponible en ligne (ici).
L'ENSC travaille depuis longtemps à la question de la facilitation de la vie des personne en situation de handicap. Véronique Lespinet, en charge du domaine Santé-Handicap, a coordonné cette année la production des élèves de l'école qui viennent d'être récompensés, lors de la cérémonie officielle du 30 mars 2017, par le prix du jury "Vie professionnelle".
Un grand bravo à tous ceux qui se sont associés à cette entreprise.

18 mars 2017

IA - SHS : Des robots tueurs ... des cols bleus.

Daron Acemoglu est professeur d'économie au Massachusetts Institute of Technology où il est titulaire de la "chaire Charles P. Kindleberger". il vient de publier, avec l'un de ses doctorants aujourd'hui assistant à la Boston University, Pascual Restrepo, l'une des études les plus détonantes sur l'emploi et la robotisation aux États Unis.
En mai 2016, les deux scientifiques publiaient des travaux de thèse selon lesquels l'apparition des robots dans un secteur se traduirait par une création d'emplois qualifiés. Ils formulaient alors l'hypothèse que ces nouveaux emplois "recycleraient" d'anciens métiers, notamment manuels, et que la transition avait tout lieu d'être bénéfique à la fois sur le nombre d'emplois, la qualification des personnes et leur niveau de rémunération.
Dans une publication datée du 17 mars 2017 (ici), les deux scientifiques reviennent sur leurs prévisions et constatent à partir d'observations chiffrées de l'emploi industriel aux États-Unis entre 1990 et 2007, que la robotisation a indéniablement eu un effet négatif sur l'emploi et les salaires.
Ainsi, la création d'emplois liés à la robotisation est loin de compenser la perte des postes d'ouvriers, et, si les robots créent des postes, pour leur maintenance, leur gestion opérationnelle et dans le domaine économique à la fois pour leur investissement, leur maintien et leur amortissement, le meilleur gain de productivité pour l'industriel réside dans la suppression de main-d’œuvre.
Selon leur étude, les robots ont supprimé quelque 670 000 postes sur la période considérée, avec un taux évalué à 6,2/1000 postes disparus pour chaque robot industriel. Comme le développement et l'installation de ces robots sont entrés dans une logique de l'exponentiel dans laquelle l'évolution de la robotisation dépasse largement le temps nécessaire aux humains pour se former et augmenter leur expertise, nous sommes donc littéralement aujourd'hui au-delà d'un point de singularité où la disparition des emplois va s'accélérer. De manière concourante, et contrairement à toutes les autres prévisions, la robotisation a entraîné les salaires vers le bas. Une baisse de 0,7 % constatée sur le strict domaine de l'étude des chercheurs s'explique selon eux par la baisse du besoin de main-d’œuvre, l'augmentation du nombre des chercheurs d'emploi, et la baisse de demande sur le marché du travail. Cela entraînerait alors des effets cumulatifs tels que la baisse du niveau de consommation dans le bassin d'emploi et donc celle de l'attractivité générale et des services.
Cette constatation alarmante apparaît alors que, après une première période de robotisation commencée dans les années soixante pour la substitution des tâches simples, de manutention puis opérationnalisation mécanique, instrumentale puis plus récemment agricole, une seconde période s'ouvre avec une ouverture du domaine robotique à des tâches de haute qualification : diagnostic, finance, loi, médecine, biologie, chirurgie, commerce en ligne, livraison par drones, etc. Le constat était jusqu'ici politique, avec un rapport de la commission européenne recommandant de taxer la productivité des robots au même titre que celui des opérateurs humains. Le débat est entré dans le domaine politique français avec des déclarations récentes de certains candidats à la présidence de la République. Le débat prend, à notre sens, beaucoup trop de temps par rapport à la logique de l'exponentiel à laquelle est soumise la robotisation. Force est donc de constater que cette publication apporte un regard objectif à un domaine en débat, ou les convaincus d'une paupérisation des emplois s'opposent aux partisans d'une libération du travail ou à ceux du toujours plus de revenus pour soi au détriment de ceux qui donc s'appauvrissent en même temps. Le débat n'est pas nouveau, il a été connu pour toutes les périodes de l'industrialisation, de l'époque de Ludd aux récentes grandes crises qui sont à l'origine de la surprise des dernières élections présidentielles américaines.

Peut-être serait-il utile de ramener un peu de raison dans ces débats de chiffonniers politiques en redonnant quelques crédits aux scientifiques pour voir ce qui se passe réellement en France et en Europe dans le domaine.

10 janvier 2017

BIO - SHS : Petit traité de l'espace - Conférence de Michel Denis


Rencontre avec Michel Denis à la Librairie Georges de Talence
Mercredi 18 janvier à 18h

Michel Denis est directeur de recherche émérite au CNRS. Ses travaux ont porté sur le rôle de l’image mentale dans la cognition humaine et plus spécialement sur la construction d’images mentales à partir du langage. Ses intérêts se sont étendus par la suite à la cognition spatiale, notamment au rôle de l’image et du langage dans l’élaboration des connaissances spatiales, ainsi qu’à la construction de systèmes d’aide verbale à la navigation. Avec ses collègues du CEA, il a mené les toutes premières études françaises sur l’imagerie mentale utilisant des techniques d’imagerie cérébrale fonctionnelle. Il a mené également des travaux utilisant la réalité virtuelle dans l’étude des processus responsables de la construction des connaissances spatiales.

Michel Denis a publié Petit traité de l’Espace aux éditions Mardaga (2016).
"Tout être vivant inscrit son activité dans l’espace. Environnements proches accessibles à notre vue, environnements lointains, villes, continents... Nous explorons l’espace en le traversant, mais aussi en écoutant les descriptions qui nous en sont faites, en étudiant cartes, atlas ou supports numériques. Nous mémorisons des itinéraires, nous comparons des distances, nous retrouvons notre point de départ après un long trajet. Nos capacités de raisonnement nous permettent d’imaginer des raccourcis, de créer de nouveaux parcours, en un mot, de manifester notre adaptation à l’environnement. Les technologies numériques étendent cette capacité en offrant à l’individu de nouvelles formes d’assistance au déplacement. Ces dispositifs sont particulièrement utiles pour les personnes souffrant de déficits visuels ou encore d’atteintes neurologiques spécifiques.
Quelles capacités mentales l’individu doit-il mobiliser lorsqu’il est confronté à l’espace ? Quelles fonctions cérébrales met-il en œuvre ? La psychologie et les neurosciences jouent un rôle primordial pour répondre à ces questions, comme en témoignent plusieurs chapitres de ce livre. Mais un ouvrage consacré à l’espace doit aussi donner leur place à d’autres disciplines concernées par la question : la géométrie, la géographie, l’urbanisme, l’architecture, la peinture, le cinéma, etc. Les sciences du langage participent elles aussi à ce concert scientifique, lorsqu’elles analysent la manière dont l’art littéraire est mis au service de la description de l’espace. Enfin, les systèmes d’aide à la navigation, la robotique, la réalité virtuelle constituent des domaines privilégiés d’application des connaissances touchant à la représentation de l’espace.
L’espace est donc au carrefour de nombreuses disciplines. Pour la première fois, un ouvrage de synthèse révèle la manière dont chacune apporte son éclairage à la compréhension des conduites de l’être humain au sein de son environnement." (source Mardaga)
Lien vers le site de l'éditeur (ici).
La rencontre sera animée par Bernard Claverie, directeur de l'ENSC.

La Librairie Georges et le Café de Georges. 300, cours de la libération. TALENCE
0556046800 / www.librairiegeorges.com 

IA : le test de Turing n'est plus ce qu'il était.

Le test de Turing consiste, pour une intelligence artificielle, à tenter de se faire passer pour un humain, sans qu'un autre humain ne découvre qu'il ne s'agit pas, justement, d'un homme ou d'une femme. De nombreux commentaires ont été établis à propos de ce test qui, à l'époque de Turing, représentait une "expérience de pensée". Les informaticiens, portant les philosophes au mot, en ont fait un test permettant de sanctionner une frontière de performance des systèmes informatiques.
C'est à ce propos que Ashok Goel, professeur de "Computer Science and Cognitive Science" (lien) à la "School of Interactive Computing" de GeorgiaTech (Georgia Institute of Technology) d'Atlanta (GA, USA), a piégé ses étudiants en les mettant en relation toute l'année avec son assistante d’éducation, Jill Watson. Celle-là gérait les emplois du temps de la filière, et s’occupait de contacter les étudiants par email au sujet des dates de rendus de devoir et autres contacts pour leurs travaux. Elle a pu ainsi échanger quelque 10 000 messages avec les étudiants en un semestre. Or, Jill Watson est une intelligence artificielle qui s'appuie sur le site Piazza (plateforme de question-réponse) enrichie de 40 000 messages différents. Fille Watson ne répondait que lorsqu'elle évaluait sa propre crédibilité à ses réponses à plus de 97 %. Elle a été en mesure d’adresser 40 % des demandes des étudiants.
Le projet est maintenant d'introduire une procédure"dure de "double aveugle" en changeant de manière indépendante une vraie assistante d"éducation et un robot intelligent de répondre aux étudiants, sans préciser qui est qui (ou quoi ...).
La question que pose cette expérience et cette nouvelle utilisation du Test de Turing est celle de la validité de l'intelligence artificielle ou de la mesure d'une forme de "non intelligence naturelle" des fonctions que l'on confie aux humains. En effet, le test devient ici indice non pas de l'intelligence d'une machine mais de la qualification d'une forme de pauvreté du travail confié à certains opérateurs. Si une machine est capable de remplacer une personne, ce n'est pas forcément parce qu'elle est intelligente, mais probablement plus parce que la personne ainsi substituée est exploitée et cantonnée dans des taches de faible qualité cognitive. Dans l'idée de Turing, le test était une épreuve métaphorique virtuelle permettant de définir l'intelligence automatisée, et non pas un "indice de disqualification" des travaux confiés à des personnes dont on devra mesurer les conséquences "humaines" de cette disqualification.
De quoi nous remplir d'effroi lorsqu'on pense que Watson ambitionne de remplacer les médecins, les banquiers (là on peut comprendre) et les artistes, que certains grands avionneurs veulent supprimer les pilotes et que la robotique s'étend aux robots artisans, aux cobots industriels, et aux robots compagnons voire amoureux ...
(lien).

14 octobre 2016

DIV : A quand l'anthropocène ?

Il était un élément de la nature, il en est devenu l'acteur de sa profonde modification. L'Homme a commencé par la cultiver, élevant les animaux et semant les végétaux pour en régler la reproduction. Puis il l'a exploité à travers mines et prélèvements, pillant les sols comme les mers, influençant le climat, devenant le superprédateur détruisant la biodiversité à qui l'on doit le basculement du Monde dans une rupture écologique majeure: l’anthropocène.
Après le pléistocène et l’holocène qui sont les deux premières divisions de l’ère quaternaire, voici que la Terre entre dans une nouvelle époque géologique.
Mais, depuis quand compter ce basculement.
La rigoureuse Commission pour la stratigraphie du quaternaire de l’Union internationale des sciences géologiques doit se prononcer sur la question. Et la tâche n'est pas facile, car fixer une nouvelle époque géologique doit se faire relativement à des marqueurs. jusqu'ici ils sont de nature physico-chimique, comme révélateurs d'un changement sur l’ensemble de la planète.
Lequel sera adopté pour l’anthropocène?
Les premiers à avoir théorisé la chose sont les anthropologues qui attribuent à l'homme la responsabilité du basculement avec les débuts de l’agriculture, il y a 8 000 ans.
Plus récemment, Paul Crutzen et Eugene Stoermer ont proposé en l'an 2000 que l'on adopte l'année 1784, c'est-à-dire celle de l’invention de la machine à vapeur. et du début de l'industrialisation, polluante, pillant les ressources pour ses productions, s'accompagnant des évolutions sociales et économiques qui mettent la nature au service d'une idée que l'on se fait de l'homme indépendamment de la planète ramenée au statut d'objet de transformation. Depuis cette date, l'homme a relâché 1000 milliards de tonnes de CO2 dans l'atmosphère, et il lui faut aujourd'hui moins de huit mois pour utiliser la totalité des ressources naturelles renouvelables que la planète peut produire en un an. C'est-à-dire qu'il vit à crédit.
D'autres scientifiques, notamment ceux de l’université de Leicester, détermine le basculement plus scientifiquement à compter de la date de dispersion des radionucléides artificiels sur toute la surface de la planète, où ils seront encore mesurables dans des milliers, voire pour certains des millions d’années. Cette date est le 16 juillet 1945: celle de la première explosion d’une bombe atomique.
À partir de cette catastrophe, au sens mathématique du terme, les mesures ont révélé dans l'air, les océans et les sols, que c'était l'année 1964 qui montrait le maximum de concentration en radionucléides et polluants chimiques persistants. C'est donc aussi une date intéressante pour fixer la frontière du basculement.
En début d'année 2016, des géographes anglais, Simon Lewis et Mark Maslin, ont proposé la date de 1610 comme celle de la découverte de l’Amérique et de la catastrophe écologique majeure et irréversible qui s'est ensuivie. Apportant leurs microbes dans le Nouveau Monde, les Européens ont été la cause de la chute des civilisations et des populations américaines, passant de 54 millions d’individus en 1492 à 6 millions en 1650. Soixante-cinq millions d’hectares de terres agricoles ont alors été abandonnés à la forêt et à la nature qui a ainsi stocké dans les végétaux le CO2 atmosphérique. Conséquence: une concentration de CO2 la plus faible de tout l’holocène (271,8 parties par millions, contre 400 ppm aujourd'hui), entraînant la réduction majeure de l’effet de serre et provoquant un "petit âge glaciaire" en 1610.

Alors, que choisir: -8000, 1610, 1784, 1945, 1964, ou simplement 2016, l'année de la décision arbitraire d'une instance internationale dont l'activité symbolique n'affectera pas, gageons-le, l'évolution de notre planète prise dans des logiques et des intérêts bien supérieurs à la raison. Peut-être, comme le prédisent les transhumanistes, la technologie nous permettra-t-elle de réguler tout cela pour repousser la frontière de la fin de l'anthropocène, celle de la disparition de l'homme classique.
Voir "La géologie de l’humanité : l’Anthropocène " par Paul J. Crutzen (lien), et le dinoblog (ici).

13 octobre 2016

DIV : Deux mille milliards de galaxies.

On en comptait jusqu'ici deux cents milliards. Voilà que l'erreur est corrigée (ici), avant d'en trouver d'autres : 2.000 milliards de galaxies.
Dans une étude publiée jeudi 13 octobre 2016, l'équipe du professeur Christopher Conselice, de l'Université de Nottingham (Grande-Bretagne), a montré à partir d'images en 3D issues données du télescope spatial Hubble qu'une simple extrapolation du nombre de galaxies présentes à différentes époques de l'histoire de l'Univers permettait de multiplier raisonnablement par dix le nombre jusqu'ici admis de galaxies de l'univers. La méthode consiste à utiliser des statistiques connues de ce que l'on connaît de l'Univers proche pour deviner ce qui se passe plus loin. Et si les télescopes actuels ne permettent d'étudier que 10% des galaxies, c'est que nous sommes loin de la fin du travail, avec 90% des galaxies du cosmos qui restent encore à être étudiées. Pour cela, il ne reste plus qu'à attendre la nouvelle génération de télescopes (voir  icigéants qui permettront de voir les régions lointaines. Ainsi, le Télescope géant européen E-ELT (European Extremely Large Telescope) est en train d'être construit au Chili par l'Observatoire européen austral (ESO) qui doit entrer en service en 2024 ou 2025. Son miroir primaire aura un diamètre de 39 mètres. Les USA  construirsent  à Hawaï le Thirty Meter Telescope (TMT), doté d'un miroir segmenté de 30 mètres.
De quoi observer les premier pas de la fusion inéluctable de la Voie Lactée et de la galaxie d'Andromède qui vont ainsi former une nouvelle galaxie ... dans 3 à 4 milliards d'années ...
De quoi surtout réfléchir à la certitude en science contrainte par les contraintes de la mesure.

05 août 2016

BIO : Tout va bien chez les branquignoles !!!

Après le succès d'un "Intelligent Design", mouvement théiste, en fait une espèce de procédure perverse pour insérer sous couvert de scientisme le coin des théories créationnistes dans l'édifice de la science, voilà que la compagnie des branquignolles invente une forme de déisme intitulée "Soft Overlap". C'est à peu près pareil, sauf que les scientifiques qualifiés d'incurables par les fondamentalistes de tout poil sont maintenant tenus de discuter d'une prétendue complémentarité entre science et religion. 
Rien ne les arrête pour pervertir la pensée des jeunes, cachetonner quelques biffetons et conquérir les territoires des lumières que nos politiques semblent parfois abandonner. Encore une histoire de hussards de la République, bien seuls et fatigués de ferrailler pour ceux qui portent des Rolex et autres bidules, brandissent des lois et prennent des arrêtés, plutôt que de rêver d'intelligence, de progrès et d'enseignement républicain.

06 juillet 2016

DIV : Le "Carnot Cognition" labellise un consortium piloté par l'ENSC - STAH

Le 6 juillet 2016, le Ministre délégué à l'Enseignement Supérieur et à la Recherche a annoncé la labellisation des "Instituts Carnot" (ici).
Parmi les lauréats, le "Carnot Cognition", labellisé "Tremplin Carnot".
Les « technologies cognitiques » désignent toutes les technologies d'interaction avec l'homme ou entre humains, qui engagent, aident, augmentent ou modifient les fonctions cognitives. Le "Carnot Cognition" est destiné à les assoir en mobilisant un consortium de 14 laboratoires engagés dans l’innovation des entreprises françaises par les produits et services prenant en compte de la dimension cognitique de l’humain (usager, utilisateur, client, décideurs, citoyens, etc.). 


Ces 14 laboratoires interdisciplinaires dépendant de 19 tutelles, et se sont organisés en 4 pôles pour participer à une démarche et une logique d’entreprise pour la recherche contractuelle en sciences de la cognition et technologies cognitiques.

Il prend pour point de repère l’expérimentation à Bordeaux de la chaire industrielle STAH (Systèmes Technologiques pour l’Augmentation de l’Humain) de l’ENSC (Ecole Nationale Supérieure de Cognitique – Bordeaux INP), qui a promu une offre de recherche contractuelle tirée par la demande industrielle : 75 entreprises, 17 prospects, 25 propositions, 8 projets, 4 ETP non-permanents - CA : 150K€, 8 start-up et 40 emplois créés à l’ENSC.
Le Carnot Cognition s’appuie sur un engagement des tutelles bien ancrées dans les stratégies de partenariat, avec un leadership du CNRS qui s’implique totalement dans l’institut (support par la DR15 du CNRS). Le directeur du réseau est issu de l’industrie en ayant une expérience académique de recherche scientifique. Il dispose des moyens de la chaire STAH à l'ENSC qui héberge cette direction.
L’offre technologique du Carnot vers les entreprises est la suivante :
A.—Les objets et environnements intelligents : 1.Systèmes autonomes et semi autonomes ; 2.Transport urbain intelligent; 3.Humain dans l’entreprise du futur ; 4.Habitat, architecture (Domotique) ;
B.—L'humain démultiplié et renforcé : 5.Interfaces homme-systèmes avancées (IHM, robotique cognitive) ; 6.Les systèmes et dispositifs médicaux personnalisés ; 7. Education, formation, apprentissage (serious games,…) ; 8.Accessibilité, inclusion, qualité de vie, autonomie (vieillissement) ;
C.—Les humains (inter)connectés : 9.Aide à la décision collective (Risque, sécurité) ; 10. Humain en société (Finance, économie, éthique, droit) ; 11. Cognition de groupe (réseaux sociaux, jeux,…) ; 12. Eco-humain (Energie, Nutrition, Objets/Humains connectés …)
Le siège social est établi 40 avenue d'Iéna, 75016 Paris - la direction à l'ENSC, 109 avenue Roul, 33405 Talence.

13 juin 2016

IA - BIO : De Iron Man à Yvan le Terrible - les humanoïdes russes.

La guerre a ceci de dramatique, elle est mortelle. Une des solutions prônées contre cette caractéristique inacceptable est de remplacer les combattants par des robots. L'humanoïde guerrier est conçu pour cela : remplacer les humains dans les zones à risques de combats, d'explosions, d'incendies ou de radiations ionisantes.
Deux voies sont aujourd'hui étudiées au-delà de la simple solution du scaphandre adoptée par les américains, solution qui peut s'apparenter à la problématique de l'avion, du char d'assaut ou de l'exosquelette blindé qui ne sont, en fait, que des cobots de prolongation de l'aptitude humaine ou d'augmentation sensor-comportementale, permettant une protection de l'homme qu'ils abritent. La première consiste à développer des robots autonomes qui vont, comme des machines indépendantes dotées d'intelligence embarquée ou en réseau tels certains drones de surveillance aériens, maritimes ou terrestres. La seconde consiste à développer des humanoïdes non autonomes mais contrôlés à distance par un opérateur. Dans ce dernier cas, on peut imaginer cet opérateur immergé dans un environnement virtuel réaliste, doté d'une combinaison bardée de capteurs qu'il revêt et qui transfère l'intégralité de ses mouvements à l'automate.
La Russie a annoncé le développement de son arme "Iron Man", dite "Ivan le Terrible" en référence au célèbre tsar de Russie. 
Développé par la Fondation russe pour les études avancées, l’équivalent de la Darpa américaine ou de la DGA française, Iron Man a été présenté officiellement la semaine dernière à la presse russe. Le quotidien Komsomolskaïa Pravda rapporte que le développement de la robotique militaire est l’une des priorités russes et que plusieurs dizaines d’entreprises sont impliquées dans le projet. Son but est de remplacer les personnes qui se situent dans les zones de combats ou dans les zones d’urgence en toute sécurité pour les humains. Le prototype est doté d'éléments autonomes mais reste globalement contrôlé par un opérateur qui porte une combinaison de commande des mouvements. Le but à court terme est de réussir une course sportive et de franchissement d’obstacles, avec conduite automobile.
Selon le quotidien, Iron man n'est qu'un élément d'une stratégie globale de développement de drones terrestres, marins et aériens, de véhicules et d'opérateur humanoïdes robotisés, et qui vise à rattraper le retard russe en la matière sur ses concurrents américains et asiatiques.
Voir une vidéo de présentation (ici).

TECH : Des drones de transport maritime sur une mer sans hommes.


L’équipe Ocean Blue d’Alesund (Norvège), équipe de R&D de Rolls-Royce, et des chercheurs d'un consortium academique associant plusieurs université finlandaises (Tampere University of Technology, VTT Technical Research Centre de Finland, Åbo Akademi University, Aalto University, University of Turku) et un cluster maritime associant Rolls-Royce, NAPA, Deltamarin, DNVGL et Inmarsat, ont réalisé un ensemble allant de la construction à l'exploitation en passant par la navigation de prototypes de drones de transport maritime (voir annonce).
De tels "navires fantômes" seraient plus sûrs, en assurant une plus grande sécurité aux marins, en faisant accompagner leurs navires par une flotte entièrement autonome, ou même permettre à des capitaines restant à terre de commander à distance leurs cargos depuis un centre de contrôle. Ils seraient également moins chers à la construction et moins polluants. Le but principal reste cependant financier, avec une une économie estimée à 375 milliards de dollars, selon l’entreprise. Ils pourront ainsi être déployés dans des régions inhospitalières telles que la mer Baltique ou pour les ,nouvelles routes du grand nord. 
Si le problème technologique semble en passe d'être résolu, les dimensions humaines et socio-économiques ne le sont pas. Ainsi, es syndicats représentant le million de marins concernés s’opposent à ce projet, d’après le vice-président de l’innovation maritime de l’entreprise, Oskar Levander. De même, les compagnies maritimes, les ports, mais également les assureurs et les organismes de réglementation doutent de la réalisation du projet à court terme. 
Pour Océan Blue, les cargos fantômes seraient complètement chargés de conteneurs. Le pont et les autres systèmes dévolus à l’équipage (habitat, génératrices d'électricité, chauffage et climatisation, eaux courantes et usées, réserve alimentaires et cuisines, etc.) seraient supprimées et remplacés par une quantité plus importante de marchandises, minimisant les les coûts et augmentant les recettes. Ces drones seraient ainsi 5 % plus légers et consommeraient 12 à 15 % en moins de carburant. L'absence d’humains à bord supprime les risques de santé et de sécurité (accidents, tempêtes, piraterie…). 
Rolls-Royce et son consortium se place ainsi dès aujourd'hui en leader dans une compétition maritime à vocation de transport qui pourrait bien bouleverser l’industrie et l'économie maritime.
Voir la galerie de photos des vaisseaux et salles de contrôle du programme "ship intelligence" (ici).

05 juin 2016

TECH : Airbus imprime un drone en 3D.

Airbus a présenté au 2016 ILA Berlin Air Show du 1er au 4 juin, un drone composé de 55 pièces imprimées en 3D qui ont été fabriquées en quatre semaines.
Le vol d'essai a été réalisé en 40 km de Hambourg à Stade, en Allemagne, en novembre de l'an passé. 
Airbus n'en est pas à son coup d'essai dans l'impression 3D puisque la société avait réalisé de manière additive la cloison d’un A320. Aujourd'hui, son drone Thor (Test of high tech objectives in reality) est complètement imprimé hormis le train d’atterrissage, la batterie, les deux moteurs électriques et les commandes de contrôle. Son envergure est de 4 mètres pour 25 kilos et un coût inférieur à 25 000 euros. 
Au-delà de son faible coût, c'est la possibilité de fabriquer très rapidement et en tous lieux une pièce abîmée qui en fait son principal avec rage concurrentiel.
Une première étape avant l'impression des avions du futur ?

03 juin 2016

IA : Watson pour la cybersécurité.

IBM a lancé depuis un an son programme de "cognitive era" (ère cognitive). C'est sur les performances de Watson, le super-ordinateur qui a gagné le jeu Jeopardy, que NYSE, le groupe de Sécurité d'IBM, compte pour aider les équipes de RSSI et de cybersécurité a mieux identifier les menaces. le rôle de Watson serait d'analyser des sources de données multiples non structurées, qu'elles soient exprimées en langage naturel, sous forme de texte, de posts, de blog ou de visuels,
pour repérer les faire remonter des données qu’il juge pertinentes et qui échappent jusqu'ici aux outils d’analyse classique. Or c'est ce patrimoine informationnel non structuré qui constitue 80% des données quotidiennes produites dans le monde. 
La tâche ainsi définie est nommée « sécurité cognitive ». La méthode consiste, selon IBM, à "formuler des hypothèses, des argumentaires basées sur des preuves ainsi que des recommandations" avec par exemple une analyse de malwares permettant d’identifier automatiquement les évolutions et variantes entre différents logiciels malveillants, même s'ils sont conçus de manière différente afin d’échapper aux antivirus classiques.
Après cette annonce du 10 mai 2016, IBM doit préciser la façon dont Watson sera proposé aux entreprises, avec une version beta pour la fin d’année.

02 juin 2016

BIO - IA : Human genome - l'humain synthétique

Au début des années 2000 a abouti le "Human Genome Project" (HGP), dont l’objectif était l’entière lecture du génome humain. Depuis, Craig Venter a réussi un autre exploit, il y a six ans : la synthétisation du génome d’une bactérie. Ce génome synthétique (c'est à dire créé par voie synthétique) compte près d’un million de paire de bases (ici) ACTG. 
Ce 2 juin 2016, un consortium de chercheurs s’est lancé dans une nouvelle phase de l'ingénierie génétique, réaliser la synthétisation complète d’un génome humain.
Le plan "Human Genome Project write" a été décrit dans un article publié ce jour dans Science et signé par 25 scientifiques. Le programme consiste en une organisation à but non lucratif, le "Center for Excellence for Engineering Biology", qui ses propose de lever 100 millions de dollars, afin que l’HGP write puisse réduire d’un facteur 1000 le coût d’ingénierie et de test de génome humain d’ici 10 ans, tout en développant de nouvelles technologies pour des applications médicales transformatrices. Le projet devrait permettre de créer des organes humains pour des transplantations et de produire des lignées de cellules résistantes à tous les virus et cancers. le but est de pouvoir implanter ou produire des vaccins et développer des médicaments ciblés en utilisant des cellules humaines et des organes synthétiques. 
Problème, même si les chercheurs s'en défendent, qui va leur interdire ou interdire à leurs suiveurs de créer un humain synthétique, c'est à dire, ex nihilo, sans parent, sans inscription phylogénétique, etc. Et dès lors, qui peut interdire de créer un trans-humain, un para-humain, un infra-humain, ou ... un post-humain ?
lire le pdf (ici).

31 mai 2016

DIV : Les 10 technos de rupture 2016 du MIT.

Comme chaque année, le MIT Technology Review a publié sa liste de 10 technologies de rupture de l’année 2016. 

1 - L’ingénierie immunitaire
Les lymphocytes T (cellules immunitaires) génétiquement modifiées grâce aux outils d’édition génétiques (Talens ou CRISPR–Cas 9) pourront d'ici un à deux ans guérir en un seul traitement les personnes souffrant d’un cancer, d’une sclérose ou du VIH. La compagnie américaine Cellectis est déjà capable d'extraire les lymphocytes T du sang d'un patient pour modifier son ADN, de manière à ce qu'il élimine ensuite précisément les cellules malades. La technique permet de rendre les lymphocytes T universellement utilisables, quel que soit le patient. De manière expérimentales, 300 malades ont été traités par cette méthode d'ingénierie immunitaire, avec plusieurs succès complets. 

2 - La manipulation génétique des plantes
Encore le CRISPR-Cas 9,  qui a été qualifié de découverte scientifique de l’année 2015 par le magazine Science. Il permet de créer des plantes génétiquement modifiées (OGM) qui n’ont plus d’ADN étranger, risque que faisait courir auparavant les méthodes d'ingénierie virale ou bactérienne, avec des insertions imprécises des gènes risquant être actifs ou perturber des fonctions importantes. Le CRISPR-Cas 9 permet d'insérer précisément des gènes étrangers connus, mais aussi d'inactiver ou modifier des gènes déjà présents via des mutations ponctuelles maîtrisées.

3 - La reconnaissance vocale
Elle représente une nouvelle forme d'interface homme-machine fiable et performante. Déjà accessible  chez Apple, Microsoft et Google, les technologies vocales liées à l'intelligence artificielle évoluent rapidement. La société Baidu qui propose un moteur de recherche chinois, est le leader mondial dans le domaine avec un laboratoire en Silicon Valley où a été développée la technologie "Deep Speech".

 4 - Les fusées réutilisables
Alors que l'Europe s'engouffre dans la course à fonds perdus pour sa future Ariane 6, Space X et Blue Origin misent sur les fusées réutilisables. Elles proposent des fusées capables de ré-atterrir, et donc d'être réutilisées. Double bénéfice ... C'est moins cher, et ça pollue moins.

5 - Les robots qui apprennent les uns des autres
L'idée est d'ici 3 à 5 ans de permettre aux robots d'apprendre par une base commune d'acquis partagée sur le Cloud. Un robot peut y déposer une compétence acquise ou aller y chercher une compétence disponible et se l'approprier.  L'idée est d'accélérer le progrès en faisant que chaque machine n’ait plus besoin d’être programmée séparément. Le ROS (Robot Operating System) a déjà montré la faisabilité de la procédure.

6 - L’ADN sur e-Store
Vu la baisse des coûts du séquençage du génome et la facilité de sa réalisation, l’entreprise californienne Helix  – rachetée par Illumina -  annonce pour cette année une appli d'analyse de l’ADN par test salivaire à la demande sur Android et iOS pour moins de 100 dollars. La connaissance de ses propres fragilités ou dispositions aux maladies, et de leur probabilité de transmission aux descendant est à la portée de toutes les bourses. Pour cela, Helix construit le plus grand centre de séquençage du génome du monde. Elle est suivie par Veritas Genetics qui lui emboite le pas.

7 - L’usine Solar City
L’usine Solar City de Buffalo coûtera 750 millions de dollars, pour produire à la chaine 10 000 panneaux photovoltaïques (rendement supérieur à 20%) par jour, soit de quoi produite en une année autant qu’une centrale nucléaire. Ce sera dès la fin de l'année la plus grande usine de l’Amérique du Nord.

8 - Slack
Ce système informatique intelligent permet d'échanger des fichiers, d'appeler, de souscrire à des chaînes ouvertes, de créer des bots, ou encore de joindre facilement une correspondance aussi bien depuis un téléphone que depuis un ordinateur. Trois millions de personnes l'utilisent quotidiennement depuis son lancement en 2013. Une offre entreprise est prévue en 2016. Avec Slack est aujourd'hui concurrencé par Quip et Hipchat dans cette nouvelle manière de travailler, correspondre et se détendre de manière intégrée.

9 - Le pilote automatique de Tesla
Le nouveau système opérationnel Tesla 7.0 offre une fonction d'auto-pilotage pour les voitures électriques Model S et X. Aujourd'hui, 70 000 voitures Tesla ont déjà parcouru plus de 160 millions de km. en mode autopilote, et envoient leurs données au constructeur pour perfectionner son système. La Google Car n'a quant à elle que 2,5 millions de km. d'expérience. Tesla a donc raison de parier sur le semi-automatique, sur lequel tous les constructeurs travaillent ardemment.

10 - La transmission d’énergie sans fil
D'ici 2 à 3 ans, et dans le sillage exponentiel des objets connectés, la transmission d'énergie par exploitation des signaux Wi-Fi et autres signaux de télécommunication va permettre à des objets de se recharger et de communiquer en  pleine autonomie. Tel est le cas du système de "Wi-Fi passif" mis au point par des chercheurs de l’Université de Washnigton et qui consomme 10 000 fois moins d’énergie que le Wi-Fi actuel, et 1 000 fois moins que du Bluetooth Low Energy ou du Zigbee. De nouvelles voies s'ouvrent donc à la pervasion d'appareils libérés de la contrainte du stockage d’énergie.

11 avril 2016

DIV : Les entreprises préférées des jeunes ingénieurs.

Le cabinet suédois Universum a publié mardi 5 avril 2016 (lien) les résultats d'une enquête menée sur 19.575 jeunes ingénieurs entre octobre 2015 et février 2016, et visant à déterminer le classement des jeunes quant à leur attentes en entreprise.
Voici la liste 2016 des smployeurs les plus attractifs pour les étudiants ingénieurs : 1. Airbus Group; 2. Google; 3. Thales; 4. Dassault Aviation; 5. Safran; 6. EDF; 7. Apple; 8. VINCI; 9. Microsoft; 10. Dassault Systèmes; 11. Total; 12. Air France; 13. L'Oréal Group; 14. BMW Group; 15. Ubisoft; 16. CNRS; 17. PSA Peugeot Citroën; 18. Envie; 19. IBM; 20. Bouygues Construction; 21. Eiffage; 22. LVMH; 23. Alstom; 24. SNCF; 25. Veilla; 26. Nestlé; 27. Groupe Renault; 28. General Electric; 29. Bombardier; 30. Sony; 31. Décathlon; 32. Areva; 33. Parrot; 34. Orange; 35. Danone; 36. BNP Paribas; 37. Electronic Arts; 38. Suez; 39. McKinsey & Company; 40. EY 
Une conclusion, qui ne transparait pas forcément dans le classement, s'impose néanmoins : les jeunes ingénieurs aspirent d'abord à travailler dans des entreprises engagées socialement et soucieuses de l'environnement, quitte à baisser leurs prétentions salariales. Ils accordent de plus en plus d'importance à des éléments extra-financiers comme la quête de sens, l'entreprise citoyenne, l'équilibre vie pro/vie perso, et les questions sociétales et environnementales. 
Même si on note un attrait croissant pour des petites structures ou de sociétés nouvelles comme Uber ou Blablacar, ainsi que des entreprises plus agiles, moins hiérarchisées, où le travail est différemment,
le classement reste mené par les majorsdu Cac 40 et de très grandes firmes américaines.
En réalité, une fois le diplôme en poche, les étudiants valorisent en grande majorité des entreprises internationales qui demeurent des références permettant de valoriser un CV et qui véhiculent une forte image d'innovation en concevant des produits et services valorisants.
Enfin, une des attentes des jeunes est de pouvoir évoluer vers des carrières de manager, manifestée comme le deuxième objectif exprimé des ingénieurs.
Référence : CHALENGEs du 5-4-16 (ici).

25 mars 2016

BIO - SHS : Attendez demain, c'est aujourd'hui la journée mondiale de la procrastination décrétée par l'ONU.

25 mars : Journée mondiale officielle de la procrastination.
Selon une équipe de chercheurs du Départément de psychologie et de neurosciences, et du Département de génétique l'Université du Colorado à Boulder (USA), la procrastination et l'impulsivité seraient influencés par des mêmes traits génétiques. Selon une étude publiée dans Psychological Science (lien), près de 50 % de ces traits génétiques seraient à l'origine de ces deux comportements particulièrement caractéristiques de la personnalité de chacun.
Comme Procrastination et impulsivité semblent génétiquement liées, il est fort probable que ces deux tendances comportementales aient évolué ensemble de manière phylogénétique. Et plusieurs facteurs leur seraient associés, tels le stress et la dépression. Une source de la procrastination et de l’impulsivité pourrait également résider dans l’oubli ou la perte de vue de ses objectifs, plutôt que dans une simple tendance à toujours repousser à plus tard. Reste à savoir si c'est la société moderne, dans laquelle, l'homme ne chasse plus pour vivre, n'a plus besoin de faire du feu, etc. et où tout est facilité, sans besoin de faire d'efforts, sans plus d'urgence vitale immédiate, est une cause facilitante ou si elle n'est qu'une conséquence de cette dimension évolutive.
L'étude a porté sur 181 paires de jumeaux identiques et 166 paires de faux jumeaux. Outre l'origine génétique, il existe un chevauchement certain entre les deux traits de caractère qui seraient liés à l'aptitude à une forme de distraction, lorsqu’on poursuit un objectif sur le long terme. Les procrastinateurs auraient tendance à succomber à une récompense sur le court terme, abandonnant leur but ultime et ayant des difficultés à gérer leurs ambitions. Les chercheurs s'attachent dorénavant à découvrir si les deux traits sont liés à des capacités cognitives telles que les fonctions exécutives, et s’ils influencent l’autorégulation au quotidien. Quant à la journée mondiale de la procrastination, elle a été fixée par les Nations unies en 2014, la première journée mondiale de la procrastination ayant eu lieu le 25 mars 2010. Elle est reproduite depuis tous les ans à la même date. L’idée a émergé à la parution du livre « Demain c’est bien aussi » de Kathrin Passig et Sascha Lobo, publié en 2009 et qui a connu un vrai succès en Allemagne. L’ouvrage, très vite traduit en français en 2010, vise à déculpabiliser les procrastinateurs ; l'ONU semble les avoir suivis, d'autant que maintenant, on sait que c'est n'est pas tout à fait de leur faute mais, pour la moitié, celle de leurs ancêtres. Enfin, on verra ça demain ...

24 mars 2016

DIV : 10 ans de RACAM - Un siècle d'innovation dans l'aéronautique

RACAM (Rencontre Aviation Civile Aviation Militaire) fête le 12 mai 2016 sa 10e édition, au Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget.

L'innovation dans l'aéronautique - Un siècle de fertilisation croisée des domaines civil et militaire
Jeudi 12 mai 2016 - 14h30-19h00
Musée de l'Air et de l'Espace - Le Bourget

La fertilisation croisée, le mélange des ADN des deux grands partenaires de l'aéronautique, civile et militaire, telle sont la source et la condition de l'un des domaines d'innovation majeur qui, depuis cent ans, irrigue le monde d'aujourd'hui et celui de demain. L'innovation adresse tous les domaines de l'aéronautique, que ce soit celui des appareils, de leurs structures, leurs équipements et leurs performances, où celui des systèmes qui planifient, organisent et assurent leurs efficacité et performance. Elle concerne également leur sécurité et celle du ciel, celles des acteurs et des usagers qui peuvent ainsi mieux communiquer, collaborer, se rencontrer et voyager, mais aussi la sécurité des nations et des citoyens. L'innovation en aéronautique, c'est aussi un domaine sans précédent de transfert, pour irriguer les autres transports, l'économie, la santé de demain, l'usine du futur, sans oublier les méthodes, les procédés et la structuration d'organisations complexes, toujours en mouvement, en poussant à la fois les deux concepts d'efficacité et de vitesse. Rarement un domaine n'aura été aussi fertile, aussi innovant, créateur d'idées, de richesses et d'applications. Il est dû à la passion d'hommes qui se réunissent depuis cent ans autour d'un pari, initialement fou de quelques-uns et aujourd'hui accessible à tous : voler avec des machines. Tel est le message qui sera développé autour des plus grands acteurs nationaux de ces deux domaines aussi intriqués qu'inséparables et complémentaires.
RACAM est depuis dix ans le lieu privilégié d’échanges entre les grands acteurs du monde aéronautique, en réunissant les hauts responsables de l’aviation civile et des armées, les grands industriels, les dirigeants de compagnies aériennes et d’aéroports, les unions et groupements professionnels, les associations et, globalement, tous les acteurs et utilisateurs majeurs de l’espace aérien. Cet événement annuel unique en Europe est l’occasion d’évoquer des sujets d’actualité et d’identifier de nouvelles synergies dans le but commun de bâtir une aviation plus performante, un ciel plus sûr et un avenir réussi pour ceux qui volent ou font voler.
Au Programme de ce 12 mai, dès 14h30, Ouverture et allocution de bienvenue du président de RACAM, le général Gilles Desclaux, puis Allocution d’ouverture du chef du chef d’état-major de l’armée de l’air, le général André Lanata.
Une première session sera consacrée à l'innovation aéronautique, principe immuable, avec Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation, Bruno Sainjon, IGA et président-directeur général de l'ONERA
Marwan Lahoud, directeur général délégué du groupe AirbusJean-Yves Le Gall, PDG du CNES, et Pierre Éric Pommellet, vice-président exécutif de Thales.
Mme Catherine Maunoury, directrice du musée de l’Air et de l’Espace interviendra à mi-temps. 
La deuxième session rappellera que l'aéronautique est une aventure d'hommes visionnaires et passionnés, avec le général Stéphane Abrial, directeur général délégué de SafranPatrick Jeantet, directeur général délégué de ADPJean-Pierre Letartre, PDG de EY (Ernst and Young), et le général Richard Reboul, commandant du CEAM (Air Warfare Center) de l'Armée de l'air. 
L'allocution de Patrick Gandil, directeur général de l’Aviation civile, clôturera les débats. 
Renseignements et inscriptions (ici) - tél : 02.85.52.40.02  - mail : racam@ienair.fr

22 mars 2016

DIV : Serpentex 2016 - Solenzara.

Du 7 au 25 mars, une flotte aérienne remarquable se retrouve en opération d'exercice tactique sur la base aérienne 126 de Solenzara, à Ventiseri, en Corse.
Chaque année depuis 2007, Serpentex est l'exercice "à l'échelle" pour l'entraînement aux opérations extérieures, telles celles du Mali, de Centrafrique, de la bande sahélo-saharienne (BSS) ou du Levant.
Rassemblant plus d'un millier d'hommes de plusieurs nationalités, l'exercice 2016 réunit surtout 7 Rafale, 11 Mirage 2000, 1Casa, 1Transall, 2 Fennec, 2 Tankers, 4 Hawks britannique, 1 Learjet allemand, 2 B52 américains, 2 AMX italiens, un drone Harfang ... flotte qui doit évoluer au fil des jours pour rassembler 13 nations alliées.
Plusieurs vagues d’aéronefs effectuent, de jour comme de nuit, des missions d’appui aérien selon des scénarios complexes et réalistes. Les unités de contrôle aérien avancé (JTAC : Joint terminal attack controllers) se concentrent que les procédures d'appui aérien rapprochés (CAS : Close Air Support) pour mener les tirs sur le champ de tir de Diane. Les procédure CAS assisté par l’emploi d’outils numériques (DACAS: Digital Aided CAS), les missions de coordination de frappe et reconnaissance (SCAR : Strike Coordination and Reconnaissance), et les moyens de renseignement et information (ISR : Intelligence, Surveillance and Reconnaissance) sont notamment testés en situation "dense".d'activité.
Un exercice grandeur nature ou les forces sont conjuguées aux procédures et moyens de C2 pour l'organisation de grands systèmes complexes en situation critique. Un chercheur de l'ENSC sera présent pour cela sur site, le 22 mars, lors d'une journée de démonstration aux personnalités et aux partenaires industriels, académique et de réserve.