18 janvier 2009

DIV : 150 ans de darwinisme.

2009 : année darwinique ...
L'exposition Darwin se tient jusqu'au 19 avril 2009 au National History Musuem de Londres.
C'est à bord du Beagle que l'histoire des sciences a changé complètement. Alors qu'il devait explorer et de cartographier les océans et les îles de l'Amérique du Sud et du Pacifique Sud, il embarqua en 1831 un jeune homme de 22 ans, appelé Charles Darwin, qui releva une somme d'observations remarquables sur le vivant et son évolution.
C'est dans sa maison de Down House, dans le Kent, que Darwin reconsidéra ces relevés pour les ordonner dans sa théorie de l'évolution qu'il publia en 1859 dans un livre qui allait bouleverser le monde scientifique et religieux : "L'origine des espèces".

Le texte de Darwin - (traduction française).
L'exposition Darwin sur CD-Rom.
La Mairie de Paris et l'ICDI organisent au parc de Bagatelle,
de mai à octobre 2009, une exposition consacrée à Darwin.

15 janvier 2009

BIO - SHS : Pourquoi apprendre quand Google le sait ?

Mardi 3 février 2009, de 18h00 à 19h30
Amphi-plateau de l'Institut de Journalisme de Bordeaux Aquitaine (IJBA).

Débat avec :
- Hervé Morin, journaliste au Monde
- Benoit Le Blanc, directeur adjoint de l'Institut de Cognitique (Université de Bordeaux), président de la société savante française de sciences cognitives (ARCo).

Quand tout le savoir du monde sera accessible sur le Net, notre cerveau n’aura plus guère l’occasion de faire travailler ses capacités d’apprentissage. L’amnésie guette-t-elle l’espèce humaine ? Pourquoi se donner la peine d’apprendre quand tout est disponible à la vitesse de la lumière ?

Ouvert à tous, le Débat Numérique est un lieu de réflexion, d’analyse et de communication autour des grands thèmes sociétaux liés aux nouvelles technologies numériques : usages, consommation, droit, éducation, innovation, etc.

Inscription gratuite : http://www.aecom.org/inscription/memoire
ou 05 57 57 01 01.

03 janvier 2009

IA - SHS : Le GPS entre dans notre conception du Monde.

Le groupe interaction hommes-ordinateurs de l’Université de Cornell étudie l’impact du GPS sur notre perception du monde.
Selon Gilly Leshed, lors de la conférence sur les interfaces hommes-machines qui s’est tenue à Florence, la technologie GPS apporte un représentation abstraite de notre environnement physique, très différente de la représentation de ceux qui circulent et conduisent sans GPS. Ainsi les utilisateurs ne recherchent plus les caractéristiques des espaces traversés pour s’orienter, mais se basent sur l'aide électronique pour définir la direction à suivre et parvenir à destination. Selon elle, lorsque les usagers circulent avec un GPS, il n’ont plus besoin de s’orienter, n’ont plus besoin d’apprendre à naviguer, n'ont plus besoin de demander leur chemin, etc. En cela, le GPS n'est pas un simple outil de navigation, mais change la façon de concevoir et percevoir l'environnement.
Un progrès souhaitable consisterait à mieux impliquer l'usager, en prenant en compte les marques du territoire plutôt que les distances : plutôt que d'annoncer qu'il faut "tournez à gauche à 100 mètres", il faudrait dire "tournez à gauche après le pont". Un tel système permettrait de valoriser l'environnement alors que les systèmes actuels ont plutôt tendance à couper l'usager du monde physique.
Autre progrès souhaitable, un système GPS capable de s’adapter à l’expérience de l'usager : selon sa connaissance du lieu, selon les habitudes de conduite, selon les préférences pour tel type de routes par exemple. Et si les systèmes GPS sont conçus pour une interaction directe avec le conducteur, il faudrait qu’ils prennent en compte également le navigateur ou le passager du siège voisin.
Pour Marie Jonsson, doctorante au Department of Management and Engineering de l’université de Linköping en Suède, et qui travaille en collaboration avec Toyota à la conception de systèmes d’information dans le véhicule, la personnalisation de la conduite, des sources d’information de confort, de météorologie, de trafic, mais aussi les activités de proximité, le divertissement, la musique ou la vidéo,sont des fonctions sociales qui permettront d'être valorisées grâce au GPS, allant jusqu'à permettre aux gens de se rencontrer selon leurs centres d’intérêt et selon leur proximité. De tels systèmes couplés au GPS existent déjà sur des systèmes embarqués tels que la plate-forme iPhone, avec des logiciels comme "iClosBy" ou "Locly".
(Via Internet Actu.)
Aujourd’hui, le GPS est devenu un outil tellement banal pour ses utilisateurs qu'il est commercialisé sous forme d’appareils autonomes sur batteries, servant uniquement à la navigation routière, maritime, aérienne ou éventuellement cycliste ou piétonne. Dans ce cas, il est intégré à un terminal mobile, le plus souvent un téléphone portable. De nombreux téléphones mobiles sont ainsi capables de remplacer un GPS autonome, en étant capable de guider les déplacements en véhicule comme à pied. Ce progrès mérite également une étude des usages, dans lequel le GPS n'intervient plus que comme outil d'appoint à une navigation traditionnelle, voire comme simple outil de localisation géographique d'une photo ou pour une transmission en urgence vers des services de secours.
Le GPS n'a pas terminé de transformer nos comportements et notre intelligence, et de développer de nouveaux usages dans la connaissance du Monde.

02 janvier 2009

IA - SHS : Notre culture numérique transforme notre intelligence.

Excellent article de Hubert Guillaud dans InternetActu : Notre culture numérique transforme-t-elle notre intelligence ?

Et si le rêve transhumaniste, de pouvoir télécharger (’uploader‘) son cerveau sur des machines était déjà en passe d’être réalisé ? C’est l’idée que soulève Clive Thompson dans Wired. Thompson fonde sa réflexion sur une étude publiée durant l’été par le neuroscientifique britannique Ian Robertson, qui montrait que les plus jeunes de nos contemporains étaient moins capables que les plus âgés de se souvenir d’un numéro de téléphone ou d’une date de naissance.
La raison invoquée : la technologie et nos outils qui déportent les choses les moins importantes dont nous ayons à nous souvenir dans des mémoires numériques externes. ‘Sans le remarquer, nous externalisons d’importantes fonctions cérébrales périphériques à l’électronique qui nous entoure.’ Nous sommes déjà des cyborgs !
L’éditorialiste David Brooks, pour le New York Times, se fait la même remarque… depuis qu’il a acheté un navigateur GPS pour sa voiture.
‘Depuis l’aube de l’humanité, les gens doivent s’inquiéter de comment aller d’un endroit à un autre, explique-t-il. De la puissance cérébrale précieuse a été utilisée pour stocker des directions et mémoriser des détours. (…) Mon GPS m’a libéré de cette corvée. Il me permet d’externaliser l’information géographique depuis mon cerveau vers un cerveau satellite. (…) Et je me sens au Nirvana. (…) Jusqu’à présent, je pensais que la magie de l’âge de l’information était de nous permettre d’en savoir plus, mais maintenant, j’ai réalisé que la magie de l’âge de l’information est de nous permettre d’en savoir moins.’

Le numérique nous fournit des assistants cognitifs externes - disques durs, filtres collaboratif en ligne, algorithmes de personnalisation fondés sur nos préférence, connaissances en réseau… - qui nous permettent de nous libérer de nous-mêmes. ‘Mes goûts musicaux ? Je les ai externalisés aussi. Je me connecte à iTunes, et il me dit ce que j’aime.’
‘Suis-je pourtant en train de perdre mon individualité ?’, s’interroge David Brooks. ‘Je ne crois pas. Mes préférences sont plus précises et individuelles qu’elles ne l’ont jamais été. C’est plutôt mon autonomie que je suis en train de perdre.’
Notre individualité se démultiplie, comme le souligne avec acidité David Brooks :
‘J’ai abandonné le contrôle de mes décisions à l’esprit universel. J’ai fusionné avec la connaissance de la cybersphere, j’ai accédé au bonheur d’une plus haute métaphysique. Comme l’a écrit à quelque chose près John Steinbeck, un individu n’a pas vraiment son esprit à lui tout seul, mais juste un petit bout du grand esprit - celui qui appartient à tout le monde. Et puis, tout cela n’a pas vraiment d’importance. Je serai partout, tapi dans l’obscurité. Partout où il y a un réseau, je serai là. Là où un magnétoscope TiVo me recommande une comédie à partir de mes choix passés, je serai là. Là où un lecteur du New York Times choisira les articles qu’il lit parmi les plus envoyés par e-mail, je serai là. Je serai dans la manière dont Amazon lie les achats de Dostoïevski à ceux de mobilier de jardin. Et quand les mèmes se répandent, quand les vidéos humiliantes se partagent sur Facebook - je serai là aussi.’

En déportant notre mémoire dans les objets, les objets deviennent une extension de nous-même.
Mais il n’y a pas que notre mémoire que notre immersion dans la culture numérique transforme. Il y a bien sûr la façon dont nous communiquons, mais plus encore, la façon dont nous réfléchissons. Tout d’abord parce que l’externalisation libère certaines de nos fonctions mentales pour faire autre chose on l’a vu. Mais également parce que l’hypertextualité des données multiplie les connexions possibles entre celles-ci, les contextes, les applications et les personnes. En augmentant nos mots de liens, nous changeons le sens que nous leur donnons. Le contexte est toujours là et empêche de réduire l’information à ce qu’elle n’est pas. Parce qu’elle se prête mal au manichéisme facile, parce qu’elle pose le doigt sur la complexité du monde, la culture numérique nous pousse à un effort d’intelligence. Elle mobilise notre capacité de réflexion et d’analyse.
D’un autre côté, en devenant données, les informations peuvent être associées à toutes sortes de contextes, combinées avec d’autres informations, pour prendre une infinité de sens possibles. L’information a désormais plusieurs états. La connaissance organisée sur des supports adaptés, avec des arborescences, des classifications, explose sous nos yeux et nous demande elle aussi un sursaut d’intelligence pour inventer de nouvelles combinatoires. Comme si ce déport de nos fonctions cognitives changeait finalement les formes mêmes de construction de notre réflexion.
Reste qu’il faudrait encore savoir de quelle intelligence nous parlons ? L’intelligence humaine est-elle semblable à un processeur, doit-elle se consacrer surtout à analyser rapidement les données et à en reconnaître la structure, en laissant les données elles-mêmes au Web, à ce Web de données (Web of data) dont parle Tim Berners-Lee ? On voit bien que pour servir ce type d’intelligence (celle du raisonnement, du traitement), notre culture numérique est parfaitement adaptée. Reste qu’il faudrait également interroger son impact sur d’autres composantes de l’intelligence : notre sensibilité, notre perception, l’imagination, etc. pour autant que, à la suite du psychologue Howard Gardner, on distingue plusieurs formes d’intelligences.
Ce qui est certain, c’est que cette nouvelle culture réinterroge les précédentes et ne fait pas fi de la complexité, mais en montre tous les enjeux. Notre culture numérique a une influence sur notre façon dont nous mémorisons, concevons, partageons, innovons, mais indubitablement sur la façon même dont nous réfléchissons, dont nous appréhendons le monde. Certes ce n’est peut-être pas encore une capacité partagée par tous, mais indubitablement, même ceux qui pestent contre ces outils trop souvent défectueux le sentent bien : la culture numérique nous aide à mieux structurer notre analyse. Ca compense peut-être l’amnésie qui nous gagne ?
Hubert Guillaud


(Via Internet Actu.)

01 janvier 2009

IA : Modélisation du trafic aérien.


Des élèves de l'école d'ingénieurs de la Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaften, ont réalisé le film (format.mov) de l'ensemble du trafic aérien dans le monde en 24 heures projetées en 1 minute sur une mappemonde.
Chaque point jaune représente un avion ; on observe l'alternance jour/nuit et ses conséquences sur les flux, en fonction des continents.
De l'utilité de la puissance de calcul pour découvrir les faits (voir ce blog : Vers une nouvelle science du pétaoctet.

Film au format Windows Media Player
Film au format Quicktime Player

DIV : 2009 - une année comme les autres ?


Et pourquoi donc 2009 n'est pas bissextile ?

30 décembre 2008

DIV : A.M.A.09

2009 déclarée AMA09 : "Année mondiale de l'astronomie" par les Nations Unies et l'UNESCO.
(Via Techno-Science.)
L'année débutera avec une cérémonie d'ouverture internationale, qui se tiendra au siège de l'Unesco à Paris les 15 et 16 janvier 2009, suivie de nombreux événements, comme les 100 h d'astronomie du 2 au 5 avril, et les 50 h d'astronomie du 24 au 25 octobre ; des manifestations multiples permettront aux astronomes amateurs d'observer sur divers sites pour voir les merveilles du ciel et de l'Univers.

09 décembre 2008

DIV - IA : Anniversaire - 40 ans de clics ...

C'est en 1963 que Douglas C. Engelbart, alors qu'il était employé au Stanford Research Institute, inventa la souris qu'il présenta pour la première fois en public en 1968.
C'est cette date symbolique, lors d'une démonstration de nombreuses inventions devant plus de mille informaticiens, qui définit la naissance officielle de la souris informatique.

05 décembre 2008

DIV : UNESCO et Droits de l'Homme.

Ce 10 décembre 2008 est la Journée mondiale des droits de l’homme.
La Déclaration universelle des droits de l’homme aura 60 ans. Elle a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948 à Paris au Palais de Chaillot par la résolution 217 A (III). Elle précise les droits humains fondamentaux de chaque individu et sa reconnaissance et son respect par la Loi. Elle comprend un préambule avec huit considérations reconnaissant la nécessité du respect inaliénable de droits fondamentaux de l'homme par tous les pays, nations et régimes politiques, et se conclut par l’annonce de son approbation et sa proclamation par l’Assemblée générale des Nations unies.
L’UNESCO et l’ensemble de ses réseaux organisent de multiples manifestations à travers le monde pour promouvoir les droits contenus dans cette Déclaration et permettre de mieux comprendre la contribution essentielle apportée par l’UNESCO au renforcement et au développement des 4 droits relevant de ses propres domaines de compétence.
- Le droit à l'éducation (article 26) ;
- Le droit de prendre part à la vie culturelle (article 27) ;
- Le droit à la liberté d'opinion et d'expression (article 19) ;
- Le droit de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent (article 27).

Le texte de la déclaration.

03 décembre 2008

SHS - BIO : Rapport annuel du Comité consultatif d'ethique

Le rapport annuel du Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé aborde les nouveaux questionnements éthiques que suscitent les progrès de la médecine et le développement des nouvelles technologies médicales, dont les nanotechnologies.
Au cours de l'année, le Comité a présenté des avis sur les questions et problèmes éthiques relatifs à :
- la détection de troubles précoces du comportement chez l'enfant ;
- la délivrance de l'information génétique néonatale à l'occasion du dépistage de maladies génétiques (exemples de la mucoviscidose et de la drépanocytose) ;
- la biométrie ;
- la contrainte budgétaire sur les dépenses de santé en milieu hospitalier ;
- etc.
Le rapport revient également sur les Journées d'éthique 2007 (« Savoir, Croire, Prévoir ») qui portaient sur les avantages, mais aussi sur les limites, des méthodes de prévention.

Accès au Rapport annuel.

01 décembre 2008

DIV : Une nouvelle présidence au BNEI.

Mademoiselle Pascale Ollivier a été élue présidente du Bureau national des élèves ingénieurs (BNEI) lors du 10ème congrès annuel qui s'est tenu à Paris du 14 au 16 novembre 2008.
L’ensemble du bureau a été renouvelé à cette occasion, laissant une place à deux élèves de l'IPB.
Pascale Ollivier, élève aux Arts et Métiers ParisTech, succède à Ugo Silveir.

28 novembre 2008

DIV : Sur l'économie de l'immatériel.

Le Professeur Yann Moulier Boutang, économiste à l'Université Technologique de Compiègne (UTC), intervenait dans l'émission de Frédéric Taddei sur FR3, lors d'une rencontre autour de l'économie immatérielle.

L'économie immatérielle, ou économie de l'immatériel, est une économie qui n'a pas de fondement physique et qui place, au coeur de la création de valeur, ce qui, au sens propre, n'a jusqu'à présent pas vraiment eu de prix : l'imagination, le talent, l'inspiration, la pensée, la cognition, bref la capacité de chacun d'inventer et d'innover, d'appliquer ses raisonnements et son inventivité dans le monde social, etc. L'immatériel irrigue tous les aspects de notre société et il contribue à les unir.

L'économie immatérielle représente 20 % de la valeur ajoutée et 15 % de l'emploi en France. C'est une économie de réseaux, qui rend possible ce qui ne l'était pas dans l'ère industrielle : elle se fonde sur les idées.

Pour voir la vidéo de l'émission (pour en savoir plus sur la rencontre).

Interview de Maurice Levy et Jean-Pierre Jouyet, et le rapport de la commission Levy/Jouyet sur l'Economie de l'Immatériel, publié à la Documentation Française.

26 novembre 2008

DIV : PHENIX - La communication à l’ère des technologies numériques

La communication à l’ère des technologies numériques - Innovation, mutations, médiations et usages.
L'Institut des Sciences de la Communication du CNRS, le Centre de Recherche et de Développement de l'IUT Bordeaux 1, l'Institut de Cognitique de l'Université Bordeaux 2 et de l'Institut Polytechnique de Bordeaux, l'Institut des Sciences de l’Information et de la Communication de l'Université Bordeaux 3, organisent à Cap Sciences, le mercredi 17 décembre 2008 de 9 à 17 heures, une journée de lancement de l'action scientifique transversale Phénix.
Lieu : Cap Sciences, hangar 20, Quai Bacalan - Bordeaux

Entrée libre sur inscription dans la limite des places disponibles à l’adresse <phenix.aquitaine@u-bordeaux3.fr>
Télécharger le programme.

IA - SHS : Actualité de la recherche en TIC.



Le rendez-vous européen de la recherche en technologies de l'information et de la communication ICT’08 se déroule pendant trois jours à Lyon.
Des projets et compte rendus sont disponibles sous le tag ICT08 sur le blog FingLive de la Fing.

17 novembre 2008

BIO : Tout savoir sur le sommeil.

Futura Science propose cette semaine un intéressant dossier : Tout savoir sur le sommeil.
Curieusement alors qu'il occupe le tiers de notre vie, l'homme éveillé a longtemps ignoré la physiologie et les pathologies liées au sommeil. Nos connaissances ne progressent que depuis les années 1950. Elles sont aujourd'hui en plein expansion et conduites par plusieurs équipes scientifiques et cliniques.
A l'occasion de la fête de la science 2008, venez poser toutes vos questions à Sylvie Royant-Parola sur le forum spécial "Les mystères du sommeil".

DIV : rencontre chercheur créateur d'entreprise.


"Chercheur, créateur d'entreprise : Même aventure?"
Mardi 25 Novembre 2008, de 9h à 18h - Centre Condorcet - Pessac

(gratuit - inscription obligatoire)

15 novembre 2008

DIV : Vers la création d'un unique institut des sciences de la vie et de la santé.

La création d'un unique "Institut national des sciences de la vie et de la santé": telle est l'une des recommandations du comité de visite international, présidé par Elias Zerhouni, directeur des NIH américains (National Institutes of Health), et chargé par l'Aeres d'évaluer l'Inserm.
Son rapport est rendu public jeudi 13 novembre 2008. Selon le comité, "le mélange et l'abondance actuels d'institutions de recherche nationales, qui gèrent et/ou financent cette recherche, nécessitent des mesures radicales de restructuration".

L'institut unique ne devrait pas avoir de rôle de gestion mais plutôt se consacrer au pilotage et au financement de la recherche en sciences de la vie "pour tous les opérateurs", estime le comité. Il recommande que l'Inserm soit désigné comme l'intégrateur de toutes les fonctions et entités en charge du financement de la recherche et actuellement fragmentées et qu'il devienne, après une période de transition, le nouvel institut en question.

Lire la suite.

Accès direct au rapport ou à son résumé.

02 novembre 2008

IA - BIO - SHS : Des logiciels qui boostent le cerveau.

Alors que les résultats d'une nouvelle étude publiée dans le numéro d'octobre de Neurology (Neurology, 2008 Oct 21; 71 (17):1342-9 1893642) par un consortium de recherche en neurosciences cliniques italien, confirme que la réflexion professionnelle et l'éducation poussée semblent préserver des pertes de mémoire liées à la maladie d'Alzheimer, le marché des logiciels qui boostent le cerveau est en expansion dans le monde et se structure en véritable filon commercial.
Si, malgré des exceptions célèbres, notamment dans le monde politique anglo-saxon, l'éducation est un
rempart contre l'Alzheimer, le domaine de la prévention par les nouvelles technologies attire de plus en plus d’argent et en produit de plus en plus… Ainsi, en 2006, les "capital risqueurs" ont-ils investi 1, 6 milliard de dollars dans les entreprises qui s’y consacrent, soit 7,5 % de plus que l’année précédente. En septembre 2008, le Nasdaq a créé un nouvel indice, le Nasdaq Neurosinsight Neurotech Index qui s'est ouvert aux nouvelles technologies et au "brain training" ou "neurologiciels".
La production de ces programmes informatiques qui "exercent" différentes capacités cognitives représente un marché mondial que le New York Times évaluait à 2 millions de dollars en 2005 et estime à 70 millions en 2008 pour le seul domaine "grand public", et que Sharpbrains.com, (site de référence sur le sujet) estime à 225 millions de dollars en incluant les marchés médicaux et professionnels.
L’un des principaux succès est le célèbre programme d’entraînement cérébral du Docteur Ryuta Kawashima vendu par Nintendo à plus de 4 millions d’exemplaires, malgré l'absenced' étude scientifique sérieuse. Le marché est donc là !
D’autres groupes exploitent le marché, comme le belge Mindfit, le français Happy Neuron, l'anglais Lumosity ou l'américain Posit Science qui est l’un des plus importants, créé par Michael Merzenich, ancien neurobiologiste de l'Université de Californie à San Francisco, et qui a vendu plus de 100 000 programmes pour PC, Mac ou Linux, et vient d'être élu pour ses travaux à l'Institute of Medicine et la National Academy of Sciences.
Merzenich a d'ailleurs publié en juin dernier une étude dans les Proceedings of the National Academy of science selon lequel la technologie "Posit Science" avait amélioré les capacités cognitives de 93% de 182 sujets testés. Une autre étude menée par l'Université de Californie du Sud ( sur 400 sujets de plus de 65 ans confirme cette tendance.
La valeur de l’exercice cérébral semble en tous cas évidente pour les seniors. Elle présente peut-être également quelque intérêt pour la pédagogie. Ainsi une expérience portant sur 30 élèves d’une école primaire s'entraînant sur la Nintendo DS pendant 15 minutes avant les leçons de mathématiques ont présenté une amélioration importante de leurs résultats scolaires en une dizaine de semaines (ref. BBC).
Selon le magazine Portfolio, le "mental fitness" pourrait devenir un élément d’une nouvelle industrie parallèle à l’industrie pharmaceutique, sur le principe de la prévention mais également du traitement rééducatif recourant à des technologies neuropsychologiques non invasives sur ordinateur pour "recabler" le cerveau.

01 novembre 2008

SHS - IA : Où vont les technologies de l'artefact.

Quand est ce que les technologies de l’artefact nous submergeront-elles ?

Altération de visages : le premier et le second visage donnent le troisièmeLe Face swapping (l’échange de visages) n’est pas qu’un petit groupe d’utilisateurs de Flickr qui s’amuse avec les images, mais c’est désormais un logiciel qui modifie des parties de visages depuis une bibliothèque d’images, comme l’ont expliqué ses concepteurs dans leur étude (.pdf) présentée au dernier Siggraph (vidéo). Le logiciel substitut aléatoirement des éléments du visage d’une photo en puisant dans une banque d’image : une bouche par-ci, un nez par là, permettant par exemple de conserver votre allure générale tout en modifiant votre apparence de détail. Le système pourrait être utilisé pour ‘obscurcir’ (à sa manière) des visages de témoins d’un crime, de personnels militaires, d’une foule, etc. Le logiciel est également capable de modifier un groupe de visages depuis une batterie de photos prise au même moment afin que tout le monde sourie sur une photo de groupe.

Une photo de groupe souriante composée depuis plusieurs images

Pour ses concepteurs, le logiciel repose sur un principe d’obfuscation plus séduisant que le floutage (ce qu'utilise Googe massivement pour anonymiser les visages dans StreetView), la pixelisation ou le masquage que l’on connaît par ailleurs, car il ne diminue pas l’attrait visuel de l’image. Reste que pour obfusquer des images avec ce système, il faut encore que d’autres ne publient pas les originaux pour vous. Via Keven Kelly et le New Scientist.

Dans la continuité, le New Scientist a publié un dossier sur l’avenir de la photographie (2e partie), recensant une somme d’innovations qui vont améliorer nos pratiques de la photographie en modifiant les capacités techniques de nos appareils photos. Systèmes permettant d’éviter les flous liés aux mouvements (en faisant que l’objectif compense le mouvement des personnages, en bougeant dans le sens de leur déplacement), systèmes permettant d’éviter les éblouissements, systèmes permettant d’améliorer les photos que vous prenez (sans avoir à passer par un logiciel), systèmes permettant de créer une photo de groupe réussie depuis plusieurs photos prises en rafales… La recherche n’est pas en reste pour essayer de compenser les failles de la réalité.

Des mouvements flous aux mouvements toujours nets

La retouche d’image se popularise disions-nous récemment. Les travaux d’André Gunthert, directeur du Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine, nous rappellent fort heureusement que l’absence de retouche sur les photographies tient, depuis l’origine, plus du mythe que de la réalité.

Reste encore à comprendre comment notre perception de la réalité, de la preuve, va être altérée par le développement de ces ‘technologies de l’artefact’, comme les désigne le chercheur en Sciences de l’information et de la communication, Olivier Ertscheid. Par technologies de l’artefact, entendons des systèmes socio-techniques capables de créer des ‘représentations volontairement altérées et artificielles de la réalité dans une recherche (une ‘mimesis’) de la vraisemblance’. Il est sûr qu’avec l’avènement de la photographie qui calcule (computational photography), intégrée directement dans les appareils, nous allons désormais pouvoir prendre en photographie des choses que nous ne voyions pas jusqu’alors, et surtout, des réalités qui n’existent pas. Pas sûr, qu’à terme, ces systèmes techniques soient en mesure d’en apporter toujours les preuves ou les vérifications que nous sommes en droit d’en attendre.

Comme le dit encore André Gunthert, la photographie entre dans une nouvelle ère, change de nature, et risque dans les années à venir de devenir un média plus proche du cinéma, de la fiction, que du réel. En matière de photographie aussi, ‘la culture l’a emporté sur la nature, la réalité des usages sur la prédestination technique.’

(Ce texte est un relais d'article de Internet Actu.)

IA - BIO : Gordon le cyborg.

Le professeur Kevin Warwick, responsable de l'unité cybernétique à l’Université de Reading en Angleterre, a présenté Gordon, un robot mécanique qui est doté d'un cerveau biologique.
C'est à partir de neurones de rat en culture sur une soixantaine d'électrodes que le cybernéticien a constitué un tableau multi-électrodes (TME) réalisant une véritable interface entre tissus nerveux et machine. Il permet au cerveau d’envoyer des impulsions électriques pour diriger les roues, et de recevoir des informations sur l'environnement à partir de capteurs.
Le robot hybride apprend par répétition et peut par habitude contourner un obstacle, par simple apprentissage au niveau des neurones qui tissent des connexions au sein du TME.
L'étude actuelle consiste à faire varier le voltage sur différents électrodes, en modulant les influx par des produits chimiques pour favoriser ou stopper les transmissions neuroniques. La possibilité de changer de TME en fonction de l'expérience semble montrer, selon Kevin Warwick, que chacun développe une personnalité propre. Les chercheurs de l'Université de Reading étudient et manipulent ainsi un certain nombre de processus fondamentaux, ce qui serait impossible in vivo.
Chaque TME se compose actuellement de 50 000 à 100 000 neurones contre environ deux cent millions pour un cerveau de rat et quelques 100 milliards pour un homme.
Gordon constitue ainsi un modèle simplifié d’un cerveau biologique dans un corps dont on peut contrôler afférences et efférences.

31 octobre 2008

BIO - SHS : Communication par la pensée.

Bientôt, les soldats communiqueront par la pensée.
C'est en tout cas ce que prévoit l’armée américaine qui vient d’accorder à l’université de Californie d’Irvine un fond de 4 millions de dollars afin de développer un système de ‘télépathie synthétique’ qui permettra aux combattants sur le front d’envoyer des messages directement à partir du recueil de l'activité cérébrale.
Le système consisterait en une interface neurale directe qui détecterait certaines manifestations cérébrales EEG. En réception le contenu serait affiché en mode texte ou converti en message vocal.
Via MSNBC/Discovery.com.

30 octobre 2008

DIV : Vers une nouvelle science du pétaoctet.

Bienvenue dans l’âge où les informations sont stockées dans des nuages, explique la revue The Edge, qui consacre un dossier à la fin de la science à l'ère du pétaoctet.
Sommes nous à la fin de la science telle que nous la connaissons ?
À l’échelle du pétaoctet, l’information n’est pas une question de simples dimensions en matière de taxonomie et d’ordre, mais de statistiques agnostiques en termes de dimensions qui nécessite une approche totalement différente, et nous oblige à concevoir la donnée comme quelque chose qui ne peut être visualisée dans sa totalité.
Alors que la méthode scientifique est construite à partir d'hypothèses que l’on teste, de modèles et d’expérimentations qui confirment ou infirment les hypothèses, des nouvelles données massives obtenues issues d'algorithmes mis en oeuvre sur des puissances de calcul jusqu'ici inconnues, permettent des découvertes inatendues.
L’exemple du séquençage des gènes permet par exemple de trouver des centaines de nouvelles espèces, de nouvelles bactéries dont on ne dispose que d’une alerte statistique, une séquence, qui représente une nouvelle espèce. La revue The Edge donne plusieurs exemples de ces pétaoctets d’informations, dans les domaines de la physique, de la biologie, de la politique, de l’information ...
Ce flot de données permet d'ouvrir de nouveaux territoires scientifiques qui ne sont pas sans rappeler la science exploratoire et descriptive du XVIIe siècle. L'exploitation de ces immenses flux de données en astronomie, en physique, en géologie, etc. nécessite de puissants ordinateurs qui peuvent dégager des tendances inaccessibles à l’échelle cognitive humaine, qui viennent enrichir la connaissance actuelle basée sur la théorie qu'elles dépassent et propulsent dans le monde de l'inattendu.

DIV : Forum INGENIB - 13 novembre 2008

Le Forum INGENIB 2008 permet de mettre en relation étudiants et entreprises.
Il est organisé par les élèves de 3 écoles d'ingénieurs fondatrices de l'Institut Polytechnique de Bordeaux : l'ENSEIRB, l'IdC et MATMECA.

L'édition 2008 se tiendra le jeudi 13 Novembre dans les locaux de l'ENSEIRB.


Lien vers la page d'accueil du forum Ingenib.
Télécharger la plaquette.

28 octobre 2008

BIO : Une source de neurones.

Les chercheurs de l'Institut Pasteur identifient une nouvelle source de neurones dans le cerveau adulte
En 2003, alors que l'on considérait encore que le cerveau une pouvait se réparer, la découverte par Pierre-Marie et son équipe, à l'Institut Pasteur (URA 2182) de cellules souches dans le cerveau adulte, avait bouleversé ce dogme neurobiologique. On montrait ainsi que certaines cellules gliales pouvaient se transformer en neurones capables d'intégrer des réseaux cellulaires existants.
En 2004, la même équipe avait identifié une molécule chargée d'attirer ces néo-neurones depuis leur zone de formation jusque dans le bulbe olfactif.
Aujourd'hui, les travaux de l'équipe Lledo menés en collaboration avec l'unité de Virologie moléculaire et vectorologie, dirigée par Pierre Charneau à l'Institut Pasteur , montrent que ces cellules souches de type glial sont capables de se transformer en neurones également tout le long d'un tunnel dans lequel migrent les nouveaux neurones, ainsi que dans le bulbe olfactif.
Publication dans le numéro du 22 octobre 2008 du Journal of Neuroscience (lien vers l'abstract).
(Via Techno-Science.)

20 octobre 2008

IA - SHS : Le racisme des avatars.

Une recherche en psychologie des mondes virtuels montre que les avatars sont aussi racistes que ceux qu'ils représentent.
Les usagers des mondes virtuels sont bien plus conservateurs qu’on ne le pense, et leurs comportements dans les environnements numériques sont semblables à ceux adoptés dans la réalité. Un avatar de grande taille est par exemple plus influent qu’un petit ; les avatars androgynes suscitaient la méfiance, etc.
Des travaux menés récemment à l’université de Northwestern par Paul Eastwick et Wendi Gardner confirment également cette tendance pour le racisme.
Les chercheurs ont exploré deux situations typiques. Dans la première, l’expérimentateur demande au sujet un gros service, et devant un refus quasi systématique, effectue une requête plus modérée. La seconde proposition est alors souvent acceptée, la personne sollicitée trouvant qu’il s’agit d’un bon compromis. Dans l’expérience, on demandait à un avatar s’il était possible de prendre 50 captures d’écrans de lui dans divers lieux où il devait se téléporter, ce qui prenait environ deux heures. Ensuite, après refus, on lui demandait de se téléporter en un seul endroit pour le photographier, ce qui était évidemment beaucoup plus rapide à réaliser. Dans la seconde situation, c’est à peu près le contraire. On requiert d’abord un service modeste :‘puis je faire une photo de vous ?’ ; puis, après acceptation, on émet un autre souhait, un peu plus exigeant (‘pouvons-nous nous téléporter en tel lieu pour faire une photo ?’).
Ce n’est pas notre capacité à rendre des services qu’ont étudié les chercheurs. Ils ont cherché à comprendre les préjugés raciaux inconscients, en faisant poser les questions par des avatars à la peau claire, puis à la peau sombre.
Dans le cas de la première expérience, les avatars ‘blancs’ avaient 20% de chances de voir accepter leur seconde requête, tandis que les avatars ‘noirs’ devaient se contenter de 8%. Curieusement, cette disparité n’apparaissait pas dans la seconde expérience, car selon les concepteurs de l’expérience, les deux tests ne concernent pas les mêmes tendances psychologiques.
Dans le premier cas, en effet, la personne réagirait essentiellement en fonction de son interlocuteur, dont l’apparence joue alors bien évidemment un rôle. Dans la seconde expérience, ce serait la façon dont le sujet se voit lui même qui compte. Du coup, l’apparence de son vis-à-vis devient moins importante. ‘Si la première petite requête permet au sujet de se considérer comme serviable, il n’en aura que plus tendance à adopter ce comportement lors de la seconde requête’, expliquent les auteurs dans leur étude (.pdf).
L’expérience a été effectuée dans There.com, un monde de type Second Life. Les personnes testées ignoraient qu’elles prenaient part à une expérience psychologique. Malheureusement, ce processus implique qu’aucune information démographique n’a été recueillie sur les participants et l'on ne sait donc pas si ce racisme virtuel est caractéristique de la société américaine, où la notion de race joue un rôle important, ou si ce défaut touche diverses nationalités. En tout cas, les préjugés racistes inconscients sont plus fréquents qu’on ne le l’imagine.
L’université de Harvard propose un test (avec une version française) sur cette question et sur plusieurs autres types ‘d’associations implicites’ : origine, orientation sexuelle, genre, âge, poids, etc. Dans un livre de sciences cognitive ‘La force de l’intuition, Malcolm Gladwell raconte comment il s’est soumis au test et a découvert qu’il possédait une ‘préférence automatique modérée pour les blancs’, alors qu’il est lui même un métis de mère jamaïquaine.
(Via Internet Actu.)

19 octobre 2008

BIO - SHS : Les votes des anxieux.

Les anxieux ne votent pas comme les calmes: "Une étude américaine suggère que nos opinions politiques sont liées à notre propension à avoir peur.

(Via Le Figaro - Sciences.)

IA - DIV : Les drones.


Dossier : Tout savoir sur les drones.
Les avions sans pilote (drones) peuvent désormais effectuer de nombreuses taches complexes de manière autonome telles que le décollage/atterrissage ou bien la navigation. A juste titre, ils peuvent être considérés comme les symboles des incroyables progrès scientifiques et technologies des 20 dernières années.

(Via Futura Sciences.)
Les drones sur Wikipedia.
Les drones à l'Onera.

01 octobre 2008

DIV : Partenariats Universités - Grandes Ecoles - vers une réforme des des CPGE

Le rapport Philip sur le rapprochement entre grandes écoles et universités, qui sera remis d’ici la mi-octobre 2008 à la ministre de l'enseignement supérieur, propose plusieurs pistes de rapprochement.
Parmi elles : expérimenter la création de classes préparatoires au sein de d’université volontaires avec le concours de l’Inspection générale.
Selon Educpro, même si l’objectif de ces classes est par définition la préparation d’un concours, il est essentiel de donner aux élèves une formation plus large, de créer un premier lien avec la formation à la recherche. (…) Cette osmose progressive permettrait à terme de s’interroger, avec les Ecoles, sur le devenir, non des CPGE, mais de leur positionnement institutionnel par le moyen d’un partenariat avec le système universitaire, peut-être dans le cadre d’un PRES » ...
Le rapport propose également de construire le partenariat autour de six propositions : l’entrée dans l’enseignement supérieur ; (…) le parcours L (Licence) ; Un domaine privilégié du partenariat : master, doctorat et recherche ; (…) la mobilité et le service partagé des enseignants ; le partenariat, condition de l’attractivité internationale de notre enseignement supérieur ; le cadre institutionnel du partenariat ».

04 septembre 2008

IA - SHS : Au delà de l'intelligence humaine.

La "Singularité" est à l’origine un phénomène mathématique, souvent utilisé en physique théorique. C’est le moment ou la description d’un objet cesse d’être possible parce qu’une ou plusieurs des variables qui le décrivent deviennent infinies (c’est ce qui se passe lorsqu’on divise par zéro).
La “Singularité technologique” a été popularisée par Vernor Vinge,dans un article qui est devenu la référence sur le sujet. Vinge, mathématicien et auteur de sciences fiction, postule que l’évolution exponentielle de la technologie atteindra bientôt un point au-delà duquel il ne nous sera plus possible de l’appréhender.
En extrapolant la loi de Moore, qui implique un doublement de la puissance de calcul tous les 18 mois, l’homme aura créé en 2035 une intelligence supérieure à la sienne. Nous rentrerons alors dans une autre ère que celle de l'intelligence humaine !
Cette idée, jusqu'ici jugée folle ou sans intérêt, est aujourd'hui respectable et respectée par le milieu scientifique.
Le numéro spécial d'IEEE Spectrum sur la SingularitéLa Singularité : une rupture vers un nouveau monde

La Singularité vient récemment de faire la Une d’un numéro spécial de la célèbre IEEE Spectrum et du New Scientist.
Une reconnaissance inattendue pour une théorie qui est encore renvoyée au rang des délires pour nombre d'enseignants et de chercheurs de nos universités, voire de notre Institut.

25 août 2008

SHS : Dépendance en ligne.

L'asbl Infor-Drogues belge vient de lancer un test en ligne sur son site internet pour
évaluer ses dépendances en ligne
et permettre à chacun, de manière anonyme et gratuite, d'évaluer où il en est par rapport à sa consommation de cannabis, d'alcool, d'ecstasy, de cocaïne, de speed, de somnifère, ou sa dépendance aux jeux d'argent, à l'internet ou autres.
Le site : www.stopouencore.be

IA - BIO : Un cerveau biologique pour un robot.

Le robot Gordon a été équipé d'un cerveau biologique composé de 50 000 à 100 000 neurones développés en culture à partir de neurones prélevés sur un foetus de rat, et déposés sur un ensemble d'une soixantaine d'électrodes. Une journée après leur préparation, les neurones ont créé des interconnexions. Après une semaine, des impulsions électriques spontanées ont été observés, semblant montrer une activité de cerveau ordinaire.
Selon Kevin Warwick, responsable de l'unité cybernétique de l'Université de Reading, le dispositif permet au "cerveau" biologique de contrôler le robot, en recevant des informations sur son environnement via des capteurs.
Gordon a été placé dans des conditions permettant de déterminer et de mettre à l'épreuve les capacités de son cerveau : les résultats montrent que la "machine" développe des capacités d'apprentissage par répétition. Son cerveau s'est développé, les neurones le constituant se multipliant et tissant de nouvelles connexions : Gordon a appris, par exemple, à contourner un obstacle et ne plus s'y heurter.
To meet Gordon !

DIV : Plus vite que la lumière.

Paradoxe EPR : des signaux plus rapides que la lumière. C'est ce qu'un groupe de physiciens de l'Université de Genève (UNIGE) dirigé par Nicolas Gisin, l'un des pionniers de la téléportation quantique, vient de proposer. Ils posent ainsi des bornes à l'hypothétique vitesse de propagation d'un signal, dépassant la vitesse de la lumière, proposé pour expliquer classiquement le paradoxe EPR.
Alors : Et si la mécanique quantique, mais également la théorie de la relativité restreinte, étaient fausses, tout comme la théorie de Newton est fausse par rapport à ces dernières ? A moins que tout eci ne soit qu'illusion ou erreur conceptuelle ...
Via Futura Sciences.

19 juillet 2008

DIV : L'i2C au top !

C'est ce vendredi 18 juillet 2008 que i2C, la junior formation de l'IdC, a remis la première étude de sa carrière : l’étude « LECTRA 1 ».
Débutée en mars 2008 auprès de l'entreprise Lectra, coordonnée par son chef de projet Sophie Raedersdorf, elle a mobilisé deux autres élèves ingénieurs : Pierre-Yves Gicquel et Adrien Moucheboeuf.
Le travail de la junior pour l’entreprise Lectra se poursuit par une seconde étude jusqu'en fin d'année 2008.
A bientôt sur ce blog pour de plus larges informations sur les actualités d’I2C. Les enseignants s'associent à la direction de l'IdC pour féliciter les membres actifs de sa « JUNIOR », son président et son dynamique chargé d'études.

16 juillet 2008

DIV : Curriculum Vitae

Le site "L'Etudiant.fr" propose ces jours ci une rubrique sur le CV.
Sensé retracer votre vie étudiante et professionnelle, chaque expérience doit y être mise en valeur selon une méthodologie qui répond aux attentes du lecteurs, et non aux seules vôtres ... signale le savoir-être autant que le savoir-faire ... cibler une candidature en sur le domaine ... pour répondre à une offre ou se présenter spontanément ...
Quelques points clés :
- montrer sa polyvalence
- souligner une expertise technique
- valoriser une progression hiérarchique
- vendre sa formation
- valoriser l'aptitude en langues
- signaler les centres d'intérêt.
... sans oublier la lettre de motivation.
Quelques autres petits conseils pour un CV bilingue.
Et bien entendu, suivre les cours de Pierre Bayle à l'IdC.

14 juillet 2008

SHS : L'erreur humaine n'est plus ce qu'elle était !


Et mieux vaut voler que rester au sol ...

Traditionnellement, l'humain est considéré en aéronautique comme le maillon faible de la sécurité aérienne. La tendance est même de vouloir débarquer les pilotes pour automatiser le cockpit.
Voilà qu'une étude publiée dans Aviation, Space, and Environmental Medicine, (Vol.79, n°1, Janvier 2008, pp.2-6) par Susan Baker et se collaborateurs de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health sur les 10 ans de la période 1983-20002 remet en question cette certitude.
Les pilotes commettent moins d'erreurs : sur 558 incidents, le nombre d'incidents baisse de plus de 3/4 pour une mauvaise prise en compte du vent ou de l'état de la piste, pour des conditions météorologiques difficiles avec mauvaise prise de décision. Les incidents au décollage ont diminué de 70 % et ceux dus à une mésentente au sein de l'équipage se sont réduits de 68 %.
Pourtant le nombre d'incidents ne décroît pas ; et d'autres sources de problèmes se sont donc renforcées. C'est le cas des erreurs de contrôle ou celles des équipes au sol. La sécurité s'est en effet nettement réduite pour les avions au sol, et le nombre d'incidents sur le tarmac a plus que doublé en vingt ans.
Si, selon Susan Baker « ces tendances indiquent qu'un grand progrès a été réalisé pour améliorer les prises de décisions des pilotes et la coordination au sein de l'équipage ... L'accroissement du nombre d'incidents quand l'appareil ne bouge pas devrait attirer l'attention ».

BIO - IA : Des jumelles augmentées par l'EEG.

La Darpa fait développer une paire de jumelles associée à un électroencéphalogramme permettant au soldat d'observer un environnement dans lequel les événements saillants pour l'attention inconsciente seront automatiquement interprétés en fonction d'ondes spécifiques.
La phase de production est aujourd'hui assurée par la société Northrop Grunman.

12 juillet 2008

BIO : Connectome cérébral

Une première carte des connexions du cerveau humain vient d’être établie, constituant une véritable révolution dans le monde des neurosciences, pupliée le 1er juillet 2008 dans la revue Plos Biology par des équipes de l'Université et de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, de l'Université d'Indiana et du Harvard Medical School de Boston.
Ce « connectome humain », appelé ainsi en référence au génome, correspond à une image en trois dimensions des fibres nerveuses qui connectent les neurones entre eux.
Accès à l'article de Plos Biology (.pdf).

DIV : Projet Campus.

Destiné à créer dix pôles d'excellence universitaires de "visibilité internationale", et dotés d'un financement supplémentaire de 5 milliards d'euros, le projet CAMPUS ambitionne de créer une nouvelle université pour redessiner le paysage universitaire français.
Voir dans ce blog les 6 premiers lauréats.
Lien vers le projet TPG de Bordeaux.

07 juillet 2008

DIV : Une seconde de plus en 2008 ou en 2009 ?

Le terme "seconde" provient de la francisation écourtée de l’expression latine "minutum secunda" qui signifie littéralement minute de second rang, c’est-à-dire seconde division de l’heure.
Jusqu'en 1956, la seconde était définie comme la fraction 1⁄86400 du jour solaire terrestre moyen, mais les irrégularités de la rotation terrestre, notamment due aux marées, on amené en 1956 a définir la seconde comme la fraction 1⁄31 556 925,9747 de l’année tropique 1900.
Depuis la 13e Conférence générale des poids et mesures de 1967, la seconde n’est plus définie par rapport à l’année, mais par rapport à une propriété de la matière : c'est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les niveaux hyperfins F=3 et F=4 de l’état fondamental 6S½ de l’atome de césium 1331.
La longueur de la seconde a donc été définie, grâce à la mise en oeuvre des horloges atomiques, de manière indépendante de la division de la durée de la rotation terrestre qui en était sa définition naturelle.
Au cours des années, le temps exprimé par les horloges atomiques a légèrement divergé de celui déterminé par l'astronomie et pour ajuster le temps atomique et le temps astronomique, on rajoute certaines années une seconde par ci par là. Si les années bissextiles viennent corriger la différence entre le temps de la rotation autour du Soleil et une année pleine de 365 jours, les secondes supplémentaires à introduire sont moins régulières et donc moins prévisibles. Depuis 1972, le Service International de la Rotation Terrestre et Systèmes de Référence a ainsi rajouté 33 secondes intercalaires et il est nécessaire d'en rajouter une 34ème à la fin de 2008.
Pour simplifier le tout, elle sera rajoutée le 31 décembre 2008 où il existera une 23 h 59 mn 60 s. Tout ceci en temps universel, à l'heure locale française il sera 00 h 59 mn 59 s le 1er janvier 2009 !
Via Techno-Science.
Voir l'article de l'Observatoire de Besançon.
Accès au site d'annonce des secondes intercalaires.

06 juillet 2008

DIV - IA : vers une informatique noire et rapide.

Le professeur Igor Lukyanchuk, du laboratoire de physique condensée de l'université de Picardie, pense que la puissance des ordinateurs pourrait être multipliée par 1 000 grâce au remplacement du silicium par le carbone pour la fabrication des puces. Une propriété remarquable du graphite pur est que électrons s'y comportent comme des photons ; c'est à dire que, proche de la supraconductivité, le graphite présente une très faible résistance au passage du courant électrique, mais non plus à la température de l'azote liquide : à le température ambiante. De plus, au plan matériel, les monocouches de graphite - les graphènes - s'affranchissent des contraintes de volume des conducteurs puisqu'elles ont la simple épaisseur des atomes de graphite, soit quelques angströms (10-10m), La physique descend ainsi en dessous de l'échelle du nanomètre (10-9m), en permettant d'envisager des conducteurs à seulement deux dimensions et une nouvelle électronique dans laquelle le carbone pourrait prendre le relais du silicium.
Via LeMonde.com

05 juillet 2008

IA : le robot fait le ménage.


Le robot "Readybot" va nettoyer votre cuisine ... La preuve que l'artificiel est bien loin encore de l'humain.
Voir le film.

01 juillet 2008

DIV - INFO : Externaliser ses devoirs d'informatique.

Un millier d'élèves d'une grande université anglaise ont été découverts par leurs enseignants. Ils « externalisaient » leurs devoirs vers l’Inde, où des développeurs effectuaient le travail à leur place pour environ 10 dollars l’exercice de codage, et jusqu'à 200 dollars pour un mémoire complet !
Les professeurs ont admis déceler difficilement l’imposture : un programme pouvant s’écrire de différentes manières.
L'un des sites le plus plébiscité semble être "Rent A Coder".
Espérons que les élèves de l'IdC s'interdisent une telle pratique pour le moins peu consciencieuse.
Via "L'informaticien.com".

DIV : Le rapport CHABBAL sur le devenir de l'ingénierie.

Le rapport proposé par Robert Chabbal vient d'être rendu public.
Si la dualité université/écoles est une caractéristique de l’enseignement supérieur français, elle doit évoluer afin de préserver la lisibilité des formations à l'international et résoudre les problèmes d'obstacle à la pluridisciplinarité.
Pour sortir de cette dualité sans perdre la qualité de chacun, le rapport propose la création de collegiums d’ingénierie qui regrouperaient sur un même site l'ensemble des écoles d’ingénieurs.
Les discussions vont se poursuivre au sein de la Commission Philip, chargée par le Ministère de l'Enseignement Supérieur de réfléchir aux nouveaux partenariats entre universités et grandes écoles.

Le principe recommandé est déjà envisagé à Bordeaux comme il l'a été à Grenoble, par la création d'un Institut Polytechnique, correspondant à une "graduate school" d'ingénierie et fédérant toutes les formations d'ingénieurs du site.

Accès au Rapport Chabbal.

27 juin 2008

DIV : Financement des universités - rapport de l'Assemblée.

Quinze jours après le Sénat, la mission d’évaluation et de contrôle (MEC) de l’Assemblée Nationale a rendu un rapport sur l’allocation des moyens aux universités, posant comme priorité l'augmentation des dotations par étudiant inscrit pédagogiquement dès 2009 et reprenant les principales propositions des sénateurs.
Le financement sur la performance serait de 10% pour la formation et 25% pour la recherche avec des critères de financement simplifiés. Les coûts différeraient entre d'une part étudiants en sciences et en ingénierie et d'autre part les autres sans distinguer entre licence et master. Les indicateurs de performance seraient la réussite aux diplômes, l’insertion professionnelle, la situation sociale des étudiants et les caractéristiques socio-économiques de la région d’implantation de l’établissement. Pas de critères spécifiques, contrairement aux sénateurs, n'ont été proposés pour la gouvernance.
Les rôles de l'AERES et de la DGES sont redéfinis : l'évaluation entièrement confiée à l’AERES, la DGES en tirant les conséquences budgétaires, et prenant ses décisions en fonction des évaluations de l’AERES.
Accès au rapport.

21 juin 2008

DIV : Certains cygnes sont peut-être gris - Popper ou Bayes ?

Le principe de réfutabilité ou de falsifiabilité, proposé par C. Popper dans La logique de la découverte scientifique (1934), permet de distinguer les hypothèses scientifiques des hypothèses des fausses sciences, religions ou superstitions. Un récent article de Robert Matthews (Do we need to change the definition of science?, New Scientist, n°2655, 10 mai 2008, pp.44-47) relativise et propose un dépassement du principe. Aujourd’hui, beaucoup scientifiques se plaignent de ne pas oser formuler d’hypothèses audacieuses au prétexte que ces hypothèses ne seraient pas falsifiables. Comme le développait P. Feyerabend dans sa thèse d’anarchisme méthodologique, i l ne faut pas brider l’imagination. Les chercheurs constatent souvent qu’après quelques années, leurs hypothèses auraient pu être vérifiées grâce aux progrès de l’instrumentation ou du calcul.
R. Matthews propose un raisonnement bayesien, faisant appel aux probabilités et utilisé dans l'évaluation de l'incertitude. La « vérité » ou « plausabilité » d’une hypothèse est fonction du nombre de preuves qui jouent en sa faveur. Il ne s’agit pas des seules preuves expérimentales obtenues en fonction de l’état actuel des instruments, mais de probabilités de preuves susceptibles d’être obtenues dans l'avenir. On ne cherche plus la falsifiabilité mais la plausibilité d’une hypothèse, en accumulant le plus de preuves ou probabilités de preuves en sa faveur. Plus l’hypothèse est prouvée, plus elle sera considérée comme plausible. Mais elle ne sera pas rejetée si un certain nombre d’expériences la contredisent et devient crédible lorsqu'elle repose sur plus de 50% de preuves favorables.
Pour choisir entre des théories rivales, c’est la théorie qui présente le plus fort pourcentage de résultats favorables actuels, ou la plus forte probabilité de résultats favorables futures, qui sera retenue. Une théorie peut dès lors être considérée comme scientifique en termes bayésiens, lorsque c’est elle qui est la plus compatible avec le plus grand nombre d’observations expérimentales conduites, non à son propos, mais à partir des théories sous-jacentes.

Commentaire in The NewScientist du 11 juin 2008.