04 mars 2011

DIV : Bordeaux Business Week 2011

L'édition 2011 du Forum Recrutement BBW se tiendra du 14 au 17 mars 2011 à BEM (Talence).
Plus de 70 grandes entreprises ont recruté leurs stagiaires ou futurs collaborateurs parmi les élèves des 6 Grandes Ecoles de Bordeaux, qui participent au 1er forum de recrutement Grandes Ecoles d'Aquitaine.

Une semaine de rencontres et d'échanges
Cet évènement alterne conférences thématiques, ateliers débats avec les diplômés et recrutement, pour permettre aux futurs candidats de mieux appréhender le marché de l'emploi.
  • ARTS et METIERS - centre de Bordeaux
  • BEM - Bordeaux École de Management
  • ENITAB Ecole Nationale d'Ingénieurs des Travaux Agricoles de Bordeaux
  • ENSC Ecole Nationales Supérieure de Cognitique
  • ENSCBP Ecole Nationale Supérieure de Chimie Biologie et Physique
  • ENSEIRB/MATMECA Ecole Nationale Supérieure d'Electronique, Informatique, Radiocommunications, Modélisation Mathématique et Mécanique de Bordeaux
Accéder au programme.

Télécharger la documentation (pdf).

Liste des entreprises.

IA : Vers la frontière photonique du Tbit/s.

La photonique consiste à intégrer des fonctions optoélectroniques sur une puce micro-électronique.
La société américaine Infinera annonce un "prototype" traitant un flux d’information de 1 Tbit/s. Cette puce Infinera intègre les fonctions de 150 diodes laser, photodétecteurs, multiplexeurs de longueur d’onde, et autres composants, et combine 10 canaux à 100 Gbit/s.
La firme annonce une étape intermédiaire pour 2012 avec une génération de PIC à 500 Gbit/s qui combine cinq canaux à 100 Gbit/s. La génération à 1 Tbit/s est prévue pour être commercialisée assez rapidement.
Sur les PIC.

27 février 2011

IA : Un écran géant en 3D sans lunettes

L'Institut National Japonais des Technologies de l'Information et de la Communication (NICT) a annoncé le 25 janvier 2011 avoir développé en coopération avec JVC Kenwood un écran 3D géant sans lunettes, de 2,5m de haut sur 4,5m de large.

Cet écran est aujourd'hui capable de diffuser 50 images simultanément. Les développeurs cherchent à augmenter le nombre d'images diffusées et à agrandir le champ de visibilité des images, pour l'instant restreint à 1,3m de large et à une distance de 5,5m. L'objectif du NICT et  de JVC Kenwood est d'élargir l'expériences au milieu réel sous deux ans. Les créneaux commerciaux visés pour un tel écran serait principalement les écrans publicitaires, le cinéma et la visualisation industrielle.
Voir le communiqué du NICT.

25 février 2011

DIV : Projets franco-québécois en Sciences humaines et sociales de l'ANR

L’ANR lance un appel à projets franco-québécois en Sciences humaines et sociales en collaboration avec le Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture (FQRSC).
La date limite de candidature est fixée au 9 mars 2011.
 

DIV : l'ANR ouvre une boite à idées.

Les orientations de la programmation 2012 de l'Agence Nationale pour la Recherche (ANR)seront discutées comme chaque année au sein des comités scientifiques sectoriels, en vue de préfigurer les appels à projets lancés l’année suivante.
L'ANR ouvre une consultation électronique est donc pour faire remonter des idées nouvelles et orginales. Les réponses sont à adresser sous forme électronique avant le 11 mars 2011 à :
programmation2012@agencerecherche.fr
À vos claviers !

18 février 2011

DIV : Premiers pas sur Mars.

Les astronautes Diego Urbina (Italo-Colombien) et Alexandr Egorovich Smoleevskiy (Russe) sont les premiers hommes à avoir fait un "faux" pas sur Mars, le 14 février 2011. Ils sont ainsi les premiers à avoir marché sur Mars… pour de faux. Membres de la mission Mars-500 qui a débuté en juin 2010, ils ont avec 4 autres scientifiques été les pionniers enfermés pendant 520 jours dans un simulateur qui reproduit l’intérieur d’un vaisseau d'une mission martienne. En autarcie domplète dans 550m3, ils doivent renouveler l’air, recycler l’eau, gérer les subsistance, maintenir leur forme physique, et … se supporter.

Le 10 février 2011, trois d’entre-eux ont quitté le module principal pour un petit module qui leur donne accès au module martien, et deux d'entre eux ont enfilé des combinaisons soviétiques Orlan modifiées pour marcher "comme si c'était" sur Mars, par -60°C et sans oxygène extérieur.
L'expérience se terminera le 5 novembre 2011, soit 1 an et demi après le "faux" départ, pour une "fausse" arrivée sur Terre.
Site de la Mission et celui de l'ESA Mars-500.
Voir le film de la première sortie sur Mars à Moscou.

DIV : L'innovation européenne en panne.

Selon le tableau de bord de l'Union de l'innovation (TBUI) 2010 publié le 1er février par la Commission européenne, l'Europe n'arrive pas à combler l'écart avec ses principaux concurrents internationaux, les Etats-Unis et le Japon. Et si elle maintient son avance sur l'Inde et la Russie, force est de constater que le Brésil fait des progrès constants et que la Chine rattrape rapidement son retard. 

La Suède, le Danemark, la Finlande et l'Allemagne font partie des bons élèves (avec des performances dépassant de 20 % celle de la moyenne des 27). Les moins performants sont qualifiés d' « innovateurs modérés » ou « innovateurs modestes », comme la Bulgarie, la Lettonie, la Lituanie et la Roumanie. Les autres sont au mieux suiveurs. La France est onzième, à peine au dessus de la moyenne européenne (voir figure).

C'est dans la catégorie « activités des entreprises » que l'Union est en retard. C'est le cas notamment en termes de co-publications public-privé, de dépenses de R&D des entreprises et, par rapport au Japon, de brevets PCT (traité de coopération en matière de brevets).
De plus, l'Union produit moins de brevets à impact élevé (c'est-à-dire engendrant des revenus importants provenant de pays tiers) et ne se positionne pas sur les secteurs à croissance élevée (high-Tech, numérique et nanotechnologies).

Info-lien.
Rapport.

17 février 2011

IA : L'avenir est dans la puissance.

IBM a annoncé pour 2012 un supercalculateur, portant le nom de Mira, d'une puissance de 10 petaFLOPS (soit 10 puissance 16 opérations à virgule flottante par seconde). 
jusqu'ici, le plus puissant supercalculateur au monde était Chinois avec 2,6 petaFLOPS. On peut d'ailleurs s'attendre à 100 petaFLOPS d'ici 4 à 6 ans, et un ExaFLOPS vers 2020.
La logique est aujourd'hui en train de changer en IA. Les simulations (chimiques, météorologiques, nucléaires stratégiques ...) permettent d'avoir très rapidement un inventaire des possibles, pour la prévision. Pour la protection et le codage, ces puissances permettent de casser les communications protégées en rendant caduques des protections basées sur l'intelligence naturelle ou artificielle. Avantage concurrentiel ... les supercaculateurs coûtent de moins en moins cher.

12 février 2011

SHS : Des chiffres et des lettres.

Il n’y a pas de mathématiques sans langage. C'est ce que montre une étude menée au Nicaragua pour la thèse de Elizabet Spaepen de l'équipe de psychologie de Susan Goldin-Meadow de l'Université de Chicago.
Le travail a consisté à faire passer des tests à quatre sourds-muets nicaraguayens qui n’ont pas appris la langue des signes mais qui ont développé leur propre gestuelle pour communiquer avec leur entourage en dehors du système scolaire. Ils sont socialement bien insérés dans une société économique basée sur la valeur des choses et non sur des approximations. Leurs performances sont complètements différentes de celles deux sourds-muets comparables qui  connaissent la langue des signes et ont donc appris les suites numériques ou d'illettrés ayant appris à compter. l'étude est publiée dans les CR de la National Academy of Sciences des USA le 7 décembre 2010.
Les sourds-muets autodidactes ont une compréhension incomplète de la valeur numérique. Par exemple, lorsqu'ils manipulent de la monnaie, ils sont capables de dire que 20 est plus grand que 10 ou que 9 billets de 10 font moins qu’un billet de 100. Cependant cet apprentissage serait basé sur les couleurs et les formes des billets et non sur les chiffres. Ainsi, sur les chiffres abstraits, c'est-à-dire sans compensation, les problèmes sont manifestes et apparaissent des difficultés au-delà du trois. Par exemple, les sujets ne savent pas donner un nombre exact de jetons correspondant au nombre de fois où l’expérimentateur touche le dos de leur main, tout en conservant les effets de proportion (trois jetons pour quatre coups, quatre jetons pour six coups, etc.).
Cette étude rejoins les résultats obtenus par l'équipe de Peter Gordon de l'Université de Columbia qui avait observé que les Pirahã (une peuplade d'Amazonie), qui n’ont pas de mots au-delà de 2 si ce n’est pour dire "beaucoup". Ces indiens ont du mal à manier des quantités supérieures à 3 et l'étude avait conclu que le langage conditionne les capacités cognitives en arithmétique (voir le film). Une équipe mixte de l'Inserm et du CNRS (CR) avaient fait passer des tests aux Mundurucus (Amazoniens) qui ont des mots jusqu’à cinq. Aux tests d’approximation, ces indiens obtiennent des résultats comparables à des Français mais peuvent pas faire de calcul avec une valeur au-delà de cinq. Même en deçà de 5, les nombres sont utilisées de façon floue, un peu comme le terme "douzaine". Le mot 5 qui signifie également "main", est utilisé lorsqu'il y a entre 4 et 10 objets. Les indiens ne peuvent pas exécuter des opérations arithmétiques exactes avec des quantités ou des résultats supérieurs à 5 (impossible de calculer 4-3 ou 6-6),  mais disposent d'une capacité d'approximation comparable à celles des occidentaux qui leur sert de base à un calcul bien réel.
Ces résultats montrent que s'il existe une capacité arithmétique (approximation, quantification  globale, etc.) indépendante du langage, celui-ci est nécessaire dans la numération et donc dans l'opérationnalisation ultérieure des chiffres.

25 janvier 2011

DIV : Education scientifique.

L’association TRACES (Théories et réflexions sur l'apprendre, la communication et l'éducation scientifiques)  organise la 31ème édition des Journées internationales de l’éducation scientifique (JIES).
Les JIES 2011 se tiendront du 25 au 28 avril 2011 à Chamonix sur le thème de L'Idée de Nature dans la médiation et l'éducation scientifiques.


Lien.

IA : Les nouvelles technologies au Salon du CES 2011 à Las Vegas


Le Consumer Electronics Show (CES) qui s'est tenu du 6 au 9 janvier à Las Vegas, fait comme chaque année le point des nouvelles réalisations mondiales dans le domaine des terminaux électronique pour le grand public. Il s'agit d'un marché en croissance annuelle de 10%, qui devrait atteindre les mille milliards de dollars en 2011.

Les tablettes
Cette année, les tablettes sont en vedette avec plus de 80 modèles présentées. Tous les constructeurs experts sortent au moins une tablette. Asus en présente 4, Lenovo 2, puis viennent également sur ce segment de marché, Panasonic, RIM, Sony, LG, etc. La nouvelle tablette graphique Xoom de Motorola vise à concurrencer l’iPad d’Apple. Son écran tactile de 25,6 cm de diagonale et ses 32 Go de mémoire interne extensible sont complétés par une caméra frontale de 2 méga pixels et d’un autre vidéo de 5 Mpixels. La Xoom est compatible Wi-Fi, Bluetooth, 3G et elle est gérée par le système d’exploitation Android 3.0 de Google, lequel connaît un succès incontesté.

Les nouveaux postes de télévision
Les "Smart TV" interactives sont désormais présentes chez tous les constructeurs et dans tous les formats. Les contenus seront accessibles, promet-on, sur les ordinateurs, les tablettes et les petites "smart TV". Cisco associe sur son boîtier Videoscape, les programmes télévisuels et le Smartphone. Les Apple TV côtoient les Google TV et les produits de chez LG qui permettent de construire des associations compatibles, via un clavier tactile et un accès à Internet. L’utilisateur n’aura plus besoin d’agrégateur de bouquets de contenus. Le feu de paille de la télévision 3 D est-il terminé ? Non, selon Sony, qui dévoile toute une gamme d’équipements pour les images en relief (caméra, caméscope, appareils photographiques, etc.). Et la guerre se poursuit entre les partisans du relief avec lunettes ou sans lunettes.

Des accessoires originaux pour le foyer ou les loisirsLe CES présente des terminaux électroniques très originaux, comme un nouveau robot WheeMe, premier masseur intelligent au monde, réalisé par la société israélienne DreamBots. Une société japonaise présente un support mécanisé de 23 kg qui, avec le concours de harnais, aide les invalides à marcher. Divers robots, représentant des animaux de compagnie, sont proposés comme aides thérapeutiques pour des personnes dépendantes. Certains d’entre eux peuvent être dressés. D’autres robots se proposent d’accomplir des travaux ménagers, ou de faire les carreaux, etc. Des lunettes de ski incorporent une micro caméra pour filmer les performances. Un système de reconnaissance vocale permet de lire au conducteur les messages électroniques reçus. Un caméscope incorpore un projecteur, etc.

La 4G est présente au CES 
La 4G lance ses annonces commerciales. Comme les réseaux mobiles de technologie 4G sont sur le point d’être opérationnels, AT&T a fait connaître qu’il ouvrira bientôt une vingtaine de services en 4G. Sprint Nextel propose son terminal 4G, Evo 4G Shift, ainsi qu’une nouvelle version 4G de son BlackBerry Playbook de chez Research In Motion. Le haut débit mobile est sur le point d’envahir le monde. "T-Mobile USA" a rebaptisé son réseau en 4G, rien qu’en doublant le débit offert aux usagers. Un abus de confiance dans la terminologie du discours commercial qui irrite la concurrence. "Il y a donc du bruit sur la liaison de communication ! ». Et certains se plaignent : "Ce n’est pas parce que le CES est spécialisé en gadgets de toute sorte qu’il faut modifier les définitions acceptées en téléphonie mobile !" Il est vrai que le CES regorge en solutions de communications radioélectriques en haut débit. Il faut analyser combien de temps vont durer ces engouements. Selon ABI Research, la technologie LTE (Long-Term Evolution) devrait engendrer plus de 11 milliards de dollars en chiffre d’affaires en 2015. "Si le CES peut soutenir le lancement de l’expansion du LTE, pourquoi pas !" concluent les analystes. 

DIV : La relance américaine passe par les nanotechnologies.

Le cercle de réflexion de la "National Nanotechnologies Initiative", relayé par Nanowerk, a affirmé lors du "Nanotechnology Innovation Summit" qui s'est tenu les 8 et 10 décembre 2010 à Washington,  que la relance américaine ne peut passer que par les nanotechnologies
Seules, la technologie et l’innovation peuvent sauver l’Amérique et, à ce titre, la cible désignée est celle des nanotechnologies. Les applications potentielles de recherche dans le domaine des nanotechnologies ne cessent de toucher de nouveaux secteurs d’activité. 
Le Cercle constate en effet que si les experts et si les capitaux sont mobiles, la course en R&D devient mondiale et le choc risque d’être brutal entre les trois pôles économiques (Europe, Etats-Unis et Asie). Or, le budget fédéral (qui n’est pas encore voté) devrait être en baisse de 5 % et le pessimisme frappe l’investissement privé en capital risque. Des mesures d’ordre fiscales sont néanmoins espérées. La participation des chercheurs étrangers est freinée par les mesures américaines de lutte contre l’immigration et par l’ouverture de centres de R&D dans plusieurs pays en développement. 
Les ressources nécessaires à l’épanouissement de la R&D sont menacées par plusieurs facteurs, parmi lesquels on relève : la faiblesse du niveau moyen des étudiants, la désaffection des jeunes pour les carrières scientifiques, l’absence de formations multidisciplinaires et le retard par rapport à l’Europe dans la rédaction des normes Santé et Environnement. 
Parmi les applications possibles, certaines ont été classées prioritaires, en raison de leurs intérêts stratégiques. Parmi elles, figurent l’indépendance énergétique (production d’électricité, photosynthèse artificielle et stockage de l’énergie), purification de l’eau, mise au point d’une électronique à basse consommation avec des Memristors, la communication optique, l’ordinateur quantique, les NEMS (nanos MEMS), l’amélioration des diagnostics médicaux et des thérapeutiques prenant en compte les données génétiques de l’individu, etc. 
Dans cette liste de projets, la défense nationale n’est pas oubliée, associée au programme d’autoréparations. www.nanowerk.com/


19 janvier 2011

DIV : des iPhones pour les robots chirurgiens

En Allemagne, l'hôpital de Merheim expérimente l'utilisation d'interface mobiles (iPod touch) pour contrôler le mouvement de machines utilisées par les chirurgiens pour les opérations. Le dispositif embarqué sert à la fois à la manipulation de l'appareil et à la transmission d'images. Il remplace ainsi d'imposants et coûteux systèmes qui demandaient aux médecins de se déplacer constamment dans la salle d'opération, et concentrent sur un seul appareil la commande et l'image permettant la décision.
L'iPod touch est à la fois plus simple à utiliser (maniabilité, poids, proximité immédiate, information...) et moins cher (50 000 € environ avec les logiciels et les dispositifs wifi de commande, contre 200 000 € avec les appareils traditionnels). Il permet surtout au chirurgien de ne pas se déplacer, les ordres étant envoyés sans fil.
L'expérience semble concluante tant pour l'efficacité que pour la satisfaction et le confort des chirurgiens. On peut penser qu'elle sera amenée à se développer d'autant que la formation à l'utilisation de l'iPod est inutile vu l'usage des smartphones de ce type dans la vie courante des praticiens.

17 janvier 2011

DIV : Les élèves ingénieurs.

D'après le site du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, les effectifs d’élèves-ingénieurs ont progressé en passant de 57 653 en 1991 à 127 987 en 2010 (soit une augmentation de 112%), dont une moitié dans des établissements sous tutelle du MESR.
La progression du nombre d’élèves-ingénieurs étrangers, de 3 967 en 1999 à 14 659 en 2010, témoigne de l’attractivité des écoles françaises.
La situation générale des jeunes ingénieurs vis-à-vis de l’emploi est excellente, avec un taux d’insertion professionnelle d’environ 90% deux mois après l’obtention du diplôme. Près de 34% des diplômés sont recrutés par l’entreprise où ils ont effectué leur stage de fin d’études. 87% des diplômés d’écoles françaises travaillent en France. Près de la moitié des ingénieurs (47%) débutent dans une activité liée aux études ou à la Recherche & Développement.
La féminisation des effectifs des écoles d’ingénieurs reste faible (26%), mais le nombre de femmes a presque triplé en 20 ans. Les femmes ingénieurs s’orientent de plus en plus vers des filières dans lesquelles elles étaient peu présentes jusqu’à présent (en particulier le génie civil).
L’ouverture sociale des écoles d’ingénieurs permet d'accueillir un nombre de boursiers supérieur à celui des formations universitaires de niveau équivalent. Le nombre de boursiers dans les écoles d’ingénieurs est ainsi passé de 8 735 en 2007 à 14 573 en 2010, soit une augmentation de 60%.
Dans l’ensemble des écoles d’ingénieurs, moins d’un étudiant sur deux est issu d’une classe préparatoire. Les autres passent par une prépa intégrée ou par une admission sur titre après un IUT ou l’université. On assiste notamment au développement des cycles préparatoires à l’université.

09 janvier 2011

IA : Robot génétique adaptable à l'environnement et à la tâche.

Une équipe de recherche du Fraunhofer Institute for Manufacturing Engineering and Automation de Stuttgart, dirigée par Andreas Fisher, a présenté au salon Euromold qui vient de se tenir du 30 novembre au 3 décembre 2010 à Francfort, la création d'un robot constitués de pièces autonomes qui peuvent s'associer entre-elles en fonction de la tâche à accomplir ou des caractéristiques de l'environnement dans lequel il doit opérer.
Ce "robot génétique" est simplement composé d'une série de tubes de quelques dizaines de centimètres de longueur, maintenus et articulés ensemble par des rotules. Ces éléments peuvent s'organiser entre-eux en fonction d'un programme et selon de multiples configurations. L’ensemble peut devenir mobile à l’aide d’un soufflet dont certains tubes sont équipés. L'apport d'une telle conception est double.
D'une part la forme du robot n'est pas déterminée par un concepteur, mais par le robot lui-même pourvu d'un programme d'algorithme génétique. Le logiciel génère aléatoirement de multiples configurations d'assemblage des pièces. Il modélise le résultat obtenu et le confronte à un objectif attendu. Il peut alors sélectionner les meilleures solutions qui déterminent ainsi la forme et les performances de l'ensemble des pièces unifiées et donc du robot lui-même.
D'autre part, le robot est capable de trouver des solutions "bioniques" adaptées, que ses créateurs n'avait pas imaginées.
Le logiciel est issu des travaux sur l'autoréplication de machines, notamment ceux de Hod Lipson et Jordan B. Pollack qui ont développé le projet Golem au Département d'Informatique de l'Université Brandeis (Massachussetts).

06 janvier 2011

DIV : L'Homme Augmenté.

Paru en décembre 2010, aux éditions L'Harmattan : L'Homme Augmenté - Néotechnologies pour un dépassement du corps et de la pensée (lien éditeur).

18 décembre 2010

DIV : Le rôle de l'imaginaire dans la découverte scientifique

La découverte scientifique s'enracine dans un contexte historique, culturel et intellectuel. La circulation des textes, des œuvres, la prégnance des mythes constituent un imaginaire collectif à partir duquel savants et artistes puisent leur inspiration et contribuent à l'élaboration des savoirs.
En quoi la part d'inattendu, d'illumination, de sursaut durant lequel « les idées surgissent en foule, comme pour se heurter, jusqu'à ce que deux d'entre elles s'accrochassent pour former une combinaison stable » (H. Poincaré), procède-t-elle de relations, souvent inconscientes, avec l'imaginaire et son temps ?
Le séminaire d'enseignement et de recherche sur "le rôle de l'imaginaire dans la découverte" se tient les mercredi, de 14h à 15h30, au centre Blaise Pascal (37 rue du Maréchal de Lattre de Tassigny 78150) Le Chesnay.
Pour la seconde année de ce séminaire, le terme « découverte » sera étendu à une acception plus vaste, englobant la notion de « création » et permettant d’instaurer un dialogue entre scientifiques et artistes. Il paraît en effet essentiel aujourd’hui de préciser différents aspects de la découverte en terme de processus de création (poïétique), c’est-à-dire dans le rapport de l’objet à découvrir et son auteur.
Comment s’articulent objectivité et subjectivité, intuition et imaginaire ?
Qu’est-ce que le créateur découvre-t-il ? Qu’est-ce qui précède la découverte ?
Si les machines peuvent stimuler la pensée scientifique, l’imaginaire a-t-il des liens avec l’imagination créatrice ?
Autant de questions et de clivages, réels ou apparents, qui interrogent à la fois les scientifiques et les artistes, et que le séminaire tentera d’éclaircir.
Programme 2010-2011
Mercredi 26 janvier 2011 - Jacques Mandelbrojt (peintre et physicien théoricien, Université de Provence), Le dialogue de l’imagination et du réel, de l’imagination et de la raison, dans la création-découverte artistique et scientifique
Mercredi 9 février 2011 - Geoffroy Drouin (compositeur et musicologue, Conservatoire du Centre, Paris), Trouver d'abord, chercher ensuite ou quand le son précède la note.
Mercredi 2 mars 2011 - Cédric Grimoult (historien des sciences, CHCSC/MECSCIA), Des Métamorphoses d'Ovide au mythe du progrès : les racines de l'évolutionnisme biologique
Mercredi 16 mars 2011 - Ronan Le Roux (historien et philosophe des sciences, chercheur post-doctorant, projet ANR Nano2E), Quand les machines inspirent l'imagination scientifique : la valeur inductive des objets techniques et la notion d'induction artefactuelle.
Mercredi 30 mars 2011 - Etienne Klein (physicien et philosophe des sciences, CEA Saclay, DSM/LARSIM), D’où viennent les idées scientifiques ?
Mercredi 13 avril 2011 - Xavier Hautbois (ingénieur et musicologue, CHCSC/MECSCIA), Des considérations esthétiques dans la démarche scientifique.


17 décembre 2010

DIV : Le rôle de l'imaginaire dans la découverte scientifique

La découverte scientifique s'enracine dans un contexte historique, culturel et intellectuel. La circulation des textes, des œuvres, la prégnance des mythes constituent un imaginaire collectif à partir duquel savants et artistes puisent leur inspiration et contribuent à l'élaboration des savoirs.
En quoi la part d'inattendu, d'illumination, de sursaut durant lequel « les idées surgissent en foule, comme pour se heurter, jusqu'à ce que deux d'entre elles s'accrochassent pour former une combinaison stable » (H. Poincaré), procède-t-elle de relations, souvent inconscientes, avec l'imaginaire et son temps ?
Le séminaire d'enseignement et de recherche sur "le rôle de l'imaginaire dans la découverte" est organisé par le Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines de l'Université de Versaille.
Il se tient les mercredis, de 14h à 15h30, au centre Blaise Pascal (37 rue du Maréchal de Lattre de Tassigny 78150) Le Chesnay.
Pour la seconde année de ce séminaire, le terme « découverte » sera étendu à une acception plus vaste, englobant la notion de « création » et permettant d’instaurer un dialogue entre scientifiques et artistes. Il paraît en effet essentiel aujourd’hui de préciser différents aspects de la découverte en terme de processus de création (poïétique), c’est-à-dire dans le rapport de l’objet à découvrir et son auteur.
Comment s’articulent objectivité et subjectivité, intuition et imaginaire ?
Qu’est-ce que le créateur découvre-t-il ? Qu’est-ce qui précède la découverte ?
Si les machines peuvent stimuler la pensée scientifique, l’imaginaire a-t-il des liens avec l’imagination créatrice ?
Autant de questions et de clivages, réels ou apparents, qui interrogent à la fois les scientifiques et les artistes, et que le séminaire tentera d’éclaircir.


  • Mercredi 26 janvier 2011 - Jacques Mandelbrojt (peintre et physicien théoricien, Université de Provence), Le dialogue de l’imagination et du réel, de l’imagination et de la raison, dans la création-découverte artistique et scientifique
  • Mercredi 9 février 2011 - Geoffroy Drouin (compositeur et musicologue, Conservatoire du Centre, Paris), Trouver d'abord, chercher ensuite ou quand le son précède la note.
  • Mercredi 2 mars 2011 - Cédric Grimoult (historien des sciences, CHCSC/MECSCIA), Des Métamorphoses d'Ovide au mythe du progrès : les racines de l'évolutionnisme biologique
  • Mercredi 16 mars 2011 - Ronan Le Roux (historien et philosophe des sciences, chercheur post-doctorant, projet ANR Nano2E), Quand les machines inspirent l'imagination scientifique : la valeur inductive des objets techniques et la notion d'induction artefactuelle.
  • Mercredi 30 mars 2011 - Etienne Klein (physicien et philosophe des sciences, CEA Saclay, DSM/LARSIM), D’où viennent les idées scientifiques ?
  • Mercredi 13 avril 2011 - Xavier Hautbois (ingénieur et musicologue, CHCSC/MECSCIA), Des considérations esthétiques dans la démarche scientifique.



17 novembre 2010

12 novembre 2010

SHS - BIO : Réductionnisme et mémoire de travail - vers la fin du mythe.

L'un des modèles les plus stérilisants de la psychologie a été proposé par Alan Baddeley, professeur à l'Université de York, en 1974. Depuis, il est devenu le modèle de référence sur la mémoire dite "de travail" (ça ne s'invente pas !). Le modèle présente la triple caractéristique d'être non réfutable au sens de Karl Popper, une prophétie autoréalisatrice au sens de Robert Merton, et un paradigme dominant au sens de Thomas Kuhn.
Pour Baddeley et la très grande majorité des psychologues qui le suivent, tout repose sur une organisation hiérarchique au sommet de laquelle règne sans partage un "administrateur central", chef d'orchestre d'un duo d'esclaves constitué d'une "boucle audio-phonatoire" et d'un "calepin visuo-spatial" qu'il superviserait pour le stockage temporaire de l'information. Le premier serait séquentiel, lent et contraint par l'organisation auditive et verbale du langage, le second serait quant à lui rapide, global et massivement parallèle comme le serait le système visuel. La "boucle phonologique" comprendrait elle-même deux composantes : un "stock phonologique" maintenant les sons quelques secondes en mémoire, et un "mécanisme de récapitulation articulatoire" réintroduisant continuellement ces sons pour qu'ils restent disponibles un "certain temps". Au pire, s'il manque quelque chose au modèle, on rajoute un autre partenaire (eg: un "buffer" épisodique), ou une connexion quelque part (eg: avec la mémoire à long terme ou d'autres systèmes "cristallisés"), et le tour est joué.
Ce modèle, enseigné sans partage à des milliers d'étudiants, et sur lequel repose des méthodes de rééducation neuropsychologique imposés à d'autres milliers de patients, a fait l'objet d'une feuille de route collective de recherche de la psychologie expérimentale, des neurosciences cognitives et de l'imagerie cérébrale, chacun trouvant évidemment dans ses données les preuves de l'existence des éléments constitutif de la mémoire de travail. On n'a pas encore trouvé avec précision le siège de l'administrateur central, qui doit pourtant se trouver entre le cortex préfrontal humain et la place à la droite de Dieu (!).
Des travaux conduits au Centre de Recherches en Neurosciences Cognitives et Comportementales de l'Université de Liège, à l'aide de l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) chez des jeunes sujets occupés à effectuer des tâches d'empan de chiffres et d'empan de mots de longueur croissante, montrent que ces tâches verbales sont avant tout des tâches langagières dépendant des mêmes substrats cognitifs et cérébraux que les processus langagiers. Donc, dès les premières étapes de la mémorisation verbale, le processus se fonde sur l'activation temporaire des systèmes de la mémoire à long terme, contrairement à ce que postule le modèle mythique. De plus, les capacités d'attention sélective jouent un rôle fondamental dans les performances. D'autre part, les travaux montrent l'implication d'un substrat cérébral spécifique caractéristique de la capacité à traiter l'ordre des informations.
Ces travaux montrent que les tâches de mémoire à court terme ne font pas simplement appel à un système de stockage spécifique mais impliquent un ensemble complexe de systèmes cognitifs multiples et en interaction, réintroduisant l'attention, la mémoire à long terme et l'expérience sémantique dans le processus de mémorisation à court-terme.
Steve Majerus et al. (2010). The Commonality of Neural Networks for Verbal and Visual Short-term Memory, Journal of Cognitive Neuroscience, 22, pp.2570-2593.