
Ce capteur est développé par la start-up SynTouch LLC. Il peut identifier les forces de frottement ainsi que la température des objets en contact sur son enveloppe en silicone. Entre la coque électronique et la peau en silicone, un fluide conducteur électrique joue le rôle d’interface. Un hydrophone permet alors de détecter les vibrations pour identifier les textures et, comme chez l'homme, lorsque les doigts touchent une surface, la peau vibre de façon spécifique. Ces vibrations sont détectées électriquement, permettant une sensibilité périphérique bien supérieure à celle de la main humaine. des capteurs thermiques permettent de mesurer, garce au mouvement du doigt, la conductance thermique du matériau palpé, distinguant ainsi facilement par exemple le métal du bois. Cette intelligence "embarquée" au bout du doigt permet également de repérer des formes, en distinguant des bords, des arêtes, des coins, des surfaces planes et même la courbure des objets.
Les capteurs de pression permettent d'intégrer ce doigt à une main robotique afin de permettre une saisie "sensible".

Plusieurs applications sont envisagées, notamment dans le domaine des prothèses ou dans celui de la détection fine. (voir une vidéo ici ). On peut s'interroger sur la sensation que peut alors avoir un humain équipé de telles substitutions hypersensibles, en confrontant peut-être l'hypothèse de l'hypertactilité, avec le rapide "plus c'est mieux", et en mettant à l'expérimentation celle d'une "limitation utile des performances" pour une harmonisation des afférences et de la multisensorialité humaine. On attend également un test de ce capteur pour la lecture Braille.
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