02 novembre 2006

SHS - IA : Traduction automatique.

La Tour de Babel technologiquement vaincue. Tel est le pari d'une équipe de chercheurs de la Carnegie Mellon University de Pittsburgh, dirigée par Tanja Schultz de l'InterACT (International Center for Advanced Communication Technologies), qui met au point un traducteur universel automatique. L’appareil détecte les mots sans que l’utilisateur ait à les prononcer, et les traduit dans la langue de son interlocuteur.
la technique électromyographique utilise des électrodes collées sur le cou et le visage de l’utilisateur. Lorsque celui-ci articule des mots avec sa bouche, mais sans les prononcer, le système détecte les influx électriques envoyés aux muscles faciaux et à la langue. Un programme les analyse et les traduit, tandis qu’une voix synthétique se charge de le "dire" à voix haute dans une autre "langue".
Voir la démonstration du prototype en vidéo.
A l’heure actuelle, seuls l’anglais, l’allemand, l’espagnol et le mandarin sont disponibles, avec un vocabulaire assez sommaire pour atteindre une précision de 80% dans la traduction d’une centaine de mots.
le Français ne fait évidemment pas partie des langues cibles.

IA : Robot d'aide à la marche.

Le Walking Partner Robot, développé par Nomura Unison Co. Ltd, est un robot d'assistance à la marche des personnes à mobilité réduite ou en rééducation motrice. C'est un marcheur conçu pour soutenir ses utilisateurs, les empêchant de tomber, tout en percevant et répondant à son environnement en détectant la présence des obstacles, des escaliers, etc. tout en surveillant le mouvement et le comportement de l'utilisateur.
Voir "Pink Tentacle".

DIV : Du hasard dans le mouvement.

Le mouvement brownien est une description mathématique de la trajectoire aléatoire d'une particule immergée dans un fluide et qui n'est soumise à aucune autre interaction que des chocs avec les molécules du fluide. Il en résulte un mouvement très irrégulier de la particule, qui a été décrit en 1827 par le botaniste écossais Robert Brown pour rapporter le mouvement de pollens en suspension dans l’eau. Il observa en effet que ces grains suivaient un mouvement rapide et désordonné.
Voir le film proposé par la faculté des sciences de Paris.
Une façon aisée de concevoir le mouvement brownien est d'imaginer un point se déplaçant sur une carte, et qui choisit à chaque pas au hasard entre nord, nord-est, est, sud-est, sud, sud-ouest, ouest ou nord-ouest. Voici une animation basée sur ce principe proposée par l'Université du Maine. Paramétrer une animation plus simple proposée par le Palais de la Découverte avec seulement les 4 directions cardinales sur une grille régulière.

IA : Urbi est sorti ...

Initialement conçu pour le robot Aibo de Sony, URBI (Universal Robotic Body Interface) est un nouveau langage de programmation parallèle et événementiel qui se développe aujourd'hui sur une large gamme d'autres robots et d'autres domaines d'applications, notamment celles qui permettent le contrôle à distance de systèmes possédant des actionneurs et des capteurs.

31 octobre 2006

BIO : Rétine bionique.

Du nouveau vers l'oeil bionique. Une puce mimant les réseaux de neurones de la rétine humaine a été développée par l’université de Pennsylvanie et l'université de Stanford.
Les yeux artificiels existent déjà (voir ce blog), mais leur mise en place est lourde et complexe : ils impliquent notamment un implant situé à l’arrière de l’oeil, branché via un ordinateur à une mini camera extérieure.
La rétine bionique est, elle, placée sur l’oeil et directement connectée aux afférences corticales.
Les concepteurs, Kareem Zaghloul (chirurgien au département de neurochirurgie de l'hôpital universitaire de l'Université médicale de Pennsylvanie), et Kwabena Boahen (professeur de bio-ingénierie au laboratoire Brain in silicon de l'Université de stanford), envisagent des applications médicales mais également robotiques et dans des systèmes embarqués.
Voir le site du projet.

DIV : Aile volante chez Boeing.

En collaboration avec la NASA (voir les vidéos), Boeing Phantom Works va entreprendre ses derniers essais au sol de sa future aile volante Blended Wing Body (BWB) X-48B pour des premiers essais en vol en début 2007.

BIO : De l'air pour la Terre.

Histoire de l'adaptation de la vie à l'oxygène
Avant 2,4 milliards d’années, l’atmosphère de la Terre était dépourvue d’oxygène. Comment la photosynthèse productrice d’oxygène a débuté, évolué et commencé à engendrer l'atmosphère permettant la vie aérobie grace aux plantes, algues et cyanobactéries ? Comment ces organismes émettent-ils de l’oxygène comme déchet de la photosynthèse qui produit du sucre à partir de la lumière, de l’eau et du dioxyde de carbone ? La question est ouverte.
Selon les travaux de Jennifer Eigenbrode (de l'équipe de Marilyn Fogel du Laboratoire de Géophysique de la Carnegie Institution) et de Catherine Freeman (du Geosciences and PennState Astrobiology Research Center, de la Pennsylvania State University), publiés dans le numéro du 17 octobre 2006 des Proceedings of the National Academy of Science,
la Terre était alors parsemée de petites oasis d’eau peu profonde et de microbes photosynthétiques producteurs d’oxygène. Pendant toute la période archéenne (-3,8 milliards à -2,5 milliards d’années), ces oasis se sont étendues, enrichissant l’atmosphère en oxygène. Les données obtenues indiquent cette transition lente durant laquelle les microbes se seraient adaptés à la vie en milieu oxygéné il y a au moins 300 millions d'années, faisant émerger la vie aérobie et disparaitre la grande part des organismes anaérobies.

30 octobre 2006

SHS : Les bananes sont elles vraiment jaunes ?

Même en noir et blanc, les bananes nous paraissent jaunes.
C'est ce que montre l'expérience décrite par Karl Gegenfurtner et ses collègues psychologues de l'université de Giessen en Allemagne dans un article de Nature Neuroscience le 15 octobre 2006, et selon laquelle ce que nous nous attendons à voir influe sur notre perception.
Accéder au Pdf de l'article.

IA : Cybernétique et statut de l'humain.

Cybernétique : allons-nous devenir autre chose qu'humains ?
L'anthropologue Daniela Cerqui Ducret, maître de conférences à la Faculté des Sciences Sociales et Politiques de l’université de Lausanne, et enseignante au Department of Cybernetics de l'école d'ingénieurs et systèmes de l'University of Reading, étudie les interactions entre technologies et sociétés, et notamment l’informatique omniprésente.
Elle travaille en particulier sur l’implant d'artefacts électroniques dans le corps humain et la transformation de celui-ci en ensemble artificiel. Pour elle, l'humain pourrait disparaître, comme elle le déclare au Journal Sud-Ouest du 4 octobre 2006.
Mais la femme cybernétique est elle l'avenir du robot ?

29 octobre 2006

SHS : Misère TIC des écoles françaises.

Les écoles françaises sous-développées en matière de NTIC ?
Une enquête de l’Union Européenne, portant sur plus de 10 000 directeurs d’école et plus de 20 000 enseignants, accable l’école française, et plus particulièrement les enseignants, qui feraient partie des derniers à utiliser l’informatique et l’internet en classe.

DIV : Surveiller le Web.

Check the Web.
Réunis au Royaume-Uni, les ministres de l'Intérieur du G 6 (Allemagne, Espagne, France, Italie, Pologne, Royaume-Uni) veulent mieux organiser la veille des sites dangereux.
(Via LE FIGARO -Éducation.)

BIO : C'est l'heure de manger ...

Identification de l'horloge alimentaire.
Des chercheurs du Department de Neurobiologie des Rythmes de l'Institut de Neurosciences Cellulaires et intégratives (CNRS, et Université Louis Pasteur de Strasbourg), et des Divisions de Biochimie et de Physiologie du Department de Médecine de l'Université de Fribourg (Suisse) viennent, en utilisant le Chronobiotron, de mettre en évidence chez la souris les premières bases moléculaires de l'anticipation de l'heure des repas.
Le responsable est un gène déjà impliqué dans les mécanismes circadiens, dont l'expression dans le cerveau et les organes périphériques varie tout au long de la journée. Ces travaux sont publiés dans la revue Current Biology du 24 octobre 2006.

16 octobre 2006

BIO - SHS - IA : Vision 3D et RV : les bases.

Tout d'abord, il convient de se rappeler comment on voit en relief, afin de pouvoir recréer une impression 3D dans la production des hologrammes ou des stéréogrammes.
En effet, si nous pouvons voir les objets à distances, c'est parce que nous avons deux yeux et que notre cerveau se construit ainsi une image spatiale de notre environnement, à partir des images qu'il reçoit de chacun d'eux. Les yeux étant écartés, les deux images sont légèrement différentes, et ceci en fonction de la distance et de l'angle de vision nette que l'on impose aux yeux, c'est à dire de l'angle vergeance.
Avec un dispositif d'éclairage laser et un jeu de miroir, on peut piéger le cerveau et lui faire croire que l'objet éclairé et reproduit sur un écran est en trois dimensions. c'est le principe de l'hologramme. Connaissant le principe, on peut le simuler sur un ordinateur et créer un stereogramme en déformant le motif légèrement, d'une façon très particulière, qui dépend du relief que l'on veut faire apparaître. Enfin, on peut animer des scènes avec l'illusion de la tridimensionnalité grace à la séparation de la vision de chaque oeil grace à des lunettes colorées, synchronisées ou polarisées.
Le tout est visible lors d'une simple visite de l'atelier Réalité Virtuelle de l'IdC.

IA - SHS : Sentiment d'immersion en RV.

Les expériences de Réalité Virtuelle nécessitent un sentiment d'immersion. Comment mesurer le degré de présence dans un environnement virtuel
Que faut-il pour qu’on se sente vraiment présent dans un univers virtuel, pour que l’expérience soit aussi bonne que l’expérience physique ? Comment mesurer ce degré de présence, dans différents contextes ?
IST Results rend compte du projet européen OMNIPRES qui croise différentes théories et méthodes, afin fournir des outils de mesure de la présence simulée, c’est-à-dire le sentiment d’être là dans des environnements calculés tels que la réalité virtuelle, un simulateur de vol, un film en 3D, un jeu vidéo, etc.
Ce projet a notamment produit un Compendium des mesures de présence, qui recense et classe les différentes manières de mesurer le sentiment de présence.
Derrière OMNIPRES, on trouve notamment les M.I.N.D. Labs (Media, Interface and Network Design Labs), un réseau de 10 laboratoires américains et européens spécialisés dans les interfaces homme-machine et les environnements numériques. Le réseau est impliqué dans d’autres projets européens autour de la présence, notamment PASION, qui étudie la manière dont la représentation des liens sociaux, dans des contextes mobiles, influe sur les relations elles-mêmes, et dont on peut réintroduire des éléments non-verbaux de communication - rendre explicite l’implicite, selon les mots du coordinateur Wijnand IJsselsteijn. Ou encore IPCity, qui expérimente des dispositifs mobiles légers de réalité augmentée.
Un projet proche des préoccupations de Nicolas Nova et Fabien Girardin à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne.
Via InternetActu.net.

15 octobre 2006

IA : Robots Lego ...


De nouvelle vidéos pour inspirer les jeunes ingénieurs et masters du club robotique de l'IdC, avec les LEGO.

Via Vie Artificielle.

IA - SHS : Internet dans 10 ans.

Voici comment Daniel Kaplan, délégué général de la FING, pense l’internet dans 10 ans. Son texte, écrit à l’occasion de la 10e Université des CCI de Vichy, les 7 et 8 septembre 2006, aborde le futur de l’aventure humaine en lien avec l'Internet.
(Via InternetActu.net.

DIV : Le temps.

Deux chercheurs en sciences de l'information, Thierry Viéville, chercheur INRIA à Sophia-Antipolis, et Christian Jutten du Polytech' Grenoble, proposent une chronique sur le temps : là où le temps sous-tend tant et tant.
Selon les auteurs, "en informatique, le temps est une variable omni-présente, mais sous des formes parfois inattendues qui, mal comprises, conduisent à de fâcheux contre-temps". ce qui mérite d'en démystifier différents concepts.
Via les dossiers de "www.science.gouv.fr".

DIV : Plus vite que la lumière (est ce possible ?).

La première expérience de téléportation entre lumière et matière a été rapportée par l'équipe d’Eugene Polzik, du groupe Quantop, Center for Quantum Optics de l’Institut Niels Bohr de Copenhague.
La téléportation quantique permet de transporter de l’information sans support physique. Pour cela, les chercheurs ont recours à des particules intriquées, liées entre elles à distance. Modifier l’état quantique de l’une modifie obligatoirement l’état de l’autre dans un sens connu et prévisible. Pour la première fois, une expérience a permis de transporter de l’information sur 50 centimètres, de manière instantanée, entre deux objets de nature différente : de la lumière d’un côté (des photons issus d’un laser de faible puissance), et de la matière de l’autre (des atomes de césium).
Cette expérience est un pas vers la réalisation de l'ordinateur quantique.
Ces travaux sont publiés par la revue Nature (abstract dans Physical Review)

BIO - IA : Des virus dans les machines.

Un virus biologique pour accélérer les mémoires informatiques. Dans des domaines de pointe comme le multimédia, la rapidité des composants, et notamment celle des mémoires, joue un rôle fondamental.
Les chercheurs du Department of Materials Science and Engineering de l'University of California–Los Angeles et du Department of Electrical Engineering de l'University of California–Riverside ont fabriqué des transistors ultra performants en recouvrant le virus de la mosaïque du tabac avec des particules de platine. La vitesse des échanges entre ces nanoparticules métalliques et les protéines du virus s'avère largement supérieure aux processus utilisés par les transistors traditionnels.
Via Techno-Science.

DIV : l'univers serait-il éllipsoidal ?

Selon une nouvelle étude théorique des données de la sonde WMAP (Wilkinson Microwave Anisotropy Probe), l'Univers serait ellipsoïdal, du moins la partie qui peut en être observée.