23 novembre 2009

DIV : Vers une science et ingénierie des systèmes complexes

Le Réseau National des Systèmes Complexes (RNSC), l'Institut des Systèmes Complexes Paris Île-de-France (ISC-PIF) et l'Institut des Systèmes Complexes Rhône-Alpes (IXXI) s'associent pour présenter la troisième édition du Colloque national des systèmes complexes :
« Vers une science et ingénierie des systèmes complexes »
Le colloque national se déroulera du 25 au 27 novembre 2009, à l'Auditorium du CNRS, 3 rue Michel-Ange, Paris 16e.
Programme ici.

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DIV : ARCo 2009

Le Colloque annuel de l'Association pour la Recherche Cognitive ARCo'09 aura lieu à Rouen (Maison de l'Université de Mont Saint Aignan) du 9 au 11 décembre 2009.
L'Association pour la Recherche Cognitive est la société savante française de Sciences Cognitives qui a pour vocation de promouvoir la recherche interdisciplinaire sur la cognition dans des domaines qui se rattachent aux sciences humaines, aux sciences de l'ingénieur et aux sciences de la vie.
Chaque année, l'ARCo organise une réunion scientifique.
Le thème ce cette session sera consacré à "L'interprétation et les problématiques du sens".
Vous pouvez consulter le programme ici.

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15 novembre 2009

BIO - SHS : Du nouveau pour la mémoire.

La théorie, datant de près de 50 ans, selon laquelle le cerveau utilise des mécanismes différents pour les souvenirs à long terme et à court terme a été élaborée sur la base d'observations de personnes atteintes d'amnésie des souvenirs durables. Cette amnésie est généralement causée par atteinte du lobe temporal, et plus précisément de l'hippocampe, tout en préservant la mémoire immédiate (capacité à répéter un numéro de téléphone) lorsque l'attention n'est pas distraite. Cela a conduit à l'hypothèse que l'hippocampe est responsable de la mémoire à long terme mais pas de celle à court terme.
Nathan Cashdollar et l'équipe de Emrah Duzel de l'Institute of Cognitive Neurosciences à l'University College of London ont publié dans les Proceedings of the National Academy of Sciences de novembre 2009 des résultats qui contredisent partiellement cette théorie. Ils ont étudié des patients atteints d'une épilepsie du lobe temporal avec sclérose hippocampique.
Ces patients présentant des troubles du fonctionnement de l'hippocampe devaient mémoriser des photos de scènes (par exemple des chaises et une table dans un salon) avec une restitution à 5 secondes et après 60 minutes. Leur activité cérébrale était enregistrées en utilisant la magnétoencéphalographie. Si les patients ne pouvaient évidemment pas reconnaitre les scènes après 60 minutes, un déficit a également été observé même après 5 secondes. les patients ne pouvaient décrire l'arrangement spécifique des détails dans les scènes.
Selon les auteurs, les résultats mettent en évidence deux réseaux distincts pour la mémoire à court terme : un réseau indépendant de l'hippocampe, et donc préservé les personnes qui ont des déficits de la mémoire à long terme, et un réseau qui est dépendant de l'hippocampe et qui est affaibli en même temps que la mémoire à long terme. Ces résultats mettent alors en évidence le fait que des déficits de mémoire à long terme s'accompagnent également de difficultés de mémoire à court terme qui peuvent alors être ou non compensés par une hyperactivité du premier réseau.
Cashdollar, N., Malecki, U., Rugg-Gunn, F.J., Duncan, ,J.S., Lavie, N., Duzel, D. (2009). Hippocampus dependent and independent theta-networks of active maintenance. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America . ISSN: 0027-8424

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Les nanoparticules surprennent les toxicologues: "Une étude montre un effet biologique inattendu des nanoparticules. Même absentes des cellules elles pourraient endommager l'ADN.



"



(Via Sciences et Avenir.)

Les nanoparticules surprennent les toxicologues

14 novembre 2009

IA - SHS : Aide à la lecture pour les malvoyants.


L'Intel Reader est un lecteur pour malvoyants qui permet de capturer des documents sous forme de textes grâce à une simple photographie, permettant de passer du format papier au numérique pour adapter le contenu aux handicapés.

La présentation officielle de l'Intel Reader. © Intel

(Via Futura Sciences.)

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13 novembre 2009

DIV : concours Green TIC.

La fondation européenne pour les territoires durables (Fondaterra), avec le soutien de SFR, lance la 1ère édition du concours Green TIC Campus afin de créer une dynamique de réflexion, chez les étudiants, sur l’apport de ces technologies à la problématique environnementale. L’objectif de Green TIC Campus : faire émerger des projets concrets ou futuristes faisant appel aux TIC pour rendre les campus plus « verts ».

Les inscriptions, prévues entre le 2 novembre 2009 et le 1er février 2010, peuvent se faire sur le site pour tous les étudiants inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur en France.

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DIV : Chaire des Civilisations Numériques

Aquitaine Europe Communication (AEC) organise la Chaire des Civilisations Numériques.

Conférence : Numérisation de l’économie et économie numérique
Entre destruction et création de valeur
s
par Stéphane Hugon, sociologue au CEAQ de l'Université Paris V, et Philippe Lemoine, entrepreneur.
Vendredi 4 décembre 2009 - 9h-20h
Programme et plans : télécharger l'invitation

Les débats de La première Chaire des Civilisations Numériques ont pour objectif de décrypter le double mouvement induit par le numérique dans le dévelop- pement économique :
L’évolution de la filière des TIC et du numérique (opéra teurs, équipementiers, éditeurs de logiciels, startup du web...) est un vecteur de croissance et d’innovation qui stimule l’économie numérique. Elle se caractérise par une explosion de nouveaux services établis sur des modèles économiques hybrides et mouvants.
La numérisation en marche de l’économie dans son ensemble constitue un levier puissant de transformation des économies, des métiers et des usages. Elle s’accompagne, à tous les stades de la chaîne de production et toutes les échelles territoriales, d’un potentiel tant destructeur que créateur de valeurs, d’emplois et d’attractivité.
Cette analyse est-elle complète et pertinente ?
Comment doit-on réagir pour rester maître de ces évolutions irréversibles ?
Quels peuvent être les attitudes d’étudiants, de chefs d’entreprise, de représentants de la société civile et de responsables politiques pour accompagner les évolutions qu’offre la numérisation de notre société ?

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DIV : La constitution de la notion d'information

CENTRE D'ALEMBERT
Dans le cadre de la série de séminaires autour du thème "Le concept d'information", la prochaine séance aura lieu le
mercredi 18 novembre 2009
à Orsay, Bâtiment 338 (Bâtiment des Colloques) - Salle 103 - 1er étage gauche, de 13h30 à 15h30

"LA CONSTITUTION DE LA NOTION D'INFORMATION"
Intervenant :
Mathieu TRICLOT, Maître de conférences en philosophie à l'Université de Belfort-Montbéliard

Le concept moderne d'information trouve sa source dans un mouvement scientifique, la cybernétique, qui connaît son heure de gloire aux Etats-Unis au tournant des années 1940-50. C'est à partir de la cybernétique que l'on peut se mettre à dire que les calculateurs mécaniques, mais aussi le cerveau, ou encore l'individu ou la société traitent de l'information.
Si le concept d'information résulte d'abord d'une opération d'unification des champs techniques du contrôle par feedback, du calcul mécanique, et de la théorie des télécommunications, il est ensuite étendu à d'autres domaines comme la psychologie ou l'anthropologie.
Pour autant la signification du terme information dans la période cybernétique est loin d'être univoque. Derrière les formalismes mathématiques qui permettent la mesure de l'information se pose la question de la nature de l'information. De quoi s'agit-il lorsque nous parlons d'information ? La cybernétique a fait le choix d'une description en dernier ressort physicaliste de l'information, qui diffère de la conception ordinaire de l'information comme un simple code désincarné.

Animateur de la séance :
Jean-François TERNAY, Directeur du Centre d'Alembert

Le Centre d'Alembert vous remercie de l'intérêt que vous portez à ses activités.


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CENTRE D'ALEMBERT
(Centre Interdisciplinaire d'Etude de l'Evolution des Idées, des Sciences et des Techniques)
Bâtiment 407 - 91405 ORSAY Cedex
Tél. : 01.69.15.61.90 - Fax : 01.69.15.43.98
Courriel : centre.dalembert@u-psud.fr
http://www.centre-dalembert.u-psud.fr
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29 octobre 2009

IA : Joyeux anniversaire Internet !

Internet a 40 ans !
Le 29 octobre à 22h30, c’est entre les deux premiers IMP de Los Angeles et de Stanford que Charley Kline, étudiant en programmation supervisé par Leonard Kleinrock, parvient à faire circuler deux lettres : « LO ». Contrairement aux apparences, ce tout premier message n’est pas un code secret. Il s’agit simplement du premier plantage de connexion de l’histoire, qui l’empêche de transmettre le mot dans son intégralité : « LOGIN ».
Il faudra attendre la deuxième tentative. Moins d’un mois après cette expérience, une connexion permanente est établie entre les deux bouts. Et le 5 décembre, sont connectés entre eux les quatre seuls IMP existants (Interface Message Pocessor). Il n’en existe que quatre au monde : un à l’Université de Californie à Los Angeles où Leonard Kleinrock réalise ses expériences, un autre à l’Institut de Recherche de Stanford et les deux derniers dans les universités de Santa Barbara et de l’Utah. C'est le premier réseau NetInfo de l'histoire. Le Web était né.
Voir :
- de Arpanet à Internet.
- Arpanet, l'ancètre d'Internet.
- L'histoire d'Internet.

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25 octobre 2009

IA : Un blog sur la robotique.


robotblog.fr : un blog sur la robotique dans tous les domaines.
www.robotblog.fr

Robotblog est un blog traitant de toute sorte de robotique.
Régulièrement mise-à-jour, appuyé de vidéo et photo, il est une des références des blog de robotique francophone.

Lien: http://www.robotblog.fr/
RSS: http://feeds.feedburner.com/RobotBlog

Read Main Topic
blank".
(Via Vie Artificielle.)
robotblog.fr - Blog sur la robotique dans tous les domaines.

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24 octobre 2009

BIO - SHS : Effacer les souvenirs.

Effacer du cerveau un mauvais souvenir.
Des chercheurs annoncent avoir identifié chez la souris une sous population spécifique de neurones associés aux souvenirs de peur, une découverte qui met en lumière comment certains souvenirs sont conservés dans notre cerveau. Ce résultat pourrait aussi mener un jour à de meilleures thérapies pour les personnes qui veulent vaincre leurs peurs.
Jin-Hee Han, de l'Hôpital pour Enfants Malades de Toronto au Canada, et ses collègues ont conditionné des souris à avoir peur en présence d'un signal auditif, créant ainsi des souvenirs de crainte chez ces animaux, puis ils ont détruit dans leur cerveau des sous-populations précises de neurones de l'amygdale latérale qui exprimaient des niveaux élevés du facteur de transcription appelé CREB. Ils ont observé que l'absence de ces neurones rendait les souris incapables de se souvenir des peurs qu'elles avaient contractées lors du conditionnement auditif, ce qui n'était pas le cas s'ils éliminaient au hasard dans l'amygdale latérale un nombre comparable de neurones n'exprimant pas beaucoup CREB.
L'amnésie des souris dépourvues de ces neurones riches en CREB était durable et spécifique de certains souvenirs acquis lors de l'entraînement à la peur. Ces résultats suggèrent que des neurones de l'amygdale latérale avec des taux élevés de CREB sont essentiels pour l'expression de la mémoire au cours des jours suivant le conditionnement de la peur et que leur destruction élimine définitivement les souvenirs de peur associés. Les chercheurs ont aussi identifié une composante clé de l'empreinte ou voie de la mémoire, et ils estiment que ces neurones particuliers jouent un rôle déterminant au sein d'un réseau plus étendu de la peur.
(Via Techno-Science.)

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23 octobre 2009

BIO : Vers les rétines artificielles.


La rétine artificielle en bonne voie
Un article sur le site Physorg.com fait le point sur l’état d’avancement du Artificial Retina Project, piloté par le DOE (Department of Energy), le CEA états-unien. C’est le programme le plus avancé en matière d’œil bionique.
Voir l'article ici et deux vidéos ici et ici.
Le papier rappelle que leur premier prototype de rétine artificielle, Argus One, a été testé à partir de 2002 sur 6 volontaire. Dont Terry Byland (photo). Elle comportait seulement 16 pixels, mais a néanmoins permis de tester les grandes lignes du concept tout en apportant un petit peu de lumière à des personnes plongées dans le noir, du fait d’une dégénérescence rétinienne. Elles ont pu à nouveau repérer portes et fenêtres, éviter des obstacles majeurs, et même lire des caractères de 30 cm de haut.
Le second prototype, Argus II, comporte 60 pixels mais est plus compact. Il a été testé depuis 2007 sur 17 volontaires, dont au moins un en France à ma connaissance, implanté au début 2008 par le Pr José-Alain Sahel, directeur scientifique de l’Institut de la Vision (Hôpital des Quinze-Vingt, Paris), entre autres. Les progrès obtenus seraient très encourageants. Les patients pourraient suivre un trait sur le sol, voir une porte à 6 mètres de distance.
Quelques détails sont donnés sur le troisième prototype, qui est bien avancé et dont les premiers essais cliniques sont prévus pour 2011. Encore plus discret, il offre une définition de « plus de 200 pixels ». Et l’on annonce déjà un objectif à plus long terme de 1000 pixels.
On le voit, la high-tech n’est pas loin de pouvoir rendre un peu de vue à certains aveugles. D’autant que l’on explore actuellement une demi-douzaine d’approches différentes pour obtenir ce résultat. Outre l’œil bionique, on travaille sur des hypothèses dites cellulaires (injection de cellules souches), génétiques (injection d’un gène corrigeant la déficience à l’origine de la cécité), protéiniques&hellip.
Un chercheur suisse a même présenté il y a peu une solution tout à fait surprenante. Botond Roska, du Friedrich Miescher Institute for Biomedical Research de Bâle, a introduit dans la rétine d’une souris aveugle, à l’aide d’un virus, une protéine (dite channelrhodopsin) qui a transformé en photorécepteurs des neurones dits « bipolaires », dont le rôle habituel est tout autre, puisqu’ils jouent plutôt les intermédiaires. Ce bricolage a permis à la souris de revoir un peu. Une raison de plus d’être optimiste.
La technologie est en passe de rendre la vue aux aveugles, aux limites du prix à payer : il y a déjà 50 millions d’être humains aveugles dans le monde, victimes d’une banale cataracte (opacification du cristallin), qui pourraient recouvrer la vue s’ils pouvaient s’offrir une opération banale dans les pays occidentaux.
(Via Aïe ! tech.)

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21 octobre 2009

IA - SHS : Projet d'alliance pour les technologies de l'information.

Une « alliance pour les technologies de l'information » alliera « le CNRS, l'INRIA, les universités et le monde économique », rappelle Valérie Pécresse. Selon le ministre de la recherche et de l'enseignement supérieur, ce sera la « prochaine étape » après la constitution de l'institut thématique des sciences informatiques et de leurs interactions au sein du CNRS.
Valérie Pécresse indique qu'elle a donné son « feu vert » et que le « périmètre de l'alliance se constitue ». Catherine Bréchignac, directrice du CNRS, précise que le comité de sélection, qui sera chargé de nommer un directeur à sa tête, va « bientôt être mis en place ». Le CNRS attend le décret organique, qui devrait être « signé et publié cette semaine », avance Valérie Pécresse.
Par ailleurs, Valérie Pécresse annonce qu'elle consacrera 20 % des crédits du plan Nano-innov aux SHS, afin d'avoir des recherches sur les aspects juridiques, de sécurité …

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15 octobre 2009

SUS - IA : Un habitat adapté technologiquement aux seniors.

Une maison intelligente pour les personnes âgées.
Une maison "intelligente" équipée de capteurs a été mise au point par les chercheurs de la technopole de Sophia-Antipolis. Elle pourrait aider les seniors à rester à domicile.
Rien ne distingue en apparence cet appartement d'un appartement standard. Des capteurs sont pourtant déployés dans toutes les pièces, à des endroits stratégiques qui permettent de suivre et d'analyser l'activité du résident.
Ce projet "Gerhome" du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) de Sophia-Antipolis, mené conjointement avec l'INRIA et l'Université de Nice, a été conçue comme une aide au maintien à domicile dans de bonnes conditions de sécurité grâce à un dispositif capable de détecter l'apparition de certaines fragilités ou pathologies du vieillissement.
Quatorze volontaires de plus de 65 ans ont testé pour le CHU de Nice l'appartement en 2008. Une autre expérimentation devrait suivre en 2010 en milieu hospitalier ainsi que dans deux logements privés et deux chambres de maison de retraite.
Les partenaires de "Gerhome" savent qu'une des limites à l'application du système résidera dans son acceptation par les personnes âgées et la société, compte tenu de son caractère intrusif.
Voir le lien Gerhome.

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11 octobre 2009

IA - SHS : Conférence FING - Cognition, coopération et gestion de conflits d'intérêts

Conférence-débat

"Que nous apprennent les sciences cognitives sur notre capacité à coopérer à gérer les conflits d'intérêts ?"

par Jean-Michel Cornu,
directeur scientifique de la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING).

6 novembre 2009 - 10-12 heures - amphithéatre de l'ENSEiRB-Matmeca

Des travaux récents en sciences cognitives mais également en anthropologie et en histoire montrent que nous avons non pas une mais deux façons de penser. Nous utilisons plutôt bien la première qui nous permet de construire un discours rationnel.
Mais le deuxième mode de pensée, qui nous permet de prendre en compte différents points de vue ou encore de trouver des sorties aux conflits d'intérêts est la plupart du temps bien moins maîtrisé...

Voir une présentation de ce sujet sur le Blog Fing.

Débatteurs - avec la participation de :
- Michel Eimer - Délégué Régional au Nouvelles Technologies (CRA).
- Laurent-Pierre Gilliard - Directeur général adjoint de Aquitaine Europe Communication (AEC).
- Bernard Claverie - Directeur de l'Ecole Nationale Supérieure de Cognitique (ENSC).

Une manifestation organisée conjointement par AEC, l'ENSC, et l'ISCC Aquitaine.

Amphithéatre de l'ENSEiRB-Matmeca
Avenue du Docteur Albert Schweitzer - 33600 Pessac
Plan d'accès

Contcat information : Isabelle Sese - ENSC - Bordeaux - 05 57 57 92 98

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10 octobre 2009

DIV : ABECédaire - appel à contribution

Pour faire évoluer l'ABECédaire, chaque lecteur du blog est invité, en s'inspirant de la page de style des articles déjà disponibles, à rédiger et communiquer des pages de documentation et de définition des grandes notions utiles aux étudiants de l'ENSC.
Merci de votre contribution collective.

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07 octobre 2009

DIV : Vie de l'école.

Résultat du Conseil d'école de l'ENSC - 7 octobre 2009

Sont élus membres du conseil au titre des personnalités qualifiées par 24 voix sur 24 votants présents ou représentés :
- Jean-François Clédel - PDG de ALTEP, président de l'UIMM Gironde-Landes ;
- Jean-Louis Blouin - Directeur général de i2S ;
- Guy Boy - Professeur au Florida Institute of Technology, senior scientist à IHMC ;
- Dominique Soler, directeur du département ergonomie et facteur humain de Bertin Technologies.

Est élu président du Conseil de l'ENSC :
Jean-François Cledel a été élu président du conseil de l'ENSC par 24 voix sur 24 votants présents ou représentés.

Par ailleurs :
Le professeur Bernard Claverie a été élu directeur de l'ENSC par 23 voix sur 24, avec un bulletin blanc.
Benoit Le Blanc a été élu directeur adjoint par 24 voix sur 24.
Le professeur François Daniellou a été élu directeur du département d'ergonomie par 24 voix sur 24.

Etaient représentées les sociétés AIRBUS, SNCF, THALES, la chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux, l'UIMM. l'INRIA, le CNRS.

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06 octobre 2009

BIO : Des LED pour le travail stressant.

Des chercheurs russes ont développé sous la responsabilité de Andrei Aladov du Centre Scientifique et d'Ingénierie pour la Microélectronique de St.-Pétersbourg, et Konstantin Stelingovsky du Centre pour la Médecine Aérospatiale de Moscou, un matériel et un logiciel particulier qui permet rapidement de réhabiliter une personne après une activité stressante.
Ce dispositif est destiné à contrôler et, si nécessaire, rétablir les paramètres mentaux et physiologiques normaux d'état des personnes engagées dans des professions "particulièrement stressantes" : les conducteurs de trains, les contrôleurs aériens, les opérateurs de système de commande divers aux installations de chauffage nucléaires, les sauveteurs, et autres personnes travaillant dans des conditions extrêmes, qui exigent une attention constante et une réactivité accrue dans des conditions difficiles.
L'objectif est de rétablir un état normal directement au travail, après un changement ou pendant une pause. Le principe est basé sur l'influence de sons et de diodes électroluminescentes (LED) à multi circuits capables "de produire" pratiquement n'importe quelle couleur visible et lumière de n'importe quelle intensité. Le "coeur" du système est un ordinateur, dont la mémoire stocke la bibliothèque spéciale de techniques de relaxation. Basé sur les données de dispositifs de contrôle de l'état physiologiques et mentaux, il produit automatiquement un certain programme de relaxation pouvant améliorer l'état de la personne et maintenir un haut niveau d'efficacité à un instant spécifique.
(Via BE Russie numéro 24 (5/10/2009) - Ambassade de France en Russie).

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BIO : La télomérase et le vieillissement pour trois Nobel.

Le Prix Nobel de Médecine a été attribué à trois spécialistes du vieillissement:
L’Australo-américaine Elizabeth Blackburn et les Américains Carol Greider et http://genetics.mgh.harvard.edu/szostakweb/ qui travaillent sur la télomérase, une enzyme qui «protège les chromosomes du vieillissement».

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05 octobre 2009

DIV : L'origine des espèces en français.

Cent-cinquantenaire de la publication de l’Origine des espèces.
Pour la première fois depuis le XIXe siècle, le grand ouvrage de Darwin paraît dans une traduction rigoureuse d'Aurélien Berra et dotée d’une introduction savante sous la direction de Patrick Tort et la coordination de Michel Prum.
Précédée de Patrick Tort "Naître à vingt ans : genèse et jeunesse de L’Origine".
896 pages
Éditions Honoré Champion

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DIV : Formation des ingénieurs à la santé et la souffrance au travail.

Donner un socle de compétences aux jeunes ingénieurs et managers.
Tel est l'avis de William Dab, titulaire de la chaire Hygiène et Sécurité du CNAM, auteur du rapport sur la formation des managers et ingénieurs en santé au travail, remis en juillet 2008, au Ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité et au Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche.
A l'heure des suicides dans des entreprises, ce thème de la santé au travail interroge la formation initiale des managers et des ingénieurs.
Voir l'article de EducPro.fr du 2 octobre 2009.
On trouvera ici les 12 principales propositions du rapport.

Ce rapport propose une formation modulaire de 18 heures pour 8 compétences, préconisé dans le référentiel élaboré par le Conseil National pour l’Enseignement en Santé et Sécurité au Travail (CNESST) et repris dans le rapport de William Dab, consiste en un module de 18 heures de cours, et comporte l’acquisition de huit compétence, parmi lesquelles : appliquer le cadre réglementaire et normatif, identifier les dangers et les situations de travail dangereuses, mettre en pratique une démarche de prévention des risques ou participer à l’amélioration du management.

La récente prise de conscience des grandes écoles pour former les jeunes managers à faire face aux situations de souffrance et pression au travail, amène la CTI (Commission des titres d'ingénieur) à proposer rapidement un référentiel de compétences dans le domaine à toutes ses écoles d'ingénieurs.

Voir également le rapport établi en février 2009 par l'Institut National de Recherche en Sécurité (INRS) sur les enseignements en prévention des risques pour la santé et la sécurité au travail dans les écoles d'ingénieurs.

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IA - SHS : Les profils d'utilisateurs des ordinateurs personnels.

Quel est l’usage de nos ordinateurs au quotidien ?

A l’occasion de la conférence annuelle Computer Human Interaction de Boston, Thomas Beauvisage, chercheur à Orange Labs en France, présentait une étude sur l’usage des ordinateurs dans la vie quotidienne.

Cette étude a consisté à installer un logiciel de traçage dans les ordinateurs de 661 foyers français volontaires et représentatifs pendant 19 mois (entre 2005 et 2006) pour mesurer précisément les usages informatiques quotidiens des membres du foyer. Le logiciel mesurait les logiciels fonctionnant sur l’ordinateur et proposait à chacun de ses allumages et après 30 minutes d’inactivité une fenêtre pop-up pour que l’utilisateur s’identifie afin de connaître qui dans le foyer était en train de l’utiliser. Malgré certaines limites expérimentales, quelques éléments sont intéressants et riches d'enseignements.

La moyenne d'utilisation de l'ordinateur est de 23 jours par mois (3 jours sur 4) et en moyenne un peu plus de 7 heures par jour (moins dune heure sur 3). Mais en fait, la moyenne quotidienne d’utilisation réelle se situe plutôt autour de 2 h 51 (un mpeu plus d'un dixième). La plupart du temps, les ordinateurs sont allumés toute la journée, voir jour et nuit, avec des pics d’activités effectifs entre 9h et 11h et entre 16h et 21h.

L’étude a permis de distinguer plusieurs types de profils selon l’intensité de l’usage de l’ordinateur :

  • Ceux dont l’ordinateur est allumé 24h/24 (15 % du panel) considèrent l’ordinateur comme une ressource qui doit tout le temps être accessible. Pourtant, ils ne l’utilisent que 3h30 par jour en moyenne. Mais ce comportement correspond souvent à un usage important du P2P, de logiciels multimédias et de la messagerie instantanée.

  • Ceux dont l’ordinateur est toujours disponible (33 %), qu’on allume au premier usage et qu’on ferme le soir, montrent là aussi un fort usage de la messagerie instantanée.

  • Ceux dont l’ordinateur est allumé à la demande (30 %) et qui ont tendance à fermer l’ordinateur après de courtes sessions d’usage, utilisent plutôt des applications bureautiques, du web et du mail.

  • Ceux qui ont un faible usage (22 %) correspondent à ceux qui ont utilisé leur ordinateur moins de 15 jours par mois et qui ont des usages proches du groupe précédent.



D’une manière surprenante, souligne Thomas Beauvisage, les facteurs sociodémographiques ont un faible rôle dans ces différences d’usages, beaucoup moins en tout cas que les préférences logicielles. Le chercheur constate également qu’il y a une grande variabilité du temps d’usage entre les individus et le foyer. Le temps moyen effectif d’utilisation par individu est de 9 heures par semaine, mais 25 % des 1434 individus qui composaient l’échantillon utilisent l’ordinateur moins d’1h14min par semaine et 25 % des plus actifs l’utilisent plus de 14 heures par semaine. Mais quand on compare l’utilisation entre individus et foyers, on constate que dans un quart des foyers composé de plus de deux personnes, il y a un non-utilisateur de l’ordinateur. Dans les foyers de deux utilisateurs, l’utilisateur le plus actif passe 83 % du temps devant l’ordinateur, et cela ne progresse guère dans les foyers de plus de deux utilisateurs. Plus que de souligner la concurrence à l’accès au sein même des foyers, l’étude remarque qu’il y a un utilisateur principal et que l’utilisateur secondaire a tendance à garder un usage modéré que ce soit parce qu’il a moins d’intérêt dans l’utilisation de l’ordinateur ou parce qu’il délègue certaines tâches à l’utilisateur principal.
Temps d'usage hebdomadaire moyen des applications par le panel
A quoi les utilisateurs passent-ils leur temps ? De ce côté là, l’étude apporte peu de surprise par rapport à ce que l’on savait déjà. Sur les 9 heures hedbomadaires passées sur leur ordinateur en moyenne, l’internet compte pour 63 % des usages de l’ordinateur (soit 5h35 minutes) et sur ces 63 %, 71 % (soit 3h57 minutes) est consacré au web. Si on écarte la gestion de l’ordinateur (manipulations de fichiers, temps de transitions entre applications…), ce sont les jeux et la messagerie instantanée qui arrivent ensuite, totalisant chacun 45 minutes d’utilisation par semaine.

En regardant l’usage des différentes applications, l’étude constate que les 5 applications les plus utilisées par les individus représentent 83 % du temps d’usage moyen des ordinateurs. Pour autant, les petits utilisateurs ne se concentrent pas sur certaines applications alors que d’autres, plus ‘évoluées’ (jeux, P2P, multimédias) seraient réservées aux utilisateurs intensifs. Non, les profils d’usages de l’ordinateur semblent plutôt liés aux choix individuels de certaines applications, indépendamment de l’intensité ou de la fréquence de l’utilisation.

L’étude a mis en avant 5 profils d’utilisateurs :

  • Les internautes (42 % du panel) utilisent massivement leur ordinateur pour le web, sans pour autant y développer des usages plus experts que d’autres catégories d’utilisateurs (ils n’achètent pas plus en ligne que d’autres).

  • Les tchatteurs (30 %) utilisent plus que d’autres la messagerie instantanée (38 % de l’usage de l’ordinateur contre 8 % dans les autres catégories), ainsi que des applications multimédias et des jeux, et ont une utilisation plus intensive des téléphones mobiles et des SMS. 51 % des profils de ce groupe ont moins de 25 ans. 60 % sont des femmes.

  • Les joueurs (11 %) utilisent plus massivement le jeu (42 % de leur usage d’ordinateur). 32 % ont moins de 25 ans, mais 61 % du temps total passé à jouer par les membres de cette catégorie correspond à des casual games.

  • Les multimédias (14 %) consomment beaucoup de contenus multimédias et de logiciels audio et vidéo, ainsi que des logiciels P2P, des outils de gravage de données et de sécurité. Les utilisateurs de ce groupe sont plutôt des hommes (65 %) qui vivent souvent seuls (22 %).

  • Les sérieux (18 %) préfèrent les applications bureautiques (20 % du temps passé) et le mail (16 %) et ont plutôt un usage professionnel des ordinateurs.




Thomas Beauvisage veut voir plusieurs applications concrètes à ce travail :

  • Améliorer la conception des systèmes d’exploitation : réduire le temps de lancement de l’ordinateur est capital pour les utilisateurs qui ont un faible usage ; le préchargement des 5 applications les plus utilisées selon un système de détection automatique semblerait aussi pouvoir améliorer l’efficience de nos machines…

  • Améliorer la conception des applications et des services : chaque type d’individu semble se constituer son propre territoire d’applications, ce qui signifie qu’il faut certainement mieux réfléchir aux offres de services selon ce type de comportement et qu’il vaut mieux proposer des add-on à des applications existantes, plutôt que de chercher à développer de nouveaux services indépendants.

  • Vers les web services : le web apparaît comme l’application la plus partagée des usagers de l’ordinateur et elle est au centre de l’intérêt de 4 usagers sur 10 ! Assurément, les applications web ont certainement plus d’avenir que les logiciels, prédit Thomas Beauvisage. L’évolution du web depuis 2006 semble lui donner chaque jour un peu plus raison.



(Via Internet Actu.)

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04 octobre 2009

DIV : De l'utilité de la SF.


De la science-fiction comme laboratoire métaphysique ou considérer comme certaines
des hypothèses scientifiques et en déduire les conséquences.
Excellent article de Serge Lehman dans Le Monde diplomatique.javascript:void(0)

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IA - SHS : La réalité continue.

La réalité continue ou comment utiliser le virtuel pour approcher la réalité au plus près ? Une présentation de la conférence hollandaise Picnic 2009 sur la créativité à l'ère des nouvelles technologies.
Alors que les interactions numériques sont perçues comme étant aussi réelles que celles que nous avons dans le monde analogique, le numérique peut-il nous aider à mieux comprendre le réel ? C’est tout l’enjeu de la "réalité continue", comme prolongement du réel ou Continuum de la Virtualité qu’évoque Paul Migram.

Suzanne Stefanac, directrice du Laboratoire de contenus numériques de l’Institut du film américain commence par évoquer Escape from City 17, une nouvelle série de science-fiction entièrement créée à partir de l’environnement 3D du jeu Half Life 2, dont les deux pilotes (l1re) ont coûté moins de 500 dollars à produire (hors temps des deux créateurs). Le Machinima (c’est-à-dire ces films ‘tournés’ dans un environnement virtuel 3D temps réel utilisant en général des moteurs de jeux vidéo) quitte le monde du bricolage pour fans de jeux en réseau pour celui de la création audiovisuelle professionnelle, estime-t-elle, et réinterroge l’avenir de la création et de la fiction.

Le ‘journalisme immersif.
Nonny de la Pena et Peggy Weil (voir le blog) sont chercheurs, artistes, réalisatrices et enseignantes. Elles cherchent à inventer un journalisme immersif, c'est-à-dire une production d’information réelle en exploitant les technologies nouvelles pour impliquer le spectateur dans l’appréhension d’une situation.

Gone Gitmo est le premier projet qu’elles évoquent. Il dérive d’un documentaire très critique de Nonny de la Pena sur le camp de prisonniers de Guantanamo, simplement intitulé Unconstitutional (Inconstitutionnel). Il n’était pratiquement pas possible aux journalistes d’accéder à la réalité du camp. Nonny de la Pena a proposé à Peggy Weil, qui travaille depuis des années sur les serious games, de construire un Guantanamo virtuel - et de produire des films à partir de cet univers ‘virtuel’, dont le but est d’approcher et de ressentir une réalité rendue inaccessible. Les utilisateurs peuvent se créer un avatar sur Second Life qui sera ensuite enlevé, puis emmené dans une reconstitution de Guanatamo (produite à partir de plans et de photos réelles) pour y vivre, à la première personne, la ‘vraie’ vie des détenus (voir la vidéo).

D’autres dispositifs complètent l’expérience. La visite du plan de la prison déclenche des séquences vidéos, parmi les rares qui viennent du Camp Delta. D’autres dispositifs d’interaction permettent de s’informer sur les (nombreux) droits humains et internationaux que Guantanamo viole, décrivent quelques situations individuelles de détenus, simulent des échanges avec des gardiens ou restituent les débats parlementaires relatifs à la fermeture (toujours repoussée) du Camp Delta.
IPsress Expérience : vous êtes détenu à Guantanamo

Image extraite d’Ipsress Expérience montrant un spectateur en place d’un détenu.

Un autre projet, The Ipsress Experience (voir la vidéo), se fonde sur les minutes de l’interrogatoire d’un détenu, publiées en vertu du Freedom of Information Act, dont l’administration Bush elle-même a reconnu qu’il avait été torturé. Le spectateur se retrouve dans la situation de la victime - même si les deux chercheuses ont choisi de ne pas montrer d’actes de torture. Cette fois, le dispositif utilise un casque de réalité virtuelle au travers duquel on se trouve projeté dans la salle d’interrogation, plié dans la position semi-accroupie dans laquelle les détenus étaient contraints de rester des heures durant. On entend un interrogatoire dans la salle d’à côté, et on peut supposer qu’il est violent… ‘On peut lire dans le journal que les prisonniers sont maintenus dans les positions les plus inconfortables, mais quand on voit son visage au-dessus d’un corps installé dans cette position, quand on entend ce qu’entendent les détenus, on comprend vraiment ce dont il s’agit’, explique Nonny Weil.



Enfin, le projet Walljumpers prend la forme d’un ‘jeu triste’, dans lequel on joue à franchir les murs qui marquent un nombre croissant de frontières du monde - sans toujours y parvenir. A nouveau, des informations, des cartes, des photos, donnent accès à de l’information journalistique et historique.

Augmenter la ville, à grande échelle
Antonio Camara, professeur à l’université Nouvlle de Lisbonne et fondateur d’Y Dreams (voir le blog) a présenté le projet de réalité augmentée de l’estuaire du Tage, aux abords de Lisbonne. Cet estuaire est le plus vaste d’Europe. Son entreprise se spécialise depuis longtemps sur la réalité augmentée en organisant des visites virtuelles de bâtiments modélisés en 3D. Elle travaille désormais à créer des objets imaginaires, créés par les gens, que l’on pouvait ensuite ‘voir’ dans l’espace de l’estuaire. Mais leur projet allait plus loin : il s’agissait d’une part de mettre les gens en relation et d’autre part, de rendre visibles les interactions entre les gens. Par ailleurs, des artistes ont été appelés à créer des oeuvres virtuelles, visibles dans l’espace au travers de dispositifs de réalité augmentée, comme cette borne qui permet de regarder la réalité augmentée de l’estuaire (ou de tout autres lieux).
L’équipe d’Y Dreams voudrait transformer l’estuaire en scène : en faire un immense écran sur lequel on peut projeter des images et des informations, en interagissant avec les bâtiments, les ponts, les bateaux qui passent. Comme le dit Antonio Camara, ‘le futur de la réalité augmentée est la très grande échelle’.
On peut tester leur amusante application Twitter de réalité augmentée !.
(Via Internet Actu).

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02 octobre 2009

DIV : Un colloque sur la pensée complexe.

Colloque international francophone « Complexité 2010 »
LA PENSÉE COMPLEXE : DÉFIS ET OPPORTUNITÉS
pour l’éducation, la recherche et les organisations
Les 31 mars et 1er avril 2010 à Lille.
Ce colloque est organisé par :
· L’équipe CIREL-TRIGONE du Centre Interuniversitaire de Recherche en Education de Lille (CIREL) et le Département des Sciences de l’Éducation (CUEEP - Université de Lille 1).
· Le Réseau Intelligence de la Complexité qui regroupe l’Association pour la Pensée Complexe (APC) et le programme européen Modélisation de la CompleXité (MCX).
Il est placé sous le patronage d’Hervé BARREAU, Reda BENKIRANE, Pierre CALAME, Jean-Paul DELAHAYE, Jean-Louis LE MOIGNE, Edgar MORIN, Miora MUGUR-SCHACHTER et André de PERETTI.

Ce colloque fait suite au colloque La formation au défi de la complexité de Lille en 2003.
Intention générale : entendre et comprendre des expériences de la complexité en actes
La complexité apparaît dans toutes les affaires humaines, de l’éducation à l’organisation de la cité. Elle nous invite à redéployer l’éventail des facultés de l’esprit humain mis en rapport avec des formes diverses de sensibilités et de rationalités.
Aussi, penser et agir en complexité sollicite et/ou génère des conceptions qui demandent à être explicitées. Dès lors, il convient de les soumettre à des réactions critiques tout en interrogeant leurs légitimations pragmatiques, épistémiques, scientifiques, que ce soit dans l’éducation, la recherche et les organisations.
Il s’agit d’examiner des expériences de la complexité en s’ouvrant à différents champs disciplinaires ou professionnels pour rendre ces défis et ces opportunités reconnaissables et actionnables par des communautés scientifiques et/ou de pratiques.

informations : http://www.trigone.univ-lille1.fr/complexite2010
Boite au lettre du secrétariat du colloque : complexite2010@univ-lille1.fr

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27 septembre 2009

BIO = Lève tard ou couche tôt ?

Couche-tard et lève-tôt: une comparaison des cerveaux. Une nouvelle étude par imagerie cérébrale pourrait aider à expliquer pourquoi certaines personnes sont plus en forme en début de journée tandis que d'autres le sont plus en soirée.
Christina Schmidt et Philippe Peigneux de l'Université de Liège et ses collègues rapportent que notre activité cognitive et notre capacité à nous concentrer sont influencées à la fois par la durée écoulée depuis notre réveil et le moment dans la journée car nos rythmes circadiens agissent en fonction de cycles jour-nuit. Les résultats suggèrent que les couche-tard peuvent en général rester éveillés plus longtemps que les lève-tôt avant d'accuser une fatigue mentale. Après 10 heures d'éveil, les lève-tôt ont présenté, comparés aux couche-tard, une baisse d'activité des zones du cerveau liées à l'attention. Ils avaient aussi plus sommeil et tendance à faire plus lentement leur exercice. Les zones du cerveau impliquées comprennent le siège du rythme circadien.
L'activité de cette région faisait diminuer la longueur où les volontaires restaient éveillés, c'est-à-dire augmentait la « pression du sommeil », ce qui suggère que la différence de comportement entre couche-tard et lève-tôt résulte en partie de l'interaction entre les régions du cerveau contrôlant la pression du sommeil et les rythmes circadiens.
Voir le résumé de l'article.

voir aussi :
Pourquoi certaines personnes sont des lève-tôt ?
La modification d'un gène pourrait expliquer pourquoi certains dorment moins.
Couche-tard ou lève-tôt : des causes biologiques au cœur de nos...

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DIV : La guerre des mondes n'a pas eu lieu.

La guerre des mondes n'a pas eu lieu.
En 1938, Orson Welles a 23 ans. Metteur en scène de théâtre, il travaille notamment pour la station de radio CBS. Le 30 octobre, il y met en scène un « bulletin d'informations » basé sur La Guerre des mondes, le roman écrit par Herbert George Wells en 1898. L'émission débute par une série d'annonces évoquant des lumières détectées à la surface de Mars par les astronomes, puis la chute de météorites sur Terre. Ensuite les flashs d’information se succèdent, révélant que ces météorites sont en fait des vaisseaux martiens ; leurs occupants sèment rapidement la mort et la désolation sur leur passage — l’envoyé spécial de CBS sur place sera balayé en direct par le rayon mortel des Martiens après avoir diffusé les cris des premières victimes !
Lire la suite ... et en fin d'article, le dossier "extraterrestres" du Monde Diplomatique.

Voir également l'article de Pierre Lagrange selon lequel, le succès du roman « Da Vinci Code » ou de la série « X-Files », l’audience des allégations conspirationnistes sur les attentats du 11-Septembre ou quant à la réalité des premiers pas de l’homme sur la Lune, incitent à s’interroger sur la place des théories du complot dans l’imaginaire politique. Or, s’il est un thème qui a été constamment mêlé à ce registre, c’est bien celui des soucoupes volantes.

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26 septembre 2009

IA - SHS : Robots - le blog ...

robots.net: "par Posteur (Publié Mer Aoû 19, 2009 2:02 pm)
http://robots.net/

Impossible de passer à coté de ce blog, rien que pour le nom de domaine.
Il s'agit d'un blog anglophone entièrement dédié à la robotique.
Ses trois rédacteurs sont des membres (ou ex-membres) de Dallas Personal Robotics Group (DPRG).
DRPG est un groupe de passionné de robotique existant depuis 1984.
Ils travaillent sur des projets commerciaux tel que le Roomba.
Avec une fréquence d'un article tous les 2-3jours, il couvre une grosse partie de l'actualité robotique.

Lien: http://robots.net/

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IA : Qu'est ce qu'un robot ?

Qu'est ce qu'un Robot ?
Une définition intéressante sur le blog de Vie Artificielle :
La définition même du robot varie d’une organisation à l’autre. Vie Artificielle propose cette définition : peut être considéré comme robot, tout système qui intègre des capteurs et actionneurs, et opère de façon autonome ou semi autonome en coopération avec les humains.
Les recherches robotiques mettent en avant le concept d’intelligence et la capacité d’adaptation aux environnements imprévisibles.
Read Main Topic

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Pourquoi certaines personnes sont des lève-tôt ?: "Une mutation génétique rare explique que certains n'ont besoin que de quatre à six heures de sommeil.
» Le tabou de la sieste au bureau blank"



(Via Le Figaro - Sciences.)

Pourquoi certaines personnes sont des lève-tôt ?

SHS - IA : De la prévisibilité des tendances de recherche.

De la prévisibilité des tendances de recherche sur le Web
Yoosi Matias, Niv Efron et Yair Shimshoni, chercheurs aux Google Labs d’Israël travaillent sur Google tendance de recherche, l’outil qui permet d’accéder aux pratiques de recherches des utilisateurs du moteur. Comme ils l’expliquent dans un billet sur le blog de Google Research, l’évolution de certaines requêtes sont très saisonnières, comme la recherche ‘ski’ liée à l’hiver, ou celles autour du basket-ball liée aux matchs. ‘Lorsque l’on regarde les tendances de l’ensemble du volume de recherches liées à des catégories particulières, on observe des habitudes régulières dans certaines catégories’… Des tendances assez prévisibles qui finissent même par se répéter d’année en année. Bien sûr, ceci n’est pas valable pour toutes les catégories : les tendances sont très irrégulières et difficiles à prévoir, notamment en ce qui concerne des requêtes liées à des évènements, des personnalités ou de l’information.
On comprend vite l’intérêt de pouvoir établir des estimations des tendances de recherches à venir, comme l’a montré le travail d’autres chercheurs de Google sur la grippe aviaire. Quelles sont donc les requêtes qui sont les plus prévisibles ? Quelles sont les thématiques les plus prévisibles et comment se fait la distribution de la prévisibilité entre les différentes catégories ?
A ce jour, le travail des chercheurs (.pdf) montre que :

  • plus de la moitié des requêtes les plus populaires de Google sont prévisibles sur une période de 12 mois, avec un taux d’erreur moyen de 12 % environ. Et à contrario, bien évidemment près de la moitié des requêtes les plus populaires ne sont pas prévisibles.

  • Certaines catégories sont particulièrement prévisibles (la santé, l’alimentation et la boisson, les voyages…), alors que d’autres le sont beaucoup moins (le divertissement, les communautés en ligne…).

  • Les tendances de requêtes agrégées par catégories sont plus prévisibles qu’isolées.

  • Il existe un lien évident entre la prévisibilité et la saisonnalité pour de nombreux types de requêtes.

  • L’intérêt est de montrer à la fois la réalité des requêtes et le niveau de prévision de la méthode utilisée, car tout se joue dans les écarts.


Comme souvent avec Google, le modèle a été jugé suffisamment pertinent pour qu’il soit dès à présent intégré à Google tendance de recherche. Quand vous faites une requête, vous pouvez désormais avoir accès aux prévisions de recherches sur ce terme pour les 12 prochains mois.
La requête ski dans Google trends avec les tendances à venir

Image : La requête ski dans Google Trends avec les tendances de requête à venir sur ce terme.


Comprendre la chaine alimentaire


L’algorithme de Google peut d’ailleurs servir à bien d’autres choses, comme le raconte Wired. Les scientifiques savent depuis longtemps que la chaîne alimentaire et les interactions entre espèces sont des éléments clefs dans la compréhension des facteurs qui président à l’extinction des espèces. D’où l’idée de Stefano Allesina, écologiste à l’université de Californie, et Mercedes Pascual de l’université du Michigan, d’adapter l’algorithme de Google, le célèbre PageRank, à la chaîne alimentaire, comme l’explique leur article publié dans PLoS. L’idée était de répondre à la question : quelle extinction d’espèce, dans un réseau alimentaire, pouvait conduire à la plus grande réaction en chaîne ?
L’algorithme de Google permet de prendre en compte les connexions entre espèces, mais aussi leur importance relative. ‘Ce que nous avons prouvé c’est que l’importance d’une espèce peut être connectée à la quantité de matière qui s’écoule d’eux’, explique Stefano Allesina. ‘Si une espèce mange beaucoup de choses et que beaucoup de choses la mangent, elle tend à être importante.’
La plupart des défenseurs de l’environnement concentrent leur action et leur étude sur une seule espèce. Or il faut tenir compte du fait que les espèces sont interdépendantes et qu’elles sont empêtrées dans un réseau d’interaction multi-espèces. Pour les écosystèmes sur le point de s’effondrer, comme les environnements marins mis en périls par la surpêche, Allesina affirme qu’une approche réseau pourrait faire toute la différence dans les politiques de préservation à mettre en place.

(Via Internet Actu : De la prévisibilité des tendances de recherche.

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DIV : Une formation interdisciplinaire à la communication des sciences


Communication et Culture Scientifiques, Cognition, Société
Une formation interdisciplinaire à la communication des sciences

1er cours : mercredi 30 septembre 2009 de 17h à 19h
Salle Paul Lapie - ECOLE NORMALE SUPERIEURE - 29 rue d'Ulm - 1er étage
http://sites.google.com/site/courstraces/
* Peut-on apprendre à "vulgariser" ? Est-il possible de faire comprendre son sujet de thèse à sa grand-mère ?
* Quelles sont les convergences entre médiation scientifique et pratique artistique ? Sous quelles formes ?
* En quoi la communication scientifique bénéficie-t-elle de la compréhension des processus d'apprentissage et des relations Nature-Science-Technologie-Société ?
* Qu'est-ce qu'un clown de science ? Un conte scientifique ? Comment monter une conférence expérimentale ?
La formation C3S2 est organisée sous l'égide du Groupe Traces (Théories et Réflexions sur l'Apprendre, la Communication et l'Education Scientifiques) au sein du Département d'Etudes Cognitives de l'ENS, en partenariat avec Les Atomes Crochus et Paris-Montagne.

Elle est ouverte à tous : pour inscription - étudiants, enseignants, chercheurs, médiateurs et journalistes scientifique, formateurs...

1er volet (1er semestre) : Médiation et Communication Scientifiques - Thématique : La dialectique sciences et arts dans la culture scientifique
2e volet (2e semestre) : Savoirs - Apprentissages - Cognition - Société - Thématique : L'idée de Nature dans l'éducation scientifique
Toutes les dimensions de la communication des sciences et du partage de la culture scientifique y seront abordées : objectifs et outils, obstacles et bonnes pratiques, lieux d'exercice et réseaux d'acteurs, réflexions sur la science et la société... Le tout sous l'éclairage interdisciplinaire de l'épistémologie et de l'histoire des sciences, de la didactique et de la psychologie cognitive, de la sociologie et de la philosophie des sciences.
En savoir plus..


Groupe Traces : www.groupe-traces.fr
Département d'Etudes Cognitives : www.cognition.ens.fr
Les Atomes Crochus : www.atomes-crochus.org
Paris-Montagne : www.paris-montagne.org

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BIO : Intelligence et curiosité.

Une étude de l'Université de Toronto et du Samuel Lunenfeld Research Institute du Mount Sinai Hospital a permis de découvrir un lien moléculaire entre l'intelligence et la curiosité. Ce travail met en évidence l'interaction de deux protéines dans le gyrus denté. Il s'agit de l'une des trois parties de l'hippocampe, connu pour jouer un rôle important dans la mémoire et la navigation spatiale.
Le capteur calcique neuronal-1 NCS-1, protéine connue pour affecter la mémoire des lombrics et liée chez les humains aux troubles bipolaires ou la schizophrénie, a été augmenté de 1,5 fois dans le gyrus denté de souris. Cette modeste surdose augmente la capacité des cellules du cerveau à changer leur façon de communiquer entre elles et donne aux souris une capacité de mémoire amplifiée pour des tâches complexes, ainsi qu'un accroissement significatif au comportement exploratoire. Par cette expérience, les chercheurs pensent avoir découvert la région du cerveau générant la curiosité et un modèle pour la façon dont l'activité cérébrale conduit à la curiosité.
Les chercheurs ont également observé que la curiosité et la mémoire spatiale ont été affaiblies lorsqu'un médicament, développé au Mount Sinai Hospital, a été injecté. Ce médicament empêche la protéine de NCS-1 de se connecter aux récepteurs dopaminergiques de type-2 situés dans le gyrus denté.
Ces travaux pourraient aboutir, à moyen terme, à l'élaboration de thérapies cognitives et à la conception de médicaments améliorant la cognition chez l'homme. Toutefois, aucune preuve à ce jour ne permet d'affirmer que favoriser la curiosité devrait favoriser l'intelligence et vice versa.
Cette étude a été publiée dans le journal Neuron le 10 septembre 2009.
Accès au résumé.

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25 septembre 2009

IA : Robotique pour jeunes.

Le Conservatoire National des Arts et Métiers organise, le mercredi 7 octobre 2009, de14h30 à 17h, dans le cadre des ATELIERS DU MUSEE, une rencontre sur :
Automates Comment animer un tableau ? En utilisant des engrenages, des poulies... l’enfant manipule ces mécanismes et construit un moulin animé. L’atelier s’achève par la présentation du théâtre des automates.
• Pour les 7-12 ans
• Sur réservation préalable
• Contact : Service réservation, 01 53 01 82 75, musee-resa@cnam.fr
• Lieu : Musée des Arts et Métiers, 60 rue Réaumur, Paris IIIème.

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DIV : Rencontres Innovation Compétitivité et Connaissance

La 5ème édition des Rencontres Innovation Compétitivité et Connaissance se tiendra les 7 et 8 octobre 2009, sous le Toit de la Grande Arche de La Défense, sur la thématique "Les nouveaux territoires de l'Information Professionnelle - Innovation, Gestion de crises, International, Prospective, Développement durable..."

Pendant deux jours, un cycle de conférences en accès gratuit permettra d'aborder concrètement la mise en place des projets, de rencontrer des spécialistes confrontés, au jour le jour, à la réalité du terrain de l'innovation, aussi bien sur les aspects organisationnels, culturels que technologiques.
Ces espaces sont conçus pour favoriser les dialogues et permettre d'interagir avec d'autres experts à la recherche de solutions opérationnelles et durables.
Accès au programme.
Pour plus d'infos : contact@icc2009.info

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DIV : Evaluation au CNRS

Le rapport du groupe de travail sur la caractérisation des unités de recherche du CNRS est disponible à l'adresse suivante :

http://www.cnrs.fr/comitenational/doc/bilan/caracterisation.pdf

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DIV : Web 2.0 et réseaux sociaux : comment protéger sa vie privée ?

Dans le cadre de ses "Rendez vous de l'information numérique", l'INFOthèque du Pôle Universitaire Léonard de Vinci organise une conférence gratuite le jeudi 1er octobre 2009 de 18h à 20h sur le thème : "Web 2.0 et réseaux sociaux : comment protéger sa vie privée ?"
Dans la lignée des blogs comme journal intime, les réseaux sociaux tant personnels que professionnels offrent un moyen privilégié de nouer de nouveaux contacts, de parler de sa vie, de soi, de se dévoiler.
Pourtant l'actualité ne manque pas de cas concrets dans lesquels ces mêmes informations sont utilisées à l'insu de l'internaute.
- Quels sont les véritables enjeux pour les sociétés ?
- Quels sont les risques et les précautions à prendre ?
- Quelles sont les notions juridiques à connaître régissant l'utilisation, la conservation et la transmission de ces mêmes données ?
C'est autant de questions auxquelles nous tâcherons d'apporter des éléments de réponse grâce à l'intervention de Frédéric Martinet, Directeur de la Business Unit Market & Competitive intelligence de SPOTTER et webmaster du site actulligence.
Après l'intervention se déroulera une table-ronde réunissant des professionnels de l'e-reputation et de la veille : Camille Alloing, Gautier Barbe, et Antoine Montoux, consultants et auteurs de blogs sur le sujet.

Cette conférence aura lieu le jeudi 1er octobre 2009 de 18h à 20h au Pôle Universitaire Léonard de Vinci (Paris La Défense).
Le nombre de places étant limité, il convient de s'inscrire au plus vite ! Inscription via Internet sur le site de l'infothèque.

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05 septembre 2009

BIO - SHS : Les borderlines incapables de réguler les émotions

Les personnes souffrant d'un trouble de la personnalité limite (TPL), ou trouble borderline, sont physiquement incapables de réguler certaines émotions. C'est ce que montre une étude publiée dans la revue Biological Psychiatry du 15 septembre 2009, par Harold W. Koenigsberg et ses collègues de la Mount Sinai School of Medicine.
L'étude IRM montre que les TPL sont incapables d'activer les circuits neurologiques qui aident à contrôler les émotions.
Lorsque les personnes atteintes dessaient de contrôler et de réduire leurs réactions émotives à des scènes troublantes, le cortex cingulaire antérieur et des zones des sillons intrapariétaux, qui sont actives dans les mêmes conditions chez les personnes normales, sont inactives. Les personnes TPL ne sont pas capables d'utiliser ces régions du cerveau, ce qui peut expliquer pourquoi leurs réactions émotives sont si extrêmes.
Le TPL est souvent associé à d'autres problèmes psychiatriques, particulièrement le trouble bipolaire (psychose maniaco-dépressive), la dépression, les troubles anxieux, l'abus de substance et d'autres troubles de personnalité. Les bases biologiques de la perturbation des systèmes de contrôle émotif sont au coeur de la pathologie borderline, et étudier quelles régions du cerveau fonctionnent différemment chez les personnes atteintes de ce trouble peut conduire au développement de psychothérapies et de médicaments mieux ciblés, commente l'auteur principal.

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03 septembre 2009

IA - SHS : Sommes nous multitaches ?

Trois articles de InternetActu :
- S'intéresser à l'attention
- Comment apprendre à maîtriser notre attention ?
- Peut-on mesurer les bénéfices de la distraction ?

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DIV : Les TIC multitachent rendent-elles stupide ?

Manier plusieurs canaux d’information en permanence – internet, téléphone, télévision, etc.- n’est pas forcément profitable : surfer sur le web pendant une émission de télé, en répondant au téléphone, en blogant et envoyant des minimessages, en utilisant un jeu vidéo ...
Pour tenter de comprendre comment on peut gérer un flot important d’informations venant de médias différents, c'est-à-dire en multitâches, des chercheurs du CHIMe Lab. de l’Université de Stanford (Californie) ont comparé 262 étudiants dont certains habitués à manier plusieurs supports d’informations différents et d’autres qui le sont moins, lors de tests cognitifs pour vérifier la capacité à passer d’une activité à une autre ou à trier l’information.
Les résultats publiés dans les Proccedings of the National Academy of Sciences publiés cette semaine, par Clifford Nass et ses collègues, montrent que pour des capacités de mémoire ou de travail similaires, les individus les plus multitâches sont ceux qui obtient les moins bons scores aux test. Ils ont ainsi plus de difficultés à filtrer une information sans intérêt, à ignorer quelque chose qui va les distraire ou même à passer d’une activité à une autre. Ils sont moins capables de centrer leur attention et de résister à la distraction. Reste à savoir si ce manque de contrôle résulte de l'usage des médias ou s’il motive les étudiants à ce comportement.
Certaines études suggèrent que nous ne sommes pas naturellement multitâches : cf. téléphone et attention visuelle au volant (Steven Yantis). D’autres montrent que l'on peut s'entrainer à passer plus efficacement d’une activité à une autre : on pourrait donc s’exercer à être ‘multitâche’ même si le cerveau, lui, continue à réaliser une tâche après l’autre (Paul Dux).
Ces études posent le problème des effets délétères des nouvelles technologies sur nos capacités cognitives, comme semble le redouter l’écrivain américain Nicholas Carr (Google nous rend-il stupide ?, The Atlantic, 2008), qui s’inquiète des effets appauvrissant de l’internet sur notre capacité à lire et à penser en profondeur.

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19 août 2009

BIO - SHS : Une piste biologique pour la schizophrénie.


Environ 70% des personnes atteintes de schizophrénie entendent des voix qui sont perçues comme provenant de l'intérieur même de la tête ou de l'extérieur. Dans 20 % des cas, ces hallucinations auditives sont résistantes au traitement par médicaments.
Des chercheurs du CEA-Inserm ont exploré les mécanismes cérébraux impliqués dans la localisation spatiale (intérieur ou extérieur) de ces hallucinations résistantes aux traitements. Leurs travaux sont publiés dans le Schizophrenia Bulletin.
Ils ont comparé des images de l'activité cérébrale chez 12 personnes souffrant d'hallucinations auditives d'origine extérieure, 15 personnes entendant les voix de l'intérieur et 20 personnes sans schizophrénie.
Cela a permis d'identifier une différence dans la région impliquée dans la localisation spatiale du son (cortex temporo-pariétal de l'hémisphère droit). Des méthodes d'analyse d'images 3D a ensuite permis de mettre en évidence une anomalie de la jonction entre deux sillons du cortex cérébral. Comparativement au groupe n'étant pas atteint de schizophrénie, chez le groupe qui entend des voix à l'extérieur de la tête la jonction est déplacée vers l'avant du cerveau alors que chez le groupe percevant les voix à l'intérieur, elle est déplacée vers l'arrière du cerveau.
Cette différence anatomique pourrait indiquer l'existence de déviations lors de la maturation du cerveau, durant le troisième trimestre de la grossesse.

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16 août 2009

BIO : Sons et images partagent un code neural similaire.

Des chercheurs de l'Institut neurologique de Montréal et du BRAMS, sous la direction de Marc Schönwiesner, professeur de psychologie à l'Université de Montréal, expliquent dans l'édition en ligne de Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), comment le même code neural, dans le cerveau, permet de distinguer différents types de sons, comme la parole et la musique, et différentes images.
L'étude en imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF) a eu pour but de cartographier la façon dont le cerveau réagit à différents sons, et montre que le cerveau utilise la même stratégie pour coder les sons et les différentes images.

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03 août 2009

IA : Technologie - vers de nouvelles mémoires

L'information pervasive dont dépend de plus en plus notre quotidien dépend de la conservation des données sur des supports de plus en plus nombreux et dispersés. Il existe 3 type de mémoires dites "non volatiles" : les mémoires magnétiques, consommatrices d'énergie, les mémoires flash, pour lesquelles les temps d'accès sont plus longs, les mémoires ferroélectriques, les plus rapides, mais avec lesquelles les informations stockées sont détruites lors de la lecture.
En collaboration avec des chercheurs de l'Université de Cambridge et du groupe Thales, une équipe de l'UMR 137 CNRS/Thales/Paris-Sud 11 est parvenue à marier la ferroélectricité et l'effet tunnel, montrant ainsi la faisabilité d'un nouveau type de mémoire ferroélectrique dont la lecture ne détruirait pas le contenu. Combinant ces deux phénomènes en utilisant comme isolant un matériau ferroélectrique, ces chercheurs ont réussi à y préserver la stabilité de l'information. Ceci permet d'envisager la simplification de l'architecture des mémoires ferroélectriques actuelles, avec pour perspectives une diminution des coûts, une augmentation de la densité de stockage ainsi que de la rapidité et une moindre consommation électrique.
A suivre.
Via MAEE.

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02 août 2009

BIO : Régénération neuronale in vitro.

La réparation du système nerveux central a longtemps été considérée comme impossible, cependant des chercheurs français de l'INSERM, du CNRS et de l'Université Pierre et Marie Curie (*) viennent de montrer que la régénération des neurones après un traumatisme était possible. Ces travaux menés in vitro viennent d'être publiés dans la revue Plos One.
L'équipe dirigée par Alain Privat a montré qu'un élément essentiel freinant cette régénération était dû à l'activité des astrocytes qui, en cas de traumatisme ou de lésion de la moelle épinière, constituent un cicatrice isolant les neurones. Les astrocytes synthétisent la GFAP (Glial Fribillary Acidic Protein) et la Vimentin, deux protéines qui isolent le neurone endommagé afin de ne pas perturber le bon fonctionnement du système nerveux central.
Cette "cicatrice" constitue une sorte de grillage impénétrable hostile à la régénération axonale et donc à la propagation de l'influx nerveux. En cas de traumatisme important, ces cicatrices engendrent la paralysie motrice.
Afin de bloquer la formation de ce tissu cicatriciel, les chercheurs ont utilisé une technique de thérapie génique basée sur l'utilisation des ARN interférents. Ces petites séquences d'ARN fabriquées sur mesure ont été, à l'aide d'un vecteur thérapeutique viral, introduites dans le cytoplasme d'astrocytes mis en culture. Une fois dans la cellule, elles activent des mécanismes qui bloquent la synthèse des deux protéines secrétées par les astrocytes et responsables de la formation de la cicatrice. Grâce à cette technique, les chercheurs ont réussi à contrôler la réaction des astrocytes, et quand ceux-ci sont cultivés avec des neurones, à favoriser leur survie et à déclencher la repousse axonale.
(*) Unité Inserm 583 "physiopathologie et thérapie des déficits sensoriels et moteurs" et Centre de recherche de l'institut du cerveau et de la moelle épinière (UPMC / CNRS / Inserm).

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BIO - SHS : Perception du temps et hyperactivité adaptative.

Le temps paraît plus long pour les enfants ayant le trouble "déficit d'attention et hyperactivité" (TDAH), selon Katya Rubia et ses collègues du King's College de Londres.
Le TDAH est caractérisé par un manque de dopamine, dont le déficit est connu pour affecter la perception du temps.
Afin de savoir si cette perception erronée pouvait être une source des symptômes du TDAH, l'équipe a étudié les images de l'activité cérébrale (MRI) chez 12 garçons hyperactifs. Les auteurs ont constaté une moins grande activité dans le lobe frontal, les ganglions de la base et le cervelet, des régions du cerveau connues pour être cruciales dans la perception du temps.
Les sujets étudiés réussissaient par ailleurs moins bien à estimer le temps d'apparition d'objets sur un écran d'ordinateur, l'estimant plus long.
Sous traitement de Ritalin (ou Ritaline, méthylphenidate), qui augmente les niveaux de dopamine, l'activité cérébrale des enfants hyperactifs dans ces régions devenait identique à celle des enfants n'ayant pas le trouble. Le Ritalin améliore le fonctionnement de régions cérébrales qui sont importantes pour la perception du temps, conclut l' article publié dans un numéro spécial de la revue Philosophical Transactions of the Royal Society, qui est consacré à la perception du temps.
Une perception du temps, selon laquelle même de courtes périodes d'inactivité peut sembler longue et ennuyante pourrait causer les symptômes importants du TDAH. Parce que la recherche de nouveauté et les comportements risqués augmentent les niveaux de dopamine, les enfants ayant le TDAH pourraient alors devenir hyperactifs comme moyen d'adaptation, en s'auto-médicamentant en dopamine

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BIO : Bonnes nouvelles pour l'été..


Le manque de lumière du soleil entraînerait une diminution de la performance mentale chez les personnes atteintes de dépression, selon une récente recherche publiée dans la revue Environmental Health (Santé environnementale).
Une équipe de l'Université d'Alabama à Birmingham a utilisé les données de météo de satellites de la NASA pour mesurer l'exposition à la lumière du soleil dans différentes régions des États-Unis. Ils ont étudié la prévalence de troubles cognitifs en utilisant des données concernant plus de 14000 personnes.
Les auteurs montrent, à partir de tests de mémoire à court terme et d'orientation temporelle, que chez les participants atteints de dépression, le temps nuageux est associé à une plus grande probabilité de troubles cognitifs.
Les auteurs font l'hypothèse que les mécanismes physiologiques qui sont à l'origine de la dépression saisonnière pourraient aussi être impliqués dans les effets de l'ensoleillement sur la fonction cognitive dans le contexte de symptômes de dépression. La luminothérapie, qui présente une efficacité pour la dépression saisonnière, pourrait aussi possiblement améliorer les fonctions cognitives. Ils rappellent que, en plus de réguler la sérotonine et mélatonine, la lumière affecte le débit sanguin du cerveau selon des recherches précédente.

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24 juillet 2009

DIV : Assises du numériques 2009.


Les Assises du numérique 2009 se tiendront le 1er octobre 2009 à l'Université Paris-Dauphine.
Ces assises permettront de prendre de nouvelles initiatives de soutien à la croissance et à l’emploi fondées sur l’investissement et les usages numériques dans une vision délibérément stratégique de l’avenir de l’Internet et des opportunités que ses potentialités présentent pour la France.

Le Numérique pour la Relance Économique (08:50 - 10:00)
Le Très Haut Débit (THD) pour tous : A quelle échéance ? (10:05 - 11:15)
Internet et Aménagement Numérique du Territoire :
Quelles Impulsions Publiques pour les réseaux du futur ? (11:30 - 00:40)
La Green Technologie (13:50 - 15:00)
Les Grands Chantiers Internet Sociétaux (15:05 - 16:45)
Internet et Logiciels pour quels Nouveaux Usages ? (16:55 - 17:35)
La Culture Numérique peut-elle être Gratuite ? (17:35 - 18:40)

informations : http://assisesdunumerique.fr

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16 juillet 2009

DIV : Création de l'Ecole Nationale Supérieure de Cognitique

L'Ecole Nationale Supérieure de Cognitique a été créée par arrêté du 23 juin 2009 du Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, publié au Bulletin Officiel ES&R du 16 juillet 2009.

L'Ecole devient l'une des 4 écoles internes de l'Institut Polytechnique de Bordeaux, grand établissement d'enseignement supérieur et de recherche de formation d'ingénieurs.
Les 4 écoles sont (ordre alpha) :
E.N.S.C. sur le site de Bordeaux-Carreire nord en mutation vers le site de Talence-Béthanie;
E.N.S.C.B.P. sur le site de Pessac-Campus;
E.N.S.E.I.R.B.-MATMECA sur le site de Talence-Campus;
E.N.S.T.B.B. sur le site de Bordeaux-Carreire sud.

L'E.N.S.C. succède de fait à l'Institut de Cognitique (IdC) et son directeur est nommé administrateur provisoire de la nouvelle entité.
Les instances de l'ENSC, Conseil d'Ecole, Président, VP, Directeur, directeurs adjoints, feront l'objet d'élections dont les dates seront précisées par l'Institut Polytechnique de Bordeaux.

L'E.N.S.C. participe au pôle d'excellence des technologies de l'information de Bordeaux avec l'IMS, le LaBRI et l'IMB, pour y représenter la dimension des usages des technologies, des interfaces et de la conception centrée sur l'Homme. Elle représente le pôle bordelais du projet de création de l'Unité CNRS "USR Ingénierie de la connaissance", labellisé par l'ISCC et l'INIST dans le cadre du projet de création de la Maison des Sciences de la Communication. Elle participe au GIS "Laboratoire commun" Thales-Université Bordeaux 1-IPB-CNRS-INRIA-ADERA, où elle représente le volet "facteur humain".
L'E.N.S.C. dispose de deux départements, un département "Cognitique et Ingénierie Humaine" (C.I.H.) et un département "Ergonomie des Systèmes Complexes" (E.S.C.). Les équipes d'enseignants-chercheurs, enseignants et doctorants de ces départements (CIH labellisée par l'ISCC dans le cadre du projet USR-IC, et ESC) sont accueillies par l'UMR 5218 IMS (en cours d'intégration ou d'accueil).

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28 juin 2009

DIV : Un professeur d'ergonomie distingué.

L'Association Internationale d'Ergonomie vient de décerner l'Oustanding Educator Award à François Daniellou.
François Daniellou est professeur d'ergonomie à l'Ecole nationale Supérieure de Cognitique de l'Institut Polytechnique de Bordeaux, où il dirige le département d'ergonomie des systèmes complexes.
Cet award est une distinction internationale délivrée une fois tous les trois ans, "in recognition of outstanding contributions in the area of ergonomics education for having developed ergonomics education programs".
C'est la première fois que cet award revient à un francophone.

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24 juin 2009

BIO : L'Homme et l'Outil.


L’homme fait corps avec l’outil, et son utilisation modifie la représentation du corps.
Inclure un objet dans sa perception spatiale permet à chacun de se brosser les dents sans miroir et sans pour autant se blesser le palais ou les dents.
Pour autant, les changements véritablement induits par l’utilisation d’un outil dans notre représentation corporelle – celle qui nous permet de savoir où est notre main sans avoir besoin de la regarder- ne sont pas précisément connus.
Une équipe dirigée parAlessandro Farnè (Inserm, Hospices civils de Lyon) a publié une étude comparant les mouvements effectués avec ou sans outil, grâce à des diodes éposées sur le bras et la main des volontaires pour mesurer précisément la vitesse et la course de leurs membres prenant un objet ou le pointant du doigt.
Après avoir utilisé une pince articulée pour prendre l’objet, les personnes ne font plus exactement le même geste avec leur bras, comme si leur bras était plus long, et sont un peu plus lents. Au repos, les chercheurs ont bandé leurs yeux et touché trois points sur le coude, le poignet et le bout du doigt. Le décalage entre cible avec et sans outil est très faible et passe inaperçu au quotidien. Les chercheurs en déduisent que la représentation du corps est modifiée, très rapidement, par l’usage de l’outil.
Via Psy-en-mouvement.

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14 juin 2009

BIO - SHS : Les déboires de l'attention au siècle des TIC.

Sommes-nous multitâches ? (1/2) : Comment apprendre à maîtriser notre attention ?.
“Je veux que mes étudiants apprennent que l’attention est une compétence qui doit être apprise, pratiquée, et mise en forme : cette compétence doit évoluer si l’on évolue.
L’extension technologique de notre esprit et de notre cerveau par les puces et le net a apporté une réelle puissance à des milliards de personnes, mais même dans les premières années de cette connexion permanente, il est clair que même pour les technologues enthousiastes de mon acabit, cette puissance peut induire en erreur, fasciner et détourner ceux qui n’ont pas appris - à qui l’on n’a jamais enseigné - comment exercer un contrôle mental sur les outils qu’on utilise.” déclare Howard Rheingold, auteur des Foules intelligentes.

Sommes-nous multitâches ? (2/2) : Peut-on mesurer les bénéfices de la distraction ?.
Comment réinscrire les moments d’inattention dans un processus d’attention ? Toutes les expériences multitâches ne sont pas désastreuses explique le psychanalyste Yann Leroux. Le problème, explique le psychiatre Edward Hallowell, "c’est ce que que vous faites et ne faites pas si ces moments électroniques deviennent trop importants. Ce n’est pas que le jeu vidéo pourrit nos cerveaux, c’est ce que vous ne faites pas qui pourrit votre vie".

Via InternetActu.

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13 juin 2009

DIV : La 3D sans lunettes.

Une nouvelle technologie permet de bénéficier de la 3D vidéo sans s'équiper de lunettes spécifiques.
Alors que les projections 3D nécessitent aujourd'hui des dispositifs constiuté de verres polarisés ou colorés en fonction du mode de projection, une nouvelle technique permet de regarder la télévision en 3D sans porter de lunettes. Issue de 2 projets financés par l'union européenne : HOLOVISION et OSIRIS.
Les systèmes prototypes permettent une résolution 10 fois supérieure à celle de la TVHD (100 Mpixel), pour un rendu de 25 images/secondes en 6 couleurs.
, et a été présenté à l'exposition des TIC 2008 à Lyon.

(Voir la vidéo lien.)

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01 juin 2009

IA - SHS - BIO : La convergence NBIC.

Une série de trois articles proposés par "Internet Actu"sur La convergence des sciences entre sciences cognitives, nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l’information, plus connues sous l’acronyme NBIC, que l'on considère comme un nouvel horizon scientifique et technologique de ce XXIe siècle depuis le rapport commandité en 2002 par la National Science Foundation (NSF) et le Department Of Commerce (DOF) des USA. Ce rapport est intitulé "Nanotechnology, Biotechnology, Information technology and Cognitive science : Converging Technologies for Improving Human Performance". Il tente de dresser un panorama complet de l'état d'avancement des quatre technologies scientifiques les plus prometteuses pour l'avenir de l'Humanité et une road-map pour leur convergence ...

(1/3) - un choix de société, ou "si les cogniticiens peuvent le penser, les spécialistes de la nano peuvent le construire, les biologistes peuvent le développer et es informaticiens le contrôler".
(2/3) - la religion de la technologie, ou les débats idéologiques posés par la convergence.
(3/3) - une question politique plus que scientifique, ou les "nombreuses divergences d’interprétation de ce qu’est, ou non, la convergence".

Voir également "pourquoi nous intéresser au NBIC ?".

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28 mai 2009

IA - SHS : Premières journées franco-québécoises d'Informatique cognitive.

Les premières journées franco-québécoises d'informatique cognitive, organisée en collaboration avec l'ISCC Aquitaine, par l'IdC (Institut de Cognitique) de l'IPB et le département d'informatique de l'UQAM, auront lieu à l'IdC à Bordeaux - domaine universitaire de Carreire - les 26 et 27 juin 2009.
lien ISCC.

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16 mai 2009

BIO : Les bienfaits de la rêverie.

Une équipe canadienne, dirigée par Kalina Cristoff, vient de publier une étude (pdf), selon laquelle le cerveau est beaucoup plus actif lorsque le sujet rêve éveillé et laisse son esprit vagabonder, que quand il se concentre sur des tâches de routine. Cette étude suggère que la rêverie, qui peut occuper jusqu'à un tiers du temps d’éveil, est un état cognitif durant lequel les structures cérébrales dédiées à la résolution des problèmes complexes sont activées.
De là à déduire que pour résoudre des problèmes, il faille laisser son esprit vagabonder ...!

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14 mai 2009

SHS : ISCC-Aquitaine - Partage des savoirs avec l'Afrique


L'Institut des sciences de la communication du CNRS - Pôle AQUITAINE - organise en partenariat avec Mollat, une TABLE RONDE, lundi 18 Mai 2009 à 18h 30, dans les salons de la Librairie Mollat, Rue Vital Carles à Bordeaux.
PARTAGE DES SAVOIRS AVEC l'AFRIQUE

Présentation : Anne-Marie LAULAN (ISCC)
Animation: Annie LENOBLE-BART (MSHA)
Avec la participation de Noble AKAM, AMAIN KIYINDOU, Bonaventure MVE'ONDO, Didier OILLO, Dominique WOLTON
Lien "pdf".

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11 mai 2009

SHS : Un guide FH de l'ICSI

Le guide "Facteurs humains et organisationnels de la sécurité industrielle" de l'ICSI, à la rédaction duquel le Professeur François Daniellou a contribué, est disponible gratuitement sur le site internet de l'ICSI sous ce lien (pdf - 150 pages).
Le guide est destiné à servir de référence commune aux directions et responsables d'entreprise pour discuter du rôle des hommes et des organisations dans la prévention des accidents technologiques, et des conditions que cela suppose.
Bonne lecture.

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BIO : Des neurones qui s'usent.

Les chercheurs du Cnrs ont publié dans Nature Neuroscience une étude montrant l’échec des greffes de neurones au delà du court-terme.
La greffe de cellules nerveuses embryonnaires est une technique expérimentale employée depuis une quinzaine d’années pour traiter des patients atteints de maladies neurodégénératives (parkinson, chorée de Huntington, …) ou ateint d'accident vasculaire cérébral. Dans les premiers temps la récupération des fonctions cérébrales est évidente, mais au bout de quelques mois elle a tendance à disparaître.
Cela est sans doute du à une propriété inattendue des nouveaux neurones qui naissent dans le cerveau adulte, pendant les douze premières semaines de leur vie, ces jeunes cellules sont particulièrement réactives aux excitations et présentent des capacités d’apprentissage accrues. Cette hypersensibilité disparaît ensuite, et les nouvelles cellules nerveuses, n’apportant plus aucune fonction particulière, retrouvent des propriétés similaires à ceux des autres cellules.
A suivre ...

IA : Le Rolly - baladeur convivial.


Un avenir musical convivial vu par Sony :
Preview du baladeur MP3/robot : le Rolly (lien via dailymotion) le robot musical facétieux !
Voir aussi : http://www.sonyinsider.com/2009/05/05/.

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25 avril 2009

DIV : L'Université doit-elle jouer la concurrence ?

L'université doit-elle jouer la concurrence ?
Un débat a opposé, le 24 avril 2009, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et Jean-Baptiste Prévost, président de l'Unef.
Un débat organisé en partenariat par Libération et France Culture.
ECOUTER LE DEBAT.

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24 avril 2009

DIV : Un site alimenté par les élèves de l'IdC.


Le site Le Cognitaire est un site web alimenté par les élèves de l'Institut de Cognitique de Bordeaux, et qui référence d'autres sites ayant un lien avec la spécialité "Cognitique".

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IA : Des images pour les machines.

Les marqueurs visuels sont généralement des éléments destinés à être reconnus par les machines électroniques, comme les code-barres, les QR codes ou autres codes 2D.
Ces signes sont compréhensibles par un logiciel, mais restent incompréhensibles des humains.
Enrico Costanza et Jeffrey Huang du Laboratoire Media et Design de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne ont proposé, à l’occasion de la conférence Computer Human Interaction, de développer des marqueurs visuels qui puissent être utilisés et compréhensibles autant par les machines que par les humains. Ils les appellent les d-touch (voir également leur étude).
d-touch est un projet de marqueurs visuels lisibles par les machines et par les hommes, permettant à chacun de créer ses propres codes tout en restant visuels.
Voir la publication (pdf).
Via : Internet Actu.

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09 avril 2009

BIO : Améliorer la vue au niveau du cerveau.

Peut-on améliorer la vue en modulant l'activité cérébrale ?
Elvire Vaucher, de l’École d'optométrie de l’Université de Montréal, a récemment montré que les neurones cholinergiques du cerveau jouent un rôle précis dans l'apprentissage et l'attention visuelle.
Ils ont notamment pour fonction d'accroitre l'intensité de la transmission nerveuse des neurones visuels.
(Via Techno-Science.)

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06 avril 2009

DIV : Un réseau social pour les ingénieurs.

Le "réseau ingénieurs" est un réseau social dédié à la communauté des ingénieurs : écoles d’ingénieurs, associations d’anciens, BDE, projets d’élèves et recruteurs. 
Il permet de créer un profil, puis d'initier ou participer à des groupes et développez un réseau professionnel par centres d’intérêts. 

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05 avril 2009

IA - SHS : Les affordances des Post-It.

Internet Actu publie un intéressant article sur les affordances dans l'environnement de travail quotidien, issu des travaux de David Karger, qui expliquent pourquoi le Post-It continuent à concurrencer les meilleurs ordinateurs. Ces travaux (.pdf) du Laboratoire d’informatique et d’intelligence artificielle (Csail)  et de l’équipe du Haystack (spécialisée dans la recherche sur la distribution, la gestion, l’analyse et l’accès à l’information), essayent de comprendre les raisons du succès des Post-It.

Accessibles, faciles à utiliser, ce sont des outils de bureaux affordants, c’est-à-dire qui suggèrent leur propre utilisation. Ils profitent de leur facilité d'usage, de leur possibilité de modification et de réutilisation, et de la capacité cognitive à se rappeler l’emplacement d’un objet dans un monde contextuel et en trois dimensions. Autant de choses que les ordinateurs ne peuvent réaliser avec autant de simplicité.
Karger et ses collègues ont étudié la façon dont on utilisait les Post-It pour élaborer un modèle ‘du cycle de vie de nos débris d’information’. Ils ont constaté que la première catégorie de Post-It qui entoure nos écrans est une liste de tâches à accomplir (1/5e des Post-It), les adresses de sites, les informations de contacts et les notes de réunion sont également très fréquents. Quelques Post-It contiennent des mots de passe et des informations pour s’identifier sur nos machines. Enfin, une petite part n’entrent dans aucune catégorie : calculs de salaire, schémas, mots dont il faut vérifier l’orthographe …

C'est la rapidité à prendre note qui motive d'abord l'utilisation des Post-It de préférence à un programme informatique, même pour un programme très simple censé faire la même chose comme Remember the Milk. Ainsi, ‘la moindre difficulté avec un outil peut dissuader de l’utiliser’, et certains utilisateurs préfèrent ainsi écrire une note sur un Post-It et le coller sur leur téléphone plutôt que de prendre le temps d’en transférer le contenu et le noter directement dans leur téléphone. Intégrer une information sur le système de gestion de note électronique du téléphone demande d’assigner une catégorie, de fixer une date … autant de chose que l’utilisateur ne veut pas avoir à gérer. De la même façon, on préfère souvent nos blocs papier à nos ordinateurs, car ils ne perdent pas de temps à démarrer.

Contrairement à ce que pensent les ingénieurs en informatique, les ethnologues des lieux de travail, pensent que si un programme n’est pas utilisé comme prévu, c’est la faute du programme et non pas de l’utilisateur. Victoria Belloti du Centre de recherche de Xerox de Palo Alto a ainsi remarqué que les tâches que nous inscrivons dans nos todolist ont moins de chance d’être réalisées rapidement, parce qu’en fait les autres occupations des employés (non écrites) sont souvent plus urgentes que celles qu’on y inscrit.
Pour Karger et son équipe, un bon programme est un programme qui n’a ni champs ni formulaires et qui permet à chacun d’écrire ou copier ce qu’il veut. Le mieux est ‘aucune interface’. Et pour appliquer leurs méthodes, l'équipe a développé List.it, un programme de prise de note extrêmement simplifiée (.pdf), ainsi qu’une autre version, plus complexe, Jourknow (voir une vidéo), qui associe chaque note à des informations contextuelles (par exemple le lieu, les personnes avec qui ont est - en prenant une simple photo via une webcam -, ou avec qui on est en train de tchater, etc. - voir un exemple), car on se souvient plus souvent du contexte que de l’information qu’on a noté.

Le Semantic Interoperability of Metadata and Information in unLike Environments développe sur cette base des environnements de travail originaux en s’intéressant notamment aux solutions pour faire communiquer entre elles des bases de données. 
Outre Piggy Bank, (voir article), on trouve Exhibit, un système qui mixe des données et permet de sélectionner les critères pour les afficher sur le web, comme le montre une page d’exemple qui permet de choisir le personnel du Csail selon les groupes auxquels il appartient, l’étage auquel il travaille ou son statut. Le système peut s’appliquer à des lois, à des drapeaux ou à un ensemble d'information (exemple sur les présidents américains). Autre exemple de réalisation, Facette, un outil pour optimiser l’usage de Delicious, le site de signets sociaux, comme l’explique en détail le ReadWriteWeb français.

Via Putting People First.
Via Internet Actu.

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BIO : La conscience distribuée.

Les études des équipes de l'INSERM Salpêtrière montrent dans la revue PLoS Biology que la conscience est globalement distribuée sur l'ensemble du cerveau.
La conscience, cette connaissance de notre propre réalité, est le fruit d’une intense coopération entre toutes nos aires cérébrales. Une pierre dans le jardin des localisationnsites.
(Via Sciences et Avenir.)
Voir également Edelman.

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BIO : Comment la ville nuit-elle à notre cerveau ?

La ville a toujours été le moteur de la vie intellectuelle, rappelle le journaliste spécialisé dans le domaine de la cognition, Jonah Lehrer, auteur de l’excellent Proust was a neuroscientist (Proust était un neuroscientifique) et du récent How we decide (Comment nous décidons) dans un article du Boston Globe. Reste que l’on sait encore mal comment elle agit sur notre cerveau.

La ville n’est pas propice à la concentration
Office building par Andrea CampiDes chercheurs américains et australiens commencent à montrer que le simple fait de vivre dans un environnement urbain à des effets sur nos processus mentaux de base. Après avoir passé quelques minutes dans une rue bondée, le cerveau est moins en mesure d’organiser les informations qu’il reçoit dans la mémoire, explique le psychologue du Laboratoire de neuroscience cognitive de l’université du Michigan, Marc Berman. A l’inverse, la nature serait un élément extrêmement bénéfique pour le cerveau : des études ont même démontré que des patients d’hôpital qui peuvent voir des arbres de leurs fenêtres se rétablissent plus rapidement que ceux qui en sont privés.
Alors que la majorité de la population réside dans les villes, les environnements de béton et d’automobiles auxquels nous sommes confrontés auraient des incidences sur notre santé mentale et physique, jusqu’à modifier la façon dont nous pensons. Les neuroscientifiques et les psychologues commencent à s’intéresser à l’aménagement urbain pour qu’il cause moins d’atteinte à notre cerveau. La plantation d’arbres en centre-ville ou la création de parcs urbains peuvent ainsi réduire de façon significative les effets négatifs de la vie urbaine. Quand on se promène en ville, notre cerveau, toujours à la recherche de menaces potentielles, doit gérer les multiples stimuli liés à la circulation et à la vie urbaine. La gestion de telles tâches mentales, apparemment anodines, a tendance à nous épuiser, car elle exploite l’un des principaux points faibles du cerveau : sa capacité de concentration. Une ville est si débordante de stimuli que nous devons constamment rediriger notre attention pour ne pas être distraits par des choses sans importance comme une enseigne clignotante ou des bribes de conversations. ‘L’esprit est comme un puissant super-ordinateur, mais le fait de prêter attention consomme une grande partie de sa puissance de traitement.’
La vie en milieu naturel en revanche ne nécessite pas la même quantité d’effort cognitif. En fait, les milieux naturels sont tout autant remplis d’objets qui capturent notre attention, mais qui ne déclenchent pas de réponse émotionnelle négative (contrairement à une voiture ou à une foule de piétons) ce qui fait que le mécanisme mental qui dirige l’attention peut se détendre en profondeur. Selon la dernière étude publiée par l’équipe de Marc Berman, deux groupes d’étudiants se sont promenés, les uns dans les rues animées les autres dans un parc et ont subis ensuite une série de tests psychologiques de mémoire et d’attention. Ceux qui s’étaient promenés en ville ont moins bien réussi les tests que ceux qui se sont promenés dans un parc.

Les stimuli de la ville épuisent notre capacité à nous auto-contrôler
La densité de la vie en ville n’influe pas seulement sur notre capacité à nous concentrer. Elle interfère également avec notre capacité à nous auto-contrôler. Lors d’une promenade en ville, notre cerveau est également sollicité par de nombreuses tentations consuméristes. Y résister nous oblige à nous appuyer sur le cortex préfrontal, la même zone que celle qui est responsable de l’attention dirigée et qui nous sert à éviter le flot de circulation urbain. Epuisé par la difficulté à gérer notre déambulation urbaine, il est moins en mesure d’exercer ses capacités d’auto-contrôle et donc nous rend plus enclins à céder aux tentations que la ville nous propose. ‘Je pense que les villes révèlent la fragilité de certaines de nos ‘plus hautes’ fonctions mentales’, explique Frances Kuo, directrice du Laboratoire du paysage et de la santé humaine à l’université de l’Illinois. ‘Nous prenons ces talents pour acquis, mais ils ont vraiment besoin d’être protégés.’ Des recherches ont montré que l’augmentation de la charge cognitive liée à la vie urbaine rend les gens plus susceptibles de choisir un gâteau au chocolat au lieu d’une salade de fruits. La ville subvertit notre capacité à résister à la tentation consumériste, avancent même certains spécialistes.
La vie urbaine peut aussi conduire à la perte de contrôle de ses émotions. Kuo et ses collègues ont montré que la violence domestique était moins fréquente dans les appartements avec vue sur la nature que ceux qui n’ont vue que sur le béton. L’encombrement, les bruits imprévisibles ont aussi des effets sur l’augmentation des niveaux d’agressivité. Un cerveau fatigué par les stimuli de la ville est plus susceptible de s’emporter. Mais les pelouses ne suffisent pas à notre bien-être. Dans un article récent, Richard Fuller, un écologiste de l’Université du Queensland en Australie, a démontré que les bénéfices psychologiques d’un espace vert sont étroitement liés à la diversité de sa flore. ‘Nous nous inquiétons beaucoup des effets de l’urbanisation sur les autres espèces’, dit Fuller, ‘mais nous sommes également touchés par elle.’
Quand un parc est bien conçu, il peut améliorer le fonctionnement du cerveau en quelques minutes. Comme le démontre l’étude de Marc Berman, pour améliorer notre attention et notre mémoire, se promener dans un environnement naturel peut être plus efficace que le dopage. ‘Compte tenu de la myriade de problèmes de santé mentale, qui sont exacerbés par la vie en ville, de l’incapacité de prêter attention au manque de maîtrise de soi, la question demeure : Pourquoi les villes continuent-elles de croître ? Et pourquoi, même à l’ère de l’électronique, est-ce qu’elles continuent d’être les sources de la vie intellectuelle ?’, s’interroge Jonah Lehrer. C’est parce qu’elles ont aussi l’avantage de concentrer les interactions sociales qui sont une des sources de l’innovation et de la créativité, expliquent les scientifiques de l’Institut de Santa Fe, sur le modèle de la réflexion que menait récemment Pekka Himanen sur la glocalité des réseaux d’innovation.
Nous ne retournerons pas à la campagne demain, mais peut-être pouvons-nous apprendre à construire des villes qui soient moins agressives et plus respectueuses des limites cognitives de notre cerveau.
(Via Internet Actu.)

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03 avril 2009

SHS : Conférence "Facteurs humains et organisationnels de la sécurité industrielle"

A l'occasion de la publication de la première version du guide Facteurs humains et organisationnels de la sécurité industrielle, un état de l'art, dans la collection Les cahiers de la Sécurité Industrielle, l'ICSI et la FonCSI organisent un séminaire sur ce thème le Lundi 27 avril 2009 de 14h30 à 17h30 à l'ESCP-EAP (Amphi Gélis) - 79, avenue de la République Paris XI°.
Cette manifestation est organisée autour d'une conférence de François Daniellou (professeur d'ergonomie à l'ENSC - Institut Polytechnique de Bordeaux) et d'une table ronde réunissant des industriels, syndicalistes et chercheurs, membres du Groupe d'Echange de l'ICSI sur les "facteurs humains et organisationnels" ayant participé à la conception du document.
Le séminaire est ouvert et destiné à toutes les personnes intéressées par une meilleure prise en compte de l'homme et de l'organisation dans les pratiques et politiques de sécurité. Vous trouverez ci-joint le programme détaillé contenant toutes les informations utiles (modalités d'inscription, accès, etc.).
La participation est gratuite, mais une inscription est nécessaire. Le guide sera distribué aux participants.

PS : les Cahiers de la Sécurité Industrielle déjà parus sont consultables selon ce (lien).

Télécharger le programme.

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31 mars 2009

BIO : Conférence : Les neurosciences intégratives et computationelles.


Conférence de Yves Frégnac, directeur de recherche au CNRS, le 7 avril 2009, dans le cadre de la série Les défis scientifiques du 21e siècle
Les neurosciences intégratives et computationnelles, l'interdisciplinarité des sciences face à la complexité du cerveau.

Une nouvelle vision du cerveau est de le considérer comme une hiérarchie emboîtée de niveaux d’organisation, du microscopique au macroscopique. Cette hiérarchie s’étend dans le domaine spatial des molécules, synapses, neurones jusqu’aux microcircuits, et aires corticales. Dans le domaine temporel, elle recouvre des processus dynamiques avec des constantes de temps de la microseconde à la durée de vie de l’organisme. Un des enjeux majeurs en neurosciences intégratives et computationnelles est d’extraire, à partir des liens entre ces différents niveaux, des mécanismes et modèles biophysiques d’intégration multi-échelle cohérents. Ce type d’analyse s’apparente à unmécano synaptique et neuronal, utilisant à la fois des informations discrètes (de type "tout ou rien", les potentiels d’action) et analogiques (potentiels gradués, comme le potentiel de membrane ou l’EEG).
Une approche phénoménologique de la complexité en neurosciences est de caractériser les processus d’intégration où le "tout" (à un niveau supérieur de la hiérarchie) ne se comporte plus comme la "somme des parties" (définies à un niveau inférieur). Ce concept, classique en physique des systèmes complexes, apparaît fondamental dans la compréhension de l’émergence de propriétés collectives qui sous-tendent les fonctions cognitives du cerveau.

Cette conférence démontrera les apports de l’interdisciplinarité, à l’interface mathématiques-physique-informatique-biologie, dans les progrès de la connaissance du cerveau. Elle soulignera la complémentarité des contributions obtenues par l’exploration électrophysiologique et par la modélisation et la généralisation d’algorithmes d’intégration et de plasticité. Les défis futurs, à la frontière des Sciences du Vivant, de l’Information et la Technologie, qui seront illustrés, sont :
1) comprendre les règles d’intégration et de plasticité neuronale responsables de la genèse de processus cognitifs ;
2) visualiser et simuler le fonctionnement dynamique du cerveau ;
3) lire le code neural et pallier à des déficits cérébraux par des interfaces hybrides cerveau-machine,
4) construire des plateformes artificielles de calcul qui s’inspirent de l’architecture fonctionnelle du cerveau.

Lieu : Grande salle des séances de l'Institut de France - 23 quai de Conti - Paris VIème - 7 avril 2009 - 14h30 à 16 heures.

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25 mars 2009

DIV : Répartition mondiale des savants.


Géographie des savants
Le Monde Diplomatique publie une "Carte issue d'un ensemble publié dans le numéro 104 de Manière de voir, « La guerre des idées ».

Accès à la carte grand format : lien.
(Via Le Monde diplomatique.

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IA - BIO - SHS : 10 technologies émergentes.


10 technologies émergentes 2009: "

Comme chaque année, la Technology Review, vient de sélectionner ses 10 technologies émergentes 2009 : au programme logiciels intelligents, machines biologiques, nouvelles batteries et mémoires ‘révolutionnaires’…
(Lien : Internet Actu.)

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DIV : création de l'Institut Polytechnique de Bordeaux

Conseil des ministres du 25 mars 2009

Création de l’Institut polytechnique de Bordeaux

La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a présenté un Décret créant l’Institut polytechnique de Bordeaux.

Cet établissement fusionne au sein d’une seule structure six écoles d’ingénieurs existantes : deux écoles indépendantes (l’école nationale supérieure de chimie et de physique de Bordeaux et l’école nationale supérieure d’électronique, informatique et radiocommunications de Bordeaux) et quatre écoles internes des universités Bordeaux I et Bordeaux II.

Constitué sous la forme d’un grand établissement, l’Institut polytechnique de Bordeaux a vocation à renforcer la lisibilité des formations d’ingénieur et la visibilité nationale et internationale des formations et des activités scientifiques du site bordelais.

Les statuts du nouvel établissement mettent en œuvre les principes de responsabilité et d’autonomie, prévus par la loi du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités.

Lien : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/gouvernement/conseils_ministres_35/conseil_ministres_25_mars_1431/creation_institut_polytechnique_bordeaux_63047.html

31 janvier 2009

BIO - IA : Hacker le cerveau.


En 8 épisodes, découvrez comment fonctionne le cerveau, ses limites et comment les nouvelles technologies vont nous permettre de les dépasser ...

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30 janvier 2009

DIV : SciTopics - partage de connaissances d'experts scientifiques.

L’éditeur en STM Elsevier (Pays-Bas) a annoncé le lancement de SciTopics, un service gratuit de partage de connaissances d’experts destiné à la communauté de recherche.
Conçu comme un point de départ pour des recherches scientifiques, le site web comporte une plate-forme intégrée avec des fonctions de recherche et des community features (évaluations, notes et commentaires publics) dévouée à la publication de contenus.

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18 janvier 2009

DIV : 150 ans de darwinisme.

2009 : année darwinique ...
L'exposition Darwin se tient jusqu'au 19 avril 2009 au National History Musuem de Londres.
C'est à bord du Beagle que l'histoire des sciences a changé complètement. Alors qu'il devait explorer et de cartographier les océans et les îles de l'Amérique du Sud et du Pacifique Sud, il embarqua en 1831 un jeune homme de 22 ans, appelé Charles Darwin, qui releva une somme d'observations remarquables sur le vivant et son évolution.
C'est dans sa maison de Down House, dans le Kent, que Darwin reconsidéra ces relevés pour les ordonner dans sa théorie de l'évolution qu'il publia en 1859 dans un livre qui allait bouleverser le monde scientifique et religieux : "L'origine des espèces".

Le texte de Darwin - (traduction française).
L'exposition Darwin sur CD-Rom.
La Mairie de Paris et l'ICDI organisent au parc de Bagatelle,
de mai à octobre 2009, une exposition consacrée à Darwin.

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15 janvier 2009

BIO - SHS : Pourquoi apprendre quand Google le sait ?

Mardi 3 février 2009, de 18h00 à 19h30
Amphi-plateau de l'Institut de Journalisme de Bordeaux Aquitaine (IJBA).

Débat avec :
- Hervé Morin, journaliste au Monde
- Benoit Le Blanc, directeur adjoint de l'Institut de Cognitique (Université de Bordeaux), président de la société savante française de sciences cognitives (ARCo).

Quand tout le savoir du monde sera accessible sur le Net, notre cerveau n’aura plus guère l’occasion de faire travailler ses capacités d’apprentissage. L’amnésie guette-t-elle l’espèce humaine ? Pourquoi se donner la peine d’apprendre quand tout est disponible à la vitesse de la lumière ?

Ouvert à tous, le Débat Numérique est un lieu de réflexion, d’analyse et de communication autour des grands thèmes sociétaux liés aux nouvelles technologies numériques : usages, consommation, droit, éducation, innovation, etc.

Inscription gratuite : http://www.aecom.org/inscription/memoire
ou 05 57 57 01 01.

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03 janvier 2009

IA - SHS : Le GPS entre dans notre conception du Monde.

Le groupe interaction hommes-ordinateurs de l’Université de Cornell étudie l’impact du GPS sur notre perception du monde.
Selon Gilly Leshed, lors de la conférence sur les interfaces hommes-machines qui s’est tenue à Florence, la technologie GPS apporte un représentation abstraite de notre environnement physique, très différente de la représentation de ceux qui circulent et conduisent sans GPS. Ainsi les utilisateurs ne recherchent plus les caractéristiques des espaces traversés pour s’orienter, mais se basent sur l'aide électronique pour définir la direction à suivre et parvenir à destination. Selon elle, lorsque les usagers circulent avec un GPS, il n’ont plus besoin de s’orienter, n’ont plus besoin d’apprendre à naviguer, n'ont plus besoin de demander leur chemin, etc. En cela, le GPS n'est pas un simple outil de navigation, mais change la façon de concevoir et percevoir l'environnement.
Un progrès souhaitable consisterait à mieux impliquer l'usager, en prenant en compte les marques du territoire plutôt que les distances : plutôt que d'annoncer qu'il faut "tournez à gauche à 100 mètres", il faudrait dire "tournez à gauche après le pont". Un tel système permettrait de valoriser l'environnement alors que les systèmes actuels ont plutôt tendance à couper l'usager du monde physique.
Autre progrès souhaitable, un système GPS capable de s’adapter à l’expérience de l'usager : selon sa connaissance du lieu, selon les habitudes de conduite, selon les préférences pour tel type de routes par exemple. Et si les systèmes GPS sont conçus pour une interaction directe avec le conducteur, il faudrait qu’ils prennent en compte également le navigateur ou le passager du siège voisin.
Pour Marie Jonsson, doctorante au Department of Management and Engineering de l’université de Linköping en Suède, et qui travaille en collaboration avec Toyota à la conception de systèmes d’information dans le véhicule, la personnalisation de la conduite, des sources d’information de confort, de météorologie, de trafic, mais aussi les activités de proximité, le divertissement, la musique ou la vidéo,sont des fonctions sociales qui permettront d'être valorisées grâce au GPS, allant jusqu'à permettre aux gens de se rencontrer selon leurs centres d’intérêt et selon leur proximité. De tels systèmes couplés au GPS existent déjà sur des systèmes embarqués tels que la plate-forme iPhone, avec des logiciels comme "iClosBy" ou "Locly".
(Via Internet Actu.)
Aujourd’hui, le GPS est devenu un outil tellement banal pour ses utilisateurs qu'il est commercialisé sous forme d’appareils autonomes sur batteries, servant uniquement à la navigation routière, maritime, aérienne ou éventuellement cycliste ou piétonne. Dans ce cas, il est intégré à un terminal mobile, le plus souvent un téléphone portable. De nombreux téléphones mobiles sont ainsi capables de remplacer un GPS autonome, en étant capable de guider les déplacements en véhicule comme à pied. Ce progrès mérite également une étude des usages, dans lequel le GPS n'intervient plus que comme outil d'appoint à une navigation traditionnelle, voire comme simple outil de localisation géographique d'une photo ou pour une transmission en urgence vers des services de secours.
Le GPS n'a pas terminé de transformer nos comportements et notre intelligence, et de développer de nouveaux usages dans la connaissance du Monde.

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02 janvier 2009

IA - SHS : Notre culture numérique transforme notre intelligence.

Excellent article de Hubert Guillaud dans InternetActu : Notre culture numérique transforme-t-elle notre intelligence ?

Et si le rêve transhumaniste, de pouvoir télécharger (’uploader‘) son cerveau sur des machines était déjà en passe d’être réalisé ? C’est l’idée que soulève Clive Thompson dans Wired. Thompson fonde sa réflexion sur une étude publiée durant l’été par le neuroscientifique britannique Ian Robertson, qui montrait que les plus jeunes de nos contemporains étaient moins capables que les plus âgés de se souvenir d’un numéro de téléphone ou d’une date de naissance.
La raison invoquée : la technologie et nos outils qui déportent les choses les moins importantes dont nous ayons à nous souvenir dans des mémoires numériques externes. ‘Sans le remarquer, nous externalisons d’importantes fonctions cérébrales périphériques à l’électronique qui nous entoure.’ Nous sommes déjà des cyborgs !
L’éditorialiste David Brooks, pour le New York Times, se fait la même remarque… depuis qu’il a acheté un navigateur GPS pour sa voiture.
‘Depuis l’aube de l’humanité, les gens doivent s’inquiéter de comment aller d’un endroit à un autre, explique-t-il. De la puissance cérébrale précieuse a été utilisée pour stocker des directions et mémoriser des détours. (…) Mon GPS m’a libéré de cette corvée. Il me permet d’externaliser l’information géographique depuis mon cerveau vers un cerveau satellite. (…) Et je me sens au Nirvana. (…) Jusqu’à présent, je pensais que la magie de l’âge de l’information était de nous permettre d’en savoir plus, mais maintenant, j’ai réalisé que la magie de l’âge de l’information est de nous permettre d’en savoir moins.’

Le numérique nous fournit des assistants cognitifs externes - disques durs, filtres collaboratif en ligne, algorithmes de personnalisation fondés sur nos préférence, connaissances en réseau… - qui nous permettent de nous libérer de nous-mêmes. ‘Mes goûts musicaux ? Je les ai externalisés aussi. Je me connecte à iTunes, et il me dit ce que j’aime.’
‘Suis-je pourtant en train de perdre mon individualité ?’, s’interroge David Brooks. ‘Je ne crois pas. Mes préférences sont plus précises et individuelles qu’elles ne l’ont jamais été. C’est plutôt mon autonomie que je suis en train de perdre.’
Notre individualité se démultiplie, comme le souligne avec acidité David Brooks :
‘J’ai abandonné le contrôle de mes décisions à l’esprit universel. J’ai fusionné avec la connaissance de la cybersphere, j’ai accédé au bonheur d’une plus haute métaphysique. Comme l’a écrit à quelque chose près John Steinbeck, un individu n’a pas vraiment son esprit à lui tout seul, mais juste un petit bout du grand esprit - celui qui appartient à tout le monde. Et puis, tout cela n’a pas vraiment d’importance. Je serai partout, tapi dans l’obscurité. Partout où il y a un réseau, je serai là. Là où un magnétoscope TiVo me recommande une comédie à partir de mes choix passés, je serai là. Là où un lecteur du New York Times choisira les articles qu’il lit parmi les plus envoyés par e-mail, je serai là. Je serai dans la manière dont Amazon lie les achats de Dostoïevski à ceux de mobilier de jardin. Et quand les mèmes se répandent, quand les vidéos humiliantes se partagent sur Facebook - je serai là aussi.’

En déportant notre mémoire dans les objets, les objets deviennent une extension de nous-même.
Mais il n’y a pas que notre mémoire que notre immersion dans la culture numérique transforme. Il y a bien sûr la façon dont nous communiquons, mais plus encore, la façon dont nous réfléchissons. Tout d’abord parce que l’externalisation libère certaines de nos fonctions mentales pour faire autre chose on l’a vu. Mais également parce que l’hypertextualité des données multiplie les connexions possibles entre celles-ci, les contextes, les applications et les personnes. En augmentant nos mots de liens, nous changeons le sens que nous leur donnons. Le contexte est toujours là et empêche de réduire l’information à ce qu’elle n’est pas. Parce qu’elle se prête mal au manichéisme facile, parce qu’elle pose le doigt sur la complexité du monde, la culture numérique nous pousse à un effort d’intelligence. Elle mobilise notre capacité de réflexion et d’analyse.
D’un autre côté, en devenant données, les informations peuvent être associées à toutes sortes de contextes, combinées avec d’autres informations, pour prendre une infinité de sens possibles. L’information a désormais plusieurs états. La connaissance organisée sur des supports adaptés, avec des arborescences, des classifications, explose sous nos yeux et nous demande elle aussi un sursaut d’intelligence pour inventer de nouvelles combinatoires. Comme si ce déport de nos fonctions cognitives changeait finalement les formes mêmes de construction de notre réflexion.
Reste qu’il faudrait encore savoir de quelle intelligence nous parlons ? L’intelligence humaine est-elle semblable à un processeur, doit-elle se consacrer surtout à analyser rapidement les données et à en reconnaître la structure, en laissant les données elles-mêmes au Web, à ce Web de données (Web of data) dont parle Tim Berners-Lee ? On voit bien que pour servir ce type d’intelligence (celle du raisonnement, du traitement), notre culture numérique est parfaitement adaptée. Reste qu’il faudrait également interroger son impact sur d’autres composantes de l’intelligence : notre sensibilité, notre perception, l’imagination, etc. pour autant que, à la suite du psychologue Howard Gardner, on distingue plusieurs formes d’intelligences.
Ce qui est certain, c’est que cette nouvelle culture réinterroge les précédentes et ne fait pas fi de la complexité, mais en montre tous les enjeux. Notre culture numérique a une influence sur notre façon dont nous mémorisons, concevons, partageons, innovons, mais indubitablement sur la façon même dont nous réfléchissons, dont nous appréhendons le monde. Certes ce n’est peut-être pas encore une capacité partagée par tous, mais indubitablement, même ceux qui pestent contre ces outils trop souvent défectueux le sentent bien : la culture numérique nous aide à mieux structurer notre analyse. Ca compense peut-être l’amnésie qui nous gagne ?
Hubert Guillaud


(Via Internet Actu.)

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01 janvier 2009

IA : Modélisation du trafic aérien.


Des élèves de l'école d'ingénieurs de la Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaften, ont réalisé le film (format.mov) de l'ensemble du trafic aérien dans le monde en 24 heures projetées en 1 minute sur une mappemonde.
Chaque point jaune représente un avion ; on observe l'alternance jour/nuit et ses conséquences sur les flux, en fonction des continents.
De l'utilité de la puissance de calcul pour découvrir les faits (voir ce blog : Vers une nouvelle science du pétaoctet.

Film au format Windows Media Player
Film au format Quicktime Player

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DIV : 2009 - une année comme les autres ?


Et pourquoi donc 2009 n'est pas bissextile ?

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30 décembre 2008

DIV : A.M.A.09

2009 déclarée AMA09 : "Année mondiale de l'astronomie" par les Nations Unies et l'UNESCO.
(Via Techno-Science.)
L'année débutera avec une cérémonie d'ouverture internationale, qui se tiendra au siège de l'Unesco à Paris les 15 et 16 janvier 2009, suivie de nombreux événements, comme les 100 h d'astronomie du 2 au 5 avril, et les 50 h d'astronomie du 24 au 25 octobre ; des manifestations multiples permettront aux astronomes amateurs d'observer sur divers sites pour voir les merveilles du ciel et de l'Univers.

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09 décembre 2008

DIV - IA : Anniversaire - 40 ans de clics ...

C'est en 1963 que Douglas C. Engelbart, alors qu'il était employé au Stanford Research Institute, inventa la souris qu'il présenta pour la première fois en public en 1968.
C'est cette date symbolique, lors d'une démonstration de nombreuses inventions devant plus de mille informaticiens, qui définit la naissance officielle de la souris informatique.

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05 décembre 2008

DIV : UNESCO et Droits de l'Homme.

Ce 10 décembre 2008 est la Journée mondiale des droits de l’homme.
La Déclaration universelle des droits de l’homme aura 60 ans. Elle a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948 à Paris au Palais de Chaillot par la résolution 217 A (III). Elle précise les droits humains fondamentaux de chaque individu et sa reconnaissance et son respect par la Loi. Elle comprend un préambule avec huit considérations reconnaissant la nécessité du respect inaliénable de droits fondamentaux de l'homme par tous les pays, nations et régimes politiques, et se conclut par l’annonce de son approbation et sa proclamation par l’Assemblée générale des Nations unies.
L’UNESCO et l’ensemble de ses réseaux organisent de multiples manifestations à travers le monde pour promouvoir les droits contenus dans cette Déclaration et permettre de mieux comprendre la contribution essentielle apportée par l’UNESCO au renforcement et au développement des 4 droits relevant de ses propres domaines de compétence.
- Le droit à l'éducation (article 26) ;
- Le droit de prendre part à la vie culturelle (article 27) ;
- Le droit à la liberté d'opinion et d'expression (article 19) ;
- Le droit de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent (article 27).

Le texte de la déclaration.

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03 décembre 2008

SHS - BIO : Rapport annuel du Comité consultatif d'ethique

Le rapport annuel du Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé aborde les nouveaux questionnements éthiques que suscitent les progrès de la médecine et le développement des nouvelles technologies médicales, dont les nanotechnologies.
Au cours de l'année, le Comité a présenté des avis sur les questions et problèmes éthiques relatifs à :
- la détection de troubles précoces du comportement chez l'enfant ;
- la délivrance de l'information génétique néonatale à l'occasion du dépistage de maladies génétiques (exemples de la mucoviscidose et de la drépanocytose) ;
- la biométrie ;
- la contrainte budgétaire sur les dépenses de santé en milieu hospitalier ;
- etc.
Le rapport revient également sur les Journées d'éthique 2007 (« Savoir, Croire, Prévoir ») qui portaient sur les avantages, mais aussi sur les limites, des méthodes de prévention.

Accès au Rapport annuel.

01 décembre 2008

DIV : Une nouvelle présidence au BNEI.

Mademoiselle Pascale Ollivier a été élue présidente du Bureau national des élèves ingénieurs (BNEI) lors du 10ème congrès annuel qui s'est tenu à Paris du 14 au 16 novembre 2008.
L’ensemble du bureau a été renouvelé à cette occasion, laissant une place à deux élèves de l'IPB.
Pascale Ollivier, élève aux Arts et Métiers ParisTech, succède à Ugo Silveir.

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28 novembre 2008

DIV : Sur l'économie de l'immatériel.

Le Professeur Yann Moulier Boutang, économiste à l'Université Technologique de Compiègne (UTC), intervenait dans l'émission de Frédéric Taddei sur FR3, lors d'une rencontre autour de l'économie immatérielle.

L'économie immatérielle, ou économie de l'immatériel, est une économie qui n'a pas de fondement physique et qui place, au coeur de la création de valeur, ce qui, au sens propre, n'a jusqu'à présent pas vraiment eu de prix : l'imagination, le talent, l'inspiration, la pensée, la cognition, bref la capacité de chacun d'inventer et d'innover, d'appliquer ses raisonnements et son inventivité dans le monde social, etc. L'immatériel irrigue tous les aspects de notre société et il contribue à les unir.

L'économie immatérielle représente 20 % de la valeur ajoutée et 15 % de l'emploi en France. C'est une économie de réseaux, qui rend possible ce qui ne l'était pas dans l'ère industrielle : elle se fonde sur les idées.

Pour voir la vidéo de l'émission (pour en savoir plus sur la rencontre).

Interview de Maurice Levy et Jean-Pierre Jouyet, et le rapport de la commission Levy/Jouyet sur l'Economie de l'Immatériel, publié à la Documentation Française.

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26 novembre 2008

DIV : PHENIX - La communication à l’ère des technologies numériques

La communication à l’ère des technologies numériques - Innovation, mutations, médiations et usages.
L'Institut des Sciences de la Communication du CNRS, le Centre de Recherche et de Développement de l'IUT Bordeaux 1, l'Institut de Cognitique de l'Université Bordeaux 2 et de l'Institut Polytechnique de Bordeaux, l'Institut des Sciences de l’Information et de la Communication de l'Université Bordeaux 3, organisent à Cap Sciences, le mercredi 17 décembre 2008 de 9 à 17 heures, une journée de lancement de l'action scientifique transversale Phénix.
Lieu : Cap Sciences, hangar 20, Quai Bacalan - Bordeaux

Entrée libre sur inscription dans la limite des places disponibles à l’adresse <phenix.aquitaine@u-bordeaux3.fr>
Télécharger le programme.

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IA - SHS : Actualité de la recherche en TIC.



Le rendez-vous européen de la recherche en technologies de l'information et de la communication ICT’08 se déroule pendant trois jours à Lyon.
Des projets et compte rendus sont disponibles sous le tag ICT08 sur le blog FingLive de la Fing.

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17 novembre 2008

BIO : Tout savoir sur le sommeil.

Futura Science propose cette semaine un intéressant dossier : Tout savoir sur le sommeil.
Curieusement alors qu'il occupe le tiers de notre vie, l'homme éveillé a longtemps ignoré la physiologie et les pathologies liées au sommeil. Nos connaissances ne progressent que depuis les années 1950. Elles sont aujourd'hui en plein expansion et conduites par plusieurs équipes scientifiques et cliniques.
A l'occasion de la fête de la science 2008, venez poser toutes vos questions à Sylvie Royant-Parola sur le forum spécial "Les mystères du sommeil".

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DIV : rencontre chercheur créateur d'entreprise.


"Chercheur, créateur d'entreprise : Même aventure?"
Mardi 25 Novembre 2008, de 9h à 18h - Centre Condorcet - Pessac

(gratuit - inscription obligatoire)

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15 novembre 2008

DIV : Vers la création d'un unique institut des sciences de la vie et de la santé.

La création d'un unique "Institut national des sciences de la vie et de la santé": telle est l'une des recommandations du comité de visite international, présidé par Elias Zerhouni, directeur des NIH américains (National Institutes of Health), et chargé par l'Aeres d'évaluer l'Inserm.
Son rapport est rendu public jeudi 13 novembre 2008. Selon le comité, "le mélange et l'abondance actuels d'institutions de recherche nationales, qui gèrent et/ou financent cette recherche, nécessitent des mesures radicales de restructuration".

L'institut unique ne devrait pas avoir de rôle de gestion mais plutôt se consacrer au pilotage et au financement de la recherche en sciences de la vie "pour tous les opérateurs", estime le comité. Il recommande que l'Inserm soit désigné comme l'intégrateur de toutes les fonctions et entités en charge du financement de la recherche et actuellement fragmentées et qu'il devienne, après une période de transition, le nouvel institut en question.

Lire la suite.

Accès direct au rapport ou à son résumé.

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02 novembre 2008

IA - BIO - SHS : Des logiciels qui boostent le cerveau.

Alors que les résultats d'une nouvelle étude publiée dans le numéro d'octobre de Neurology (Neurology, 2008 Oct 21; 71 (17):1342-9 1893642) par un consortium de recherche en neurosciences cliniques italien, confirme que la réflexion professionnelle et l'éducation poussée semblent préserver des pertes de mémoire liées à la maladie d'Alzheimer, le marché des logiciels qui boostent le cerveau est en expansion dans le monde et se structure en véritable filon commercial.
Si, malgré des exceptions célèbres, notamment dans le monde politique anglo-saxon, l'éducation est un
rempart contre l'Alzheimer, le domaine de la prévention par les nouvelles technologies attire de plus en plus d’argent et en produit de plus en plus… Ainsi, en 2006, les "capital risqueurs" ont-ils investi 1, 6 milliard de dollars dans les entreprises qui s’y consacrent, soit 7,5 % de plus que l’année précédente. En septembre 2008, le Nasdaq a créé un nouvel indice, le Nasdaq Neurosinsight Neurotech Index qui s'est ouvert aux nouvelles technologies et au "brain training" ou "neurologiciels".
La production de ces programmes informatiques qui "exercent" différentes capacités cognitives représente un marché mondial que le New York Times évaluait à 2 millions de dollars en 2005 et estime à 70 millions en 2008 pour le seul domaine "grand public", et que Sharpbrains.com, (site de référence sur le sujet) estime à 225 millions de dollars en incluant les marchés médicaux et professionnels.
L’un des principaux succès est le célèbre programme d’entraînement cérébral du Docteur Ryuta Kawashima vendu par Nintendo à plus de 4 millions d’exemplaires, malgré l'absenced' étude scientifique sérieuse. Le marché est donc là !
D’autres groupes exploitent le marché, comme le belge Mindfit, le français Happy Neuron, l'anglais Lumosity ou l'américain Posit Science qui est l’un des plus importants, créé par Michael Merzenich, ancien neurobiologiste de l'Université de Californie à San Francisco, et qui a vendu plus de 100 000 programmes pour PC, Mac ou Linux, et vient d'être élu pour ses travaux à l'Institute of Medicine et la National Academy of Sciences.
Merzenich a d'ailleurs publié en juin dernier une étude dans les Proceedings of the National Academy of science selon lequel la technologie "Posit Science" avait amélioré les capacités cognitives de 93% de 182 sujets testés. Une autre étude menée par l'Université de Californie du Sud ( sur 400 sujets de plus de 65 ans confirme cette tendance.
La valeur de l’exercice cérébral semble en tous cas évidente pour les seniors. Elle présente peut-être également quelque intérêt pour la pédagogie. Ainsi une expérience portant sur 30 élèves d’une école primaire s'entraînant sur la Nintendo DS pendant 15 minutes avant les leçons de mathématiques ont présenté une amélioration importante de leurs résultats scolaires en une dizaine de semaines (ref. BBC).
Selon le magazine Portfolio, le "mental fitness" pourrait devenir un élément d’une nouvelle industrie parallèle à l’industrie pharmaceutique, sur le principe de la prévention mais également du traitement rééducatif recourant à des technologies neuropsychologiques non invasives sur ordinateur pour "recabler" le cerveau.

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01 novembre 2008

SHS - IA : Où vont les technologies de l'artefact.

Quand est ce que les technologies de l’artefact nous submergeront-elles ?

Altération de visages : le premier et le second visage donnent le troisièmeLe Face swapping (l’échange de visages) n’est pas qu’un petit groupe d’utilisateurs de Flickr qui s’amuse avec les images, mais c’est désormais un logiciel qui modifie des parties de visages depuis une bibliothèque d’images, comme l’ont expliqué ses concepteurs dans leur étude (.pdf) présentée au dernier Siggraph (vidéo). Le logiciel substitut aléatoirement des éléments du visage d’une photo en puisant dans une banque d’image : une bouche par-ci, un nez par là, permettant par exemple de conserver votre allure générale tout en modifiant votre apparence de détail. Le système pourrait être utilisé pour ‘obscurcir’ (à sa manière) des visages de témoins d’un crime, de personnels militaires, d’une foule, etc. Le logiciel est également capable de modifier un groupe de visages depuis une batterie de photos prise au même moment afin que tout le monde sourie sur une photo de groupe.

Une photo de groupe souriante composée depuis plusieurs images

Pour ses concepteurs, le logiciel repose sur un principe d’obfuscation plus séduisant que le floutage (ce qu'utilise Googe massivement pour anonymiser les visages dans StreetView), la pixelisation ou le masquage que l’on connaît par ailleurs, car il ne diminue pas l’attrait visuel de l’image. Reste que pour obfusquer des images avec ce système, il faut encore que d’autres ne publient pas les originaux pour vous. Via Keven Kelly et le New Scientist.

Dans la continuité, le New Scientist a publié un dossier sur l’avenir de la photographie (2e partie), recensant une somme d’innovations qui vont améliorer nos pratiques de la photographie en modifiant les capacités techniques de nos appareils photos. Systèmes permettant d’éviter les flous liés aux mouvements (en faisant que l’objectif compense le mouvement des personnages, en bougeant dans le sens de leur déplacement), systèmes permettant d’éviter les éblouissements, systèmes permettant d’améliorer les photos que vous prenez (sans avoir à passer par un logiciel), systèmes permettant de créer une photo de groupe réussie depuis plusieurs photos prises en rafales… La recherche n’est pas en reste pour essayer de compenser les failles de la réalité.

Des mouvements flous aux mouvements toujours nets

La retouche d’image se popularise disions-nous récemment. Les travaux d’André Gunthert, directeur du Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine, nous rappellent fort heureusement que l’absence de retouche sur les photographies tient, depuis l’origine, plus du mythe que de la réalité.

Reste encore à comprendre comment notre perception de la réalité, de la preuve, va être altérée par le développement de ces ‘technologies de l’artefact’, comme les désigne le chercheur en Sciences de l’information et de la communication, Olivier Ertscheid. Par technologies de l’artefact, entendons des systèmes socio-techniques capables de créer des ‘représentations volontairement altérées et artificielles de la réalité dans une recherche (une ‘mimesis’) de la vraisemblance’. Il est sûr qu’avec l’avènement de la photographie qui calcule (computational photography), intégrée directement dans les appareils, nous allons désormais pouvoir prendre en photographie des choses que nous ne voyions pas jusqu’alors, et surtout, des réalités qui n’existent pas. Pas sûr, qu’à terme, ces systèmes techniques soient en mesure d’en apporter toujours les preuves ou les vérifications que nous sommes en droit d’en attendre.

Comme le dit encore André Gunthert, la photographie entre dans une nouvelle ère, change de nature, et risque dans les années à venir de devenir un média plus proche du cinéma, de la fiction, que du réel. En matière de photographie aussi, ‘la culture l’a emporté sur la nature, la réalité des usages sur la prédestination technique.’

(Ce texte est un relais d'article de Internet Actu.)

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IA - BIO : Gordon le cyborg.

Le professeur Kevin Warwick, responsable de l'unité cybernétique à l’Université de Reading en Angleterre, a présenté Gordon, un robot mécanique qui est doté d'un cerveau biologique.
C'est à partir de neurones de rat en culture sur une soixantaine d'électrodes que le cybernéticien a constitué un tableau multi-électrodes (TME) réalisant une véritable interface entre tissus nerveux et machine. Il permet au cerveau d’envoyer des impulsions électriques pour diriger les roues, et de recevoir des informations sur l'environnement à partir de capteurs.
Le robot hybride apprend par répétition et peut par habitude contourner un obstacle, par simple apprentissage au niveau des neurones qui tissent des connexions au sein du TME.
L'étude actuelle consiste à faire varier le voltage sur différents électrodes, en modulant les influx par des produits chimiques pour favoriser ou stopper les transmissions neuroniques. La possibilité de changer de TME en fonction de l'expérience semble montrer, selon Kevin Warwick, que chacun développe une personnalité propre. Les chercheurs de l'Université de Reading étudient et manipulent ainsi un certain nombre de processus fondamentaux, ce qui serait impossible in vivo.
Chaque TME se compose actuellement de 50 000 à 100 000 neurones contre environ deux cent millions pour un cerveau de rat et quelques 100 milliards pour un homme.
Gordon constitue ainsi un modèle simplifié d’un cerveau biologique dans un corps dont on peut contrôler afférences et efférences.

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31 octobre 2008

BIO - SHS : Communication par la pensée.

Bientôt, les soldats communiqueront par la pensée.
C'est en tout cas ce que prévoit l’armée américaine qui vient d’accorder à l’université de Californie d’Irvine un fond de 4 millions de dollars afin de développer un système de ‘télépathie synthétique’ qui permettra aux combattants sur le front d’envoyer des messages directement à partir du recueil de l'activité cérébrale.
Le système consisterait en une interface neurale directe qui détecterait certaines manifestations cérébrales EEG. En réception le contenu serait affiché en mode texte ou converti en message vocal.
Via MSNBC/Discovery.com.

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30 octobre 2008

DIV : Vers une nouvelle science du pétaoctet.

Bienvenue dans l’âge où les informations sont stockées dans des nuages, explique la revue The Edge, qui consacre un dossier à la fin de la science à l'ère du pétaoctet.
Sommes nous à la fin de la science telle que nous la connaissons ?
À l’échelle du pétaoctet, l’information n’est pas une question de simples dimensions en matière de taxonomie et d’ordre, mais de statistiques agnostiques en termes de dimensions qui nécessite une approche totalement différente, et nous oblige à concevoir la donnée comme quelque chose qui ne peut être visualisée dans sa totalité.
Alors que la méthode scientifique est construite à partir d'hypothèses que l’on teste, de modèles et d’expérimentations qui confirment ou infirment les hypothèses, des nouvelles données massives obtenues issues d'algorithmes mis en oeuvre sur des puissances de calcul jusqu'ici inconnues, permettent des découvertes inatendues.
L’exemple du séquençage des gènes permet par exemple de trouver des centaines de nouvelles espèces, de nouvelles bactéries dont on ne dispose que d’une alerte statistique, une séquence, qui représente une nouvelle espèce. La revue The Edge donne plusieurs exemples de ces pétaoctets d’informations, dans les domaines de la physique, de la biologie, de la politique, de l’information ...
Ce flot de données permet d'ouvrir de nouveaux territoires scientifiques qui ne sont pas sans rappeler la science exploratoire et descriptive du XVIIe siècle. L'exploitation de ces immenses flux de données en astronomie, en physique, en géologie, etc. nécessite de puissants ordinateurs qui peuvent dégager des tendances inaccessibles à l’échelle cognitive humaine, qui viennent enrichir la connaissance actuelle basée sur la théorie qu'elles dépassent et propulsent dans le monde de l'inattendu.

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DIV : Forum INGENIB - 13 novembre 2008

Le Forum INGENIB 2008 permet de mettre en relation étudiants et entreprises.
Il est organisé par les élèves de 3 écoles d'ingénieurs fondatrices de l'Institut Polytechnique de Bordeaux : l'ENSEIRB, l'IdC et MATMECA.

L'édition 2008 se tiendra le jeudi 13 Novembre dans les locaux de l'ENSEIRB.


Lien vers la page d'accueil du forum Ingenib.
Télécharger la plaquette.

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28 octobre 2008

BIO : Une source de neurones.

Les chercheurs de l'Institut Pasteur identifient une nouvelle source de neurones dans le cerveau adulte
En 2003, alors que l'on considérait encore que le cerveau une pouvait se réparer, la découverte par Pierre-Marie et son équipe, à l'Institut Pasteur (URA 2182) de cellules souches dans le cerveau adulte, avait bouleversé ce dogme neurobiologique. On montrait ainsi que certaines cellules gliales pouvaient se transformer en neurones capables d'intégrer des réseaux cellulaires existants.
En 2004, la même équipe avait identifié une molécule chargée d'attirer ces néo-neurones depuis leur zone de formation jusque dans le bulbe olfactif.
Aujourd'hui, les travaux de l'équipe Lledo menés en collaboration avec l'unité de Virologie moléculaire et vectorologie, dirigée par Pierre Charneau à l'Institut Pasteur , montrent que ces cellules souches de type glial sont capables de se transformer en neurones également tout le long d'un tunnel dans lequel migrent les nouveaux neurones, ainsi que dans le bulbe olfactif.
Publication dans le numéro du 22 octobre 2008 du Journal of Neuroscience (lien vers l'abstract).
(Via Techno-Science.)

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20 octobre 2008

IA - SHS : Le racisme des avatars.

Une recherche en psychologie des mondes virtuels montre que les avatars sont aussi racistes que ceux qu'ils représentent.
Les usagers des mondes virtuels sont bien plus conservateurs qu’on ne le pense, et leurs comportements dans les environnements numériques sont semblables à ceux adoptés dans la réalité. Un avatar de grande taille est par exemple plus influent qu’un petit ; les avatars androgynes suscitaient la méfiance, etc.
Des travaux menés récemment à l’université de Northwestern par Paul Eastwick et Wendi Gardner confirment également cette tendance pour le racisme.
Les chercheurs ont exploré deux situations typiques. Dans la première, l’expérimentateur demande au sujet un gros service, et devant un refus quasi systématique, effectue une requête plus modérée. La seconde proposition est alors souvent acceptée, la personne sollicitée trouvant qu’il s’agit d’un bon compromis. Dans l’expérience, on demandait à un avatar s’il était possible de prendre 50 captures d’écrans de lui dans divers lieux où il devait se téléporter, ce qui prenait environ deux heures. Ensuite, après refus, on lui demandait de se téléporter en un seul endroit pour le photographier, ce qui était évidemment beaucoup plus rapide à réaliser. Dans la seconde situation, c’est à peu près le contraire. On requiert d’abord un service modeste :‘puis je faire une photo de vous ?’ ; puis, après acceptation, on émet un autre souhait, un peu plus exigeant (‘pouvons-nous nous téléporter en tel lieu pour faire une photo ?’).
Ce n’est pas notre capacité à rendre des services qu’ont étudié les chercheurs. Ils ont cherché à comprendre les préjugés raciaux inconscients, en faisant poser les questions par des avatars à la peau claire, puis à la peau sombre.
Dans le cas de la première expérience, les avatars ‘blancs’ avaient 20% de chances de voir accepter leur seconde requête, tandis que les avatars ‘noirs’ devaient se contenter de 8%. Curieusement, cette disparité n’apparaissait pas dans la seconde expérience, car selon les concepteurs de l’expérience, les deux tests ne concernent pas les mêmes tendances psychologiques.
Dans le premier cas, en effet, la personne réagirait essentiellement en fonction de son interlocuteur, dont l’apparence joue alors bien évidemment un rôle. Dans la seconde expérience, ce serait la façon dont le sujet se voit lui même qui compte. Du coup, l’apparence de son vis-à-vis devient moins importante. ‘Si la première petite requête permet au sujet de se considérer comme serviable, il n’en aura que plus tendance à adopter ce comportement lors de la seconde requête’, expliquent les auteurs dans leur étude (.pdf).
L’expérience a été effectuée dans There.com, un monde de type Second Life. Les personnes testées ignoraient qu’elles prenaient part à une expérience psychologique. Malheureusement, ce processus implique qu’aucune information démographique n’a été recueillie sur les participants et l'on ne sait donc pas si ce racisme virtuel est caractéristique de la société américaine, où la notion de race joue un rôle important, ou si ce défaut touche diverses nationalités. En tout cas, les préjugés racistes inconscients sont plus fréquents qu’on ne le l’imagine.
L’université de Harvard propose un test (avec une version française) sur cette question et sur plusieurs autres types ‘d’associations implicites’ : origine, orientation sexuelle, genre, âge, poids, etc. Dans un livre de sciences cognitive ‘La force de l’intuition, Malcolm Gladwell raconte comment il s’est soumis au test et a découvert qu’il possédait une ‘préférence automatique modérée pour les blancs’, alors qu’il est lui même un métis de mère jamaïquaine.
(Via Internet Actu.)

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19 octobre 2008

BIO - SHS : Les votes des anxieux.

Les anxieux ne votent pas comme les calmes: "Une étude américaine suggère que nos opinions politiques sont liées à notre propension à avoir peur.

(Via Le Figaro - Sciences.)

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IA - DIV : Les drones.


Dossier : Tout savoir sur les drones.
Les avions sans pilote (drones) peuvent désormais effectuer de nombreuses taches complexes de manière autonome telles que le décollage/atterrissage ou bien la navigation. A juste titre, ils peuvent être considérés comme les symboles des incroyables progrès scientifiques et technologies des 20 dernières années.

(Via Futura Sciences.)
Les drones sur Wikipedia.
Les drones à l'Onera.

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01 octobre 2008

DIV : Partenariats Universités - Grandes Ecoles - vers une réforme des des CPGE

Le rapport Philip sur le rapprochement entre grandes écoles et universités, qui sera remis d’ici la mi-octobre 2008 à la ministre de l'enseignement supérieur, propose plusieurs pistes de rapprochement.
Parmi elles : expérimenter la création de classes préparatoires au sein de d’université volontaires avec le concours de l’Inspection générale.
Selon Educpro, même si l’objectif de ces classes est par définition la préparation d’un concours, il est essentiel de donner aux élèves une formation plus large, de créer un premier lien avec la formation à la recherche. (…) Cette osmose progressive permettrait à terme de s’interroger, avec les Ecoles, sur le devenir, non des CPGE, mais de leur positionnement institutionnel par le moyen d’un partenariat avec le système universitaire, peut-être dans le cadre d’un PRES » ...
Le rapport propose également de construire le partenariat autour de six propositions : l’entrée dans l’enseignement supérieur ; (…) le parcours L (Licence) ; Un domaine privilégié du partenariat : master, doctorat et recherche ; (…) la mobilité et le service partagé des enseignants ; le partenariat, condition de l’attractivité internationale de notre enseignement supérieur ; le cadre institutionnel du partenariat ».

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04 septembre 2008

IA - SHS : Au delà de l'intelligence humaine.

La "Singularité" est à l’origine un phénomène mathématique, souvent utilisé en physique théorique. C’est le moment ou la description d’un objet cesse d’être possible parce qu’une ou plusieurs des variables qui le décrivent deviennent infinies (c’est ce qui se passe lorsqu’on divise par zéro).
La “Singularité technologique” a été popularisée par Vernor Vinge,dans un article qui est devenu la référence sur le sujet. Vinge, mathématicien et auteur de sciences fiction, postule que l’évolution exponentielle de la technologie atteindra bientôt un point au-delà duquel il ne nous sera plus possible de l’appréhender.
En extrapolant la loi de Moore, qui implique un doublement de la puissance de calcul tous les 18 mois, l’homme aura créé en 2035 une intelligence supérieure à la sienne. Nous rentrerons alors dans une autre ère que celle de l'intelligence humaine !
Cette idée, jusqu'ici jugée folle ou sans intérêt, est aujourd'hui respectable et respectée par le milieu scientifique.
Le numéro spécial d'IEEE Spectrum sur la SingularitéLa Singularité : une rupture vers un nouveau monde

La Singularité vient récemment de faire la Une d’un numéro spécial de la célèbre IEEE Spectrum et du New Scientist.
Une reconnaissance inattendue pour une théorie qui est encore renvoyée au rang des délires pour nombre d'enseignants et de chercheurs de nos universités, voire de notre Institut.

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25 août 2008

SHS : Dépendance en ligne.

L'asbl Infor-Drogues belge vient de lancer un test en ligne sur son site internet pour
évaluer ses dépendances en ligne
et permettre à chacun, de manière anonyme et gratuite, d'évaluer où il en est par rapport à sa consommation de cannabis, d'alcool, d'ecstasy, de cocaïne, de speed, de somnifère, ou sa dépendance aux jeux d'argent, à l'internet ou autres.
Le site : www.stopouencore.be

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IA - BIO : Un cerveau biologique pour un robot.

Le robot Gordon a été équipé d'un cerveau biologique composé de 50 000 à 100 000 neurones développés en culture à partir de neurones prélevés sur un foetus de rat, et déposés sur un ensemble d'une soixantaine d'électrodes. Une journée après leur préparation, les neurones ont créé des interconnexions. Après une semaine, des impulsions électriques spontanées ont été observés, semblant montrer une activité de cerveau ordinaire.
Selon Kevin Warwick, responsable de l'unité cybernétique de l'Université de Reading, le dispositif permet au "cerveau" biologique de contrôler le robot, en recevant des informations sur son environnement via des capteurs.
Gordon a été placé dans des conditions permettant de déterminer et de mettre à l'épreuve les capacités de son cerveau : les résultats montrent que la "machine" développe des capacités d'apprentissage par répétition. Son cerveau s'est développé, les neurones le constituant se multipliant et tissant de nouvelles connexions : Gordon a appris, par exemple, à contourner un obstacle et ne plus s'y heurter.
To meet Gordon !

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DIV : Plus vite que la lumière.

Paradoxe EPR : des signaux plus rapides que la lumière. C'est ce qu'un groupe de physiciens de l'Université de Genève (UNIGE) dirigé par Nicolas Gisin, l'un des pionniers de la téléportation quantique, vient de proposer. Ils posent ainsi des bornes à l'hypothétique vitesse de propagation d'un signal, dépassant la vitesse de la lumière, proposé pour expliquer classiquement le paradoxe EPR.
Via Futura Sciences.

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19 juillet 2008

DIV : L'i2C au top !

C'est ce vendredi 18 juillet 2008 que i2C, la junior formation de l'IdC, a remis la première étude de sa carrière : l’étude « LECTRA 1 ».
Débutée en mars 2008 auprès de l'entreprise Lectra, coordonnée par son chef de projet Sophie Raedersdorf, elle a mobilisé deux autres élèves ingénieurs : Pierre-Yves Gicquel et Adrien Moucheboeuf.
Le travail de la junior pour l’entreprise Lectra se poursuit par une seconde étude jusqu'en fin d'année 2008.
A bientôt sur ce blog pour de plus larges informations sur les actualités d’I2C. Les enseignants s'associent à la direction de l'IdC pour féliciter les membres actifs de sa « JUNIOR », son président et son dynamique chargé d'études.

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16 juillet 2008

DIV : Curriculum Vitae

Le site "L'Etudiant.fr" propose ces jours ci une rubrique sur le CV.
Sensé retracer votre vie étudiante et professionnelle, chaque expérience doit y être mise en valeur selon une méthodologie qui répond aux attentes du lecteurs, et non aux seules vôtres ... signale le savoir-être autant que le savoir-faire ... cibler une candidature en sur le domaine ... pour répondre à une offre ou se présenter spontanément ...
Quelques points clés :
- montrer sa polyvalence
- souligner une expertise technique
- valoriser une progression hiérarchique
- vendre sa formation
- valoriser l'aptitude en langues
- signaler les centres d'intérêt.
... sans oublier la lettre de motivation.
Quelques autres petits conseils pour un CV bilingue.
Et bien entendu, suivre les cours de Pierre Bayle à l'IdC.

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14 juillet 2008

SHS : L'erreur humaine n'est plus ce qu'elle était !


Et mieux vaut voler que rester au sol ...

Traditionnellement, l'humain est considéré en aéronautique comme le maillon faible de la sécurité aérienne. La tendance est même de vouloir débarquer les pilotes pour automatiser le cockpit.
Voilà qu'une étude publiée dans Aviation, Space, and Environmental Medicine, (Vol.79, n°1, Janvier 2008, pp.2-6) par Susan Baker et se collaborateurs de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health sur les 10 ans de la période 1983-20002 remet en question cette certitude.
Les pilotes commettent moins d'erreurs : sur 558 incidents, le nombre d'incidents baisse de plus de 3/4 pour une mauvaise prise en compte du vent ou de l'état de la piste, pour des conditions météorologiques difficiles avec mauvaise prise de décision. Les incidents au décollage ont diminué de 70 % et ceux dus à une mésentente au sein de l'équipage se sont réduits de 68 %.
Pourtant le nombre d'incidents ne décroît pas ; et d'autres sources de problèmes se sont donc renforcées. C'est le cas des erreurs de contrôle ou celles des équipes au sol. La sécurité s'est en effet nettement réduite pour les avions au sol, et le nombre d'incidents sur le tarmac a plus que doublé en vingt ans.
Si, selon Susan Baker « ces tendances indiquent qu'un grand progrès a été réalisé pour améliorer les prises de décisions des pilotes et la coordination au sein de l'équipage ... L'accroissement du nombre d'incidents quand l'appareil ne bouge pas devrait attirer l'attention ».

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BIO - IA : Des jumelles augmentées par l'EEG.

La Darpa fait développer une paire de jumelles associée à un électroencéphalogramme permettant au soldat d'observer un environnement dans lequel les événements saillants pour l'attention inconsciente seront automatiquement interprétés en fonction d'ondes spécifiques.
La phase de production est aujourd'hui assurée par la société Northrop Grunman.

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12 juillet 2008

BIO : Connectome cérébral

Une première carte des connexions du cerveau humain vient d’être établie, constituant une véritable révolution dans le monde des neurosciences, pupliée le 1er juillet 2008 dans la revue Plos Biology par des équipes de l'Université et de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, de l'Université d'Indiana et du Harvard Medical School de Boston.
Ce « connectome humain », appelé ainsi en référence au génome, correspond à une image en trois dimensions des fibres nerveuses qui connectent les neurones entre eux.
Accès à l'article de Plos Biology (.pdf).

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DIV : Projet Campus.

Destiné à créer dix pôles d'excellence universitaires de "visibilité internationale", et dotés d'un financement supplémentaire de 5 milliards d'euros, le projet CAMPUS ambitionne de créer une nouvelle université pour redessiner le paysage universitaire français.
Voir dans ce blog les 6 premiers lauréats.
Lien vers le projet TPG de Bordeaux.

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07 juillet 2008

DIV : Une seconde de plus en 2008 ou en 2009 ?

Le terme "seconde" provient de la francisation écourtée de l’expression latine "minutum secunda" qui signifie littéralement minute de second rang, c’est-à-dire seconde division de l’heure.
Jusqu'en 1956, la seconde était définie comme la fraction 1⁄86400 du jour solaire terrestre moyen, mais les irrégularités de la rotation terrestre, notamment due aux marées, on amené en 1956 a définir la seconde comme la fraction 1⁄31 556 925,9747 de l’année tropique 1900.
Depuis la 13e Conférence générale des poids et mesures de 1967, la seconde n’est plus définie par rapport à l’année, mais par rapport à une propriété de la matière : c'est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les niveaux hyperfins F=3 et F=4 de l’état fondamental 6S½ de l’atome de césium 1331.
La longueur de la seconde a donc été définie, grâce à la mise en oeuvre des horloges atomiques, de manière indépendante de la division de la durée de la rotation terrestre qui en était sa définition naturelle.
Au cours des années, le temps exprimé par les horloges atomiques a légèrement divergé de celui déterminé par l'astronomie et pour ajuster le temps atomique et le temps astronomique, on rajoute certaines années une seconde par ci par là. Si les années bissextiles viennent corriger la différence entre le temps de la rotation autour du Soleil et une année pleine de 365 jours, les secondes supplémentaires à introduire sont moins régulières et donc moins prévisibles. Depuis 1972, le Service International de la Rotation Terrestre et Systèmes de Référence a ainsi rajouté 33 secondes intercalaires et il est nécessaire d'en rajouter une 34ème à la fin de 2008.
Pour simplifier le tout, elle sera rajoutée le 31 décembre 2008 où il existera une 23 h 59 mn 60 s. Tout ceci en temps universel, à l'heure locale française il sera 00 h 59 mn 59 s le 1er janvier 2009 !
Via Techno-Science.
Voir l'article de l'Observatoire de Besançon.
Accès au site d'annonce des secondes intercalaires.

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06 juillet 2008

DIV - IA : vers une informatique noire et rapide.

Le professeur Igor Lukyanchuk, du laboratoire de physique condensée de l'université de Picardie, pense que la puissance des ordinateurs pourrait être multipliée par 1 000 grâce au remplacement du silicium par le carbone pour la fabrication des puces. Une propriété remarquable du graphite pur est que électrons s'y comportent comme des photons ; c'est à dire que, proche de la supraconductivité, le graphite présente une très faible résistance au passage du courant électrique, mais non plus à la température de l'azote liquide : à le température ambiante. De plus, au plan matériel, les monocouches de graphite - les graphènes - s'affranchissent des contraintes de volume des conducteurs puisqu'elles ont la simple épaisseur des atomes de graphite, soit quelques angströms (10-10m), La physique descend ainsi en dessous de l'échelle du nanomètre (10-9m), en permettant d'envisager des conducteurs à seulement deux dimensions et une nouvelle électronique dans laquelle le carbone pourrait prendre le relais du silicium.
Via LeMonde.com

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05 juillet 2008

IA : le robot fait le ménage.


Le robot "Readybot" va nettoyer votre cuisine ... La preuve que l'artificiel est bien loin encore de l'humain.
Voir le film.

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01 juillet 2008

DIV - INFO : Externaliser ses devoirs d'informatique.

Un millier d'élèves d'une grande université anglaise ont été découverts par leurs enseignants. Ils « externalisaient » leurs devoirs vers l’Inde, où des développeurs effectuaient le travail à leur place pour environ 10 dollars l’exercice de codage, et jusqu'à 200 dollars pour un mémoire complet !
Les professeurs ont admis déceler difficilement l’imposture : un programme pouvant s’écrire de différentes manières.
L'un des sites le plus plébiscité semble être "Rent A Coder".
Espérons que les élèves de l'IdC s'interdisent une telle pratique pour le moins peu consciencieuse.
Via "L'informaticien.com".

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